Tour du Monde en solitaire : François Gabart à quelques heures du record

Il ne reste plus que 140 milles à parcourir pour François Gabart sur son trimaran MACIF avant de couper la ligne d’arrivée de son tour du monde en solitaire sans escale.
Le marin devrait couper la ligne située entre Ouessant et le Cap Lizard entre 4h et 4h30 cette nuit.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

Sauf avarie de dernière minute, le skipper devrait améliorer le temps de Thomas Coville de 6 jours et il devrait donc abaisser le temps du record à environ 43 jours avec une moyenne réelle de près de 27 noeuds (22 sur la route théorique).

 

 

L’arrivée à Brest est prévue vers 11h , le rendez-vous est donné quai Malbert pour accueillir le skipper.

Un live sera mis en place dès 10h
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Tour du Monde en solitaire : François Gabart attendu dimanche à Brest

François Gabart est donc attendu sur la ligne d’arrivée de son tour du monde en solitaire dimanche matin, il devrait s’amarrer quai Malbert à Brest dimanche 17 décembre dans les heures suivant son passage de ligne.
Sauf avarie de dernière minute, le skipper devrait décrocher ce record avec une belle avance sur le temps de Thomas Coville.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Il ne lui reste qu’une petite difficulté avant Ouessant, le passage de la dorsale qui barre la route du trimaran.
Le routeur de MACIF Jean-Yves Bernot envisage deux options : s’enfoncer sur la route optimale nord, jusqu’au 50° nord, sans trop s’éloigner du centre du terrain pour le cas où la dorsale s’affaisserait rapidement, ou aller droit au but en mettant du sud dans la trajectoire, quitte à reprendre du nord si la situation était finalement défavorable.

 

Tour du Monde à l’envers : Yves le Blévec en sécurité après le chavirage d’Actual Ultim

Yves le Blévec a chaviré ce matin vers 4h sur le trimaran Actual Ultim.
Ce chavirage fait suite à la casse d’un bras de liaison bâbord. Les conditions étaient musclées lors de l’incident avec un vent de secteur ouest-nord-ouest de 30 – 40 nœuds et 5m de creux.

Le skipper Actual avait doublé le cap Horn à 1h 34min ce jeudi 14 décembre, avec des conditions encore plus musclées : 30 à 50 nœuds, rafales à 70, et  5 à 6 mètres de creux.

© Th.Martinez / Sea&Co.
Trimaran ULTIM “ACTUAL”

La première balise a été déclenchée à 4h21, puis la seconde 40 minutes plus tard, Le CROSS prenait le relais et alertait  le MRCC Chilien, afin d’organiser le sauvetage.
Dans le même temps l’équipe technique d’Actual joignait le marin qui se trouvait en sécurité à l’intérieur de son bateau en attendant les secours.

 

Dans un premier temps, un bateau à passagers était dérouté  par le MRCC Chilien pour porter secours à Yves le Blevec.

Mais le marin était finalement  hélitreuillé en tout début d’après-midi par les gardes côtes chiliens. Il était déposé  à Puerto William (port chilien de l’île Navarino, situe dans le canal de Beagle) avant un transfert à  Punta Arenas.

Désormais l’équipe technique va s’atteler à la question du sauvetage du trimaran. Celle-ci s’annonce compliquée dans une zone maritime peu fréquentée et avec des conditions météorologiques difficiles.

La réaction de Samuel TUAL, Président du Groupe Actual  : « C’est une grande déception à la dimension de la taille du défi que nous avons essayé de réaliser avec Yves. Je suis forcément triste pour Yves et les collaborateurs du Groupe Actual qui étaient tous mobilisés derrière lui. Nous savions que cela allait être difficile mais je salue l’audace et le courage d’Yves d’avoir essayé. Cette épreuve n’enlève rien à notre détermination à relever des défis. Nous continuons d’apprendre et de grandir, et nous gardons le cap ».

Les photos de la marine chilienne après le sauvetage d’Yves le Blévec : ICI

Tour du Monde en solitaire à l’envers : Yves le Blévec à 850 milles du Horn

Yves le Blévec a du faire face à une casse hier matin, en effet, l’écoute  de grand-voile du trimaran Actual s’est cassée.
Il n’aura fallu que 3h au skipper pour remplacer cette écoute de GV,  et fiabiliser une attache de latte endommagée dans le choc.
Le marin a ensuite repris sa route au large des côtes sud américaines, contre les dépressions. Il navigue désormais par 43° sud à environ 850 milles du Cap Horn, les Malouines devraient être passées demain.

