Race For Water s’impose sur le prologue de la Krys Ocean Race

Steve Ravussin et son équipage se sont imposés au terme des 120 milles entre Newport et New York, sur le prologue de la Krys Ocean Race, cette étape a permis aux MOD 70 de rejoindre la mégalopole new yorkaise au large de laquelle sera donné le départ de la transatlantique le 7 juillet.

C’est Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild qui avait pris le meilleur départ de ce prologue, trois options s’étaient dessinées cette nuit avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild à la côté, Race for Water et  Spindrift Racing plus au large et Musandam-Oman Sail faisait cavalier seul à 15 milles du groupe à la côte, les écarts sont restés faibles durant les 120 milles avec de nombreux changements de leaders.

Au pieds des grattes ciels, c’est finalement Steve Ravussin qui s’impose avec 2 minutes 30 d’avance sur le Gitana Team. Yann Guichard sur Spindrift Racing termine 3ème avec 4 minutes d’avance sur Michel Desjoyaux sur Foncia, Musandam-Oman Sail skippé par Sidney Gavignet fermait la marche.

 

 

Les MOD 70 en route vers les Etats Unis

Les cinq trimarans MOD 70, qui disputeront leur première course officielle au départ de New York le 7 juillet, ont quitté la Bretagne à destination de Newport au cours des derniers jours, les équipages ont rencontré des conditions musclées lors des dernières 24 heures.

 Michel Desjoaux, skipper de Foncia :  » Nous avons enfin trouvé l’accélérateur depuis hier midi, on est vent de travers. Nous avons commencé avec des conditons un peu musclées avec environs 28 noeuds sous 3 ris ORC. Puis, nous avons remis de la toile et nous sommes maitenant sous GV Solent. Nous avons même bon espoir de mettre un jour le Genak, ce qui n’était pas gagné il y a quelques jours ! Les vitesses varient de 20 à 34 noeud. Nous avons parcouru environs 330 milles dans les 12 dernières heures. Le bateau va bien et nous n’avons toujours pas de gros problèmes techniques.
L’equipage aussi est en forme, même si la nuit a été un peu fraiche et qu’il a falllu se cramponner à la banette pour essayer de dormir un peu. Mission quasiment impossible!  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift Racing :  » On approche d’une dépression au sud de Terre Neuve qu’on contourne par le nord. » expliquait Yann à la mi-journée. « On est en bâbord, et on va passer son centre dans la nuit, avec  des vents de l’ordre de 30 nœuds. On pourra alors empanner et faire route sur Newport. « 

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « Nous avons passé les Açores et avançons au vent de travers à 25 30 noeuds. Le bateau se comporte bien. Nous avons eu une nuit mouvementée en manoeuvres avec un grain à 40 noeuds ! Les hommes ont été bien rincés et maintenant nous filons avec au programme vent de travers et portant: que du bonheur ! »

crédit : Lloyd Images/Oman Sail

Sidney Gavignet, qui a reçu son trimaran il y a quelques mois a également largué les amarres, tout comme Sébastien Josse sur Gitana 15, les premiers bateaux devraient arriver à Newport en début de semaine, le départ de la Krys Ocean Race aura lieu le 7 juillet au pied de la statue de la Liberté.

Yann Guichard : « La motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team. »

Yann Guichard, skipper du MOD Spindrift racing, de l’AC45 de l’Energy Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l’Open de Crans).

© Chris Schmid / Spindrift racing

Voile-Multicoques.com : Tu intègres l’équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec un équipage remanié, qui s’est professionnalisé, quels sont vos objectifs ?

Yann Guichard : Dona Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un équipage plus professionnel et avec des hommes.

Ceci permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne.

L’objectif chiffré est d’essayer d’accrocher les troisième, quatrième ou cinquième place du championnat, ce qui est faisable mais difficile.

Alinghi, le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot, mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième place risque donc d’être serrée.

Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d’eau ?

Sur le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu’à la ligne soit coupée.

C’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce type de plan d’eau, tout peut être remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces changements de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et l’introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America’s Cup World Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu’il s’agit de la bonne formule pour courir en multicoque ?

Je ne pense pas qu’un type de parcours soit meilleur qu’un autre, tout dépend du type de bateau, et de l’objectif, comme on peut le voir sur les circuits tournés vers le public à terre.

L’introduction de la porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l’idéal serait d’avoir les règles de la Coupe de l’America en ce qui concerne l’engagement à la bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages de bouées parfois un peu dangereux.

