D35 Trophy : victoire d’Alinghi après une saison quasi parfaite

L’équipage du D35 Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli  a remporté le Grand Prix de clôture de la SNG le week end dernier.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

 

Alinghi aura largement dominé cette 14ème saison en D35 avec un grand chelem sur les grands prix, la victoire sur le Bol d’Or Mirabaud, seule la Genève-Rolle-Genève échappe à Ernesto Bertarelli et son équipage, pour une petite seconde.
Certes les deux principaux adversaires d’Alinghi étaient absents cette saison, Team Tilt ayant vendu son bateau à Phaedo et s’étant concentré sur la Red Bull Youth America’s Cup, et Ladycat by Spindrift racing s’étant tourné vers la préparation du Trophée Jules Verne et le World Match Racing Tour. La saison a pourtant été très disputée avec notamment la montée en puissance d’ Ylliam – Comptoir Immobilier et de Zen Too.

La victoire finale était acquise pour Alinghi avant même cette ultime étape, restait à déterminer les deux autres places sur le podium, Zen Too avait l’avantage avant ce dernier grand prix.

Mais l’équipage mené par Fred le Peutrec ratait son entrée vendredi avec deux 8èmes places, une 7ème, une 5ème et une 3ème, alors qu’Yliam prenait une 6ème, une 4ème et trois 2ndes places.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org


Zen Too était donc en ballotage défavorable avant la dernière journée courue samedi. Eole n’était pas au rendez-vous pour cette ultime journée avec une seule manche courue dans le tout petit temps, Zen Too remportait  celle-ci devant Swisscom et Racing Django, Ylliam – Comptoir Immobilier terminait 6ème mais conservait la 2nde place de l’événement alors que Zen Too ne terminait que 5ème perdant donc sa 2nde place au général au profit d’Yliam.

Malgré l’arrivée de foilers sur le lac Léman, avec quelques Easy To Fly et de nombreux Flying Phantom, et des rumeurs occasionnelles sur un changement éventuel de support, le D35 est reconduit l’année prochaine pour une quinzième saison sur le catamaran monotype, qui fait preuve d’une belle longévité.

Ils ont dit:

Ernesto Bertarelli (Alinghi)1er du D35 Trophy 2017: « À une seconde nous aurions pu remporter toutes les manches du championnat, puisqu’il nous manque la Genève-Rolle-Genève. Mais nous remportons tous les Grands Prix, c’est une très belle saison. Ça fait trois ans que nous naviguons ensemble, et chaque année c’est toujours un petit peu mieux, nous connaissons très bien notre bateau. Mais rien n’est jamais gagné. Le niveau est très élevé, et la moindre erreur se paie, nous l’avons vu cet après-midi. »

Bertrand Demole (Ylliam – Comptoir Immobilier) 2ème du D35 Trophy 2017: « Nous étions super-contents d’être sur le podium qui était notre objectif en début de saison. Il y avait la deuxième place à prendre lors de ce Grand Prix et nous l’avons saisie. L’équipe est stable, et ça fait trois ans qu’on navigue ensemble, et il faut cette stabilité et les bonnes personnes au bon endroit pour réussir. »

Fred Le Peutrec (Zen Too) 3ème du D35 Trophy 2017: « Nous sommes contents de finir sur le podium, mais c’est un peu frustrant de perdre la deuxième place sur cet évènement. Mais globalement, en regard du temps que nous passons à bord, nous pouvons être très satisfaits de notre classement. »

Jan Eckert (Racing Django) 4ème du D35 Trophy 2017: «Nous avons fait d’excellent progrès, qui sont le fruit d’un énorme travaille. L’équipage est constitué d’Alphas, et ce n’est pas facile de les faire travailler tous ensemble. Les coachs nous ont vraiment aidés en ce sens. Le niveau est très serré, nous étions derniers l’an dernier, 4ème cette année. C’est très satisfaisant. »

Julien Monnier (Swisscom) 5ème du D35 Trophy 2017: « Notre sentiment est que la communication est relativement compliquée, nous n’avons pas encore trouvé toutes les clés. Nous manquons encore de régularité aux avants postes pour être sur le podium. Mais nous savons que le potentiel est là. Nous allons travailler nos points faibles, et serons là l’an prochain pour tenter de faire mieux. »

