Accelération pour les deux skippers avant le Pot au Noir

Thomas Coville et Lionel Lemonchois, qui s’attaquent respectivement au record du tour du monde et à celui de la Mauricienne, ont très nettement accéléré sur les derniers jours dans les alizés bien établis et qui s’étendent au sud, ce qui annonce un Pot au Noir assez peu actif et étendu, cependant l’anticyclone de Saint Hélène s’étend très à l’ouest, ce qui devrait contraindre les marins à un grand contournement le long des côtes brésiliennes.

La vidéo de Thomas Coville, skipper de Sodeb’O d’hier :

Lionel Lemonchois a enregistré hier la meilleure moyenne sur 24 heures sur son trimaran 80′ Prince de Bretagne avec 622,3 milles (le record de Francis Joyon étant à 666,2 milles).

Aujourd’hui l’avance de Lionel Lemonchois sur le record de la Mauricienne est de 516 milles, alors que le retard de Thomas Coville sur celui du tour du monde s’est réduit à 44 milles.

Thomas Coville et Lionel Lemonchois ont passé le Cap Finistère

Les deux marins qui se sont lancés sur leurs records respectifs hier ont tous les deux passé le Cap Finistère cette après midi.

Les skippers sont actuellement en retard sur le temps de Francis Joyon (7 milles pour Lemonchois et 82 pour Coville), mais cette tendance devrait rapidement s’inverser avec le renforcement du front qui devrait atteindre 25 noeuds dans la nuit, ce qui devrait leur permettre d’engranger des milles.

© Marcel Mochet

Thomas Coville a également connu une première nuit difficile avec quelques grains et le passage du thalweg à gérer, il devrait lui aussi profiter du renforcement du vent pour reprendre des milles sur le record.

http://www.dailymotion.com/video/x19vkaa

Thomas Coville et Lionel Lemonchois sur le départ

Thomas Coville et Lionel Lemonchois profitent tous les deux de ce qui sera probablement la dernière fenêtre météo de l’hiver pour appareiller.

Thomas Coville, le skipper du maxi trimaran Sodeb’O, quittera Brest dans la soirée pour se diriger vers la ligne de départ au large d’Ouessant. Le départ de cette nouvelle tentative de record autour du monde en solitaire devrait se faire vers minuit.

Les conditions seront musclées sur ce début de parcours avec environ 30 noeuds sur zone, associés à une forte houle.

Les explications du skipper :
« Ce n’est pas franchement les conditions rêvées. Partir de nuit au près dans de la mer devient vite compliqué en solitaire sur un bateau de 30 mètres. Mais il faut s’élancer avec le vent pour éviter de se retrouver coincé demain matin à Brest où on annonce moins de 7 nœuds de vent. La situation est différente pour Lionel (Lemonchois, skipper du Maxi80 Prince de Bretagne qui doit s’attaquer demain au record Port-Louis, en France – Port Louis, Ile Maurice). En partant de Lorient (80 milles – 150 km plus au Sud), il devrait échapper à ce coup de mou et aura encore 15 à 20 nœuds de vent demain midi. La fenêtre est tentante. J’aurais 12 et 14 heures de près dans du vent fort avant de traverser le front et de récupérer du vent Ouest-Nord-Ouest portant. Ensuite, ce sera une descente sportive dans du vent et de la mer. Au Portugal, on passe sous l’anticyclone des Açores qui est encore bien installé avec de l’alizé établi qui peut nous permettre de dérouler jusqu’au Cap Vert. »

 

De son côté, Lionel Lemonchois, sur son trimaran de 80′ Prince de Bretagne, partira de Lorient demain sur la Mauricienne entre Port-Louis en rade de Lorient et Port-Louis dans l’archipel des Mascareignes. Comme l’explique Thomas Coville, les conditions seront plus simples pour le skipper normand, qui empruntera la même route que son homologue sur le début de parcours.

