Début de stand by pour Groupama 3

Le stand by pour le record de la Méditerranée (Marseille-Carthage) a débuté aujourd’hui pour l’équipage de Groupama 3. Le temps à battre est la propriété de l’équipage de Bruno Peyron sur Orange II qui avait parcouru les 458 milles en 17 heures et 56 minutes.

Reste à attendre une fénêtre météo favorable à savoir un mistral bien établi qui se prolonge au delà de la Sardaigne. L’équipage sera réduit pour ce run à 7 hommes d’équipage sans quart comme l’explique le skipper Franck Cammas :« Depuis notre départ de Lorient, le 17 mars dernier, nous avons parcouru près de 8.000 milles à bord de Groupama 3. L’équipage le connaît bien et nous sommes parés à largueur les amarres. Afin d’être le plus rapide possible, nous ne serons que sept à bord au lieu des dix habituels. La durée du record (17 heures) nous le permet car nous n’aurons pas de quarts à faire pour nous reposer. Il ne nous reste plus qu’à attendre un bon Mistral. C’est un record vraiment sympa qui part de là où j’ai commencé la voile il y a plus de vingt ans ».

A voir : les photos de Juan Pablo Cadario lors du passage de Groupama 3 à Venise détaillant les procédures de virement de bord, les différentes configurations de voile et l’aménagement intérieur du trimaran sur le blog Juanpa Cadario.

Groupama 3 à Marseille, chantier pour Banque Populaire V

  • Groupama 3 de retour en France, après dles étapes à Istambul, Athènes, Venise et Gênes,  le maxi trimaran skippé par Franck Cammas a fait son entrée dans le vieux port de Marseille avant hier. Le skipper et son équipage espèrent pouvoir profiter de cette escale pour tenter de battre le record de la Méditerranée en Marseille et Carthage, si le mistral le permet…

© Yvan Zedda

  • Banque Populaire V est entré en chantier comme prévu, suite à l’avarie de flotteur tribord consécutive au heurt d’un OFNI, l’équipe a décidé de renforcer aussi  le flotteur babord au même endroit, pour éviter une nouvelle avarie de ce type. Le maxi trimaran de Pascal Bidégorry devrait retrouver l’eau fin mai avant de partir vers New York afin de se mettre en stand-by pour le record de l’Atlantique Nord.

Sodeb’O remis à l’eau

Sodeb’O, le maxi trimaran de Thomas Coville a été remis à l’eau aujourd’hui à Lorient après son chantier post tour du monde.

Le bateau a été mâté dans la foulée, la dérive et la grand voile seront installées demain avec un départ prévu vendredi pour les Sables d’Olonne.

Pas de grosses modifications lors de ce chantier, le trimaran a semble-t-il été allégé, les foils ne feront leur apparition que pour la Route du Rhum 2010.

Les deux records au programme de la saison seront la Route de la Découverte et l’Atlantique Nord.

Fin de chantier pour Gitana 13

Le maxi catamaran aux couleurs de la famille Rothschild devrait retrouver la baie de Quiberon en fin de mois après un chantier suite à la saison de records 2008 (Route de l’Or, Pacifique, Route du Thé).

Le détail des travaux par Léopold Lucet : « Les efforts et les sollicitations imposés à la plateforme durant notre tour du monde ont laissé quelques traces… Durant les trois mois de chantier qui viennent de s’écouler, nous sommes intervenus sur les quatre jonctions entre les flotteurs et les bras. Pour consolider, il a fallu refaire le nid d’abeille sur ces zones. Nous avons également recollés les cloisons avant et arrière qui étaient abîmées. Enfin, nous avions constaté de l’usure en tête de mât, ce qui a nécessité quelques réparations dans des zones préalablement établies .»

Le programme du catamaran cette année se limitera à des opérations de relations publiques pour le Groupe LCF Rothschild à la Trinité puis dans le sud ouest de la France et enfin en Méditerranée.

Banque Populaire V à Lorient, pas de Route de la Découverte cette année.