Christian Wahl (Mobimo) 6ème du D35 Trophy 2017: « Nous avons eu des hauts et des bas, et avons procédé à plusieurs changements pour faire évoluer l’équipe. Nous avons trouvé maintenant un équilibre de communication que nous n’avions jamais atteint. La performance s’améliore, et ça c’est très positif, ce que je veux retenir de cette saison. Nous sommes prêts pour attaquer 2018 avec des bonnes bases. »

Nicolas Grange (Okalys) 7ème du D35 Trophy 2017: « Pour moi, c’est une page qui se tourne. Cette saison nous a permis de poser les bases d’un nouveau projet pour l’an prochain. Arnaud Grange, qui a barré une partie des courses en deuxième partie de saison, va petit à petit reprendre le bateau avec une équipe de jeune. Nous allons faire les choses dans l’ordre, sans prendre de risques. Ils seront accompagnés pour gérer cette transition. »

Esteban Garcia (Realteam) 8ème du D35 Trophy 2017: « C’était une saison en demi-teinte, avec une belle progression tout au long de l’année. Terminer sur le podium est une belle récompense, et c’est de bon augure pour l’année prochaine. Notre objectif était de progresser avec une nouvelle équipe, et il est atteint. »

Lloyd Thornburg (Phaedo squared) 9ème du D35 Trophy 2017 : « Nous commençons à comprendre les potentiels de progression, sur les réglages et les manœuvres. Nous avons vraiment aimé cette première saison. Le niveau est élevé, mais nous trouvons petit à petit le moyen de nous rapprocher du peloton sur certaines courses. Nous serons là l’an prochain, et espérons bien sûr progresser. »

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Le classement du Grand Prix
Le classement du D35 Trophy 2017

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D35 Trophy, nouvelle victoire d’Alinghi qui remporte le championnat

Alinghi s’est de nouveau imposé le week end dernier à Crans après une belle bataille  avec Ylliam – Comptoir Immobilier. L’équipage d’Ernesto Bertarelli ne s’imposant qu’avec un seul point d’avance sur son adversaire à l’issue des 11 manches courues. Zen Too complétait le podium devant Racing Django et Realteam. L’équipage de Phaedo, de nouveau secondé par Loick Peyron ne parvenait pas à décrocher de la dernière place.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Les conditions ont été variables durant ces trois jours de régates, petit temps dimanche, flux soutenu et pluie samedi et vent médium le vendredi.

Au classement final, Alinghi s’impose avant la dernière épreuve prévue les 22 et 23 septembre, malgré tout l’équipage mené par Ernesto Bertarelli sera bien présent pour cette dernière manche du D35 Trophy. La seconde place sera disputée entre Zen Too et Ylliam – Comptoir Immobilier qui n’ont que 2 points d’écart avant cette ultime grand prix.

Alinghi a jusqu’ici effectué un quasi sans faute avec des victoires sur tous les grand prix, et sur le Bol d’Or, leur plus mauvais résultat étant une seconde place sur la Genève-Rolle-Genève.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Yves Detrey, Numéro 1 d’Alinghi : « C’était tendu jusqu’à la fin avec Ylliam. Nous avons commencé la journée à égalité de points. Nous en perdons trois sur eux dans la 1èrecourse. Puis on en reprend un, et encore deux dans la 3e course pour se retrouver de nouveau à égalité.
Sur la dernière course, nous nous sommes un peu cherchés sur le départ et nous prenons l’avantage dans le 1er bord de près. Ensuite, ils repassent devant à l’entame du dernier bord. Sur le dernier tiers du dernier portant, nous repassons devant sur un empannage. Pour gagner l’épreuve, il fallait qu’on finisse dans les cinq et devant lui. On finit 4e et devant lui, ça c’est joué à trois fois rien. Ylliam a vraiment bien navigué, mais à la fin, nous restons devant, et ça fait vraiment plaisir. »

Pierre-Yves Jorand, régleur de grand-voile d’Alinghi : « Ça a commencé dans le dur ce matin avec une manche de 5e, mais heureusement pour nous, cela s’est superbement terminé. Ylliam Comptoir Immobilier a fait un joli week-end et nous a donné du fil à retordre. Ils ont très bien navigué. Chapeau à eux ! Ils avaient de la vitesse et ont été malins. Finalement, ça se joue à rien ces régates. En monotypie, on sait que chaque détail compte.
C’était un superbe Grand Prix sur trois jours. » 

La dernière épreuve, le Grand Prix de Clôture de la SNG se disputera à Genève les 22 et 23 septembre prochain.

