Les néo-zélandais à un point de la victoire

Emirates Team New Zealand a remporté hier l’unique manche du huitième jour de finale de la 34ème America’s Cup face à ORACLE TEAM USA portant le score à 8-1. Pour gagner l’America’s Cup, une des deux équipes doit glaner 9 points, les kiwis sont donc désormais à un point de la victoire de cette 34ème Coupe de l’America.

Emirates Team New Zealand a dominé Oracle Team USA sur une bonne partie de la manche et finissait par s’imposer avec  15 secondes d’avance. Dean Barker réussissait un superbe départ en dominant largement Jimmy Spithill, en le lofant, prenant un avantage de 3 secondes à la bouée n°1. L’écart augmentait au fur et à mesure de la régate avec des écarts de 6, 17 et 18 secondes aux bouées suivantes.

Oracle n’a pris la tête que furtivement sur le près, mais les kiwis ont rapidement repris le dessus et ont de nouveau fait un joli coup tactique au  passage de la bouée 4 en obligeant les américains à s’écarter de la layline et les contraignant à passer la bouée à faible vitesse, perdant ainsi quelques secondes, ce qui leur permettait de gagner de cette régate.

L’analyse de Christian Karcher

Dean Barker, skipper d’Emirates Team New Zealand : « Nous restons sur nos gardes car nous ne savons jamais quelle tournure peuvent prendre les choses, même si près du but. Aujourd’hui les éléments ont joué en notre faveur. Nous étions en tête au départ et sur le premier bord puis de nouveau au coude-à-coude car les deux catamarans sont similaires en termes de performances ».

« Chaque point est si difficile à engranger. Nous y allons pas à pas et nous essayons de garder la tête froide après chaque victoire ».

La seconde manche du jour était annulée pour cause de vent forcissant avec un courant sortant s’accentuant également.

Les équipages se sont retrouvés ce soir pour une nouvelle régate, la deuxième étant de nouveau annulée alors que la procédure avait été lancée. Cette fois-ci, James Spithill dominait son adversaire, l’obligeant à une manoeuvre à quelques secondes du départ, permettant au team américain de prendre l’avantage à la bouée n°1. Les kiwis ne parviendront pas à revenir, Oracle Team USA ramenant le score à 8-2.

La prochaine régate aura lieu demain soir à 22h15.

Emirates Team New Zealand à 2 points de la Coupe

ETNZ a engrangé un point de plus hier à San Francisco, les kiwis avaient pourtant mal débuté la journée avec une défaite contre le defender Oracle Team USA.

Les américains avaient contrôlé le départ, et ont petit à petit creusé l’écart sur les kiwis, Oracle qui a légèrement modifié son équipage avec l’arrivée de Ben Ainslie en remplacement de John Kostecky, ils ont également modifié leur bout dehors et semblent avoir trouvé les clés d’une bonne vitesse au près. Ils remportaient cette première régate du jour avec 47 secondes d’avance, et marquaient leur 1er point affiché au compteur.

L’analyse de Christian Karcher

La 10ème manche de cette Coupe était à l’avantage des néo-zéds, l’équipage s’était fait une belle frayeur la veille. Sur un virement, l’hydraulique de l’aile n’a pas fonctionné, celle-ci se retrouvant à contre, l’AC72 était dangereusement monté sur un flotteur avec un angle de gite de 50°, les kiwis étaient passé très près du chavirage, heureusement pour eux, le catamaran retombait du bon côté mais la course était perdue, puis la seconde manche du jour était annulée alors qu’ils étaient en tête, malgré l’incident arrivé moins d’une heure auparavant, et ce pour cause de vent trop fort.

Sur cette manche, Dean Barker maitrisait Spithill sur le départ, et passaient la porte n°2 avec quelques secondes d’avance, mais les américains rataient ce passage et perdaient du temps, sur le près Oracle remonte petit à petit avec une seconde d’avance à la porte 3, les kiwis choisissaient le bon côté du plan d’eau et creusaient l’écart avec 16 secondes d’avance sur Oracle Team USA.

Les américains ont clairement augmenté leur niveau depuis la fin de semaine dernière, malgré toute, les kiwis sont désormais à 9 points contre 1 pour les américains (3 victoires, mais seulement 1 point suite à la pénalité pour tricherie), les deux prochaines régates auront demain, et pourraient donc sacrer Emirates Team New Zealand en cas de victoires sur les 2 manches prévues.

