Mobimo vainqueur du 80ème Bol d’Or devant Okalys Youth Project et Alinghi

Cette 80ème édition du fameux Bol d’Or a été marquée par la pétole. Les équipages des 500 bateaux engagés ont dû faire preuve de patience et les tacticiens ont eu fort à faire pour exploiter le peu de vent présent sur le lac Léman.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Les multicoques de la catégorie M1 faisaient bien évidemment figures de favoris, ils se sont logiquement rapidement échappés en tête de flotte.

Sur la première partie de parcours, Swisscom, Realteam et Zen Too s’échangeaient la place de leader à la faveur d’une risée favorable. A l’entrée du grand lac,  une partie des D35 revenaient dans le jeu dont Phaedo2 et Alinghi.

C’est finalement l’équipage de Lloyd Thornburg sur Phaedo2 qui se présentait en tête à la barge du Bouveret, qui marquait la mi-course. Le catamaran américain était talonné par Alinghi et Zen Too. 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Le retour vers Genève fût laborieux avec très peu de vent, qui permettait de redistribuer une partie des cartes. A l’entrée du petit-lac, le trio de tête était  composé d’Ylliam – Comptoir Immobilier, Alinghi et Okalys Youth Project.
Cependant une dernière transition à un kilomètre de la ligne d’arrivée changeait la donne, les D35 en tête se retrouvaient arrêtés. Alors que Mobimo, côté suisse, revenait du diable vauvert avec quelques noeuds de vitesse. Petit à petit l’équipage de Christian Wahl revenait sur le trio de tête et le dépassait.
Sur la ligne Mobimo s’imposait devant Okalys Youth Project et Ylliam – Comptoir Immobilier, qui prenait la 3ème place sur le fil devant Alinghi. Il aura fallu plus de 14 heures à ces équipages pour boucler les 66,5 milles du parcours.
A noter la belle performance du M1 Safram qui aura joué en tête de course tout au long de ce Bol d’Or Mirabaud et qui prend la 5ème place devant Ladycat Powered by Spindrift Racing et Orange Utan, un SL33. Lui même suivi par cinq D35 (Zen Too, Realteam, Phaedo2, Swisscom, et Racing Django). Swiss Médical Network prenait la première place du classement M2 et la 13ème au général.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

 

 

Au classement du D35 Trophy, cette victoire sur le Bol d’Or Mirabaud permet à l’équipage de Mobimo de prendre la 3ème place du provisoire derrière Ylliam-Comptoir Immobilier et Alinghi, toujours large leader. Place désormais à la pause estivale pour les D35, la reprise ayant lieu le  31 août pour l’Open du Yacht-Club de Genève.

Christian Wahl, skipper de Mobimo : « Le secret de cette remontée fantastique c’est d’avoir de la réussite, d’être patient. On a géré les moments clés sereinement. On a su trouver les bonnes veines et puis bien se positionner par rapport aux autres bateaux. On a toujours dit que pour gagner le Bol d’Or Mirabaud, il fallait avoir un peu de réussite. Mais ce n’est pas que de la chance non plus, il y a aussi un peu de technique. »

Pierre-Yves Jorand, directeur de l’équipe Alinghi et embraqueur pour l’occasion : « C’était une course où il y a eu pas mal de dépassements, de changements de leaders, il a fallu se recentrer souvent. Comme quand on navigue sur un Grand Prix en fait. Il fallait chercher les bonnes trajectoires, les positions favorables, savoir changer les modes.
Le retour vers Genève n’était pas simple. Ça construisait un peu par l’arrière, et à l’entrée du petit lac, il n’y avait plus beaucoup de signaux. Mobimo signe un retour incroyable et coiffe tout le monde sur le fil à la bouée d’entrée, juste avant l’arrivée. On y a cru jusqu’à la der. Il nous a manqué la petite dernière risée pour croiser devant. »

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Alinghi survole le D35 Trophy et remporte la Genève-Rolle-Genève

L’équipage d’Alinghi a de nouveau survolé les débats le week-end dernier. En effet, il remportait le Grand Prix de Versoix, ainsi que la Genève-Rolle-Genève courue samedi.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Aucune manche n’avait pu être lancée vendredi pour la première journée du Grand Prix, faute de vent.
Les neuf équipages du D35 Trophy se retrouvaient donc samedi, sur la ligne de départ de la première classique lémanique avec la Genève-Rolle-Genève. Les D35 faisaient figures de favoris, Ladycat powered by Spindrift racing qui faisait également son retour, et Safram, autre M1 du plateau pouvaient également jouer les troubles fêtes pour le général de cette épreuve.

