L’actualité de la semaine

  • Le 60′ ORMA Atheos (ex Sensations Atheos, ex La Trinitaine)  a semble-t-il subit un incendie au large de la Tunisie et se serait disloqué ensuite suite à une tempête.
  • Le trimaran Gitana XI (ex 60′ ORMA allongé à 77′ pour la Route du Rhum 2006) change de propriétaire. Il rejoint la flotte de Grand Large Emotion. Ultim Emotion sera exploité en charter sur des sorties à la journée et des courses au large. Le site de Grand Large Emotion
  • Le premier grand prix du D35 Trophy débutera demain au large de Genève. Onze équipes sont engagées comme l’année dernière sans changement majeur sauf au sein du team Tilt qui a nettement renforcé sa structure avec l’arrivée de Tanguy Cariou et Arnaud Psarofaghis. Les favoris seront de nouveau Alinghi, Realteam et Ladycat powered by Spindrift racing
    Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

    Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

     

  • Tour de Belle Ile 2015 : les conditions s’annoncent toniques pour les 500 bateaux engagés, avec 15 à 20 noeuds dans la matinée de samedi forcissant à 25 noeuds dans l’après midi. Cette course permettra de réunir une belle flotte de multicoques avec  l’AC45 à foils et aile rigide de Groupama, mené par Franck Cammas, le team engagera également son Extreme 40, avec Julien Villion à la barre. Le Gitana Team alignera également deux bateaux à foils, son Multi70 largement modifié au cours de l’hiver et le GC32, la plus grosse unité sera barrée par Sébastien Josse, la plus petite par Gurvan Bontemps.
    Deux autres trimarans de 70′ seront également présents, les MOD70 d’Oman Sail mené par Sidney Gavignet et celui de Paprec Recyclage avec Jean Pierre Dick à la barre. Qingdao China, l’ex Idec sera sur la ligne avec Guo Chuan à la barre. Alain Gautier tentera de défendre son titre face à cette flotte relevée sur le 60′ ORMA Sensation Océan-Urgo

Spindrift White remporte le Spi Ouest France Intermarché

Première édition réussie pour les Diam 24 OD sur ce Spi Ouest France Intermarché, les équipages ont pu se confronter pour la première fois avant le grand rendez vous estival qui réunira 30 trimarans.

Les conditions ont été soutenues le premier jour, avec 15 à 20 noeuds de vent dans la baie de Quiberon, ceci a causé quelques soucis techniques sur la flotte avec une collision entre Vincent Riou, sur PRB et Daniel Souben sur Sodebo 2. Jérémie Beyou sur Maître Coq, ne terminait pas la journée pour cause de casse sur le puits de dérive. Daniel Souben revenait pour la dernière régate du jour avec un safran de Maître Coq. Yann Guichard n’était pas épargné non plus et abandonnait avant un beau retour sur la 3ème manche.

Pour cette première journée, la régularité payait et Spindrift White était au dessus du lot avec deux victoires et une seconde place pour les hommes de Xavier Revil. Lionel Lemonchois plaçait son Prince de Bretagne en embuscade à 4 points avec deux 3ème places et une seconde, le podium provisoire à l’issue de cette première journée était complété par Groupama, mené par Pierre Pennec.

Samedi la flotte retrouvait le plan d’eau avec 12 à 15 nœuds de vent, passant du secteur Nord au secteur Nord-Est. La hiérarchie n’était pas radicalement chamboulée,  après deux parcours bananes et un côtier de 19 milles, sauf pour Prince de Bretagne qui quittait le podium après des places de 7,6 et 13. Groupama enchainait deux secondes places et une victoire et reprenait la tête à Spindrift White et CombiWest. Le spi se terminait pour Damien Seguin et ses deux équipiers suite à la casse du puits de dérive suite à un choc. La journée était marquée par de nouveaux contacts, notamment pour Thomas Coville sur SodebO 1.

http://www.youtube.com/watch?v=pBjsOyaYCng

Dimanche trois parcours techniques et un côtier étaient disputés dans 15 à 20 noeuds de vent. Le podium provisoire restait identique avec 24 points pour le leader Groupama, 22 pour Spindrift White et 50 pour Combi West, SodebO 1 et PRB talonnaient le 3ème à 1 et 3 points de retard.

Lundi, seuls Groupama et Spindrift pouvaient jouer la victoire, restait une place sur le podium à prendre. Xavier Revil et son équipage terminaient bien ce spi avec une seconde place et une victoire, Pierre Pennec sur Groupama faisait sa plus mauvaise manche avec une 7ème place et une deuxième sur la seconde et dernière manche du jour. C’est donc Spindrift White qui s’imposait avec un point d’avance sur Groupama. CombiWest de Fred Guilmin qui conservait la 3ème place, talonné par Thomas Coville sur SodebO 1. Suivaient PRB, Spindrift Black, GDF Suez et Prince de Bretagne.

 

Le prochain rendez-vous pour les Diam 24 sera le Grand Prix Atlantique à Pornichet du 17 au 19 avril.

