Des sponsors pour Team France ?

D’après Loick le Bras, de Voiles et Voiliers, Team France, serait sur le point de signer un accord de sponsoring avec le groupe Airbus et le groupe hôtelier Accor.

Le défi français, mené par le trio Franck Cammas,  Michel Desjoyaux et Olivier de Kersauson, sécuriserait donc sa participation à la 35ème Coupe de l’America avec ces deux sponsors et pourrait lancer sa campagne, notamment les études pour le futur catamaran à aile AC62.

 

 

Mise à jour du 25/7/2014 : Un communiqué officiel d’America’s Cup Management daté de ce jour fait part de la participation de 4 équipes, Luna Rossa Challenge, Artemis Racing, Ben Ainslie Racing et Team France, ce qui semble confirmer les rumeurs de cette semaine. Ces teams seraient en discussion avec le Defender Oracle Team USA concernant le format et les règles de la prochaine Coupe, après le retrait de challenger of record Team Australia.

 

A lire également une interview du tacticien de Luna Rossa, Francesco Bruni sur la régate.

Coupe de l’America : Le challenger of record jette l’éponge

L’équipe australienne, soutenue par la famille Oatley, a annoncé aujourd’hui son forfait pour la 35 ème Coupe de l’America.

Les raisons économiques sont mises en avant par le Team Australia, mais il semblerait que le rôle du challenger of record se soit sensiblement réduit, le team n’aurait pas réussi à infléchir les décisions du team Oracle USA concernant le format et les réductions de budget.

Un nouveau Challenger of Record devrait être désigné, il s’agira du premier inscrit à cette 35ème America’s Cup. Le Ben Ainslie Challenge (UK), les suédois d’Artemis, Luna Rossa (ITA) et Emirates Team New Zealand sont sur les rangs pour cette prochaine édition, on attend également une annonce du team France.

Coupe de l’America : les réactions

  • Deux annonces cette semaine :
    • sans surprise, Luna Rossa est de nouveau challenger, Max Sirena est de nouveau skipper du team transalpin, accompagné de Francesco Bruni et Chris Draper, à noter l’arrivée de Martin Fisher dans l’équipe architecturale.
    • Ben Ainslie a aussi dévoilé son team, son budget prévisionnel est de 80 millions de £, 40% serait déjà sécurisé, quelques équipiers sont déjà annoncés : David Carr, Nick Hutton, Matt Cornwell, Andrew McClean ; côté architectual le britannique a recruté le français Benjamin Muyl (ex ETNZ, co-architecte de Groupama C), ainsi que Jason Ker, Dirk Kramers, Luc du Bois.
  • La polémique s’estompe entre Team New Zealand et le defender Oracle, en effet, Grant Dalton, CEO d’ETNZ a repris en détail le protocole lors d’une conférence de presse, il estime que les chances de remporter cette 35 ème America’s Cup restent fortes malgré les avantages du defender. Ceux-ci sont désormais largement minorés par rapport aux premières réactions, notamment sur le fait de naviguer à deux bateaux.
  • Côté français, les réactions du potentiel Team France sont également assez consensuelles :
  • La date du 8 août pour le règlement des premiers droits d’inscription (1.075.000 US$) vous convient-elle et aurez-vous les moyens de payer ?

Louis Noël Viviès : « Le protocole précise que les coûts de l’organisation sportive de la prochaine America’ Cup devront être supportés à part égale par l’ensemble des concurrents. Ces droits d’inscription, qui peuvent paraître élevés, sont aussi destinés à avoir un arbitrage et une organisation sportive indépendants du Defender. Cela a un coût, mais qu’il faut le mettre en perspective puisqu’il ne représente que 3% du budget global d’une campagne. Si Team France se lance à l’attaque de la 35ème AC, c’est avec des moyens cohérents avec ses ambitions et ce premier versement est donc incontournable ! »

