Hervé Cléris au départ de la Transat Jacques Vabre

Hervé Cléris, skipper du trimaran de 50′ Prince de Bretagne qui a perdu un flotteur il y a une semaine, participera à la Transat Jacques Vabre. Lui et son sponsor ont décidé de s’aligner sur l’ancien trimaran du skipper. Le trimaran portera les couleurs de son successeur, qui attend les résultats de l’expertise à sec à Camaret. Les ambitions du skipper et de son coéquipier : Christophe Dietsch sont bien évidemment revu à la baisse, l’objectif étant maintenant de participer et de faire du mieux possible sur cette transat à destination du Costa Rica.

© DESROCHE Pascal/Prince de Bretagne

Les explications d’Hervé Cléris, skipper de Prince de Bretagne :
«Il faut rebondir plutôt que rester à se morfondre. C’est le plus important pour tout le monde, pour nous, comme pour les producteurs. Mon bateau est déjà au sec, demain on fait la peinture, tout le matériel qui nécessitait d’être changé est commandé, le plan B est en route. Dimanche ou lundi au plus tard nous partons au Havre, ça va aller. Sur ce trimaran, qui m’appartient depuis 19 ans, j’ai déjà réalisé 20 transats, Christophe a dû en faire six ou sept, donc nous n’allons pas dans l’inconnu, au contraire. En revanche, c’est sûr que nous allons jouer la sécurité, le but, c’est de finir la course. Cela dit, il peut y avoir quand même de bonnes surprises ».

Grosse avarie sur Prince de Bretagne

Lors d’un entraînement en Mer d’Iroise, le trimaran Légumes Prince de Bretagne skippé par Hervé Cléris a été victime d’une importante avarie mercredi : le flotteur tribord s’est désolidarisé de la plateforme. Hervé Cléris et son coskipper ont réussi à maintenir le trimaran à flot sans que celui-ci ne démate, le bateau a ensuite été remorqué par un canot de la SNSM à Camaret en presqu’ile de Crozon.

© DESROCHE Pascal/Prince de Bretagne

© DESROCHE Pascal/Prince de Bretagne

Les explications d’Hervé Cléris, skipper de Légumes Prince de Bretagne :

L’avarie ?
On était en navigation. Il y avait de la mer, de la houle avec un vent autour des 15-18 nœuds mais c’était des conditions tout à fait maniables. On a entendu un gros crac qui s’est prolongé pendant environ 10 secondes et l’on a vu le flotteur tribord. qui se désolidarisait des bras. J’ai eu tout de suite le réflexe de lofer et de choquer les voiles sinon, on chavirait n’ayant plus d’appui sous le vent. On a réussi à rester bout au vent en démarrant le moteur pour assurer le mat. Dès que tout était assuré on a lancé un « mayday » qui a été relayé par le Cross. On a été récupéré très près de la côte par la SNSM de Camaret. J’en profite pour remercier toutes les personnes  qui sont intervenues pour nous sortir de ce mauvais pas.


Le remorquage ?
Très délicat car il y avait le flotteur qui était simplement retenu par le filet. Il venait cogner dans la coque centrale. Il y avait quand même environ 4 mètres de creux… C’était chaud ! On ne pouvait remorquer qu’à 2 ou 3 nœuds. On a réussi à gérer et surtout on a tout ramené au port de Camaret.


Les causes ?
C’est évidemment trop tôt pour le dire. On a réuni l’équipe. On va travailler pour connaître les causes. Le bateau est neuf c’est certain mais l’on avait fait notre qualif (pour la Jacques Vabre) dans des conditions musclées dans le Golfe de Gascogne pour justement tester le bateau. Il n’y a eu aucun signe avant-coureur.

La Transat Jacques Vabre ?
Forcément, notre participation n’est pour l’instant plus d’actualité avec ce bateau car il ne s’agit pas juste de recoller les morceaux. Il faut comprendre ce qui s’est passé. Un gros chantier nous attend.