Ce format donne plus d’intensité, mais aussi plus de travail à l’équipage avec des manœuvres incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu jusqu’ici sur le circuit.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu es le skipper du MOD Spindrift racing depuis quelques mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres trimarans que tu as barré jusqu’ici (60′ ORMA, Gitana 11 sous sa forme rallongée) ?

Ces bateaux sont difficilement comparables, le choix d’un bateau monotype fait que les coefficients de sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres bateaux que j’ai pu barrer.

Dans les petits airs, le bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu’un 60′ ORMA, du fait d’un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous avons pu le constater sur les régates courues jusqu’ici avec des écarts très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux adversaires pour s’imposer. Ce qui promet de belles régates inshores, mais aussi sur l’Atlantique dès cet été.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Certains skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur les MOD, l’envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter au bateau pour l’adapter au solitaire ?

Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures.

La course aura lieu dans deux ans et demi, l’objectif immédiat reste bien sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe.

Les deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l’Armen Race, où se sont jouées ces courses ?

Pour le Tour de Belle Ile, nous avons pris une option au départ qui n’était pas la bonne, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début et nous n’avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons fait petit à petit.

Sur l’Armen Race, nous étions en tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres. Nous avons fait quelques erreurs, c’est le métier qui rentre, nos adversaires ont un peu plus d’expérience sur ces bateaux et nous progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos entraînements dès la semaine prochaine.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations partagez-vous ?

Avec Foncia, nous partageons en live les réglages à la VHF quand nous sommes sur l’eau, nous ne faisons pas de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière informelle.

Ces sessions permettent de progresser dans la connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres.

De notre côté nous avons choisi, et eu l’opportunité, de nous entraîner avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c’est donc super de pouvoir mettre des choses en commun avec eux.

Passons aux America’s Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d’entraînement par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New Zealand et Luna Rossa) ?

Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu’aujourd’hui notre équipe est solide à terre et sur l’eau.

Nous avons bien travaillé sur l’eau, les manœuvres et la communication se déroulent très bien, l’ambiance est excellente au sein de l’équipe. Même après de mauvais résultats la motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher.

Les grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus d’entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les détails de réglages.

De notre côté, nous avons réussi à gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des vainqueurs différents à chaque Act.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Il ne reste qu’un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des navigations sur d’autres supports afin de continuer la préparation à la possible participation de l’Energy Team à la 33ème Coupe de l’America ?

Tout dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l’AC 72, il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD 70 pour préparer l’équipage.

En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d’équipage de l’AC45.

Arnaud Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce qui permet de parfaire les automatismes sur l’AC45, ces passages sur différents supports sont aussi une force, même si nous n’avons pas l’opportunité de nous entraîner sur l’AC 45.

Est ce que les parcours des régates des America’s Cup World Series, à proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l’AC45 ? Ou est ce que ces bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ?

Les formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous, on s’éclate sur l’eau, il faut seulement intégrer les limites virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du contact entre les bateaux.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Le format des régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches gagnantes sur d’autres Acts, est ce que les équipes participent à la prise de décisions concernant l’organisation des régates ?

Les équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur.

Un autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l’America’s Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l’aspect télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus sympathique pour les téléspectateurs et le public.

Au final l’équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits.

Les équipages des MOD 70 se préparent pour la saison 2012

L’équipage de Gitana XV mené par Sébastien Josse a regagné sa base lorientaise après une cession d’entrainements à Agadir, initialement prévue avec le team Véolia Environnement, l’équipage de Roland Jourdain est rentré prématurément en Bretagne suite au retrait de son partenaire. Les hommes du Gitana Team ont effectué le convoyage retour en configuration course avec six hommes à bord.

Yann Guichard et Michel Desjoyaux avaient décidé de rester en Bretagne pour s’entrainer en binôme, ils ont enchainé les navigations entre la baie de Quiberon et de Concarneau avec des conditions très variées entre pétole en début de mois et entrainement musclé la semaine dernière avec une mer croisée et 30 noeuds de vent. Les deux équipages se retrouveront à nouveau dans une semaine pour de nouvelles navigations au large de la Trinité sur Mer.