Banque Populaire V est de nouveau amarré à Lorient après un convoyage de 6 jours via les Canaries et Madère et les Açores. Pascal Bidégorry et ses équipiers sont tout à fait satisfaits du bateau, qui devra malgré tout rentrer de nouveau en chantier après un choc avec un OFNI :  «Nous avons heurté un OFNI sur la toute fin de notre parcours entre Cadix et Lorient. Nous ne savons pas ce que c’était. En faisant le tour du bateau lundi, nous nous sommes rendus compte que le flotteur tribord était partiellement endommagé. Dans la perspective du Trophée Jules Verne, nous avons à cœur de ne rien laisser au hasard dans notre préparation. C’est pour cette raison que nous mettrons le bateau au sec dès que possible. Cela n’entame évidemment en rien notre programme d’entraînement et notre campagne de records. » (Pascal Bidégorry)

Après ce chantier le trimaran reprendra le large pour les Etats Unis afin de se préparer au stand by pour le record de l’Atlantique Nord, exit donc la Route de la Découverte pour cette année.


Bullimore renonce (enfin..) à son tour du monde pour du charter

Deux ans après sa dernière tentative de tour du monde en solitaire, rapidement arrêtée,
Tony Bullimore se range définitivement  des records pour se consacrer au charter sur l’ancien Doha (ex Team Legato, ex Enza).

Il quittera Aucland pour rejoindre Antigua, où le catamaran sera basé, à la fin du mois via Panama,  le bateau a d’ailleurs été renommé Spirit of Antigua. Pour lancer sa nouvelle acitivité Tony Bullimore participera à la
Semaine d’Antigua du 25 avril au 1er mai.

Retour à la base pour Banque Populaire V et porsuite de la tournée méditerranéenne pour Groupama 3

  • Alors que la tempête médiathique concernant les banques et le nomination de François Pérol à la tête du groupe Banque Populaire/Caisse d’Epargne s’estompe, le team Banque Populaire a choisi de reconvoyer le maxi trimaran à Lorient, pour poursuivre sa préparation et le stand by pour la Route de la Découverte…
  • Du côté du concurrent, la tournée de relations publiques se déroule sans problème, après des navigations dans le Bosphore pour la filiale turque de Groupama, Franck Cammas et son équipage ont largué les amarres le 30 mars pour rejoindre Athènes où les opérations de Rp devaient commencer aujourd’hui.

© Yvan Zedda

© Yvan Zedda

Groupama 3 à Istambul

Franck Cammas et son équipage ont bouclé leur convoyage de Lorient à Istambul mercredi, le skipper est satisfait du bateau et de l’équipage :

« Nous avons longé les côtes une majorité du parcours, celles du Portugal, de l’Espagne, de l’Afrique nord, de l’Italie, de la Grèce et enfin de la Turquie. Ce parcours était très intéressant. C’était long comme une transat mais beaucoup plus technique. Il y a eu pas mal de changements de cap, de conditions de vents et de mer. Il a fallu manoeuvrer beaucoup. C’est très bien de commencer par une navigation comme celle ci pour se remettre en tête tout le bateau, les différentes manoeuvres. On n’a pas arrêté de régler le bateau, d’utiliser toutes les voiles. C’était très instructif. Ça c’est bien passé car on arrive vite et en forme !

Tout le monde était très heureux d’être sur le Groupama 3. Tout le monde a apprécié le comportement du bateau dans toutes ces conditions. Les nouveaux que l’on avait mélangés aux anciens dans les quarts, ont très vite appris. Ce sont des gens d’expériences et de talents qui se sont vites adaptés. Ils ont été ravis de Groupama 3 qui a démontré ses qualités.

Stan Honey est très professionnel. C’est un anglo-saxon qui a l’habitude de travailler tant sur la Coupe que sur la Volvo. Il connaît très bien son métier. Il l’exerce avec beaucoup de rigueur. Stan est en permanence en train de travailler le sujet, la météo, communiquer avec l’équipage, de faire marcher le bateau et de découvrir ainsi les instruments à bord, ce qui était un objectif de la navigation. Il a été très convaincu par le potentiel du bateau dès les 1er milles du Golfe de Gascogne. Il n’avait jamais vu un bateau comme celui ci avant, même s’il avait déjà navigué sur Playstation. Il a trouvé Groupama 3 d’une autre dimension en terme de performances. La communication entre nous n’est pas évidente quand il faut communiquer de loin entre son accent anglais et mon mauvais anglais ! Mais on a su trouver les bons mots pour se parler efficacement. C’est quelqu’un d’ouvert, jovial et enthousiaste. Ça fait plaisir d’avoir une personne comme ça à mes côtés !

