Idec remis à l’eau

Francis Joyon a remis son trimaran Idec à l’eau, après quatre mois  de chantier dans le chantier Marsaudon à Lorient, le but était d’améliorer le bateau avant la Route du Rhum, que disputera le skipper.

La principale modification de ce chantier dhiver a été l’installation de foils, qui devraient améliorer sensiblement les performances du trimaran comme l’explique Francis Joyon : « globalement, le bateau ‘monte’ sur ces appendices, ce qui réduit le frottement et dans certaines conditions, le gain de vitesse est très important : 4 à 5 nœuds ».Thomas Coville, skipper de Sodeb’O, quasi sistership d’Idec a aussi adapté ces appendices à son maxi trimaran.

Autre amélioration côté voiles Idec disposera cette fois d’un jeu flambant neuf et  d’une grand voile à corne permettant de gagner 30m² de toile

Conditions difficiles pour Groupama 3

Après quelques jours fastes au début de l’océan Pacifique, l’équipage de Franck Cammas doit à nouveau composer avec une situation météo complexe; en effet une dépression créant des vents très soutenus se déplaçait sur la trajectoire du maxi trimaran.
La route du multicoque s’est donc incurvée vers le nord est pour éviter le centre de la dépression, en s’écartant de la route directe les hommes de Groupama ont certes trouvé des conditions plus maniables, mais tout de même musclée,mais ils ont surtout vu leur avance sur le record fondre, passant de plus de 550 à 22O milles.

© Team Groupama

La situation ne s’annonce pas meilleure à l’approche du Cap Horn, avec un vent mollissant et une mer encore formée, commel’explique le skipper de Groupama 3 :
« Le soleil est en train de se lever : nous avons tout de même gagné pas mal de milles dans l’Est et le jour commence plus tôt. Depuis cinq heures, le front s’est bien approché et le vent est très instable en force : on a réduit à trois ris dans la grand-voile et trinquette… Il y a des rafales à quarante noeuds et nous sommes obligés de naviguer sous-toilé. Heureusement, la mer n’est pas trop mauvaise et le bateau ne force pas trop. Le front va passer sur nous bientôt et nous allons empanner, direction Sud-Est vers le cap Horn. Le vent va alors progressivement mollir et nous devrons renvoyer de la toile : c’est le programme de cette fin de journée… On est de plus en plus affûté sur les manoeuvres, mais nous restons toujours très prudents pour ne pas casser du matériel : c’était la première fois que nous prenions le troisième ris depuis le départ de Ouessant ! Nous n’avons jamais eu autant de vent sur ce tour du monde… Et c’est plutôt désert en ce moment : il y avait encore des albatros hier, mais aujourd’hui, plus personne. C’est grand, le Pacifique ! Surtout que nous avons fait beaucoup de chemin : le temps passe plus lentement. Et c’est un océan qui n’a pas été facile, au contraire de l’Indien.
Le vent que nous allons essayer de garder derrière cette dépression va avoir tendance à partir devant nous. Nous risquons de devoir prendre une route atypique qui nous ferait passer très loin dans le Sud du cap Horn pour continuer vers l’Est pendant 24 heures supplémentaires dans les mers du Sud : il y a un anticyclone entre la Terre de Feu et les Falkland qu’il faudrait contourner… Autre possibilité : raser l’Amérique du Sud, mais nous aurons à affronter du vent contraire et fort ! Nous choisirons demain mercredi… Nous n’allons peut-être pas pouvoir faire des photos du cap Horn. »

Groupama 3 à pleine vitesse

Groupama 3 retrouve de la vitesse, après quelques jours difficiles à la poursuite d’un front de dépression. L’équipage aligne désormais les milles avec une belle moyenne de 31,8 noeuds hier.

L’optimisme est donc de retour, les 450 milles de retard sont oubliés, les hommes de Franck Cammas l’ayant déjà réduit de moitié. Celui-ci devrait être comblé à la fin du week end, ce qui devrait aussi correspondre au passage dans l’Océan Pacifique, avec très probablement le meilleur temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles (Afrique du Sud) et le cap Leeuwin (Australie).

