L’union sacrée pour une équipe française pour la 35ème America’s Cup ?

La France était la grande absente de la 34ème Coupe de l’America et de la dernière Louis Vuitton Cup, plusieurs marins ont décidé de se regrouper pour maximiser les chances d’un futur défi hexagonal pour la prochaine édition.

Franck Cammas, Michel Desjoyeaux et Olivier de Kersauson ont donc lancé aujourd’hui le Team France. Stéphane Kandler, l’ancien patron du Défi Areva prend le poste de directeur de projet, plusieurs dirigeants de grandes entreprises soutiennent également le projet dont Bruno Bich, Bertrand Méheut, patron de canal plus, Bruno Luisetti ex pdg de Kraft, ou encore le banquier d’affaire Erik Maris.

L’objectif est de réunir 20 millions d’euros par an jusqu’à la prochaine édition, probablement en 2017, de s’aligner sur des circuits internationaux, comme les America’s Cup World Series et les Extreme Sailing Series.

Franck Cammas devrait s’occuper de la partie sportive et de la navigation, Michel Desjoyaux de la partie technique, et Olivier de Kersauson aura un rôle fédérateur d’ambassadeur.

Reste maintenant à réunir le budget et espérer également un ralliement de l’Energy Team mené par Bruno Peyron afin de maximiser les chances de ce projet.

L’équipage de Spindrift 2 décroche son premier record

L’équipage de Spindrift 2 mené par Dona Bertarelli et Yann Guichard ont décroché ce matin le premier record sur leur maxi trimaran (ex Banque Populaire V), en traversant l’atlantique sud (Cadix-San Salvador) en  6  jours, 14  heures,   29 minutes, et 21 secondes, soit une vitesse moyenne de 24,5 noeuds (sur les 3885milles de la route orthodromique). Spindrift 2 a réellement parcouru 4 503 milles nautiques, soit une vitesse moyenne de  28,41 noeuds. Le précédent record, détenu par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 est ainsi amélioré de 20 heures, 29 minutes et 32 secondes.

L’équipage après avoir passé le thalweg, entre les deux anticyclones il y a 24 heures, a bénéficié de vents forts sur les derniers milles, après avoir passé la ligne, ils ont mis le cap sur Miami pour un check up du bateau avant un retour en équipage réduit, afin d’évaluer la faisabilité d’une Route du Rhum pour le skipper Yann Guichard.

 

Dona Bertarelli :

Une dernière nuit musclée : « Passée la zone de transition marquée par de nombreux épisodes orageux, nous sommes entrés sans transition ou presque dans de forts vents de secteur nord est. On a eu toute la nuit entre 30 et 35 noeuds, et l’état de la mer s’est rapidement dégradé, avec des creux de 5 à 6 mètres et des vagues courtes et croisées. On se serait cru en Méditerranée! C’était assez usant. Le bateau accélérait fort en bas des vagues et le travail à la barre était assez stressant. Il fallait progresser vers l’ouest rapidement sans trop solliciter le matériel. On avait la toile du temps et ça accélérait très fort… »

Passage de ligne : « Ce fut un moment rare, un peu curieux car San Salvador est une petite île, bordée de plages. Nous avons dû nous approcher très près du rivage pour distinguer le bateau à bord duquel l’officiel du World Speed Sailing Record Council avait pris place. C’était un peu stressant à cause de la proximité des bancs de sable. Puis il y a eu explosion de joie à bord… un beau moment… « 

Record : « Nous avons réalisé une belle route, une trajectoire efficace. Je crois que ce nouveau record sera difficile à battre. On a le résultat que nous étions venu chercher. C’est une grande satisfaction… »

Emotions : « C’est énorme. L’émotion était au rendez vous au moment du passage de la ligne. J’ai pris un plaisir immense durant cette course, ma première traversée de l’Atlantique, en course, en record… avec un beau résultat à la clé. Tous les doutes que je pouvais avoir sur ce bateau ont été levés. La machine est extraordinaire, et combinée avec un formidable équipage, suite à une superbe préparation réalisée par l’équipe à terre, un choix de route judicieux, l’excellent travail de navigation réalisé par Erwan Israel, avec Richard Silvani à terre… « 

Sur le plan personnel…  » Au delà de l’immense plaisir et de la satisfaction du résultat, je crois avoir beaucoup appris sur moi-même. J’ai barré dans des conditions très dures, notamment la nuit dernière sur une mer vraiment désordonnée, et dans 35 noeuds de vent. Yann était à mes côtés car cela peut devenir très physique. Ce bateau dispose d’une puissance incroyable. La course est terminée. Nous rentrons sur Miami et je ne ressens pas la moindre lassitude. Je pense déjà au Trophée Jules Verne… « 