© Th.Martinez / Sea&Co.
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Mais  un front actif s’est  formé sur la route de l’Ultim Actual, contraignant le skipper  à temporiser avec quelques heures à la cape ce matin.
Christian Dumard, routeur d’Yves le Blévec : « C’est une zone météo hyper active, liée à la proximité de la Cordillères des Andes et de ses sommets. Il y a des courants d’airs froids violents qui descendent, cela génère des systèmes instables avec de fortes rafales, ce que nous cherchons à éviter ».

Le skipper a pu reprendre sa route vers le sud après ces quelques heures à faible vitesse.

Tour du Monde en Solitaire : nouvelle moisson de records pour François Gabart

Le skipper du trimaran MACIF n’en finit pas d’affoler les chronos depuis son départ de son tour du monde en solitaire.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

Une semaine après le Cap Horn, François Gabart a déjà passé l’équateur dans un nouveau temps record hier, dimanche 10 décembre à 11h35, après seulement 36 jours 01 heure et 30 minutes de mer. Son avance sur le record de Thomas Coville est donc conséquente avec 5 jours 13 heures et 23 minutes de mieux au passage dans l’hémisphère Nord. Son écart par rapport au détenteur du Trophée Jules Verne est minime puisque François Gabart ne concède moins de 24h sur le temps réalisé par Francis Joyon et l’équipage d’IDEC Sport  (35 jours 4 heures et 09 minutes), il décroche donc le second temps équipage et solitaire confondus au passage de l’équateur.

Le marin a bénéficié de conditions favorables pour la remontée de l’Atlantique Sud il  s’octroie en plus le meilleur temps absolu sur le tronçon Cap Horn-équateur en 06 jours 22 heures et 15 minutes.

Le passage du Pot au Noir n’aura été qu’une formalité puisque le skipper a avalé la zone de convergence et navigue désormais dans les alizés.

A noter que des routeurs dont Christian Dumard, annoncent une arrivée en fin de semaine, samedi ou dimanche, avec un temps estimé entre 42 et 43 jours pour ce tour du monde.

Tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants : Yves le Blévec au large du Brésil

Yves le Blévec navigue dans l’hémisphère sud depuis dimanche. Il avait en effet franchi l’équateur  en  8j 19h.

Il poursuit sa route au large de l’Amérique du sud dans un flux de sud est de 10 à 15 noeuds.

© Th.Martinez / Sea&Co.
Trimaran ULTIM “ACTUAL”

Yves le Blévec, skipper d’Actual Ultim :
« Le bateau est rapide, malgré une mer assez formée. Je me fais pas mal secouer, mais ça avance bien et sur la route. A partir de mercredi, en revanche, la donne va changer sensiblement …
 J’ai eu un peu de mal à m’endormir parce que ça gigotait pas mal, mais après je me suis bien reposé. Je suis à jour de sommeil, j’arrive à faire une à deux siestes par jour de 3/4h – 1h. Je suis en forme physiquement, je mange bien même si je n’arrive pas à finir mes rations journalières qui sont très copieuses !
 La fin de semaine s’annonce compliquée avec beaucoup de transitions et donc beaucoup de manœuvres. Il faudra bien anticiper chacune d’elle. Avec Christian, on se positionne longtemps à l’avance afin de trouver un bon timing entre chaque manœuvre. Le plus délicat c’est le changement de voile d’avant et notamment de gennaker qui demande beaucoup d’énergie. Il faut compter près d’une heure entre le moment où tu commences à abattre pour pouvoir affaler et celui où tu reprends ta route. Il faut bien réfléchir avant de décider de changer de voile, éviter de se fatiguer et de prendre des risques pour rien. 

 L’objectif est d’appréhender chaque transition l’une après l’autre, car ce sont des systèmes évolutifs. Jusqu’au 8 décembre, les prévisions sont claires, ensuite, cela peut changer. Dans deux jours, on commencera à voir un peu mieux ce qui se profile au niveau du Cap Horn qu’il devrait atteindre d’ici une dizaine de jours », souligne Christian Dumard, routeur d’Yves.

