Prince de bretagne lance son tour de l’Europe pour 2013

Prince de Bretagne, qui verra bientôt son « nouveau » maxi multicoque de 80′ rejoindre son élément lance une nouvelle course, à savoir un tour de l’Europe avec quatre étapes : Valence, Lisbonne, Cork, Plymouth et Morlaix. Cette course, appelée Route des Princes devrait se dérouler du 9 au 29 juin 2013, elle sera ouverte aux multicoques de plus de 40 pieds, donc à la classe Multi 50′, aux MOD 70 et aux maxis.

Prince de Bretagne espère réunir un plateau d’une vingtaine de bateaux, outre les étapes de ralliement, les équipages devraient se mesurer sur des courses type City Races, à l’image de ce qui est actuellement fait sur l’European Tour avec les MOD70.

Reste à savoir si la classe MOD70 souhaitera intégrer cette course, puisqu’un programme similaire existe déjà, aux mêmes dates. L’autre problème à résoudre sera le classement des maxis, avec une flotte disparate, certains bateaux étant conçu pour des navigations en solitaire, d’autres pour des équipages, ce qui nécessitera peut être une course en temps compensée pour cette classe, ce qui est nettement moins attractif pour le grand public…

Prince de bretagne dévoilera son trimaran de 80′ le 12 octobre, il sera skippé par Lionel Lemonchois, qui espère hisser son trimaran sur la plus haute marche du podium lors de la prochaine Route du Rhum.


Ils ont dit :
Jean-François Jacob, secrétaire général de la Sica de St Pol, un des responsables de Prince de Bretagne :
 » Nous avons ressenti qu’il était dans l’intérêt de tous les armateurs et skippers de multicoques d’avoir une épreuve supplémentaire qui viendrait étayer leur programme. Nous souhaitions une manifestation qui nous ressemble et qui mette en avant notre lien très fort avec les marins. Comme eux nous sommes soumis aux aléas climatiques au quotidien et si nous arrivons à faire pousser des légumes toute l’année en Bretagne Nord, c’est grâce à l’influence de la mer et du Gulf Stream. A travers la Route des Princes, nous voulons montrer que le monde de la terre est source de dynamisme dans de nombreuses régions d’Europe. Les producteurs de Prince de Bretagne sont attachés à cette notion et veulent la partager. Notre but est de valoriser les terroirs et de les faire découvrir au plus grand nombre grâce à un évènement populaire qui sera une fête de tous les métiers de la mer (marins et pêcheurs) et de la terre « .

Lionel Lemonchois, skipper du Maxi80 Prince de Bretagne :  » Le concept est attirant parce qu’il ressemble au Tour de l’Europe, course qui existait dans les années 90 et qui a toujours remporté un franc succès. C’est toujours sympa de changer de pays, surtout sur une course en équipage. La Route des Princes propose vraiment un beau parcours. Il est également important de pouvoir s’associer à autre chose que de la voile, cela amène un intérêt différent, pour nous et pour le public « .

Foncia remporte la 3ème étape et reprend la tête de l’European Tour

Les équipages participants à l’European Tour ont disputé les City Races au large de Cascais, avant de prendre le départ de la troisième étape de ce tour de l’Europe.

C’est l’équipage de Musandam-Oman Sail mené par Sidney Gavignet qui s’était imposé sur ces parcours côtiers disputés au large de la ville portuguaise, empochant les douze points dédiés à ces courses. Spindrift racing se classait second devant Groupe Edmond de Rothschild, Race for Water et Foncia.

Les cinq MOD70 se sont donc élancés hier en début d’après midi pour cette troisième étape du MOD70 European Tour : Spindrift racing prenait le meilleur sur la ligne vite rattrapé par FONCIA, Michel Desjoyaux et son équipage s’adjugeait les points bonus du côtier de ce début d’étape, devant Groupe Edmond de Rothschild qui arrivait également à glisser au dessus de Spindrift racing.

Les marins pouvaient ensuite s’élancer  vers les îles Berlengas puis vers la marque de parcours de Sines, au sud du Tage, sur un parcours réduit à 213 milles du fait de vents faibles au large du Portugal.

A la sortie de la baie de Cascais, la brise thermique montait à une dizaine de nœuds, l’équipage de FONCIA négociait admirablement la remontée vers la première marque de parcours et réussissait à s’extirper d’une zone de calmes avant ses adversaires, Race for Water parvenait à s’échapper du peloton également et talonnait FONCIA lors de la descente vers Sines, mais le professeur parvenait de nouveau à s’échapper.

Derrière, Spindrift racing, Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild naviguaient à vue mais ne réussiront pas à rejoindre les deux bateaux de tête dans des vents évanescents en approche de la ligne.

C’est finalement FONCIA qui s’impose devant Race for Water et Spindrift racing, Musandam Oman Sail prend la quatrième place et Groupe Edmond de Rothschild la cinquième.

Les arrivées étaient de nouveau rapprochées avec moins de six minutes entre les deux premiers et 45 minutes de retard sur le vainqueur pour Groupe Edmond de Rothschild.

