Un nouveau trimaran ultime Sodebo pour Thomas Coville en 2018

Sodebo a confirmé la construction d’un nouveau trimaran ultime. Le multicoque sera mis à l’eau fin 2018 et bénéficiera donc d’un an de mise au point avant le tour du monde en course au départ de Brest prévu à l’automne 2019.

Thomas Coville courra donc sur son actuel ultim, détenteur du record autour du monde en solitaire depuis quelques semaines, sur The Bridge et la Transat Jacques Vabre  en 2017 et la Route du Rhum en  2018, avant de prendre possession de son nouveau bateau.

Le nouveau trimaran respectera la « jauge » du Collectif Ultim, en l’exploitant au maximum, à savoir 32m de long par 23 de large, comme le futur Banque Populaire IX. Sans surprise le bateau sera conçu par le cabinet VPLP (comme Banque Populaire IX ,le futur Gitana Ultim étant conçu par G.Verdier), le design team sera complété par Renaud Banuls (ex VPLP, ex Oracle, ex du design team Banque Populaire V et Groupama) ainsi que Martin Fisher pour les appendices.
Le trimaran sera bien évidemment doté de foils et de plans porteurs de safrans, afin de soulager au maximum le bateau et de « voler » le plus possible.

Le team Sodebo devrait par ailleurs établir sa future base à la BSM de Lorient.

 
Patricia Brochard, coprésidente de SODEBO :
« Avec ce nouveau bateau, notre ambition est bien de figurer au premier plan face aux acteurs en présence. 
Avec le collectif Ultim, nous sommes en train de constituer une flotte capable d’apporter de l’émotion et de susciter de l’intérêt. Parmi nos objectifs, outre la sécurité, nous voulons offrir des courses avec du suspense, de l’émulation entre les marins et pour chaque événement, une histoire à écrire qui pourra passionner le public 
 
Depuis un an, nous échangeons avec Thomas et son équipe avec, au centre de nos débats, le timing, le bon moment pour se lancer dans un nouveau bateau. Dans toute phase d’innovation, il faut arriver au bon moment. Nous le savons aussi chez Sodebo pour nos lancements de produits. Il nous arrive de renoncer quand nous estimons que nous ne sommes pas dans le bon timing.
 
Nous avons envisagé d’améliorer Sodebo Ultim’. Avec cette plate forme, nous partions de nouveau d’une contrainte que nous pouvions améliorer mais pas révolutionner. La décision finale a été prise, pendant le tour du monde, avec l’envie d’innover. Les enseignements de ce tour du monde en mode record ont permis d’enrichir la réflexion et donc la prise de décision. A chaque fois qu’on innove, on prend un risque. Heureusement, l’expérience permet de le limiter. Et un risque, c’est aussi une opportunité. Chez Sodebo, l’innovation fait partie de notre histoire, de notre ADN. 
 
Thomas naviguera sur Sodebo Ultim’ pendant encore deux saisons et sur le nouveau bateau en 2019. Le trimaran sera ensuite à vendre permettant ainsi à un nouveau projet de participer à cette course majeure que sera le tour du monde en Ultim en solitaire en 2019. Nous avons toujours revendu nos bateaux pour alimenter les compétitions existantes. Ce nouveau projet a pour ambition de continuer à révéler l’entreprise au travers de ce sponsoring et de faire vibrer toujours plus de personnes grâce à ce sport et ces marins qui racontent de belles histoires. » 
 
 
 
Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim et futur skipper du prochain Sodebo :
« Ce nouveau bateau est pour nous la concrétisation de cette idée qui a germé en 2007 en ouvrant le terrain de jeu au tour du monde en multicoque en solitaire.
 
Malgré le devis de poids très présent avec les bras qui datent des années 2000,
Sodebo Ultim’ reste un bateau intéressant et performant qui a de très grandes qualités parmi lesquelles sa polyvalence, sa simplicité et sa robustesse.
 
