L’équipage du CER, Realstone Sailing, a de nouveau démontré son très beau potentiel ce week-end à Versoix et sur le Genève Rolle Genève, puisque le D35 mené par Jérôme Clerc s’est imposé sur la classique lémanique et sur l’Open de Versoix.
Les D35 avaient repris les hostilités dès vendredi pour l’Open de Versoix, le vent était absent une bonne partie de l’après midi et n’avait daigné se lever qu’à 17h, ce qui avait permis au comité de lancer trois manches. C’est Dona Bertarelli et son équipage de Ladycat, qui se montraient les plus réguliers avec une quatrième place puis une victoire et une seconde place, comme l’expliquait Yann Guichard, tacticien sur Ladycat les automatismes commencent à se mettre en place et cet équipage pourrait faire figure d’outsider face aux favoris,dont Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli, frère de Dona qui était en embuscade à un point de Ladycat à l’issue des trois régates de vendredi, Realstone Sailing, leader du classement provisoire était sur le podium avec deux points de retard sur les leaders, devant de Rham – Sotheby’s.
Artemis Racing était cette fois-ci mené par Xavier Revil, qui débute sur ce support et prenait la 5ème place provisoire devant Zen Too, le D35 de Guy de Picciotto, était présent après avoir talonné il y a 15 jours lors de l’Open de Crans.
Dona Bertarelli, propriétaire et barreuse de Ladycat, à l’issue des trois manches de vendredi :« Nous avons eu beaucoup de plaisir à naviguer aujourd’hui. Nous avons enfin trouvé les bons réglages du bateau, nous nous sommes beaucoup entraînés cette semaine et ça a payé. Nous avons retrouvé la vitesse, ce qui nous a manqué lors du dernier événement. Cette nouvelle équipe est fantastique. Nous avons une bonne cohésion de groupe, et le résultat s’en ressent : tout a bien fonctionné. J’ai trouvé le bateau plus facile à la barre et quand on a la bonne vitesse et que les manœuvres fonctionnent, ça ne peut que bien aller ».
Les catamarans étaient présents samedi sur la ligne de départ de la classique Genève-Rolle-Genève, avec environ 200 autres bateaux.
Dès le départ, Realstone Sailing a pris les commandes de la flotte des D35, en se laissant très vite glisser vers la côte suisse, de Rham Sotheby’s, Zen Too et Ladycat étaient les adversaires les plus dangereux pour l’équipage du CER, qui se retrouvaient parfois scotcher dans les dévents au plus près de la côte, alors que les autres équipes avaient choisi de naviguer plus au large.
Sur la deuxième partie du parcours, après le passage de Nyon, le Joran s’est levé à plus de 15 nœuds, imposant une navigation physique aux équipages.
De Rham Sotheby’s longtemps second se fera passer par Ladycat sur le retour vers Genève, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, restera bien placé sur cette course et prendra une belle 4ème place devant Veltigroup, Artemis et Alinghi.
Okalys Corum, mené par nicolas Grange démâtera lors du retour vers Genève, sans blessés à bord.
Jérôme Clerc, barreur de Reastone Sailing : « La stratégie de notre tacticien Denis Girardet a été excellente de bout en bout. Nous avons fait des choix et nous nous y sommes tenu. Nous avons fait ce que nous avons voulu faire, même si cela semblait « gonflé » quelques fois. C’est vrai qu’il y a eu 3 ou 4 transitions de vent, qui nous ont laissé un peu « scotchés » à certains moments, mais même si nous avons parfois tremblé, nous avons tenu notre ligne et ça a payé ! »
Classement Genève-Rolle-Genève:
1. Realstone Sailing (J. Clerc)
2. Ladycat (D. Bertarelli)
3. De Rham-Sotheby’s (Ph. Cardis)
4. Zen Too (F. Le Peutrec – G. de Picciotto)
5. Veltigroup (B. Lerch – M. Simeoni)
6. Artemis Racing (P.Cayard – T. Tornqvist)
7. Alinghi (E. Bertarelli)
8. Nickel (F. Moura)
DNF Okalys-Corum (N. Grange)
Pour la dernière journée de l’Open de Versoix, le comité n’aura pu lancer qu’une seule course dans des airs extrêmement légers avec seulement à 1 à 3 nœuds de vent.
Dans ces conditions plus que légères, les marins de Realstone Sailing signent une nouvelle victoire de manche devant Veltigroup et Artemis Racing barré par Torbjorn Tornqvist, avec Paul Cayard à la tactique.
Okalys-Corum, était présent, malgré son démâtage la veille et terminait en 4e position de la manche
Nicolas Grange, propriétaire et barreur du catamaran : « Ce fut un weekend contrasté. Nous sommes un peu frustrés car nous avons fait une très bonne première partie de course hier lors de la Genève-Rolle-Genève, mais nous sommes néanmoins heureux d’avoir pu faire au moins une manche aujourd’hui, avant le Bol d’Or Mirabaud. Du coup, nous sommes rassurés sur le fait que nous pourrons y participer ! »
Le classement général après 4 étapes: Realstone Sailing domine avec 3 pts d’avance sur Alinghi (8 pts), à égalité de points avec Ladycat. Ce trio est suivi de Artemis Racing (10 pts) et de De Rham Sotheby’s (10 pts). Les suivants sont au coude à coude avec Veltigroup (17 pts), Zen Too (18 pts), Okalys Corum (19 pts), puis Nickel (24 pts).
Prochain rendez-vous, le Bol d’Or Mirabaud qui aura lieu le samedi 16 juin. Le départ de la classique lémanique aura lieu à 10 heures avec près de 600 bateaux sur la ligne.
L’équipe française brille à Venise après les deux premières journées des America’s Cup World Series, Loïck Peyron et son équipageont débuté fort dès jeudi avec une troisième place et une victoire de manche
ils avaient pourtant mal débuté avec un départ volé, tout comme pour ETNZ, la catamaran français pointait en 6e position à la marque 1. A la 3ème marque, Team korea prenait la tête de la flotte alors que les deux leaders au classement général, Team New Zealand et Oracle Racing Spithill, fermaient la marche. Sur ce bord, Energy Team passait Luna Rossa Piranha et gagnait une place. Sur le bord suivant, les français profitent d’un problème lors du déroulement du gennaker d’Oracle Racing Bundock pour prendre la 4ème place, ils poursuivent sur leur lancée et dépassent Luna Rossa Swordfish mené ( Paul Campbell-James) sur le dernier portant et s’emparant au final de la 3e place dans la première manche derrière Team Korea, vainqueur et Artemis Racing.