    •   Sportivement, que pensez-vous des quatre échelons de sélection :
      1. America’s Cup World Series en AC 45
      2. America’s Cup Qualifier (2 round robin)
      3. America’s Cup Challenger Playoffs
      4. America’s Cup avec 1 point d’avance pour le challenger si il est aussi le vainqueur des America’s Cup Qualifier
      Franck Cammas : « Les sélections vont commencer très tôt (dès l’année prochaine, en AC45) et déjà on sera dans le vif de la compétition avec des points à gagner ! C’est plutôt positif d’être dans l‘obligation de se mesurer régulièrement avec les autres team de l’America’s Cup et donc acquérir de l’expérience et progresser lors des ces régates de très haut niveau. Cela permettra aussi de sélectionner et de former un équipage performant pour Team France qui œuvrera ensuite sur l’AC62. On a besoin pour cela de mettre les équipiers sous pression très tôt et donc cela va nous permettre d’arriver préparé pour les régates finales sur le grand catamaran, régates qui demeurent l’objectif ultime et important de cette aventure»
    •   Technologiquement, le droit qu’à le Defender de construire deux bateaux contre 1 aux Challengers constitue t’il un avantage considérable ? Michel Desjoyeaux : « Dans l’histoire de la Coupe, le Defender, qui fixe bon nombre de règles, a pour principal objectif de conserver son titre. Beaucoup de choses dans l’America’s Cup sont basées sur ce principe. Contrairement aux challengers, il navigue seul et n’a donc pas l’opportunité de tester son bateau face à des concurrents. Il est donc assez logique qu’il s’octroie le droit de construire deux bateaux contre un par challenger. »
    • Est-il gênant de ne pas connaître qu’en février 2015 le lieu des différentes villes accueillant les sélections et l’America’s Cup ? Est-ce là encore une manœuvre du Defender pour tirer un avantage ?
      Michel Desjoyeaux : « Le projet de jauge dont nous disposons est très contraignant et la marge de manœuvre des designers est millimétrée. Le choix du plan d’eau ne devrait pas beaucoup influer sur la performance des bateaux. D’autant plus que selon les bruits qui circulent, on devrait naviguer sur une mer plutôt plate. Il faut aussi se mettre à la place du Defender qui organise ces régates. C’est un énorme travail qui demande du temps. »

Le protocole de la 35ème America’s Cup (enfin) dévoilé

Après plusieurs mois de retard, le defender Oracle Team USA a dévoilé le protocole de la prochaine Coupe de l’America hier.

Toutes les informations n’y figurent pas, notamment le plan d’eau sur lequel sur déroulera la compétition.

Les principaux points du protocole :

  • La 35ème America’s Cup se déroulera en 2017
  • Un circuit de 3 ans de régates sera mis en place, de 2015 à 2017 :
    • entre 6 et 8 America’s Cup World Series, en AC45, en 2015 et 2016, les résultats de ces régates compteront pour la phase qualificative de l’America’s Cup. Les AC45 pourraient être équipés de foils
    • Deux phases de qualification en 2017, sur les AC62 : l’America’s Cup Qualifiers series avec tous les teams inscrits, les quatre meilleurs teams accéderont alors à l’America’s Cup Challenger Playoffs, qui se jouera en 5 manches gagnantes sur un format : demi-finales, finale. Cette dernière étape permettra de déterminer le challenger qui affrontera Oracle en finale de la Coupe, toujours en 7 manches gagnantes.
    • si le challenger vainqueur des playoffs a remporté les series qualificatives, il débutera la finale de l’America’s Cup avec un point.
    • Renouvellement des Youth America’s Cup, avec au moins deux événements, en dehors du cadre de régates de l’America’s Cup, l’intégralité de l’équipage devra avoir la nationalité de son équipe
  • Confirmation du catamaran AC62, à aile rigide et mené par 8 équipiers, utilisé à partir de 2017, le defender Oracle pourra construire 2 bateaux, les challengers un seul. Des modifications sur les catamarans sont possibles : 20% pour les coques, 50% pour les bras.
  • Les coques des AC62 devront être construites dans le pays représenté par le défi, possibilité de construire deux ailes par équipe, et 6 paires de « dérives-foils ».
  • Le range de vent pour lancer une régate se situera entre 5 et 25 noeuds
  • Introduction d’une règle de nationalité : au moins un équipier ayant la nationalité de l’équipe pour les America’s Cup World Series sur AC45, au moins 2 équipiers sur les 8 pour les régates en AC62 à partir de 2017.
  • Les inscriptions à la compétition doivent se faire entre le 9 juin et le 8 août 2014, les équipes ayant des financements devraient donc rapidement se dévoiler (Luna Rossa, Artemis racing, Team New Zealand, Team Australia, Ben Ainslie Challenge semblent quasi certaines, reste des inconnues dont le Team France)
  • Les AC62 ne devront pas être mis à l’eau plus de 150 jours avant le début des phases qualificatives, à l’exception deuxième bateau du défenseur, qui ne pourra être lancé au plus tôt  que 30 jours avant les Qualifications. Le Defender ne pourra pas naviguer avec ses deux catamarans jusqu’au terme des America’s Cup Qualifiers series.