Yann Guichard, skipper du trimaran Spindrift Racing : « Nous avions hâte de tester le bateau avec du vent. Nous avons eu des journées intenses où l’équipage a pu se familiariser aux mouvements du multicoque sur une mer courte et hachée au large de l’archipel des Glénans. Ces journées étaient idéales pour mettre à l’épreuve la structure du bateau, idéales aussi pour affiner et ajuster de nouveaux réglages. Une chose est sûre, le MOD70 se comporte très bien. S’entraîner aux côtés de Foncia était une aubaine. Nous avons pu essayer ensemble diverses configurations de voile et observer lesquelles étaient les plus adaptées ou les plus performantes selon les allures dans du vent soutenu »

La saison débutera en juillet avec la Krys Ocean Race entre New York et Brest, puis un tour de l’Europe en août avec des escales à Kiel, Dublin, Cascais, Marseille et Gênes.

Le MOD Spindrift Racing de Yann Guichard mis à l’eau

Le MOD n°5 du team Spindrift Racing a été mis à l’eau à la BSM de Lorient vendredi matin. Ce trimaran sera barré par Yann Guichard, qui s’entoure de Pascal Bidégorry, Billy Besson et Jacques Guichard qui feront parti de l’équipage.

Le skipper avait eu l’occasion de découvrir le bateau lors des Krys Match sur Race for Water,le MOD Spindrift Racing, rejoindra sa base de la Trinité sur Mer dès le 1er février, suivront des sessions d’entrainement inshore et offshore en collaboration avec l’équipe de Foncia menée par Michel Desjoyaux.

Avant le début officiel du Multi One Championship avec la Krys Ocean Race, Yann Guichard et son équipage s’aligneront sur les courses « régionales » avec au programme le Tour de Belle-Ile, l’Armen Race et le Trophée SNSM.

Yann Guichard :« Je suis fier de pouvoir m’entourer d’une équipe technique de grande expérience et de marins d’exception, tous spécialistes du multicoque. Après 8 mois de chantier et d’attente, nous rentrons enfin dans le vif du sujet. Tous, nous sommes impatients de tirer les premiers bords »

Pascal Bidégorry : « C’est une grande joie d’intégrer l’équipe de Spindrift racing et participer au circuit MOD70 qui s’annonce passionnant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de naviguer avec Yann, je connais bien ses compétences et ses qualités humaines que j’apprécie. Spindrift racing sera très compétitif, je n’en ai aucun doute. »

Yann Guichard et Léo Lucet, le Directeur du team sont toujours en négociations avec d’éventuels partenaires afin d’envisager le futur de l’équipe ; par ailleurs le skipper espère pouvoir s’engager sur la prochaine Route du Rhum en 2014, comme il l’explique dans un interview pour Sports.fr.

Le parcours de l’European Tour dévoilé

Le premier European Tour de la série des MOD70 qui aura lieu du 29 août au 7 octobre 2012 a été dévoilé aujourd’hui au salon nautique de Düsseldorf.
Les équipages auront près de 5000 milles à couvrir en quatre étapes de ralliement en course au large et cinq city races dans chacune des villes étapes.

Les six MOD70 et leurs équipages partiront de Kiel en Allemagne, la première étape vers la côte est de l’Irlande, après un passage par le nord des Iles Shetlands. La seconde étape emmènera les équipages vers Cascaïs au Portugal pour une escale de huit jours.

La troisième étape permettra aux MOD70 de rejoindre les côtes françaises avec une arrivée d’étape et une city race à Marseille du 23 au 30 septembre.
L’ultime étape de l’European Tour 2012 entrainera les MOD70 dans une grande boucle autour des îles de la Corse et de la Sardaigne avant une remontée à destination dun port italien donnant sur la mer de Ligurie…


Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « Nous sommes heureux aujourd’hui de pouvoir présenter la première édition du parcours autour de l’Europe, à bord des MOD70. Depuis 2009, nous oeuvrons pour la constitution d’une classe monotype et d’un circuit cohérent pour les coureurs, les armateurs et nos partenaires. Dans le contexte économique actuel européen, les choses ne sont pas aisées mais finalement nous y sommes parvenus. Les villes de Kiel, de Marseille et de Cascaïs sont les trois premières villes à s’être engagées à nos côtés. Les contrats avec les deux dernières villes concernées seront signés dans les jours à venir. 5000 milles, 5 pays, 5 villes étapes et 5 City races, ce MOD European Tour va être riche au niveau sportif et aussi culturel ! Grâce à la monotypie qui garantit l’équité sportive, nous allons assurément assister à de belles confrontations nautiques entre les équipages MOD70 engagés cette saison 2012. »