Lors de la seconde manche, Energy Team est bien placé dès le départ et passe la marque 1 en quatrième position, ils gagnent une place sur le bord suivant, et croisent ensuite second devant Emirates Team New Zealand. Luna Rossa Swordfish était en tête, s’engageait alors un duel entre les français et l’équipage italien, un autre mano à mano opposait RTNZ et Oracle Spithill pour la 3ème place.
A la marque 5, Energy Team choisit la gauche du plan d’eau, suivi pas Team New Zealand et Oracle Spithill, alors que Luna Rossa prend la droite, le choix des français s’avère favorable, puisqu’ils prenaient la tête de la flotte, creusant l’écart sur les bords restants, ils s’imposaient avec 26 secondes d’avance sur les italiens, ETNZ terminait 3ème devant James Spithill ; Luna Rossa Piranha prenait la cinquième place devant Team Korea, Artemis, Oracle Bundock et China Team.
En match-race, Daren Bundock l’emporte logiquement sur China Team, désormais barré par Phil Robertson, après le départ de Fred le Peutrec. Difficile d’imaginr meilleur résultat pour l’équipe chinoise, qui change son barreur à chaque acte….
James Spithill s’imposait deux victoires à zéro face à Paul Campbell James pour le 1er quart de finale, Chris Draper faisait mieux que son coéquipier de Luna Rossa en s’imposant face à Nathan Outteridge sur Team Korea dans le second quart.
Dean Barker, inconstant sur les deux courses en flotte (6 et 3ème) s’inclinait 2 à 0 dans le troisième quart de finale ; face à Artemis dont l’équipage est également capable du meilleur comme du pire avec une seconde et une septième place lors des deux courses en flotte.
Energy Team s’imposait également sur le même score face à Oracle Racing Bundock dans le dernier quart.
Réaction de Loïck Peyron : « Energy Team est en haut de la montagne aujourd’hui. Nous sommes très comptants de ce résultat. On s’est bien entrainé toute la semaine. Je suis ravi d’être à la barre et de pouvoir confirmer les bons résultats de Yann Guichard à Naples. J’ai pu voir à quel point l’équipage a progressé à ses côtés. On a une telle chance de naviguer sur ces machines. Il y a encore du travail à faire, ce qui prouve que l’on peut progresser encore. On peut être un peu plus agressif sur les départs. Mais le bateau marche bien, on a une bonne vitesse, une bonne communication à bord et des manoeuvres propres. Même si nous ne disposons que d’un seul bateau, le résultat n’est pas si mal ce soir. »
A noter pour cette première journée des America’s Cup World Series de Venise, l’arrivée de Red Bull en tant que sponsor de la Red Bull Youth America’s Cup. Dix équipes nationales, réunissant six marins âgés de 19 à 23 ans seront sélectionnés par America’s Cup Race Management, et se verront remettre un catamaran AC45 pour s‘affronter l’été prochain à San Francisco qui en parallèle de la 34ème America’s Cup.
Lors de la seconde journée de ces America’s Cup World Series de Venise, l’équipage français s’est de nouveau fait remarquer en enchainant deux podiums.
La première course du jour a eu lieu dans des vents faibles de 6 à 8 noeuds de vent, à l’intérieur de la lagune, devant la magnifique ville italienne. Energy Team entre rapidement dans le trio de tête, derrière ENTZqui était sous la menace de Luna Rossa Swordfish.
A la porte 3, le catamaran italien Luna Rossa Swordfish ravi son public, venu nombreux, en prenant la tête devant les néo-zélandais et Energy Team.
Deux des favoris étaient de nouveau en difficulté puisqu’Artemis et Oracle Spithil occupaient les deux dernières places. Luna Rossa Swordfish continuait sa course en tête et creusait un bel avantage sur ses adversaires, Energy Team toujours troisième se voyait menacer par Chris Draper sur le second catamaran Luna Rossa.
Le classement restera figé jusqu’à l’arrivée avec une victoire pour Luna Rosa Swordfish devant Dean Barker et ETNZ à 1’34, puis Energy Team et Luna Rossa Piranha. Artemis et Oracle Spithill ne pouvaient faire mieux que 7 et 8 ème.
La seconde manche a été courue dans 7 noeuds de vent de Sud-Est. Energy Team prenait un départ en second rideau après une belle manoeuvre d’Artemis alors qu’Oracle – Bundock occupait la 1ère place devant Luna Rossa Swordfish, les hommes de Loïck Peyron entament une belle remontée sur le premier portant mais écopent d’une pénalité, dans une manoeuvre au contact de Team Korea. La tête de la flotte est alors occupée par les deux bateaux américains et italiens.
Les français profitent d’une veine de vent pour effectuer une formidable remontée en deux bords de folie, ce qui les propulse à la deuxième place. Sur ce même bord ETNZ et Oracle Bundock entrent en collision!
Sur le second tour Energy Team conforte sa place derrière Luna Rossa Piranha et devant Oracle Spithill, l’autre Luna Rossa, Swordfish, concurrent direct des français pour le leadership du général, est en difficulté en 7ème position. Luna Rossa Piranha l’emporte donc devant Energy Team, Oracle Racing Spithill, ETNZ , Team Korea et LR Swordfish.
Loïck Peyron : « On a été un peu chanceux aujourd’hui, car on n’a pas pris de très bons départs et même deux très mauvais. Ça été parfois très chaud, on était souvent en zone rouge, surtout dans la manche 1, ça chauffait aussi pour moi sous mon petit casque. Mais tout va bien, car si j’ai bien compris on est toujours en tête à l’issue de cette deuxième journée et on creuse même l’écart. On a toujours une très belle vitesse et on a pu saisir de belles opportunités, notamment dans les bords de portant. On doit continuer à travailler toutes les phases du jeu. Avec l’équipage c’est magnifique, ça se déroule comme du papier à musique, même si les garçons sont un peu épuisés »
Fleet Racing Championship – Résultats provisoires (à l’issue des deux premières journées)
Energy Team…35 points
Luna Rossa Swordfish…31 points
Luna Rossa Piranha…29 points
Emirates Team New Zealand…29 points
Team Korea…26 points
ORACLE TEAM USA Spithill…21 points
Artemis Racing…21 points
ORACLE TEAM USA Bundock…16 points
China Team…8 points
Les demis-finales initialement prévues en fin de journée n’ont pas été courues du fait du petit temps et du retard pris au cours de la journée, elles devraient être reportées à samedi.
Les équipages des neuf D35 inscrits sur le Vulcain Trophy se sont retrouvés pour le premier grand prix de la saison, au large de Genève, le week end dernier.
