Oracle Team USA et Artemis s’entrainent-ils déjà en AC48 ?

Depuis deux mois, deux catamarans à foils naviguent dans la baie de San Francisco, l’un aux couleurs d’Oracle Team USA, l’autre aux couleurs de l’équipe suédoise d’Artemis Racing.
Ces catamarans sont jusqu’ici connus sous le nom d’AC45 Turbo.
Oracle Team USA a largement vanté les mérites de son AC45T (vitesses équivalentes à l’AC72, moindre coût) pour imposer le passage à l’AC48 il y a quelques semaines.

Les coques de ces deux bateaux diffèrent de celles des AC45 avec une forme plus évasée sur la partie supérieure afin de recevoir une barre à roue et un colonne de winch dans des cockpits. Les bras de liaison sont également différents tout comme le système de contrôle de l’aile qui revient désormais sur la colonne de winch.

© Balazs Gardi/Oracle Team USA

Par ailleurs ces deux catamarans possèdent désormais, comme sur les D35 et sur l’AC72 américain, une « coque » structurelle centrale reprenant les efforts du gréement.

Christian Karcher, spécialiste de la Coupe de l’America revient sur ces bateaux dans une vidéo, à voir ci-dessous.

Etant donné la faible différence de taille entre AC45 et AC48 (91cm) le doute sur la vraie nature de ces bateaux est permis. Modifier quasi intégralement un AC45 (coques et bras de liaison) ne serait pas forcément avantageux pour des équipes au budget quasi illimité.

Nouveau rebondissement sur le bateau de la future America’s Cup

Le directeur commercial de la Coupe de l’America a communiqué il y a 48 heures sur un éventuel changement de bateau pour la prochaine Coupe de l’America qui doit se disputer en 2017 aux Bermudes.

Exit donc le catamaran AC62 (18,9m), le nouveau bateau pourrait être un 45′ (13,7m). Ce changement fait suite aux essais d’Oracle sur les actuels AC45 à ailes rigides.

Visuel de l’AC62 America’s Cup Event Authority

Ces catamarans monotypes qui avaient été utilisés pour les America’s Cup World Series et Youth America’s Cup lors de la dernière édition, le but était de permettre aux équipes d’appréhender le maniement d’un multicoque à aile rigide.

Depuis les catamarans ont été modifiés et équipés de foils et devaient courir de nouveau des America’s Cup World Series qui devaient débuter en juin 2015, les coques la voilure et les foils devaient être monotypes. Ces bateaux sont désormais capables de performances de l’ordre de 40 noeuds de vitesse.

© Sander van der Borch / Artemis Racing

La 34ème America’s Cup remportée par les américains face aux néo-zélandais s’était déroulée sur des catamarans à aile rigide et foils de 72′.

La taille des AC62 prévus initialement avait déjà pour but de réduire les coûts, malgré tout au moins deux des équipes engagées peinent à trouver un financement (Ben Ainslie Racing et Team France), il semblerait également qu’un challenger japonais soit sur les rangs.

L’organisateur souhaite donc passer à des 45′ afin que ces deux équipes puissent participer. Cette réduction de taille avait déjà été à l’ordre du jour il y a un an, mais seul le defender Oracle et les néo zélandais étaient favorables à cette solution.

Depuis la situation a changée, les grosses équipes dont ETNZ et Luna Rossa ont recruté leur design team et se sont commencé à plancher sur leur AC62.

Hier et aujourd’hui, Luna Rossa et Emirates Team New Zealand ont fait savoir qu’ils étaient opposé à ce changement de bateau. Luna Rossa se retirera si celui-ci était acté, ETNZ insiste sur la nécessité d’un consensus entre tous les challengers pour qu’une modification soit possible.

Grant Dalton a par ailleurs précisé que les négociations avec les autres challengers favorables à ce changement, incluaient semble-t-il la suppression des play-offs à Auckland en plus de la modification de bateau.