A propos de Yann Guichard : « J’ai découvert davantage encore Yann le skipper, Yann le meneur. Son sang froid, sa sérénité, son calme en toutes circonstances sont impressionnants. C’est un homme très structuré dont il émane beaucoup de confiance en soi et de pragmatisme… « 

L’équipage : « Nous avions constitué un savant mélange de compétences et d’expériences très diverses, issus de la Coupe de l’America, du Figaro, de la voile légère ou hauturière… et le mariage des compétences a merveilleusement fonctionné… »

Une femme et 13 hommes : « Il faudra demander à l’équipage son sentiment d’avoir eu une femme à bord. En ce qui me concerne, et peut-être parce que j’ai grandi dans un univers masculin, et que j’ai toujours navigué avec des garçons, cela ne m’a pas causé de problèmes particuliers. Très rapidement, on s’est tous retrouvés à partager les mêmes choses. On a appris à se connaître petit à petit, à tout partager, dans une ambiance vraiment amicale… »

Yann Guichard :

Chrono : « Nous sommes partis dans une belle fenêtre météo. On savait dès le départ de Cadix qu’il y avait moyen de réaliser quelque chose de grand. C’est fait, et bien fait, avec un super Chrono. Mais ce n’était pas joué d’avance. Nous savions que le dernier tiers du parcours serait compliqué. On a eu beaucoup de vent et beaucoup de mer sur le tronçon Cadix-Canaries, puis sur les dernières 24 heures. La traversée du col barométrique a été un moment stressant, quand des grains orageux nous ont arrêté à plusieurs reprises. On a terminé très vite, dans des conditions très dures pour les hommes et le bateau. C’était la première traversée pour Spindrift 2, pour Dona aussi. Nous sommes tous heureux et satisfaits. « 

Secret : « La recette est simple : un bel équipage, une belle fenêtre météo, une superbe route au plus près de l’ortho, une formidable machine très bien préparée. Et ne jamais se laisser dépasser par le bateau… On a tous très bien vécu ensemble, et cela donne envie d’aller plus loin avec ces hommes et ce bateau. »

En pensant à Colomb : « Cette arrivée est chargée d’émotions. On a beaucoup pensé à Christophe Colomb en approchant des îles. On essayait d’imaginer ces hommes arrivés là après plus de 70 jours de mer. On a ressenti un grand respect pour eux. C’est aussi cela la magie de ce record, cet ancrage dans l’histoire des grandes découvertes… »

Dona : « Dona est fière d’un travail bien fait. Je l’ai senti heureuse, très à l’aise à bord. Elle a beaucoup barré, et dans des conditions très difficiles…. »

 

335 milles d’avance pour Spindrift 2 et moins de 1000 milles à parcourir

Dona Bertarelli, Yann Guichard et leur équipage poursuivent leur record sur la Route de la Découverte avec une belle avance sur le record, celle-ci se porte ce soir à plus de 335 milles et ce avec moins de 1 000 milles de l’arrivée à San Salvador. L’équipage du maxi trimaran maintient depuis le départ une moyenne de quasi 30 noeuds  (environ 26 sur la route directe théorique).

Le trimaran se trouve actuellement dans le thalweg, zone de basse pression entre l’anticyclone des Açores et celui des Bermudes, l’équipage devrait passer cette zone dans la nuit et retrouver des vents soutenus au matin pour ensuite être accompagné par un flux supérieur à 20 noeuds jusqu’à l’arrivée.

 