Le grand prix a commencé dans des conditions classiques, 7 à 8 noeuds de vent vendredi matin, avant de forcir nettement pour monter entre 16 et 18 nœuds. Cette nouvelle saison des catamarans monotypes inaugure un nouveau format court de régates (30 minutes), calqué sur les autres circuits multicoques (Extreme Sailing Series, America’s Cup World Series).
C’est l’équipage de Realstone Sailing mené par Jérôme Clerc, qui s’imposait lors de cette première journée de régates devant Alinghi et Ladycat. A noter une collision entre Artemis Racing et Zen Too, barré par Fred le Peutrec.
Côté suédois, c’est Paul Cayard qui prend la barre du catamaran, sa réaction suite à la collision « J’ai un immense plaisir à être de retour sur le circuit des D35 ! Nous avons été les victimes d’une collision (dans la dernière régate, juste avant le passage de la première porte, Artemis, tribord amure prioritaire, a été heurté par Zen Too, qui arrivait bâbord et s’est trouvé dans l’impossibilité d’abattre), heureusement personne n’a été blessé, seul un équipier est passé par-dessus bord ! L’échelle du bateau qui a été endommagée va pouvoir être remplacée pendant la nuit et nous serons sur la ligne de départ demain matin » .
Du côté de Zen Too, la coque bâbord était endommagée, mais les deux bateaux retrouvaient le plan d’eau le lendemain pour la suite des régates.
Samedi, les conditions étaient toujours piégeuses avec un vent d’ouest variable de 9 à 18 noeuds, six manches ont pu être courues, avec un chavirage et des passages par dessus bord.
C’est Zen Too qui faisait les frais de ces conditions difficiles dans la 4ème manche du jour, une violente rafale a fait enfourner le catamaran à la bouée au vent entrainant un chavirage, heureusement sans conséquence ni pour l’équipage ni pour le matériel, puisque le bateau sera aligné sur les deux dernières manches du jour. Veltigroup a également participé au spectacle avec deux passages à l’eau pour le propriétaire et barreur Marco Simeoni.
Alinghi et Realstone s’illustraient de nouveau en restant aux deux premières places, Artemis effectuait une belle remontée en prenant la 3ème place à Ladycat.
Tout restait donc à faire pour la dernière journée, dimanche, au final l’expérience a payé puisqu’Alinghi s’impose devant Realstone Sailing, l’équipage d’Ernesto Bertarelli termine à égalité de points avec celui du CER, mais remporte le grand prix grâce à ses cinq victoires de manches contre quatre pour leurs adversaires. Paul Cayard et Artemis conservaient leur 3ème place.
Ladycat, avec un équipage pro cette année, a bénéficié de l’expérience de Yann Guichard et termine à une encourageante 4ème place (à lire, linterview croisé de Dona Bertarelli, barreuse et de Yann Guichard, tacticien, sur Skippers.ch) avec un point d’avance sur De Rahm – Sotheby’s et quatre sur Zen Too. Okalys – Corum, privé de Loick Peyron cette saison, a effectué de beaux débuts de manches, sans parvenir à maintenir leur vitesse sur la fin de celles-ci. Nickel et Veltigroup fermaient la marche.
Ernesto Bertarelli, Alinghi : « C’est fantastique de courir 14 régates en un weekend et c’est vraiment très satisfaisant de régater à ce niveau ! Je tiens à féliciter l’équipe de Realstone qui a très bien navigué pendant les 3 jours. Ça s’est joué à très peu de choses, à une seule course en fait. Ça aurait pu être eux, ça aurait pu être nous ! Je suis heureux de débuter la saison dans ces conditions magnifiques! Je rends également hommage à notre tacticien Tanguy Cariou qui a fait un travail remarquable » .
Dona Bertarelli, Ladycat. : « Le résultat de ces 3 jours de courses dans des conditions musclées est encourageant. Nous cherchons encore nos automatismes sur les manœuvres n’ayant pas eu l’opportunité de nous entrainer dans du vent soutenu. A la barre, cela a été un Grand Prix éprouvant mais j’ai pris beaucoup de plaisir. Je me réjouis d’ores et déjà de la suite».
Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je suis forcément déçu. Sur l’ensemble du weekend, nous avons été réguliers et avons montré une grande solidité. J’étais nerveux aujourd’hui car nous avions grillé notre joker hier, suite à une disqualification à l’occasion d’une légère collision avec Ladycat. Cela explique en bonne partie une erreur que j’ai faite lors du départ de la deuxième course. J’ai manqué de lucidité au moment de démarrer et cela nous a porté préjudice aujourd’hui. Il faut maintenant digérer et passer à la suite ! »
La seconde manche de ce Vulcain trophy 2012 aura lieu dans 15 jours lors de l’Open de Crans.
L’équipage mené par Chris Draper sur Luna Rossa Piranha a trusté le haut du classement aujourd’hui en s’adjugeant la dernière course en flotte et la 1ère place du Fleet Racing Championship Naples, et la seconde place du Match Racing Championship Naples.
L’ancien skipper de Team Korea a réussi a mené son équipage en haut du classement dès la première participation aux America’s Cup World Series, ils ont aujourd’hui battu Oracle Racing Bundock en demi-finale de match racing avant de s’incliner face à Artemis Racing en finale.
Lors de la régate en flotte qui clôturait l’événement, l’équipage italien se montrait de nouveau a son avantage en prenant un excellent départ et en menant cette manche du début à la fin, derrière la bataille était plus serrée, Fred Le Peutrec sur China Team prenait également un bon départ avant de perdre plusieurs places sur le premier près. James Spithill effectuait une belle remontée sur la gauche du plan d’eau, Artemis Racing se plaçait en 3ème position devant l’autre Luna Rossa qui écope d’une pénalité pour ne pas avoir laisser d’eau aux suédois, ce qui profite à Energy Team qui se glisse en quatrième position, ces positions resteront figées jusqu’à la fin de la manche.
Derrière Team Korea termine en cinquième place devant ORACLE Racing Bundock et ETNZ, qui passe à côté de cette régate et de cet événement, China Team termine huitième devant le Luna Rossa de Paul Campbell James.
Au classement général des courses en flotte, Luna Rossa Piranha s’imose devant Oracle Racing Spithill, ETNZ et Energy Team, qui se place toujours parmi les top teams.
