1000 milles d’avance pour Banque Populaire V

Loick Peyron et ses hommes naviguent actuellement par 44° Sud, dans un flux de Nord Ouest de 25-30 noeuds qui permet aux marins de poursuivre leur route vers le Cap de Bonne Espérance à 30-35 noeuds, ils possèdent ce soir plus de 1000 milles d’avance sur le record de Groupama 3.
Ce flux soutenu devrait accompagner le trimaran jusqu’au Cap, qui devrait être franchi en environ 12 jours, ce qui permettrait à l’équipage d’accrocher un nouveau record intermédiaire à leur tableau, l’absence de glaces ouvre une possibilité de plonger très sud afin de réduire la distance à parcourir, un passage sous les Kerguelen à 50-55° parait probable au vu des prévisions météos pour les jours à venir, l’écart avec le temps du record devrait encore grandir puisque Franck Cammas et ses hommes n’avaient pas pu descendre à de telles latitudes lors de leur Trophée Jules Verne.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Loïck Peyron, à la vacation du jour  : » Nous sommes au milieu de l’Atlantique Sud et ce n’est plus du tout la croisière. Depuis presque 24 heures, nous sommes dans les fameux 40èmes rugissants. Nous avons 30/35 nœuds de vent, une vitesse moyenne entre 30 et 35 nœuds, le tout dans une eau à 8° qui ne cesse de chuter. On peut dire qu’on est dans le grand bain. Nous avons sorti les polaires. On est déguisés en oignons et on va rajouter des couches au fur et à mesure. Nous avons vu les premiers albatros hier, de loin, mais ça marque quand même un peu les choses. […] Nous faisons un travail, avec Marcel van Triest et Juan Vila, qui s’attache à éviter les zones de vent trop fort et de mer trop difficile. Depuis ces dernières 24 heures, la mer s’est levée et nous avons ralenti un peu pour essayer de ne pas sur-toiler le bateau. Nous sommes actuellement sous deux ris/trinquette. Globalement, nous sommes toujours en deçà de ce qu’on peut faire. La différence entre le potentiel du bateau et le rythme que nous tenons est d’autant plus importante qu’on ralentit facilement parce qu’on a de l’avance. C’est un petit matelas qui n’est pas encore assez gros, mais ça nous permet un certain confort ».

 

Sortie de Pot au Noir pour Banque Populaire V

Après six jours de mer, l’équipage du Maxi-trimaran Banque Populaire V ont pu s’extirper du Pot au Noir en un peu plus de 24 heures, leur avance virtuelle avait nettement diminué, mais l’écart s’est creusé depuis la sortie de la zone de convergence, ce soir Loick Peyron et ses hommes comptent 145 milles d’avance et naviguent à 27 noeuds à 200 milles des côtes brésiliennes.
Ils ont décroché un premier record intermédiaire avec un temps entre Ouessant et l’Equateur de  5 jours 14 heures 55 minutes et 10 secondes, améliorant ainsi le meilleur chrono détenu par Groupama 3 depuis 2009.
Marcel van Triest, routeur à terre  :  » C’était un peu serré pour battre le record absolu. On le bat d’ailleurs de très peu. Ca avait l’air très faisable au moment des Canaries et du Cap Vert, mais on a eu un Pot au Noir très actif et très long. Du coup, si battre le temps de Groupama 3 en 2010 était plus ou moins acquis, ça n’était pas le cas pour le meilleur temps « . 

La prochaine difficulté de cette descente de l’atlantique sud est l’anticyclone de Sainte-Hélène  qui semble se présenter sous les meilleurs auspices pour les 14 marins, le vent devrait progressivement adonner ce qui permettra un contournement express de ce système météo.

Jean-Baptiste Le Vaillant :  » Ca commence à adonner tranquillement. On va faire le tour de l’anticyclone petit à petit. Ca va devenir plus confortable et ce sera plus facile de dormir. Nous ne sommes pas encore vent arrière et du coup nous avons une mer un peu de face qui fait que ça gigote un peu dans tous les sens. Mais on sait tous que ça ne va pas durer, que d’ici demain ce sera mieux. Alors on prend notre mal en patience. Ce sont les alizés brésiliens ! « .