300 milles d’avance pour l’équipage de Spindrift 2

Spindrift 2 a franchi la mi-parcours théorique du record de la Route de la Découverte aujourd’hui avec une avance confortable qui se porte désormais à prêt de 300 milles.
Si cette avance peut sembler confortable, l’arrivée sur les Bahamas peut s’avérer piégeuse, avec la plupart du temps des vents faibles.
L’équipage opère depuis 48 heures des bords de recadrage, en plongeant pour quelques heures au sud, ceci afin de maintenir le trimaran dans le plus fort du flux de la dépression qui les accompagne vers l’arc antillais.
Yann Guichard : « C’est toujours un peu frustrant de ne pas faire la route directe mais cela fait partie du jeu. Nous disposons d’une petite avance qui nous permet de nous offrir ce luxe. Ces recalages sont indispensables pour bien négocier l’alizé. Après quelques heures à naviguer plein sud, nous allons repartir de plus belle cap à l’ouest. Notre trajectoire depuis les Canaries est satisfaisante, proche de l’ortho, et nous allons certainement renouveler l’exercice au moins une fois encore, après notre redémarrage en tribord d’ici peu de temps. Nous alternons en permanence les combinaisons 2 ris, puis un ris, avec à l’avant le solent ou le gennaker. Les ballasts hier nous ont aussi bien aidé à faciliter le passage des étraves dans une mer décidément bien désordonnée. Nous avons connu quelques grains cette nuit, et il y’a eu pas mal d’ajustements à effectuer pour éviter de se faire surprendre avec la grand voile haute et gennaker. L’ambiance à bord est excellente, mélange de bonne humeur et de concentration. Nous sommes à peine à la mi-course. Il nous reste deux difficultés majeures à affronter, d’abord avec ce thalweg, petit col barométrique peu venté qu’il nous faudra négocier en bâbord amure après un « gybe » que nous espérons le plus judicieux possible. Erwan Israël veille au grain. Puis viendra ce passage de front en milieu de journée demain à bien gérer. »
Dona Bertarelli :  « Bonjour à tous, Cette troisième nuit à commencé par un magnifique couché de soleil couleur ambre. Les vagues en s’écrasant sur les flotteurs se pulvérisaient en milliers de paillettes dorées. Spindrift 2 n’a jamais été aussi beau qu’à ce moment là ! La nuit s’est poursuivie par une intense chasse aux grains. L’équipage à joué toute la nuit au chat et à la sourie, toujours dans une nuit noire. A tour  de rôle, Yann et Erwan sont restés fixés sur l’écran du radar et des images satellites pour anticiper la prise ou le renvoi de ris. Le vent passant de 10 à 30 noeuds, n’a donné que peu de répit à l’équipe. Seul luxe, la mer est moins formée et donne un confort indéniable à la vie à bord. Reste que, par surprise, quelques vagues viennent tout de même s’écraser sur la casquette en éclaboussant jusqu’à l’intérieur du cockpit. Cirés et bottes restent donc de mise!  »

Spindrift 2 en avance sur le record à l’approche des Canaries

L’équipage de Spindrift 2 s’est élance hier à 15h30 sur sa tentative de record de la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador. Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs équipiers ont profité  d’un bon flux de secteur nord établi pour un premier bord vers Madère avant de plonger au sud vers les Canaries

L’avance était à son maximum ce matin avec 180 milles, elle est légèrement moindre ce soir (162 milles) avec l’approche de l’archipel des Canaries, l’équipage devant laisser l’ile de Gran Canaria à tribord, comme l’avait fait Christophe Colomb au 15ème siècle. Ceci impose quelques manoeuvres, il semblerait que le trimaran ait besoin d’au moins deux empannages pour s’extirper de l’archipel et éviter les dévents des iles volcaniques.

© Spindrift racing

Mot de la nuit reçu du bord : 

Yann Guichard : « Nuit comme anticipée très « nerveuse », tonique, avec une mer courte pas facile à gérer. Ciel étoilé superbe. Avec le lever du jour, la chaleur est au rendez vous, et le paysage est celui d’une mer d’alizé typique, avec quelques grains, une belle lumière, mais toujours cette mer peu ordonnée qui nuit quelque peu à la vitesse, et nous contraint à une vigilance accrue, car Spindrift 2 lève vite « la patte » quand il butte contre un train de vagues venu par le travers. Le travail des barreurs a donc été  très intense, et nous avons limité les temps de barre à 40 mn, voire une heure. Nous sommes satisfaits de notre départ, avec une petite avance sur le record, mais aussi sur notre propre estimation jusqu’aux Canaries. Nous allons devoir empanner à nouveau cet après midi pour pouvoir passer au plus près de Gran Canaria et bien anticiper sur notre trajectoire au dévent  de l’archipel. Comme prévu, personne n’a vraiment fermé l’oeil depuis hier, car le bateau bouge beaucoup. Chaque fois que possible, on a renvoyé des équipiers à l’intérieur pour au moins se reposer à l’abris des embruns… »

Dona Bertarelli : « Cette première nuit en mer s’est bien passée. Nous avons eu plus de vent que prévu sous un beau ciel étoilé mais sans lune. Ca commence à mouiller. On a fait de belles pointes de vitesse de 44 noeuds dans une mer formée de travers par tribord. Assez chaotique pour barrer mais aussi pour dormir ! Le jour se lève, on vient de renvoyer un ris. »

Spindrift 2 sur le départ

L’équipage de Spindrift 2, mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli, est désormais dans les starting-blocs, après trois semaines d’attente, une fenêtre météo s’ouvre.  Richard Silviani, le routeur météo du team prévoit un départ mardi à la mi-journée., pour cette première tentative de record pour Spindrift racing.