Les mots des marins :

Xavier Revil, Spindrift Black : Vainqueur du Spi Ouest-France Intermarché

 » C’était un beau Spi, dynamique, avec de belles conditions, entre 15 et 20 nœuds de vent tous les jours. Avec le soleil les deux derniers jours c’était encore plus joli et vraiment très plaisant de naviguer. Ca a été dur sur l’eau, personne ne lâche rien jusqu’à la ligne d’arrivée. Il faut y aller pour essayer de gagner une place, un point. Il n’y a pas de gros écarts, il faut être très combattant. Ca a été un championnat difficile, mais on est très heureux d’avoir gagné, c’était notre objectif . La bagarre permanente est le bienfait de la monotypie, ce sont les équipages qui font la différence. C’est un cumul de petites choses, de réglages, qui font les écarts à la fin, plus que les écarts de vitesse entre les bateaux.
Depuis le début de la régate, nous nous sommes bien battus avec Pierre Pennec et son équipage sur Groupama, c’est eux qui nous ont donné le plus de mal. Mais après Combiwest (Fred Guilmin) est très bon aussi, ils sont vraiment capables de faire de belles choses. Thomas Coville sur Sodebo a également très bien navigué, il nous a donné du mal.
Nous sommes très heureux de remporter le Spi Ouest-France car cela fait trois mois que nous naviguons dans la Baie de Quiberon. Nos stages à l’Ecole Nationale de Voile ont payé. On voit bien que nous étions dans le coup. C C’est la première confrontation entre les deux pôles (ENV et Port-La-Forêt), on a eu froid sur l’eau cet hiver mais on a bien travaillé, et je suis très satisfait du travail de mes équipiers (François Morvan, Thierry Douillard et Matthieu Vandame). »

PIERRE PENNEC, GROUPAMA : 2ème au classement général

« On est très proche de Spindrift White. Aujourd’hui, ils ont pris de meilleurs départs et même si nous sommes parvenus à les rattraper et même à les doubler à un certain moment, ils nous battent finalement sur les deux manches. On doit travailler pour être plus réguliers et éviter certaines erreurs qui coûtent cher en temps et en points. Chaque jour qui passe permet aux concurrents moins familiers de la navigation en multicoque de se rapprocher de nous. Ils observent attentivement nos réglages et notre manière de naviguer, tout comme nous d’ailleurs. Avec Quentin et Arnaud, l’entente a été parfaite. On s’est bien donné et on n’a jamais baissé les bras. C’était pourtant physique avec trois à quatre manches par jour. Le bateau est très bas sur l’eau et on prend de l’eau plein la gueule toute la journée. Il vaut mieux être bien préparé physiquement. Ca promet pour le Tour de France. »

Fred Guilmin, Combiwest : 3ème au classement général

« La journée d’aujourd’hui était assez mouvementée. Ce n’était pas bon pour les émotions ! Ce matin, nous étions 3ème au général. Après la première manche d’aujourd’hui, on était repassé 4ème et Sodebo avait pas mal de points d’avance pour nous garder derrière. Et au final, à la dernière manche du jour, on prend un mauvais départ, puis on a fait un coup tactique génial qui nous permet de terminer 5ème à la manche alors que Sodebo termine 10ème. On reprend à l’arrachée la 3ème place ! Nous sommes vraiment heureux de la performance que nous faisons sur le Spi Ouest-France. Nous étions venus pour nous jauger aux autres avec un objectif de podium. Objectif réussi ! Mais il nous reste du boulot pour rattraper les deux places au dessus de nous (Spindrift White et Groupama). Ce qui est important dans une saison comme celle-là, c’est de monter en puissance. C’est ce qu’on est en train de faire et j’espère que notre progression ne va faire qu’augmenter. »

Thomas Coville, Sodebo 1 : 4ème au classement général

« Je suis super satisfait de tout ce que l’on a fait ! Mon contrat s’arrête là, c’est Daniel Souben qui continue avec l’équipage Sodebo. Moi je me suis lancé dans l’aventure de la Transat Jacques Vabre. Avec le team, notre mission était de bien marcher au Spi Ouest, nous arrivons au pied du podium. On était un peu déçu car un podium aurait été une belle concrétisation pour ces trois mois d’entrainement, mais nous sommes vraiment contents d’avoir joué avec les meilleurs de la spécialité. La flotte était très homogène, très agréable, dynamique, avec beaucoup de niveau, ce qui permet d’avoir du contact maitrisé. C’était super sportif, avec en plus des conditions idéales à la Trinité-sur-Mer ! »

Vincent Riou, PRB : 5ème au classement général

« Le bilan de ce Spi Ouest-France est plutôt positif. Nous sommes satisfaits de notre travail. Aujourd’hui, pour moi, il y a deux divisions. Spindrift et Groupama naviguent au dessus du lot. Ce sont des équipes composées de grands champions et qui aujourd’hui, ne sont pas encore à notre portée de tirs. Il va falloir travailler pour réussir à jouer avec eux. Après derrière il y a 3-4 bateaux qui sont assez groupés. Il nous reste une belle marge de progression dans ce lot car nous faisons encore trop d’erreurs. Notre équipage est jeune, en formation. Avec Nico (Nicolas Andrieu), on a navigué un peu ensemble l’année dernière, mais avec François (Verdier) c’est notre 3ème ou 4ème semaine de navigation ensemble, c’est encore un peu frais. Il faut que nous travaillions encore certaines choses : les grands voiles, la stratégie en multicoque. Nous devons rendre tout cela un petit peu plus fluide. Ainsi, nous pourrons espérer jouer avec les meilleurs. C’est bien de commencer dans la difficulté pour se poser les vraies questions et chercher les vraies solutions. Si le Spi Ouest France avait été plus facile pour nous, cela n’aurait pas forcément été bénéfique pour le reste de la saison. C’est un mal pour un bien de naviguer dans du dur. Le niveau physique est très élevé et nécessite d’être bien préparé. Nous ne devons pas nous relâcher au niveau de la préparation physique et nous allons devoir aussi travailler la récupération en vue du Tour de France à la voile car ce sera un enjeu dans la réussite du projet. Il ne va pas falloir mollir sur la préparation physique et pour le Tour de France à la Voile il va falloir que l’on travaille aussi la récupération car cela va être un enjeu dans la réussite du projet. »