Tout ce qu’on a appris et conçu avec Sodebo Ultim’ nous sert aujourd’hui. Nous avons la chance d’avoir un Ultim comme laboratoire pour tenter, chercher, explorer, tester grandeur nature et concevoir un nouveau bateau. Nos trois tours du monde en multicoque en solitaire constituent une base de données unique. En 2007/2008, nous avons avions une vision, celle de pouvoir faire le tour du monde en solitaire sur un multicoque.
 
Pour continuer après la Route du Rhum 2014, il fallait que je m’entoure de spécialistes qui m’alimentent, qui me nourrissent. Tous les vendredis, nous avons mis en place une veille technologique pendant laquelle nous débâtions sur ce que font nos concurrents directs ou pas. Nous avons dialogué avec des architectes qui nous ont immergé dans cette évolution technologique des bateaux qui volent. Nous avons aussi observé tout ce qui se fait de mieux dans la voile actuelle, sur la Coupe de l’America et même dans l’aéronautique et l’automobile en se posant la question : si je devais concevoir un nouveau bateau, qu’est ce qui nous aiderait ?
Nous sommes sur un projet qui n’est pas encore définitif avec des avant-projets pionniers et une organisation très innovante que nous dévoilerons au printemps.
 
Nos bateaux sont aujourd’hui capables de participer à un programme complet avec les courses historiques et de nouvelles épreuves dont de l’équipage qui nous permet de former des marins pour transmettre et donner la place aux jeunes talents. Cette idée de nouveau bateau m’a accompagné pendant le record. Quand c’était vraiment dur, cette dynamique m’a permis de trouver de la ressource et de l’énergie. Pour me motiver, j’imaginais que j’étais en course et qu’il y avait un bateau à côté de moi …
L’émulation, la compétition est au cœur de notre système et de notre évolution. Aujourd’hui, notre plateau se constitue et nous construisons avec le collectif en vue ce tour du monde en solitaire au départ de Brest en 2019. »
 
Agenda
 
2017
The Bridge (équipage)
Transat Jacques Vabre (double)
 
2018
Route du Rhum (solitaire)
Mise à l’eau du nouveau bateau fin 2018
 
2019
Course autour du monde en solitaire en Ultim

L’équipage d’IDEC SPORT décroche le Trophée Jules Verne en 40 jours 23 heures et 30 minutes

Le Maxi Trimaran IDEC SPORT a franchi la ligne d’arrivée du Trophée Jules Verne ce matin  à 8 heures et 49 minutes. Francis Joyon, Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane ont bouclé le tour du monde en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

L’équipage décroche donc le Trophée Jules Verne, ils ont parcouru 26 412 milles sur le fond, à la moyenne de 26,85 noeuds.(22,84 noeuds sur l’orthodromie de 22461 milles). Ils améliorent le précédent record détenu par Loïck Peyron et l’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V de 4 jours, 14 heures, 12 minutes et 23 secondes.
Ils ont également battu pas moins de 6 records ou temps intermédiaires, au cap Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant.

Photo Francois Van Malleghem / DPPI / IDEC Sport Celebration onboard

Photo Francois Van Malleghem / DPPI / IDEC Sport
Celebration onboard

L’équipage réuni par Francis Joyon n’avait pas le palmarès des derniers recordmans du Jules Verne, constitué le plus souvent de multiples tourdumondistes, les cinqs marins choisis par le skipper avaient des profils plus atypiques. Francis Joyon a choisi des compétences globales, tant à la barre, qu’aux réglages, mais aussi pour l’entretien et les les réparations courantes, cet aspect étant nécessaire avec un équipage aussi réduit. Le facteur humain était également primordial, l’entente cordiale entre les six hommes du bord étant parfaitement perceptibles lors des différentes vacations. Le « pari » de Francis Joyon s’est donc révélé le bon.
Il faut également associer à cette réussite Marcel Van Triest, le « statège » météo d’IDEC SPORT, le néerlandais occupant la fonction de routeur à terre a permis aux marins du bord de tracer une trajectoire au cordeau avec « seulement » 26412 milles parcours contre 29000 pour Banque Populaire V.
Les six marins auront également poussé le bateau au maximum de son potentiel pour accéder à ce résultat, et offrent un deuxième Jules Verne au trimaran (déjà détenteur du record de 2010 à 2012 sous les couleurs de Groupama).
Ils auront profiter d’excellentes conditions dans le grand sud avec plusieurs journées à près de 800 milles et une dépression qui les accompagnera de l’atlantique sud et tout au long de l’indien, le fait de ne pas avoir à contourner de zones d’icebergs trop étendues leur a également permis de couper au plus court dans le grand sud.