© Team Groupama

Fred le Peutrec à la vacation d’hier :

« Nous sommes partis à ce rythme jusqu’à la Tasmanie, voir même jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Nous aurons peut-être quelques empannages à faire pour se recaler, mais la trajectoire va rester très rectiligne, a contrario d’Orange 2 en 2005… Pendant 48 heures, nous allons toujours être poussés par ce vent de trente noeuds, puis cela va mollir un peu mais le flux de secteur Ouest nous accompagne jusqu’au Pacifique. Et si la dépression qui stagne sur l’île Auckland s’évacue, nous n’aurons pas de réelle transition à ce niveau-là : ça serait pas mal ! »

A suivre également sur le blog de Thomas Coville, barreur sur Groupama 3.

Groupama 3 sur le retour

Le maxi trimaran Groupama 3 a finalement quitté Cape Town le 12 décembre, soit une semaine après la date prévue.

L’équipage de dix marins, mené par Fred Le Peutrec a bouclé la moitié de la remontée de l’Atlantique en franchissant l’équateur aujourd’hui. Une fois en Bretagne, l’équipage devrait à nouveau se mettre en stand by pour une nouvelle tentative, avec un affrontement possible avec Banque Populaire V qui patiente toujours à Brest en attente d’une fenêtre météo favorable.

Groupama 3 quittera Cape Town mardi

L’équipage de Groupama 3, constitué de Fred Le Peutrec, Lionel Lemonchois, Jacques Caraes, Ronan Le Goff et de six nouveaux équipiers : Eric Lamy, Clément Surtel, François Salabert, membres de l’équipe technique du team mais aussi Thierry Duprey du Vorsent (skipper du 60′ ORMA Gitana12), Ludovic Aglaor et un Sud Africain spécialiste du multicoque Nick Legatt, devraient quitter Cape Town demain  ou au plus tard mardi, direction Lorient pour un nouveau stand by pour le Trophée Jules Verne, le début de celui-ci étant fixé au 1er janvier.

Un départ retardé pour cause de panne moteur, alors que les équipiers effectuaient la charge du parc de batterie avant de larguer les amarres, le moteur a rendu l’âme. Le temps de trouver, d’acheminer, et de monter un moteur identique et l’équipage quittera l’Afrique du Sud après plus d’une semaine de travaux pour réparer la cloison de bras arrière et le flotteur.

Avarie sur Groupama 3

Vers 13h, Groupama 3 a subi une grosse avarie u niveau du bras de liaison arrière,une des cloisons cassant alors que l’équipage menait le trimaran à vive allure dans une mer formée pour rester en avant de la dépression qui devait emmener  Franck Cammas et son équipage vers les Kerguelen.  Cette avarie de bras a entrainé une fissure au niveau du flotteur, l’équipage se dirige donc vers Cap Town à vitesse réduite.

La réaction de franck Cammas, skipper du trimaran Groupama 3, qui espère pouvoir réparer et repartir avant fin janvier àl’assaut du trophée Jules Verne : « On avait passé la nuit à bien naviguer pour rester devant le front et ce matin, Thomas Coville et Bruno Jeanjean qui étaient sur le pont ont entendu un grand « clac » : il y avait une petite fissure entre le bras arrière et le flotteur bâbord. Ça bougeait beaucoup : on s’est arrêté plein vent arrière pour ouvrir la trappe et accéder à l’intérieur. Une partie du collage entre le bras et le flotteur au niveau de la cloison est cassé. La liaison est donc structurellement diminuée d’au moins 50%. Il est impossible de réparer en mer à cause des mouvements. En ce moment, on se fait encore secouer : il y avait 35 noeuds de vent par le travers au moment de l’avarie. Et maintenant, on s’est fait rattraper par le front et il y a 40 noeuds…
On a affalé la grand voile et Groupama 3 navigue vent arrière pour éviter les mouvements brusques. On va établir un plan de route pour éviter d’avoir trop de vent et trop de vagues. On fait cap au Sud pour laisser passer la deuxième dépression cette nuit : on repartira demain mardi matin vers Cape Town. On continue les quarts et je travaille avec Stan pour voir ce que nous allons faire par la suite. L’idée est de rentrer ensuite rapidement en France : l’équipage est partant et si nous pouvons partir avant fin janvier, c’est encore jouable pour une nouvelle tentative ! »

Poursuite des navigations pour BMW Oracle

James Spithill  le barreur de USA, le trimaran de BMW Oracle, continue avec son équipage la découverte de cette nouvelle version du bateau, désormais pourvu d’une aile rigide, les prochaines navigations devraient permettre de tester le multicoque avec une voile de portant.