Yann GUICHARD, spindrift black : §ème au classement général

« Le bilan de cette première épreuve est très positif pour Spindrift racing. Nous souhaitions nous jauger face à la concurrence mais aussi montrer qu’il fallait compter avec nous sur ce circuit Diam 24 où nous sommes nouveaux cette année. Nous avons su bien naviguer du premier au dernier jour pour l’emporter de la belle manière. L’esprit est vraiment bon dans le team. Nos deux équipages fonctionnent bien dans un esprit très constructif. Chacun est là pour tirer l’autre vers le haut et je suis très fier du groupe que j’ai réuni pour ce projet Diam 24. Maintenant, rien n’est acquis. C’était très serré au classement avec les bateaux de tête. Il va falloir continuer à travailler pour être au top toute la saison et surtout sur le Tour de France à la Voile où nous serons trois à nous relayer à la barre entre François, Xavier et moi.  »

 

CLASSEMENT GENERAL DU SPI OUEST FRANCE INTERMARCHE 2015

1- Spindrift White, (Xavier Revil) barré par Xavier Revil et François Morvan (25 points)
2- Groupama, (Franck Cammas) barré par Pierre Pennec (31 points)
3- Combi West, Frédéric Guilmin (64 points)
4- Sodebo 1, Thomas Coville (66 points)
5- PRB, Vincent Riou (74 points)
6- Spindrift Black, Yann Guichard (75 points)
7- GDF Suez, Sébastien Rogues (77 points)
8- Prince de Bretagne, Lionel Lemonchois (81 points)
9- Votre plus long périple, Loïc Fequet (83 points)
10- Sodebo 2, Daniel Souben (90 points)
11- Custo Pol, JP Nicol (90 points)
12- West Courtage – Ecole Navale, Simon Moriceau (104 points)
13- Radio Vinci Autoroutes, JB Gelles (115 points)
14- Beijaflore, Nicolas Bérenger (134 points)
15- Maître coq, Jérémie Beyou (139 points)
16- Agrival, Paukine Chalaux (155 points)
17- Fondation Fdj, Des Pieds et des Mains, Damien Seguin (182 points)

Spi Ouest France Intermarché : Première confrontation pour les Diam 24

Grande première pour le Spi Ouest France qui débutera demain, et qui accueillera pour la première fois des multicoques sur un rond dédié.

Le trimaran monotype Diam24 fait donc son entrée dans ce grand rendez-vous vélique, qui permettra surtout aux équipages de se jauger pour le Tour de France à la Voile qui a adopté ce support.

La flotte était jusqu’ici partagée en deux groupes d’entrainement, l’un à Port la Forêt, l’autre à la Trinité sur Mer sous la houlette de l’ENV.

Les conditions s’annoncent idéales pour demain avec 12 à 17 noeuds de vent, puis un petit renforcement pour les jours suivant. Les équipages s’affronteront sur des parcours bananes et des parcours côtiers de 15 à 45 milles, un avant goût du format adopté également sur le Tour de France à la Voile.

17 équipages sont inscrits au Spi Ouest France Intermarché, 30 sont attendus cet été sur le Tour.

Diam 24 – Préparation Tour de France à la Voile 2015 [Collectif] from Nautimages on Vimeo.

Les réactions des skippers :

Sébastien Rogues, skipper de GDF SUEZ :
« Je suis vraiment très heureux de participer au Spi Ouest-France, première course de la saison. Cela nous permettra de nous situer par rapport à la concurrence et d’identifier les points à faire progresser pour être au meilleur niveau fin juin au Tour de France à la Voile, l’objectif clé de la saison 2015. Ce bateau est amusant, vif, mais plein de subtilités pour en tirer le meilleur. La monotypie est une des meilleures écoles pour se « upgrader » et atteindre le meilleur niveau car seuls les équipages font la différence, les bateaux étant tous strictement identiques. » 

Yann Guichard, skipper de Spindrift Black:
« Cette rentrée sportive sur le Spi Ouest-France s’annonce vraiment intéressante. Nous allons nous jauger par rapport à la concurrence, sans prétention puisque c’est la reprise mais avec l’envie de faire de belles choses »

Xavier Revil, skipper de Spindrift White
« Les derniers stages ont montré que les équipes ont beaucoup progressé dans l’utilisation du bateau. Les manœuvres sont fluides et les départs de plus en plus agressifs. Les bonnes places sont chères sur la ligne et ça se bagarre bien. Parmi nos concurrents sérieux, je vois Groupama pour l’expérience de la régate au contact et Sodebo qui a bien travaillé avec nous depuis janvier. Prince de Bretagne et Combi West se sont aussi montrés dernièrement très percutants sur les départs, à surveiller… » »

Vincent Riou skipper de PRB :
« C’est une première régate pour nous mettre en route. Il va y avoir du niveau, on va donc pouvoir se positionner par rapport au reste de la flotte et faire le point sur ce qui nous reste à accomplir avant le Tour de France à la voile. Jusqu’à présent nous avons fait pas mal d’entraînements avec certains équipages. C’est sympa mais l’entrainement n’est pas la finalité. Globalement nous sommes plutôt dans le coup mais nous n’avons pas navigué avec tous les bateaux. C’est intéressant de se retrouver enfin en configuration course car on va pouvoir, à la fin de ce Spi Ouest France, tirer un premier bilan sur le comportement de la flotte en général. Les conditions s’annoncent sympas. On devrait à priori avoir du vent et pas trop froid. »

Nicolas Bérenger skipper de Beijaflore  :
« Nous avons débuté nos entraînements samedi dernier. Le Spi Ouest-France va nous permettre de nous entraîner, de nous étalonner vis-à-vis des autres bateaux. On va pouvoir voir comment le Diam 24 marche, prendre les bons repères, maîtriser notre vitesse. Nous ne sommes pas dans une optique de gagner mais plutôt de nous améliorer et d’engranger de l’expérience. » explique le skipper de Beijaflore.

