Arrivée des premiers multis dans 12 heures à Lisbonne

L’ensemble de la flotte de la Route des Princes a fait son entrée en Atlantique ce midi pour les premiers, le bal a été ouvert par Oman Air Musandam suivi à deux heures par Spindrift racing qui était talonné par le Maxi 80 Prince de Bretagne dix minutes plus tard. En Multi50, Actual et Arkema Région Aquitaine passaient le Cap de Gibraltar a quinze minutes d’écart, avec un avantage pour le bateau de Lalou Roucayrol.Les premiers bateaux de chaque classe empochaient au passage un point de bonus.

Ce soir la situation est un peu moins favorable pour Sidney Gavignet puisque Spindrift racing mené par Yann Guichard a grapillé des milles sur le leader, divisant quasiment par deux son déficit en ne pointant qu’à dix petits milles du trimaran omanais au dernier pointage. Le MOD70 Spindrift est toujours suivi de près (moins d’un mille) par Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne, qui tient le rythme en tête de flotte. Les deux autres MOD, Groupe Edmond de Rothschild et Virbac Paprec 70 se battront pour la 3ème place, leur retard de 70 à 80 milles sur les leaders ne pouvant plus être comblés désormais.

Dans la classe Multi50, Erwan le Roux, sur FenêtréA Cardinal a également été décroché et pointe à 18 milles des leaders, Lalou Roucayrol et Yves le Blévec naviguent à vue, à moins de deux milles l’un de l’autre.

Oman Air et Actual mènent la flotte sur la première étape de la Route des Princes

La flotte de la Route des Princes qui regroupent trois Multi50′, quatre MOD70 et le Multi 80′ de Lionel Lemonchois a pris le départ de la première étape de ce tour de l’Europe hier après midi.

SIdney Gavignet sur Oman Air Musandam avait déjà pris la tête de la classe MOD70 et s’était présenté en tête à la bouée de Benicarlo hier soir, les multis ont ensuite évolués dans des vents changeants avec jusqu’à trente noeuds à l’approche du cap de la Nau et ensuite une zone de dévent avec seulement quelques noeuds. Coté Multi50′, les trois trimarans ont suivi une route directe ont bénéficié de vents soutenus eux aussi jusqu’à la Nau avant de subir le dévent, Actual menait alors déjà la flotte.

© M. Mochet/RDP

Ce soir, Yves le Blévec mène toujours la flotte devant Arkema Région Aquitaine et FenêtréA Cardinal qui avait tenté une option un peu plus près des côtes africaines, sans que celle-ci soit payante, ils pointent ce soir à 10 milles du leader alors que Lalou Roucayrol est intercalé à 5 milles.

© M. Mochet/RDP

En MOD 70, Sidney Gavignet a choisi une option un peu plus au large que ses concurrents depuis le passage de la bouée de Benicarlo, ce qui lui a permis de creuser un petit écart sur le reste de la flotte, Yann Guichard et Jean Pierre Dick avaient également suivi le leader, mais Virbac Paprec s’est recalé dans la matinée. Yann Guichard a poursuivi sa route jusqu’à midi suivi à vue de Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne, Groupe Edmond de Rothschild et Virbac Paprec 70 naviguent à environ 15 milles du 2nd également le long des côtes espagnoles.  La flotte devrait poursuivre sa route au près jusqu’à Gibraltar.

Les réactions à la vacation de midi :

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « On a enfin du vent un peu stable, la nuit a été dure pour tout le monde, on a eu du mal à aller chercher la bouée dans le nord de Valence, on était en tête et on a buté contre une bulle sans vent. Du coup, on s’est fait décrocher, mais dans la nuit on a réussi à revenir au contact, à part Oman Air qui a très bien navigué et qui a fait un choix différent. C’était la bonne solution ! Maintenant, ça repart, on a du vent de sud-ouest, du soleil, un grand ciel bleu, toujours une mer de face, on marche à 18-19 nœuds au près, et je pense que ça être comme ça pendant une bonne journée et demie pour arriver à Gilbratar. C’est bien d’avoir Virbac-Paprec pour s’étalonner.  A l’AIS, on voit constamment à quelle vitesse il marche, quel cap il fait.  Après le cap Nao, il y a eu deux groupes, mais c’est le vent qui nous a obligé à choisir ces routes, on comptera les points après. Il y a maintenant de gros écarts en latéral. Avec Virbac Paprec 70, on risque de rester ensemble un petit moment.

Pour l’organisation à bord, on fait trois quarts de deux : deux quarts sur le pont, un qui barre un qui règle, deux en stand by, mais cette nuit les stand by n’ont pas pu se reposer, car on a manœuvré beaucoup. Ca tapait, ce n’était pas facile de dormir, on sautait, le bateau n’avançait qu’à trois nœuds.