Francis Joyon : « À bord, je voulais qu’une mayonnaise prenne. C’est primordial qu’il y ait une vraie cohésion d’équipage et du bonheur à naviguer ensemble. J’ai reçu de très nombreuses propositions, alors qu’il y avait quand même peu de places à bord. J’ai privilégié le facteur humain. Bernard (Stamm), c’est un peu la famille pour moi et c’était aussi, avant l’arrivée de Sébastien, le local de l’étape puisqu’il est Brestois. Clément (Surtel), c’est l’homme incontournable, dans la mesure où il est l’un des trois membres de notre toute petite équipe technique, avec Corentin, mon fils et moi-même.  Sa présence, c’était la garantie d’avoir du savoir-faire technique embarqué. Avec Gwénolé (Gahinet), qui fait partie de l’équipe depuis l’année dernière, le courant est tout de suite très bien passé et cela nous permettait de rajeunir aussi la moyenne d’âge du bord ! Idem avec Alex (Pella) avec lequel j’ai tout de suite eu une belle accroche. La présence de Sébastien s’est plus improvisée pour venir remplacer Boris (Herrmann) qui s’est retrouvé mobilisé sur un projet IMOCA entre nos deux départs cette année. Sébastien connaît très bien les maxi-multicoques, c’était pour nous une valeur sûre.

Nous avons fonctionné avec une bonne cohésion à bord d’un bateau sans hiérarchie. Chacun était responsable de lui-même. Chacun a disputé ce Trophée Jules Verne pour lui-même et nous avons tous donné le meilleur de nous-mêmes.

Les 40 jours ne constituaient pas un objectif au départ, ce n’était pas imaginable. Battre le record d’une minute représentait déjà un exploit formidable. On passait un peu pour des rigolos et des hurluberlus de nous attaquer à ce challenge tellement difficile pour un si petit équipage à bord de ce bateau, face à la douzaine d’équipiers qui détenait jusque là le record à bord d’un bateau de 40 mètres.

Il nous a fallu presque deux tours et demi pour parvenir à battre le record. Et dans l’histoire du Trophée Jules Verne, on voit que pratiquement tous les bateaux ont dû s’essayer sur deux tentatives avant de l’emporter. Seul Bruno Peyron y est parvenu la première fois lors du tout premier Trophée Jules Verne, en 1993.

Sur notre deuxième tentative cette année, nous avons de nouveau rencontré un Pot au Noir très difficile. C’était moralement très dur. Mais Gwénolé, qui est un éternel optimiste, croyait que la situation météo ne pouvait que s’améliorer. Au cap Bonne Espérance, nous étions mieux placés que les prévisions et toutes les portes se sont ensuite ouvertes devant nous. On a su qu’on pouvait battre le record dès lors que nous pouvions maintenir les 35 nœuds de vitesse à laquelle se déplaçait le front à l’avant duquel nous nous étions positionnés pour traverser l’océan Indien et une partie du Pacifique. On savait que le record se jouait là. Notre motivation était très forte pour connaître plusieurs journées à près de 900 milles. Nous étions toujours à fond. Et si parfois, nous avons fait en sorte de ne pas dépasser les 40 nœuds, à l’avant du front, nous n’avions pas de limites.

Au-delà du côté sportif, sur un record autour du monde, on ne peut pas s’empêcher de regarder la planète en essayant de comprendre comment passer d’un système à l’autre.