D’après Franck Cammas qui s’exprime dans le Télégramme de ce jour, l’organisateur souhaite six ou sept challengers, deux sont clairement opposé à ce changement.

Oracle Team USA devra donc soit se priver d’Emirates Team New Zealand et du Luna Rossa Challenge en misant sur plusieurs équipes n’ayant pour l’heure pas de budget, soit des petites équipes (Team France, Ben Ainslie Racing et les japonais).

Le vote devrait être fait d’ici à la fin du mois, ce qui permettra d’être fixé rapidement.

Du côté d’Artemis Racing, autre grosse équipe en course, l’attitude semble consensuelle puisqu’ils se seraient déjà engagé à ne pas changer de classe de bateau en cas de victoire.

America’s Cup : le point sur la saison 2015

  • Oracle Team USA, le defender et les challengers italien (Luna Rossa) et suédois (Artemis Racing) naviguent sur leurs AC45 revisités. Les catamarans monotypes ont été modifiés et équipés d’un système de foils en L et d’ailettes de safrans leur permettant de « voler ». Par ailleurs des cockpits ont été créé dans les coques, la plate forme est donc proche des AC72 en réduction.
  • Ben Ainslie est toujours en recherche de financements, son équipe navigue sur leur AC45 en Angleterre, et a passé quelques jours aux Bermudes pour des navigations sur un Nacra 20.
  • L’équipe néo zélandaise reste discrète malgré des rumeurs de départ de Dean Barker (vers le défi italien Luna Rossa), démenties par l’équipe. Auckland était pressentie pour accueillir la phase qualificative de la prochaine Coupe de l’America, mais Sydney semble désormais sur les rangs. L’annonce prévue initialement le 15 février est reportée à début mars.
  • Le Team France reste en ordre de marche malgré l’attente de validation du partenaire principal. D’après Michel Desjoyaux, un AC45 serait en route et devrait être réceptionné dans le prochaines semaines en Bretagne, le team disposant d’un financement pour la saison 2015 des America’s Cup World Series.

A lire :

La prochaine Coupe de l’America aura lieu aux Bermudes en juin 2017

L’annonce concernant la prochaine Coupe de l’America a été faite il y a quelques heures à New York.

Sans surprise le plan d’eau des Bermudes a été préféré à San Diego qui n’obtient même pas une étape des America’s Cup World Series.

L’ensemble des challengers s’est montré soulagé de connaitre le plan d’eau afin de pouvoir faire plancher son design team sur le nouvel AC62. L’équipe néo zélandaise qui semblait la plus réticente devrait obtenir une épreuve importante (les phases qualificatives peut être).

La Youth America’s Cup est reconduite avec Red Bull comme sponsor elle se déroulera sur AC45, mais cette fois-ci dotés de foils.

Les Bermudes devraient offrir des conditions stables d’une quinzaine de noeuds, alors que la brise de San Diego était nettement plus aléatoire.

Deux autres équipes espèrent pouvoir intégrer les challengers.

Une partie du calendrier des America’s Cup World Series a été dévoilée :
Du 8 au 7 juin 2015, lieu annoncé sous peu
Portsmouth, Angleterre du 23 au 26 juillet 2015
Goteborg, Suède –du 28 au 30 août 2015
Hamilton, Bermudes du 16 au 18 octobre 2015

Harvey Schiller : « Aux Bermudes, nous avons le plan d’eau parfait pour montrer au monde entier tous qu’il y a de passionnant avec ces bateaux de la Coupe de l’America et tout ce que les équipes y apportent. Les conditions sont quasi parfaites. Le parcours dans la Rade est devant un amphithéâtre naturel avec de la place pour les courses et les spectateurs, et c’est dans un écrin magique avec les îles et les plages au fond. Et le Village de la Coupe de l’America dans le port naval sera au coeur de l’événement pour les équipes et les passionnés ».

Max Sirena (Luna Rossa) “On attendait cette annonce car jusqu’ici on travaille avec deux plans d’eau en tête mais désomais on est certain du choix”.