Yann Guichard, le skipper du maxi-trimaran :  « La fenêtre qui se présente est plutôt bonne avec une navigation dans les alizés sur la majeure partie du parcours. Au départ, il faudra rapidement s’extirper de la côte espagnole et de ses dévents pour bénéficier du flux de Nord qui s’installera et oscillera entre 25-30 nœuds. La première partie jusqu’aux Canaries sera assez sportive avec du vent soutenu et de nombreux empannages. En revanche les dépressions qui se sont accumulées ces dernières semaines ont généré une mer de Nord-Ouest assez forte et formée, pas très propice à la vitesse (on attend près de 4 mètres de vagues). Après avoir laissé Grand Canaria sur notre tribord, il s’agira d’aiguiser notre stratégie et de choisir la meilleure route possible pour rejoindre San Salvador: une Nord (plus près de la Route directe) ou une plus Sud (qui s’éloigne de la route directe mais qui peut présenter de meilleures conditions) »
Le temps à battre sur cette Route de la Découverte, est celui établi par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 en 2007, en 7 jours, 10 heures, 58 minutes et 53 secondes.

Franck Cammas remporte la Little America’s Cup

Franck Cammas et son équipier Louis Viat ont survolé la Little America’s Cup courue cette semaine. Ils ont très largement dominé les régates en flotte du début de semaine, avec 7 victoires sur 9 manches courues, et ce quelque soit les conditions de vent ils se sont donc facilement qualifiés pour la finale de ce championnat du monde de Class C.

Seul l’équipage n°1 d’Hydros, qui alignait deux bateaux, a pu  donner un peu de fil à retordre à l’équipage français.

La finale avait débutée jeudi avec deux manches courues, les français surclassaient leur adversaire dans tous les domaines (départ, vitesse, manoeuvres), les suisses avaient pourtant adapté certaines modifications vues sur Groupama, comme l’aile basculante afin de combler leur déficit de vitesses, ce qui n’a pas été suffisant, puisqu’ils perdaient les deux manches. Vendredi le comité annulait les régates suite à des vents supérieurs à 20 noeuds.

Samedi malgré des rafales à 30 noeuds, le comité lançait tout de même une manche, Billy Besson et Jérémie Lagarrigue, l’équipage d’Hydros se lançaient sur le plan d’eau, après avoir coupé la partie haute de leur aile dans la nuit, pour réduire la puissance de celle-ci. LE team Groupama préférait ne prendre aucun risque et suivait la progression de leur adversaire depuis la terre, le duo suisse attaquait malgré l’absence d’adversaire et chavirait, endommageant gravement leur aile et laissant le titre à Franck Cammas par forfait.

Jérémie Lagarrigue : « Je crois que nous avons été un peu trop incisifs, Groupama n’était pas sur le parcours, et nous aurions dû faire la course doucement, sans aucune prise de risque. Mais nous sommes dans un état d’esprit qui consiste à tout donner, pour ne rien regretter et défendre nos couleurs avec fierté. C’est une erreur qui coûte cher, et nous sommes déçus. Nous avons démontré beaucoup de choses, et nous en avons appris bien plus. Nous allons désormais faire le bilan de notre parcours, et en tirer des enseignements qui seront très précieux pour l’avenir. Car l’aventure va continuer, c’est sur! »  

Franck Cammas : « Cette victoire dans la petite Coupe, c’est celle de toute une équipe qui travaille ensemble depuis quinze ans pour les plus anciens. C’est aussi celle de Groupama qui nous supporte activement. A nous d’aller plus loin, plus haut, ensemble, d’être prêts à aller défier les américains sur la grande Coupe. En gagnant ici, nous avons prouvé que notre design team et notre bureau d’études étaient à la hauteur de l’enjeu. Merci à eux. ».

Louis Viat (équipier) : « En arrivant à Falmouth, nous étions plein d’incertitudes car nous ne nous étions jamais comparé. Rapidement, nous avons constaté notre supériorité en cap et en vitesse. Dans ces conditions, c’est plus facile de gagner les régates. Et en plus, Franck a été impérial. Comme d’habitude ».