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Cet European Tour 2012 version MOD70 sera la seconde épreuve de la saison. Il sera plus long et plus intense que la Krys Ocean Race mais gageons que l’équipage de Foncia sera rodé! En plus, le Tour de l’Europe ne m’est pas totalement inconnu puisque j’ai couru à bord de Crédit Agricole, le bateau vainqueur, la première édition en 1985. Puis, à nouveau en 1993, à bord de la Poste. C’est toujours très passionnant car il y a de nombreux passages intéressants à négocier. Le plan d’eau mérite vraiment d’être connu! Cette alternance d’étapes offshore et d’épreuves in shore me plait puisqu’il va nous permettre de faire découvrir le MOD 70 Foncia à différents invités lors des escales. Ces moments de partage et d’échanges à bord de nos fabuleuses machines sont toujours riches et intéressants.  »

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Sail : « Nos MOD70 sont capables de parcourir de grandes distances en peu de temps ; il sont vraiment taillés pour ce type de parcours autour de l’Europe ! De mon côté, j’ai déjà eu l’opportunité de courir deux courses de l’Europe en 1993 et en 1997. J’en garde d’excellents souvenirs avec de belles bagarres sur l’eau. Je ne m’attends pas à moins lors de cette édition.
Cet European Tour correspond vraiment à ce que recherche mon partenaire OMAN qui souhaite promouvoir le tourisme dans le sultanat auprès du public européen. »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « Je suis plutôt un habitué des transatlantiques. Ce sera ma première participation à un tour de l’Europe. Je suis très enthousiaste à l’idée de mener mon MOD70 Spindrift racing sur ce parcours qui va me permettre de découvrir des plans d’eaux, notamment sur la première étape entre Kiel et l’Irlande. Egalement une première pour moi, cette alternance de courses offshore et de courses in shore et, qui plus est, sur un mois ! Le rythme va être soutenu et il nous faudra être réguliers et performants quelque soit le format de course. »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « C’est une navigation qui s’annonce passionnante…A l’époque déjà en multi et, aussi en mono, tous les coureurs adoraient. Au niveau sportif c’est un super mélange de large et de parcours côtiers. A bord du MOD70 Veolia Environnement, on va se régaler, c’est certain ! »

 

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « L’Allemagne est un grand pays de navigateurs qui a une place particulièrement importante sur la carte de l’Europe ; je suis donc très heureux et fier de débuter ce premier European Tour à Kiel. Aventure, vitesse et adrénaline, un mélange de régates hauturières et de city races spectaculaires à armes égales … c’est tout ce que j’aime ! En plus de la compétition sportive, je me réjouis de pouvoir sensibiliser les gens et les enfants sur les problèmes de l’eau… avec le MOD70 RACE FOR WATER ambassadeur de la Fondation Multi One Attitude, nous allons porter ce message aux quatre coins de l’Europe et nous battre pour faire des courses magnifiques. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « L’European Tour propose un programme ambitieux et sera une course difficile. Durant trois semaines, nous allons enchaîner les parcours au large et les city race à un rythme soutenu et les équipes auront très peu de temps pour souffler. Ce deuxième événement de la saison 2012 révèlera l’endurance des équipages et leur capacité à s’adapter aux changements d’exercices. Le tracé Nord – Sud de la course devrait nous offrir des conditions très variées. La partie Nord peut nous proposer des conditions vraiment musclées à cette époque de l’année tandis que la deuxième partie, dans le Sud de l’Europe, devrait s’avérer plus clémente ; mais c’est uniquement une hypothèse car la Méditerranée n’est jamais avare de surprise et pourrait très bien nous dérouler un tout autre scénario. Le Tour de l’Europe sera intense avec un plateau de six équipages affûtés après la Krys Ocean Race.»

 

Calendrier des escales :

Kiel (Allemagne) du 29 août au 2 septembre
Irlande du 5 au 9 septembre
Cascaïs (Portugal) du 12 au 20 septembre
Marseille (France) du 23 au 30 septembre
Italie du 3 au 7 octobre

Rendez-vous réussi pour les MOD70

Les KRYS MATCH se sont clôturés hier à la Trinité sur Mer après trois jours de régates et de beaux combats pour la victoire entre les trois équipages des MOD 70 (Gitana 11 n’intégrait pas le classement).
C’est finalement Race for Water skippé par Stève Ravussin qui remportait la victoire de l’événement inaugural du Multi One Championship après huit manches courues.
Ils devancent  Veolia Environnement de Roland Jourdain et  Foncia de Michel Desjoyaux.