Elle n’est pas si grande que ça et surtout, on se rend compte à quel point nous sommes liés à notre environnement. Cela nous encourage à ne pas nous comporter comme des consommateurs d’espaces naturels. »

Bernard Stamm : « Nous avons eu de la chance. Il faut de la réussite pour que météo se mette en place.  Mais cette chance a été provoquée par Francis et Marcel qui ont décidé de partir avec la fenêtre que nous avons prise. Ils ont choisi de faire confiance aux éléments dont on disposait au départ. On a réussi à se servir de cette chance et à profiter de l’enchaînement incroyable qui s’est mis en place.

À bord, les limitations de vitesse dépendaient de l’état de la mer et des conditions. On s’est plus lâchés dans l’Indien. J’ai vu un 48 nœuds et je crois que certains de mes camarades en ont connus aussi. Il n’y a jamais eu de compétition entre nous à la barre. On a toujours fait le maximum pour faire marcher le bateau dans l’objectif du record. Francis plaçait le curseur plus bas, ou plus haut d’ailleurs. Il était le chef d’orchestre. »

Sébastien Audigane : « Un peu avant le deuxième départ, j’ai reçu un appel de Francis pour me proposer d’embarquer à bord. Il a fallu que je me décide en 24 heures. C’était tentant, mais j’ai dû réfléchir très vite. Je me suis tout de suite senti très à l’aise avec cet équipage de marins, des gens qui veulent être en mer avant toute chose. »

Gwénolé Gahinet : « Je me suis lancé dans le projet l’année dernière lors de notre première tentative. C’était pour moi une découverte totale. Cette année, nous étions mieux rodés, mieux préparés. Et c’est pour moi un vrai plaisir d’avoir bien navigué et de faire cette belle trajectoire, notamment dans le Sud avec cette grande ligne droite en bâbord. C’était un vrai engagement physique. Cela reste une expérience exceptionnelle avec beaucoup d’échanges entre nous sur la manière de régler le bateau. »

Alex Pella : « Ce projet a été mené en laissant beaucoup de liberté à chacun de nous. On s’est tous beaucoup enrichis, nous avons beaucoup appris les uns des autres, avec beaucoup de respect entre nous. Nous avons pris beaucoup de positif. Ce Trophée Jules Verne, c’est une très grande satisfaction. Ce n’est pas tous les jours que l’ont fait un record autour du monde ! »

Clément Surtel : « Notre projet était porté par une approche très différente de ceux qui se sont lancés jusque là dans le Trophée Jules Verne. Il misait sur la légèreté plutôt que la puissance. Cela fonctionne, même si nous avons été moins performants dans les zones de petit temps où nous aurions bien voulu avoir un plus de hauteur dans le mât.  Les dernières évolutions nous montrent que les bateaux volants marchent très bien aussi. On verra ce que nous réserve l’avenir. Globalement, le Sud a été physiquement très intense. Mais c’est seulement dans les calmes qui ont suivi le passage du cap Horn que nous nous sommes rendus compte à quel point nous étions fatigués par cette navigation extrême. »

Marcel van Triest, routeur, 7è homme du bord : « Là, c’est fini. Depuis le milieu du Pacifique, je voyais déjà que le record était plus qu’envisageable. Mais depuis deux semaines, j’étais plus en mode « on peut tout perdre sur l’Atlantique ». Il restait tellement d’inconnues, et beaucoup d’angoisse. Plus qu’une explosion de joie, cette arrivée, c’est quelque part, pour moi, surtout un soulagement. »

Patrice Lafargue, PDG d’IDEC : « C’est une grosse émotion, je suis même un peu submergé, alors que je suis  pourtant habitué aux exploits de Francis qui a conquis tous les records à la voile. C’est une très grande fierté pour moi, comme pour mes salariés de l’avoir accompagné sur ce Trophée Jules Verne en équipage. Cette petite équipe est composée de vrais marins, ce sont tous des gens bien. Je félicité aussi Thomas Coville qui a battu le record que Francis détenait jusque là en solitaire. Il a fait quelque chose de très fort, un bel exploit. »

 

 

 

L’America’s Cup en pleine mutation

Le Dead of Gift semble définitivement oublié, cinq des six équipes engagées sur la 35ème America’s Cup, ont en effet dévoilé un accord-cadre prévoyant le future de la Coupe de l’America, transformant le mythique événement en un classique championnat international.