 

L’analyse de Chrisitian Karcher pour cette régate n°10

Dean Barker hier : « Si vous n’avez pas apprécié les courses aujourd’hui, vous devriez suivre un autre sport »,

Ben Ainslie, tactien d’Oracle « Je vous confirme que ces régates sont les plus intenses de toute ma carrière »

Jimmy Spithill, le skipper d’ORACLE TEAM USA  : « Je salue l’incroyable travail des gars à bord. Ils ont vraiment tout donné. Ce fut très physique. Hier soir, nous avons mis au point un plan pour prendre les commandes dès le départ. Je dédie cette victoire à notre coach Philippe Presti . L’AC72 est un bateau évolutif. Comme dans tous les autres sports automobiles, que ce soit en F1 ou en MotoGP, vous êtes en apprentissage constant à bord. Nous entrons enfin dans le vif du sujet en nous confrontant à un adversaire de taille. Nous découvrons de nouveaux aspects lors de chaque sortie. L’important est de s’adapter et de savoir aller de l’avant. Ce soir encore nous avons une longue liste de points à optimiser à bord ».

 

Team New Zealand s’impose facilement en finale de la Louis Vuitton Cup

Le Challenger néo-zélandais a facilement remporté cette finale de la Louis Vuitton Cup face aux italiens de Luna Rossa sur le score de 7 à 1.

Les italiens disposaient de la même plate forme que l’AC72 n°1 d’ETNZ, mais le développement des appendices et de l’aile étaient propres à l’équipe, leur budget était semble-t-il nettement inférieur (de l’ordre de 40 millions d’€ contre 150 pour les néo-zélandais.

Le dernier match a comme les autres rapidement tourné à l’avantage de kiwis, celui-ci se déroulait dans des vents faibles d’une dizaine de noeuds, les néo-zéds ont démontré toute leur maitrise du catamaran avec des manoeuvres parfaites et une vitesse bien meilleure que des italiens.

Reste désormais à ETNZ à peaufiner leur AC72, afin de se mesurer au defender Oracle Team USA, qu’ils rencontreront pour l’America’s Cup à partir du 7 septembre.

Les entrainements entre les finalistes de la Louis Vuitton Cup vont se poursuivre, par ailleurs Luna Rossa a annoncé que l’équipe sera présente pour la prochaine édition de la Coupe de l’America.

Dean Barker , skipper d’ETNZ : « Je tiens à saluer Luna Rossa . Nous avons établi une collaboration exceptionnelle depuis un an et demi. Sans eux, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui. Ils ont énormément progressé et ils nous ont aidé à nous améliorer. Pour remporter l’America’s Cup vous devez d’abord gagner la Louis Vuitton Cup » a rappelé Dean Barker, le skipper d’Emirates Team New Zealand. « Nous sommes venus à San Francisco pour ramener l’America’s Cup en Nouvell-Zélande, donc gagner la Louis Vuitton Cup est dans le cadre de notre préparation. Notre équipe est extrêmement déterminée. Nous avions échoué de peu en 2007 à Valence, c’est pourquoi nous mettrons tout en œuvre durant les prochaines semaines pour réussir cette fois-ci ».

Max Sirena, skipper de Luna Rossa : « Nous sommes évidemment déçus d’avoir perdu en finale de la Louis Vuitton Cup, mais nous nous sommes inclinés – et je ne veux pas leur porter malchance – face à l’une des meilleures équipes . Nous nous connaissons depuis longtemps et ce fut un plaisir de les rencontrer en finale. C’est la première fois que deux challengers collaborent pour tenter de gagner la Coupe. Je leur souhaite bonne chance pour le Match. C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe . En moins d’un an et demi, nous avons formé un équipe talentueuse. Nous nous sommes hissés en finale de la Louis Vuitton Cup alors que personne n’aurait parié sur nous ».
Chris Draper, barreur du cata italien :  « Le score final 7-1 fait mal. L’arrivée fut chargée d’émotions. Je suis à la fois triste et fier de ce que nous avons accompli ces deux derniers mois. Nous avons tellement progressé ensemble. C’est douloureux aujourd’hui. Cela aurait été fabuleux de boucler cette campagne en beauté, mais nous gardons la tête haute et nous sommes fiers de notre parcours ».