La première journée s’est déroulée dans un vent de secteur nord ouest soutenu de 15-20 nœuds forcissant jusqu’à 30 nœuds en fin d’après midi, dans ces conditions musclées, c’est Roland Jourdain qui prenait la tête grâce à une excellente vitesse sur le bords de près et des manoeuvres fluides de son équipage, qui avait répété cette première confrontation en enchainant les entrainements pendant deux semaines avec notamment un stage au centre d’entrainement de Port la Forêt ; le trimaran rouge était talonné par Race For Water de Stève Ravussin, Michel Desjoyaux et son équipage fermaient la marche à l’issue de la première journée, après plusieurs soucis d’envoi de gennaker, l’équipage de Foncia payait son manque d’entrainement comme l’expliquait le skipper  : « Quel plaisir de naviguer à bord de multicoque et qui plus est à la Trinité sur Mer ! Nous n’avons jamais navigué dans ces conditions auparavant à bord de notre MOD Foncia. D’ailleurs, nous n’avons que très peu navigué depuis sa mise à l’eau pour cause de régates en D35. Aujourd’hui, c’était une très bonne mise en jambe qui nous a permis de nous situer par rapport à nos concurrents. Nous avons connu quelques déboires avec l’enroulage de notre gennaker ; on va régler ça pour demain ! On apprend, on apprend !»

Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild, le trimaran de 77′ invité sur l’événement était hors classement, Sébastien Josse et ses hommes se mesurent en effet aux MOD 70 en attendant la livraison de leur propre monotype prévue à la fin du mois, le Gitana Team n’a d’ailleures pas fait de figuration lors de cette première journée en terminant premier de chaque course.

La seconde journée de régates a été moins ventée, quinze noeuds avec une mer plate, mais le spectacle n’en fut pas moins intéressant avec de belles courses, Race For Water prenait la tête du classement provisoire avec des places de 3ème, 1er et 2ème,  Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild poursuivait sur sa lancée avec des places de 2ème, 2ème et 1er, Roland Jourdain rétrogradait à la seconde place, devant Foncia, Michel Desjoaux décrochait une première victoire de manche sur la première régate de la journée.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

En fin d’après midi, les quatre teams se sont de nouveau affrontés sur des runs de vitesse, qui consistaient en un aller-retour au vent de travers. Ces runs avaient pour objectif de départager les concurrents ex-aequo. C’est l’équipage de Foncia qui s’avérait le plus rapide devant Gitana 11, Véolia et Race For Water.

Les réactions à l’issue de cette seconde journée :

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes vraiment contents ! Nous avons pris de bons départs et réussi la plupart de nos manœuvres. Je suis très content de mon équipe qui évolue très vite. François Morvan, notre tacticien, s’est adapté très vite et nous a dessiné de belles trajectoires. Mais il ne faut pas crier victoire ! Attendons demain soir ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild : « Venir sur les KRYS MATCH est pour nous l’occasion d’observer nos futurs adversaires en MOD70. Nous pouvons constater à l’issue de ces deux premiers jours de course que les écarts ne sont pas si conséquents. Les MOD70 répondent à ce que nous souhaitions, à savoir un trimaran capable de naviguer dans 30 nœuds de vent sans que nous ayons des réparations à faire le soir. De plus, le format des courses rend possible un enchaînement de manches, ce qui laisse le jeu ouvert côté sportif ! »

Pour la dernière journée des KRYS MATCH, les trimarans se sont affrontés sur un parcours côtier de 22 milles en baie de Quiberon puis sur une ultime régate.

Le côtier a été animé par deux duels au sein de la flotte, à la première bouée, Race For Water et Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild  viraient la bouée devant Port Haliguen au coude à coude alors que Veolia Environnement et Foncia se disputaient la trosième place. Dans le long bord de portant au retour, Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild a dû déclarer forfait suite à l’explosion de son gennaker. Les trois MOD70 ont ensuite pris des options différentes, ce qui a permis à Roland Jourdain et à ses sept équipiers de prendre l’avantage sur ses adversaires et de remporter cette course devant Race for Water et Foncia.

Pour  l’ultime manche des KRYS MATCH, Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild faisait un retour réussi après son abandon sur le côtier en signant une nouvelle victoire devant Veolia Environnement, Foncia et Race for Water.