Fleet Racing Championship Naples – Classement général après sept manches :
1. Luna Rossa – Piranha (Barreur : Chris Draper); 92 points
2. ORACLE Racing – Spithill (Skipper : James Spithill); 77 points
3. Emirates Team New Zealand (Skipper : Dean Barker); 60 points
4. Energy Team (Skipper : Yann Guichard); 54 points
5. Team Korea (Skipper : Nathan Outteridge); 49 points
6. Luna Rossa – Swordfish (Barreur : Paul Campbell-James); 41 points
7. Artemis Racing (Skipper : Terry Hutchinson); 40 points
8. ORACLE Racing – Bundock (Skipper : Darren Bundock); 37 points
9. China Team (Skipper : Fred Le Peutrec); 15 points
En match racing, Terry Hutchnison sur Artemis s’impose devant Chris Draper et Daren Bundock, la compétition en match race est loin de refléter le niveau réel des équipages, comme le laisse entrevoir le classement avec les 7 et 8èmes places de Spithill et Barker, le format à élimination directe gagnerait à être disputé en 2 manches gagnantes…. Match Racing Championship Naples – Classement général
1. Artemis Racing
2. Luna Rossa – Piranha
3. ORACLE Racing – Bundock
4. Luna Rossa – Swordfish
5. Energy Team
6. Team Korea
7. ORACLE Racing Spithill
8. Emirates Team New Zealand
9. China Team
Dernier classement, le provisoire des saisons 2011-2012, avec en tête Oracle Racing Spithill en tête avec un point d’avance sue Emirates Team New Zealand et treize sur Artemis Racing, Energy Team pointe en quatrième position à six points du troisième.
Les équipages des AC45 se retrouveront, toujours en Italie, à Venise du 15 au 20 mai.
Les équipages des AC45 se sont retrouvés sur le plan d’eau de Naples mercredi pour le premier événement de la saison 2012.
Cette première journée a été consacrée à des courses en flotte, qui entrent également en jeu pour la détermination des duels en match race. Le format a été un peu simplifié par rapport à 2011, mais reste toujours relativement flou avec une alternance de courses en flotte, de match race et de speed tests, comptant pour différents classements. Vous pouvez retrouver le programme de cet Act ici.
Canal + a signé un accord de diffusion de l’intégralité du circuit de la 34ème America’s Cup, de la Louis Vuitton Cup et des étapes des America’s Cup World Series avec l’organisation, sa chaine Canal + Sport diffuse donc en intégralité les différentes régates en direct.
Cet accord a pour effet de priver une grande partie des amateurs de voile de ces événements puisque le flux direct accessible jusqu’ici sur YouTube est désormais indisponible, tout comme les résumés des différentes journées de régates, désormais exclusivement réservés aux abonnés Canal +, obligeant les internautes à se cacher derrière des proxis étrangers afin d’accéder à ce contenu vidéo…
Cette première journée de régates a été animée, avec un fort clapot et des rafales à 25 noeuds, offrant un beau spectacle au public venu nombreux. La première manche été menée de bout en bout par James Spithill sur Oracle Racing suivi par Artemis, l’équipage de Terry Hutchinson effectuait un passage de la dernière marque catastrophique avec un manque à virer suivi d’un enfournement et d’un chavirage, ce qui permettait à Energy Team, auteur d’une belle remontée suite à une pénalité dans la phase de pré-départ, de prendre la 2nd place de cette manche.
China Team, mené par Fred Le Peutrec était contraint d’abandonner suite à un problème d’aile, comme l’expliquait le barreur :
« Nous avons abîmé l’arrière de notre aile sur une bonne hauteur. Je ne sais pas comment s’est arrivé, un problème de compression dans les vagues peut-être. Les techniciens termineront les réparations vers 22h00 ce soir. C’est sûr que pour une première journée, les conditions étaient un peu violentes ! J’aime la brise mais nous n’avons navigué que six jours ensemble donc c’est encore très juste. C’est un équipage jeune et motivé, je suis sûr que cela va venir rapidement. »
Le podium de cette manche était complété par L’équipage d’Emirates Team New Zealand, toujours très constant quelque soit les conditions. Team Korea se plaçait 4ème devant Oracle Racing Bundock et les deux Luna Rossa, peu à l’aise dans ces conditions.
La seconde course était réduite à deux tours avec trois bateaux non partants : Artemis suite à son chavirage qui a très largement endommagé l’aile (panneau supérieur désolidarisé de la partie avant, carénage de la partie en grande partie détruit), China Team suite à l’avarie sur l’aile et Oracle Racing Bundock, après une avarie de coque (fissure de 20cm).
Cette manche était remportée par Dean Barker et l’équipage d’ETNZ, suivi de Team Korea et d’Oracle Racing Spithill. Yann Guichard s’offrait une satisfaisante quatrième place pour Energy Team, les deux Luna Rossa fermaient de nouveau la marche dans ces conditions musclées.
ETNZ et Oracle Racing Spithill pointaient donc en tête à égalité de points avec une victoire et une 3ème place, Energy Team et Team Korea se partageant la troisième place avec leurs secondes et quatrièmes places, suivis des Luna Rossa, Oracle Racing Bundock et d’Artemis Racing et China Team.
Les réactions des skippers à l’issue de cette première journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) : « C’était clairement des conditions de survie à bord. J’ai dis aux garçons que si nous nous appliquions sur les manœuvres, nous pourrions accrocher de bonnes places et je suis super content d’eux. C’était la première fois que je barrais le bateau dans ce type de conditions, surtout dans cette houle car le vent était moins compliqué à gérer que la mer. Il ne fallait pas aller trop vite, surtout au près, car on soulevait la coque jusqu’au safran. Nous étions à la limite des conditions de navigation pour ces bateaux. Il fallait bien se tirer de cette journée et c’est ce que nous avons fait. Demain, c’est le retour de conditions familières avec un vent plus léger, il fallait donc se démarquer aujourd’hui. »
Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (ETNZ) :
« Il ne faut pas se plaindre de courir dans de telles conditions car c’est vraiment excitant. C’est évidemment terriblement éprouvant pour les bateaux et les équipages. L’objectif du jour était de revenir à quai en un seul morceau, ce que nous avons fait et, en plus, nous sommes bien classés. »
Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« C’était un équilibre à trouver entre la régate et la prise de risques. Je n’avais pas le sentiment de nous avoir mis dans une situation délicate mais nous nous sommes retrouvés sur le flanc…très frustrant. Tout allait bien, les deux coques plantaient mais nous restions en sécurité quand, d’un seul coup, l’une de nos étraves a plongé et disparu. Par chance, personne n’est blessé mais notre aile est très abîmée, complément cassée même. J’espère qu’il y en a une de rechange par ici, peut être que nous utiliserons celle d’Aleph où une qui ne sert pas. C’est une profonde déception, le bateau était si bien préparé et nous étions si à l’aise en entrainements, c’est difficile à accepter. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Bundock (USA) :
« Malheureusement, nous n’avons couru qu’une seule manche aujourd’hui. Nous avons eu un problème sérieux sur la première course. L’une des coques s’est fissurée, avec un crac de 20 centimètres de long qui part du capot du pont. C’est seulement causé par le martèlement des vagues sur les bords de près. Nous avons une équipe à terre fantastique qui va travailler dur pour que nous puissions régater demain. Depuis le rivage, les vagues ne semblaient pas si grosses mais une fois dehors, la houle était forte, ralentissant d’ailleurs les bateaux même si le vent était correct. »
Jeudi était le premier jour de match racing, dans un vent d’une dizaine de noeuds ; dans ces duels, Artemis Racing se qualifiait facilement face à China Team, l’équipe suédoise a semble-t-il acheté l’aile d’Aleph, qui s’est retiré du circuit, afin de poursuivre la compétition.