On a 20 nœuds à 50 ° du vent, Xavier et Christophe vont aller se coucher, manger un peu.. On prend le rythme sur cette première étape…Maintenant on est rentré dan le flux de sud ouest, on va être calé, c’est du louvoyage, du près, le jeu va être d’aller chercher des effets de site, on sait qu’il y a moins de vent à terre. C’est une alchimie à trouver et c’est une course de vitesse, mais dans la mer, ce pas facile de trouver une vitesse stable… »

Jean-Pierre Dick, skipper de Virbac Paprec 70 : « Tout se passe bien, mais la une nuit a été agitée, avec beaucoup de sautes de vent ce matin, mais le vent est revenu heureusement, même si cela a favorisé nos amis omanais. Le vent est bien revenu, on longe les côtes espagnoles, le bateau se comporte bien pour l’instant. On a été au contact avec beaucoup de bateau, notamment en ce moment, on voit que Spindrift n’est pas loin, avec derrière Edmond de Rotschild, et devant nos amis omanais ; les conditions sont agréables, il fait beau, il n’y a pas beaucoup d’eau sur le pont, jusqu’à présent le vent n’est pas monté, et on espère qu’il ne va trop monter. On fait des quarts mais cette nuit personne n’a beaucoup dormi, en moyenne on dort 3 heures par personnes. Il faut tourner à la barre, tout le monde barre parce que ça nécessite un maximum de concentration, donc il faut changer de barreur le plus possible. »

http://www.dailymotion.com/video/x10rj8h_route-des-princes-lundi-10-juin_sport

1ères inshores de la Route des Princes

Les quatre équipages des MOD 70, engagés sur la Route des Princes, ont pu disputer trois régates inshore aujourd’hui à Valence, les parcours de petite taille ont sollicité les hommes avec de multiples manoeuvres.

Sur la première, Spindrift racing, mené par Xavier Revil (en l’absence de Yann Guichard qui courrait l’Open de Versoix aujourd’hui et qui enchainera avec la Genève-Rolle-Genève demain) s’imposait quelques longueurs devant Groupe Edmond de Rothschild, Virbac Paprec prenait la troisième place, Oman Air fermait la marche.

Le co-skipper de Spindrift ratait son second départ en passant la ligne trop tôt et était contraint de réaliser une pénalité, ce qui laissait le champ libre à Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et SIdney Gavignet sur Oman Air qui terminaient en 1ère et 2ème place, Jean Pierre Dick terminait quatrième après divers problèmes mineurs.

La dernière manche souriait plus au niçois, qui prenait un superbe départ et menait toute la régate pour s’offrir une première victoire de manche en MOD 70, Spindrift racing prenait la seconde place devant le bateau du Gitana Team et Oman Air.

A l’issue de la journée, Spindrift et Groupe Edmond de Rothschild étaient 1ers à égalité de points devant Virbac Paprec et Oman Air Musandam.

© Marcel MOCHET

 

Les réactions des skippers et équipiers :

Roland Jourdain, sur Virbac Paprec « Aujourd’hui, il y a eu des bons coups sur les départs, un peu de réussite aussi. C’est vrai que Jean-Pierre (Dick) et Fred (Guilmin), le tacticien, forment un bon couple parce qu’il faut apprivoiser la machine. Dans les choses moins bien, on a eu un petit problème sur un hook de gennaker qui ne fonctionne pas. Du coup, tout le monde nous a marché dessus dans la première manche. Dans la deuxième course, on a connu quelques petits soucis divers et variés de jeunesse générale. Au départ de la troisième on s’est dit qu’il n’était pas question d’aller ce coucher ce soir sur des mauvaises choses. Qu’il fallait qu’on se débrouille pour faire quelque chose de bien. On a pris un très joli départ et après tout a bien fonctionné.  On est toujours plus intelligent quand on est devant, toutes les manoeuvres sont bien passées.

Les bateaux recommencent cette saison comme ils ont fini la dernière. C’est spectaculaire, c’est incroyable, ce sont de vraies bagarres ! C’est super ! Sur Paprec-Virbac, on est content car on est les derniers-nés, on est à peine sorti de la maternité et on joue avec les ados dans la cour d’école ! (rires) Aujourd’hui, c’était la bonne force de vent pour se mettre dedans. Avec cinq nœuds de plus, la panique serait vite arrivée. Les courses in-shore sont une discipline très spécifique. La chorégraphie doit être connue à 100%. Individuellement, il y a de très bons éléments, mais on n’a pas fait une tournée de concert ensemble depuis très longtemps. Heureusement, on a des calibres comme Thierry Douillard, Fred Guilmin, Fred Le Maistre qui ont tout les trois ont participé à la Coupe de l’America. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : «Trois manches et trois vainqueurs différents : c’est serré ! Nous avons pu constater aujourd’hui qu’un bon départ n’était pas forcément synonyme d’une victoire et inversement. Nous remportons la deuxième course du jour devant Oman Air-Musandam dans les tous derniers mètres grâce à une meilleure manœuvre. Les parcours étaient relativement petits – entre 1,5 et 1 mille – ce qui rendait l’exercice physique pour l’équipage qui n’a cessé d’enchaîner les manœuvres. La journée a été très positive à bord d’Edmond de Rothschild même si nous avons rencontré un léger problème technique sur la 3e et dernière manche. Sur le premier bord de portant, notre bout d’enrouleur est passé au dessus de la galette fixée à l’avant du bateau et nous ne pouvions plus enrouler le gennaker. C’était assez chaud et notre participation à la course a été menacée pendant un moment. Mais nous avons pu trouver une solution et rester ainsi devant Oman. L’équipage est resté très calme malgré cette situation. Nous avons pris beaucoup de plaisir et l’ambiance très agréable qui règne à bord est de bon augure pour la suite. Ce soir, nous sommes en tête ex æquo avec Spindrift qui est le bateau référence. Demain, il faut continuer de faire ce que nous savons faire en essayant de prendre des beaux départs et d’être le plus régulier possible en s’appliquant sur la tactique.»