Lionel Lemonchois :

« Du vent de secteur nord-ouest très fort (entre 45 et 50 nœuds) est annoncé dans la journée de dimanche au large du cap Finisterre. C’est pourquoi je pense, pour l’instant, partir dès vendredi midi si je veux rester devant la mer et la baston. Et la bonne nouvelle c’est que l’entame s’annonce sympa car maniable. Rapide aussi.  Dans les prochaines 48 heures, nous allons continuer de faire un point toutes les 12 heures afin de surveiller l’évoluer des systèmes puis mon équipe technique va annoncer au WSSRC (World Sailing Speed Record Council) notre intention de départ pour le record. Ensemble, nous allons également effectuer un tour complet du bateau, histoire de vérifier une dernière fois que tout est fin prêt pour éviter les surprises. Nous allons également valider les consignes de sécurité, charger le camion qui pourra ainsi être en mesure d’intervenir jusqu’aux balcons de l’Europe en cas de pépin technique et faire quelques courses pour le frais. Il n’y a aucun stress. Je suis prêt à partir depuis un moment et je suis content que cela se concrétise »

Les deux skippers iront cherché des chronos détenus par Francis Joyon sur Idec, 57 jours, 13 heures et 34 minutes pour le tour du monde et 26 jours 44 minutes et 29 secondes pour la Mauricienne.

L’union sacrée pour une équipe française pour la 35ème America’s Cup ?

La France était la grande absente de la 34ème Coupe de l’America et de la dernière Louis Vuitton Cup, plusieurs marins ont décidé de se regrouper pour maximiser les chances d’un futur défi hexagonal pour la prochaine édition.

Franck Cammas, Michel Desjoyeaux et Olivier de Kersauson ont donc lancé aujourd’hui le Team France. Stéphane Kandler, l’ancien patron du Défi Areva prend le poste de directeur de projet, plusieurs dirigeants de grandes entreprises soutiennent également le projet dont Bruno Bich, Bertrand Méheut, patron de canal plus, Bruno Luisetti ex pdg de Kraft, ou encore le banquier d’affaire Erik Maris.

L’objectif est de réunir 20 millions d’euros par an jusqu’à la prochaine édition, probablement en 2017, de s’aligner sur des circuits internationaux, comme les America’s Cup World Series et les Extreme Sailing Series.

Franck Cammas devrait s’occuper de la partie sportive et de la navigation, Michel Desjoyaux de la partie technique, et Olivier de Kersauson aura un rôle fédérateur d’ambassadeur.

Reste maintenant à réunir le budget et espérer également un ralliement de l’Energy Team mené par Bruno Peyron afin de maximiser les chances de ce projet.

Le MOD70 Virbac Paprec à vendre

D’après les informations de L’Equipe, le team Virbac Paprec, mené par Jean Pierre Dick, a mis en vente son MOD 70.

© Yvan Zedda/VIRBAC-PAPREC SALIING TEAM

C’est un nouveau revers pour la classe MOD70, qui vit probablement ses dernières heures, avec deux bateaux en vente sur sept construits ; aucune course au programme, et un circuit Ultime en cours de construction.

Nouvelle course pour les multis océaniques avant la Route du Rhum

Prince de Bretagne poursuit son engagement en tant qu’organisateur de course, après une première édition réussie de la Route des Princes en juin dernier, l’entreprise lance le Défi du Prince.

Le concept de cette course est : une ligne de départ unique pour un début de course le 18 mai à 13h00 pour tous les concurrents, entre le phare du Minou et la bouée des Fillettes en rade de Brest, et un parcours adapté à chaque catégorie (4 à 6 jours) de multicoques, à savoir une boucle en Atlantique.

Cette course sera ouverte aux Ultimes, aux Multi 70 (MOD70), et aux Multi 50, les organisateurs laisseront à chaque classe le soin de décider de courir en solitaire ou en équipage réduit.

Création d’un collectif Ultim par les armateurs des maxis multis solo

Banque Populaire, Macif et Sodebo, armateurs  ou futurs aramateurs de maxis multicoques solitaire ont annoncé aujourd’hui la création du Collectif Ultim. Leur but est de soutenir cette « nouvelle » classe et de la doter d’un programme de courses sur 4 ans réservé aux multicoques de 80 pieds et plus.

Ce nouveau Challenge Ultim prévu dès 2015 intégrera un tour du monde en solitaire en 2017 et au minimum une course intermédiaire, les autres années, celle-ci aurait pour format du solo ou du double.

Les bateaux éligibles à intégrer ce collectif devront être maniables en solitaire sans assistance électrique ou hydraulique devront s’aligner au moins au départ d’une course par an.

Les trois bateaux de Banque Populaire (Banque Populaire VII, ex Groupama 3, mené par Armel le Cléac’h), le futur Sodeb’O Ultime (ex Géronimo en cours de modification mené par Thomas Coville), et le futur Macif (mené par François Gabart) seront aligné sur ce circuit, reste à convaincre d’autres armateurs de les rejoindre.

© Yvan Zedda/BPCE

Yann Guichard espère pouvoir modifier son maxi trimaran de 140′, Spindrift 2 (ex Banque Populaire V), afin de l’adapter au solitaire et pourrait être un candidat convoité, mais aussi redouté du fait de la puissance de son bateau.

Francis Joyon et son sponsor possède un bel outil, mais même si le duo détient les quatre records majeurs en solitaire, le trimaran âgé de 6 ans, ne devrait pas avoir le potentiel de vitesse du futur Sodeb’O ou Macif.

L’actuel Sodeb’O (105′), quasi sistership d’Idec sera à la vente l’année prochaine et pourrait grossir les rangs de la classe, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne sont dotés d’un trimaran de 80′ mais celui-ci est plus adapté à des transatlantiques qu’à un tour du monde.

Marc Thiercelin cherche toujours un financement pour réparer l’ex Oman Air Musandam (sistership de Sodeb’O), tout comme Philippe Monnet qui possède l’ex B&Q Castorama (précédemment mené par Ellen MacArthur).

Le polonais Roman Paszke a déjà tenté deux tours du monde sur son maxi catamaran Bioton, mais a renoncé  à deux reprises au large de l’Amérique du Sud. Reste également disponible un catamaran qui pourrait être adapté au solitaire : l’ex Orange 2 de Bruno Peyron.

Thierry Bouvard, Responsable du Pôle Programmes Editoriaux et Sponsoring de Banque Populaire
« Banque Populaire est un acteur impliqué dans la voile depuis plus de 25 ans. Nous avons toujours été favorables à ce que les grands bateaux participent à des courses, et s’affrontent les uns aux autres dans un esprit de compétition et de partage des émotions. Nous sommes ravis de voir aujourd’hui les forces fédérées autour du Collectif Ultim pour offrir au public des moments forts de voile, d’aventure humaine comme nous les aimons tant. »

Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des programmes de course au large du groupe Macif
« La Macif porte des valeurs de solidarité, d’innovation, de performance et de partage. Ces mêmes valeurs animent les armateurs qui fondent le Collectif Ultim. C’est une chance pour Macif de s’engager dans ce programme ambitieux à partir de 2015. Notre objectif est de repousser collectivement les limites de la Course au Large en solitaire, synonyme d’aventure et d’émotions pour un large public. »

Patricia Brochard, co-Présidente de Sodebo
« L’esprit pionnier et aventurier est toujours à l’origine de la réussite des entreprises qui, comme les marins, osent ou ont osé se lancer dans des paris audacieux. La création du Collectif Ultim est née de la volonté de plusieurs armateurs de construire ensemble un projet pour relever de nouveaux défis et le partager avec un large public. La liberté d’agir pour créer notre avenir nous anime au quotidien. »

Armel Le Cleac’h, skipper de Banque Populaire
« Je suis heureux de la dynamique qui est en train de naître, qui va permettra à ces formidables bateaux de se confronter et ainsi, de nous offrir de nouvelles aventures. »

François Gabart, skipper de MACIF
« C’est un nouveau défi à relever pour faire grandir nos rêves et les partager avec le plus grand nombre. »

Thomas Coville, skipper de Sodebo
« Cette dynamique collective est une chance unique pour promouvoir les fondamentaux véhiculés par la course au large : liberté, engagement, partage. »

Report de la Krys Ocean Race

Déjà privée de réel programme cette saison et après une première année difficile en 2012, la classe des MOD70 est de nouveau confrontée à une nouvelle déconvenue avec le report de la transatlantique, cette seconde édition de la Krys Ocean Race, prévue en mai 2014 est reportée en 2016.

L’organisateur avait déjà entamé des discussions avec les différentes classes de mulicoques océaniques et la course devait s’ouvrir aux Ultimes et aux Multi50′, ceci n’aura semble-t-il pas fédéré les armateurs qui n’ont pas répondu présents. Il est également prévu, si la course devait s’inscrire dans la durée de passer sur un cycle de 4ans, et qu’elle soit ouverte à tous les multicoques.

L’avenir s’assombrit donc encore un peu plus pour la classe monotype, seuls sept trimarans ont été construits, deux d’entre eux ne naviguent pas faute de budget (Race for Water de Steve Ravussin, et l’ex Foncia de Michel Desjoyaux), un autre a été acheté par un propriétaire (Orion Racing) et ne semble destiné qu’à des courses américaines, les quatre autres unités sont dotées de budget (Groupe Edmond de Rothschild, Oman Air Musandam, Spindrift racing et Virbac Paprec), mais sont privées de circuit et de courses.

En effet avec l’annulation de l’Ocean World Tour, un tour du monde par étapes l’année dernière, et de cette transatlantique, la classe perd sa substance, puisque les trimarans ne seront probablement armés que pour des courses côtières ou semi-hauturières. On pourrait voir quelques unités sur la Route du Rhum en novembre 2014, mais le programme des MOD 70 se résumera probablement à cet unique événement, Prince de Bretagne avait bien organisé un tour de l’Europe l’année dernière mais celui-ci n’a pas vocation à devenir annuel.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Qui plus est, le conflit entre armateurs des bateaux et l’organisation ne semble toujours pas réglé, le trimaran aux couleurs du Gitana Team a par exemple disparu de la liste des team sur le site officiel de la classe, certains concurrents avaient par exemple eu, la saison dernière, d’énormes difficultés à obtenir des pièces de la part de Multi SA.

Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « C’est avec une grande tristesse que nous avons pris la décision de reporter la KRYS OCEAN RACE qui devait pourtant s’annoncer comme un grand rendez-vous sportif au sein de la flotte des MOD70. Un contexte économique difficile conjugué à des choix stratégiques de certains partenaires et armateurs nous ont malheureusement contraints à devoir reporter l’évènement. MOD ainsi que ses partenaires Krys et la ville de Brest réfléchissent au format de l’édition future qui permettrait le plein succès de cette course autant sur un modèle sportif que économique».

Jean-Pierre Champion, Directeur Général de Krys Group : « Chacun a en mémoire les images de la 1ère édition : Ces « formule 1 » des mers, au pied de Manhattan, s’élançant pour rejoindre Brest en moins de 5 jours : une prouesse de chaque équipage qui fait écho à l’exigence quotidienne des 880 équipes d’opticiens KRYS. La 2ème édition se doit d’être encore plus ambitieuse et plus unique».

 

Séb Josse et Charles Caudrelier remportent la Transat Jacques Vabre en MOD 70

Sébastien Josse et Charles Caudrelier sur le MOD 70 Groupe Edmond de Rothschild ont remporté aujourd’hui la Transat Jacques Vabre. Ils ont franchi la ligne d’arrivée à Itajaí au Brésil à 18h03’54’’ (heure française) après 11 jours, 5 heures, 3 minutes et 54 secondes de course, soit une vitesse de 20,7 nœuds sur la route (22,12 nœuds de vitesse moyenne), le duo aura mené la course de bout en bout devant leur adversaire Oman Air-Musanda, mené par Sidney Gavignet et Damian Foxall. Les deux marins naviguant sur le trimaran omanais avaient pourtant refait une partie de leur retard dans la traversée du pot au noir avec seulement 2 heures d’écart au passage de l’équateur, puis se réduisant à 20 milles (en distance au but), à 48 heures de l’arrivée, mais les skippers du MOD70 du Gitana Team aidés par  leurs routeurs à terre,  Jean-Yves Bernot et Antoine Koch, ont parfaitement négocié l’arrivée sur le Brésil et remportent donc cette course.