Quelques images, toujours aussi impressionnantes de Gilles Martin Raget, le photographe de l’équipe.

© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

A lire, deux interviews sur VoilesetVoilers.com : l’une de Vincent Lauriot Prevost, architecte de la plate forme du trimaran, et l’autre de Joseph Ozanne, autre français de l’équipe, ingénieur aéronautique et chef designer de cette aile.

Groupama 3 en avance à l’équateur

Franck Cammas et ses hommes ont passé l’équateur ce matin, avec un premier temps de référence solide, puisque la latitude 0 a été franchie après seulement 5 jours, 15 heures, 23 minutes et 11 secondes, soit quasiment 1 jour et demi d’avance sur le temps de référence d’Orange 2 (mené par Bruno Peyron en 2005), les hommes de Groupama 3 améliorent aussi le temps de leur précédente tentative d’une quinzaine d’heures, prochaine étape, négocier l’anticyclone de Saint Hélène qui pourrait être décaler vers l’est par des dépressions, ce qui favoriserait grandement la progression du maxi trimaran.

Les conditions actuelles, par le skipper : « Nous sommes maintenant dans les alizés de Sud-Est, des alizés plutôt soutenus puisqu’ils soufflent entre 20 et 25 noeuds : on vit penchés au près serré et ce n’est pas l’allure la plus agréable sur un trimaran. Le ciel est dégagé, avec une bonne chaleur, mais ce n’est pas très confortable : il faut attendre encore quelques heures avant de commencer à débrider, à choquer les écoutes, à accélérer… On a un clapot assez court avec des embruns : il faut se tenir ! Mais nous n’avons pas trop de manoeuvres à faire en ce moment, juste renvoyer la grand voile ou prendre un ris de temps en temps, selon la force des alizés. Cela ne sera pas la même chose d’ici une semaine dans le froid… On espère attraper un front du côté du Brésil pour descendre rapidement vers Bonne-Espérance, et c’est pour ça qu’on ne se relâche pas car ça peut se jouer à quelques heures près… »

© Yvan Zedda/ Groupama SA

Francis Joyon dans les calmes

Le skipper d’Idec est bloqué depuis hier dans un anticyclone, réduisant la vitesse de son maxi trimaran à quelques noeuds, le seul point positif est que Francis Joyon est désormais sur la route directe de Port Louis situé à 1250 milles au nord. La sortie de ce système météo est prévue demain.

Francis Joyon au départ de la Mauricienne demain

Francis Joyon s’élancera demain en solitaire sur son maxi trimaran IDEC  vers 12h30 13h00 sur le record La Mauricienne qui reliera Port Louis (dans la rade de Lorient-Morbihan) à port Louis  (‘île Maurice). le skipper tentera d’établir un premier temps de référence sur ce parcours, qui sera homologué par le WSSRC.

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Les explications du skipper :  « j’ai décidé de prendre cette fenêtre car un train de dépressions arrive de l’Ouest, donc autant l’utiliser dans le bon sens. L’idée est de profiter dès samedi de ce qui restera du vent d’est-nord-est, (15 à 20 noeuds) pour franchir vite le golfe de Gascogne et ensuite pouvoir profiter du vent d’Ouest afin de descendre le plus rapidement possible vers l’équateur que je pense atteindre en 7 jours et demi environ, ce qui n’est pas si mal. Bien sûr, il y aura une transition un peu délicate dimanche soir ou lundi matin, au près dans du sud-ouest en attendant la bascule à l’ouest qui permettra d’accélérer de nouveau. Sans être totalement idéale, la fenêtre est bonne. C’est en tous cas la meilleure du mois d’octobre qui était la seule période de tir possible, car il faut arriver à l’île Maurice tôt en novembre, avant la formation des cyclones ».

A suivre sur le site officiel de Francis Joyon.