Le Gitana Team lance la construction d’un maxi multicoque

Le Gitana Team a annoncé hier le lancement de la construction d’un maxi multicoque en fin d’année, pour une livraison au printemps ou à l’été 2017.
Le chantier Multiplast se chargera de la construction du bateau, la taille devrait être comprise en 31 et 35m, le plus probable étant 32m soit 105′, ce qui permettrait son intégration au collectif Ultim.

L’objectif principal de ce maxi-multicoque sera le tour de monde, que ce soit en équipage ou en solitaire. Par ailleurs le Gitana Team, fort de son expérience sur le Multi 70, souhaite construire un multi qui permettra des phase de vol dans certaines conditions (ce qui semble également être l’objectif de Macif et Banque Populaire).
La première course du futur multi devrait être la Route du Rhum 2018.

Cyril Dardashti, directeur général de l’écurie : « Grâce au soutien et à la volonté d’Ariane et de Benjamin de Rothschild, mais aussi des collaborateurs du Groupe Edmond de Rothschild, le Gitana Team se lance dans l’aventure d’un géant des mers. C’est une chance incroyable pour l’équipe de pouvoir s’engager dans cette voie d’autant que notre objectif est bien de lancer la conception d’un maxi-multicoque polyvalent en nous appuyant sur les récentes avancées technologiques en matière d’appendices mais en les transposant au large. Nous sommes aux portes d’une nouvelle génération de bateaux et c’est pourquoi même si les équipes de conception y travaillent déjà depuis de nombreux mois, il nous reste encore beaucoup de points à entériner avant le début de la construction fixé à la fin de l’année 2015.»

Le bureau d’études du Gitana Team, dirigé par Antoine Koch, a confié la conception de son futur bateau à Guillaume Verdier et à son équipe. Ils seront épaulés par Bobby Kleinschmit et la société Pure Design, qui officient habituellement au sein du Team New Zealand.

L’équipe continuera à s’appuyer sur l’expérience acquise sur le Multi 70 qui poursuit sa campagne de test sur les nouveaux appendices (foils en L et en C et safrans en T).

Sébastien Josse : « Lors de la Route du Rhum, les gains observées sur la plateforme ont été vraiment encourageants mais les safrans en T n’étaient qu’un pas vers notre objectif. Car sustenter un trimaran de 70 pieds au large et en solitaire est déjà un vrai challenge mais le faire voler est encore autre chose ! Avec cette version 2015, nous entrons dans une autre dimension, une période de mise au point et de tests indispensables pour la suite des projets du Gitana Team. Les études et simulations théoriques sont capitales mais elles ne seront jamais suffisantes car rien ne remplace la pratique. Nous avons une chance incroyable de pouvoir tester les pistes architecturales au réel sur le Multi70 Edmond de Rothschild. Il y a encore tellement d’inconnus dans le comportement des nouveaux dans une mer formée et sur une longue distance, que toutes nos navigations nous permettent d’enregistrer des données plus que précieuses.»

Le GC32 du Gitana Team, qui permet également aux marins d’appréhender le vol sur multicoque sera engagé sur le Bol d’Or Mirabaud qui se déroulera le 13 juin sur le lac Léman.

 

Le mercato continue pour les ultimes

Après Groupama 3 cédé à la Banque Populaire pour la Route du Rhum, Banque Populaire V vendu à Spindrift racing, c’est à Sodeb’O d’acquérir un nouveau multicoque.

Thomas Coville, le skipper du trimaran de 105′ Sodeb’O était intéressé par Groupama 3, cependant la vente n’avait pas abouti et c’est Armel le Cléac’h qui a hérité du maxi vainqueur de la Route du Rhum 2010.

Il semblerait que le multi actuel Sodeb’O ait été vendu à Ken Read (info dévoilée sur SeaSailSurf), sans bateau pour la suite de son programme, Thomas Coville a donc jeté son dévolu sur Géronimo, le bateau de Kersauson, qui attendait un acquéreur depuis de nombreuses années

D’après le Télégramme, le tri devrait rejoindre le chantier Multiplast pour un refit et une adaptation au solitaire.

Groupama 3 sous les couleurs de Banque Populaire sur la Route du Rhum 2014

Ouest France vient de confirmer dans son édition numérique un bruit de ponton qui court depuis quelques mois ; Banque Populaire serait en train de finaliser l’achat du maxi trimaran Groupama 3 (vainqueur de la dernière Route du Rhum avec Franck Cammas), afin de l’aligner sur la plus connue des transats en solitaire l’année prochaine.

Thomas Coville, le skipper de Sodeb’O avait également des vues sur le bateau, mais son sponsor ne pouvait suivre financièrement. C’est donc la Banque Populaire qui sera présente sur la Route du Rhum avec ce bateau, reste à trouver un skipper pour mener le multi.

Quant à l’autre multicoque de la banque, Banque Populaire 5, il est toujours en vente, plusieurs équipes semblent intéressées pour retenter un Trophée Jules Verne.