Un Séchard bien établi permettait aux équipages de sortir du petit lac, ensuite la pétole s’installait jusqu’à Rolle avant qu’ils ne touchent un nouveau flux du Jura sur le retour.

Ernesto Bertarelli et son équipage bouclaient la course en 6 heures et 6 minutes, après avoir nettement dominé cette classique.  Zen Too, terminait en 2nde position 31 minutes plus tard devant Realteam, et Phaedo2.
La mauvaise affaire du jour était à mettre au crédit de Swisscom qui avait viré en tête la bouée à Rolle avant de se retrouver encalminé sur le retour, terminant dernier des D35.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Julien Monnier, skipper de Swisscom : « Nous avions bien joué après la bouée de Rolle, et étions bien placés.  Nous nous sommes retrouvés côte française à l’entrée du petit lac, à la même hauteur que deux concurrents, un peu plus centrés que nous latéralement. Alinghi s’est alors échappé, et tous ceux qui étaient à notre droite, même derrière, ont ensuite décollé, alors que nous sommes restés scotchés. »

Ernesto Bertarelli, barreur d’Alinghi  : « Nous avons pris un très bon départ. Ensuite, nous avons contrôlé la flotte jusqu’à la sortie du petit lac. Puis Swisscom a pris une option payante et passe quelques secondes devant nous à Rolle. Nous sommes restés calmes, nous avons fait marcher le bateau sur ses modes et avons créé un petit décalage pour finalement accrocher la transition avant les autres au retour vers Genève. »

Dimanche, quatre manches pouvaient être lancées dans le cadre du Grand Prix de Versoix, dans des petits airs, 4 à 6 noeuds.
Zen Too, Swisscom, Racing Django et Ylliam – Comptoir Immobilier  remportaient tour à tour les régates. Mais  Alinghi se montrait plus régulier que ses concurrents avec trois 2ndes places et une quatrième. Ernesto Bertarelli et son équipe réalisaient donc le doublé Grand Prix/Genève-Rolle-Genève.  Racing Django se classait deuxième du Grand Prix devant Swisscom.

Au classement général, Alinghi creuse nettement son avance après ses quatre victoires sur les quatre premières manches, l’équipage possède 12 points d’avance sur Zen Too et 14 sur Ylliam – Comptoir Immobilier, 3ème du classement à l’issue de ces trois grands-prix et de la Genève-Rolle-Genève.

Samedi 9, les D35  participeront au Bol d’Or Mirabaud, qui sera le dernier événement avant la pose estivale.

Alinghi remporte l’Open de Versoix et conforte sa place de leader du D35 Trophy

Alinghi s’est de nouveau imposé lors de l’Open de Versoix, la 2nde épreuve du D35 Trophy 2018.

Lors de la première journée, samedi, aucune manche ne pouvait être lancée faute de vent établi sur le plan d’eau. Dimanche les neuf équipages engagés en enchainaient six, lundi, quatre manches de plus étaient disputées.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

devant Swisscom et Ylliam – Comptoir Immobilier. Les D35 ont disputé dix manches dans des airs oscillants entre six et douze nœuds.

L’équipage d’Ernesto Bertarelli domine toujours le plateau, avec quatre victoires de manches et deux 2ndes places sur le week-end.
Alinghi pouvait se permettre de ne pas disputer la dernière manche lundi puisqu’ils étaient assurés de la victoire sur le grand prix avant celle-ci.

Le reste du podium est toujours très disputé avec cinq équipages en cinq points entre le second Swisscom et le sixième Okalys.
Ylliam-Comptoir Immobilier prenait la troisième place, à égalité de points avec Racing Django et Zen Too. Deux victoires de manches permettaient à l’équipage de Bertrand Demole de prendre l’avantage sur leurs deux adversaires pour le gain du podium.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Ernesto Bertarelli, propriétaire et barreur d’Alinghi : « Nous avons probablement mieux navigué ce week-end que le précédent. Nous avons fait deux manches avec des petites erreurs, mais autrement, d’une manière générale, nous avons très bien navigué. Je ne pense pas que nous avons une meilleure vitesse que les autres. Mais nous avons plus de constance, nous allons toujours à la vitesse optimum. La classe est très homogène, il faut être toujours juste, et c’est ce que nous arrivons à faire. »