On a commencé à faire des mesures avec tous nos nouveaux logiciels, tous ces nouveaux instruments. On a fait pas mal de mesures. Ces outils nous permettent d’analyser plus finement les performances du bateau dans toutes ses configurations. Ça nous permettra d’avoir une fiche d’utilisation du bateau plus précise et pouvoir toujours être dans la meilleure configuration possible. On a fait des mesures systématiques quand on changeait les réglages du bateau.
Yann Riou a été un appui important pour Stan Honey dans l’utilisation de tous les instruments à bord, dans l’électrique comme l’informatique. Son rôle va être d’analyser ces 8 jours de navigation intense avec des changements météos fréquents.

Tant que ça ne casse pas on est satisfait au niveau structure et fiabilité. Là, on n’a pas eu de souci structurel sur le bateau même s’il faut que l’on vérifie. On a tiré dessus tout le temps sans avoir de doutes. Avec Groupama 3 on a rencontré beaucoup de conditions difficiles. En Méd, ce n’est jamais évident dès que le vent se lève, la mer est courte. Ça tape beaucoup. Le flotteur s’engage facilement. La structure renforcée l’hiver dernier a été très sollicitée. Il va falloir aller voir dans les détails si quelque chose a bougé. Mais pour l’instant, tout va bien. C’était un super test pour la structure de Groupama 3 ces 8 jours de navigation.

Le mode course était la règle donnée au départ. Il fallait pousser, tester le bateau, la structure, les mesures de performances. Il fallait pousser sur Groupama 3. Mais ça ne nous a pas empêché de regarder le paysage autour ! Là, on a été copieusement servi avec des paysages grandioses, notamment à l’approche de la Grèce, avec un super lever de soleil sur les îles ; c’était fabuleux. Pas grand monde à bord ne connaissait cette région. On a fait une navigation hier avant de rentrer dans les Dardanelles, qui était sympa : en Mer Egée, on empannait à 30 noeuds autours des îles. Impossible de fermer les yeux sur ce paysage. La Méditerranée offre beaucoup de beaux paysages à découvrir.

On a souvent approché les 40 noeuds mais on n’y est pas allé car on calmait le jeu. On a retrouvé les performances de Groupama 3 au portant. Au près, on a gagné quelques noeuds avec les petites évolutions apportées. On n’était pas en configuration course car très chargé en gasoil pour pouvoir faire fonctionner le moteur si besoin. Le bateau était très lourd au départ par rapport à une configuration de course. Malgré cela, le bateau a très bien fonctionné car nos moyennes ont souvent été supérieures à nos polaires d’il y a deux ans. On est plutôt très heureux de cette réussite.

On a eu un rythme de quart comme en régate. On arrive comme sur une semaine de record pratiquement. Nous allons apprécier notre journée de repos avant d’attaquer dès demain. »

Tour du monde accompli pour Musandam

Musandam, l’ancien trimaran d’Ellen MacArthur, réarmé par le sultant d’Oman a bouclé son tour du monde hier en 76 jours, 1 heure, 12 minutes et 42 secondes.

Même si le temps est en deça des dernières performances des solitaires français (Francis Joyon et thomas Coville) et du temps d’Ellen Mac Arthur, l’objectif est tout de même rempli pour le team Oman Sail, Mohsin Al Busaidi est devenu le premier Omani a faire le tour du monde à la voile.

Il est accompagné de quatres équipiers expérimentés pour mener à bien ce projet : deux français : Loïk Gallon et Thierry Duprey Du Vorsentet deux anglais : Charles Darbyshire  et Nick Houchin.

Lloyd Images/ Oman Sail

Lloyd Images/ Oman Sail

Géronimo sur la Route du Rhum 2010?

Une éventualité qui semble possible, d’après l’Equipe Magazine, Olivier de Kersauson envisagerait de réviser le plan de pont de son trimaran et de faire construire un nouveau mât plus court afin que le bateau soit adapté à la navigation en solitaire.

Cependant on ne devrait pas revoir « l’amiral » à la barre de son trimaran, puisqu’il confierait la barre de celui-ci à un ou une de ses amies, le magazine sportif évoquant les noms de Laurent Bourgnon et Florence Arthaud.

Ce projet est évidemment dépendant de l’arrivée d’un sponsor qui financerait ces travaux.

Info en provenance du site de François Lombard (consacré à Olivier de Kersauson et au Trophée Jules Verne.