Jimmy Spithill sur la Youth America’s Cup (Oracle Team USA): “Il est primordial d’avoir cette épreuve en place pour offrir une porte d’entrée aux jeunes. Cela fonctionne, car le gars (Pete Burling) qui a gagné la dernière édition pourrait mener l’équipe néo-zélandaise”

Kevin Shoebridge (Team New Zeland) : “On est contents d’inviter des jeunes comme Pete Burling à retrouver des vétérans expérimentés comme Dean Barker. Maintenant que l’on a la confirmation du choix des Bermudes, on va s’approcher de nos partenaires et du gouvernement.”

Franck Cammas (Team France) : “Je ne suis jamais allé aux Bermudes! On va commencer à étudier les conditions, mais l’équipe travaille encore sur la partie financière pour le moment. On attend une confirmation. On espère pouvoir faire une annonce la semaine prochaine…”

Nathan Outerridge (Artemis): “Maintenant que l’on connaît le plan d’eau on va pouvoir dessiner un bateau pour ces conditions. Le vent est bien plus faible qu’à san Francisco où nous avons pu voler au près.”

Ben Ainslie (BAR) : « En tant que Britannique je suis heureux de ce choix. Je connaîs le plan d’eau ayant participé à la Gold Cup (dans le circuit de match racing). La Duchesse de Cambridge, notre marraine, va être de contente de pouvoir venir ici !»

Le protocole de la 35ème America’s Cup (enfin) dévoilé

Après plusieurs mois de retard, le defender Oracle Team USA a dévoilé le protocole de la prochaine Coupe de l’America hier.

Toutes les informations n’y figurent pas, notamment le plan d’eau sur lequel sur déroulera la compétition.

Les principaux points du protocole :

  • La 35ème America’s Cup se déroulera en 2017
  • Un circuit de 3 ans de régates sera mis en place, de 2015 à 2017 :
    • entre 6 et 8 America’s Cup World Series, en AC45, en 2015 et 2016, les résultats de ces régates compteront pour la phase qualificative de l’America’s Cup. Les AC45 pourraient être équipés de foils
    • Deux phases de qualification en 2017, sur les AC62 : l’America’s Cup Qualifiers series avec tous les teams inscrits, les quatre meilleurs teams accéderont alors à l’America’s Cup Challenger Playoffs, qui se jouera en 5 manches gagnantes sur un format : demi-finales, finale. Cette dernière étape permettra de déterminer le challenger qui affrontera Oracle en finale de la Coupe, toujours en 7 manches gagnantes.
    • si le challenger vainqueur des playoffs a remporté les series qualificatives, il débutera la finale de l’America’s Cup avec un point.
    • Renouvellement des Youth America’s Cup, avec au moins deux événements, en dehors du cadre de régates de l’America’s Cup, l’intégralité de l’équipage devra avoir la nationalité de son équipe
  • Confirmation du catamaran AC62, à aile rigide et mené par 8 équipiers, utilisé à partir de 2017, le defender Oracle pourra construire 2 bateaux, les challengers un seul. Des modifications sur les catamarans sont possibles : 20% pour les coques, 50% pour les bras.
  • Les coques des AC62 devront être construites dans le pays représenté par le défi, possibilité de construire deux ailes par équipe, et 6 paires de « dérives-foils ».
  • Le range de vent pour lancer une régate se situera entre 5 et 25 noeuds
  • Introduction d’une règle de nationalité : au moins un équipier ayant la nationalité de l’équipe pour les America’s Cup World Series sur AC45, au moins 2 équipiers sur les 8 pour les régates en AC62 à partir de 2017.
  • Les inscriptions à la compétition doivent se faire entre le 9 juin et le 8 août 2014, les équipes ayant des financements devraient donc rapidement se dévoiler (Luna Rossa, Artemis racing, Team New Zealand, Team Australia, Ben Ainslie Challenge semblent quasi certaines, reste des inconnues dont le Team France)
  • Les AC62 ne devront pas être mis à l’eau plus de 150 jours avant le début des phases qualificatives, à l’exception deuxième bateau du défenseur, qui ne pourra être lancé au plus tôt  que 30 jours avant les Qualifications. Le Defender ne pourra pas naviguer avec ses deux catamarans jusqu’au terme des America’s Cup Qualifiers series.

