AC72, trois équipes naviguent

L’équipage d’Emirates Team New Zealand poursuit ses navigations en baie d’Hauraki, avec une version modifiée de son 1er AC72 (carénages des poutres de liaison entre autre).

Les néo-zélandais disposent encore de six jours de navigation avec ce bateau jusqu’à fin janvier ; en effet le règlement autorise 30 jours de navigation sur le premier AC72 construit, jusqu’au 31/01/2013, puis 45 jours avec les deux bateaux au cours des trois mois suivants.

Et ses quelques jours restant devraient être mis à profit pour naviguer avec le catamaran de Luna Rossa, l’équipe italienne qui fait ses débuts sur ce support, les deux bateaux ont déjà plusieurs jours d’entrainement en commun, ce qui devrait permettre aux italiens (coachés par Franck Cammas) de progresser rapidement dans le maniement et les réglages du bateau, et aux néo-zélandais de valider les modifications apportées récemment à leur multicoque et de s’entrainer pour les phases de contact.

© Chris Cameron/Emirates Team New Zealand

Les designs des AC 72 d’Emirates Team New Zealand et de Luna Rossa sont identiques, en dehors de appendices, ETNZ navigue avec des dérives en » S », alors que les italiens ont choisi des profils en « L ».

L’équipe suédoise d’Artemis Racing, qui a aussi recruté un français, Loick Peyron en tant que « speed coach », poursuit quant à elle ses navigations à San Francisco. Le français a dévoilé quelques informations sur le bateau dans une interview sur la page officielle d’Energy Team : la vitesse de 26 noeuds pour 10 noeuds de vent aurait été atteinte, et le bateau aurait comme ses adversaires effectué ses premiers vols sur des bords de portant.

© Sander van der Borch/Artemis Racing

Côté américain, les dernières informations (cf l’interview de Brad Webb sur Sailing-World) font état d’un retour sur l’eau de l’équipe Oracle Team USA avec l’Ac72 n°1 en début d’année 2013, avec une aile neuve (initialement prévue pour l’AC 72 n°2 qui devrait sortir de chantier en mars). Des membres du team américain sont présents à Auckland pour suivre les sorties des catamarans néo-zélandais et italien, il est probable que la plate forme d’USA 17 soit modifiée au cours de ce chantier forcé.

America’s Cup : contre temps pour Luna Rossa

Alors qu’Artemis Racing a enfin débuté ses navigations sur son AC72, les italiens de Luna Rossa n’ont effectué qu’une journée de navigation depuis la mise à l’eau de leur catamaran.

En effet l’aile du bateau italien a été endommagée lors d’une opération de grutage aujourd’hui, seule la partie haute semble touchée, mais cet incident devrait immobiliser l’AC72 pour quelques jours.

Les suédois ont effectué deux sorties en baie de San Franciso dans des conditions clémentes, sans problème semble-t-il, le catamaran semble assez bas sur l’eau, à l’inverse des dessins d’ETNZ et de Luna Rossa.

Sander van der Borch / Artemis Racing.

Les néo-zéalandais ont également repris leurs navigations en baie d’Hauraki, avec quelques modifications apportées au bateau dont des carénages afin d’améliorer l’aérodynamique, les possibilités de vol du catamaran avec cette nouvelle configuration semblent toujours exceptionnelles, rappelons que l’équipage d’ETNZ a navigué 18 jours depuis la mise à l’eau alors que les autres équipages n’ont passé que quelques jours sur l’eau…

© Chris Cameron/ETNZ

L’AC72 d’Artemis Racing baptisé

L’AC72 d’Artemis Racing a été remis à l’eau aujourd’hui à San Francisco et a été baptisé, après une première tentative avortée le 18 octobre dernier, suite à un problème structurel survenu lors du remorquage, la remise en état du catamaran a nécessité deux semaines de réparations.

Photo : Artemis Racing/Sander van der Borch

Le skipper, Terry Hutchinson souhaite rattraper le retard pris suite aux incidents du remorquage et le bateau devrait effectuer ses premières navigations dans le courant de la semaine, l’équipe recevra le renfort de Loïck Peyron qui sera présent lors de ces premiers tests.

Le team suédois, challenger of record de la 34ème America’s Cup devrait mettre à l’eau son second bateau en début d’année prochaine.