Lionel Lemonchois, skipper de Prince de Bretagne :
«  Le plateau est costaud. Il n’y a pas de « manche » mais que des bons. Ca va se bagarrer fort et ça tombe bien parce que c’est justement ce qu’on aime. Lors des stages d’entraînement que nous avons effectué avec huit de nos concurrents en baie de Quiberon ces dernières semaines, nous avons pu constater que nous sommes bien dans le coup. Nous avons gagné des manches et joué régulièrement aux avant-postes. A présent, nous allons voir ce que ça donne en course. Ce sera d’autant plus intéressant que nous allons nous confronter aux Diam de Port-la-Forêt que nous n’avons pas encore eu l’occasion d’observer sur l’eau.
 L’effort est aussi court qu’intense. Il est certain que le fait de bien partir est assez déterminant pour le résultat. Reste que ce qui fera réellement la différence à la fin, c’est la régularité. Sur le plan d’eau de la Trinité, il faudra aussi avoir un peu de réussite, surtout si le vent est de secteur nord-est et donc bien tordu ».

Pierre Pennec, skipper de Groupama :
« J’adore naviguer et surtout régater. Quand en plus c’est en multicoque, c’est génial. On a une bonne équipe avec Arnaud Jarlegan qui réglera la grand-voile et le genaker. On se connaît bien tout comme Quentin Ponroy qui sera en charge de la tactique et du réglage du chariot de grand-voile. En plus d’être maître voilier chez North, c’est un gars du coin donc il connaît bien le plan d’eau. Tactiquement, c’est un atout. Nous avons remporté quasiment toutes les courses de préparation. C’est bon signe mais ce n’est pas très étonnant car nous venons du multicoque contrairement à d’autres équipages. Et puis on voit bien que les performances se nivellent par le haut. Tout le monde progresse. Et ca tombe bien car nous sommes venus chercher la confrontation. Les deux équipes de Spindrift et de Sodebo seront certainement performantes. Elles se sont beaucoup entrainées et elles naviguent à domicile. Il faudra aussi se méfier de marins qui viennent du solitaire comme Vincent Riou. Ils ont l’habitude de se faire mal, de ne jamais baisser les bras ».

Liste des Diam 24 inscrits au Spi Ouest-France Intermarché :

– Agrival (Pauline Chalaux)
– Beijaflore (Nicolas Bérenger)
– CombiWest (Frédéric Guilmin)
– Custo Pol (Jean-Pierre Nicol)
– Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (Damien Seguin)
– GDF SUEZ (Sébastien Rogues)
– Groupama (barré par Pierre Pennec / Franck Cammas sera ce week-end au Trofeo Princesa Sofia à Palma pour sa préparation olympique en Nacra 17)
– Maitre Coq (Jérémie Beyou)
– PRB (Vincent Riou)
– Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois)
– Sodebo 1 (Thomas Coville)
– Sodebo 2 (Daniel Souben)
– Spindrift Black (Yann Guichard)
– Spindrift White (Xavier Revil)
– Vinci Autoroute (Jean-Baptiste Gellée)
– Votre Plus Long Périple (Loïc Fequet)

L’actualité du Nautic

  • Transat Jacques Vabre :

Après une édition 2013 ouverte aux seuls Multis de 70′, l’organisateur permet aux Ultimes de courir aux côtés des Multi 50′, IMOCA et Class 40. La route sera désormais commune à toutes les classes et directe du Havre à Itajai (Brésil). Le départ de la transatlantique en double sera donné le 25 octobre 2015.

Cependant, l’avis de course précise que la taille des Ultimes est limitée à 105′ soit 32 mètres, ce qui permettra au futur Macif de participer, tout comme les actuels Banque Populaire VII (31,5m), Sodeb’O (31m), mais également l’ancien Sodeb’O (32m) ainsi qu’Idec Sport et Prince de Bretagne et bien sûr les MOD70.

Cette décision exclu de fait le maxi trimaran Spindrift2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli.Le skipper de Spindrift racing, Yann Guichard a réagit à cette décision sur son compte twitter : « Spindrift2 interdit de participation! Merci aux organisateurs ».

Même si une participation du trimaran de 140′ (40m) paraissait peu probable du fait de la préparation du Trophée Jules Verne, l’organisateur se coupe d’une des écuries majeures de la Course au Large, qui possède par ailleurs un autre bateau susceptible d’être aligné (le MOD70).

  • Tour de France à la Voile

Après le débat intervenu suite au changement de support (passage du monocoque M34 à un trimaran de 24′ le Diam 24) et de format (alternance de parcours techniques et d’étape de ralliement à un format de régates courtes et de raids à la journée avec l’abandon des étapes de large), ASO, l’organisateur fait carton plein avec 30 engagés pour l’édition 2015.

Parmi ceux-ci on retrouvera plusieurs skippers de renom venus aussi bien de l’IMOCA, que de la classe Ultimes, ou encore des spécialistes du catamaran de sport.

La liste des inscrits :

– 30 CORSAIRES, skippé par Alexia Barrier
– ARMOR LUX – COMPTOIR DE LA MER, skippé par Erwan Tabarly
– BEIJAFLORE TEAM, skippé par Nicolas Bérenger
– CHEMINÉES POUJOULAT, skippé par Bernard Stamm
– COMBIWEST, skippé par Frédéric Guilmin
– COURRIER CHOC D’IXELLES, skippé par Antoine Carpentier
– DEFI YCSL, skippé par Benoît Champanhac
– DIAM IS GIRLS BEST FRIEND, Laure Caucanas
– DYNAMIQUE VOILE, skippé par Emeric Dary et Thomas Cardrin
– FONDATION FDJ – DES PIEDS ET DES MAINS, skippé par Damien
Seguin
– GDF SUEZ, skippé par Sébastien Rogues
– GRANDEUR NATURE, skippé par Frédéric Duthil
– GROUPAMA, skippé par Franck Cammas
– LATITUDE NEIGE / LONGITUDE MER, skippé par Aurélien Ducroz et
Laurent Voiron
– LORINA BOISSONS ARTISANALES, skippé par Bruno Staub
– MAÎTRE COQ, skippé par Jérémie Beyou
– PRB, skippé par Vincent Riou
– PRINCE DE BRETAGNE, skippé par Lionel Lemonchois
– SEA 4 SAIL, skippé par Aymeric Chappellier et Romain Motteau
– SODEBO, skippé par Thomas Coville et Daniel Souben
– TEAM LE BERRE, skippé par Anne-Claire Le Berre
– TECHNEAU, skippé par Arnaud Daval
– WEST COURTAGE – ECOLE NAVALE, skippé par Christian Ponthieu et
Simon Moriceau
– Z3PHYR, skippé par Charles Hainneville
– ABSOLUTE DREAMER, skipper annoncé prochainement
– AGRIVAL, skipper annoncé prochainement
– OMANSAIL, skipper annoncé prochainement
– SPINDRIFT BLACK, skipper Yann Guichard
– SPINDRIFT WHITE, skipper annoncé prochainement
– VANNES AGGLO- GOLFE DU MORBIHAN, skipper annoncé prochainement
– Sponsor annoncé prochainement, skippé par Loïc Fequet