Deux quarts de finale ont également été couru, au cours desquels Luna Rossa Piranha battait sur le fil Team Korea (4 secondes) et ORACLE Racing Bundock créait la surprise en venant à bout d’ORACLE Racing Spithill.
Le comité lançait ensuite deux manches en flotte, qui voyait ETNZ s’imposer sur ces deux régates, les deux équipages de Luna Rossa brillaient à domicile avec une seconde et une troisième place pour Luna Rossa Piranha et une troisième position pour Luna Rossa Swordfish sur la deuxième manche du jour. Du côté des contre performances, James Spithill ne se classait que 7ème et 4ème, alors qu’Energy Team ne réussissait à faire mieux que 8ème et 4ème. China Team fermait la marche avec des dernières places, logique avec un équipage novice sur ce catamaran AC45.
Les réactions des skippers à l’issue de cette seconde journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
“J’ai été moins inspiré,” admet Yann Guichard. “Dans ces conditions légères, les équipes savent à quel point les départs comptent. Nous avons été couverts par deux bateaux OCS (départs volés) sur la première manche puis, sur la seconde, nous étions presque tous trop tôt sur la ligne mais il faut lancer le bateau en même temps que les autres et là, avec les systèmes de positionnement, il n’y a pas de ‘pas vu, pas pris’, cela peut se jouer à moins d’un mètre.”
Paul Campbell-James (GBR), skipper, Luna Rossa Sworsfish (ITA) : « Nous avons vraiment pris du plaisir, réussissant à rester devant nos co-équipiers. En début de semaine, vous m’auriez dit que l’on se classerait seconds, j’aurais signé. Si nous n’avions pas fait une petite erreur au départ, nous aurions pu nous battre pour la victoire de la première manche. Chris et moi, nous sommes de bons amis depuis longtemps. Il a beaucoup d’expérience sur ces bateaux et nous aide beaucoup mais nous aimons penser que nous le poussons en match race et sur les entrainements en général. »
Chris Draper (GBR), skipper, Luna Rossa Piranha (ITA) : « Ce vent correspond plus à celui pour lequel nous nous étions préparés. Les gars ont super bien navigué et pris de bonnes options sur le parcours. Je ne leur ai pas offert les meilleurs départs mais Bruni (Francesco, tacticien) a fait un super job pour nous permettre de remonter la flotte. Un grand contraste avec hier. Nous avons beaucoup à faire pour nous améliorer mais c’est un bon début. Le public a été génial, c’était impressionnant d’entendre la foule crier lorsque nous nous sommes approchés des quais. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons bien commencé la journée sur le match race contre Jimmy (Spithill), le vainqueur de l’America’s Cup ! Repartir avec son scalpe est plutôt bien d’autant que cela nous pousse en demi-finale. Les courses en flotte n’ont pas tourné en notre faveur avec une pénalité sur le premier départ et un OCS sur le second. Nous allons analyser tout cela ensemble pour comprendre ce qu’il se passe. »
Au classement général provisoire des courses en flotte, ETNZ prenait les devants avec 9 points d’avance sur Oracle Racing Spithill. Chris Draper sur Luna Rossa – Piranha pointait en troisième place avec 27 points devant Team Korea avec le même total et Energy Team, cinquième avec 25 points.
Vendredi, le comité de course a décidé de lancer les courses en flotte avant de reprendre les quarts de finale du match race en fin de journée.
La première manche en flotte est brillamment remporté par Energy Team qui mène de bout en bout, et résiste à la pression d’Oracle Racing Spithill qui termine à 10 secondes du catamaran français, Emirates Team New Zealand termine à une décevante 8ème place de cette régate dans des vents instables d’une dizaine de noeuds.
La seconde manche sera moins favorable aux français qui écopent de nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé, et terminent 7ème après une belle bataille en milieu de peloton. C’est ETNZ qui s’impose devant Oracle Racing Spithill et les deux Luna Rossa.
ETNZ conserve donc son leadership sur le classement flotte, Spithill revient à seulement 5 points des néo-zélandais, Luna Rossa – Piranha se classe en troisième position devant Team Korea et Energy Team.
Au cours du troisième quart de finale Artemis Racing bat Emirates Team New Zealand qui termine seulement à la 8e du Match Racing Championship.
Luna Rossa Swordfish battait Energy Team après un beau duel, reléguant l’équipe française en 5e du Match Racing Championship
Les deux équipes victorieuses s’affronteront donc dans la demi-finale 1.
Aujourd’hui le comité de course a annulé les régates du fait d’un vent fort, 25 noeuds établis avec des rafales à 35 et de nouveau un fort clapot.
La compétition reprendra donc demain à Naples pour clôturer cette première épreuve de l’année.
Il n’y aura finalement que sept équipes présentes à Naples pour les premiers America’s Cup World Series de l’année ; suite au retrait d’Aleph et de Green Comm Racing.
L’équipe d’Aleph n’a donc pas réussi à finaliser un budget pour l’America’s Cup ni pour les America’s Cup World Series malgré des résultats encourageants la saison dernière, comme l’explique Bertrand Pacé, Directeur Sportif d’ALEPH : « Nous sommes évidemment très déçus de ne pas pouvoir continuer sur le circuit America’s Cup World Series 2011/2012 et sur la Coupe, compte tenu de notre classement actuel face aux meilleurs équipes du monde. L’AC45 est un bateau exceptionnel et le format du circuit America’s Cup World Series est très prometteur. Avec Alain Gautier et Fabrice Levet nous avions constitué une équipe de navigants et de techniciens de très haut niveau qui n’ont pas démérité depuis novembre 2009, et ont obtenu des résultats remarquables compte tenu de nos ressources.»
Les espagnols de Green Comm seront également absent, il semblerait également que l’équipe soit dissoute par manque de financement.