Au classement final, Race For Water s’impose avec deux points d’avance sur Véolia Environnement et cinq sur Foncia, Gitana 11, hors classement termine à égalité de points avec le vainqueur malgré son abandon sur le côtier.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Ces trois jours de régates ont donc permis de valider le concept des city races qui auront lieu dans les villes étapes du Multi One Design Championship, au vu des résultats, cette première confrontation est une réussite avec des bateaux performants et des régates au contact.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Ca fait du bien de se retrouver en course à bord d’un multicoque ! Ca faisait longtemps ! Avec l’équipage de Foncia à bord du MOD70, ces KRYS MATCH étaient notre baptême du feu puisque nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de nous entrainer. Jeudi, nous avons été un peu cueillis à froid dans la brise. Mais, les réflexes reviennent vite ! On a hâte d’être plus nombreux. A trois, c’est top ; à douze, ça le sera encore davantage ! »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « Je voudrais vraiment féliciter mon équipage. Humainement, ces trois jours se sont très bien passés et ça aide lorsque l’on doit faire face à des hauts et surtout des bas comme sur ces trois jours. Nous avons connu le meilleur jeudi pour descendre en bas de tableau vendredi. Aujourd’hui, nous rebondissons donc en soi c’est déjà un succès car très vite tu peux tomber dans une spirale négative ! Sportivement, c’était chaud, des régates de haute tenue. Bravo à nos adversaires ! A fond sur un patin, nous nous sommes régalés ! Nous ne gagnons pas mais nous sommes contents d’avoir engrangé tant d’expérience. Le trimaran est une discipline que je n’avais pas pratiquée depuis longtemps et, avec moi à la barre, c’était une grande première. Vivement la suite ! »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes très très contents d’autant que le nombre d’entrainements avec l’équipage a été réduit. Le MOD70 est pour moi un bateau magique, solide et costaud. C’est toute une philosophie cette monotypie stricte. On est en plein dedans et on constate aujourd’hui sur ces KRYS MATCH que ça fonctionne ! Rendez-vous sur la KRYS OCEAN RACE à New York ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana11 et futur skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « A bord de Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild, nous nous sommes régalés de voir ces belles batailles sur l’eau. Ca a été serré ! Pour nous, ces KRYS MATCH ont fait office de warm-up. Nous avons hâte de réceptionner notre MOD70 à la fin du mois et de le prendre en mains. »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Je viens de vivre trois jours magiques et inoubliables ! Ces KRYS MATCH ont été l’occasion pour notre partenaire KRYS et tous les membres du Multi One Championship de partager un premier événement ensemble et de faire découvrir le MOD70 au public et à nos invités.
Merci aux 32 marins engagés de nous avoir servi un si beau spectacle nautique et à l’ensemble des acteurs du circuit : armateurs et partenaires d’avoir activement participé à ces KRYS MATCH ! Merci à la Trinité sur Mer de nous avoir accueillis, à la SNT et à tous les bénévoles sur l’eau ! Merci à notre directeur de course Jean Maurel.
Ces trois jours à la Trinité sur Mer avaient plusieurs objectifs pour nous, organisateurs. Tout d’abord la production d’un contenu de qualité pour une meilleure lisibilité et une optimisation de la valorisation de notre circuit MOD70. Ensuite, la validation des formats de course. Et enfin, la production audiovisuelle pour associer live et voile. A l’issue de ces KRYS MATCH, les trois cibles sont atteintes. Je ne peux que m’en réjouir ! »

Foncia en tête devant Zen Too et Alinghi

Les D35 régatent depuis jeudi à Antibes pour la dernière étape du Vulcain Trophy, malgré cette délocalisation en Méditerranée, les équipages ont retrouvé des conditions lémaniques pour ces ultimes régates de la saison avec une brise très légère et une mer plate.

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Jeudi, c’est Zen Too qui a le mieux débuté avec une seconde place et une victoire, le catamaran barré par Fred Le Peutrec pointait en tête devant Foncia à l’issue de ces deux manches de la première journée, le skipper français était bien évidemment très satisfait : « Ce matin, nous avions bien lu le plan d’eau, nous croyions avoir bien compris comment cela fonctionnait et cela c’est vérifié pendant les manches. Tous les petits bonus, notamment les manches de second à Beaulieu-sur-Mer, ont mis l’équipage en confiance sur notre capacité à réaliser des performances. Nous sommes arrivés ici en étant persuadé que nous pouvions en faire. Maintenant, il faut les enchaîne. Il reste trois jours, mais c’est la dernière étape, il faut tout donner. C’est bien de commencer comme cela même si c’est loin d’être fini»

Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia débutaient également bien cette étape avec une victoire et une troisième place, permettant de conforter leur première place au classement général. Leur adversaire direct pour la victoire sur ce championnat de D35, Alinghi, avait mal débuté avec une cinquième et une huitième place, sur cette première journée, l’équipage de Dona Bertarelli, sur Ladycat, confirmait sa bonne forme en pointant en quatrième place derrière le CER.