Nicolas Charbonnier, tacticien d’Alinghi  : « Vendredi mis à part, nous avons eu de superbes conditions pour cet Open de Versoix. La clé de cet événement a été de grapiller des points au fur et à mesure des manches, et de ne pas baisser les bras, même après un mauvais résultat.
La flotte est très très dense, et toutes les erreurs se paient cash. Une fois, on passe 3e à la bouée au vent, et au final sur une erreur de placement on termine 7e. Une autre fois, c’est en perdant un peu de temps dans une manœuvre que l’on a perdu notre avantage sur un autre bateau, puis sur la flotte. Tout se joue sur des petits détails.
Pour le prochain grand prix, il faut simplement qu’on continue à naviguer à ce niveau. Et je ne dirai pas ce qu’on peut améliorer, pour ne rien dévoiler à nos concurrents  »

Julien Monnier, barreur de Swisscom :   « Nous sommes vraiment satisfaits, nous avons réussi à revenir dans le coup. Nous avons une bonne cohésion, l’équipage fonctionne bien. Nous sommes vraiment super-contents de notre vitesse, et ça joue un rôle énorme. Il faut toujours savoir saisir les opportunités au bon moment. »

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Mathieu Richard, tacticien sur Ylliam – Comptoir Immobilier : « Ça a rarement autant distribué, comme en dit. Il y a eu des hauts et des bas pour tout le monde. C’est vraiment très dense, avec un niveau très homogène. Pour nous, c’est plutôt une bonne surprise de terminer troisième. Les conditions sont difficiles, il faut réussir à rester serein et soudé. Mais nous avons toujours su nous remobiliser, c’est très positif. Ça prouve que nous sommes une équipe forte et soudée, c’est de bon augure pour la suite. »

Au niveau du classement général, Alinghi renforce sa première place avec deux victoires sur les deux premiers grands prix, Ylliam – Comptoir Immobilier est deuxième avec cinq points, devant Racing Django  troisième avec huit points. Swisscom fait une belle remontée avec sa seconde place et pointe en 4ème position avec neuf points,  talonné par Zen too (dix points). 

La prochaine étape se déroulera de nouveau à Versoix le 1er et 3 juin avec un format grand prix. La première classique lémanique, a Genève-Rolle-Genève, aura lieu le 2 juin entre les deux jours de régates au large de Versoix.

 

 

 

Nice Ultimed : l’équipage de Sodebo Ultim s’impose devant IDEC SPORT

Après un peu plus de 3jours de course, et après plusieurs changements de leader, c’est finalement l’équipage de Thomas Coville sur Sodebo Ultim’ qui s’est imposé hier à Nice.

L’équipage de Francis Joyon termine à environ une heure de son adversaire, après l’abandon d’Actual-Grand Large Emotion et le forfait de Banque Populaire IX suite à son chavirage pendant son convoyage.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Les deux équipages auront connu des conditions variées sur ces 1109 milles du parcours, et les zones de pétales ont permis plusieurs retours. Par ailleurs cette confrontation entre les deux ultimes a confirmé un potentiel de vitesse proches pour les deux trimarans Sodebo et IDEC SPORT.

Une parade nautique clôturera l’événement à 14h, elle sera visible depuis la promenade de anglais.

Bernard Stamm, équipier sur IDEC SPORT  :
« Sans surprise, la Grande Bleue nous a dévoilé toutes les facettes de sa réputation d’inconstance. On a en effet connu un peu toutes les allures, toutes les mers, et toutes les conditions, depuis le fort vent lors de la descente depuis Marseille vers le sud Sardaigne, jusqu’à la franche pétrole Il faut désormais apprivoiser la bête. Le flotteur se lève plus vite que lors du Trophée Jules Verne. Les appuis du bateau sont différents. Il faut s’y habituer….»