Les italiens de Luna Rossa font leur entrée sur le circuit en engageant deux bateaux, tout comme les américains d’Oracle Racing, au sein de cette équipe, Russell Coutts cède sa place de barreur à Darren Bundock qui occupait déjà ce poste à San Diego, James Spithill et son équipage de vétarans de l’America’s Cup étant aligné sur le 2nd bateau. Artemis Racing, qui possède également deux AC 45, n’en alignera qu’un avec Terry Hutchinson à la barre. Emirates Team New Zealand conserve aussi son équipage mené par Dean Barker.
China Team sera toujours présent, avec un nouveau barreur qui n’est autre que Fred Le Peutrec (interview à lire sur Ouest France), spécialiste du multicoque qui s’est imposé face à Phil Robertson ; Team Korea sera skippé par Nathan Outteridge.
Les français d’Energy Team tenteront de confirmer leurs bons résultats, Yann Guichard reprendra la barre de l’AC45 de l’équipe, comme à San Diego. Cette équipe devrait s’aligner sur la Louis Vuitton’s Cup, des rumeurs courent sur le financement de l’équipe par Larry Ellisson, patron d’Oracle, qui souhaiterait voir le team français à San Francisco l’année prochaine, cette rumeur a été démentie par le team, mais il semblerait qu’aucun sponsor ne soit derrière cet apport de 15 millions d’euros.
Une aile rigide, semblable à celle qui sera utilisée sur les catamarans AC 72 lors de la prochaine coupe de l’america a été grée pour la première fois hier sur l’ancien 60′ ORMA Gitana 12 ; l’équipe suédoise Artemis a largement modifié le trimaran qui mesure désormais 72′, et a déjà testé plusieurs configurations d’appendices (foils). Le multicoque devrait effectuer les premiers tests dynamiques dans les jours à venir. Thierry Fouchier, détenteur de la 33 ème America’s Cup sur USA-17 intègre l’équipe suédoise, qui pourra profiter de son expérience sur le réglage de l’aile. La photo du trimaran avec l’aile à voir sur Vsail.
L’équipe China Team va choisir un nouveau skipper pour son AC 45 dans les jours à venir après plusieurs changements à ce poste lors des America’s Cup World Series 2011, deux candidats ont été retenus, Fred Le Peutrec et le Néo-Zélandais Phil Robertson, spéciliste du match racing. Les deux marins vont s’entraîner sur les catamarans M2 à Sanya pour déterminer lequel des deux mènera l’équipage lors des prochaines étapes des AC 45 à Naples.
L’équipage du trimaran Banque Populaire V a décroché le Trophée Jules Verne vendredi soir à 23h15 après 45 jours 13 heures 42 minutes 53 secondes de mer, les marins ont bouclé leur tour du monde après 29 002 milles à une vitesse moyenne de 26,51 nœuds.
Ces marins ont été accueilli par une foule nombreuse à Brest hier matin, ils seront de retour à leur port d’attache à la BSM de Lorient cette après midi vers 16h, pour un nouvel accueil triomphal.
L’équipage du maxi a donc effectuée une superbe boucle autour du monde, maintenant le trimaran en avance sur le record de Groupama 3 sur l’intégralité du parcours.
Loïck Peyron, Juan Villa, Ronan Lucas, Thierry Chabagny, Yvan Ravussin, Pierre-Yves Moreau, Emmanuel Le Borgne, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Jean-Baptiste Le Vaillant, Brian Thompson, Thierry Duprey Du Vorsent décrochent leur premier Trophée Jules Verne, alors que Fred Le Peutrec entre dans le cercle des doubles détenteurs (Groupama 3 en 2010) et Florent Chastel des triples vainqueurs (sur Orange I et II en 2002 et 2005) de ce tour du monde.
Loïck Peyron, skipper du Maxi Banque Populaire V : » Ce ne sont pas seulement 45 jours de mer que nous venons de faire, ce sont des décennies de travail, des années d’engagement de la part de Banque Populaire dans la voile. Il faut rendre hommage également à Pascal Bidégorry qui a conçu ce bateau et à Hubert Desjoyeaux qui l’a construit et nous a malheureusement quitté il y a peu, et à toute cette équipe bien sûr. Ce genre d’histoire nous fait monter en pression pendant pas mal de temps et il faut être patient pour que ça retombe aussi. Nous avons eu cette chance extraordinaire de pouvoir nous reposer les uns sur les autres. La confiance que nous avions les uns dans les autres fait qu’on est assez reposé paradoxalement. Etonnement, cette course n’est pas la plus fatigante. Tous les records sont fait pour être battus et celui-là le sera un jour où l’autre. S’il y a un bateau pour le battre, c’est celui-là ! « .
François Pérol, Président du Groupe BPCE : » Cet exploit d’un équipage de quatorze hommes aussi talentueux que résolus constitue un magnifique symbole de la vitalité et de la force de l’esprit d’entreprendre. Tous les collaborateurs se reconnaissent dans l’aventure collective de Loïck Peyron, de son équipage et toutes celles et ceux qui à terre ou en mer ont participé depuis 5 ans à la réalisation de ce projet «
Yves Breu, Directeur Général de la Banque Populaire de l’Ouest : « L’histoire de ce projet, c’est l’illustration parfaite de l’état d’esprit qui anime Banque Populaire au quotidien, une banque audacieuse, qui stimule et encourage les initiatives : soutenir et accompagner dans la durée toutes celles et ceux qui ont un rêve, y croient, se donnent les moyens de le transformer en projet concret et le conduire à la réussite «
Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire et navigant : » Je suis content que nous décrochions ce record parce que je me dis que le travail paie et que ça fait du bien de s’acharner et de se dire qu’on va y arriver, d’y croire, de se battre pour que les choses évoluent. J’avais ce rêve de gosse de faire le tour du monde, passer le Cap Horn, aller dans le Sud, voir les immenses vagues, les douze mètres de creux dans l’Indien. J’ai été très touché par l’accueil ici à Brest. On avait la terre de manière épisodique et on savait que l’histoire avait l’air de prendre. Mais d’arriver ici et de voir la digue noire de monde, on se dit que c’est dingue. Je n’aurais pas rêvé une arrivée aussi belle. C’était beaucoup d’émotion pour nous, mais également du côté de l’équipe technique, c’est leur récompense aussi. Ils n’ont pas vu les Kerguelen mais ils ont vu ce monde. C’est une immense fierté pour eux et aussi pour notre partenaire parce que Banque Populaire fait de la voile par conviction mais c’est bien aussi quand ça paie. C’est magique, je garderai cette arrivée toute ma vie dans ma tête. J’étais convaincu que Loïck Peyron était quelqu’un de brillant. J’avais envie de travailler avec ce Monsieur depuis déjà longtemps et il est plus que brillant. Il est doué pour tout ! C’est un vrai leader, tout le monde a eu envie de se saigner pour lui et il a trainé le groupe derrière lui «
Kévin Escoffier, responsable du bureau d’études et navigant : » Je savais que j’aimais beaucoup faire du bateau mais tu as toujours le petit doute quand tu pars 45 jours de te demander si tu vas toujours autant apprécier… Eh bien oui ! J’ai vraiment adoré chaque instant, à aucun moment je ne me suis dit : qu’est-ce que je fais là ? J’ai tout adoré, chaque moment je voulais que ça dure plus longtemps. C’est fantastique, ça me conforte d’autant plus dans ce que je fais, autant sur le plan technique que sur le plan marin. J’avais la casquette technique qui faisait que je me devais d’anticiper les problèmes parce que j’étais un ce deux qui connaissait le mieux le bateau en tant que responsable du bureau d’études « .