Lors de la seconde journée, Michel Desjoyaux reprenait la tête de cette étape avec une victoire et une sixième place : « Nous avons pu faire deux manches ce qui n’est pas inintéressant. A la première, nous prenons un super départ qui nous a permis d’aller là où nous voulions. Nous étions d’ailleurs étonnés que personne ne veuille faire la même chose que nous. L’équipage avait une bonne fluidité. D’être devant amène toujours un peu de sérénité et de motivation. La seconde manche c’est moins bien passée, mais ça nous permet de nous remettre en question et de nous rappeler que ces régates ne sont pas faciles ».

Zen Too, le multicoque de Guy de Picciotto arrivait à se maintenir à la seconde place de cette étape malgré deux manches moyennes, comme l’explique le skipper, Fred Le Peutrec : « Nous n’avons pas vraiment réussi à nous placer pour aller du bon côté du plan d’eau. Nous savions qu’en décrochant de la droite, nous allions perdre. Il n’y a pas de panique, nous sommes toujours en bonne position. Nous avons eu un petit déclic quand même, c’est fragile, c’est tout frais, mais c’est là. Nous pouvons réellement prétendre jouer pour la gagne. »

Alinghi, qui avait mal débuté le rendez-vous est revenu lors de cette seconde journée, avec une troisième place et une victoire, permettant à l’équipage d’Ernesto Bertarelli de prendre la 3ème place du provisoire. Pierre-Yves Jorand, régleur sur Alinghi : « Aujourd’hui nous avons fait deux belles manches dans des conditions solides, nous sommes clairement plus à l’aise quand c’est un peu plus appuyé. Les départs étaient importants, nous avons notamment réussi un superbe départ bâbord lors de la seconde manche qui nous a solidement installé en tête. En plus nous avions une bonne vitesse et nous avons réalisé de bonnes manœuvres. Avec quatre points, c’est une bonne journée. »

La quatrième place est occupée par les jeunes marins du CER Carrefour Prévention, qui devancent Ladycat de Dona Bertarelli à la cinquième place. Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist est sixième devant Veltigroup de Marco Simeoni qui voit s’éloigner la seconde place du Vulcain Trophy.

Aujourd’hui les courses ont été annulées du fait de l’absence de vent, les Decision 35 et leurs équipages se retrouveront sur l’eau demain pour les ultimes manches de ce Vulcain Trophy, ce qui permettra de désigner le vainqueur de cette saison.

Michel Desjoyaux reçoit son MOD 70

Ce matin, le MOD70 N°03a été mis à l’eau à Lorient. Il porte les couleurs de Foncia, son skipper Michel Desjoyeaux revient donc sur multicoque avec ce nouveau trimaran monotype après de nombreux succès en ORMA.
Après différents tests de structures, le skipper et son équipe convoieront le bateau à Port la Forêt qui sera le port d’attache du trimaran.

Michel Desjoyeaux  : «Entre les deux baies (ndlr : Lorient et Concarneau), c’est une heure de navigation à 25 nœuds de moyenne. Donc, on ne va pas se priver… J’ai toujours dit que les multicoques sont les plus belles machines de course au large. Je me suis concentré un temps sur un autre objectif, le Vendée Globe 2008-2009, mais j’avais toujours ancré cette passion du multicoque… La création du circuit des MOD70 a été plus qu’une opportunité, puisque nous avons été, avec Foncia, un des premiers à annoncer notre intention d’y participer. Ce sont des machines fabuleuses. Se battre à armes réellement égales est quand même très satisfaisant sur un plan strictement sportif. Ça donne plus d’importance aux marins, on replace l’homme au cœur de l’action. La différence se fera sur l’utilisation de la machine. »