 

 

 

Avaries en série pour la finale de la Louis Vuitton Cup

Après l’abandon de Luna Rossa sur casse du système de relevage du foil, c’est Emirates Team new Zealand qui a abandonné hier.

Jusque là les néo-zélandais n’avaient connu aucun problème majeur sur leur catamaran, et avaient bouclé toutes leurs régates, malgré la perte d’une voile d’avant lors des Round Robins, et un enfournement impressionnant pour la 1ère manche de cette finale.

Les Kiwis menaient la course hier après un superbe départ de Dean Barker, qui ne cessait de creuser son avance sur le bateau italien, ils ont subitement ralenti sur le 3ème bord du parcours, la raison ne sera connu que plus tard, il s’agissait en fait d’un problème d’hydraulique.

Dean Barker : « Ces bateaux fonctionnent grâce à l’hydraulique. C’est ce qui permet de virer, d’empanner avec l’aile et d’ajuster les dérives. Sans hydraulique, le bateau est complètement bloqué ».

L’équipage d’ETNZ préférait faire intervenir  son équipe technique pendant la manche, abandonnant de fait celle-ci. Luna Rossa continuait donc cette régate seul et égalisait à une manche partout.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Les néo-zeds espéraient pourvoir reprendre l’avantage lors de la seconde manche du jour, mais celle-ci était reportée du fait du dépassement de la limite de vent fixée à 20 noeuds, le problème technique de l’AC72 avait pu être solutionné sur l’eau : Ray Davies, tacticien du bord  : « Le problème hydraulique d’aujourd’hui provient du circuit électronique qui a disjoncté, sans électronique le bateau n’est pas manœuvrable. Mais le problème est résolu. Nous avons remplacé les batteries à bord et nous aurions pu prendre le second départ, si le vent n’avait pas fait des siennes . Nous n’aurions pas pu réparer sans l’assistance de notre équipe technique en mer ».

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

L’équipage de Luna Rossa confessait également quelques problèmes à l’issue de cette manche avec un soucis sur l’aile.

Ce problème n’avait semble-t-il pas été correctement résolu, puisque l’équipage italien a abandonné ce soir pour ces raisons. Chris Draper, le barreur avait réussi à prendre un beau départ, les deux AC72 s’élançant sur la même ligne, Luna Rossa au vent, ce qui leur permettaient de talonner le cata néo-zélandais à la première marque avec un delta de 2 secondes, sur le 1er portant, l’équipage italien ne concédait que 20 secondes sur leur adversaire. Sur le bord de près Luna Rossa ralentissait et abandonnait finalement la course pour un soucis sur le système de réglage d’aile.

Les néo-zélandais d’Emirates Team New Zealand mènent donc 2 manches à 1 ce soir suite à un nouveau report dû au dépassement de la limite de vent fixée à 19,4 noeuds pour la seconde manche.

Du spectacle pour le 1er match de la finale de la Louis Vuitton Cup

Le départ de la 1ère manche de la Louis Vuitton Cup entre Luna Rossa et ETNZ a été retardé de 20 minutes hier en raison du dépassement de la limite de vent maximale fixée à 19 noeuds, le comité lançait finalement la manche dès que le vent faiblissait. Ce petit délai était bienvenue pour le challenger italien, puisque le catamaran AC72 de Luna Rossa connaissait des problèmes sur le foil tribord. L’équipe technique parvenait cependant à réparer le système de relevage du foil avant le départ de la régate.

L’équipage d’Emirates Team New Zealand réussissait à glisser son catamaran au vent de Luna Rossa, les deux bateaux partaient lancés à plus de 30 noeuds, avec des vitesses à plus de 35 noeuds vers la 1ère marque, ETNZ franchissait celle-ci avec 8 secondes d’avance sur le cata italien.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Les espoirs des italiens s’évanouissaient quelques centaines de mètres après cette marque, avec une nouvelle casse sur le système de relevage de foil, comme l’explique le skipper Max Sirena : « Une pièce du système de relevage de la dérive a cédé. Nous avons effectué un peu de maintenance récemment sur la dérive pour optimiser ‘l’aéro package’. Cela faisait cinq jours que nous naviguions ainsi et aujourd’hui cet élément a cassé. Par chance, la rupture est survenue en navigant sur un bord de portant et non lors d’un empannage, sinon nous aurions également pu perdre le contrôle de notre AC72 ».

