Loick Peyron rejoint Artemis Racing

Tout comme l’équipe italienne de Luna Rossa qui s’offre le savoir faire de Franck Cammas en matière de multicoques, les suédois d’Artemis Racing ont décidé de faire appel à Loick Peyron pour les seconder lors des premières navigations de leur AC72.

Les équipes qui n’ont pas encore naviguer avec leurs catamarans choisissent la prudence dans l’apprentissage et la maitrise de leurs bateaux, probablement échauder par le chavirage d’USA17 en baie de San Francisco.

Les néo-zélandais, qui ont navigué 16 jours sur leur catamaran, ont choisi d’effectuer un chantier d’une dizaine de jours afin d’améliorer la vitesse et l’ergonomie du bateau.

Mise à l’eau de l’AC72 de Luna Rossa

L’équipe italienne, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a mis à l’eau son catamaran AC72 hier à Auckland.

Le team, dernier engagé, avait passé un accord avec Emirates Team New Zealand, qui avait partagé le design de sa plate forme et de son aile, cette coopération court jusqu’au 31 décembre 2012, le seul élément qui ne soit pas commun aux deux équipes sont les foils.

Les italiens ont choisi comme les néo-zélandais de présenter leur bateau avec des dérives droites pour sa première apparition. Celles-ci devraient rapidement être remplacées par des appendices plus « travaillés », qui devraient permettre au catamaran de se sustenter, comme celui d’ETNZ.

Luna Rossa devrait effectuer sa première navigation mercredi après des test statiques en début de semaine, à noter la présence de Franck Cammas, qui va apporter sa connaissance à l’équipe italienne et notamment à Max Sirena, le skipper.

Du côté des concurrents, Artemis Racing n’a toujours pas repris la mer, Terry Hutchinson, le skipper de l’équipe suédoise a reconnu une erreur humaine lors du remorquage du catamaran, en effet celui-ci a été fait avec les foils en position basse, or les efforts de ceux-ci ont été étudiés pour être équilibrés par ceux de l’aile qui n’était pas en place, ce qui a provoqué l’incident sur la plate-forme. Ils espèrent pouvoir débuter leurs entrainements cette semaine.

Côté américain, l’équipe continue à ramasser les débris de l’aile dispersés en baie de San Francisco suite au chavirage d’USA17, l’équipe donne la priorité au second bateau actuellement en cours de construction et devrait lancer la construction d’une troisième aile afin d’équiper ses deux plates formes.

Les néo zélandais poursuivent quant à eux leurs entrainements, sans connaitre de problème sur leur bateau, offrant de superbes images de leur catamaran en vol stabilisé.

© Chris Cameron

Lancement raté pour l’AC72 d’Artemis Racing

Terry Hutchinson et son équipage devaient effectuer des tests avec leur AC 72 avant de gréer l’aile rigide et de baptiser le catamaran aujourd’hui, le programme a vite été annulé, en effet au cours du remorquage, les bruits suspects au niveau des étraves ont été entendus.

Le bateau a donc rejoint le hangar du team suédois par sécurité, afin d’analyser la structure des coques.

Après le chavirage d’Oracle Team USA, cette avarie est un nouveau coup dur pour la préparation de la prochaine Coupe de l’America, seul Emirates Team New Zealand n’a pas connu d’avarie grave sur son catamaran, le sistership de celui-ci, celui de Prada-Luna Rossa devrait toucher l’eau la semaine prochaine.

Point sur le chavirage d’Oracle Team USA

Le catamaran AC72 d’ORACLE TEAM USA  a chaviré dans la baie de San Francisco cette nuit (heure française), au cours de la huitième journée d’entraînement de l‘équipe (le règlement autorise 30 jours de navigation sur le premier AC72 construit jusqu’au 31/01/2013 puis 45 jours avec les deux bateaux au cours des trois mois suivants) .

Les conditions étaient musclées, avec des rafales de plus de 25 noeuds et un fort clapot  associé à un gros coefficient de l’année.

Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA

Le tacticien du bord revient sur l’incident, Tom Slingsby (AUS) : « Lorsque l’avant a enfourné, l’aile a suivi et quelques équipiers sont tombés à l’eau . L’aile pouvait se briser à tout moment, c’est pourquoi nous avons tous sauté par-dessus bord ».