Martin Fisher (membre du Design Team) : « Groupama C était nettement supérieur à ses concurrents. Statistiquement, il y avait la même différence qu’entre un Hobby Cat 16 et un Formule 18 soit près de 20% en plus. Comme dans tous ses projets, Franck à cette capacité à aller plus loin, à tirer le meilleur de son équipe. Il est incroyable ! »

Le skipper de Groupama espère que cette expérience lui permettra de convaincre des partenaires pour le suivre sur la prochaine édition de la Coupe de l’America.

Banque Populaire VII mis à l’eau

Le Maxi Trimaran Solo Banque Populaire VII  est sorti de chantier aujourd’hui et a été mis à l’eau dans la foulée à la base des sous marins de Keroman. Armel Le Cléac’h, le skipper enchainera les navigations d’entrainement afin de prendre en main le trimaran.  La première sortie en baie de Lorient aura lieu.

Le programme de la saison 2013 comprendra des épreuves en équipage pour commencer avec le Grand Prix Guyader, l’Armen Race, le Record SNSM et la Rolex Fastnet Race, Armel le Cléac’h s’attaquera au solo fin septembre avec une tentative de record de la Méditerranée si les conditions sont favorables, l’objectif numéro 1 reste la Route du Rhum qui se courra l’année prochaine, course que le bateau a déjà remporté en 2010 sous le nom de Groupama 3 avec Franck Cammas à la barre.

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire  : « Nous sommes contents que le bateau voit le jour. Nous avons fait une grosse expertise, un bon check-up, tout a été démonté et vérifié (accastillage, électronique…), la table à cartes a été réaménagée pour en faire quelque chose d’ergonomique. Tout ce qui existe est passé en revue mais aucune modification majeure n’a été effectuée. Maintenant nous attendons de naviguer au maximum pour réellement savoir ce qu’il y aura à modifier. Durant les premières navigations nous observerons beaucoup, et ce jusqu’à septembre. C’est en naviguant qu’Armel pourra savoir ce qu’il veut ou ne veut pas. Nous y retoucherons en septembre, avant qu’Armel ne se lance en solitaire sur la tentative de record de la Méditerranée. »


Armel Le Cléac’h au départ de la Route du Rhum 2014 sur l’ex-Groupama 3

La Banque Populaire a officialisé aujourd’hui l’achat de Groupama 3, le maxi trimaran de 31,50m, sur lequel Franck Cammas avait remporté la Route du Rhum 2010, c’est Armel le Cléac’h qui prendra la barre du multicoque sur la prochaine édition de la célèbre transatlantique en solitaire.

Le bateau devrait être remis à l’eau début avril, ce qui permettra au skipper de prendre du repos après le Vendée Globe qui se terminera dans les semaines à venir, le programme précis n’est pas défini mais devrait comprendre des tentatives de record (Atlantique et Méditerranée), et la Transat Jacques Vabre si les organisateurs acceptent l’ouverture d’une classe Ultime (qui pourrait également accueillir le 80′ Prince de Bretagne, le 77′ Gitana 11, les MOD70 ou encore les 100′ Idec et Sodeb’O).

Armel le Cléac’h reprendra donc du service en multicoque pour deux ans, jusqu’à la Route du Rhum, après son expérience malheureuse en 60′ ORMA (chavirage sur la Jacques Vabre), qui l’avait mené vers le 60′ IMOCA.

 

Armel Le Cléac’h, skipper Banque Populaire : « Je suis très heureux de continuer cette belle collaboration avec le Team Banque Populaire. Ces nouveaux défis passionnants vont me permettre d’enchaîner notamment sur 2 grandes courses en solitaire que sont la Solitaire du Figaro et la Route du Rhum. Actuellement en mer sur le Vendée Globe, je sais que l’équipe technique prépare déjà la suite du programme sportif. Cela va me permettre d’enchaîner dans de bonnes conditions le programme annoncé. »

Groupama 3 sous les couleurs de Banque Populaire sur la Route du Rhum 2014

Ouest France vient de confirmer dans son édition numérique un bruit de ponton qui court depuis quelques mois ; Banque Populaire serait en train de finaliser l’achat du maxi trimaran Groupama 3 (vainqueur de la dernière Route du Rhum avec Franck Cammas), afin de l’aligner sur la plus connue des transats en solitaire l’année prochaine.

Thomas Coville, le skipper de Sodeb’O avait également des vues sur le bateau, mais son sponsor ne pouvait suivre financièrement. C’est donc la Banque Populaire qui sera présente sur la Route du Rhum avec ce bateau, reste à trouver un skipper pour mener le multi.

Quant à l’autre multicoque de la banque, Banque Populaire 5, il est toujours en vente, plusieurs équipes semblent intéressées pour retenter un Trophée Jules Verne.