La suite de la course aurait du être un parcours de santé pour les kiwis, mais l’équipage de Dean Barker continuait à attaquer malgré l’absence d’adversaire, et à la 3ème marque du parcours, le catamaran enfournait violemment à l’abattée. L’AC72 passait de 40 à une dizaine de noeuds, dans la manoeuvre, deux équipiers étaient balayés par la masse d’eau et passaient par dessus bord. Ils étaient immédiatement récupérés par le bateau d’assistance du team néo-zélandais.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Dean Barker : « Nous sommes surtout ravis que personne ne soit blessé. Toute le monde est encore sous le choc mais nous étions en course et à bord de ces machines nous savons que tout peut arriver. Avec le recul, les conditions n’étaient pas si extrêmes mais si vous ne faites pas le nécessaire quand il faut, les choses peuvent rapidement mal tourner. Et cet après-midi, nous avons visiblement raté la manœuvre. Nous allons analyser nos données. L’équipage va se remettre de ses émotions et ils seront à nouveau d’attaque demain ».

Le catamaran subissait quelques dégâts dans cette figure de style avec le carénage du bras de liaison avant arraché, tout comme le filet du côté babord.

L’équipage finissait sa manche avec deux équipiers absents, et remportait son 1er point lors de cette finale de la Louis Vuitton Cup.

Le defender américain de l’America’s Cup, Oracle Team USA, lançait également ses régates de sélection, deux équipages étant opposés, celui de James Spithill et de Ben Ainslie. Le match était très disputé mais c’est finalement Spithill qui s’imposait sur le second bateau du team américain. La seconde manche de ces defender series disputée ce soir a également tourné court avec la perte d’un safran sur le cata de Ben Ainslie.

© ACEA / PHOTO ABNER KINGMAN

Tricherie lors des America’s Cup World Series ?

L’équipe américaine et defender de l’Amaerica’s Cup, Oracle Team USA, s’est retiré à titre rétroactif des America’s Cup World Series courus la saison dernière.

En effet, des mesures effectuées par America’s Cup Race Management, ont mis en évidence un poids anormal des trois AC45 alignés par Oracle Team USA (les deux d’Oracle Team USA et celui de Ben Ainslie), ces mesures ont été faites avant la Youth America’s Cup qui aura lieu en septembre, cette compétition réservée aux jeunes équipages ayant pour support le catamaran monotype à aile rigide utilisés sur les ACWS.

Selon l’équipe américaine, une enquête interne a révélé une modification concernent l’ajout de lest au niveau de la martingale grâce à une résine, il semble que tous les AC45 du team américain (les deux bateaux Oracle utilisés lors des ACWS, celui de Ben Ainslie, et les deux autres catamarans ayant servi de plate forme pour le développement des dagger foils). Ces modifications auraient été faites par plusieurs membres du shore team et un membre de l’équipe navigante.

Ben Ainslie a tenu à souligner  que son AC45 avait été préparé par les Américains avant l’arrivée du skipper britannique, qui ignorait complètement la non-conformité de son multi.

© ACEA / photo Gilles Martin-Raget

L’équipe néo-zélandaise a vivement réagi, estimant que ces faits révélaient d’une tricherie de la part du defender et pas de modifications effectuées à l’insu du reste de l’équipe, comme le prétend le communiqué de presse américain.

Il semble en effet difficile de croire que des membres de l’équipe technique et navigante d’Oracle aient pris l’initiative de modifier cinq AC45 sans en référer au reste du team et que cette modification soit passée inaperçue au sein de la base.