Le chavirage s’est déroulé pendant une manoeuvre de bare away, lors de l’abattée, les étraves ont plantées et le bateau a sanci, ce « soleil » a peut être été favorisé par la houle. L’aile a maintenu le bateau dans cette position pendant quelques minutes avant que celui-ci ne bascule sur la tranche.

L’équipe technique du team a tenté de remettre le bateau à l’endroit sans succès, la houle a ensuite commencé à désagréger les éléments mobile de l’aile rigide, le mât s’est ensuite brisé, le catamaran a ensuite pu être pris en remorque jusqu’à la base technique du team américain.

Les photos de la séquence sont visibles sur le site H2OShots.

Avec le catamaran géant couché sur la tranche, les fortes conditions ont rapidement endommagé l’aile. Avec le courant, le bateau a ensuite dérivé vers l’océan et, à la tombée de la nuit, l‘équipe tentait toujours de ramener la plate-forme du catamaran vers la base. L’aile est entièrement détruite.

Le gréement est donc complétement perdu, ce chavirage va très nettement ralentir la préparation du team américain, comme l’explique le skipper, qui reste néanmoins optimiste Jimmy Spithill (AUS): « C’est un sacré coup dur. Il s’agit d’une véritable mise à l’épreuve pour toute l’équipe . Mais j’ai déjà vu ces types relever le même défi lors de notre précédente campagne avant de remporter l’America’s Cup. Seule une équipe solide s’en remettra. Cet incident ne nous empêchera pas de gagner à nouveau l’America’s Cup ».

Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA

Le deuxième AC72 de l’équipe américaine devait être mis à l’eau début 2013, les dégâts de la plate forme d’USA17 ne pourront être évalués qu’après des examens approfondis.

L’AC72 d’Oracle Team USA chavire à San Francisco

L’équipage d’USA 17 est sain et sauf, mais le catamaran à aile rigide du defender semble très endommagé après ce chavirage en baie de San Francisco.

Sur les vidéos qui circulent ce matin, on découvre les circonstances du chavirage. L’AC72 semblait lancé à pleine vitesse, l’équipage s’apprêtait à effectuer un bear-away quand les étraves ont planté dans une mer qui semble formée, le multicoque a ensuite sanci en quelques secondes.

Le bateau semble être resté en équilibre, posé sur l’aile pendant plusieurs minutes, sans que l’équipe puisse le remettre à l’endroit avec ses bateaux d’assistance, l’aile s’est ensuite progressivement désagrégée, les parties mobiles en premier puis le mât qui a probablement endommagé la plate forme.

Le bateau a pu être remorqué à terre, reste désormais à évaluer les dégâts et à débuter un long chantier de remise en état du catamaran, ce qui devrait nettement handicapé le defender dans sa préparation pour la 34ème Coupe de l’America.

 

L’ex Gitana 12 (et Bonduelle) va de nouveau changer de propriétaire

L’ancien 60′ ORMA, ex Gitana 12, ex Bonduelle, qui a été allongé à 72′ par l’équipe d’Artemis Racing, afin de tester l’aile de leur AC72, va de nouveau changer de propriétaire.

En effet le trimaran aurait été acheté par John Sangmeister, un américain déjà propriétaire d’un Formule 40, celui-ci devrait s’aligner sur la Transpac 2013 avec entre autre Gino Morrelli, Cam Lewis, Jacques Vincent à bord.

Le trimaran avait été transporté aux Etats Unis avec son gréement conventionnel en même temps que la plate forme de l’AC72 de l’équipe suédoise, on devrait retrouver le trimaran qui devrait être renommé Tritium sur les classiques américaines.

Premier vol pour Oracle Team USA

Le team américain a dévoilé les photos des premiers « vols » de son AC72 en baie de San Francisco il y a quelques jours, coupant court aux rumeurs sur les capacités de leur catamaran à déjauger comme celui d’Emirates Team New Zealand.

Les américains auront donc fait aussi bien que les néo-zéd en accomplissant cette performance lors de leur 4ème journée de tests, en dehors de ces photos toujours impressionnantes, reste à savoir si les équipages pourront assurer un vol stable et surtout à quelles allures pourront-ils utiliser les capacités de ces bateaux.

© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

Les images dévoilés par le team américain montrent un énorme travail de la plate forme  avec des coques très « mobiles » comme le montre cette vidéo (voir à 3’30).