Au classement général provisoire, Michel Desjoyaux et ses équipiers sur FONCIA reprennent la tête à Spindrift racing, second, les hommes de Yann Guichard ont six points de retard sur le leader, Groupe Edmond de Rothschild conserve sa troisième place à 30 points de FONCIA, l’écart avec les 4 et 5 ème se réduit pour Sébastien Josse puisque Race for Water n’est qu’à 7 points de la troisième place grâce à sa seconde place sur cette étape et Musandam Oman Sail à 9 points.

Michel Desjoyaux, skipper de FONCIA : « On prend un départ qui nous permet de prendre la tête à la première bouée et nous n’avons quasiment pas lâché le commandement sur ces 213 milles. Y compris dans les phases délicates où nous sommes partis seuls au large en remontant vers les îles Berlengas. Nous avons pu prendre la poudre d’escampette mais la descente au portant vers Sines a été laborieuse. Il a fallu jouer le compromis entre la route directe à terre et le large où il y avait plus de pression. Nous n’avons pas été les plus malins puisque Race for Water est revenu sur nous… Ensuite, ce fut quasiment du match-racing de la bouée de Sines jusqu’à l’arrivée ! C’était court, mais difficile parce qu’il n’y avait pas beaucoup de vent : il faut aussi un peu de réussite ! On s’est bien battu pour gagner le maximum de points : nous étions très déçus de nos résultats sur la Cascais City Race et cela nous remet bien dans le match grâce à cette victoire d’étape, mais aussi aux points bonus du départ. Nous avons repris confiance en nous ce qui est bon avant l’étape vers Marseille… »

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « C’était une course compliquée, du début à la fin ! Hier soir, on s’est fait décroché par Foncia dans un trou de vent et il a pris pas mal de milles d’avance. On a pu revenir un peu en tirant à terre avant les îles Berlengas mais il a fallu se battre toute la nuit. Et quand nous avons recollé en arrivant sur Sines, on a pris un filet de pêcheur dans la dérive : nous avons perdu quelques précieuses minutes qui auraient peut-être changé le cours des choses. Les fichiers météo ne disaient pas du tout les mêmes choses : cela crée du doute et ça a été difficile pour notre navigateur Franck Cammas. Il a réussi une belle stratégie pour la descente sous gennaker ce qui nous a permis de revenir sur Foncia. Et il y a encore eu des pièges sur la route… Il faut un peu de chance dans ce type de conditions. C’est une bonne opération pour nous au classement général : nous n’en sommes qu’à un peu plus de la moitié du tour de l’Europe et nous progressons bien. »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « Foncia est  parti seul au large tandis que nous restions à la côte, ils ont fait le trou que nous n’avons jamais pu boucher… Nous terminons très fatigués car ce type de parcours et ces conditions de vent ne permettent pas de se reposer vraiment. Au mieux, les gars somnolaient sur le flotteur au vent… Notre classement aurait pu être pire. On a alterné le bon et le moins bon, avec pas mal d’erreurs dans certaines manœuvres. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : « L’étape a été dure avec comme prévu des vents très légers et instables. Nous n’avons jamais vraiment été arrêtés mais un ou deux nœuds avec ces bateaux ce n’est quand pas terrible ! Nous étions dans une bonne dynamique d’attaque en quittant la baie de Cascais en deuxième place. Très vite après le départ, au niveau du Cabo de Roca, Michel (Desjoyeaux) a choisi d’aller jouer au large et nous sommes restés à quatre bateaux à batailler plus à terre. Ce petit bord lui a permis d’entrée de prendre l’avantage. Lors du louvoyage vers les Iles Berlengas, Race for Water a fait une attaque à terre et a trouvé un trou de souris pour s’échapper à son tour. Nous avions la même idée mais nous l’avons réalisée un peu plus tardivement que lui. Ce petit décalage a, au final, fait une grosse différence. Dans le petit temps, il y a de l’aléatoire et une part de chance c’est certain. Nous en avons manqué mais il y a aussi des problèmes qui ont été identifiés à bord. La nuit dernière, nous avions un déficit de vitesse par rapport à nos camarades environnants. Un point qui tient essentiellement à l’expérience de ce type de navigation en équipage. Nous devons progresser sur cet aspect. Le résultat est bien sûr décevant mais l’équipage est soudé et a de la ressource. Il reste deux étapes offshore et des City Races à Marseille ; à nous de faire le nécessaire.»

Spindrift racing leader à Cascais

Spindrift racing, mené par Yann Guichard, a franchi la ligne d’arrivée de la 2ème étape de l’European Tour en première position ce mercredi matin à 7h 37’ 36 (heure française), devançant Foncia de Michel Desjoyaux de seulement 45 minutes.

Les arrivées ont de nouveau été groupées, après un très net ralentissement à l’entrée du Tage ; en effet les cinq multicoques filaient la nuit dernière à 30 noeuds le long des côtes portuguaises, avant d’être encalminé à quelques noeuds dans l’embouchure du fleuve. Spindrift racing arrivait à glisser sous gennaker devant ses adversaires.

Musandam-Oman Sail, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild se livraient à un bataille pour le gain des places restantes sur le podium, Michel Desjoyaux et ses hommes arrivaient à passer le trimaran omanais qui se voyait contraint d’effectuer un ultime virement pour passer la ligne. Les trois bateaux passaient la ligne en moins de 11 minutes, alors que Race or Water fermait la marche à 15 minutes du 4ème et à une heure du vainqueur.