Le tour de France à la Voile fera étape à :

– Dunkerque du 3 au 5 juillet

– Fécamp les 6 et 7 juillet

– Roscoff les 11 et 12 juillet

– Pornichet les 9 et 10 juillet

– Les Sables d’Olonne les 14 et 15 juillet

– Gruissan les 19 et 20 juillet

– Marseille les 22 et 23 juillet

– Nice du 24 au 26 juillet

Alinghi en tête des Extreme Sailing Series

C’est de nouveau l’équipe d’Alinghi qui a gagné l’acte de Nice le week end dernier, les suisses étaient en verve puisque Realstone prenait la seconde place de cette avant dernière manche de la saison devant JP Morgan BAR.

Cinq équipes sont encore en lices pour le podium final : Alinghi, The Wave, Muscat, Emirates Team New Zealand, Realteam et J.P. Morgan BAR.  L’ultime acte aura lieu en décembre à Sydney en Australie .

Alinghi a  pris un net avantage pour la victoire finale avec huit points d’avance sur The Wave, Muscat.

Morgan Larson, barreur d’Alinghi : « En début de saison, nous étions en confiance, nous pensions avoir une bonne avance. Mais le reste de la flotte se montre très compétitif. Sept équipes sont capables de gagner une épreuve et c’est exactement ce que nous allons observer à Sydney. Le nombre de points sur ce dernier Acte comptera double, et si nous faisons un mauvais résultat et que The Wave, Muscat ou Emirates Team New Zealand réussissent, nous perdrons tout. Donc nous devons y aller en visant le podium ».

Leigh McMillan, skipper de The Wave, Muscat : « Nous avions dit que nous allions tout donner tout et c’est ce que nous avons fait. Nous avons gagné des manches et je crois que nous avons vraiment retenu la leçon. Nous avons bien marché pendant deux ans et demi et il arrive qu’avec le temps on fasse des erreurs et qu’on trébuche. Le tout c’est de pouvoir s’en remettre. Nous irons à Sydney dans l’objectif de gagner. Plus que jamais ».

Jérôme Clerc, skipper de Realteam second de l’acte de Nice : « Nous sommes très contents de cette deuxième place. On fait une super journée aujourd’hui mais malheureusement on fait notre pire résultat de la journée sur la dernière manche alors que les points comptent doubles. Mais ça fait partie du jeu, on est une jeune équipe et c’est peut être la différence avec Alinghi qui a vraiment une solide expérience de ce type de courses. Il reste donc tout à jouer sur la dernière épreuve de Sydney qui comptera double et qui sera férocement disputée ».

Ben Ainslie, skipper de  J.P Morgan BAR « C’était encore une journée difficile aujourd’hui. Le vent était très changeant et la bagarre sur l’eau était rude. Mais nous avons trouvé nos marques un peu plus facilement et nous avons eu une série de bons résultats qui nous permettent de finir sur le podium donc nous sommes très contents ».

La cinquième place d’Emirates Team New Zealand, leur permettait de conforter leur troisième place au général. Côté français, malgré une très belle première journée, l’équipe de Groupama menée par Franck Cammas n’arrive toujours pas à être régulière et termine 9ème de cette Acte.

Franck Cammas, skipper de Groupama : « C’est frustrant de terminer comme ca sur une régate tordue. Mais je retiens que nous ne cessons de progresser et que nous sommes capables de gagner des manches. Nous sommes aussi plus réguliers, même si ca ne se voit pas encore dans le classement. Je veux aussi féliciter mon équipage car les gars ont été performants. On a très bien manoeuvré, souvent tiré les bons bords. L’ambiance à bord était à la fois détendue et concentrée. Depuis le début de la saison, la majorité des régates se sont courues par petit temps alors que nous sommes naturellement plus à l’aise dans la brise. Avec un peu de chances, il y aura davantage de vent à Sydney au mois de décembre pour la conclusion du championnat. Comptant double au championnat, ca nous permettra peut être de regagner des places au classement général . Nous savions que cette saison en Extrême 40 serait difficile face à des équipes de top niveau qui se consacrent essentiellement à ces régates, ce qui n’est pas notre cas. Mais je suis content car on progresse bien, on apprend beaucoup et c’était l’un de nos objectifs ».