Yann Guichard : « Bien sûr je suis satisfait des résultats »

Yann Guichard, skipper du MOD70 SPINDRIFT racing, et barreur de l’AC45 de l’Energy Team a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques lors de l’étape marseillaise de l’European Tour 2012.

L’interview a été réalisée le vendredi 29 septembre à l’issue de la première journée des City Races de Marseille.

Voile-Multicoques : Peux-tu nous donner des nouvelles de ton état de santé après ta blessure (le skipper avait chuté lors d’un enfournement) sur la fin de la 4ème étape de cet European Tour ?

Yann Guichard : Je vais mieux, heureusement je n’ai rien de cassé (il souffre de déchirures des muscles intercostaux), c’était mon inquiétude initiale. Je prends un traitement anti inflammatoire et des antalgiques, mais il persiste malgré tout des douleurs, j’essaye donc de me ménager un peu, dans la mesure du possible.

 

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu as choisi de modifier ton équipage pour la dernière étape, quelles sont les raisons de ce changement ?

J’essaye de faire tourner l’effectif depuis le début de cet European Tour, avec un nouvel homme à chaque étape en offshore et en inshore ; l’objectif de ce roulement est de sélectionner l’équipage pour le tour du monde de l’année prochaine. Cette rotation est une bonne chose, même si certains concurrents comme Foncia ont choisi d’avoir un équipage fixe.

Les nouveaux apportent du sang neuf et un œil « extérieur », qui permet de remettre en cause les certitudes que nous pouvons avoir après un mois de course.

Vous pointez en seconde position de cette épreuve à l’issue de l’avant dernière étape, l’objectif est de finir devant Foncia, quelle va être la stratégie adoptée par rapport au seul adversaire direct restant pour la victoire ?

Nous avons huit points de retard sur Foncia, l’idéal serait de revenir à quatre points à l’issue des City Races, étant donné qu’une place de différence en offshore représente quatre points, mais ceci s’annonce difficile.

Les trois points du parcours côtier seront également très importants, peut être plus que ceux des inshores.

Le marquage de Foncia sur la dernière étape (entre Marseille et Gênes) n’est pas faisable, mais je pense chacun des équipages va regarder ce que fait l’autre, il est peu probable que nous prenions une option radicalement différente.

Nous sommes désormais certains de finir deuxième au pire, la bagarre pour la place de vainqueur s’annonce belle, tout comme celle pour la troisième place de cet European Tour.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Une seconde place ou une victoire sur cet European Tour, une victoire sur la Krys Ocean Race, les objectifs de l’équipe Spindrift racing sont donc atteints pour cette première saison en MOD70 ?

L’objectif reste de gagner le Tour de l’Europe, même si nous avons gagner la Krys Ocean Race, nous espérons poursuivre sur la lancée.

Nous ne ferons le bilan qu’à l’issue de cette course, mais bien sûr je suis satisfait des résultats. Nous avons malgré tout fait des erreurs sur les étapes trois et quatre, qui nous ont fait perdre des points sur Foncia.

Globalement nous progressons en apprenant à mieux connaître le trimaran, surtout dans le petit temps, où nous devons faire des progrès par rapport à d’autres équipages.

Nous avons peut être un petit avantage sur les City Races grâce à mon expérience sur d’autres circuits de régates en flotte, comme sur les America’s Cup World Series en AC45 (Yann partage la barre du catamaran à aile rigide d’Energy Team avec Loïck Peyron), ce qui permet d’être un peu plus à l’aise sur le placement du bateau lors des phases de départ.

Un mot sur les performances du jour (l’interview a été réalisé à l’issue de la 1ère journée des City Races de Marseille) ?

Nos performances sont très proches de celles de Foncia, nous sommes devant à l’issue de cette première journée, ce qui est pris n’est plus à prendre, mais rien n’est joué,. Il faudra continuer à prendre de bons départs, comme nous l’avons fait sur la 1ère et la 3ème manches afin d’assurer de bonnes places.

Ce circuit tient ses promesses au niveau sportif, mais peine à attirer des sponsors et des équipages internationaux. Que manque-t-il à la classe MOD70 pour arriver à ces objectifs ?

Effectivement nous avons montré que les bateaux sont bons, que nous pouvons faire de belles régates que ce soit en offshore ou en inshore.