 

 

Résultats en demi teinte pour Energy Team

Vendredi Yann Guichard et son équipage avaient de nouveau montré leur talent. Ils décrochaient une seconde place sur la première manche du jour et ce malgré une pénalité lors de la phase de pré départ, ils parvenaient ensuite à passer Luna Rossa Swordfish et terminaient derrière Oracle Team USA mené pat Tom Slingsby. Dans la seconde manche du jour, le skipper de l’AC45 français prenait un superbe départ et creusait l’écart, lors des trois premiers bords, sur ses poursuivants Oracle Team USA, Emirates Team New Zealand, et Luna Rossa Piranha. Slingsby et Dean Barker revenaient quelque peu sur le catamaran d’Energy Team, sans pouvoir réellement l’inquiéter cependant, les français s’imposaient sur cette manche et prenaient la seconde place du classement général provisoire des courses en flotte

Yann Guichard:
« Nous avons pris deux très bons départ et bien navigué ensuite, c’est une journée magnifique pour Energy Team !  Sur ces bateaux nous sommes toujours à la limite, particulièrement sur la phase de départ. Nous l’avons bien vu sur la deuxième course aujourd’hui, où quatre bateaux sont pénalisés au départ. On est super content car nous étions un peu frustrés du résultat du match-racing hier contre Ben Ainslie, où nous avions perdu après avoir fait un super départ. Aujourd’hui, après un gros débriefing et des changements de réglages sur le bateau, nous nous sommes très bien repris et ça c’est super bien passé! Je suis vraiment fier du team… »

Samedi la journée de régates était moins souriante aux français, en effet le catamaran Energy Team ne prenait pas le départ de la première manche du jour (la 5ème en tout) suite à une avarie sur la martingale du bateau. Le départ de la seconde est moins percutant qu’à l’accoutumée avec une 7ème position à la première marque. Yann Guichard choisissait cependant le bon côté du plan d’eau et gagnait trois places sur le bord suivant. Luna Rossa Swordfish et Oracle Team USA parviennent à passer le bateau français qui termine finalement 6ème de cette manche.  Les français pointaient à la cinquième place du provisoire à l’issue de cette journée marquée par la démonstration d’Emirates Team New Zealand qui gagnait les deux manches et prenaient la tête des Fleet Races devant Oracle Team USA Slingsby, JP Morgan BAR et Luna Rossa Piranha.

Aujourd’hui, le plan d’eau de Naples était le théâtre du super Sunday, les français débutaient bien tout comme Oracle Team USA qui se partageaient le leadership jusqu’à la cinquième marque, où ils sont passés par les italiens de Swordfish qui continuent sur leur lancée et doublent Tom Slingsby. Yann Guichard écope d’une pénalité au passage de la dernière marque et se voit coiffer par le second bateau italien et termine quatrième de cette manche et sixième de cet America’s Cup World Series de Naples.

Luna Rossa Swordfish décroche l’étape grâce à sa victoire sur cette ultime course, à égalité de points avec Oracle Team USA Slingsby, le podium est complété par Emirates Team New Zealand, Luna Rossa Piranha est 4ème devant JP Morgan BAR. Artemis White mené par de jeunes suédois est 7ème devant les américains de HS Racing et China Team.

En match race, Ben Ainslie qui avait éliminé les français a été éliminé par Slingsby du Team Oracle USA en demi finale, l’autre demi voyait s’opposer les deux bateaux de l’équipe italienne Luna Rossa qui avaient battu ETNZ et Artemis White au tour précédant. En finale Francesco Bruni sur Swordfish s’inclinait face au bateau américain qui s’aduge donc l’étape en match race.

Bruno Peyron :  » A l’évidence, il y a eu du bon et du moins bon pour ce « Super Sunday ». Encore un superbe départ de Yann qui monte ses stats avec plus de 80% de départ canon, puis une bagarre intense contre Oracle Team USA. On prend la tête au 3eme bord puis le mauvais coté durant 30 secondes et ça ne pardonne pas à ce niveau. La pénalité à la dernière marque est en revanche plus difficile a expliquer mais ca fait partie du jeu et il faut l’accepter. Nous aurions aimé finir sur une performance plus conforme à nos ambitions mais il faut accepter notre décalage avec les Top Teams. Le groupe a montré qu’il avait le niveau pour se battre au plus haut niveau dans ces World Series. Encore faut il pouvoir se donner les moyens de ses ambitions. Ce sera la prochaine étape : donner a cette équipe les moyens de se battre, pas seulement en faisant des miracles de temps en temps, mais en construisant la solidité sur la durée ».