Jimmy Spithill (Oracle Team USA), Sir Ben Ainslie (Land Rover BAR), Dean Barker (Softbank Team Japan), Torbjorn Tornqvist (Artemis Racing) et Franck Cammas (Team France) ont officialisé l’avenir de la compétition si l’un des cinq teams remporte la 35ème édition. Emirates Team New Zealand n’est pas signataire de l’accord et dénonce une remise en cause du Dead Of Gift.

© ACEA 2016 / Photo Ricardo Pinto

© ACEA 2016 / Photo Ricardo Pinto

L’accord porte sur les 36 et 37èmes éditions, la compétition aurait lieu tous les deux ans, soit en 2019 et 2021.

Les autres éléments du protocole sont les suivants :

– Le circuit préliminaire, America’s Cup World Series (ACWS), débutera au cours du 4ème trimestre 2017. L’ambition est que ce circuit comporte 12 événements internationaux au cours des deux prochaines années.

– La première année des ACWS sera disputée sur des AC45 Foiling, c’est-à-dire sur les catamarans ayant courus les LVACWS 2015 et 2016.

– Une transition s’opérera à compter de la deuxième année vers les catamarans de la Class America’s Cup, classe qui aura concouru en 2017 aux Bermudes.(avec toutefois une modification de la règle de manière à étendre entre 4 et 26 nœuds, la gamme de vent dans laquelle peuvent courir les bateaux). Après ce passage aux Class AC, les AC45 Foiling sortiront définitivement du circuit.

– Le dernier grand prix des ACWS se tiendra sur le lieu où se jouera la Coupe. Le classement de ce circuit déterminera les équipes sélectionnées pour concourir sur les America’s Cup Playoffs.

– Le lieu où se tiendra la 36ème Coupe de l’America sera choisi par le vainqueur de la 35ème

– Pour réduire les coûts, les équipes ne seront pas autorisées à construire, à tester ou à s’entraîner sur les bateaux du type AC45 Turbo comme cela est aujourd’hui permis.

– Les mêmes règles seront appliquées sur la 37èmeCoupe de l’America, à la seule différence que seuls les bateaux de la Class AC régateront sur l’ensemble des courses.
Franck Cammas, skipper et membre fondateur de Team France :

« Etre présents dès le départ de cette nouvelle aventure nous permet de construire demain dès aujourd’hui avec des règles clairement identifiées. Boucler le budget en temps et en heure, conserver les talents qui sont à nos côtés sont autant d’atouts essentiels dans notre quête de l’excellence et de la performance. Grâce à cette entente historique, nous allons pouvoir présenter à nos partenaires et à nos futurs soutiens un plan clair afin que leur engagement se constitue sur de bases précises. C’est rassurant pour tout le monde et ça permet de construire une stratégie sur le long terme. Je pense que c’est vraiment une réelle avancée pour la Coupe de l’America afin qu’elle reste ce qu’elle est, à savoir le summum dans la course à la voile. »

Bruno Luisetti, Président de Team France :

« Cet accord et notre inscription à la 36ème Coupe de l’America sont la concrétisation de l’ambition des fondateurs du projet Team France et de ses Filières d’Excellence, d’inscrire notre projet dans la durée. C’est la condition du succès qui permettra à la France de devenir de manière pérenne, une des grandes nations de la voile en équipage. »

Amiral Yves Lagane, Président du Yacht Club de France :