http://www.youtube.com/watch?v=5GuaHJNe14A

Classement de l’Acte 7 des Extreme Sailing Series™ à Nice après 29 manches disputées et quatre jours de course. (05.10.14)
Position / Equipe / Points
1er Alinghi (SUI) Morgan Larson, Anna Tunnicliffe, Pierre-Yves Jorand, Nils Frei, Yves Detrey 183 points.
2e Realteam by Realstone (SUI) Jérôme Clerc, Arnaud Psarofaghis, Bruno Barbarin, Bryan Mettraux, Thierry Wasem 171 points.
3e J.P. Morgan BAR (GBR) Ben Ainslie, Nick Hutton, Paul Campbell-James, Bleddyn Mon, Matt Cornwell 161 points.
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Hans-Peter Steinacher, Mark Bulkeley, Thomas Cjakgak, Stewart Dodson 160 points.
5e Emirates Team New Zealand (NZL) Peter Burling, Glenn Ashby, Blair Tuke, Jeremy Lomas, Edwin Delaat 156 points.
6e GAC Pindar (AUS) Nathan Wilmot, Seve Jarvin, Hugh Styles, Tyson Lamond, James Wierzbowski 146 points.
7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) Jes Gram-Hansen, Rasmus Køstner, Thierry Douillard, Christian Kamp, Brad Farrand 145 points.
8e The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan, Sarah Ayton, Pete Greenhalgh, Kinley Fowler, Nasser Al Mashari 143 points.
9e Groupama sailing team (FRA) Franck Cammas, Tanguy Cariou, Valentin Bellet, Arnaud Jarlegan, Devan Le Bihan 143 points.
10e Oman Air (OMA) Rob Greenhalgh, Ted Hackney, Kyle Langford, Hashim Al Rashdi, Musab Al Hadi 138 points.
11e Gazprom Team Russia (RUS) Igor Lisovenko, Phil Robertson, Garth Ellingham, Pete Cumming, Aleksey Kulakov 133 points.

Classement Général des Extreme Sailing Series™ 2014
Position / Equipe / Points
1er Alinghi (SUI) 65 points.
2e The Wave, Muscat (OMA) 57 points.
3e Emirates Team New Zealand (NZL) 49 points.
4e Realteam by Realstone (SUI) 45 points.
5e J.P. Morgan BAR (GBR) 37 points.
6e Red Bull Sailing Team (AUT) 30 points.
7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) 28 points.
8e Oman Air (OMA) 24 points.
9e Gazprom Team Russia (RUS) 24 points.
10e Groupama sailing team (FRA) 22 points.
11e GAC Pindar (AUS) 11 points.

Franck Cammas remporte la Little America’s Cup

Franck Cammas et son équipier Louis Viat ont survolé la Little America’s Cup courue cette semaine. Ils ont très largement dominé les régates en flotte du début de semaine, avec 7 victoires sur 9 manches courues, et ce quelque soit les conditions de vent ils se sont donc facilement qualifiés pour la finale de ce championnat du monde de Class C.

Seul l’équipage n°1 d’Hydros, qui alignait deux bateaux, a pu  donner un peu de fil à retordre à l’équipage français.

La finale avait débutée jeudi avec deux manches courues, les français surclassaient leur adversaire dans tous les domaines (départ, vitesse, manoeuvres), les suisses avaient pourtant adapté certaines modifications vues sur Groupama, comme l’aile basculante afin de combler leur déficit de vitesses, ce qui n’a pas été suffisant, puisqu’ils perdaient les deux manches. Vendredi le comité annulait les régates suite à des vents supérieurs à 20 noeuds.

Samedi malgré des rafales à 30 noeuds, le comité lançait tout de même une manche, Billy Besson et Jérémie Lagarrigue, l’équipage d’Hydros se lançaient sur le plan d’eau, après avoir coupé la partie haute de leur aile dans la nuit, pour réduire la puissance de celle-ci. LE team Groupama préférait ne prendre aucun risque et suivait la progression de leur adversaire depuis la terre, le duo suisse attaquait malgré l’absence d’adversaire et chavirait, endommageant gravement leur aile et laissant le titre à Franck Cammas par forfait.

Jérémie Lagarrigue : « Je crois que nous avons été un peu trop incisifs, Groupama n’était pas sur le parcours, et nous aurions dû faire la course doucement, sans aucune prise de risque. Mais nous sommes dans un état d’esprit qui consiste à tout donner, pour ne rien regretter et défendre nos couleurs avec fierté. C’est une erreur qui coûte cher, et nous sommes déçus. Nous avons démontré beaucoup de choses, et nous en avons appris bien plus. Nous allons désormais faire le bilan de notre parcours, et en tirer des enseignements qui seront très précieux pour l’avenir. Car l’aventure va continuer, c’est sur! »  

Franck Cammas : « Cette victoire dans la petite Coupe, c’est celle de toute une équipe qui travaille ensemble depuis quinze ans pour les plus anciens. C’est aussi celle de Groupama qui nous supporte activement. A nous d’aller plus loin, plus haut, ensemble, d’être prêts à aller défier les américains sur la grande Coupe. En gagnant ici, nous avons prouvé que notre design team et notre bureau d’études étaient à la hauteur de l’enjeu. Merci à eux. ».

Louis Viat (équipier) : « En arrivant à Falmouth, nous étions plein d’incertitudes car nous ne nous étions jamais comparé. Rapidement, nous avons constaté notre supériorité en cap et en vitesse. Dans ces conditions, c’est plus facile de gagner les régates. Et en plus, Franck a été impérial. Comme d’habitude ».

Martin Fisher (membre du Design Team) : « Groupama C était nettement supérieur à ses concurrents. Statistiquement, il y avait la même différence qu’entre un Hobby Cat 16 et un Formule 18 soit près de 20% en plus. Comme dans tous ses projets, Franck à cette capacité à aller plus loin, à tirer le meilleur de son équipe. Il est incroyable ! »

Le skipper de Groupama espère que cette expérience lui permettra de convaincre des partenaires pour le suivre sur la prochaine édition de la Coupe de l’America.

Franck Cammas vise la 35ème Coupe de l’America

Le skipper aixois, Franck Cammas, lié depuis 15 ans à son sponsor Groupama et récent vainqueur de la Volvo Ocean Race, a dévoilé hier au salon nautique son souhait de participer à la 35ème Coupe de l’America.