Première sortie pour le Maxi Prince de Bretagne

Lionel Lemonchois et son équipe ont fait leur première sortie, sur le trimaran de 80′ Prince de Bretagne, avant hier au large de Lorient dans des conditions clémentes.

Cette sortie intervient un peu plus de deux mois après la mise à l’eau et un mois et demi après le mâtage du multicoque, le temps pour le team Prince de Bretagne de peaufiner les réglages du bateau, l’équipe devrait maintenant enchainer les navigations d’essais avant que le skipper ne puisse entreprendre les premières sorties en solitaire en vue de sa préparation à la Route du Rhum 2014.

© Prince de Bretagne

L’ex Gitana 12 (et Bonduelle) va de nouveau changer de propriétaire

L’ancien 60′ ORMA, ex Gitana 12, ex Bonduelle, qui a été allongé à 72′ par l’équipe d’Artemis Racing, afin de tester l’aile de leur AC72, va de nouveau changer de propriétaire.

En effet le trimaran aurait été acheté par John Sangmeister, un américain déjà propriétaire d’un Formule 40, celui-ci devrait s’aligner sur la Transpac 2013 avec entre autre Gino Morrelli, Cam Lewis, Jacques Vincent à bord.

Le trimaran avait été transporté aux Etats Unis avec son gréement conventionnel en même temps que la plate forme de l’AC72 de l’équipe suédoise, on devrait retrouver le trimaran qui devrait être renommé Tritium sur les classiques américaines.

Thomas Coville établit le temps de référence en solo sur la Méditerranée

Thomas Coville aura traversé la Méditerranée (Marseille-Carthage) en 25 heures 36 minutes 36 secondes à une moyenne de 17,62 noeuds.

Le skipper espérait initialement réaliser cette traversée en une vingtaine d’heures, mais quelques grains au niveau de la Sardaigne et sur l’arrivée en Tunisie l’ont ralenti, ainsi qu’un choc intervenu cette nuit, comme l’explique le skipper : ‘’Je ne sais pas ce que le safran a touché mais j’ai gardé quelque chose qui a ralenti le bateau pendant au moins quatre heures,”

© Gilles Martin-Raget/Sodebo

 

Réaction de Thomas Coville à l’arrivée :

‘’La Méditerranée est toujours plus difficile que l’on s’y attend. Les routages théoriques donnaient de 20 à 22 heures. J’ai traversé en 25 heures, ce qui parait simple mais ce parcours est plein de pièges.

Parmi les grandes difficultés, il faut éviter de chavirer et, cette nuit, il y avait tous les ingrédients pour se retrouver à l’eau au milieu de la Méditerranée. Une mer très hachée se forme avec le mistral. Elle peut surprendre et faire culbuter le bateau par l’avant. J’avais un peu de marge mais cela a quand même été très chaud par deux fois.

Outre mon problème de safran qui m’a fait ralentir (voir news précédentes), je pense que pour gagner du temps, il faut parfaitement négocier la sortie de Marseille en visant comme nous l’avons fait un top départ ni trop tôt ni trop tard, afin de garder une mer maniable. Ensuite, il faut bien gérer la transition sous la Sardaigne où j’ai été pris sous plusieurs grains orageux que ne voient pas les routages. Et enfin, j’ai aussi été pris dans un bon grain en arrivant sur Carthage.

Mon prochain objectif ne sera pas d’améliorer ce chrono mais de nous attaquer cet automne avec Sodebo à la transatlantique entre Cadix (Espagne) et San Salavador (Bahamas), sur la Route de la Découverte de Christophe Colomb.

Là, je vais faire une petite sieste. On va faire demi-tour avec mes deux équipiers qui m’ont rejoint et rentrer sur Marseille. Cela s’annonce un peu à saute-moutons sur les vagues, car c’est comme au ski, une fois descendu, il faut remonter ! Nous arriverons samedi ou dimanche je pense.”

Départ de record de la Méditerranée pour Thomas Coville

Le skipper du maxi trimaran Sodebo a largué les amarres cette après midi et à pris le départ du record de la Méditerranée entre Marseille et Carthage à 14h48’36 » dans un vent soutenu qui va forcir durant la nuit, Thomas Coville a franchi la ligne de départ avec deux ris dans la grand voile et le Solent à l’avant.

©Gilles Martin-Raget/Sodebo

Les conditions sont donc musclées pour ce record en solo avec une mer hachée sous l’influence du fort mistral. Pour battre le record, le skipper devra parcourir les 458 milles qui le sépare de la Tunisie en une vingtaine d’heures afin d’établir un temps de référence en multicoque et en solitaire.

Thomas Coville avant le départ :
« Ce matin, je sentais monter la petite pression liée au fait de repartir en solo, c’est bon signe. Cela fait un peu plus d’un an que je n’ai pas mené seul Sodebo. J’ai beaucoup navigué ces derniers temps mais en équipage. L’exercice du solitaire n’est pas anodin et j’ai envie d’y aller.