© BPCE

Marcel van Triest :  » A cette époque, c’est à dire relativement tôt, l’anticyclone de Sainte-Hélène est assez Sud, bien fort et bien gros, mais nous avons une bonne circulation autour. On ne peut pas couper le fromage mais on va avoir de bonnes conditions pour en faire le tour. Le vent va adonner petit à petit et devenir Est, Nord/Est à l’approche de l’anticyclone. Nous n’avons pas d’inquiétudes particulières « .


300 milles d’avance pour Banque Populaire V

Loick Peyron et ses hommes ont effectué les quatre premiers jours de ce Trophée Jules Verne à haute vitesse, ils possèdent ce soir un peu moins de 300 milles d’avance sur le temps du record de Groupama 3.

Ils ont laissé dans leur sillage le Cap Vert la nuit dernière et devraient aborder dans les prochaines heures le passage du Pot au Noir. La cellule météo composée de Marcel van Triest à terre et de Juan Vila en mer, du skipper Loick Peyron et Ronan Lucas semblent avoir trouvé une porte d’entrée dans cette zone de convergence intertropicales.

Ronan Lucas :  » Nous avons changé un peu de cap et de porte d’entrée dans le Pot au Noir. Les gourous des nuages nous ont trouvé un point de passage intéressant. Nous avions quelques craintes à ce sujet ces dernières heures. Toute la question reste de savoir comment passer des alizés du Nord à ceux du Sud. Nous avons donc opté pour une route plus à l’Est, qui nous donne également plus de vitesse. Nous allons aborder cette fameuse zone dans la nuit. Il y a toujours un peu de stress, avec parfois le risque de se retrouver bloqué, même si avec un bateau comme Banque Populaire V ce n’est jamais totalement le cas. Nous allons chasser les grains et jouer avec. Le radar sera allumé en permanence. Juan aura les yeux rivés sur ses écrans. Ce sera une navigation au degré près pendant quelques heures « .

BPCE

 

 

Banque Populaire V est parti pour le Trophée Jules Verne

L’équipage du maxi-trimaran Banque Populaire V s’est élancé ce matin  à 9h 31min 42s (heure de Paris) sur le Trophée Jules Verne, ils ont franchi la ligne de départ entre Ouessant et le Cap Lizard, après une nuit passée à attendre que des conditions favorables s’établissent au large du Finistère.
Les hommes ont rapidement trouvé un flux soutenu avec des vitesses supérieures à 30 noeuds, la première nuit de cette tentative de record sera sans aucun doute mouvementée pour les 14 hommes d’équipage.
© BPCE
 Loïck Peyron:  » Nous avons eu des conditions de départ quasi idéales, avec un joli coucher de soleil en quittant Brest. L’équipe technique nous a remorqués jusqu’à minuit dans le Four car il n’y avait pas d’air et nous n’étions donc pas manœuvrant. Nous avons attendu pour avoir de bonnes conditions. Il y avait très peu de vent jusqu’à 3 heures ce matin et doucement, comme prévu, le flux de Nord est arrivé. Nous avons attendu qu’il atteigne une vingtaine de nœuds pour passer la ligne au ras des cailloux de Ouessant. Au moment de passer la ligne, nous nous sommes tous regardés et souhaité un bon voyage. C’était un beau moment, symbolique, et puis nous avons attaqué le vif du sujet d’entrée de jeu. On est un peu secoué depuis le départ, on se fait des gros sauts de vagues. On se fait déjà une petite moyenne au dessus des 30 nœuds depuis ce matin. Il faut aller vite, parce que ce record n’est pas facile à battre ! Nous allons avoir une première nuit difficile, avec beaucoup d’empannages dont certains au ras des côtes portugaises et dans du vent fort. C’est une nuit qui va nécessiter que tout l’équipage soit sur le pont. Nous allons alterner les quarts de deux heures. Avec un vent de secteur Nord, on s’attend à avoir pas mal de houle au large du Cap Finisterre, ajoutée à du trafic et des grains, ça s’annonce sportif. »

Spithill s’impose de nouveau en flotte, les français 3 et 4èmes

Après avoir remporté samedi le Match Racing Championship face aux français d’Energy Team, l’équipage de James Spithill s’est de nouveau imposé lors de la régate en flotte finale de dimanche et s’adjuge donc aussi la victoire du Fleet Racing Championship.