Les critiques commencent à poindre concernant le protocole, notamment sur le fait que les challengers peuvent avoir des difficultés à vendre un projet à leurs sponsors sans connaitre le plan d’eau des régates.

Le defender se donne jusqu’au 31 décembre pour annoncer celui de la Finale de la Cup et jusqu’au 15 février 2015 pour déterminer celui qui accueillera à la dernière phase de qualification précédant l’America’s Cup.

Par ailleurs le coût d’une campagne est critiqué, les équipes devront investir dans des études de conception et la construction  des AC62, sans être assurées de participer au dernier.

L’avantage du defender est également criant, les challengers ne pourront construire qu’un bateau, Oracle en lancera deux, s’assurant un net avantage en cas de casse ou de chavirage.

Le point sur la 35ème Coupe de l’America

La prochaine Coupe de l’America devrait avoir lieu en 2017, Larry Ellisson, patron d’Oracle et defender, devrait dévoiler le protocole à la fin du mois. Une interview de celui-ci et une autre du CEO du team américain, Russell Coutts, laissent craindre un changement radical du mode de sélection des challengers.

Jusqu’ici les équipes inscrites intégraient la Louis Vuitton Cup, et le vainqueur de cette compétition accédait à la finale de la Coupe de l’America face au defender. Il semblerait que ce mode de sélection change totalement, les équipes souhaitant participer aux régates de sélection devraient disputer un championnat en AC45 en 2015 et 2016, il y aurait deux divisions, une atlantique et une pacifique, avec une régate par pays participant. Seuls les deux premiers de chaque « divison » auraient accès à l’équivalent de la Louis Vuitton Cup (il est quasiment acquis que le géant du luxe français ne sponsorisera plus l’épreuve). Les équipes s’engageant sur le circuit AC45 ne seraient donc pas sûres de disputer les régates en AC60… Dans ce contexte, comment envisager qu’un sponsor puisse engager de grosses sommes, débuter des études sur le gros catamaran à aile (AC60), sans avoir l’assurance de construire ce bateau et de disputer les régates de sélection en 2017…

Trois défis de la zone « Europe/Atlantique » semble disposer d’un budget : Luna Rossa qui bénéficie du soutien de Prada à hauteur de 50 millions d’euros jusqu’en 2017, Artemis qui conserve ses marins (Outtridge, Peyron) et étoffe son équipe architecturale (Michel Kermarec, Thiha Win, Adam May, Nico Rousselon) et le Ben Ainslie Challenge qui semble disposer d’un budget de 90 millions d’euros. Avec le protocole « actuel », au moins une de ces équipes serait éliminée à l’issue des deux prochaines saisons, sans pourvoir disputer les phases finales de sélection. Côté Pacifique, les organisateurs espèrent des défis coréen, chinois ou japonais, en plus des actuels défis néozélandais, australiens et du defender américain.

Le lieu de cette 35 ème Coupe de l’America pourrait être Hawai, alors que San Francisco avait été un vrai succès côté météo et oragnisation.

L’union sacrée pour une équipe française pour la 35ème America’s Cup ?

La France était la grande absente de la 34ème Coupe de l’America et de la dernière Louis Vuitton Cup, plusieurs marins ont décidé de se regrouper pour maximiser les chances d’un futur défi hexagonal pour la prochaine édition.