Les critiques commencent à poindre concernant le protocole, notamment sur le fait que les challengers peuvent avoir des difficultés à vendre un projet à leurs sponsors sans connaitre le plan d’eau des régates.

Le defender se donne jusqu’au 31 décembre pour annoncer celui de la Finale de la Cup et jusqu’au 15 février 2015 pour déterminer celui qui accueillera à la dernière phase de qualification précédant l’America’s Cup.

Par ailleurs le coût d’une campagne est critiqué, les équipes devront investir dans des études de conception et la construction  des AC62, sans être assurées de participer au dernier.

L’avantage du defender est également criant, les challengers ne pourront construire qu’un bateau, Oracle en lancera deux, s’assurant un net avantage en cas de casse ou de chavirage.

Le point sur la 35ème Coupe de l’America

La prochaine Coupe de l’America devrait avoir lieu en 2017, Larry Ellisson, patron d’Oracle et defender, devrait dévoiler le protocole à la fin du mois. Une interview de celui-ci et une autre du CEO du team américain, Russell Coutts, laissent craindre un changement radical du mode de sélection des challengers.

Jusqu’ici les équipes inscrites intégraient la Louis Vuitton Cup, et le vainqueur de cette compétition accédait à la finale de la Coupe de l’America face au defender. Il semblerait que ce mode de sélection change totalement, les équipes souhaitant participer aux régates de sélection devraient disputer un championnat en AC45 en 2015 et 2016, il y aurait deux divisions, une atlantique et une pacifique, avec une régate par pays participant. Seuls les deux premiers de chaque « divison » auraient accès à l’équivalent de la Louis Vuitton Cup (il est quasiment acquis que le géant du luxe français ne sponsorisera plus l’épreuve). Les équipes s’engageant sur le circuit AC45 ne seraient donc pas sûres de disputer les régates en AC60… Dans ce contexte, comment envisager qu’un sponsor puisse engager de grosses sommes, débuter des études sur le gros catamaran à aile (AC60), sans avoir l’assurance de construire ce bateau et de disputer les régates de sélection en 2017…

Trois défis de la zone « Europe/Atlantique » semble disposer d’un budget : Luna Rossa qui bénéficie du soutien de Prada à hauteur de 50 millions d’euros jusqu’en 2017, Artemis qui conserve ses marins (Outtridge, Peyron) et étoffe son équipe architecturale (Michel Kermarec, Thiha Win, Adam May, Nico Rousselon) et le Ben Ainslie Challenge qui semble disposer d’un budget de 90 millions d’euros. Avec le protocole « actuel », au moins une de ces équipes serait éliminée à l’issue des deux prochaines saisons, sans pourvoir disputer les phases finales de sélection. Côté Pacifique, les organisateurs espèrent des défis coréen, chinois ou japonais, en plus des actuels défis néozélandais, australiens et du defender américain.

Le lieu de cette 35 ème Coupe de l’America pourrait être Hawai, alors que San Francisco avait été un vrai succès côté météo et oragnisation.

L’union sacrée pour une équipe française pour la 35ème America’s Cup ?

La France était la grande absente de la 34ème Coupe de l’America et de la dernière Louis Vuitton Cup, plusieurs marins ont décidé de se regrouper pour maximiser les chances d’un futur défi hexagonal pour la prochaine édition.

Franck Cammas, Michel Desjoyeaux et Olivier de Kersauson ont donc lancé aujourd’hui le Team France. Stéphane Kandler, l’ancien patron du Défi Areva prend le poste de directeur de projet, plusieurs dirigeants de grandes entreprises soutiennent également le projet dont Bruno Bich, Bertrand Méheut, patron de canal plus, Bruno Luisetti ex pdg de Kraft, ou encore le banquier d’affaire Erik Maris.