Les neuf équipages ont régaté hier dans un vent de 15 à 17 noeuds, avec des rafales approchant les 20 nœuds.


La course a été très disputée dès le départ, à la première marque, ETNZ passe en tête suivi d’Oracle Racing Spithill et des deux équipages français Aleph et Energy Team, pas de changement après le premier portant, à la porte, Energy Team choisit la droite du plan d’eau, tout comme Artemis Racing, ce qui s’avère payant puisque les deux bateaux pointent en tête au début du second portant, suivent Oracle Racing Spithill, Aleph, ETNZ et Team Korea ; Oracle Racing Coutts, pénalisé sur ce premier bord se portant se trouve relégué en dernière position.  Spithill trouve plus de pression au centre du plan d’eau et s’envole en tête, suivi par Team Korea et Energy Team qui semblait évoluer avec une voile de portant moins performante que les autres bateaux (code  0 assez plat), Artemis Racing passe en 4ème position mais le dernier empannage avant d’entamer le près s’avère catastrophique, l’AC 45 suédois est quasiment arrêté et le foc est twisté sur l’étai, les suédois enfournent ce qui libère le tour et leur permet de reprendre leur régate. Sous le vent Spithill passe en tête avec 30 secondes d’avance sur Team Korea, 35 sur ETNZ et une 40aine sur Energy et Aleph.

Avant le dernier portant Spithill a encore plus creusé l’écart avec 30 secondes d’avance sur ETNZ et Team Korea et 55s sur Energy Team, Aleph pointait à 1min15s, Team Korea perd plus de 200m suite à une manoeuvre ratée lors d’un empannage ce qui permettait aux deux équipages français se passer l’AC 45 coréen.

James Spithill s’imposait donc assez facilement devant ETNZ, la lutte était magnifique entre les deux équipages français sur le court bord de travers, Yann Guichard s’imposait sur le fil avec une seconde d’avance, Aleph terminait 4ème devant Team Korea, le grand perdant de cette régate. China Team évitait de peu le chavirage dans une risée sur ce même bord, permettant le retour d’Artemis, qui coupe également la ligne 1s avant son adversaire et termine donc en 6ème position devant China, Green Comm et Oracle Racing Coutts.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

James Spithill (USA), skipper ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons la meilleure équipe à terre. Les gars arrivent les premiers et quittent la base en derniers. Cela nous permet de nous concentrer sur la régate. Ici, nous avons eu tout un panel de conditions de navigation. Lorsque nous sommes arrivés à San Diego, nous nous attendions à avoir peu de vent, mais aujourd’hui c’est monté jusqu’à 17 nœuds et nous avons pu avoir une bonne vitesse. Nous avons réussi la « totale » [match racing and fleet racing] et maintenant nous voulons reproduire le scénario à Naples. »

Pierre Pennec (FRA), skipper Aleph (FRA) :
« C’est sympa de se retrouver avec mon équipier de 420 quand j’avais 15 ans sur une ligne d’arrivée d’America’s Cup mais Yann a un peu plus d’expérience en AC45 que moi. C’est la première fois que nous naviguons avec cette force de vent (16-17 noeuds). Nous avons fait plein de petites erreurs techniques donc cela donne envie de s’entraîner pour travailler la coordination à bord et pour pouvoir jouer avec les premiers. Le point positif c’est qu’avec aucun entraînement dans ces conditions, nous jouons quand même une bonne partie de la régate avec les teams qui connaissent très bien le bateau. »

Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
« C’est bien de finir comme ça avec Aleph. Les deux bateaux français ont fait une belle semaine de régates. Personnellement, je suis très fier de notre équipe, très satisfait du résultat et surtout d’avoir pu montrer aux autres teams qu’il va falloir compter avec nous. Biensûr je vais continuer avec l’équipe. Le résultat sur cet événement est incroyable pour nous : nous finissons seconds hier en match racing et troisièmes aujourd’hui – c’est une grande surprise. On est encore loin des grosses équipes mais nous progressons chaque jour et nous allons mettre à profit ces quatre mois sans régate pour nous entraîner afin d’être fin prêts pour Naples (7-15 avril 2012). »

Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« San Diego fut un bel événement, avec des hauts et des bas pour nous, notamment une mauvaise demi-finale mais sinon, nous avons plutôt navigué. Aujourd’hui, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. Nous espérions virer devant Energy Team mais nous n’avions pas d’issue alors un gros bras de fer a débuté. C’est bien de conserver la tête du classement des World Series mais il y a encore du pain sur la planche, nous devons nous préparer plus, comme nous aurions dû le faire ici mais, globalement, nous sommes assez satisfaits. »

Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« Aujourd’hui, le génois s’est enroulé autour de l’étai lorsque nous repartions sur le bord de près. Nous avons essayé de revirer mais cela ne marchait toujours pas, nous avons donc abattu et la régate nous a échappée. Je dois sûrement des excuses à la TV car il y a eu des ‘bip, bip’ pendant un moment. D’un point de vue plus général, ce n’est pas le standard de qualité que nous attendons. Nous avons un très bon soutien logistique, un super design team mais nous n’arrivons à concrétiser nos efforts. Nous devons exiger encore plus de nous-mêmes et travailler dur pendant les prochains mois. »

Chris Draper (GBR), skipper, Team Korea (KOR) :
« Le futur s’annonce très prometteur pour Team Korea, nous avons beaucoup réfléchi à notre avenir cette semaine. Nous attendons avec impatience de savoir comment les choses vont évoluer et vers où nous nous dirigeons.  »

Charlie Ogletree (USA), skipper, China Team (CHN) sur l’arrivée à une seconde d’Artemis Racing :
« Nous avions nos chances mais Artemis a maintenu un sacré rythme. Au portant, j’ai été un peu lent pour border l’aile, le bateau a décollé sur une coque et ils nous ont mis un quart de longueur de bateau. Nous rentrons à la maison avec une longue liste de travail, et en profondeur. Nous espérons tous vous revoir à Naples. »

Vasilij Zbogar (SLO), skipper, Green Comm Racing (ESP) :
« Tous les jours, nous nous sentons mieux et nous pensons que nous pouvons pousser les choses un peu plus loin mais nous n’arrivons à mener assez proprement le bateau. Nous allons nous entrainer fort les quatre prochains mois et je suis sûr à 100% que vous verrez une équipe différente à Naples et Venice. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Coutts (NZL) :
« Nous avons eu des hauts et des bas. Nous avons remporté la première manche mercredi et nous faisons derniers aujourd’hui. Nous allons nous attarder sur ce qui a mal fonctionné. Jimmy (Spithill) à remporté les deux titres, nous avons donc une excellente référence. Nous avons encore beaucoup à faire si nous voulons continuer à pousser fort Jimmy. »

Résultats – San Diego Fleet Racing Championship

1. ORACLE Racing Spithill
2. Emirates Team New Zealand
3. Energy Team
4. Aleph
5. Team Korea
6. Artemis Racing
7. China Team
8. Green Comm Racing
9. ORACLE Racing Coutts

Départ probable cette nuit pour Banque Populaire V

Les 14 marins du Team Banque Populaire devraient couper la ligne dé départ du Trophée Jules Verne cette nuit, ils ont quitté le quai du Port du Château à Brest vers 17h 30 tout à l’heure, pour aller se positionner au large de Ouessant en attendant de franchir la ligne dans la nuit.