« Au-delà d’accompagner Team France dans sa conquête de l’America’s Cup, nous supportons l’équipe dans sa démarche exemplaire qui a beaucoup de sens pour nous, en France. Celle-ci repose sur la recherche d’un idéal d’Excellence dans un processus qui engage simultanément la science, la haute technologie, l’intuition, l’esprit d’entreprise, l’engagement sportif et le sens marin. Elle passe aussi par la solidarité d’un équipage aguerri aux techniques de la régate au plus haut niveau international et le transfert de ses compétences aux nouvelles générations. »

Russell Coutts, 5 fois vainqueurs de la Coupe et Directeur Général d’ACEA :


« C’est un moment historique et fantastique pour la Coupe de l’America ! Pour la première fois en 166 ans, les intérêts de la compétition prennent le pas sur les intérêts propres. »

Larry Ellison, fondateur d’ORACLE TEAM USA :


« Toute équipe qui souhaite participer à la coupe de l’America sait désormais combien cela va lui coûter, et sur quel type de bateau elle régatera. Elle sait aussi que ces règles ne changeront pas. Sur ces bases, tout challenger peut construire un vrai projet pour porter haut les couleurs de son pays. »

Trophée Jules Verne : l’arrivée victorieuse d’IDEC SPORT prévue demain matin

L’équipage d’IDEC SPORT est en passe de terminer son tour du monde et de remporter le Trophée Jules Verne. Francis Joyon, Clément Surtel, Bernard Stamm, Sébastien Audigane, Alex Pella et Gwénolé Gahinet sont attendus demain entre 6 et 7h au large d’Ouessant, ils devraient boucler ce tour du monde en moins de 41 jours avec plus de 4 jours d’avance sur le temps de Banque Populaire V dont l’équipage cédera le Trophée à celui d’IDEC SPORT.

IDEC SPORT se trouve actuellement au large du Cap Finisterre, l’équipage va naviguer dans le golfe de Gascogne pour éviter une mer trop forte plus au large.

Le trimaran et son équipage sont attendus à Brest à 10h, cette arrivée dans le port breton sera diffusée en live sur idecsport-sailing.com et sur facebook.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

 

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « C’était assez agité dans du vent assez fort. Le bateau était pas mal secoué. Même si on allait un peu moins vite dans une mer plus formée de 3-4 mètres, cela nous a rappelé nos cavalcades dans l’océan Indien. Mais, on est très contents d’avoir réussi à rester à l’avant du front. On est hyper bouillants d’impatience à l’idée de cette approche. »

Clément Surtel. : « Ce Trophée Jules Verne, c’est une vraie ligne droite qu’on a pu tracer en gardant le même rythme que les fronts dans le Grand Sud, comme on est en train de le faire en Atlantique Nord. Selon les derniers routages, on devrait aussi battre le record intermédiaire entre l’équateur et Ouessant, ce sera un peu la cerise sur le gâteau. C’est une trajectoire exceptionnelle. Le jour s’est levé et on peut donc attaqué un peu plus fort. »

 

Trophée Jules Verne, IDEC SPORT devrait boucler son tour du monde en moins de 41 jours

La fin de parcours s’annonce favorable pour  l’équipage d’IDEC SPORT constitué de Francis Joyon, Clément Surtel, Sébastien Audigane, Alex Pella, Bernard Stamm et Gwenolé Gahinet.
Le trimaran fait route vers le sud des Açores et devrait ensuite, après quelques empannages faire une route quasi directe vers Ouessant.

Les six marins devraient boucler leur tour du monde, dans le cadre du Trophée Jules Verne, dans la matinée de jeudi, avec un temps inférieur à 41 jours.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Nous sommes depuis ce matin en route quasiment directe vers une arrivée qui pourrait intervenir jeudi matin. Nous sortons d’une nuit à grains. Les gars se sont démenés en lofant, abattant, réglant sans cesse pour rester au plus près du routage, et aller vite dans la bonne direction Le vent adonne sur le travers du bateau et on peut progresser sur la route directe. 30 nœuds, c’est la vitesse que le bateau et nous même aimons bien, en équilibre sur le foil. »

Gwénolé Gahinet : « On commence à parler un peu de l’arrivée. Nous sommes heureux de retrouver de belles vitesses, et de voir que l’horizon se dégage pour nous, avec une route et une trajectoire, dans la théorie des fichiers météos, bien dessinées devant nous. »

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT attendu jeudi matin à Brest

IDEC SPORT navigue dans les alizés, avec un cap plein nord en direction des Açores, avec de nouveau de hautes vitesses, de l’ordre de 25 noeuds. La nuit dernière a été compliquée pour l’équipage mené par Francis Joyon, avec une mer, qui les avait contraint à ralentir la cadence.