© Ricardo Pinto / MOD S.A.

Les écarts restent donc infimes après 975 milles, confortant le choix de la monotypie pour cette classe.

Au classement général provisoire, Spindrift racing prend la tête grâce à cette victoire avec un point d’avance sur Foncia (121 points), Groupe Edmond de Rothschild est troisième avec 106 points devant Musandam Oman Sail (93 points), et Race for Water (90 points).

Les équipages vont désormais s’affronter lors des City Races avant une nouvelle étape le long des côtes portuguaises, les trimarans prendront ensuite la direction de Marseille pour l’étape française de l’European Tour.

Arrivées à Cascais (heure française)

1-Spindrift racing (Yann Guichard) le 12 septembre à 7h 37’ 36 : 2j 15h 37’ 36 à 15,5 nœuds de moyenne

2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) à 8h 26’ 49 : 2j 16h 26’ 49

3- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) à 8h 33’ 22 : 2j 16h 33’ 22

4- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) à 8h 37’ 36 : 2j 16h 37’ 36

5- Race for Water (Stève Ravussin) à 8h 53’ 30

Classement du MOD70 European Tour

(Kiel City Race + 1ère étape avec bonus + Dun Laoghaire City Race + 2ème étape avec bonus)

1- Spindrift racing (Yann Guichard) 11+47+12+52 = 122 points

2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 12+53+10+46 = 121 points

3-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 10+44+11+41 = 106 points

4- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 9+34+8+42 = 93 points

5– Race for Water (Stève Ravussin) 8+38+9+35 = 90 points

Les réactions des skippers à l’arrivée de la seconde étape

Yann Guichard, Spindrift racing :

« Encore une arrivée sur le fil ! Incroyable : ça s’est resserré encore une fois… Cinquante milles avant l’arrivée, on a réussi s’échapper un peu du peloton et gagner cette deuxième étape qui fut vraiment dure. La première était exigeante physiquement, mais là, on a tiré sur les bonhommes, on a très peu dormi. Avec des conditions extrêmement variées, à l’image de l’arrivée où on passe de trente nœuds à deux nœuds en quelques minutes, à seulement cinq milles de la ligne ! Cela a été comme ça pendant presque toute la manche, des changements d’intensité qui sollicitent le bateau et surtout les hommes : nous n’avons pas arrêté de manœuvrer parce que nous avions un peu les nerfs…

On a fait une superbe première nuit le long des côtes irlandaises et on passe en tête au Fastnet, alors se faire dépasser comme cela nous est arrivé avant le cap Finistère, ça nous a mis la pression. On a saisi notre chance sur la fin trois heures avant le dernier empannage au large de Péniche. Juste avant, FONCIA sous notre vent nous a déposé sur place et quelques heures plus tard, on s’est retrouvé sous son vent ! Et dès que le pointage de minuit et demi est tombé, on a empanné discrètement dans la nuit sans lune pour aller chercher les premiers le vent de Nord que nous espérions plus à terre.

Pas de problème technique à bord, mais physiquement on arrive rincé, épuisé et surtout nerveusement cramé : il y a tout le temps du stress parce qu’on voit en permanence un autre bateau, et il n’y a pas une seconde de répit. Et l’arrivée dans la pétole était le summum : on s’est dit que ça allait se terminer comme la première étape quand on a vu revenir nos concurrents derrière la pointe de Cascais ! On a réussi à tenir avec un peu de chance parce que nous sommes arrivés avec le dernier souffle de la légère brise thermique… »

Michel Desjoyaux, Foncia :

« Un final pointu dont on se serait bien passé ! On finissait à toute allure sur les côtes portugaises à près de trente nœuds de moyenne depuis plusieurs heures et alors que nous nous préparions à changer de voiles pour contourner les deux dernières marques de parcours, le vent s’est complétement cassé la figure… En pleine nuit, on ne savait pas si cela allait durer deux minutes ou deux heures et la brise a tourné dans tous les sens avec du courant de marée contraire. Nos poursuivants ont eu le temps de réagir et nous ont même dépassé. On a finalement réussi à les passer sur des choix de bord pas faciles à prendre ici, à Cascais : avec le jour qui se levait, le vent était mal distribué entre la brise nocturne qui disparaissait et le nouveau vent qui s’installait tout doucement.

Le mal était fait quand Spindrift racing a empanné en premier au milieu de la nuit dernière : nous étions en tête mais on a navigué un peu trop près du vent quand il a réussi à glisser. Il est arrivé par derrière et nous a dépassé : une fois en route directe vers Cascais, il n’y avait plus grand-chose à espérer, si ce n’est un coup de Jarnac sur la ligne.

Le rythme a été soutenu toute l’étape avec de belles pointes de vitesse après une grosse bataille le long de l’Irlande : nous avons dû faire vingt-six virements de bord sous trinquette et un ris dans la grand-voile ! Puis de grands bords vent de travers sous gennaker ou génois dans de la mer pas toujours plate, puis finir à trente… et trois nœuds. C’était mou du genou et on ne s’y attendait pas du tout.