B.STICHELBAUT/BPCE

 

La cellule météo du Maxi Banque Populaire V, composée de Juan Vila (navigateur embarqué), Marcel van Triest (routeur à terre), Ronan Lucas (directeur du Team) et de Loïck Peyron scrutait cette fenêtre depuis plusieurs jours comme l’explique le skipper : «  Les fichiers météo reçus ce matin rejoignent les prévisions que nous avions. Il y a en effet un grand front, très étalé entre l’Irlande et le Portugal qui arrive et il serait fou de ne pas tenter de partir. Nous quitterons donc le port avant la tombée du jour, vraisemblablement vers 17h et attendrons tranquillement devant la ligne de départ. Car jusqu’aux environs de 20h, il y aura peu de vent et il ne sera pas assez bien orienté, nous allons donc attendre qu’il passe Nord/ouest et se renforce. Pour le moment, ce qui est certain, c’est que nous allons partir dans des conditions météo humides, avec un vent léger qui va très vite se renforcer au large du Cap Finisterre. Mais comme on ne peut pas tout avoir, ce vent fort ne sera pas parfaitement orienté, il nous faudra tirer des bords entre le Portugal et Madère.

L’anticyclone des Açores se décale bien, il devrait générer des alizés, pas forcément très forts, mais intéressants qui nous assureraient des moyennes relativement efficaces. Enfin, et comme je le dis depuis notre arrivée à Brest fin octobre, nous gardons à l’esprit l’éventualité d’un retour dans 2-3 jours si nous voyons que nous ne sommes pas dans les temps du record, car nous sommes encore en novembre, et avons par conséquent encore la possibilité de le faire. »

Oracle racing Spithill s’impose face à Energy Team

Yann Guichard et ses équipiers d’Energy Team se sont inclinés hier soir face à James Spithill sur Oracle Racing lors de la finale du Match Racing Championship

Lors de la première manche, les américains effectuent une manoeuvre limite lors du pré-départ, sans écoper de pénalité, les français partent cependant lancés et passent la première marque en tête, ils contrôlent ensuite leur adversaire sur le premier tour, James Spithill et ses hommes perdant quelques secondes sur chaque bord. Le tournant du match survient lors du 2ème près, Yann Guichard rompt la couverture de son adversaire et lui laisse la gauche du plan d’eau, ils virent de bord avec plus de 700m de décalage latéral, lors du croisement des deux AC45, Oracle Racing Spithill croise devant Energy Team, les français repassent le catamaran américain mais Spithill les bloque avant la marque au vent et les empêche de virer, le bateau français est très nettement ralenti et perd une centaine de mètres, ils réduiront l’écart sur le portant mais Oracle Racing coupe la ligne en tête.

Le second duel sera moins disputé, James Spithill passe la ligne et la première marque en tête, il couvrira ensuite son adversaire sur tous les bords, empêchant tout retour des français qui s’inclinent 2-0 face aux américains.

Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
« C’était vraiment difficile aujourd’hui, car le vent était très irrégulier. Nous prenons un bon départ lors de la première manche mais je fais une erreur par la suite et ils en profitent pour nous doubler. Dans le second duel, nous n’avons aucune opportunité de revenir. Jimmy a été le meilleur aujourd’hui mais je suis satisfait. Nous avons fait du bon travail toute la semaine en restant constants. Je suis très content de finir second de ce Match Racing Championship. Nous avons créé la surprise et progressé jour après jour, jusqu’à arriver en finale aujourd’hui. L’équipe a vraiment accompli un excellent travail. »

James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing (USA) :
« Suite à notre dernière régate, nous avons travaillé dur sur notre match race. Avec l’équipe à terre et les voiliers, nous avons vraiment mis un point d’honneur à notre préparation et c’est génial de pouvoir les récompenser par la victoire. Energy Team a une très bonne vitesse et a vraiment bien navigué. Nous avons su rester denses et très proches et dès qu’une opportunité s’est présentée, nous l’avons saisie sans regarder ensuite en arrière. (…) Il n’y pas de doute, nous voulons le beurre et l’argent du beurre (gagner le Match Racing et la Fleet Race). Nous voulons être les premiers et remporter les deux titres et nous allons tout faire pour gagner. »

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les petites finales ont également été courues hier, ce qui a permis à Aleph de remporter brillamment un nouveau un match contre  ORACLE Racing Coutts barré, ici, par Darren Bundock. Les Français s’imposent au départ et déroulent ensuite leur match avec une excellente tactique et un bon placement sur le plan d’eau, ce qui leur permet de décrocher une belle cinquième place.