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« Notre grande satisfaction réside dans la qualité des modifications effectuées cet hiver. Je suis heureux et fier que Sébastien (Picault) et Antoine (Blouet) aient pu profiter lors de Nice UltiMed de l’excellent travail qu’ils ont réalisé sur l’électronique et l’accastillage. Nos nouveaux plans porteurs sont un peu la cerise sur le gâteau. Nous n’avons guère eu le temps de les tester par le menu, et il est clair, à l’issue de cette première course, qu’il nous faut encore beaucoup travailler pour en saisir et en maitriser toutes les subtilités.  Ce format d’épreuve m’a replongé dans le passé, et dans ces Tours de l’Europe qui nous menaient ainsi, lors de courtes étapes de deux ou trois jours, dans les plus beaux ports Méditerranéens. »

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim :
« Nous faisons du sport pour ces moments-là  :  Ces moments de voile sont des moments rares et magiques. La Méditerranée ? C’est toujours plus dur que ce qu’on pense. C’est un terrain de jeu exigeant et difficile. Nous avons été ambitieux sans jamais rien lâcher. Sans des garçons comme ça et mes deux rocks stars Matthieu Vandame et Thomas Le Breton, c’est impossible de réaliser ce genre de combat. Ils sont tout le temps à l’attaque, ils sont quasiment hors normes. Ils se jettent sur les manivelles quand il faut manœuvrer, ils sont impressionnants. Gagner c’est toujours rare et c’est précieux d’y arriver.
IDEC Sport est la référence en course au large. C’est le bateau qui a le plus grand palmarès en France. A bord, Francis (Joyon) a réuni un équipage très expérimenté. On s’est livré une belle bagarre jusqu’à cette nuit. L’adversaire était redoutable. On a eu beaucoup de plaisir à régater contre eux.
C’est à la fois très physique et mental avec beaucoup de manœuvres et des émotions difficiles à canaliser. Avec nos multicoques de plus de 30 mètres de long, on passe des vitesses folles où on se laisse griser suivies par des frustrations énormes de voir le bateau arrêté dans la pétole. Ce que vous avez construit, vous pouvez le perdre en un rien de temps sans pouvoir rien faire. Il faut alors se concentrer sur ce qu’on peut modifier. »

Jean-Luc Nélias, équipier sur Sodebo Ultim :
« J’ai vécu cette course sans véritable stress mais avec une grande philosophie. Je savais qu’en Méditerranée, tu peux te faire rattraper et tu peux rattraper. Je ne me suis jamais étonné qu’un bateau puisse nous reprendre 40 milles et qu’on puisse lui remettre 10 milles en deux heures. Ce qui est important c’est d’être premier à la fin ! »

NiceUltimed : le duel se poursuite entre IDEC SPORT Et Sodebo Ultim

La remontée de la  Sardaigne et de la Corse s’est révélée plus  compliquée que prévue dans des vents très instables. La marque de Porto Vecchio a été supprimée par le comité de course du fait de ces vents faibles.
Les deux équipages, au contact après la remontée d’IDEC SPORT hier se sont livrés à un beau duel.
Thomas Coville et ses hommes étaient parvenus à reprendre la tête dans la nuit, mais se sont de nouveau fait passer par Francis Joyon en fin d’après midi.
Les deux équipages ont utilisé à bon escient leur AIS pour éviter de tomber dans les molles favorisés par les reliefs des deux îles, laissant parfois leur adversaire encalminé à seulement quelques centaines de mètres.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Ce soir IDEC SPORT mène la danse, après le passage du Cap Corse, les deux trimarans sont désormais au travers, en route directe vers Nice, la dernière boucle est encore à définir par le comité de course.

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« Pour le moment, ce sont surtout les contrastes qui nous frappent en cette mer : vent fort puis calmes une fois sous le vent de la Sardaigne, lumière intense dans le Mistral, puis pluie et grisaille près du centre dépressionnaire en début de nuit. Le jour se lève sur une nuit fertile en émotions durant laquelle nous avons repassé notre concurrent, puis l’avons vu repasser à moins d un mile de nous, à 20 nœuds alors que nous étions arrêtés ! Tout de suite, 1 nœud au speedo. En deux tours du monde sur IDEC SPORT, Bernard Stamm qui est à la barre n’avait pas connu cela ! On se met dans le filet avant pour décoller les fesses du bateau, on sifflote, l’espoir, c’est bien connu, aime ces petites attentions. Nous sommes tout près de la côte Sarde, belle et impressionnante, on apprécie cette nature qui semble intacte vue de la mer. »

Gwénolé Gahinet., équipier d’IDEC SPORT :
« C’est le yo-yo permanent avec Sodebo. Depuis ce matin, nous naviguons quasiment tout le temps à vue. En ce moment nous le voyons très bien ! Nous sommes pas mal accro à la carto et à l’AIS. Hier, cela nous a permis de passer devant : nous avons vu qu’ils étaient arrêtés, donc dans une zone sans vent. Nous avons alors opté pour une trajectoire différente et cela a payé. Globalement, ici en Méditerranée, il vaut mieux être rattrapant que rattrapé. Ce duel entre nos deux bateaux aux performances similaires est vraiment sympa, on se prend bien au jeu !