36ème America’s Cup : Emirates Team New Zealand abandonne le multicoque pour la prochaine édition de la Coupe

La confidence sur le support de la prochaine America’s Cup a fuitée via Patrizio Bertelli, CEO du challenger of record Luna Rossa au journal italien la Stampa.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

Le choix se porte donc sur un monocoque à foils, exit donc les multicoques des trois dernières éditions (90′, AC72 puis AC50).

Le defender Emirates Team New Zealand a été contraint de confirmer ce choix, après les déclarations de Bertelli au quotidien italien, alors même que le protocole ne sera publié qu’à la fin du mois.

Cet article permet d’en savoir un peu plus sur ce choix, alors même que les navigants kiwis semblaient espérer poursuivre en multi. Un accord avait en fait été passé entre ETNZ et Bertelli, celui-ci fournissait un soutien logistique et probablement financier en échange du choix du futur bateau en cas de victoire néo-zélandaise.

Ceci permet également de comprendre pourquoi les kiwis ne se sont pas joint au protocole signé pat les autres challengers et à l’ex defender concernant le maintien de la jauge AC50 en cas de victoire de l’un d’entre eux.

La prochaine édition se courra donc sur des monos à foils, les rumeurs font état d’une taille comprise entre 62′ et 100′.

D35Trophy : Alinghi remporte l’Open du Yacht Club de Genève et conforte son leadership sur le championnat

Les concurrents du D35 Trophy se retrouvaient pour la reprise du championnat après la pause estivale, avec la  sixième rencontre de la saison, l’Open du Yacht Club de Genève. . Les conditions étaient légères pour cette reprise avec 6 à 8 noeuds de vent pour les deux manches disputées vendredi et 4 à 6 aujourd’hui.
Le comité n’a pas pu lancer de course samedi faute de vent stable en force et en direction.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

L’équipage d’Ernesto Bertarelli s’est de nouveau montré impérial en remportant deux manches et en finissant deux fois second, Alinghi remportait donc ce grand prix.
Nicolas Grange, propriétaire d’Okalys avait confié la barre de son catamaran à son fils, Arnaud, âgé de 15 ans. Le jeune homme n’a pas raté son entrée avec une belle seconde place sur cet événement. Zen Too prenait la 3ème place avec une victoire sur la dernière manche après un superbe mano à mano face à Alinghi.

Ernesto Bertarelli, barreur et propriétaire d’Alinghi :
« Je suis vraiment content de renaviguer avec mon équipe. Je n’étais pas à bord pour le Bol d’Or Mirabaud, et ils ont fait plusieurs courses en GC 32 durant l’été. C’est un vrai plaisir de pouvoir revenir et d’être tout de suite dans la compétition, en signant un résultat comme celui-ci. Je salue aussi l’arrivée d’Arnaud Grange sur Okalys, qui fait une très belle course. Je suis content de voir que des jeunes talentueux rejoignent des équipes. »

Arnaud Grange, barreur d’Okalys :
« Ça n’a pas été facile.. Les airs étaient assez tordus et il fallait rester vraiment concentré. Mais ça s’est bien passé. L’équipe a été vraiment sympa avec moi, et on fait une belle course. »

  Tanguy Cariou tacticien sur Zen Too :
« C’était une nouvelle configuration pour Zen Too, a relevé le.Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous entraîner et avons eu un peu de mal à nous adapter, mais nous avons su prendre des risques, et ça a payé sur le classement général.

Zen est toujours sur le podium, et creuse même un peu sur Ylliam – Comptoir Immobilier. C’est donc un week-end réussi pour nous tous. »

Au classement général, Alinghi creuse un peu plus son avance en tête du classement, Zen Too conforte sa seconde place devant Ylliam – Comptoir Immobilier.

A noter la présence de  Loïck Peyron sur Phaedo2 pour cette épreuve, en remplacement du propriétaire Lloyd Thornburg.

La saison se poursuivra dès vendredi prochain à Crans-Près-Céligny pour le Grand Prix Alinghi.