Le sponsor, en difficulté financière, accompagnera néanmoins Franck Cammas jusqu’en 2015 sur des projets moindres que les précédents avec le Tour de France à la voile en 2012, une participation à la Petite Coupe de l’America en 2013 avec un class C qui sera conçu par le bureau d’études du team (l’équipe a également acheter un class C d’occasion afin de débuter les entrainement sur ces catamarans de 25′ à aile rigide).

Pour les objectifs plus prestigieux, à savoir une participation aux America’s Cup World Series en 2013 et à la 35ème America’s Cup, Franck Cammas, qui est libéré d’une exclusivité avec Groupama, espère convaincre de nouveaux partenaires, l’engagement pour les ACWS étant estimé à 700000€, celui pour la Coupe à plus de 70 millions d’€.

Le skipper continue à apporter son aide à l’équipe de Luna Rossa dans la prise en main de son AC72 qui navigue à Auckland, le catamaran a été doté de nouvelles dérives foils lors des dernières navigations, ces nouveaux appendices sont visibles sur le site de Chris Cameron, le photographe officiel de l’équipe d’Emirates Team New Zealand.

Les kiwis, qui ont partagé quelques navigations avec les italiens, n’ont plus que deux jours d’entrainement autorisés sur leur AC72 n°1, qui ne devrait plus naviguer ensuite.

L’équipe néo zélandaise met à profit ses derniers jours d’entrainement pour naviguer dans des conditions musclées (30 noeuds établis, mer formée), avec des pointes à plus de 40 noeuds pour le catamaran.

© Chris Cameron-ETNZ

Chantier inédit sur le maxi Sodeb’O

Alors que Thomas Coville participe à la Volvo Ocean Race avec Franck Cammas sur Groupama 4, son équipe s’affaire sur son maxi trimaran Sodeb’O avec lequel il a bouclé deux tours du monde.

L’objectif de ce chantier est de modifier le comportement du trimaran, afin que le skipper puisse naviguer plus en sécurité dans le grand sud, les architectes, Nigel Irens et Benoit Cabaret ainsi que Martin Fischer en charge du développement des appendices, ont donc décidé d’avancer les foils qui soulagent le flotteur sous le vent, ce qui augmentera le cabrage du multicoque.

Les explications de Benoit Cabaret sur cette modification : “Lorsque les foils ont été implantés en 2010, Martin Fischer a proposé une géométrie et un positionnement dans les flotteurs. De notre côté avec Nigel, nous avons assuré le côté structure mais nous avions également fait un travail de positionnement et étions arrivés au même résultat que Martin. Une fois en mer, les foils ont marché de façon efficace. Ils soulagent bien le bateau mais c’est tout le flotteur qui sort de l’eau alors que Thomas préférait qu’il cabre, c’est à dire qu’il s’appuie sur son tableau arrière avec l’étrave hors de l’eau. En tant qu’architectes et hydrodynamiciens, nous avons travaillé sur la solution qui réduit au maximum la trainée ce qui est le cas lorsque le flotteur sort complètement de l’eau. En revanche, pour Thomas, plus de cabrage c’est plus de sécurité puisque cela réduit le risque d’enfournemen.” 

La première solution envisagée pour avancer les foils était de modifier l’emplacement sur des puits des appendices sur les flotteurs, celle-ci n’a pas été retenu, et l’équipe s’engage donc sur une voie inédite puisque c’est les flotteurs qui vont être avancés pour obtenir ce cabrage.

Benoit Cabaret : “Après avoir échangé avec l’équipe technique, il s’avère qu’avancer les foils n’est pas une tâche facile et il aurait fallu détruire ce qui a été fait il y a un an pour tout recommencer quelques centimètres plus loin. Nous avons donc étudié la possibilité d’avancer, non pas les foils mais carrément les flotteurs. Avancer le tout a aussi un autre avantage, puisque l’on avance le centre de flottabilité du flotteur ce qui contribue également au cabrage. Cette seconde solution permet également de faire travailler beaucoup plus de personnes en parallèle, chacun dans son domaine, alors que sur une implantation dans un endroit confiné comme l’intérieur du flotteur, les taches doivent être réalisées les unes après les autres, ce qui prend beaucoup de temps. Nous avons ainsi comparé les deux solutions et lorsque nous faisons le bilan, avancer les flotteurs est plus simple à tous points de vue.”

Les flotteurs seront donc avancés de 60cm sans qu’ils soient allongés, cette modification ne devrait pas modifier l’équilibre général du trimaran, à noter également le renfort des bras de liaison suite à la casse d’Oman Air, sistership de Sodeb’O, lors de la Route du Rhum 2010. Le chantier devrait s’achever fin avril, et le skipper pourrait de nouveau tenter de battre le record autour du monde en solitaire l’hiver prochain.

Bruits de ponton

– Sébastien Josse, qui avait décroché un poste de barreur sur le VOR70 de Groupama pour la prochaine Volvo Ocean Race, a démissionné de ce poste. Il deviendrait selon toute vraissemblance skipper du futur trimaran monotype MOD70 de l’armement Rothschild. L’arrivée du skipper au sein du Gitana Team ne devait être dévoilé que lors du baptême du 1er MOD, cependant les rumeurs se font de plus en plus insistantes, et le départ de l’équipe de Franck Cammas a été confirmé.

– Artemis Racing, le syndicat suédois engagé dans la prochaine Coupe de l’America, serait en train de finaliser l’achat du 60′ ORMA Gitana 12. L’objectif serait d’allonger les flotteurs du trimaran, de couper la partie inférieure de la coque centrale afin qu’elle ne touche plus l’eau (comme sur les D35), et de changer le gréement pour une aile rigide, l’équipe suédoise disposerait ainsi d’un catamaran à aile rigide d’une taille proche des futurs AC72.