Déclaration de Pierre Pennec, skipper d’ALEPH : ‘Fantastique journée pour ALEPH, on gagne contre Oracle Racing 5 pour la deuxième fois. On avait décidé, avec Bertrand Pacé, notre directeur sportif d’être assez agressifs sur la ligne et c’est ce qui a payé car nous avons pris un super départ et nous sommes restés devant grâce au super travail de l’équipage. Demain, on reprend les courses en flotte, il va falloir bien se placer lors des départs et optimiser la vitesse’.

Et Thierry Fouchier, le régleur des voiles d’avant d’ALEPH ajoute :  ‘Le départ était très serré avec Oracle Racing 5 ainsi que durant le reste du match avec un plan d’eau très ouvert en terme de risées mais nous sommes restés très sereins et concentrés jusqu’à la fin’.

Sur les autres duels de ces ‘petites finales’, Team Korea bat les Espagnols de Green Comm Racing malgré une pénalité au départ, Emirates Team New Zealand l’emporte assez facilemnt sur Artemis Racing et prend la troisième place.

Classement final du San Diego Match Racing Championship
1. Oracle Racing Spithill
2. ENERGY TEAM
3. Emirates Team New Zealand
4. Artemis
5. Aleph
6. Oracle Racing Coutts
7. Team Korea
8. Green Comm Racing
9. China Team

Nouvelle démonstration d’Energy Team

Yann Guichard et son équipage ont de nouveau malmenés un top team hier lors des America’s Cup World Series – San Diego. Ils ont remporté leurs deux matchs contre les Suédois d’Artemis Racing lors des demis finales et se sont donc qualifiés pour la finale ce soir, ils affronteront ORACLE Racing Spithill, l’équipage américain qui est probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide.

Le format des demis- finales se faisaient au meilleur de 3 manches, ORACLE Racing Spithill et Energy Team se sont imposés face à Emirates Team New Zealand et Artemis Racing en deux manches à zéro.

La première demi-finale opposait deux des grand favoris : Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill, qui pointent en tête des America’s Cup World Series 2011-2012. Dans la première manche, l’équipe de Spithill gagne le départ et réussit à maintenir les Kiwis dans leur tableau arrière jusqu’à la fin de la régate.

Le second match a été plus serré, Dean Barker gagne le départ mais James Spithill et son équipage reviennent sur les néo-zélandais et réussissent à passer le catamaran kiwi sur le troisième bord à la faveur d’un choix favorable sur la gauche du plan d’eau.

La seconde demi-finale opposait les Français d’Energy Team et Artemis Racing, les français perdaient les deux départ face aux suédois mais réussissaient à passer l’AC 45 Artemis sur le premier bord de portant grâce à une excellente vitesse et des relances impeccables. Yann Guichard et son équipage creusaient ensuite l’écart avec une bonne tactique, empêchant tout retour des suédois.

Les réactions de l’équipage d’Energy Team
Yann Guichard (FRA), skipper  Energy Team (FRA) :
« Nous avons pris à chaque fois les bonnes décisions et aujourd’hui l’ambiance à bord était vraiment bonne. Le but était de ne pas prendre de risques sur les départs. Nous étions vraiment confiants quant à notre vitesse et notre tactique. Nous sommes partis derrière mais dans une bonne position pour revenir sur le premier gybe (empannage). Le vent était vraiment irrégulier et nous avons peut-être eu un peu de chance parfois mais nous avons bien navigué. C’est une super journée, nous avons pris beaucoup de plaisir et je suis tellement content pour l’équipe. »

Christophe André (FRA), équipier d’avant, Energy Team (FRA) :
« Nous ne nous attendions pas à gagner aussi « rapidement », c’est-à-dire en deux manches. Demain, contre James Spithill, nous voulons juste faire du bon boulot, simple et efficace, avec des manœuvres propres et des départs appliqués. »

La finale sera donc à suivre en direct ce soir à 22h 10 sur le site officiel, tout comme les ‘Petites finales’ qui opposeront :
Green Comm Racing vs. Team Korea (7e/8e)
Aleph vs. ORACLE Racing Coutts (5e/6e)
Emirates Team New Zealand vs. Artemis Racing (3e/4e) 


Jeudi soir l’équipage Aleph s’était également fait remarqué en remportant successivement trois matchs races face à China Team, Team korea et Oracle Racing Coutts.