On a galéré avec notre safran central qui s’est relevé, probablement sur un choc avec un objet flottant : le cordage s’est coincé et nous avons mis beaucoup de temps à réparer. Nerveusement, il y a eu des moments incertains : on ne savait vraiment pas comment on allait se sortir de la zone de calmes avec deux bateaux qui s’étaient légèrement échappés (Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild). Mais si on a pu sortir en tête de cette pétole, ça n’a pas suffi puisque Spindrift racing s’est échappé : on s’est un peu endormi… »

Sidney Gavignet :

« Tout s’est joué à trois cents mètres de la ligne d’arrivée… Et je crois que se sera souvent le cas puisque nous arrivons à chaque fois tout près des côtes. Aller bien dans le petit temps comme Foncia, c’est un bon atout. Leur équipage a compris comment faire marcher un MOD70 dans la pétole : cela leur a servi la nuit dernière et sur cette arrivée. Mais nous sommes contents parce que nous avons appris encore et encore : on comble une partie de notre déficit au fil des manches.

On s’était bien décalé dans l’Ouest mardi après-midi pour avoir un meilleur angle pour le dernier sprint vers Cascais, mais tout le monde attendait dix nœuds de secteur Nord et il y a eu vingt nœuds ! Et en étant à l’extérieur du virage, on a eu un peu moins de vent que les autres quand la brise est rentrée. On s’est un peu trompé, mais ce n’était évident pour personne : il n’y a pas de regrets à avoir. Nous ne sommes pas encore aussi à l’aise dans le petit temps que les deux leaders : cela nous fait douter parfois et ce n’est pas bon.

C’était une belle étape, en particulier le long des côtes irlandaises, même si nous avons un peu moins bien négocié l’atterrissage sur le Fastnet. Nous avons trouvé la vitesse au près dans la brise.

On gagne tout de même une place au classement général : il y a de quoi remonter du terrain. Mais nous faisons encore trop de « boulettes », or la monotypie ne pardonne pas les erreurs si petites soient-elles ! Nous ne sommes pas encore au niveau pour les City Race mais nous avons eu aussi des « tuiles » avec notre équipage (malade, blessé). Mais c’est en voie d’amélioration au fil des manches : les deux leaders sont un cran au-dessus, mais le delta se réduit… »

Stève Ravussin :

« C’est forcément décevant d’être cinquième sur cinq ! Mais c’est un petit manque de qualités de notre équipe parce que nous n’avons pas encore assez de rigueur suisse. En fait, on perd une bonne heure avant le Fastnet avec notre histoire de hook qui ne marchait plus quand nous voulions renvoyer la toile. Avec des monotypes et des équipages de ce niveau, il n’y a pas le droit à l’erreur… On a tout de même réussi à revenir au contact le long des côtes du Portugal et nous avons essayé une option qui n’a pas marché : c’était trop tôt. Mais quand on est leader, on prend certaines décisions qui ne sont pas les mêmes que celles des poursuivants, a fortiori celles du dernier. Le but est de gagner, pas de terminer quatrième… Cela n’a pas payé. Tant pis.

Après le départ de Dun Laoghaire, on avait creusé l’écart avec une bonne vitesse au près dans la brise. Notre navigateur Franck Cammas avait bien négocié ce début d’étape. Mais on a aussi des progrès à faire au niveau manœuvres : nous n’avons pas eu autant de temps pour nous entraîner que les autres teams. On voit tout de même que ces MOD70 vont très vite : en moins de six jours, nous avons fait Kiel-Dun Laoghaire-Cascais ! Ce sont vraiment de belles régates. »

Spindrift racing mène le peloton

La flotte des MOD70 a repris la mer hier en direction de Cascais , la première nuit a été musclée avec du près pour la descente le long de la côte est de l’Irlande. Race for Water, qui avait pris un bon départ a connu quelques problèmes la nuit dernière avec la rupture du système d’ouverture du blocage de la grand-voile obligeant le numéro 1 du bord a une escape en tête de mât pour le remplacer, reléguant le bateau suisse à 8 milles.

Spindrift racing profitait de cette avarie pour prendre la tête de la flotte durant la nuit et mène toujours ce soir, Yann Guichard et ses hommes ont enroulé la marque du Fastnet  avec cinq milles d’avance ce matin devant  Musandam-Oman Sail.

L’équipage omanais choisissaient de se décaler à l’ouest, suivi quelques heures plus tard par Groupe Edmond de Rothschild, les trois autres équipages : Spindrift racing, Foncia et Race for Water ont choisi une route plus à l’est.

Les partisans de l’Ouest espèrent s’écarter d’un front qui va laisser la place à une dorsale atlantique, ce qui obligera les équipages  à basculer de l’autre côté de cette dorsale pour toucher de nouveau une brise de secteur Est. L’arrivée au Portugal devrait se faire dans des vents faibles et portants le long du Portugal, ce qui pourrait de nouveau créer un regroupement au large de Cascais.