Premières images du Maxi Edmond de Rothschild en vol

Seulement un mois après sa mise à l’eau le Maxi Edmond de Rothschild a effectué ses premiers vols lors de navigations au large de Lorient. Ce moment a été immortalisé grâce au médiaman du Gitana Team, Yann Riou, avec des images prises par un drone.
Après seulement quelques semaines de navigation, le vol semble stabilisé, sur mer plate et dans 15 à 17 noeuds de vent.

©Yann Riou/Gitana SA

Le skipper du Team, Sébastien Josse se montre satisfait de sa nouvelle monture, Gitana 17 :  « Dès le début, nous avons pu voir que le bateau tenait ses promesses : raide, sain et avec une puissance qui ne demande qu’à s’exprimer ! Quand les deux foils ont trouvé place à bord, mi-août, nous avons pu très vite trouver les réglages pour passer du mode archimédien au mode volant ! La première fois où le bateau a décollé était un moment incroyable. Nous avions 15-17 nœuds de vent et une mer plate avec moins d’un mètre… tout était réuni pour voler. À bord, il y avait un mélange d’excitation et de surprise et de la fierté aussi. Car même si nous ne sommes qu’au début, et bien conscients que nous avons tout à apprendre et beaucoup à découvrir, c’est forcément une grande satisfaction de voir que ça va dans le bon sens.
Depuis ce premier vol, nous y allons pas à pas et nous nous familiarisons avec ce point de décollage, qui fait clairement basculer le Maxi dans un autre mode. C’est comme si nous avions deux bateaux, un classique archimédien et un volant. D’un mode à l’autre, le comportement du bateau est très différent, les réglages bien sûr et quand on décolle les angles de navigation changent, comme le vent apparent d’ailleurs et le barreur doit modifier son pilotage en conséquence. Ces premiers essais sont très positifs, le Maxi Edmond de Rothschild est sain et stable en vol et à chaque sortie nous gagnons en confiance pour atteindre des vitesses cibles de plus en plus intéressantes.» 

 

Ceci semble de bonne augure pour la première échéance en course, en effet Sébastien Josse et Thomas Rouxel disputeront la Transat Jacques Vabre, transatlantique en double dont le départ est prévu le 5 novembre.

 

Premier bilan un mois après la mise à l’eau du Maxi Edmond de Rothschild

Le Maxi Edmond de Rothschild  a été mis à l’eau voici un mois, l’heure du premier bilan pour les navigants et l’équipe technique est venu.

Après les mise en place des foils (8 mètres de développé), les différents réglages du gréement et les vérifications de l’ensemble des systèmes hydrauliques, électroniques et électriques au ponton, l’équipe a pu effectuer la première navigation sous voile du trimaran le 28 juillet dernier,  en présence  des armateurs du Gitana Team, Ariane et Benjamin de Rothschild.

Depuis l’équipe navigante enchaine les sorties au large de Lorient, le port d’attache du trimaran, le temps clément en cette période estivale a permis aux membres du team de découvrir le bateau dans des conditions médiums.

©Yann Riou/Gitana SA

Gitana 17 a été conçu par Guillaume Verdier et le bureau d’études du Gitana Team pour être le premier multicoque océanique avec des capacités de vol au large, sans pour autant en faire un pur foiler.
Pour l’heure, cet aspect de vol stabilisé au large n’est pas l’objectif premier du team, qui poursuit la prise en main du multicoque. Qui plus est la première course du bateau arrivera vite avec la Transat Jacques Vabre en double en novembre, pour se faire Sébastien Josse sera accompagné de Thomas Rouxel., les deux marins réaliseront leur parcours de qualification dans les semaines à venir.