« La première rencontre contre les Chinois était un peu le match « à pression » du jour. C’était une épreuve éliminatoire donc il nous fallait absolument les battre. Cette première victoire nous a mis en confiance pour la suite. » expliquait Nicolas Heintz, n°1 d’Aleph.

Pierre Pennec et ses hommes étaient ensuite opposés à Artemis Racing, les français écopaient d’une pénalité lors du pré-départ mais parvenaient à passer les suédois, cependant cette régate était annulée suite à des problèmes techniques sur les zones d’exclusion. Un nouveau départ est donc donné quinze minutes plus tard, Terry Hutchinson inflige de nouveau une pénalité au skipper français lors du pré-départ, Aleph arrive malgré tout à recoller et accuse un retard de 7 secondes au passage de la 5ème marque, sur le dernier bord, Artemis négocie mieux les effets de site et Aleph tombe dans une zone sans vent, les suédois s’envolent vers la victoire et l’emporte avec 38 secondes d’avance.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Pierre Pennec : « Après trois matchs, nous étions bien chauds, et les régates se sont enchaînées comme un stimulant. Nous menions le premier duel avant son annulation puis nous avons été pénalisés sur le second départ mais nous avons bien joué les bascules jusqu’à la dernière marque. Nous avons fait peur à Artemis Racing, une grosse équipe de match racing, une très bonne journée pour Aleph. »

Energy Team leader à San Diego !

Yann Guichard et son équipage ont marqué les esprits en se hissant à la première place à l’issue des trois régates en flotte courues hier.

Les équipes se sont affrontées sur un plan d’eau calme avec 9 à 13 noeuds de vent.

Photo copyright Bo Struye

La première régate était remportée par Oracle Racing Coutts avec une belle avance, l’équipage américain était suivi par Emirates Team New Zealand et Energy Team. ; Aleph terminait dernier dans le sillage de Green Comm. Sur la deuxième régate, Artemis, ETNZ, Energy Team et Team korea prenaient le meilleur départ, Energy Team restait longtemps au contact d’ETNZ avec qui ils luttaient pour la deuxième place, lors du passage d’une bouée Yann Guichard écopait d’une pénalité pour une gène à Oracle Racing Spithill qui faisait l’intérieur à la bouée. Sur la ligne, Artemis devançait Team Korea, ETNZ, Oracle Racing Coutts et Energy Team qui coiffait Aleph grâce à une meilleure vitesse.

La démonstration d’Energy Team se terminera par une victoire sur l’ultime manche du jour devant Oracle Racing Spithill et Green Comm (peu habitué aux podiums), Aleph ne pouvait faire mieux que 7ème.

Photo copyright Bo Struye

Au classement général Energy Team est donc leader avec 24 points, ETNZ a 23 unités au compteur, Oracle Racing Spithill 22, Artemis est quatrième devant Team korea, Green Comm, Aleph et China Team.

Les trois leaders sont qualifiés pour les demi-finales du Match Racing Championship disputées vendredi, tandis que les six autres s’affrontent ce soir en match race à élimination directe pour prendre place sur le quatrième siège encore disponible.

Pierre Pennec et son équipage devront donc remporter quatre match-race d’affilé – à commencer par China Team – pour atteindre les demi-finales et y défier l’autre équipage français.

Les réactions des barreurs à l’issue de la journée :

Yann Guichard (FRA), barreur Energy Team (FRA) :
« C’est une superbe journée pour Energy Team. L’équipe a accompli un travail fantastique en prenant d’excellents départs et en maintenant une bonne vitesse. Les petits teams, comme nous, progressent chaque jour. Je me sens de plus en plus à l’aise et je sens vraiment bien le bateau maintenant. Nous avons vraiment travaillé dur toute la semaine dernière, en particulier sur les départs, et aujourd’hui je peux me permettre de sortir la tête du bateau. Cela me donne la possibilité de faire de la tactique-stratégie et de ne pas être constamment rivé sur les manœuvres. Je sais que les gars suivent parfaitement et cela me met en confiance. Plus je suis confiant et plus je peux envoyer des manœuvres un peu plus ‘chaudes’. Arnaud Jarlegan, qui est à côté de moi et que je connais bien m’aide beaucoup : on a le même discours. Je suis très content. »