 Il est clair que le niveau d’attaque ne sera pas le même que ces derniers jours où j’étais rapide : ça va être beaucoup plus dur, je m’y prépare. Ce n’est pas une surprise »

Extreme Sailing Series 2017 : SAP devient champion 2017 devant Alinghi et Oman Air

Le communiqué de presse à l’issue de cette saison des ESS 2017 :

SAP Extreme Sailing Team triomphe sur les Extreme Sailing Series™ 2017

L’équipage danois SAP Extreme Sailing Team a été couronné champion des Extreme Sailing Series™ 2017, tandis qu’Alinghi s’est imposé sur l’Act 8 à Los Cabos, présenté par SAP, après une phase finale saisissante.

Le vent faible a éveillé les craintes des équipages, soufflant juste assez pour lancer trois courses sur la fin de journée. Les Danois se savaient déjà victorieux avant le lancement de la course finale comptant double, mais Alinghi et Oman Air étaient toujours dans le match pour remporter la toute première édition de l’Act Mexicain des Extreme Sailing Series.

Pour Rasmus Køstner, co-skipper de l’équipage ravi de SAP Extreme Sailing Team, il s’agit d’un moment exceptionnel, étant sa première victoire dans ce Championnat majeur de Stades Nautiques depuis ses débuts en 2012.

« C’est un objectif que nous avons depuis longtemps, et c’est en fait la raison pour laquelle nous avons commencé le projet, c’est donc incroyable », a déclaré Køstner, qui a célébré avec ses coéquipiers : Jes Gram -Hansen, co-skipper et entraîneur, Adam Minoprio, barreur Pierluigi de Felice, le régleur de voile d’avant, Mads Emil Stephensen, embraqueur et Richard Mason, numéro 1.

Photo by Xaume Olleros / OC Sports

« Ça a été un super évènement et un exploit fantastique pour l’équipe. Je suis très fier de l’équipage et du travail accompli. Nous y sommes arrivés et profitons de ce moment, c’est certain », a ajouté Køstner. La victoire de son équipe a également été couronnée par la victoire du Trophée ‘Zhik Speed Machine’ pour avoir atteint la vitesse maximale de l’année sur cet Act 8 avec 33,7 nœuds, une statistique fournie par SAP.

Bien que le trophée de la saison ait été hors de portée pour Alinghi et Oman Air, leur classement sur l’Act s’est joué sur la dernière course de la journée. Sans être découragés par les deux victoires d’Oman Air, les Suisses ont devancé le syndicat omanais et remportent la victoire sur l’Act 8.

« C’était une journée difficile et nous n’avons pas bien très bien démarré. Nous sommes parvenus à revenir dans la deuxième course et tout était possible pour la dernière manche», a déclaré Arnaud Psarofaghis, co-skipper et barreur d’Alinghi, qui termine deuxième la saison.

« Nous nous sommes bien bagarrés avec Oman Air, mais nous avons réussi à les battre. Je pense que Phil Robertson [skipper d’Oman Air] a perdu à son propre jeu en essayant de nous rattraper et nous avons pris l’avantage à la fin. Nous félicitions SAP Extreme Sailing Team ; ça a été une très belle saison », a-t-il ajouté.

Malgré un effort louable dans les deux courses d’ouverture, Oman Air n’a pas été en mesure de rattraper son adversaire Alinghi et termine deuxième de l’Act pour pendre la troisième place du classement général sur la saison.

« Ça a été une belle bagarre et nous étions très proches de la victoire sur l’événement. Nous étions dans la bonne position à quelques reprises dans cette dernière course pour y arriver, mais les Suisses ont malheureusement un peu trop bien navigué pour nous faciliter la tâche ! Nous devions mettre les bouchées double mais nous n’avons pas concrétisé », a déclaré le skipper Phil Robertson.

« Ça a été un super événement, je suis très content de la façon dont nous avons navigué aujourd’hui mais nous aurions aimé être sur la plus haute marche du podium », a-t-il ajouté.