L’AC72 d’Oracle Team USA chavire à San Francisco

L’équipage d’USA 17 est sain et sauf, mais le catamaran à aile rigide du defender semble très endommagé après ce chavirage en baie de San Francisco.

Sur les vidéos qui circulent ce matin, on découvre les circonstances du chavirage. L’AC72 semblait lancé à pleine vitesse, l’équipage s’apprêtait à effectuer un bear-away quand les étraves ont planté dans une mer qui semble formée, le multicoque a ensuite sanci en quelques secondes.

Le bateau semble être resté en équilibre, posé sur l’aile pendant plusieurs minutes, sans que l’équipe puisse le remettre à l’endroit avec ses bateaux d’assistance, l’aile s’est ensuite progressivement désagrégée, les parties mobiles en premier puis le mât qui a probablement endommagé la plate forme.

Le bateau a pu être remorqué à terre, reste désormais à évaluer les dégâts et à débuter un long chantier de remise en état du catamaran, ce qui devrait nettement handicapé le defender dans sa préparation pour la 34ème Coupe de l’America.

 

Oracle Team USA triomphe en flotte et en match race, Energy Team 4ème

Les équipages de James Spithill et de Russell Coutts se sont affrontées hier soir pour la victoire en match race de cet America’s Cup World Series de San Francisco, c’est Russell Coutts, qui a pris l’avantage sur Oracle Team USA Spithill, dans un match extrêmement serré avec seulement 1 seconde d’avance sur la ligne et ce dans plus de 20 nœuds de vent.

James Spithill s’est rapidement remis de cette défaite pour se classer second de l’ultime régate en flotte avec un coefficient 4 pour ce ’Super Sunday’, ce qui permet à l’équipage du defender de remporter le classement en flotte.

Côté français l’équipage de Yann Guichard faisait parti des favoris après les bons résultats de la veille, leur départ est assez moyen en milieu de flotte, ils passent en sixième à la marque 1 puis perdent une place sur le premier portant alors qu’Artemis Racing White, Luna Rossa Piranha et Team Korea mènent la flotte. L’équipage de l’AC45 français effectue un superbe et gagne  de trois place, franchissant la marque 3 en quatrième position devant les deux catamaran du team Oracle. Sur le bord suivant l’équipage gagne encore une place mais Yann Guichard et ses hommes dépassent la limite virtuelle du parcours et écopent  d’une pénalité.

La flotte étant assez regroupée, cette pénalité coûte cher aux français qui rétrogradent  en neuvième position à la marque 5. Ils perdent encore une place sur l’ultime bord et finissent 10ème. C’est Luna Rossa Piranha qui gagne cette régate devant Oracle Team USA Spithill et Team Korea.

Yann Guichard : “90% de la manche s’est bien passée’ ajoute. On est bien rentrés dans le match après un départ au vent comme voulu et avec une bonne vitesse. Mais dans l’avant-dernier bord, alors que nous étions troisièmes à la bouée sous le vent, nous avons perdu sept places à cause d’un problème de vitesse quand le vent est monté. Pour couronner le tout, nous avons écopé d’une pénalité pour avoir franchi les limites de la zone de course. Tout ceci nous a placé dans le paquet des autres concurrents et la course s’est arrêtée là pour nous. Le bilan pour Energy Team concernant le championnat de course en flotte est tout à fait honorable. On termine 4ème, au pied du podium, après une très bonne semaine mais en ayant réalisé notre moins bon résultat aujourd’hui lors de la manche dotée du plus fort coefficient. Pour le spectacle, je pense que le ‘Super Sunday’ met effectivement du piment dans le jeu. En revanche, quant au match race, je regrette qu’un seul et unique match fut programmé car pour nous, le championnat s’est joué en moins de 10 minutes. ”

Au classement général des courses en flotte, Energy Team termine 4ème grâce à ses bons résultats de la semaine (et 5ème en match race), Oracle TEAM USA Spithill remporte cet acte devant Luna Rossa Piranha et Team Korea. Le second équipage de l’équipe italienne se classe 5ème, Artemis prend des décevantes 6 et 9ème places, comme ETNZ 7ème qui peine à retrouver son meilleur niveau.