L’exercice va désormais consister, sous la houlette du routeur à terre Marcel Van Triest,à glisser en bordure sud de la dépression qui circule sur l’Atlantique afin de se placer au mieux dans un vent soutenu, avec une mer maniable. Cette dépression accompagnera les six marins du bord jusqu’à Ouessant, où ils sont attendus jeudi dans la matinée. Le Trophée Jules Verne changerait alors de mains, avec un nouveau temps de référence ‘environ 41 jours.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Sébastien Audigane : « On ne va pas faire les fous ! Ce qu’on veut, c’est arriver… On est face du Cap Vert, on est sur la bonne route pour la fin. On est au reaching à 80 degrés du vent. D’ici une quinzaine d’heures, ça va adonner au portant sur une route assez directe dans la brise avec du vent de sud, sud-ouest. D’ici l’arrivée, il frauda savoir mettre le frein. Parfois, ce n’est pas évident, les multicoques restent des bateaux qui accélèrent vite. On redoublera d’attention. Mais cela ne va  pas être dantesque, on a connu pire…Cette dernière semaine nous a paru interminable, sans doute à cause des vitesses faibles. Nous n’avons plus l’habitude de naviguer à des vitesses normales. »

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Cette nuit, on a dû ralentir parce qu’on butait dans une mer contraire assez forte, une mer un peu casse-bateau. On a dû réduire la vitesse d’une dizaine de nœuds, pour passer de 30 à 20 nœuds. Là, ça repart… Il y a un compromis à trouver au niveau du placement du bateau dans la dépression. Notre objectif sera de nous positionner dans pas mal de vent, mais pas trop de houle. »

« , »

Trophée Jules Verne : l’équateur retour en 35 jours, 04 heures, 09 minutes pour IDEC SPORT

Francis Joyon, Sébastien Audigane, Clément Surtel, Gwénolé Gahinet, Alex Pella et Bernard Stamm ont de nouveau coupé l’équateur aujourd’hui à 13h28, en seulement en 35 jours, 04 heures, 09 minutes. Ils signent donc la meilleure performance de tous les temps sur le tronçon Ouessant – Equateur améliorant le chrono de 2 jours, 22 heures et 36 minutes sur le précédent record détenu depuis 2012 par Loïck Peyron et l’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V.

Ils s’adjugent également le record WSSRC sur la distance Équateur aller – Équateur retour  en 29 jours, 9 heures et 10 minutes (sous réserve de validation),  améliorant de 3 jours, 2 heures et 42 minutes le record établi en 2011 par Banque Populaire V.

Le passage du Pot au Noir est complexe pour l’équipage qui s’est vu contraint de se décaler à l’ouest afin d’éviter une énorme masse anticyclonique. Depuis le trimaran a retrouvé des vitesses à 2 chiffres et progresse désormais à plus de 15 noeuds sur une route nord.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :  «Toute notre attention est focalisée sur la traversée de cette étrange Zone de Convergence Intertropicale qui nous oblige à naviguer loin à l’ouest de la route habituelle, dans le nord du Brésil. Nous contournons à petite vitesse un énorme magma anticyclonique, qui n’a pas la virulence du pot au noir, mais qui nous ralentit dans une franche pétole. La mer est très calme, le ciel est gris et il fait très chaud. Nous espérons toucher un peu de vent en fin d’après midi, pour reprendre notre marche vers la Bretagne, au près dans un premier temps, puis aux allures de plus en plus débridées pour terminer, nous l’espérons, à toute allure après les Açores… »