© Marcel MOCHET

Xavier Revil skipper de Spindrift racing pour les in shore deValence :  “On passe en tête à la bouée au vent sur la première manche, et on réussi à garder notre avance jusqu’à la fin, grâce à un super placement de Christophe Espagnon. Sur la seconde manche, on était bien positionnés mais on a lancé un peu trop tôt le départ, on fini troisième après avoir été contraints de réparer. Sur la dernière manche, on fait un beau virement à la bouée mais Virbac Paprec passe à l’intérieur et nous terminons second. C’est une journée satisfaisante, en fait cela se joue beaucoup sur les départs et les manœuvres“.

Les Multi50,  disputaient également des in-shore, sans que celles-ci ne comptent pour le classement général, contrairement aux MOD70.

Deux manches ont été lancées, la première a été remportée par l’équipage de FenêtréA-Cardinal emmené par Erwan Le Roux devant Arkema – Région Aquitaine de Lalou Roucayrol qui rate sa dernière manœuvre et offre la victoire à Erwan Le Roux, Actual se classe 3ème de cette manche.

© Marcel MOCHET

Lalou Roucayrol ne restait pas sur cette erreur et s’imposait sur la manche suivante devant Actual et FenétrêA-Cardinal, respectivement 2e et 3e.

Au final, se sont Erwan Le Roux et sa troupe qui ont réalisé la meilleure journée même s’ils terminent à égalité de points avec Actual.

Erwan Le Roux : « Sur l’eau, ça a pas mal joué. La première course s’est super bien déroulée. Dans la seconde, nous avons fait une faute sur Actual. Nous lui avons refusé une priorité sur le premier bord de près et avons été contraint d’effectuer un 270° pour réparer. Reste que c’était vraiment sympa ».

Route des Princes J-4

Le départ de la première édition de la Route des Princes, sera donnée le 9 juin à Valence. Ce tour de l’Europe permettra aux équipages de s’affronter sur des étapes offshores et des courses inshores qui animeront les différentes étapes (Valence, Lisbonne, Dublin, Plymouth), la course se terminera dans le cadre des fêtes Entre Terre et Mer à Morlaix le 30 juin.

Quatre Multis 50′ sont inscrits, Gilles Lamiré et son équipage ne prendront part à la course qu’à partir de la seconde étape (Lisbonne-Dublin) suite à une avarie d’alternateur voir ici,.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

FenétréA-Cardinal, Arkema – Région Aquitaine et Actual sont quant à eux à quai à Valence en attendant le départ de l’épreuve, les équipages d’Erwan le Roux et d’Yves le Blévec semblent les mieux armés pour la victoire dans la classe des 50′, puisque leurs bateaux sont fiabilisés (ex Crèpes Whaou 3 pour le Roux) et restent sur des succès lors des saisons précédentes. La tâche sera plus difficile pour Gilles Lamiré, qui en plus de rater la première étape devra apprendre maitriser son nouveau Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération, qui n’est autre que l’ancien Prince de Bretagne, vainqueur de la dernière Route du Rhum dans sa classe. Lalou Roucayrol s’aligne sur un bateau récemment mis à l’eau, dont le dessin est issu de celui d’Actual, une des références du circuit, mais il faudra probablement un temps d’adaptation à l’équipage pour tirer la quintessence du trimaran.

Côté MOD 70, quatre des sept trimarans construits seront au départ, Jean Pierre Dick s’est entouré d’un équipage expérimenté pour sa première saison en multicoque sur Virbac Paprec 70, mais aura fort à faire face aux trois équipages affutés qui naviguent sur le support depuis près de deux ans.

© Chris Schmid

© Chris Schmid

Spindrift racing, mené par Yann Guichard reste sur une belle saison 2012 avec une victoire sur la transatlantique et une seconde place sur le Tour de l’Europe (qui avait été remporté par Michel Desjoyaux), Sébastien Josse aura à coeur de confirmer sa belle place sur l’Armen Race après un European Tour décevant la saison précédente, Sidney Gavignet poursuit quant à lui l’apprentissage de marins omanais sur Oman Air, et a déjà montré de belles dispositions sur les courses d’avant saison.

Lionel Lemonchois sera le seul représentant dans la classe Ultime, sur son Multi 80′ Prince de Bretagne, le skipper normand a participé à l’Armen Race le mois dernier avec une quatrième place dans des conditions musclées et avec une panne informatique, sur le papier, le Multi devrait avoir une petite supériorité sur les MOD 70, mais l’équipage de Lionel Lemonchois ne navigue sur le trimaran que depuis début 2013.

Les équipages

FenétréA-Cardinal : Un équipage de fidèles
L’équipage : Erwan Le Roux, Didier Le Vourc’h, Laurent Mermod, Gildas Dubois, Martin Kéruzoré, Simon Vasseur, Dominique Lamballe.
L’avis du skipper : « On peut dire que mon équipage pour cette Route des Princes est composé du noyau dur de mon projet puisque l’on retrouvera à bord mes fidèles complices que sont Laurent Mermod, Gildas Dubois et Didier Le Vourc’h. Martin Kéruzoré sera également présent sur FenétréA-Cardinal avec la casquette de Media Man. L’an dernier, il avait réalisé le clip du bateau. Entre lui et moi, il s’agira en quelque sorte d’un échange. Il me formera à la vidéo afin que je puisse, à l’avenir, être autonome sur la prise du vue et le montage de petits films en mer. Simon Vasseur, le préparateur du bateau, participera à l’une des deux dernières étapes tandis que Dominique Lamballe, le PGD de FenétréA-Cardinal, embarquera pour le sprint entre Plymouth et Morlaix. »

Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération : Se donner le mode d’emploi du bateau
L’équipage : Gilles Lamiré, Nils Boyer, Arnaud Aubry et Pierre Brasseur.
L’avis du skipper : « Mon équipage s’est constitué assez tardivement, mais l’objectif pour moi à l’occasion de cette Route des Princes, est de prendre en main ma nouvelle monture, l’ex Multi50 Prince de Bretagne. C’est pourquoi Arnaud Aubry, qui fait partie du team de Lionel Lemonchois et qui connait, en conséquence, le bateau sur le bout des doigts, sera à bord avec nous. Son rôle sera véritablement de nous donner le mode d’emploi du bateau. Il y aura également le jeune Nils Boyer, 19 ans, avec qui je m’alignerai en double au départ de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain. Autant dire que tous les milles que nous avalerons entre Valence et la baie de Morlaix seront précieux pour notre duo. Le quatrième homme du bord sera Pierre Brasseur. Je ne le connais pas encore. C’est quelqu’un que l’on m’a recommandé et qui affiche au compteur huit participations à la Mini Transat. Le convoyage jusqu’à l’Espagne va nous permettre de nous découvrir. »

Arkema – Région Aquitaine: Apprendre le bateau et naviguer au contact
L’équipage : Lalou Roucayrol, Quentin Vlamynck, Mayeul Rifflet, Tommaso Stella.
L’avis du skipper : « Le bateau a été mis à l’eau en mars dernier. Nous le découvrons et il nous reste beaucoup à apprendre. L’objectif, pour nous, à l’occasion de cette Route des Princes est donc de continuer à l’optimiser et de régater au contact des autres. Pour cela, je serai entouré du tout jeune Quentin Vlamynck que j’ai choisi d’intégrer au sein de mon équipe pour deux ans afin de lui donner la chance de vivre l’expérience de la construction, de la navigation et de la course. Mayeul Rifflet, qui faisait déjà partie de mon aventure en multicoque 60’ en à la fin des années 90, sera également à mes côtés. Sa présence s’est imposée naturellement pour moi. Nous avons la même façon de voir les choses. Le quatrième homme du bord devait, initialement, être Marc Thiercelin  mais ce dernier a préféré se concentrer sur son projet personnel. C’est donc l’Italien Tommaso Stella qui complétera l’équipage. Il connait bien le bateau pour avoir travaillé avec nous lors de la construction. C’est aussi un bon marin. Il a notamment navigué en Mini 6.50 en et Class40. »

Actual : Un état d’esprit sportif et détendu
L’équipage : Yves Le Blévec, Luc Alphand, Jean-Baptiste Le Vaillant, Ronan Deshayes.
L’avis du skipper : « J’ai sollicité des personnes que je connais bien et qui participent activement à un état d’esprit aussi sportif que détendu à bord d’Actual. Ronan Deshayes, qui est à mes côtés depuis 2010, connaît très bien le bateau et est un très bon navigateur. Jean-Baptiste le Vaillant est un personnage très riche humainement, un très bon barreur et a déjà beaucoup navigué à bord d’Actual. Quant à Luc Alphand, il est un véritable élément de partage issu d’autres univers, ceux du ski et du sport automobile. Cela élargit le champ de vision et les questionnements et ne peut qu’aller dans le sens de la performance. Ils seront tous les trois à bord pour les deux premières étapes. Pour les deux dernières étapes, les postes de Jean-Baptiste et de Luc devraient être occupés par des équipiers issus de la classe Mini. »

MULTI70

Virbac-Paprec 70 : L’expérience du large
L’équipage : Jean-Pierre Dick, Roland Jourdain, Vincent Riou, Thierry Duprey du Vorsent, Fred Guilmin, Thierry Douillard, Guillaume Le Brec.
L’avis du skipper : « J’ai réfléchi à mon équipage bien avant le Vendée Globe car mon souhait était de réunir des gens très polyvalents, tournés vers le large et connaissant le multicoque. En clair, des pointures. Le choix de Thierry Duprey du Vorsent, qui est aussi le boat-captain du bateau, s’est imposé naturellement tout comme celui de Roland Jourdain qui va apporter son expérience d’une saison en MOD70 sur Véolia. Idem pour Thierry Douillard et Fred Guilmin. L’un et l’autre possèdent également un gros palmarès en voile olympique, en match-race, en Class America ou en Orma. Autant dire qu’ils maîtrisent leur sujet. Vincent Riou, que l’on ne présente plus, était très motivé pour changer  de support et ses connaissances techniques ne sont plus à démontrer. A cet équipage incroyable s’ajoute Guillaume Le Brec. Ce dernier est remplaçant au sein de l’écurie Absolute Dreamer. Son rôle : analyser les données récoltées à bord. Tous ensemble, nous avons déjà réalisé de belles choses sur les courses d’avant saison comme le Grand Prix Guyader ou l’ArMen Race. Nous espérons poursuivre sur cette voie.»