L’objectif est de réunir 20 millions d’euros par an jusqu’à la prochaine édition, probablement en 2017, de s’aligner sur des circuits internationaux, comme les America’s Cup World Series et les Extreme Sailing Series.

Franck Cammas devrait s’occuper de la partie sportive et de la navigation, Michel Desjoyaux de la partie technique, et Olivier de Kersauson aura un rôle fédérateur d’ambassadeur.

Reste maintenant à réunir le budget et espérer également un ralliement de l’Energy Team mené par Bruno Peyron afin de maximiser les chances de ce projet.

Les néo-zélandais vainqueurs de la Youth America’s Cup

Les deux jeunes équipages néo-zélandais ont brillé sur cette première édition de la Red Bull Youth America’s Cup. La compétition s’est déroulée sur quatre jours et  a offert des régates en flotte spectaculaires pour le public, dix équipes étaient engagées.

L’accès au podium a été très disputé, les français de Next World Energy Team avait bien commencé la compétition, mais ont finalement eu plus de difficultés lors des dernières manches. Le podium étaient encore accessible pour eux après deux journées de course, 7 équipages se tenant en 3 points, mais les français ont du revoir leur ambition à la baisse sur la fin de cette Youth America’s Cup. Qui plus est la dernière régate n’a pas été disputée pour cause de vent trop fort sur le plan d’eau.

Au final New Zealand Sailing Team with Emirates Team New Zealand  s’impose, devant la seconde équipe kiwi de Full Metal Jacket (NZL) et les Portugais de ROFF/Cascais Sailing Team.

L’équipage suisse termine au pied du podium, à un point de l’équipage portugais, les français de Next World Energy Team terminent à la huitième place.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Classement final de la Red Bull Youth America’s Cup (Après sept courses sur huit, la dernière ayant été annulée en raison du vent dépassant la limite maximale de 18 nœuds) :

1. NZL Sailing Team with Emirates Team New Zealand (NZL) 2-RDG-7-3-1-1-4 – 57 points

2. Full Metal Jacket Racing (NZL) 7-1-4-6-6-3-5 – 45 points

3. ROFF/Cascais Sailing Team (POR) 3-6-1-8-8-5-2 – 44 points

4. Team TILT (SUI) 8-5-2-2-9-7-1 – 43 points

5. American Youth Sailing Force (USA) 1-7-3-5-7-4-8 – 42 points

6. Swedish Youth Challenge (SWE) 6-2-9-1-4-6-10 – 39 points

7. Objective Australia (AUS) RDG-10-6-10-2-3 – 38 points

8. Next World Energy (FRA) 4-4-8-4-5-9-6 – 37 points

9. All In Racing (GER) 5-8-5-9-3-8-9 – 30 points

10. USA45 Racing (USA) 9-9-10-7-10-10-7 – 15 points

Lucien Cujean, skipper de Team Tilt « Nous sommes déçus de ne pas avoir pu naviguer cette dernière manche, mais le résultat final et cette dernière victoire sont vraiment exceptionnels pour nous. Les neufs autres équipes avaient à leur bord des navigateurs chevronnés, nous avons réussi à naviguer à leur niveau et en sommes très fiers. Ces quatre jours de compétition ont été les plus beaux de ma carrière vélique, aux côtés d’une équipe formidable. Nous en sortons tous grandis, avec une expérience vraiment utile pour la suite de nos carrières »

 

Antoine Mermod, team manager de Next World Energy : « C’est vraiment dommage que la dernière manche ait été annulée, parce qu’on était encore une fois dans une bonne dynamique. Le bateau kiwi était au-dessus de tout le monde et mérite largement, largement sa victoire. Mais derrière lui, c’était une énorme bagarre pour les places de 2e à 10e. Nous n’avons pas démérité, on peut être fiers de ce qu’on a fait je pense… On a bien navigué, fait plein de belles choses. Il a manqué parfois de la réussite et de la lucidité – c’est vrai – mais à l’inverse, on s’est bien sortis parfois de situations compliquées. Nous sommes forcément frustrés du résultat, mais nous avons vécu une super expérience. On a bien bossé en prenant plein de plaisir, autant no! us les coaches que les jeunes ! Vivement qu’on puisse repartir en AC45 ! « .