En me réveillant à l’Estaque ce matin, j’avais une vue superbe sur la rade où il n’y avait pas de vent. Cela aurait pu faire douter certains mais c’est déjà en train de s’installer, on sent déjà les bouffes qui descendent de la montagne derrière nous.

J’ai toujours pris la Méditerranée très au sérieux, c’est une mer que je ne connais peu. Cela s’est révélé être une épreuve à chaque fois et j’ai toujours ressenti ce besoin d’être sur mes gardes. Ce run va être musclé et sportif. Dès le départ, il faut avoir une bonne trajectoire dans le bon tempo au portant avec la mer qui se forme. Plus on s’écarte de la terre, plus ça rentre fort. L’idéal serait de faire le bon choix de voile d’avant tout de suite pour ne pas avoir à la changer pendant la traversée parce que c’est de l’énergie mais surtout du temps perdu.

Ce qui l’emporte, c’est vraiment le plaisir de revenir sur mon bateau et de repartir à la conquête de ces records et de cette aventure qui ne me lâche jamais avec Sodebo. Il n’y a pas beaucoup de bateaux à voiles sur la planète qui ont la capacité de traversée la Méditerranée en une journée. On est dans le temps des ferries par contre je n’emmène personne à bord et je ne consomme pas non plus de gasoil. Demain, on sera en Tunisie, c’est aussi le côté voyage et décalé de ces records.

Plus on navigue et plus l’expérience sert à être vigilent et humble. Sauter d’un bateau à l’autre permet d’aiguiser son sens marin, de garder toujours le niveau technique et sportif. Si je n’avais pas navigué depuis six mois, ce serait comme un cycliste ou un coureur, j’aurais perdu mes sensations et là, j’aurais beau avoir passé je sais pas combien de fois le Cap Horn, je ne serais pas au meilleur de moi-même pour autant. »

Première sortie pour l’AC72 d’Oracle Racing, premier vol pour celui d’ETNZ

Le defender de la Coupe de l’America, l’équipe américaine d’Oracle Racing a dévoilé son catamaran AC 72 la semaine dernière. Rappelons que celui d’Emirates Team New Zealand navigue depuis un mois dans le golfe d’Hauracki, alors que celui d’Artemis est à San Fancisco en attente de son aile (qui avait été endommagée à Valence alors qu’elle était testée sur la plate forme d’un trimaran ORMA allongé à 72′).

Si les deux multicoques néo-zélandais et suédois semblent assez proches dans les grandes lignes, celui des américains apparaît comme le plus radical. En effet le catamaran américain semble avoir bénéficié d’une  grosse recherche sur l’aérodynamique de la plate forme, avec des bras de liaison carénés, une « mini » coque centrale qui reprend les efforts (reprenant le principe de ce qui se fait sur les Decision 35), ce qui permet de se passer de martingale sous le catamaran. A noter également le système de barre surprenant pour un bateau de cette taille, puisque le skipper dispose d’une barre franche, avec un système de tringlerie qui court sur le bras arrière et permet au skipper de passer d’un bord sur l’autre sans lacher sa barre.

© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

Côté appendices, les américains ont repris ce qui avait été testé sur les AC45 avec des dérives droites qui se terminent par un winglet,  donnant une forme de « L » à l’ensemble, pour les safrans, ils ont comme les néozéd choisi des profils en « T » afin d’apporter de la portance à l’ensemble combiné à l’effet des dérives qui agissent également pour faire décoller le bateau.

L’équipage mené par James Spithill a donc effectué une première sortie sur USA17 en baie de San Francisco, celle-ci a permis une première prise en main du bateau qui semble assez facilement décoller la coque au vent, cependant cette sortie a été écourtée par la casse d’une dérive, d’après les photos de SurfCityRacing, il semblerait que ce soit la dérive sous le vent qui ait subi des dommages, le bateau est donc retourné en chantier et ne devrait en sortir qu’après plusieurs semaines.

Côté néo-zélandais, l’équipage d’Emirates poursuit ses navigations en baie d’Hauracki, après quelques photos diffusées sur le réseaux sociaux où l’on pouvait voir le bateau en « vol », l’équipe a choisi de dévoiler officiellement les possibilités de son bateau lors d’un media day, où l’on peut voir le bateau déjaugé et naviguer uniquement sur le foil sous le vent et ses deux safrans équipés de plans porteurs, les équipages des AC72 ne disposent pas de système permettant de contrôler l’assiette du bateau, on peut donc penser que le positionnement de l’équipage sera primordial. Bien entendu les AC72 des autres équipes devraient être capable des mêmes performances, cette 34ème édition de la Coupe de l’America devrait donc être spectaculaire.

Copyright Chris Cameron / Emirates Team New Zealand

Quelques vidéos à voir : sur TVNZ, 3news.

Confrontation entre 60′ ORMA aux antipodes

La Semaine de Hamilton Island  vient de se terminer au nord est de l’Australie. