America’s Cup : contre temps pour Luna Rossa

Alors qu’Artemis Racing a enfin débuté ses navigations sur son AC72, les italiens de Luna Rossa n’ont effectué qu’une journée de navigation depuis la mise à l’eau de leur catamaran.

En effet l’aile du bateau italien a été endommagée lors d’une opération de grutage aujourd’hui, seule la partie haute semble touchée, mais cet incident devrait immobiliser l’AC72 pour quelques jours.

Les suédois ont effectué deux sorties en baie de San Franciso dans des conditions clémentes, sans problème semble-t-il, le catamaran semble assez bas sur l’eau, à l’inverse des dessins d’ETNZ et de Luna Rossa.

Sander van der Borch / Artemis Racing.

Les néo-zéalandais ont également repris leurs navigations en baie d’Hauraki, avec quelques modifications apportées au bateau dont des carénages afin d’améliorer l’aérodynamique, les possibilités de vol du catamaran avec cette nouvelle configuration semblent toujours exceptionnelles, rappelons que l’équipage d’ETNZ a navigué 18 jours depuis la mise à l’eau alors que les autres équipages n’ont passé que quelques jours sur l’eau…

© Chris Cameron/ETNZ

L’AC72 d’Artemis Racing baptisé

L’AC72 d’Artemis Racing a été remis à l’eau aujourd’hui à San Francisco et a été baptisé, après une première tentative avortée le 18 octobre dernier, suite à un problème structurel survenu lors du remorquage, la remise en état du catamaran a nécessité deux semaines de réparations.

Photo : Artemis Racing/Sander van der Borch

Le skipper, Terry Hutchinson souhaite rattraper le retard pris suite aux incidents du remorquage et le bateau devrait effectuer ses premières navigations dans le courant de la semaine, l’équipe recevra le renfort de Loïck Peyron qui sera présent lors de ces premiers tests.

Le team suédois, challenger of record de la 34ème America’s Cup devrait mettre à l’eau son second bateau en début d’année prochaine.

Loick Peyron rejoint Artemis Racing

Tout comme l’équipe italienne de Luna Rossa qui s’offre le savoir faire de Franck Cammas en matière de multicoques, les suédois d’Artemis Racing ont décidé de faire appel à Loick Peyron pour les seconder lors des premières navigations de leur AC72.

Les équipes qui n’ont pas encore naviguer avec leurs catamarans choisissent la prudence dans l’apprentissage et la maitrise de leurs bateaux, probablement échauder par le chavirage d’USA17 en baie de San Francisco.

Les néo-zélandais, qui ont navigué 16 jours sur leur catamaran, ont choisi d’effectuer un chantier d’une dizaine de jours afin d’améliorer la vitesse et l’ergonomie du bateau.

Lionel Lemonchois met à l’eau son maxi 80 Prince de Bretagne

Le skipper Lionel Lemonchois, a mis à l’eau hier son trimaran, maxi 80′, aux couleurs de son sponsor, Prince de Bretagne. Ce bateau est l’ancien 60′ ORMA Sodeb’O, profondément remanié, puisque seul le gréement et les bras de liaison ont été conservé. Le trimaran a été construit par le chantier Multiplast, et le design est l’ouvre du cabinet VPLP.

Le bateau sera convoyé dès  lundi à Lorient où il sera mâté en vue d’effectuer ses premières navigations.

© Marcel MOCHET

L’objectif du skipper est la victoire dans la catégorie Ultime lors de la prochaine Route du Rhum, mais il espère également titiller les autres maxis (Sodeb’O et Idec) sur les records en Atlantique et briller sur la Route de l’Europe prévue l’année prochaine.

Lionel Lemonchois : « Je suis évidemment très heureux. Le bateau était là, et frémissait sur ses berres depuis quelques jours. Il me tardait que le rideau se lève et de le voir toucher l’eau. Je remercie bien évidemment Prince de Bretagne sans qui nous ne serions pas là. C’est aussi un plaisir que je suis heureux de partager avec tous ceux qui se sont penchés sur son berceau : les jeunes architectes du cabinet Van Peteghem-Lauriot Prévost, ainsi que toutes les petites mains du chantier Multiplast et de mon équipe. C’est très valorisant pour nous tous de le découvrir dans sa globalité et de mesurer tout le boulot réalisé. Je pense que nous sommes bien partis pour écrire de nouvelles histoires avec Prince de Bretagne. C’est un grand jour et je suis très ému. »

Joseph Rousseau, président de Prince de Bretagne, producteur à Trélevern (22) : « C’est un grand jour pour les 2 350 producteurs de la marque. C’est beaucoup d’émotion et de fierté aussi de découvrir ce superbe bateau, ses couleurs et ses lignes uniques. Cette mise à l’eau concrétise une étape importante de notre engagement dans la voile. Il symbolise la complémentarité entre la terre et la mer qui fait notre force. Il illustre enfin la dimension humaine de ce projet initié par un skipper qui depuis le début s’est mis à la portée des producteurs de légumes. Lionel Lemonchois est notre ambassadeur, on l’appelle « Le Prince de Bretagne », et il a toute notre confiance pour relever de nouveaux défis, notamment la prochaine Route du Rhum qui résonne déjà comme une évidence. »

Jean-François Jacob, président de la SICA : « Ce bateau s’inscrit dans la continuité d’un projet initié il y a quelques années et qui monte en puissance. Ce maxi multicoque est magnifique ! Il est typé, assez racé, il dégage à la fois de la légèreté et de la puissance. Il est à la mesure de ses objectifs et de ses prochains défis, sur lesquels il pourra véhiculer toutes les valeurs qui réunissent les producteurs et leurs familles. Il porte le goût du risque et le plaisir du travail bien fait des paysans, qui tous les jours se battent pour produire des légumes de qualité en dépit des contraintes du marché et des conditions climatiques. »

Caractéristiques techniques
Longueur hors tout                    24 mètres
Largeur                                      18,2 mètres
Poids                                          7,2 tonnes
Surface Grand Voile                  180 m2
Surface Solent                           137 m2
Surface de Gennaker                 261 m2
Surface de voilure au près         317 m2
Surface de voilure au portant     441 m2

Mise à l’eau de l’AC72 de Luna Rossa

L’équipe italienne, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a mis à l’eau son catamaran AC72 hier à Auckland.

Le team, dernier engagé, avait passé un accord avec Emirates Team New Zealand, qui avait partagé le design de sa plate forme et de son aile, cette coopération court jusqu’au 31 décembre 2012, le seul élément qui ne soit pas commun aux deux équipes sont les foils.

Les italiens ont choisi comme les néo-zélandais de présenter leur bateau avec des dérives droites pour sa première apparition. Celles-ci devraient rapidement être remplacées par des appendices plus « travaillés », qui devraient permettre au catamaran de se sustenter, comme celui d’ETNZ.

Luna Rossa devrait effectuer sa première navigation mercredi après des test statiques en début de semaine, à noter la présence de Franck Cammas, qui va apporter sa connaissance à l’équipe italienne et notamment à Max Sirena, le skipper.

Du côté des concurrents, Artemis Racing n’a toujours pas repris la mer, Terry Hutchinson, le skipper de l’équipe suédoise a reconnu une erreur humaine lors du remorquage du catamaran, en effet celui-ci a été fait avec les foils en position basse, or les efforts de ceux-ci ont été étudiés pour être équilibrés par ceux de l’aile qui n’était pas en place, ce qui a provoqué l’incident sur la plate-forme. Ils espèrent pouvoir débuter leurs entrainements cette semaine.

Côté américain, l’équipe continue à ramasser les débris de l’aile dispersés en baie de San Francisco suite au chavirage d’USA17, l’équipe donne la priorité au second bateau actuellement en cours de construction et devrait lancer la construction d’une troisième aile afin d’équiper ses deux plates formes.

Les néo zélandais poursuivent quant à eux leurs entrainements, sans connaitre de problème sur leur bateau, offrant de superbes images de leur catamaran en vol stabilisé.

© Chris Cameron

Lancement raté pour l’AC72 d’Artemis Racing

Terry Hutchinson et son équipage devaient effectuer des tests avec leur AC 72 avant de gréer l’aile rigide et de baptiser le catamaran aujourd’hui, le programme a vite été annulé, en effet au cours du remorquage, les bruits suspects au niveau des étraves ont été entendus.

Le bateau a donc rejoint le hangar du team suédois par sécurité, afin d’analyser la structure des coques.

Après le chavirage d’Oracle Team USA, cette avarie est un nouveau coup dur pour la préparation de la prochaine Coupe de l’America, seul Emirates Team New Zealand n’a pas connu d’avarie grave sur son catamaran, le sistership de celui-ci, celui de Prada-Luna Rossa devrait toucher l’eau la semaine prochaine.

Point sur le chavirage d’Oracle Team USA

Le catamaran AC72 d’ORACLE TEAM USA  a chaviré dans la baie de San Francisco cette nuit (heure française), au cours de la huitième journée d’entraînement de l‘équipe (le règlement autorise 30 jours de navigation sur le premier AC72 construit jusqu’au 31/01/2013 puis 45 jours avec les deux bateaux au cours des trois mois suivants) .

Les conditions étaient musclées, avec des rafales de plus de 25 noeuds et un fort clapot  associé à un gros coefficient de l’année.

Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA

Le tacticien du bord revient sur l’incident, Tom Slingsby (AUS) : « Lorsque l’avant a enfourné, l’aile a suivi et quelques équipiers sont tombés à l’eau . L’aile pouvait se briser à tout moment, c’est pourquoi nous avons tous sauté par-dessus bord ».

Le chavirage s’est déroulé pendant une manoeuvre de bare away, lors de l’abattée, les étraves ont plantées et le bateau a sanci, ce « soleil » a peut être été favorisé par la houle. L’aile a maintenu le bateau dans cette position pendant quelques minutes avant que celui-ci ne bascule sur la tranche.

L’équipe technique du team a tenté de remettre le bateau à l’endroit sans succès, la houle a ensuite commencé à désagréger les éléments mobile de l’aile rigide, le mât s’est ensuite brisé, le catamaran a ensuite pu être pris en remorque jusqu’à la base technique du team américain.

Les photos de la séquence sont visibles sur le site H2OShots.

Avec le catamaran géant couché sur la tranche, les fortes conditions ont rapidement endommagé l’aile. Avec le courant, le bateau a ensuite dérivé vers l’océan et, à la tombée de la nuit, l‘équipe tentait toujours de ramener la plate-forme du catamaran vers la base. L’aile est entièrement détruite.

Le gréement est donc complétement perdu, ce chavirage va très nettement ralentir la préparation du team américain, comme l’explique le skipper, qui reste néanmoins optimiste Jimmy Spithill (AUS): « C’est un sacré coup dur. Il s’agit d’une véritable mise à l’épreuve pour toute l’équipe . Mais j’ai déjà vu ces types relever le même défi lors de notre précédente campagne avant de remporter l’America’s Cup. Seule une équipe solide s’en remettra. Cet incident ne nous empêchera pas de gagner à nouveau l’America’s Cup ».

Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA

Le deuxième AC72 de l’équipe américaine devait être mis à l’eau début 2013, les dégâts de la plate forme d’USA17 ne pourront être évalués qu’après des examens approfondis.

L’AC72 d’Oracle Team USA chavire à San Francisco

L’équipage d’USA 17 est sain et sauf, mais le catamaran à aile rigide du defender semble très endommagé après ce chavirage en baie de San Francisco.

Sur les vidéos qui circulent ce matin, on découvre les circonstances du chavirage. L’AC72 semblait lancé à pleine vitesse, l’équipage s’apprêtait à effectuer un bear-away quand les étraves ont planté dans une mer qui semble formée, le multicoque a ensuite sanci en quelques secondes.

Le bateau semble être resté en équilibre, posé sur l’aile pendant plusieurs minutes, sans que l’équipe puisse le remettre à l’endroit avec ses bateaux d’assistance, l’aile s’est ensuite progressivement désagrégée, les parties mobiles en premier puis le mât qui a probablement endommagé la plate forme.

Le bateau a pu être remorqué à terre, reste désormais à évaluer les dégâts et à débuter un long chantier de remise en état du catamaran, ce qui devrait nettement handicapé le defender dans sa préparation pour la 34ème Coupe de l’America.

 

Realstone Sailing domine le dernier grand prix devant la famille Bertarelli

L’équipage du CER mené par Jérôme Clerc sur Realstone Sailing a remporté le Grand Prix Facchinetti, le dernier de la saison 2012 des D35 devant Ladycat et Alinghi. Le jeune équipage aura très largement dominé cette saison avec un quasi sans faute, deux victoires sur les classiques lémaniques, vainqueur de quatre des six grand prix, et une 3ème place comme plus mauvais résultat. Alinghi mené par Ernesto Bertarelli termine à bonne distance et n’aura jamais été en mesure d’inquiéter le CER.