Franck Cammas, Michel Desjoyeaux et Olivier de Kersauson ont donc lancé aujourd’hui le Team France. Stéphane Kandler, l’ancien patron du Défi Areva prend le poste de directeur de projet, plusieurs dirigeants de grandes entreprises soutiennent également le projet dont Bruno Bich, Bertrand Méheut, patron de canal plus, Bruno Luisetti ex pdg de Kraft, ou encore le banquier d’affaire Erik Maris.

L’objectif est de réunir 20 millions d’euros par an jusqu’à la prochaine édition, probablement en 2017, de s’aligner sur des circuits internationaux, comme les America’s Cup World Series et les Extreme Sailing Series.

Franck Cammas devrait s’occuper de la partie sportive et de la navigation, Michel Desjoyaux de la partie technique, et Olivier de Kersauson aura un rôle fédérateur d’ambassadeur.

Reste maintenant à réunir le budget et espérer également un ralliement de l’Energy Team mené par Bruno Peyron afin de maximiser les chances de ce projet.

Oracle Team USA remporte la 34ème America’s Cup

Emirates Team New Zealand n’aura pas démérité sur cette ultime régate, Dean Barker remportait le départ sous le vent d’Oracle et passait la bouée 1 en tête, le skipper kiwi parvenait à contrôler son adversaire sur le bord de portant.

James Spithill choisissait la bouée de droit à la porte 2, ETNZ s’engageait à gauche, sur la remontée au vent, Oracle revient de nouveau sur le catamaran kiwi et finit par passer son adversaire, grâce à une meilleure vitesse de fond et de meilleures relances, ETNZ perdant une à deux longueurs sur chaque virement, le delta est sans appel à la porte 3 avec 30 secondes d’avance pour Oracle Team USA, le delta se creuse encore un peu sur le portant.

© ACEA / RICARDO PINTO

James Spithill, Ben Ainslie, Tom Slingsby et l’équipage d’ORACLE Team USA remportent cette manche avec 44 secondes d’avance et par conséquent conserve la Coupe de l’America.

© ACEA / RICARDO PINTO

Les américains auront fait des progrès fulgurants tout au long de cette America’s Cup, avec 11 victoires, contre 8 pour les néo-zéds, suite à la pénalité de 2 points consécutives à la tricherie sur les America’s Cup World Series. Le score final avec pénalités est donc de 9-8 en faveur des américains.

ETNZ et Oracle Team USA au pied du mur

Le challenger Emirates Team New Zealand et le defender Oracle Team USA disputeront dans quelques minutes la dernière manche de la 34ème America’s Cup. Les deux équipes sont désormais à égalité de points : 8-8, l’équipe qui gagnera la manche de ce soir remportera la coupe.

Le rapport de force s’est inversé au cours de ce mois de compétition, si Emirates Team New Zealand semblait affuté dès le départ avec de manoeuvres fluides et une bonne vitesse, le team américain a nettement haussé son niveau que ce soit en vitesse, en cohésion de l’équipage ou en tactique, l’arrivée de Ben Ainslie n’y étant à priori pas étrangère avec des décisions parfois radicales mais payantes.

© ACEA / RICARDO PINTO

Oracle Team USA a enfoncé le clou sur la seconde manche d’hier ;sur la première ETNZ avait écopé de deux pénalités avant le départ, rendant toute chance de victoire illusoire ; les américains ont passé les deux premières marques en seconde position, puis ils ont réduit le delta sur le bord de près avant de recoller à leur adversaire. Les néo zélandais choisissent de virer sous le vent des américains pour garder la droite alors qu’ils sont prioritaires, l’AC72 d’Oracle est lancé alors que celui des néd-zéd sort de son virement, les deux bateaux vont jusqu’au bord du parcours, et virent de concert, les américains sont plus rapides et remontent mieux au vent, ils prennent la tête de la course et choisissent le bon côté du plan d’eau, les kiwis subissent et perdent petit à petit du terrain pour échouer à 1km de leur adversaire.

L’équipage de Dean Barker n’a plus qu’une chance d’inverser la tendance ce soir, à suivre dans les minutes qui viennent.