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Franck David : « Chacune des mises à l’eau est un moment particulier qui marque la fin d’un chantier pour notre équipe et le début de l’aventure pour le team qui reçoit son MOD70 et pour lequel l’aventure va démarrer sur l’eau. Aujourd’hui, c’est autour de Foncia, le MOD70 N°03. Nous souhaitons à Michel Desjoyeaux et à toute son équipe une bonne prise en mains de leur trimaran et beaucoup de plaisir sur l’eau ! Ca ne serait tardé d’ailleurs puisque dans un mois et demi, lors des Krys Match, nous aurons le loisir de voir les trois premiers MOD70 évoluer ensemble aux côtés de Sébastien Josse et de son équipage qui réceptionneront leur MOD70 N°04, Groupe Edmond de Rothschild, quelques semaines plus tard. »

Le sponsor et le skipper du MOD n°5 devraient être dévoilés bientôt, il s’agirait à priori d’un projet anglo-saxon. En ce qui concerne le projet de Morocco United, dévoilé en avril 2011, celui-ci semble abandonné, en effet, l’armateur et Marco Siméoni, président de Multi One Design avaient signé un contrat pour le MOD 6, mais celui-ci vient d’être vendu à Oman Sail.

Premiers test en flotte à la Trinité en octobre pour les MOD 70

Les premières confrontations officielles entre les premier exemplaires des trimarans MOD 70 auront lieu à l’occasion des KRYS MATCH les 6, 7 et 8 octobre prochain, Race For Water, Veolia Environnement et Foncia – les trois premiers trimarans monotypes de 70 pieds mis à l’eau – feront leur show en compagnie de Gitana 11 – trimaran prototype de 77 pieds armé par le Baron Benjamin de Rothschild, que le team utilise en attendant la mise à l’eau de son MOD70 N°04.

Ces quatre bateaux régateront sur des runs de vitesse, et des parcours côtiers dans la baie de Quiberon.

Yves Normand, Maire de la Trinité sur Mer : « La Trinité sur Mer est un écrin pour la voile de plaisance, mais aussi pour de nombreux bateaux emblématiques de la course au large. Après avoir vu naître et se développer les premiers multicoques, La Trinité sur Mer est encore aujourd’hui le port d’attache de certaines des plus belles références du moment. Les MOD70 s’inscrivent bien dans la continuité de la légende des multicoques, et leur escale à La Trinité sur Mer sera un témoignage supplémentaire de notre ambition de rester un des ports de référence de la course au large. Cette série promet de faire beaucoup parler d’elle et nous sommes honorés de participer au premier évènement qui la porte sur les fonts baptismaux. Nous saurons réserver le meilleur accueil aux 3 premières unités de la série ainsi qu’à tous les acteurs du circuit. Bienvenue à La Trinité sur Mer les 6, 7 et 8 octobre prochains ! »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Nous sommes très heureux que la Trinité sur Mer nous soutienne pour les KRYS MATCH. Cette ville est parfaitement adaptée à l’accueil d’événements nautiques ; son savoir faire ainsi que celui de sa société nautique (S.N.T) sont un véritable gage de réussite sportif. Avec le soutien des élus et, j’en suis certain, celui du public trinitain, les MOD70, au travers des KRYS MATCH, vont vivre un premier rendez-vous intense et convivial. »

Les premiers bords à deux bateaux ont déjà eu lieu en début de semaine, entre Race for Water et Veolia, en baie de Lorient.
Race For Water, le MOD70 N°01 skippé par le suisse Stève Ravussin, a depuis pris la direction Kiel, puis la Suède où il participera à sa première compétition : la Stockholm Gotland Runt.

Quant au Veolia Environnement de Roland Jourdain, il a rejoint son port d’attache, Concarneau,  hier après midi après une série de tests à Lorient.
Stève Ravussin, skipper de Race For Water : « Depuis la mise à l’eau, fin mars, de Race For Water, nous avons enchaîné les sorties devant Lorient. Beaucoup se sont faites dans du petit temps, ce qui était très bien pendant la période de mise au point. Aujourd’hui, on a tiré quelques bords à côtés de Veolia Environnment ! Le début d’une belle histoire !! »

Roland Jourdain, skipper de Veolia Environnement : « Ce début de semaine est vraiment symbolique pour toute l’équipe de Veolia Environnement puisque nous nous sommes lancés dans la phase des navigations ! Lundi, la sortie était davantage une prise en main ; et ce dans des conditions pas si simples pour un début, un peu de mer avec 20 nœuds de vent ! Mais tout s’est bien passé ! Nous sommes rentrés à bon port ! Mardi, nous avons tirés quelques bords avec le MOD70 N°01 dans des conditions plus maniables avant de convoyer Veolia Environnement hier vers notre port d’attache Concarneau. »