Oman Air – Musandam : Transfert de connaissances
L’équipage : Sidney Gavignet, Fahad Al Hasni, Thomas Le Breton, Mohsin Al Busaidi, Ahmed Al Hassani, Neal Mac Donald, Damian Foxall, Gilles Favennec.
L’avis du skipper : « Comme l’an passé, lors de notre première saison sur le circuit MOD70, les Omanais Fahad Al Hasni et Mohsin Al Busaidi, qui avaient montré leurs capacités à apprendre et leur habileté naturelle à la barre, seront à bord. Idem pour Thomas Le Breton. Gilles Favennec, qui a  notamment navigué en Figaro Bénéteau et sur le circuit Match-Race, sera le troisième français du bateau tandis que deux grosses pointures du large, le Britannique Neal McDonald, qui ne compte pas moins de six Volvo Ocean Race à son actif et avec qui j’ai navigué sur Assa Abloy en 2001, puis l’Irlandais Damian Foxall, vainqueur en titre de la Volvo sur Groupama IV avec lequel j’ai régaté en Figaro et sur l’Admiral’s Cup, compléteront le team lors de cette Route des Princes. Sur les courses d’avant saison, nous étions dans le coup. Sur ce tour de l’Europe, on espère le meilleur. »

Spindrift racing : Un team solide et expérimenté
L’équipage : Yann Guichard, Xavier Revil, Jacques Guichard, Erwan Tabarly, Pascal Bidegorry, Christophe Espagnon, Sébastien Marsset, Nicolas Chabonnier, Christophe André, Fred Brousse, Nicolas Texier, Jean-Baptiste Le Vaillant.
L’avis du skipper : « J’ai choisi des gens possédant une grosse expérience du multicoque et/ou de la course au large. Pascal Bidégorry, Erwan Tabarly et mon frère, Jacques, sont typiquement dans ce cas. De plus, ce sont des gens qui sont bien en mer. En ce qui les concerne, Christophe Espagnon et Xavier Revil ont une expérience très similaire à la mienne puisqu’ils sont, eux aussi, issus du Tornado Olympique. Ils savent parfaitement régler et faire avancer un bateau. Pour les régates In-shore, qui sont un exercice très différent, je me suis entouré de marins costauds tels que Seb Marsset, Christophe André, Fred Brousse et Nicolas Texier. Les trois derniers sont des habitués de la Coupe America. A la tactique sur ces petits parcours, c’est Nicolas Charbonnier, spécialiste de 470, qui officiera. Par ailleurs, sur les deux derniers In-Shore, Xavier Revil me remplacera à la barre puisque je serai sur le circuit D35 au même moment. J’attache énormément d’importance au côté humain et cet équipage est à mon image. Il correspond à ma philosophie. C’était déjà le cas l’an dernier et cela a plutôt bien fonctionné, alors… »

Edmond de Rothschild : Mix de compétences du large et de la régate
L’équipage : Sébastien Josse, Charles Caudrelier, Thomas Rouxel, Florent Chastel, Sébastien Col, Olivier Douillard, Antoine Koch, David Boileau, Cyril Dardashti, Jean-Christophe Mourniac.
L’avis du skipper : « Cette année, j’ai conservé une bonne partie de mon équipage de la saison passée. Ainsi, Thomas Rouxel, Florent Chastel seront de nouveau à bord. Même chose pour Olivier Douillard et Antoine Koch qui se relayeront à la mi-course pour les courses off-shore ou encore pour David Boileau et Cyril Dardashti qui, eux, se répartiront les régates in-shore. Pour ces dernières, Sébastien Col, grand spécialiste du match-race, viendra également compéter l’équipe. Lui et moi avons finalement peu navigué ensemble jusqu’ici mais nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d’années sur le Tour de France à la Voile et je sais que son expérience sera un vrai atout sur ces courses courtes entre trois bouées. Il ne sera pas le seul « nouveau » du bord puisque Jean-Christophe Mourniac est également dans ce cas. Là encore, j’ai peu couru avec lui,  mais c’est un spécialiste du multicoque, le Formule 18 en particulier et il a beaucoup à nous apporter. Bien sûr, il y aura aussi Charles Caudrelier avec qui je participerai en double à la Transat Jacques Vabre. J’ai voulu des gens issus à la fois de la course au large, du Figaro, du Match-Race et du multicoque pour avoir un maximum de compétences sur Edmond de Rothschild. »

ULTIMES

Maxi 80 Prince de Bretagne : Des « anciens » et des « nouveaux »
L’équipage : Lionel Lemonchois, François Denis, Matthieu Souben, Jean-Luc Nélias, Alex Pella.
L’avis du skipper : « Grand bateau, petit équipage. En tous les cas, l’idée, c’est vraiment de développer le bateau et de valider les petits changements récemment effectués, sur la grand voile par exemple. J’ai donc fait appel à des gens que je connais bien et qui connaissent bien le projet Prince de Bretagne. Dans ce sens, Matthieu Souben, avec qui j’avais pris le départ de la Transat Jacques Vabre 2011 et avec lequel je travaille depuis, fait logiquement partie de l’équipage. Idem pour Bambino (François Denis). Il est le gréeur du team technique et officiera à un poste qu’il maîtrise parfaitement : numéro un. Mais j’ai aussi choisi de faire appel à deux nouvelles recrues : Alex Pella et Jean-Luc Nélias. Le premier est  grand spécialiste du circuit Mini 6.50 qui peut aussi se targuer d’avoir déjà fait le tour du monde lors de la Barcelona World Race 2010. De plus, comme il est Espagnol, son expérience sera précieuse le long des côtes de la péninsule ibérique. Le second affiche une expérience plus grande encore et il a déjà largement fait ses preuves au poste de navigateur. Il a notamment remporté la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas sur Groupama IV. Son expertise sera, sans conteste, un atout. »

 

Lalou Roucayrol met son 50′ à l’eau

Lalou Roucayrol a mis à l’eau son nouveau trimaran de 50 pieds Arkema – Région Aquitaine  samedi à Port Médoc.