Le retour est satisfaisant pour le skipper du Maxi Edmond de Rothschild, Sébastien Josse  :
« Les sensations sont très bonnes et nos premières sorties nous donnent toujours envie d’en voir plus ! Après nos cinq premières navigations nous pouvons dire que la plateforme du Maxi Edmond de Rothschild répond parfaitement à notre cahier des charges. C’est un bateau raide, sécurisant – on sent qu’il peut vraiment encaisser – et puissant. Jusqu’à présent nous avons eu des conditions plutôt médium pour le tester, mais on sent tout de suite qu’il y a pas mal de réserves sous le pied, ce qui est très positif. Nous avons tous hâte d’aller naviguer dans du vent fort et de la mer mais chaque chose en son temps. Les conditions « estivales » permettent de prendre la mesure du Maxi petit à petit, de se familiariser avec ses réactions, son comportement. Pour le moment, nous avons effectué des sorties en équipage mais dans les prochains jours nous passerons en mode « double
Le vol ? Ce n’est clairement pas l’objectif prioritaire des premières navigations car il y a déjà beaucoup à faire dans la prise en main de la machine. Mais désormais tout est à poste à bord pour pouvoir exploiter pleinement nos systèmes.
Les quelques sorties que nous avons pu réaliser depuis la mise à l’eau ne nous permettent pas de maîtriser l’exercice, mais ce que l’on peut déjà dire aujourd’hui c’est qu’il n’y a aucun doute sur le fait que le Maxi Edmond de Rothschild volera ! Après, savoir dans quelle configuration cela sera possible et surtout s’avérera efficace en termes de performance… patience ! ».

Le Maxi trimaran Edmond de Rothschild mis à l’eau

Après 170 000 heures de travail  et 20 mois de chantier, le Maxi Edmond de Rothschild a été mis à l’eau ce matin au chantier Multiplast, il a ensuite rejoint son port d’attache et la base du Gitana Team à Lorient, où il a été mâté dans l’après midi.

Ce maxi trimaran a été conçu en collaboration entre le bureau d’études de l’architecte Guillaume Verdier et celui du Gitana Team, pas mons de 240 personnes auront participé à la conception de ce bateau.
De nombreux intervenants ont collaboré pour la construction de celui-ci : Pixel Sur Mer (asservissement), C3 Technologies (cloisons et appendices), Re Fraschini (foils), Lorima (mât), Multiplast (plate-forme) et Persico (cockpit).

©Yvan Zedda/Gitana SA

Ce trimaran bénéficie également des études menées sur le Multi 70 Edmond de Rothschild (vendu à Giovanni Soldini/Maserati), le MOD 70 du team avait été largement modifié, notamment au niveau des appendices, afin de le sustenter et le faire voler.

Le Gitana Team ambitionne, avec ce Maxi Edmond de Rothschild, d’avoir le premier multicoque océanique « volant ».
Force est de constater que le trimaran a bénéficié des dernières avancés, notamment de la Coupe de l’America, afin de lui permettre d’atteindre cet objectif.
Il bénéficie de safrans en T rétractables avec intégration dans un carénage aérodynamique en position haute et intégration des élévateurs dans la carène. Les foils en L de 5 mètres de haut pour près de 3 d’envergure seront mis en place dans les prochains jours, par ailleurs la dérive centrale, à trimmer semble-t-il, bénéficie également d’un plan porteur afin de sustenter le bateau.
La partie émergée n’est pas en reste avec trois coques à fond plat afin de favoriser les phases de décollage grâce à un planing précoce et d’assurer une excellente stabilité par mer formée. Les étrave sont inversée afin de faciliter le passage dans la mer formée, et le franc-bord important pour éviter les impacts des vagues.

Les bras de liaison ont une forme  rectangulaire – afin d’augmenter la rigidité de la plate forme.

La partie aérodynamique est également très soignée avec les carénage de safrans en position haute, mais aussi des carénages textiles sur les bras. La casquette bénéficie du même soin avec une forme de goutte d’eau profilée pour diminuer le fardage.

Gitana 17 va désormais subir les différents tests de résistance en charge,  avant les premières navigations dans dix à quinze jours, puis les premiers vols.

Le programme de course prévoit la Transat Jacques Vabre  en novembre (LE HAVRE – SALVADOR DE BAHIA), que Sébastien Josse, le skipper disputera avec Thomas Rouxel.
En 2018, Sébastien Josse disputera la Route du Rhum (ST MALO – POINTE-À-PITRE) puis le tour du monde en course en solitaire à l’automne 2019.