Loick Peyron rejoint Artemis Racing

Tout comme l’équipe italienne de Luna Rossa qui s’offre le savoir faire de Franck Cammas en matière de multicoques, les suédois d’Artemis Racing ont décidé de faire appel à Loick Peyron pour les seconder lors des premières navigations de leur AC72.

Les équipes qui n’ont pas encore naviguer avec leurs catamarans choisissent la prudence dans l’apprentissage et la maitrise de leurs bateaux, probablement échauder par le chavirage d’USA17 en baie de San Francisco.

Les néo-zélandais, qui ont navigué 16 jours sur leur catamaran, ont choisi d’effectuer un chantier d’une dizaine de jours afin d’améliorer la vitesse et l’ergonomie du bateau.

Mise à l’eau de l’AC72 de Luna Rossa

L’équipe italienne, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a mis à l’eau son catamaran AC72 hier à Auckland.

Le team, dernier engagé, avait passé un accord avec Emirates Team New Zealand, qui avait partagé le design de sa plate forme et de son aile, cette coopération court jusqu’au 31 décembre 2012, le seul élément qui ne soit pas commun aux deux équipes sont les foils.

Les italiens ont choisi comme les néo-zélandais de présenter leur bateau avec des dérives droites pour sa première apparition. Celles-ci devraient rapidement être remplacées par des appendices plus « travaillés », qui devraient permettre au catamaran de se sustenter, comme celui d’ETNZ.

Luna Rossa devrait effectuer sa première navigation mercredi après des test statiques en début de semaine, à noter la présence de Franck Cammas, qui va apporter sa connaissance à l’équipe italienne et notamment à Max Sirena, le skipper.

Du côté des concurrents, Artemis Racing n’a toujours pas repris la mer, Terry Hutchinson, le skipper de l’équipe suédoise a reconnu une erreur humaine lors du remorquage du catamaran, en effet celui-ci a été fait avec les foils en position basse, or les efforts de ceux-ci ont été étudiés pour être équilibrés par ceux de l’aile qui n’était pas en place, ce qui a provoqué l’incident sur la plate-forme. Ils espèrent pouvoir débuter leurs entrainements cette semaine.

Côté américain, l’équipe continue à ramasser les débris de l’aile dispersés en baie de San Francisco suite au chavirage d’USA17, l’équipe donne la priorité au second bateau actuellement en cours de construction et devrait lancer la construction d’une troisième aile afin d’équiper ses deux plates formes.

Les néo zélandais poursuivent quant à eux leurs entrainements, sans connaitre de problème sur leur bateau, offrant de superbes images de leur catamaran en vol stabilisé.

© Chris Cameron

Lancement raté pour l’AC72 d’Artemis Racing

Terry Hutchinson et son équipage devaient effectuer des tests avec leur AC 72 avant de gréer l’aile rigide et de baptiser le catamaran aujourd’hui, le programme a vite été annulé, en effet au cours du remorquage, les bruits suspects au niveau des étraves ont été entendus.

Le bateau a donc rejoint le hangar du team suédois par sécurité, afin d’analyser la structure des coques.

Après le chavirage d’Oracle Team USA, cette avarie est un nouveau coup dur pour la préparation de la prochaine Coupe de l’America, seul Emirates Team New Zealand n’a pas connu d’avarie grave sur son catamaran, le sistership de celui-ci, celui de Prada-Luna Rossa devrait toucher l’eau la semaine prochaine.

Point sur le chavirage d’Oracle Team USA

Le catamaran AC72 d’ORACLE TEAM USA  a chaviré dans la baie de San Francisco cette nuit (heure française), au cours de la huitième journée d’entraînement de l‘équipe (le règlement autorise 30 jours de navigation sur le premier AC72 construit jusqu’au 31/01/2013 puis 45 jours avec les deux bateaux au cours des trois mois suivants) .

Les conditions étaient musclées, avec des rafales de plus de 25 noeuds et un fort clapot  associé à un gros coefficient de l’année.

Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA

Le tacticien du bord revient sur l’incident, Tom Slingsby (AUS) : « Lorsque l’avant a enfourné, l’aile a suivi et quelques équipiers sont tombés à l’eau . L’aile pouvait se briser à tout moment, c’est pourquoi nous avons tous sauté par-dessus bord ».

Le chavirage s’est déroulé pendant une manoeuvre de bare away, lors de l’abattée, les étraves ont plantées et le bateau a sanci, ce « soleil » a peut être été favorisé par la houle. L’aile a maintenu le bateau dans cette position pendant quelques minutes avant que celui-ci ne bascule sur la tranche.