Le plus important pour développer la classe serait l’arrivée d’un partenaire titre, idéalement une entreprise internationale.

Ceci permettrait aux nouvelles équipes de trouver des sponsors et d’attirer les skippers étrangers, beaucoup sont intéressés par les MOD70, mais la conjecture économique est difficile en Europe.

De notre côté, nous avons de bons résultats, un certain nombre de contacts, mais tout ceci reste en attente d’un partenaire titre pour le championnat, qui permettrait de pérenniser la classe avec un programme définitif pour plusieurs saisons.

Le trimaran monotype semble satisfaire les skippers au niveau des performances, qu’en est-il au niveau du comportement ? Tu avais émis le souhait d’un ballast arrière à l’arrivée de la Krys Ocean Race, peux-tu nous en dire plus ?

Ces trimarans sont bien nés, avec une monotypie parfaitement respectée, comme le prouvent les arrivées très serrées sur toutes les courses.

De mon côté je serai effectivement favorable à l’ajout d’un ballast à l’arrière, ce qui amènerait de meilleurs performances au portant dans le gros temps, mais surtout plus de sécurité dans ces conditions, en limitant l’enfournement. Cet aspect est important pour le tour du monde prévu l’année prochaine. Cette modification n’impliquerait pas de gros travaux, ni un chantier long, il suffit d’ajouter une cloison et un snorkel, j’espère donc que cette amélioration sera retenue.

Le Z-Drive (système de transmission permettant à l’hélice de pivoter) serait à revoir, car il entre en vibration à hautes vitesses (au dessus de 33-34 nœuds), le changement de ce système rendrait le trimaran plus agréable à la barre.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Comment sont prises les décisions concernant les modifications de la jauge au sein de la classe MOD70 ?

Les décisions sont prises par le collège d’armateurs en accord avec l’organisateur MOD, ces réunions se font en bonne entente entre les deux parties, chacun amène ses propositions et celles-ci sont discutées.

La prochaine réunion aura lieu en octobre et permettra de décider ce qui sera modifié sur les bateaux pour la saison prochaine.

MOD a bien fait les choses avec une vraie structure organisatrice et une hiérarchie, ce qui se révélera encore plus important quand nous serons huit ou neuf au sein de la classe.

Tu poursuis les navigations au sein de l’Energy Team sur le circuit ACWS. Un nouveau système de classement a de nouveau fait son apparition pour cette saison avec le Super Sunday, que penses-tu de ce nouveau format ?

Le système était pire la saison dernière avec des coefficients quatre à cinq pour certaines régates, désormais il y a un vrai plus pour ceux qui finissent sur le podium lors de ces courses. Finalement ceci permet à certains teams qui ont de moins bons résultats de se rattraper, même si le plus souvent ce sont les mêmes en tête de la flotte.

Le fait que ces régates soient diffusées en live à la télévision joue également un rôle, il est plus facile pour le public de comprendre que celui qui gagne sur ces manches remporte l’événement.

Ceci apporte également une grosse intensité, sur un format court, d’une vingtaine de minutes, avec une bagarre au contact, c’est donc un grand plaisir de naviguer sur ces bateaux, quel que soit le format.

Energy Team devait construire le sistership d’USA-17 (le 1er AC72 d’Oracle Team USA) si le budget était décroché pour la 34ème America’s Cup, ce qui n’a hélas pas été le cas. Pourrais-tu nous donner ton avis sur ces catamarans AC72 ?

Nous ne pouvons que regretter de ne pas avoir obtenu le financement pour construire ce bateau au vu des images de navigation des AC72, ces bateaux sont magiques, j’aimerai bien sûr naviguer sur des bateaux qui « volent » après seulement quatre jours de navigation comme l’a fait Emirates Team New Zealand.

© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

La progression sur ces bateaux est énorme parce que les équipes ont des moyens, et aussi les meilleures personnes à tous les postes, ces catamarans apporteront forcément aux multicoques de compétition dans le futur.

Le fait de ne pas avoir décrocher le budget pour Energy Team est d’autant plus dommage que le deal entre Oracle Team USA et notre équipe était excellent et permettait de disposer d’un bateau compétitif par rapport aux autres challengers, même avec des moyens plus limités.