 

Un final à suspense

L’arrivée du vainqueur en classe Ultime de la Route du Rhum-La Banque Postale 2010 devrait avoir lieu demain soir, Franck Cammas sur Groupama 3 s’était recadré sur la route de Thomas Coville (Sodeb’O) il y a quelques jours, laissant l’option sud à Francis Joyon et Yann Guichard.

Groupama 3 est à plus de 430 milles de l’arrivée avec environ 220 milles d’avance sur son concurrent le plus proche, à savoir Thomas Coville, ce soir Franck Cammas bénéficie d’un petit avantage en vitesse, Sodeb’O étant empétolé alors que Groupama progresse à 12 noeuds, Francis joyon en 3ème place bénéficie de conditions plus favorables et progresse à 16 noeuds, Yann Guichard relégué à 600 milles ne devrait sauf avarie pas accéder au podium.

© Yvan zedda

Franck Cammas : « Thomas a empanné et se trouve derrière moi maintenant. S’il est sur la même trajectoire que moi, il n’est pas au même endroit au même moment. Nous n’empruntons donc pas la même route. Ca commence à être plus calme, surtout la mer, mais ça avance toujours au dessus de 20 nœuds. Allègrement même cette nuit. Là, je garde 19 nœuds de vent mais ça ne va pas tarder à changer de régime. D’ici quelques heures. J’espère alors pourvoir me reposer un peu. Il y aura moins de bruit dans le bateau. Thomas, je le gère forcément. A ce stade de la course, c’est important de regarder ce qui se passe derrière. Il faut observer chaque classement. Jouer au chat et à la souris avec un adversaire sur la fin, ça peut être marrant en tirant des bords dans les îles. J’espère qu’il y aura de la visibilité. Pour faire le tour de la Guadeloupe, on devrait avoir du vent de sud sud-ouest. C’est un peu inhabituel, notamment pour aller chercher la bouée de Basse-Terre. »

Francis Joyon : « En ce moment ce n’est pas simple : il y a des vents qui changent de direction et qui sont très forts. C’est très dur à gérer. Là, je suis aux écoutes et j’essaie de progresser au mieux sur la route. Le but est de contourner la petite bulle devant nous. Il y a encore des cartes à jouer et mon but est de tenter des coups… »

Yann Guichard :« C’est un peu chaud, mais ça va ! J’ai de l’air de travers avec de la mer et depuis samedi, il y a des grains assez violents. C’est très irrégulier et ce n’est pas de tout repos. Je me suis fait prendre cette nuit par un nuage : c’est passé de 5 nœuds à 43 nœuds. J’ai pris deux ris dans la grand-voile avec le foc de brise, mais c’était un peu limite. Les grains ne sont pas gros et ne préviennent pas. Nous ne pouvons pas les voir sur les images satellite. Dans mon Ouest, Francis Joyon a dû aussi passer une nuit difficile parce que la zone orageuse est assez étendue. J’espère m’en sortir d’ici cinq à six heures. Jusqu’à l’arrivée, cela ne semble pas très stable même s’il y aura moins de grains. La Guadeloupe se mérite ! Depuis le départ, ce n’est pas du tout pareil que les autres éditions. Là, presque jusqu’au bout, avec cette onde d’Est ça va être très orageux. Pour moi, c’est vraiment difficile comme conditions et en ce moment au vent de travers avec de la mer, ça tape énormément. Et je dois faire pas mal de manœuvres pour que Gitana 11 ne s’envole pas quand il y a des rafales. La course n’est pas du tout passée au second plan, mais il ne faut pas oublier la sécurité. J’ai tout de même failli me mettre sur le toit la nuit dernière. Mais sous un grain, il n’y a plus que dix nœuds de vent et un quart d’heure après, il y en a 35. Je continue à faire avancer du mieux que je peux le bateau sans rien casser. Et nous ne savons pas encore à quelle sauce nous allons être mangés pour le final… Même s’il y a plus de stress à naviguer dans ces conditions instables sur Gitana 11, je suis très content du bateau. Là, je suis fatigué, mais comme tout le monde j’ai hâte que ce bord de reaching se calme pour que la mer soit moins formée. Je pourrais alors me reposer un peu car j’ai encore deux bonnes journées de course. »

Mauvais nouvelle du côté des Multi 50′, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Whaou 3! a connu une grosse avarie, l’étrave de la coque centrale de Crêpes Whaou ! s’est brisée juste en avant de la cadène de solent  ) sous l’effet des chocs répétés avec les vagues alors que Franck-Yves naviguait sous grand-voile à 2 ris et ORC.
Le morceau d’étrave d’environ un mètre de long se trouve plié à 90 degrés et freine considérablement le bateau. Le malouin va  donc rejoindre la Guadeloupe à vitesse réduite en tentant de préserver son bateau, il perd donc toute chance de figurer sur le podium de cette Route du Rhum.
Franck-Yves Escoffier, joint ce soir :
« C’est difficile à vivre, surtout que cette Route du Rhum représente de longs mois de préparation. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer. Il n’y avait rien sur l’étrave car je n’étais pas sous gennaker. C’est sans doute sous la pression des paquets de mer reçus par le travers que l’étrave a fini par céder.  J’ai terminé la réparation de fortune. Je progresse à 7 nœuds mais avec une étrave carrée, ce n’est pas très pratique. J’ai rempli le ballast arrière pour soulager l’avant du bateau. Il y a toujours 30 nœuds de vent et quatre mètres de creux ».

© AFP

Yves le Blévec se retrouve donc en tête de la course en Multi 50′ avec 200 milles d’avance sur Lalou Roucayrol et Philippe Laperche, tous deux sur la route nord, leurs positions devraient rapidement être menacées par le groupe de sudistes constitués entre autre de Loic Fequet et Lionel Lemonchois quisemblet les mieux armés pour aller chercher un podium.