Les messages des skippers ce jour :

Michel Desjoyaux sur Foncia : « Cet après-midi, on a tapé quelque chose avec le safran central et le fusible a donc rempli son office : le safran s’est relevé. On essayé à plusieurs reprises de le remettre à sa place, mais pour ça il faut ralentir, mais comme on avait Gitana juste dernière nous, au bout de trois tentatives infructueuses, le safran refusant de descendre bien à sa place et de se verrouiller, on a remis en route sans safran central. Le vent était de 25 nœuds et la mer bien formée, et le safran de flotteur remplissait son rôle seul, comme quand la coque centrale décolle fort, ce qui, somme toute, arrive souvent. Quand le vent a molli, on a été vérifié l’état du boitier de safran, et on s’est rendu compte que le cordage de descente était coincé à un endroit qui ne lui était pas destiné… On a été obligé de le couper sur place, n’arrivant pas à le dégager, suspendu dans un baudrier au dessus de l’eau, contre le tableau arrière, le tout à 20 nœuds dans les vagues… On a repassé un cordage sur le bon circuit, et le safran a retrouvé son élément, et avec la mer qu’il y a, c’est mieux ainsi pour le contrôle de trajectoire du véhicule… »

© Mark Lloyd / MOD S.A.

Yann Eliès sur Spindrift racing « On a passé le Fastnet en début de matinée au près et depuis, on a continué au près sur l’autre bord : nous venons tout juste d’ouvrir un peu les écoutes à une vingtaine de nœuds. Le front n’est en fait toujours pas passé puisque nous sommes à une soixantaine de degrés du vent et cela ne devrait franchement basculer au Nord-Ouest qu’en milieu d’après-midi : on pourra hisser le gennaker et naviguer dans des conditions plus confortables que ces dernières 24h qui ont été assez rock’and roll. La mer commence à bien se calmer : on sent qu’on approche du thalweg et que le vent est plus faible devant. Ça n’a plus rien à voir avec ce que nous avons connu le long des côtes irlandaises où ça tapait beaucoup, mais le MOD70 passe vraiment bien dans la mer. On a vu une silhouette derrière nous dans le ciel gris qu’il y avait encore ce matin : maintenant, le soleil commence à poindre et on va pouvoir reprendre le rythme des quarts. J’ai pu enlever mon ciré ce midi et sécher un peu : on va se reposer un peu… »

 

Le point sur l’European Tour

L’arrivée de la première étape de l’European Tour qui s’est disputée entre Kiel et Dublin a été haletante avec un superbe finish jeudi dernier. Yann Guichard et ses hommes sur Spindrift racing avaient mené sur la quasi totalité de l’étape avant de se faire rejoindre dans les derniers milles par ses deux poursuivants, qui profitaient de vents évanescents pour rejoindre le leader.

Foncia mené par Michel Desjoyaux et Groupe Edmond de Rothschild de Sébastien Josse naviguaient donc à vue avec Spindrift racing, et c’est Michel Desjoyeaux qui passait le trimaran noir et coupait la ligne avec 31 secondes et 1 minutes 15 sur le trimaran du Gitana Team.

Les marins embarqués sur les cinq MOD70 avaient rencontré des conditions variées sur cette première étape avec  une belle brise portante pour remonter le long des côtes danoises puis un vent mollissant lors de la descente vers le Pas de Calais et des airs très faibles lors de l’approche sur l’Iralande.

A l’issue de cette première étape hauturière entre Kiel et Dun Laoghaire, FONCIA conservait son avance acquise grâce aux City Races courues en Allemangne.
Arrivées à Dun Laoghaire (heure GMT)

1-Michel Desjoyeaux (FONCIA) à 23h 19’ 09 le 5 septembre en 3j 10h 49’ 09

2-Yann Guichard (Spindrift racing) à 23h 19’ 40 en 3j 10h 49’ 40

3-Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) à 23h 20’ 26 en 3j 10h 50’ 26

4-Stève Ravussin (Race for Water) à 23h 54’ 25 en 3j 11h 24’ 25

5-Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) à 00h 54’ 00 le 6 septembre en 3j 12h 24’ 00

Les régates reprenaient après une courte pause en Irlande avec de nouveau des city races, là aussi avec des conditions variées de vent. Les acteurs du circuit semblent avoir pris goût au final à suspense puisqu’il fallait attendre les ultimes confrontations pour sacrer le vainqueur de ces courses côtières.  Ce sont de nouveau les équipages de Foncia, Spindrift racing et Groupe Edmond de Rothschild qui s’illustraient  ; en effet Yann Guichard, Michel Desjoyeaux et Sébastien Josse terminaient la dernière régate en flotte à égalité de points; Les équipages se départageaient donc sur le Speed Match : un aller-retour entre deux bouées. C’est Spindrift racing qui prenait la tête de la flotte avec un départ canon  devant Groupe Edmond de Rothschild alors que FONCIA  ratait le départ. Yann Guichard et son équipage exécutaient un empannage parfait et franchissait en vainqueur la ligne et remportaient donc cette City Race.

Classement de la Dun Laoghaire City Race après six manches

1– Spindrift racing (Yann Guichard) 12+11+9+11+12+8 = 63 points

2- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 9+10+11+12+11+10 = 63 points

3- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 11+12+12+10+9+9 = 63 points

4- Race for Water (Stève Ravussin) 10+9+10+8+8+12 = 57 points

5-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 8+8+8+9+10+11 = 54 points

Au classement général provisoire, Foncia conservait cinq points d’avance sur Spindrift racing et 10 sur Groupe Edmond de Rothschild troisème, Race for Water est 4ème à 20 points et Oman Sail Musandam ferme la marche à 24 points du leader.

J-10 avant l’European Tour

La flotte des cinq MOD70 va faire sa rentrée dans 10 jours à Kiel avec le départ de l’European Ocean Race.