Marcel van Triest, routeur à terre :« Jusqu’à Bonne Espérance, tout s’est enchaîné correctement, avec le temps qu’on avait imaginé au départ de Ouessant et du vent tout le temps. Souvent l’Indien est un plat de résistance, pour nous ça s’est très bien passé. Il n’y avait pas de glaces et on pouvait plonger dans le Sud. Du coup on est passé au Sud des Kerguelen ce qui n’est pas très habituel avec un bateau comme ça. A l’Est de l’archipel nous avons rencontré notre deuxième épisode de glaces et la situation météo nous a permis de monter très Nord. Jusque là, tout s’était déroulé parfaitement. Après on a eu un Pacifique compliqué, avec l’hésitation de plonger Sud dans une mer très formée ou aller chercher une dépression qui tombait d’Australie. Ca s’est bien passé mais c’était déjà un peu complexe. Après on s’est trouvé avec ce vaste champ de glaces dans le Pacifique Sud et une météo pas coopérative pour la première fois. On a mangé notre pain noir et contourné une grande accumulation de glaces mais on a quand même accepté d’aller dans une zone où il y avait quelques icebergs. C’était jouable parce qu’on était au près, en décembre soit le plein été austral qui nous donnait donc 23 heures de lumière par jour. C’était quand même compliqué de gérer tout ça, on est presque aveugle au niveau glaces et dans cette histoire je suis le borgne ! J’en sais trop pour être ignorant et pas assez pour être tranquille. On s’est retrouvé ensuite derrière la fameuse dorsale et même avec Banque Populaire V on n’a pas pu la percer. On a vraiment tenté trois fois de la passer, mais c’était comme un vrai mur et la seule façon de se rapprocher du but c’était de longer le mur et de faire du Sud. Atlantique Sud, ça s’est très très bien passé. Sur la remontée, on fait un petit bidet qui n’était pas vraiment nécessaire, le seul reproche que j’ai peut-être à me faire. Dans le Nord, il y avait des milles supplémentaires à faire mais c’était un choix relativement simple à faire. On est content de ce qu’on a fait avec cette météo. J’ai longtemps pensé qu’on pouvait arriver en dessous des 45 jours, avec un Atlantique Nord normal on l’aurait fait. Un jour, en réunissant tous les éléments, je pense que les 40 jours seront tenables « .
Les réactions des anciens détenteurs :
Olivier de Kersauson : « C’est vraiment très bien ce qu’ils ont fait. C’est même exceptionnel. Je pense à Hubert Desjoyeaux qui en a construit quelques uns de ces bateaux exceptionnels. Le trophée Jules-Verne est un parcours ultime, c’est le record de référence. »
Franck Cammas : « Ils ont réalisé une première partie de tour du monde incroyable avec parfois plus de 2000 milles d’avance. Sur la seconde moitié, ils ont tenu le rythme pour finir avec plus de deux jours d’avance. C’est évidemment une super performance car c’est toujours compliqué de faire un tour du monde. A bord de bateaux qui vont aussi vite, il faut savoir tenir le rythme, les mener à la juste vitesse pour ne pas casser. L’équipage de Banque Populaire a su le faire et c’est du beau boulot. Il y a souvent eu de la frustration dans les trois dernières années. Je pense donc à ceux qui n’ont pas eu la chance de naviguer. Je tire aussi un énorme coup de chapeau à Ronan Lucas, le team manager. Entre la construction et la navigation, c’est lui qui s’est le plus impliqué dans ce projet. […] On peut évidemment descendre sous les 45 jours avec Groupama 3 comme avec Banque Populaire. Il faut juste avoir cette part de réussite avec la météo et avec le matériel. [….]
(Concernant Fred Le Peutrec, qui faisait parti de l’équipage victorieux sur Groupama 3 en 2010) Fred n’avait rien à perdre. Bravo à lui. Il est de tous les beaux projets. C’est un super barreur qui sait aller vite, en finesse.»
Bruno Peyron : « De manière symbolique et émotionnelle, oui, je suis ravi. Toute la famille est contente, on en plaisante en disant qu’on va ramener à la maman un quatrième Jules-Verne à la maison. Le hasard a fait que j’ai été le premier à le lancer, et à chaque fois qu’on me l’a pris, je suis retourné le chercher. Là, Loïck me venge de Cammas, c’est très bien, et j’ai envie de dire que si on nous le reprend, on y retournera ! »
A lire également l’interview de Pascal Bidégorry, l’ancien skipper du maxi trimaran sur Sud Ouest, de Loïck Peyron sur Ouest-France et le Télégramme ; de Vincent Lauriot Prévost, architecte du bateau, qui revient sur les possibles améliorations du trimaran, toujours sur Ouest France.
Loïck Peyron a dévoilé hier l’équipage qui l’épaulera dans la tentative de Trophée Jules Verne, dont le stand-by débutera à la fin du mois.
Pas de révolution au sein de l’équipage du maxi-trimaran, l’équipage sélectionné par Pascal Bidégorry l’année dernière est reconduit à l’exception de Jérémie Beyou, à la recherche d’un budget pour le prochain Vendée Globe et d’Erwan Tabarly, qui semble pour sa part avoir trouver un sponsor et un bateau (l’ex Foncia) pour ce Vendée Globe. Jean-Baptiste Le Vaillant qui avait intégré l’équipage lors du record de traversée de l’Atlantique Nord sera chef de quart alors que Thierry Duprey du Vorsent, qui avait effectué la tournée méditerranéenne du trimaran, aura un poste de régleur/barreur dans le quart de Fred Le Peutrec.