Ce Multi 50 a été conçu par Romaric Neyhousser et Guillaume Verdier qui ont pris pour base le trimaran Actual d’Yves le Blévec,  les entrées d’eau sont plus fines notamment pour la coque centrale, sans pont à l’avant, les manoeuvres se feront pour la plupart sur les filets et non dans le cockpit, l’habitabilité devrait être réduite pour privilégier la performance.

La première sortie en compétition d’Arkema – Région Aquitaine est prévue  à l’occasion du Grand Prix Guyader, du 3 au 12 mai à Douarnenez, la transat Jacques Vabre devrait clôturer la saison de ce nouveau Multi 50′.

Actual s’impose au tour de l’île de Wight

Seuls deux multis 50′ avaient fait le déplacement à Wight pour la traditionnelle JP Morgan Asset Management Round the Island Race, course autour de l’île de 50 milles, Actual et Prince de Bretagne se sont rapidement livrés à un mano à mano dans les eaux anglaises et s’adjugent les deux premières places en temps réel.

C’est Yves le Blévec et son équipage sur le trimaran Actual qui se sont imposés, grâce à une meilleure vitesse au portant, ils ratent de quelques minutes le record de l’épreuve détenu par Francis Joyon sur le 60′ ORMA Eure et Loire.

Les réactions des skippers :

Lionel Lemonchois, Prince de Bretagne : « Nous sommes rapidement sortis du Solent en enchainant les virement de bord sous trinquette et avec un ris dans la grand voile puis la bataille avec Actual a commencé. Nous l’avons doublé juste avant les Needles puis il nous est repassé devant et nous sommes restés bord à bord jusqu’à la pointe de Sainte Catherine, au sud de l’île, mais à l’envoi du gennak, il s’est littéralement envolé car au portant, il est réellement plus rapide que nous. En tous les cas, nous nous sommes bien amusés, c’était vraiment sympa. Plus encore que l’année dernière car c’était plus maniable et, par conséquent, plus agréable et plus rapide.  Nous ne finissons vraiment pas loin. C’est encore plus vrai pour Actual qui termine dix minutes devant nous et qui rate donc le meilleur chrono pour une minute seulement. Quoi qu’il en soit, nous nous sommes bien battus et nous avons également pu constater que les petites modifications que nous avons effectuées lors du chantier de ces six derniers mois n’étaient pas vaines. Il s’agit de détails mais, à titre d’exemple, le chariot de grand voile qui nous avons changé nous permet aujourd’hui de le mettre au moulin à café au louvoyage et cela nous facilite pas mal la vie à bord »

Yves le Blévec, Actual : « C’est génial ! C’est mon deuxième tour de l’ île de Wight. Le premier c’était sur Orange avec Bruno PEYRON. Actual le court pour la première fois, nous avons été les plus rapides toutes catégories confondues dans cette régate magnifique … Oui, nous sommes fiers ! »

Foncia remporte l’Ingérop Armen Race

Michel Desjoyaux et son équipage ont remporté  l’Ingérop ArMen Race2012 sur Foncia ce matin en 14h15m35s à la vitesse moyenne de 23,14 noeuds. Michel Desjoyeaux et ses 6 équipiers ont bouclé les 330 milles du parcours  entre la Trinité sur Mer, l’Ile de Sein et l’Ile d’Yeu devant trois autres MOD 70, Spindrift Racing, Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild, le professeur ne bat pas le record de l’épreuve qui reste la propriété de Sébastien Josse sur Gitana 11 qui avait mis 10 minutes de moins pour boucler le parcours l’année dernière.

La victoire a été acquise lors des derniers milles après un match serré entre les 4 MOD 70 qui se sont partagés la tête de course à tour de rôle. Les multicoques ont bénéficié d’un vent soutenu sur cette épreuve avec 15 à 30 noeuds permettant des pointes de vitesse à près de 40 noeuds. Le maxi trimaran Sodeb’O, skippé par Karine Fauconnier pour l’occasion (‘en l’absence de Thomas Coville) termine 5 ème. En Multi 50, Actual s’impose à 19,09 nœuds de moyenne devant FenêtréA Cardinal et Maître Jacques.

Michel Desjoyeaux, skipper de Foncia: « Nous nous sommes bien bagarrés mais nous avons perdu nos copains dans la nuit pour les retrouver finalement à la bouée USHIP de Belle Ile. Cette Armen Race, je la qualifierai de boucailleuse et sinueuse, le vent n’était pas régulier du tout et surtout la rotation du vent est arrivée avec 2h de retard ou alors c’était peut-être nous qui étions 2h en avance ! En tout cas, cela a été rapide, même si nous ratons le temps pour 10 minutes ! L’équipage va me maudire car j’ai demandé de calmer le jeu à l’Ile d’Yeu, je pense qu’elles sont là ces 10 minutes ! Belle bagarre, on est monté à 36,8 nœuds, c’est le record du bateau ! C’était une belle épreuve, on reviendra ! »