Race For Water, FONCIA, Groupe Edmond de Rothschild, Spindrift racing et Musandam-Oman Sail sont en route pour l’Allemagne. Les équipages s’affronteront dès le 31/08, pour des courses à proximité du rivage, les City Race avant de s’élancer pour  Dùn Laoghaire (Dublin) en Irlande, seconde étape de cette épreuve, viendront ensuite Cascais au Portugal, Marseille en France pour se conclure à Gênes en Italie.


Les skippers des trimarans monotypes se sont entourés du gratin du multicoque pour ce tour de l’Europe. Yann Guichard, qui a  remporté la KRYS OCEAN RACE embarque à bord de Spindrift racing : Pascal Bidégorry et le vainqueur de la Solitaire du Figaro Yann Eliès.

Michel Desjoyeaux embarque trois des détenteurs du trophée Jules Verne : Thierry Chabagny, Emmanuel Leborgne et Xavier Revil.
Le skipper suisse Stève Ravussin sur Race For Water, s’entoure quant à lui Franck Cammas et Thomas Coville, avec qui ils avaient détenus le Jules Verne sur Groupama 3.

Sidney Gavignet naviguera avec Brian Thompson, également détenteur du Jules Verne. Sébastien Josse, conserve lui son équipage habituel.

A noter l’arrivée d’exoscale en tant que sponsor de cette épreuve.

Les équipages engagés :

Race For Water : Stève Ravussin (SUI), Yvan Ravussin (SUI), Franck Cammas (FRA), Thomas Coville (FRA), François Morvan (FRA), Loïc Forestier (SUI), Tanguy Cariou (FRA), Nicolas Heintz (FRA), Gurvan Bontemps (FRA), Benoît Lequin (FRA)

FONCIA : Michel Desjoyeaux (FRA), Antoine Carraz (FRA), Thierry Chabagny (FRA), Charles Caudrelier (FRA), Emmanuel Leborgne (FRA), Xavier Revil (FRA), Sébastien Col (FRA), Alban Rosselin (FRA), Nicolas Texier (FRA), Julien Falxa (FRA)

Groupe Edmond de Rothschild : Sébastien Josse (FRA), David Boileau (FRA), Florent Chastel (FRA), Cyril Dardashti (FRA), Olivier Douillard (FRA), Christophe Espagnon (FRA), Antoine Koch (FRA), Thomas Rouxel (FRA)

Spindrift racing : Yann Guichard (FRA), Léo Lucet (FRA), Pascal Bidégorry (FRA), Jacques Guichard (FRA), Jean-Baptiste Levaillant (FRA),Yann Eliès (FRA), Kevin Escoffier (FRA), Devan Le Bihan (FRA)

Musandam-Oman Sail : Sidney Gavignet (FRA), Fahad Al Hasni (OMA) Moshin Al Busaidi (OMA) Khamis Al Amburi (OMA) Brian Thompson (GBR) Jean-François Cuzon (FRA) Thomas Le Breton (FRA) Michi Mueller (GER)
Les étapes offshore:

Etape 1: Kiel, Allemagne –  Dùn Laoghaire, Baie de Dublin, Irlande1188 milles – Départ: 2 septembre
Etape 2: Dùn Laoghaire, Baie de Dublin – Cascais, Portugal1215 milles – Départ : 9 septembre
Etape 3: AROUND PORTUGAL RACE558 milles – Départ : 17 septembre
Etape 4 : Cascais –  Marseille, France – 1071 milles – Départ : 20 septembre
Etape 5 Marseille – Gênes, Italie 672 milles – Départ : 30 septembre

La Brest City Race clôt la 1ère épreuve officielle des MOD 70

 Pour clore cette première course, les équipages des MOD70 se sont retrouvés aujourd’hui en rade de Brest pour disputer une City Race. Ce type d’épreuve sera la norme dans toutes les villes étapes du circuit Multi one Championship, afin de faire profiter le public du spectacle des trimarans au plus près des côtes.

La première manche était un parcours côtier d’une douzaine de milles au départ de la pointe de l’Armorique vers la bouée Charles Martel et Camaret avec un final devant le phare du Petit Minou. Les multicoques se sont élancés  au vent de travers dans une brise d’une vingtaine de nœuds, permettant aux skippers d’utiliser toute la puissance de leurs bateaux, l’issue de cette manche était incertaine jusqu’à la ligne d’arrivée. Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild réussissait malgré tout à contenir Yann Guichard et son équipage sur Spindrift racing. Foncia prenait la troisième place devant Musandam-Oman Sail.

Après cet exercice matinal les MOD70 prenaient la direction de l’école navale de Lanvéoc pour deux séries de « runs » dans la rivière de Châteaulin. Michel Desjoyeaux et ses hommes s’imposait sur le premier  double aller-retour et contenait le vainqueur de la Krys Ocean Race Spindrift racing, qui prenait la seconde place devant Groupe Edmond de Rothschild et Musandam.

Une deuxième manche était lancée dans l’après midi, Sébastien Josse prenait le meilleur départ mais Spindrift racing réussissait à se glisser sous ses adversaires et s’imposait devant les hommes du Gitana Team.