 

 

Arthur Ponroy, skipper de Next World Energy : « On prend un super départ, on fait plus de la moitié de la course dans les trois premiers et au final on se fait avoir un peu bêtement en choisissant la mauvaise bouée. On perd comme ça trois petits points qui nous flinguent le classement général. C’est un peu dommage… A chaud, comme ça juste après la régate, c’est dur à encaisser côté résultat comptable, car nous étions capables de faire beaucoup mieux. En revanche naviguer ici, entourés d’une équipe comme celle d’Energy Team et avec le soutien des gens de Next World Energy, c’est évidemment génial… »

 

 


Oracle Team USA pénalisé de 2 points

  • Le jury international a rendu son verdict concernant les modifications apportées par le defender ORACLE Team USA sur trois de leurs catamarans AC45 en 2012. Il a décidé de sanctionner le team américain de deux points au départ de l’America’s Cup et de 250000$ d’amende. Oracle Team USA débutera donc la compétition à -2 alors que le vainqueur de la Louis Vuitton Cup, Emirates Team New Zealand débutera avec 0 point au compteur, pour l’emporter le team américain devra remporter au minimum 11 points, la Coupe de l’America se jouant en 9 points gagnants.

© Guilain GRENIER

De plus trois équipiers, impliqués dans la modification des bateaux sont définitivement exclus de la compétition, Dirk de Ridder, le régleur de l’aile qui officie à ce poste depuis 2010, Bryce Ruthenberg, Andrew Walker, Kyle Langford n’écope que d’un avertissement et Matt Mitchell est exclu des quatre premiers duels de la Coupe.
Le jury a fait preuve de clémence, l’équipe américaine ayant coopéré à l’enquête, par ailleurs un marin de l’équipe navigante a été innocenté, mais son nom n’a pas été dévoilé.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Les explications de Christian Karcher sur cette affaire, et son point de vue sur l’impact de la décision du jury

Tricherie lors des America’s Cup World Series ?

L’équipe américaine et defender de l’Amaerica’s Cup, Oracle Team USA, s’est retiré à titre rétroactif des America’s Cup World Series courus la saison dernière.

En effet, des mesures effectuées par America’s Cup Race Management, ont mis en évidence un poids anormal des trois AC45 alignés par Oracle Team USA (les deux d’Oracle Team USA et celui de Ben Ainslie), ces mesures ont été faites avant la Youth America’s Cup qui aura lieu en septembre, cette compétition réservée aux jeunes équipages ayant pour support le catamaran monotype à aile rigide utilisés sur les ACWS.

Selon l’équipe américaine, une enquête interne a révélé une modification concernent l’ajout de lest au niveau de la martingale grâce à une résine, il semble que tous les AC45 du team américain (les deux bateaux Oracle utilisés lors des ACWS, celui de Ben Ainslie, et les deux autres catamarans ayant servi de plate forme pour le développement des dagger foils). Ces modifications auraient été faites par plusieurs membres du shore team et un membre de l’équipe navigante.

Ben Ainslie a tenu à souligner  que son AC45 avait été préparé par les Américains avant l’arrivée du skipper britannique, qui ignorait complètement la non-conformité de son multi.

© ACEA / photo Gilles Martin-Raget

L’équipe néo-zélandaise a vivement réagi, estimant que ces faits révélaient d’une tricherie de la part du defender et pas de modifications effectuées à l’insu du reste de l’équipe, comme le prétend le communiqué de presse américain.

Il semble en effet difficile de croire que des membres de l’équipe technique et navigante d’Oracle aient pris l’initiative de modifier cinq AC45 sans en référer au reste du team et que cette modification soit passée inaperçue au sein de la base.