Ariane de Rothschild, armateur du Gitana Team 

« Ce trimaran perpétue magnifiquement les 140 années de bateaux Gitana ainsi que de recherche et développement au sein de notre famille. Le Maxi Edmond de Rothschild est l’aboutissement de longues réflexions, tant technologiques qu’esthétiques. Il est l’histoire d’une quête continue et d’expérimentations réalisées notamment sur le trimaran Gitana XV, puis avec Gitana 16 (monocoque à foils pour le Vendée Globe). Grâce aux dessins de Cleon Peterson, ce trimaran défend également l’art et donne un écho magnifique à ce que nous faisons aux travers de nos fondations qui traitent de sujets comme l’insertion, la violence urbaine et la philanthropie. Pour toutes ces raisons, ce bateau défend de la plus belle des manières des valeurs que notre famille porte depuis des générations. »

Benjamin de Rothschild, armateur du Gitana Team  

« Cette mise à l’eau a été bien sûr émouvante. A travers le temps, les bateaux Gitana ont eu leur part d’innovations et celui-ci poursuit cette tradition avec l’ambition d’être le premier trimaran offshore volant. La tradition se perpétue avec l’audace que cela implique, tout en faisant confiance à Guillaume Verdier qui a fait ses preuves et à notre équipe qui ne cesse de progresser. C’est aussi une période très stimulante avec ces records qui tombent actuellement, ce qui place la barre toujours plus haute. Nous avons maintenant vraiment hâte de mettre le mât, les voiles et de naviguer »  

Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team 

« Nous vivons une journée très émouvante et importante dans l’histoire du Gitana Team. L’équipe a travaillé d’arrache-pied pour mettre à l’eau ce bateau dans les temps et ça n’a pas été facile tous les jours car le Maxi Edmond de Rothschild est une unité exceptionnelle, hors normes. Les dernières semaines ont été particulièrement intenses pour chacun de nous et je suis très fier de l’équipe car nous avons su nous dépasser ensemble pour clore le chapitre de la construction et démarrer la vie de ce Maxi. C’est le début d’une nouvelle histoire mais déjà la réalisation est exemplaire. Je le repète souvent mais nous avons une chance incroyable qu’Ariane et Benjamin de Rothschild nous honorent d’une telle confiance et nous permettent ainsi d’oser dans l’innovation. Une telle passion et un tel engagement sont le moteur quotidien du Gitana Team.»

Sébastien Josse, skipper du Gitana Team 

« Je suis forcément très impatient mais je reste discret et suis très impressionné par le travail de toute l’équipe. On ne naviguera pas pareil en solitaire ou en équipage, ni en records ou en courses. Les records sont aujourd’hui battus par des équipes qui s’y attèlent depuis longtemps. Il y a une grande part d’inconnu, beaucoup de choses sont ici essayées pour la première fois. Nous allons devoir y aller crescendo, se rencontrer avec ce bateau, s’écouter pour bien se comprendre. La course autour du monde de 2019 apportera en temps voulu, cette pression de la compétition qui va nous passionner avec non seulement la part technologique et bien sûr une aventure humaine incroyable dans une ambiance de pionniers. » 

Pierre Tissier, directeur technique du Gitana Team 

« Il y a dix ans, nous nous interrogions sur la taille des enrouleurs de voiles d’avant, de la force que supportaient les winches, si on mettait des vérins pour certaines fonctions ou de la bascule sur le mât. Aujourd’hui, on ne se pose plus ces questions mais on se demande quel angle donner aux flaps (comme les volets des ailes d’avion), quel type, quelle envergure… On se pose de nouvelles questions sur de nouvelles choses. C’est un bateau de large conçu comme un petit foiler et il a quasiment toutes les fonctions d’un bateau de l’America’s Cup. C’est le début d’une longue découverte, on ouvre une voie, avec un bateau qui a le potentiel de voler au large, maintenant il s’agit de le faire. »  

Guillaume Verdier, architecte naval 

« L’idée première était de concevoir le premier bateau océanique capable de voler avec une fiabilité à toute épreuve. Il y a des élévateurs sur tous les appendices. La dérive a, elle-aussi, un plan porteur en forme d’aile de raie afin de gagner encore un peu plus en stabilité en gîte et avec le roulis. Cela fait énormément de points de réglage pour Sébastien (Josse). Il va falloir y aller par étape, savoir comment être suffisamment raisonnable, savoir aussi comment faire lorsque la mer sera trop forte. Nous étions 80 chez Team New Zealand pour répondre à ces questions. Il va donc falloir être patient, échanger beaucoup pour révéler le potentiel de ce bateau. »