Les résultats du jour :

Parcours côtier

1- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

2-Spindrift racing (Yann Guichard)

3-FONCIA (Michel Desjoyaux)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

Premier run (deux aller-retour)

1-FONCIA (Michel Desjoyaux)

2-Spindrift racing (Yann Guichard)

3-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

Deuxième run (un aller-retour)

1-Spindrift racing (Yann Guichard)

2-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

3-FONCIA (Michel Desjoyaux)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

Stève Ravussin et son équipage sur Race for Water n’ont pas participé à ces courses du fait de leur avarie survenue pendant la transatlantique.

Les équipages se retrouveront fin août à Kiel pour le départ de l’European Tour.

Le sixième MOD mis à l’eau jeudi

Le MOD70 Oman Sail aété mis à l’eau le jeudi 12 avril à la BSM de Lorient, sous les yeux de son skipper Sidney Gavignet et de son équipe. Les membres de l’équipage avaient déjà eu l’occasion de se familiariser avec le bateau en naviguant une semaine sur Race For Water, le MOD 70 de Steve Ravussin, loué par l’équipe omanaise pour l’occasion.

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 OMAN SAIL : « Ce projet OMAN SAIL me tient à cœur et le soutenir est un véritable honneur. L’idée du Sultanat est de créer une industrie voile parallèlement à celle du tourisme afin de développer les emplois. Au sein de notre équipe, il y a des navigants omanais qui s’ouvrent sur le monde maritime. Aujourd’hui, notre histoire se poursuit avec la mise à l’eau d’OMAN SAIL et je lis dans les yeux de mes équipiers beaucoup d’émotion. C’est une grande première pour nous tous, un moment émouvant et à part. »

L’équipage du MOD70 Oman Sail naviguera dans les semaines qui viennent afin de finaliser  la sélection de l’équipage qui participera à la KRYS OCEAN RACE dont le départ sera donné dans 3 mois et à l’European Tour.

Sidney Gavignet : « OMAN SAIL est le petit poucet de la flotte puisqu’il est le dernier bateau à être mis à l’eau avant la KRYS OCEAN RACE. Il nous reste effectivement un peu moins de trois mois de préparation. Cependant, nous avons navigué à bord de Race for Water et réalisé un stage de sécurité ces dernières semaines. Nous allons désormais poursuivre cet apprentissage à bord d’OMAN SAIL. A venir un stage à Port La Forêt avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild dans deux semaines puis à suivre une semaine d’entraînement au large avec un système de quart la nuit et toute une batterie d’enregistrements de données au cours des journées.
Certes, les autres équipes sont plus expérimentées mais l’équipage OMAN SAIL est bon. Notre objectif pour cette première course est de la terminer et de faire notre maximum pour figurer à la meilleure place. »

Le prochain trimaran monotype à être mis à l’eau sera Paprec-Virbac 70 en juillet, il sera skippé par Jean Pierre Dick.

Le parcours de l’European Tour dévoilé

Le premier European Tour de la série des MOD70 qui aura lieu du 29 août au 7 octobre 2012 a été dévoilé aujourd’hui au salon nautique de Düsseldorf.
Les équipages auront près de 5000 milles à couvrir en quatre étapes de ralliement en course au large et cinq city races dans chacune des villes étapes.

Les six MOD70 et leurs équipages partiront de Kiel en Allemagne, la première étape vers la côte est de l’Irlande, après un passage par le nord des Iles Shetlands. La seconde étape emmènera les équipages vers Cascaïs au Portugal pour une escale de huit jours.

La troisième étape permettra aux MOD70 de rejoindre les côtes françaises avec une arrivée d’étape et une city race à Marseille du 23 au 30 septembre.
L’ultime étape de l’European Tour 2012 entrainera les MOD70 dans une grande boucle autour des îles de la Corse et de la Sardaigne avant une remontée à destination dun port italien donnant sur la mer de Ligurie…


Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « Nous sommes heureux aujourd’hui de pouvoir présenter la première édition du parcours autour de l’Europe, à bord des MOD70. Depuis 2009, nous oeuvrons pour la constitution d’une classe monotype et d’un circuit cohérent pour les coureurs, les armateurs et nos partenaires. Dans le contexte économique actuel européen, les choses ne sont pas aisées mais finalement nous y sommes parvenus. Les villes de Kiel, de Marseille et de Cascaïs sont les trois premières villes à s’être engagées à nos côtés. Les contrats avec les deux dernières villes concernées seront signés dans les jours à venir. 5000 milles, 5 pays, 5 villes étapes et 5 City races, ce MOD European Tour va être riche au niveau sportif et aussi culturel ! Grâce à la monotypie qui garantit l’équité sportive, nous allons assurément assister à de belles confrontations nautiques entre les équipages MOD70 engagés cette saison 2012. »

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Cet European Tour 2012 version MOD70 sera la seconde épreuve de la saison. Il sera plus long et plus intense que la Krys Ocean Race mais gageons que l’équipage de Foncia sera rodé! En plus, le Tour de l’Europe ne m’est pas totalement inconnu puisque j’ai couru à bord de Crédit Agricole, le bateau vainqueur, la première édition en 1985. Puis, à nouveau en 1993, à bord de la Poste. C’est toujours très passionnant car il y a de nombreux passages intéressants à négocier. Le plan d’eau mérite vraiment d’être connu! Cette alternance d’étapes offshore et d’épreuves in shore me plait puisqu’il va nous permettre de faire découvrir le MOD 70 Foncia à différents invités lors des escales. Ces moments de partage et d’échanges à bord de nos fabuleuses machines sont toujours riches et intéressants.  »