 

Leur sentiment à l’arrivée :
Charles Caudrelier : « Je ressens du soulagement car ces bateaux sont stressants. On vit avec la peur permanente du chavirage, il faut trouver la bonne limite. Niveau stress, fatigue et dépassement de soi, cette Transat Jacques Vabre dépasse largement tout ce que j’ai pu faire avant. Nous avons mené la course depuis le début mais le retour d’Oman Air-Musandam ces derniers jours nous a fait peur. Je ressens aussi du bonheur, et de la fierté : je réalise un rêve de gosse. »
Sébastien Josse : « C’est effectivement un soulagement d’arriver à Itajai. En monocoque, la quille apporte une sécurité. En multi, le stress est omniprésent. On s’est fait une grosse frayeur au large de Gibraltar : je me suis endormi et nous avons failli chavirer par l’avant. J’ai eu le réflexe de tirer la barre, le flotteur a planté dans l’eau. Le bateau est heureusement retombé du bon côté. On ne pouvait même pas se préparer une boisson chaude : pas de petits plaisirs à bord d’un MOD70, rien de superflu. »

La navigation en double en MOD70 :
Sébastien Josse : « En équipage on est toujours très proche de la limite. Nous avons essayé de nous approcher de cette limite en double. Nous avions un bon rythme. Il fallait trouver le bon curseur face à Sidney Gavignet et Damian Foxall qui savent eux-aussi pousser leur bateau. Le mot d’ordre : garder la plateforme à plat en allant vite.»
Charles Caudrelier : « C’était très usant car il y avait en permanence l’un de nous deux à la barre. Et on ne la lâchait pas pendant nos quarts. Pour faire la moindre action il fallait réveiller l’autre. Dans les grosses conditions, on ne peut pas se permettre d’aller régler seul une voile sans prendre un risque de chavirer. L’autre option aurait été de ralentir : mais sommes des compétiteurs donc on n’a pas fait ça. On a eu une météo exceptionnelle, des conditions très rapides. Ce qui nous a permis d’aller quasiment aussi vite qu’en équipage.Nous avons beaucoup travaillé ensemble en amont, nous nous connaissons bien. On a bien préparé notre coup. Nous avons tous les deux une bonne expérience du solitaire et du double. »

Départ reporté pour Thomas Coville

Thomas Coville, qui avait été contraint de renoncer à sa tentative de record autour du monde en solitaire, ne repartira pas ce lundi.

La réparation du balcon avant de son maxi trimaran a été terminée hier, mais après analyse des fichiers météos, les routeurs du skipper n’entrevoient pas un passage de l’équateur dans les temps du record de Francis Joyon (7 jours), ce pourquoi Thomas Coville reprend son stand-by à Brest.

« Ces situations de départ sont parmi les choses les plus difficiles à gérer dans les records, la fenêtre qui s’était ouverte s’est refermée. Toute l’équipe a travaillé 24h/24h pour que le bateau soit prêt à repartir. Mais ce matin, en analysant les prévisions à 6/7 jours, c’est à dire notre horizon jusqu’à l’équateur, on constate que l’anticyclone des Açores s’installe sur les Canaries et nous bouche la route. Dès Madère, il n’y a plus de vent, ce n’est donc plus une fenêtre acceptable. Nous ne sommes que le 18 novembre donc toujours tôt en saison mais je me sens aussi impatient qu’un jeune premier qui a très envie de partir ! »