Même si il n’y a que trois challengers la qualité sera là, lors des éditions précédentes, le plateau comptait dix ou douze challengers, mais seulement trois ou quatre étaient réellement compétitifs.

La Louis Vuitton Cup et l’America’s Cup devraient offrir de superbes régates, la baie de San Francisco est magnifique à naviguer avec des conditions soutenues, il faudra avant tout finir les courses sur ces machines incroyables, mais nous pouvons faire confiances aux marins qui se sont parfaitement adaptés aux multicoques.

Voile-Multicoques remercie Yann Guichard pour sa disponibilité, Astrid van den Hove, et Caroline Muller.

Première sortie pour l’AC72 d’Oracle Racing, premier vol pour celui d’ETNZ

Le defender de la Coupe de l’America, l’équipe américaine d’Oracle Racing a dévoilé son catamaran AC 72 la semaine dernière. Rappelons que celui d’Emirates Team New Zealand navigue depuis un mois dans le golfe d’Hauracki, alors que celui d’Artemis est à San Fancisco en attente de son aile (qui avait été endommagée à Valence alors qu’elle était testée sur la plate forme d’un trimaran ORMA allongé à 72′).

Si les deux multicoques néo-zélandais et suédois semblent assez proches dans les grandes lignes, celui des américains apparaît comme le plus radical. En effet le catamaran américain semble avoir bénéficié d’une  grosse recherche sur l’aérodynamique de la plate forme, avec des bras de liaison carénés, une « mini » coque centrale qui reprend les efforts (reprenant le principe de ce qui se fait sur les Decision 35), ce qui permet de se passer de martingale sous le catamaran. A noter également le système de barre surprenant pour un bateau de cette taille, puisque le skipper dispose d’une barre franche, avec un système de tringlerie qui court sur le bras arrière et permet au skipper de passer d’un bord sur l’autre sans lacher sa barre.

© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

Côté appendices, les américains ont repris ce qui avait été testé sur les AC45 avec des dérives droites qui se terminent par un winglet,  donnant une forme de « L » à l’ensemble, pour les safrans, ils ont comme les néozéd choisi des profils en « T » afin d’apporter de la portance à l’ensemble combiné à l’effet des dérives qui agissent également pour faire décoller le bateau.

L’équipage mené par James Spithill a donc effectué une première sortie sur USA17 en baie de San Francisco, celle-ci a permis une première prise en main du bateau qui semble assez facilement décoller la coque au vent, cependant cette sortie a été écourtée par la casse d’une dérive, d’après les photos de SurfCityRacing, il semblerait que ce soit la dérive sous le vent qui ait subi des dommages, le bateau est donc retourné en chantier et ne devrait en sortir qu’après plusieurs semaines.

Côté néo-zélandais, l’équipage d’Emirates poursuit ses navigations en baie d’Hauracki, après quelques photos diffusées sur le réseaux sociaux où l’on pouvait voir le bateau en « vol », l’équipe a choisi de dévoiler officiellement les possibilités de son bateau lors d’un media day, où l’on peut voir le bateau déjaugé et naviguer uniquement sur le foil sous le vent et ses deux safrans équipés de plans porteurs, les équipages des AC72 ne disposent pas de système permettant de contrôler l’assiette du bateau, on peut donc penser que le positionnement de l’équipage sera primordial. Bien entendu les AC72 des autres équipes devraient être capable des mêmes performances, cette 34ème édition de la Coupe de l’America devrait donc être spectaculaire.

Copyright Chris Cameron / Emirates Team New Zealand

Quelques vidéos à voir : sur TVNZ, 3news.

L’AC72 d’Artemis Racing dévoilé

Artemis Racing, l’équipe suédoise, challenger pour la 34ème Coupe de l’America a débarqué son premier AC72 à San Francisco cette semaine. Le catamaran, qui sera doté de son aile très bientôt a une architecture semble-t-il assez semblable à celui d’Emirates Team New Zealand avec des renforts en V partant du pied de mât vers le bras arrière, et une chèvre reprenant les efforts de la structure.

© Sander van der Borch

A noter que l’architecte principal Juan Kouyoumdjian a dessiné des entrées d’eau fines et a munies les étraves du multicoque de strakes, sorte de redans permettant d’éviter l’enfournement.

© Sander van der Borch

Oracle Racing sera la prochaine équipe à dévoiler son AC 72 le 27 août prochain.