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Sail : « Nos MOD70 sont capables de parcourir de grandes distances en peu de temps ; il sont vraiment taillés pour ce type de parcours autour de l’Europe ! De mon côté, j’ai déjà eu l’opportunité de courir deux courses de l’Europe en 1993 et en 1997. J’en garde d’excellents souvenirs avec de belles bagarres sur l’eau. Je ne m’attends pas à moins lors de cette édition.
Cet European Tour correspond vraiment à ce que recherche mon partenaire OMAN qui souhaite promouvoir le tourisme dans le sultanat auprès du public européen. »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « Je suis plutôt un habitué des transatlantiques. Ce sera ma première participation à un tour de l’Europe. Je suis très enthousiaste à l’idée de mener mon MOD70 Spindrift racing sur ce parcours qui va me permettre de découvrir des plans d’eaux, notamment sur la première étape entre Kiel et l’Irlande. Egalement une première pour moi, cette alternance de courses offshore et de courses in shore et, qui plus est, sur un mois ! Le rythme va être soutenu et il nous faudra être réguliers et performants quelque soit le format de course. »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « C’est une navigation qui s’annonce passionnante…A l’époque déjà en multi et, aussi en mono, tous les coureurs adoraient. Au niveau sportif c’est un super mélange de large et de parcours côtiers. A bord du MOD70 Veolia Environnement, on va se régaler, c’est certain ! »

 

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « L’Allemagne est un grand pays de navigateurs qui a une place particulièrement importante sur la carte de l’Europe ; je suis donc très heureux et fier de débuter ce premier European Tour à Kiel. Aventure, vitesse et adrénaline, un mélange de régates hauturières et de city races spectaculaires à armes égales … c’est tout ce que j’aime ! En plus de la compétition sportive, je me réjouis de pouvoir sensibiliser les gens et les enfants sur les problèmes de l’eau… avec le MOD70 RACE FOR WATER ambassadeur de la Fondation Multi One Attitude, nous allons porter ce message aux quatre coins de l’Europe et nous battre pour faire des courses magnifiques. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « L’European Tour propose un programme ambitieux et sera une course difficile. Durant trois semaines, nous allons enchaîner les parcours au large et les city race à un rythme soutenu et les équipes auront très peu de temps pour souffler. Ce deuxième événement de la saison 2012 révèlera l’endurance des équipages et leur capacité à s’adapter aux changements d’exercices. Le tracé Nord – Sud de la course devrait nous offrir des conditions très variées. La partie Nord peut nous proposer des conditions vraiment musclées à cette époque de l’année tandis que la deuxième partie, dans le Sud de l’Europe, devrait s’avérer plus clémente ; mais c’est uniquement une hypothèse car la Méditerranée n’est jamais avare de surprise et pourrait très bien nous dérouler un tout autre scénario. Le Tour de l’Europe sera intense avec un plateau de six équipages affûtés après la Krys Ocean Race.»

 

Calendrier des escales :

Kiel (Allemagne) du 29 août au 2 septembre
Irlande du 5 au 9 septembre
Cascaïs (Portugal) du 12 au 20 septembre
Marseille (France) du 23 au 30 septembre
Italie du 3 au 7 octobre

MOD70 : Spindrift Racing en cours de finition,Kiel ville de départ de l’Européan Tour 2012

  • La ville de Kiel, en Allemagne, accueillera du 29 août au 2 septembre la flotte des MOD70 pour la première escale de l’European Tour 2012. Le reste  du parcours sera révélée le 23 janvier prochain à l’occasion d’une conférence de presse lors du salon nautique de Düsseldorf.

Betfair, société de paris en ligne sera partenaire de cet événément.

Marco Simeoni, président de Multi One Design S.A. : « Les engagements de Kiel et de Betfair témoignent de l’intérêt du circuit MOD70 à l’international. L’Allemagne reste un marché porteur en Europe et une cible prioritaire pour la plupart des armateurs engagés sur notre circuit. De plus, les allemands ont toujours été des passionnés de voile et de grands événements sportifs. Cette escale promet donc d’être bien suivie par le public qui pourra assister à un superbe spectacle au cœur de la ville de Kiel ! »

  • Le MOD n°5, Spindrift Racing a rejoint le hangar de Océan Développement il y a quelques jours, le trimaran sera accastillé et recevra son circuit électrique et hydraulique. La mise à l’eau est prévue courant janvier, Yann Guichard prendra ensuite possession de son bateau avant d’intégrer sa nouvelle base à la Trinité sur Mer.
  • Le MOD n°4 Groupe Edmond de Rothschild, qui avait été mis à l’eau en octobre, a rejoint son hangar à Lorient pour un chantier d’hiver, au cours duquel le trimaran recevra sa décoration. L’équipe technique travaillera également sur l’aménagement intérieur. Sébastien Josse, le skipper a pu effectuer neuf sorties avant ce chantier, dont certaines en commun avec Michel Desjoyaux sur Foncia, qui a également entrepris un chantier d’hiver.