Juan Vila est reconduit au poste de navigateur embarqué, alors que Marcel Van Triest assurera le routage à terre du bateau.
Le temps de référence à battre sera de 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes pour décrocher ce Trophée Jules Verne.
Loick Peyron : » Un chef d’orchestre doit savoir écouter, beaucoup, et si possible être extrêmement bien secondé par tous les solistes. Un équipage a besoin d’être guidé, pour bien jouer ensemble, il faut regarder dans la même direction. Mon rôle est donc d’imprimer un rythme, une ambiance, une confiance. Pour faire un bel orchestre, il faut de bons musiciens. La musique est belle, l’instrument est incroyable ».
Composition de l’équipage du Maxi Banque Populaire V pour le Trophée Jules Verne :
Hors quart
Loïck Peyron, skipper
Juan Vila, navigateur embarqué, responsable électronique/informatique
Quart n°1
Jean-Baptiste Le Vaillant, chef de quart, responsable voiles
Kévin Escoffier, barreur/régleur, responsable vidéo et structure
Xavier Revil, barreur/régleur, responsable avitaillement et vie à bord
Florent Chastel, numéro 1, responsable médical et gréement courant/dormant
Quart n°2
Frédéric Le Peutrec, chef de quart
Emmanuel Le Borgne, barreur/régleur, responsable médical et composite
Thierry Duprey du Vorsent, barreur/régleur, responsable mécanique et énergie
Ronan Lucas, numéro 1, responsable sécurité
Quart n°3
Yvan Ravussin, chef de quart, responsable composite
Brian Thompson, barreur/régleur
Pierre-Yves Moreau, régleur, responsable mécanique et hydraulique
Thierry Chabagny, numéro 1, barreur/régleur, responsable accastillage et voiles
Quatre manches ont été courues hier, pour clore l’étape antiboise et le Vulcain Trophy. Si Foncia avait pris un sérieux avantage pour la victoire, trois équipages pouvaient encore prétendre à la seconde place du classement général à deux manches de la fin.
C’est donc Foncia de Michel Desjoyeaux s’est imposé sur cette dernière étape et qui remporte également le Vulcain Trophy. L’équipage du CER Carrefour Prévention se place en seconde position de ce grand prix devant Zen Too de Guy de Picciotto qui complète le podium, et signe sa meilleure performance de la saison .
Alinghi d’Ernesto Bertarelli termine au quatrième rang. Il a été l’auteur d’un départ bâbord magistral qui lui a offert une victoire de manche. A la cinquième place, les Suédois d’Artemis Racing, de Torbjorn Tornqvist, ont réussi trois manches sur le podium. Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe sixième. Veltigroup de Marco Simeoni termine au septième rang du Grand Prix d’Antibes devant Ladycat de Dona Bertarelli.
Au classement général, Foncia remporte le titre, un excellent résultat pour Michel Desjoyeaux qui effectuait sa première saison à la barre du D35 Foncia.
Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Grand Prix d’Antibes :
« Jeu Set et Match ! Ici au dernier Grand Prix à Antibes le match était serré puisqu’avant l’avant-dernière manche, la victoire n’était pas assurée. Nous gagnons le Vulcain Trophy avec une victoire sur la dernière épreuve et c’est génial. C’est plus propre de remporter le Championnat de cette manière. Cela veut dire que nous avons bien bossé à bord. »
Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Vulcain Trophy 2011
« Nous commençons très mal puisque nous terminons huitième du premier Grand Prix. Nous perdons alors un peu les pédales sur le premier Grand Prix. Ensuite le Team FONCIA réussit à gagner à Crans sans moi. La confiance est alors revenue. Nous remportons la Genève-Rolle-Genève quelques semaines après puis nous accumulons les podiums. C’est le jeu des championnats. Il faut viser la régularité. Il ne faut pas prendre de risque, mais être bon et incisif tout le temps. C’est ce que nous avons réussi à faire. »
Michel Desjoyeaux, à propos de l’équipage de FONCIA
« Dès le départ l’équipage a été un grand bonheur. Il a été très fort toute la saison. Le pari était audacieux,car nous n’avions jamais navigué tous ensemble. Ce n’est pas le tout de prendre des bons individus, il faut aussi que la mayonnaise prenne. À bord chacun a pris sa place, nous avons trouvé une bonne fluidité. C’est exceptionnel face à des bateaux comme Alinghi dont l’équipage navigue ensemble depuis près de 10 ans. Nous ne sommes jamais restés sur des acquis. Nous nous sommes toujours remis en question. C’est ce qui nous a permis de progresser et d’arriver où nous en sommes aujourd’hui. »
Alinghi d’Ernesto Bertarelli monte sur la seconde marche du podium avec deux victoires sur le Bol d’Or Mirabaud et sur le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer.
Ernesto Bertarelli revient sur la saison : « Nous tenons à féliciter Foncia et Michel Desjoyeaux qui ont mérité leur victoire au Vulcain Trophy. Ils ont été régulierstout au long de la saison et ont régné sans partage sur le circuit des Décision 35. Nous sommes très contents de notre saison et nous espérons faire encore mieux l’année prochaine. »
Veltigroup de Marco Simeoni complète le podium.Une belle saison pour l’équipage mené par le suisse Stève Ravussin qui a atteint ses objectifs cette saison.
Stève Ravussin, barreur de Veltigroup :« Nous sommes très heureux de notre position finale sur l’année. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner mais nous avons une bonne équipe. Derrière les deux premiers Foncia et Alinghi, le classement était très serré. Cette saison le niveau était très haut et homogène. Cela renforce encore notre satisfaction. »
Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist, nouveau venu sur le circuit termine à la quatrième place. L’équipage suédois qui participera à la Coupe de l’America a pu tester différents équipiers différents sur ce support en vue de la sélection de l’équipage de l’AC72.
Le CER Carrefour-Prévention, premier équipage amateur, se classe à la cinquième place du Vulcain Trophy. Le multicoque skippé par Jérôme Clerc a su s’imposer face à des équipages plus professionnels pour sa première saison sur le circuit, ils devancent Okalys-Corum de Nicolas Grange, équipage amateur également.
Zen Too de Guy de Picciotto termine le Vulcain Trophy en beauté, grâce à sa deuxième place au Grand Prix d’Antibes, le multicoque barré par Fred Le Peutrec prend le septième rang, devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Le multicoque bleu et blanc, huitième n’a pas pu disputer les deux dernières étapes en raison d’une blessure du barreur et propriétaire du bateau.
Au neuvième rang, Ladycat de Dona Bertarelli devance Nickel, barré par Fred Moura.