 

NiceUltimed : IDEC SPORT prend la tête devant Sodeb’O

Les équipages des deux multicoques encore engagés sur la NiceUltimed ont connu des conditions variées depuis le départ de la course hier. Après un après midi et une soirée à tirer des bords dans des vents faibles, les deux trimarans (après l’abandon d’Actual-Grand Large Emotion) ont paré la première marque au large de Marseille vers 3h la nuit dernière. Thomas Coville et son équipage menaient alors avec 28 minutes d’avance sur IDEC SPORT.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Les marins ont ensuite mis le cap au sud, au portant dans des vents forcissants et une mer forte, vers le Cap Spartivento (au sud de la Sardaigne), ce tronçon a été avalé en 12h à plus de 27 noeuds de moyenne.  Sodeb’O Ultim doublait cette seconde marque à 14h55, 1h45 avant IDEC SPORT.

Lors de la remontée le long de la côte est de la Sardaigne, Thomas Coville et ses équipiers tombaient dans une zone sans vent, les contraignant à un bord à 90° de la route. L’équipage d’IDEC SPORT bénéficiait dans le même temps de plus de pression et refaisait son retard. Peu après 20h, Francis Joyon et ses hommes passaient en tête.

La course est donc complètement relancée , les trimaran sont attendus à la marque de  Porto Vecchio entre 3 et 4h cette nuit, puis ils passeront au Cap Corse dans la matinée. La traversée entre Corse et le continent se fera au travers, dans un vent soutenu. Les équipages repasseront demain devant Nice, entre 11h et 16h (une estimation qui sera affinée au fil des heures). Ils entameront alors une deuxième boucle vers Marseille avant de revenir à Nice passer la ligne d’arrivée, samedi après-midi.

Vacation avec Bernard Stamm, équipier sur IDEC SPORT : « La descente au portant entre Marseille et le Sud de la Sardaigne a été très tonique, on a eu des claques à 40 nœuds de vent et c’est allé très vite sur une mer chaotique. Il a fallu empanner à plusieurs reprises pour se recaler. Dans un vent si fort, cette manœuvre n’est vraiment pas évidente sur un Ultime, alors on a bien fait attention pour ne surtout rien casser. Sodebo Ultim’ a pris les devants avant la marque de Marseille puis a été un peu plus rapide que nous au portant. Mais nous nous accrochons, nous restons concentrés pour tirer les bons bords et faire marcher au mieux le bateau. »

Plus que deux trimarans en course sur la NiceUltimed après l’abandon d’Actual-Grand Large Emotion

Le départ de la NiceUltimed a été donné à 13h02 aujourd’hui. Suite au chavirage de Banque Populaire IX, le plateau se réduisait à trois trimarans sur la ligne de départ le long de la promenade des anglais.
Les trois concurrents prenaient donc la direction de Marseille pour passer la première marque dans du tour petit temps.

Malheureusement, Yves Le Blévec contactait  la Direction de Course vers 16H, pour l’informer d’une avarie de gréement (vérin hydraulique  contrôlant la bascule du mât hors service) survenue sur Actual-Grand Large Emotion. Lors d’un virement de bord, le mât est parti sous le vent et l’équipage s’est rendu compte que le vérin commandant le système ne fonctionnait  plus son rôle, le mat restant basculé sous le vent. L’équipage a pu sécuriser  le gréement dans l’axe, et a rebroussé chemin vers Nice, tout en confirmant l’abandon du multicoque.

Photo : Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org
l’ex Gitana 11 qui disputera la Nice UItimed sous les couleurs d’Actual

 

Il ne reste donc plus que les équipages Francis Joyon (IDEC SPORT) et de Thomas Coville (Sodebo Ultim’) en course, les deux maxi trimarans naviguent actuellement au large de Porquerolles et sont au contact à 0,1 mille l’un de l’autre. Dans ces conditions légères, les deux multicoques ont des performances très proches.

Les deux trimarans devraient passer la première marque à Marseille dans la nuit et prendront ensuite un cap plein sud vers la Sardaigne dans des conditions nettement plus musclées avec une  mer forte et courte et des vitesses de l’ordre de 30 noeuds attendues.

La cartographie actualisée toutes les 5 minutes disponible : ICI