Ladycat, barré par Dona Bertarelli effectue sa meilleure saison avec une troisième place au général après une belle lutte contre de Rham qui termine au pied du podium cette année. Philippe Cardis barreur, propriétaire de de Rham, et un des initiateurs de la série a décidé d’arrêter la compétition à l’issue de cette saison 2012

Philippe Cardis: « C’est une page importante de ma vie qui se tourne. Je souhaite remercier mon équipage. Je souhaite aussi remercier mes amis Ernesto Bertarelli, Nicolas Grange et Guy de Picciotto, sans qui tout cela n’existerait pas. Nous avons décidé un jour de nous assoir autour d’une table pour monter ce projet qui est devenu une classe de bateaux exceptionnelle. Enfin, je souhaite rendre hommage à Dona Bertarelli, avec qui nous nous sommes battus jusqu’au bout pour arracher la troisième place du classement. Nous avons dû nous incliner, je la félicite car je suis vraiment impressionné par la vitesse à laquelle elle a appris à barrer ce bateau ! »

Dona Bertarelli : « Je suis heureuse ! C’est le résultat de 6 ans d’apprentissage. Je souhaite remercier, non seulement mon équipage actuel, mais toutes les navigatrices qui ont navigué avec moi jusqu’à aujourd’hui. Il nous a fallu 4 ans pour gagner le Bol d’Or Mirabaud et 6 ans pour monter sur le podium du Vulcain Trophy. Je suis vraiment fière du travail accompli ! »Ernesto Bertarelli  : « Je suis très fier de ce que ma sœur a accompli. Je suis très heureux qu’une femme, non professionnelle, ait pu accéder au podium. C’est vraiment une consécration et c’est aussi la beauté de notre sport ! »

La bataille aura également été acharnée pour les 5 et 6ème place, c’est finalement l’équipage d’Artemis Racing qui s’impose face à Zen Too, barré par Fred le Peutrec.

Classement général Grand Prix Facchinetti :             

  1. Realstone Sailing (22 points)
  2. Ladycat (25 points)
  3. Alinghi (25 points)
  4. Artemis Racing (35 points)
  5. Zen Too (38 points)
  6. De Rham-Sotheby’s (45 points)
  7. Okalys-Corum (56 points)
  8. Veltigroup (66 points)
  9. Nickel (66 points)

Classement général VULCAIN TROPHY 2012 :

  1. Realstone Sailing – Jérôme Clerc (8 points)
  2. Alinghi – Ernesto Bertarelli (19 points)
  3. Ladycat – Dona Bertarelli (25 points)
  4. De Rham Sotheby’s – Philippe Cardis (27 points)
  5. Artemis Racing – Torbjorn Tornqvist  (34 points)
  6. Zen Too – Guy De Picciotto – Fred Le Peutrec (35 points)
  7. Okalys-Corum – Nicolas Grange (44 points)
  8. Veltigroup  – Marco Simeoni – Boris Lerch (48 points)
  9. Nickel – Fred Moura (50 points)

Energy Team devant la justice américaine

Les derniers America’s Cup World Series laisseront un goût amer à l’équipe française d’Energy Team, en effet les résultats sportifs avec une 6ème place en match racing et une 7ème en flotte n’auront pas été à la hauteur des ambitions du team, mais un second volet vient contrarier l’équipe avec une action en justice à leur encontre.

L’histoire commençait pourtant bien avec un plaisancier qui récupérait l’Ac45 d’Energy Team, alors que celui-ci se trouvait à la dérive en baie de San Francisco suite à la rupture de ses amarres, celui-ci était chaleureusement remercié et invité à être le 6ème homme à bord pour une manche, l’organisation prévoyait également de revoir les procédures de mouillage des bateaux suite à cet incident.

Malheureusement le plaisancier s’avère moins sympathique de prévu lorsqu’il a décidé de réclamer 200000$ à l’équipe pour le sauvetage du multicoque d’une valeur d’un million d’euros.

Affaire à suivre à la cour…