Dean Barker (NZL), skipper Emirates Team New Zealand (NZL)
:
« Cela n’a pas été facile. Nous avons eu un problème sur une pièce et nous n’avons pas pu bloquer la drisse du gennaker. Quand tu as un problème de cet ordre, tu en as pour la journée. Nous sommes donc contents d’avoir terminé seconds. Les gars ont fait un travail génial tout au long des manches mais nous étions trop concentrés sur les manœuvres et pas assez sur la tactique. »

James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing Spithill (USA):
« Nous avons eu du mal sur les ‘starts’, nous avons pris deux faux départs et terminé deux fois derniers au passage à la bouée au vent. C’est pourtant un point sur lequel nous nous sommes beaucoup entraînés. Je n’ai pas été bon aujourd’hui. Le bateau s’est allumé de toutes les lumières possibles : pénalités, faux départ…un arbre de noël avant l’heure mais sans les cadeaux ! »

Pierre Pennec (FRA), skipper, Aleph (FRA) :
« Je n’ai pas pris de bons départs aujourd’hui. En revanche, nous avons progressé en vitesse au près entre la première et la dernière manche car nous avons trouvé de nouveaux réglages, un point positif. Mais nous devons encore nous améliorer en manœuvres, surtout lors de l’envoi du gennaker. Ce qu’on a fait de bien aujourd’hui, on va essayer de le refaire demain lors du match race contre China team qui est un bon concurrent. Et ce sera intéressant car je n’ai pas fait beaucoup de match race et encore moins en multicoque ! »

Début du San Diego Match Racing Championship ce soir

Après deux jours de compétition non officielles ce week-end (les régates en flotte nommées Port Cities Challenge), le Match Race Championship reprend aujourd’hui à San Diego avec des régates en flotte qualificatives pour la phase de Match Race (le format de compétition est toujours aussi complexe que sur les étapes précédentes avec régates ne rentrant pas dans le classement et alternance de régates en flotte, en match-race et des runs de vitesse).

Ces deux journée du Port Cities Challenge se sont déroulées dans des vents faibles et sous une pluie battante pour la première, ces conditions ont permis un beau jeu tactique avec des remontées de certains bateaux qui ont joué avec les risées, comme sur la première manche où Artemis s’impose devant ETNZ alors que les deux AC45 étaient en queue de flotte en début de manche, la seconde manche a été remportée par China Team.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

La seconde journée sera excellente pour les deux équipages français qui signaient leur première victoire en flotte, Aleph mené par Pierre Pennec accompagné de l’équipage avec lequel il navigue en Extreme 40 remportait la première régate de la seconde journée, alors qu’Energy Team, barré par Yann Guichard, en l’absence de Loick Peyron, s’adjugeait la dernière, les deux teams tricolores prenaient les 4 et 5ème place de cette épreuve préliminaire, ETNZ remportait celle-ci devant Artemis Racing et Oracle Racing Spithill.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

L’écart face aux top teams s’est donc sensiblement réduit avec de belles performances des deux équipes françaises mais aussi de China Team et du Team Korea, seul Green Comm Racing semble peiner à élever son niveau.

Ces équipes seront donc à suivre dès ce soir à 22h05 pour trois régates en flotte et deux AC500 Speed Trials. Les résultats des courses en flotte déterminent l’ordre d’entrée de chaque équipe pour la journée de jeudi où elles s’affrontent alors en duels (match racing) à élimination directe en vue des demi-finales. Ces dernières ont lieu le vendredi tandis que la finale et la petite finale sont programmées le lendemain et couronnent le San Diego Match Racing Champion. Dimanche, les équipes courent deux nouveaux AC500 Speed Trials avant de s’affronter pour l’ultime grande course en flotte du San Diego Fleet Racing Championship.

A suivre sur le canal dédié YouTube, et sur le site de Canal Plus avec commentaires en français assuré par Loic le Bras.

A lire, un interview de Yann Guichard.