L’équipe technique du team a tenté de remettre le bateau à l’endroit sans succès, la houle a ensuite commencé à désagréger les éléments mobile de l’aile rigide, le mât s’est ensuite brisé, le catamaran a ensuite pu être pris en remorque jusqu’à la base technique du team américain.

Les photos de la séquence sont visibles sur le site H2OShots.

Avec le catamaran géant couché sur la tranche, les fortes conditions ont rapidement endommagé l’aile. Avec le courant, le bateau a ensuite dérivé vers l’océan et, à la tombée de la nuit, l‘équipe tentait toujours de ramener la plate-forme du catamaran vers la base. L’aile est entièrement détruite.

Le gréement est donc complétement perdu, ce chavirage va très nettement ralentir la préparation du team américain, comme l’explique le skipper, qui reste néanmoins optimiste Jimmy Spithill (AUS): « C’est un sacré coup dur. Il s’agit d’une véritable mise à l’épreuve pour toute l’équipe . Mais j’ai déjà vu ces types relever le même défi lors de notre précédente campagne avant de remporter l’America’s Cup. Seule une équipe solide s’en remettra. Cet incident ne nous empêchera pas de gagner à nouveau l’America’s Cup ».

Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA

Le deuxième AC72 de l’équipe américaine devait être mis à l’eau début 2013, les dégâts de la plate forme d’USA17 ne pourront être évalués qu’après des examens approfondis.

L’AC72 d’Oracle Team USA chavire à San Francisco

L’équipage d’USA 17 est sain et sauf, mais le catamaran à aile rigide du defender semble très endommagé après ce chavirage en baie de San Francisco.

Sur les vidéos qui circulent ce matin, on découvre les circonstances du chavirage. L’AC72 semblait lancé à pleine vitesse, l’équipage s’apprêtait à effectuer un bear-away quand les étraves ont planté dans une mer qui semble formée, le multicoque a ensuite sanci en quelques secondes.

Le bateau semble être resté en équilibre, posé sur l’aile pendant plusieurs minutes, sans que l’équipe puisse le remettre à l’endroit avec ses bateaux d’assistance, l’aile s’est ensuite progressivement désagrégée, les parties mobiles en premier puis le mât qui a probablement endommagé la plate forme.

Le bateau a pu être remorqué à terre, reste désormais à évaluer les dégâts et à débuter un long chantier de remise en état du catamaran, ce qui devrait nettement handicapé le defender dans sa préparation pour la 34ème Coupe de l’America.

 

Energy Team devant la justice américaine

Les derniers America’s Cup World Series laisseront un goût amer à l’équipe française d’Energy Team, en effet les résultats sportifs avec une 6ème place en match racing et une 7ème en flotte n’auront pas été à la hauteur des ambitions du team, mais un second volet vient contrarier l’équipe avec une action en justice à leur encontre.

L’histoire commençait pourtant bien avec un plaisancier qui récupérait l’Ac45 d’Energy Team, alors que celui-ci se trouvait à la dérive en baie de San Francisco suite à la rupture de ses amarres, celui-ci était chaleureusement remercié et invité à être le 6ème homme à bord pour une manche, l’organisation prévoyait également de revoir les procédures de mouillage des bateaux suite à cet incident.

Malheureusement le plaisancier s’avère moins sympathique de prévu lorsqu’il a décidé de réclamer 200000$ à l’équipe pour le sauvetage du multicoque d’une valeur d’un million d’euros.

Affaire à suivre à la cour…

L’ex Gitana 12 (et Bonduelle) va de nouveau changer de propriétaire

L’ancien 60′ ORMA, ex Gitana 12, ex Bonduelle, qui a été allongé à 72′ par l’équipe d’Artemis Racing, afin de tester l’aile de leur AC72, va de nouveau changer de propriétaire.

En effet le trimaran aurait été acheté par John Sangmeister, un américain déjà propriétaire d’un Formule 40, celui-ci devrait s’aligner sur la Transpac 2013 avec entre autre Gino Morrelli, Cam Lewis, Jacques Vincent à bord.

Le trimaran avait été transporté aux Etats Unis avec son gréement conventionnel en même temps que la plate forme de l’AC72 de l’équipe suédoise, on devrait retrouver le trimaran qui devrait être renommé Tritium sur les classiques américaines.