Yves Le Blevec, skipper d’Actual : « Super content de la course ! Le parcours est génial ! Un beau départ dans de belles conditions, le vent est monté fort à l’occidentale de Sein et du côté de l’ile d’Yeu ce matin, la mer était assez formée. Avec FenêtréA Cardinal, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. On a rien lâché ! A un moment j’ai vu dans notre tableau-arrière un feu vert, je me suis demandé si ce n’était pas une vedette et bien non c’était le mât de FenêtréA Cardinal à quelques mètres de nous. »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing: « Cela a été humide ! Super mais très humide et rapide ! De belles conditions, nous sommes partis avec du vent et cela a bien forci pendant la nuit. Cela a été une belle lutte entre les MOD70, à Sein, nous étions 3 premiers en 2 minutes ! Nous avons eu jusqu’à 27 – 28 nœuds, il fallait trouver la bonne configuration de voile. Foncia nous a doublé au passage du Palais où nous avons eu un petit souci de ris dans la GV et nous n’avons pas été très bons entre Hoëdic et l’ile d’Yeu où nous avons attrapé un casier donc le safran central s’est relevé ! Ensuite, nous nous sommes battus pour la deuxième place avec Oman Sail. On a fait tout le retour depuis l’ile d’Yeu avec eux à nos côtés. Un qualificatif : « fast and furious »  mais à refaire ! On a pris beaucoup de plaisir même si cela a été difficile mais nous étions aussi venus chercher ça. Nous n’avons pas dormi, pas mangé ! On a été servi ! »

Erwan Leroux, skipper de FenêtréA Cardinal : «  C’est incroyable ce parcours ! Une belle bagarre bien humide, les gars ce sont donnés à fond à bord ! Gennaker pour faire le tour de Belle-Ile, gennaker pour faire le tour  de l’ile d’Yeu, on a rien lâché mais on rate la victoire pour moins de 3 minutes ! Le format est génial, c’est ce qui se fait de mieux en Bretagne Sud en ce moment, ce matin au vent de l’ile d’Yeu, c’était magique ! Il ne faut rien changer. »

Karine Faconnier, skipper de Sodeb’O : «A part dans un bord de portant assez mou, on s’est régalé dans les conditions de reaching malgré une mer relativement formée et des rafales jusqu’à 30 nœuds ! Sur un bateau de cette taille, tu n’as pas le droit à la moindre erreur de concentration. Le skipper est obligé d’être hyper rigoureux et attentif pour que chacun tienne son rôle. Comme l’équipe technique embarquée n’est pas un équipage de régatiers professionnels, on a systématiquement anticipé chaque manœuvre et ainsi, on n’a jamais été pris au dépourvu».

Temps de course :

1 – Foncia à 6h05’35 » en 14h15’35 » à 23,14 noeuds de moyenne
2 – Spindrift racing à 6h10′ en 14h20’56
3- Oman Sail à 6h13′ en 14h23’53 en 14h23’53’
4- Groupe Edmond de Rothschild à 6h49 en 14h59’59’
5 – Sodebo à 8h37’06’ en 16h47’06’ à 19,66 noeuds de moyenne
6 – Actual  à 8h52′ en 17h 17’47 » à 19,09 noeuds de moyenne
7- FenêtréA Cardinal à 8h55 en 17h20’36
8- Maitre Jacques à 10h07 en 18h32’06
9- Vers un monde sans Sida à 12h35’50 »

Statu quo sur la Transat Jacques Vabre

Après quatorze jours de course et les nombreux abandons dans la classe Multi 50′, les deux rescapés poursuivent leur course vers le Costa Rica.

Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard a peu à peu accentué son avance sur  Loic Féquet et Loic Escoffier sur Maitre Jacques depuis le départ, les deux trimarans ont contourné la marque de la Barbade et naviguent désormais dans la mer des Caraibes, Actual pointe à 1000 milles de l’arrivée avec 290 milles de retard, sauf avarie le duo le Blévec/Manuard devrait remporter cette transat devant Féquet/Escoffier.

Loic Féquet : « On pensait que la journée d’hier serait paisible et rapide sous les alizés et ça n’a pas du tout été le cas ! Il n’y a pas eu de vent, beaucoup de grains orageux, on a dû tirer des bords… Passer la Barbade a été très laborieux, on a eu une grosse panne de vent d’une heure ! Du coup on l’a rebaptisée la Barbante

Depuis qu’on l’a enroulée, tout va bien, on est à nouveau à 20 nœuds, on sera à Sainte Lucie dans une heure. Ensuite, Jean-Yves Bernot nous conseille de carrément traverser presque toute la mer des Antilles avant de faire cap sur Puerto Limon… On a encore 1500 milles à faire donc avec une ETA possible le 20 novembre.

Aujourd’hui, normalement, les grains sont derrière nous, on devrait avoir de l’alizé mais la nuit prochaine risque d’être à nouveau orageuse. Du coup on se repose bien le jour mais les nuits sont plutôt agitées ! »

Du côté des avaries, Prince de Bretagne devrait bientôt quitter la Corogne pour être convoyé vers sa base de Lorient, le skipper Lionel Lemonchois attend des conditions favorables, à savoir un vent d’ouest sur le golfe de Gascogne, afin de faire naviguer le trimaran sans solliciter le flotteur et le bras de liaison droits. Son co-skipper sur cette transat, Matthieu Souben a convoyé avec Antoine Koch Crêpes Whaou, qui avait du abandonné suite à la blessure de Franck Yves Escoffier, qui souffre de fractures suite à sa chute dans le cockpit du bateau.