Oracle Team USA revient sur Emirates Team New Zealand

Le defender américain revient fort dans cette America’s Cup, après des débuts difficiles et une nette domination des kiwis, les américains reprennent l’avantage en enchainant cinq victoires consécutives, les néo-zélandais sont pourtant passé tout près du gain de la Coupe vendredi dernier, ils étaient en effet largement en tête de la manche qui devait leur permettre de ravir celle-ci aux américains, mais le comité annulait cette manche pour cause de dépassement du temps de 40 minutes imposé dans le protocole. Les kiwis étaient alors proche de la bouée 4 et à quelques minutes du graal, la météo en a voulu autrement, depuis l’équipage néo-zéd est à la peine, ils n’ont gagné aucun départ et malgré quelques coups d’éclats au près sont assez largement dominés au niveau tactique par Ben Ainslie, qui prend des risques, rompt le contact pour aller chercher les risées et les bascules en limite de la zone de navigation.

L’analyse de Christian Karcher de la manche 16, d’hier

Ce soir, nouveau scénario catastrophique lors de la première manche pour Emirates Team New Zealand qui reçoit deux pénalités sur la phase de départ, une pour ne pas avoir laissé d’eau à Oracle Team USA sous son vent, une pour le contact qui a suivi alors que l’AC72 n’était plus manoeuvrant suite au lof des américains. Les kiwis paraissent totalement tétanisés par l’enjeu depuis cette manche annulée vendredi, ne parvenant pas à rivaliser au départ et n’ayant que peu de chances de retour sur les manoeuvres ou en vitesse, le team américain ayant amélioré ces deux points notamment au près avec des vitesses similaires à celle des kiwis.

Reste une manche aux kiwis pour remporter la Coupe ce soir, le score étant désormais de 8 à 7 en faveur de Team New Zealand, les américains ont cependant remporté 9 manches contre 8 pour les kiwis suite à leur pénalité de 2 point infligée pour tricherie lors des America’s Cup World Series

Les néo-zélandais à un point de la victoire

Emirates Team New Zealand a remporté hier l’unique manche du huitième jour de finale de la 34ème America’s Cup face à ORACLE TEAM USA portant le score à 8-1. Pour gagner l’America’s Cup, une des deux équipes doit glaner 9 points, les kiwis sont donc désormais à un point de la victoire de cette 34ème Coupe de l’America.

Emirates Team New Zealand a dominé Oracle Team USA sur une bonne partie de la manche et finissait par s’imposer avec  15 secondes d’avance. Dean Barker réussissait un superbe départ en dominant largement Jimmy Spithill, en le lofant, prenant un avantage de 3 secondes à la bouée n°1. L’écart augmentait au fur et à mesure de la régate avec des écarts de 6, 17 et 18 secondes aux bouées suivantes.

Oracle n’a pris la tête que furtivement sur le près, mais les kiwis ont rapidement repris le dessus et ont de nouveau fait un joli coup tactique au  passage de la bouée 4 en obligeant les américains à s’écarter de la layline et les contraignant à passer la bouée à faible vitesse, perdant ainsi quelques secondes, ce qui leur permettait de gagner de cette régate.

L’analyse de Christian Karcher

Dean Barker, skipper d’Emirates Team New Zealand : « Nous restons sur nos gardes car nous ne savons jamais quelle tournure peuvent prendre les choses, même si près du but. Aujourd’hui les éléments ont joué en notre faveur. Nous étions en tête au départ et sur le premier bord puis de nouveau au coude-à-coude car les deux catamarans sont similaires en termes de performances ».

« Chaque point est si difficile à engranger. Nous y allons pas à pas et nous essayons de garder la tête froide après chaque victoire ».

La seconde manche du jour était annulée pour cause de vent forcissant avec un courant sortant s’accentuant également.

Les équipages se sont retrouvés ce soir pour une nouvelle régate, la deuxième étant de nouveau annulée alors que la procédure avait été lancée. Cette fois-ci, James Spithill dominait son adversaire, l’obligeant à une manoeuvre à quelques secondes du départ, permettant au team américain de prendre l’avantage à la bouée n°1. Les kiwis ne parviendront pas à revenir, Oracle Team USA ramenant le score à 8-2.

La prochaine régate aura lieu demain soir à 22h15.