Classement général final, dimanche 26 août 2012 (à l’issue des 7 manches courues)
1. Oracle Team USA Spithill : 86 pts
2. Luna Rossa Piranha : pts
3. Team Korea : 65 pts
4. Energy Team: 55 pts
5. Luna Rossa Swordfish: 51 pts
6. Artemis Racing White: 48 pts
7. Emirates Team New Zealand: 43 pts
8. Oracle Team USA Coutts: 42 pts
9. Artemis Racing Red : 38 pts
10. J.P. Morgan BAR: 37 pts
11. China Team : 15 pt

Les prochaines régates des America’s Cup World Series de San Francisco auront lieu du 2 au 7 octobre. D’ici là les deux AC72 d’Oracle et d’Artemis devraient débuter leurs entrainements en baie de San Francisco.

Superbe journée pour Energy Team

Les français d’Energy Team  se sont illustrées la nuit dernière à San Francisco en remportant l’une des deux régates en flotte et en terminant 3ème de la seconde, ce qui leur permet de se hisser à la seconde place du classement provisoire des courses en flotte avant le Super Sunday d’aujourd’hui (une régate au coefficient 4).

La journée avait commencée par les deux demis finales, qui ont tournées à l’avantage de l’équipe américaine d’Oracle Racing, Russell Coutts remportant son match face à Artemis Racing White et James Spithill faisant de même face à Emirates Team new Zealand. La finale de ce soir consacrera donc les équipages d’Oracle Team USA.

En flotte, les français prenaient un départ relativement bon lors de la première régate, avec la quatrième place à la première bouée, ils gagnent un place sur le portant derrière Emirates Team New Zealand et Artemis Racing White, puis une autre sur la remontée au près, pointant en deuxième position à la marque 3, à sept secondes des leaders néo-zélandais. La surprise vient d’Oracle Team USA Spithill qui revient sur les leaders et prend la tête. A la marque 4, cinq secondes séparent les trois bateaux de tête, qui possède un bel écart sur le reste des concurrents.

Les français effectuent un superbe deuxième bord de près et passent Spithill, et parviennent à conserver le leadership jusqu’à la ligne d’arrivée. ETNZ termine 3ème devant les deux bateaux de Luna Rossa, Team Korea brillant hier termine 8ème de cette manche.

Energy Team poursuit sur sa lancée lors de la seconde régate avecun très bon départ, ce qui leur permet d’enrouler la première marque en tête, cependant l’équipage d’Oracle Team USA Spithill passe Energy sur le 1er portant. James Spithill creuse son avance alors que les français perdent une place à la marque 3, au profit de Team Korea qui revient dans le match. Les positions seront figées pour le podium jusqu’à la ligne d’arrivée.

Au général provisoire, Oracle Team USA Spithill creuse encore son avance, Enregy Team s’empare de la seconde place avec 3 points d’avance sur Team Korea et Luna Rossa Piranha.

Yann Guichard, skipper d’Energy Team : « C’était une course fantastique pour Energy Team. Après un départ mitigé, nous avons joué à fond sur nos réglages pour optimiser la vitesse puis nous avons enchaîné les bons bords. La victoire s’est jouée à rien mais on gagne devant les plus grosses écuries. Aujourd’hui, je pense que nous étions plus opportunistes voire plus agressifs lors des départs et peut-être plus en phase avec le vent qui était pourtant très instable. Nous étions aussi équipés d’une voile d’avant plus grande. La prise de risque au départ est déterminante. Demain, il faudra en faire de même ».

Réaction de Bruno Peyron, CEO Energy Team : ” C’est une très belle journée pour Energy Team, avec cette victoire dès la première manche et une belle place de 3eme dans la seconde. Deux départs presque parfaits, une bonne vitesse comparée à celle d’hier, une bonne concentration, de bons réglages et plus de rigueur dans la lecture du plan d’eau. On commet juste une petite erreur dans la deuxième manche de ne pas ducker derrière Team Korea au lieu de repartir à gauche, mais globalement une journée superbe pour l’équipe. Essayons de faire aussi bien demain dans le fameux Super Sunday et son coeff 4 qui déterminera le classement final. Nous sommes ce soir 2e au classement général derrière James Spithill, c’est du très beau travail de la part de toute l’équipe que l’on ne peut que féliciter ce soir ”