Avec SAP Extreme Sailing Team déterminé à maintenir son principal concurrent à distance, Red Bull Sailing Team a fait face à une rude bataille, qu’elle a perdue.

« SAP Extreme Sailing Team s’est dirigé vers nous dès le départ. Nous savions qu’ils arrivaient mais Adam Minoprio est un très bon navigateur de match-race et j’ai eu un mauvais jugement. Nous avons riposté mais ce n’était pas suffisant », a déclaré le skipper Roman Hagara, dont l’équipe termine quatrième de l’Act et de la saison.

Land Rover BAR Academy était mené cette semaine par le barreur Britannique Giles Scott, médaillé d’or olympique et navigateur sur l’America’s Cup, qui a réussi à devancer son rival de la Coupe, Josh Junior sur NZ Extreme Sailing Team. Les britanniques prennent la cinquième place de l’Act 8, permettant à l’équipage néo-zélandais de prendre la cinquième place au classement général.

L’action s’est intensifiée lors de la dernière manche comptant double, lorsque Team Extreme México a remporté sa première victoire. Le public était ravi pour l’équipage local, skippé par le navigateur mexicain Erik Brockmann et barré par le Britannique Chris Taylor.

« Nous n’aurions pas pu en demander plus. Nous avons vécu une deuxième course difficile aujourd’hui, donc nous n’avions rien à perdre pour la finale. Nous nous sommes dit ‘ c’est parti ! Allons faire le spectacle pour notre public !’ », a déclaré Brockmann.

« Nous avons pris un bon départ. Dans cette flotte, ce n’est pas si simple de garder son avance lorsque l’on est en tête à la première marque du parcours. Nous avons dû nous battre pour que ça passe et c’était tout simplement incroyable de pouvoir entendre la foule nous encourager. C’était très spécial. »

L’équipage invité américain de Lupe Tortilla Demetrio, qui participait à Los Cabos à sa deuxième compétition sur les Series après ses débuts sur l’Act 7 de San Diego, termine en bas du classement de l’Act 8.

L’Act 8 de Los Cabos, présenté par SAP, clôt une saison sensationnelle de 10 mois sur laquelle le Championnat de Stades Nautiques a visité huit villes sur trois continents. Ces navigations de haut-vol reprendront en 2018, dont le calendrier sera annoncé dans les prochaines semaines. Pour plus d’informations sur l’événement, visitez le site officiel.

Extreme Sailing Series™ Act 8, Los Cabos, présenté par SAP ; résultats après 4 jours, 20 courses (03.12.17)
Position / Equipe / Points
1e Alinghi (SUI) Arnaud Psarofaghis, Nicolas Charbonnier, Timothé Lapauw, Nils Frei, Yves Detrey 224 points.
2e Oman Air (OMA) Phil Robertson, Pete Greenhalgh, James Wierzbowski, Ed Smyth, Nasser Al Mashari 212 points.
3e SAP Extreme Sailing Team (DEN) Rasmus Køstner, Adam Minoprio, Mads Emil Stephensen, Pierluigi de Felice, Richard Mason 209 points.
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Hans Peter Steinacher, Stewart Dodson, Adam Piggott, Will Tiller 191 points.
5e Land Rover BAR Academy (GBR) Rob Bunce, Giles Scott, Oli Greber, Sam Batten, Matt Brushwood 157 points.
6e NZ Extreme Sailing Team (NZL) Graeme Sutherland, Josh Junior, Harry Hull, Andy Maloney, Josh Salthouse 157 points.
7e Team Extreme México (MEX) Erik Brockmann, Chris Taylor, Alex Higby, Tom Buggy, Danel Belausteguigoitia Fierro, Armando Noriega Negrete 153 points.
8e Lupe Tortilla Demetrio (USA) John Tomko, Jonathan Atwood, Matthew Whitehead, Tripp Burd, Trevor Burd 125 points.

Classement Final Extreme Sailing Series™ 2017
Position / Equipe / Points
1e SAP Extreme Sailing Team (DEN) 98 points.
2e Alinghi (SUI) 96 points.
3e Oman Air (OMA) 95 points.
4e Red Bull Sailing Team (AUT) 84 points.
5e Land Rover BAR Academy (GBR) 70 points.
6e NZ Extreme Sailing Team (NZL) 70 points.