Transat Jacques Vabre : plus que deux trimarans en course

Les premiers à jeter l’éponge ont été Lionel Lemonchois et Matthieu Souben sur Prince de Bretagne hier soir suite à une nouvelle avarie sur le bras de liaison du trimaran, cette casse fait suite aux conditions musclées de ce début de course avec des rafales à plus de 35 noeuds et une mer forte et hachée de face, puis une descente vers le sud sous les grains et dans une mer délicate.
Matthieu Souben « Nous avons entendu un gros « crac ». La crosse du bras avant de liaison bâbord venait de casser. Nous avons alors immédiatement affalé, sécurisé le bateau et mâtossé tout ce qui était lourd sur tribord. Nous savions que les conditions étaient dures et soumettraient les bateaux à rude épreuve. Depuis le départ, nous avions pourtant mené notre barque sans tirer dessus outre mesure… La casse à laquelle nous devons faire face était impossible à anticiper ».
Lionel Lemonchois : « Le bras est complètement désolidarisé du flotteur. Celui-ci tient avec la drisse de gennaker et des bouts que nous avons mis un peu dans tous les sens. Nous avons renvoyé un peu de toile pour que le bateau soit appuyé. Les conditions sont correctes, la dorsale nous rattrape tout doucement, nous avons 10/12 de vent, encore de la mer. Ce serait bien que ça se calme, ça soulagerait bien le bateau. Nous devons faire un bon dix noeuds de moyenne. Nous ne savons pas encore où nous allons exactement: Corogne, sans doute. Nous déciderons  au fur et à mesure. Nous ne pouvons naviguer que bâbord amure, quand le bateau est bien appuyé. Ainsi, le flotteur ne touche pas l’eau et c’est là que ça souffre le moins. Depuis hier soir, il a fallu faire vite, préserver le bateau, passer la nuit en espérant que ça ne s’aggrave pas trop. Je suis assez optimiste, si nous continuons comme ça, ça devrait aller. Nous allons continuer notre petit bout de chemin, voir où le vent nous emmène. Là où le vent nous portera, comme dit la chanson »

La série noire a continué avec Crèpes Whaou qui annonçait son abandon peu après, sur blessure cette fois-ci, Franck Yves Escoffier a fait une mauvaise chute dans le cockpit du bateau, comme il l’explique : « Je venais de barrer pendant deux heures. Je me suis levé, il y avait une mer croisée, des vagues un peu déferlantes. Antoine (Koch, son co-skipper) se préparait, on discutait, une vague a pris le bateau par le travers et je suis parti. Ma tête a atterri dans la casquette (qui protège le cockpit, ndlr), les lunettes ont volé et j’ai pris le winch dans le bas du dos. Tout de suite, j’ai senti la douleur et je me suis allongé.J’ai eu mon rhumatologue qui m’a prévenu que j’avais peut-être quelque chose de cassé, coccyx, vertèbre… Toute la zone est douloureuse. La décision d’abandonner est sage. Connaissant la mer, le bateau et ce qu’on allait prendre, ça n’aurait pas été sérieux de continuer. « 

L’équipage de Crèpes Whaou se dirige vers la Corogne, tout comme Prince de Bretagne, les deux bateaux sont attendus demain matin dans le port espagnol.

Le troisième équipage contraint d’arrêter la course était celui de FenêtréA-Cardinal. Erwan Le Roux et Didier Le Vourch ont constaté des fissures au niveau du mât : « Hier dans l’après-midi (vendredi), la mer s’est calmée et nous en avons profité pour faire à nouveau avancer la bête , racontait samedi matin Erwan Le Roux. Nous avons alors entendu deux ou trois cracs. Nous avons réduit tout de suite et nous nous sommes rendus compte que l’avant du bateau était plein d’eau et qu’il y avait des fissures dans la cloison du mât à l’avant. Nous avons donc décidé de faire demi-tour. « Le trimaran fait route vers La Trinité-sur-Mer.

Ne restent en course qu’Actual, leader ce soir avec 37 miles d’avance sur Maître Jacques, la course se résume donc désormais à un duel entre Yves le Blévec/Samuel Manuard et Loic Féquet/Loic Escoffier.

Le départ de la transat Jacques Vabre aura lieu mercredi

Le départ de la Transat Jacques Vabre, qui devait avoir lieu hier à 13h, sera finalement donné mercredi à 15h, une décision sage aux vues des prévisions météos qui annoncent une dépression très creuse qui va générer des conditions tempétueuses pendant 48 heures : vents moyens de 45 nœuds, rafales à 55/60 nœuds associés à une mer grosse (creux de 8 à 10 m) à l’arrière du front froid.

Les équipages des Multis 50′, IMOCA et classe 40 patienteront donc dans le port du Havre jusqu’en milieu de semaine avant de s’élancer vers le Costa Rica, le plateau en Multi 50′ a été amputé d’une unité avant le départ, en effet Anne Caseneuve et son fils ne pourront prendre le départ sur leur trimaran puisqu’ils n’ont pas fourni le certificat de jauge indispensable à l’engagement du bateau, ils ne seront donc que six à s’affronter sur cette transat.

On retrouve bien évidemment le vainqueur en titre, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Wahou 3, il sera associé à Antoine Koch, leurs deux principaux adversaires seront Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard et Prince de Bretagne avec Lionel Lemonchois et Matthieu Souben à bord ; FenêtreA Cardinal et MonOpticien.com ne devraient pas pouvoir suivre le rythme imposé par les derniers bateaux construits, le rôle d’outsider pour le podium et/ou la victoire revient à Maître Jacques (l’ex Crèpes Wahou 2) skippé par Loic Féquet et Loic Escoffier, qui a brillé en fin de saison de grand prix et qui a le potentiel pour tenir la dragée haute aux favoris.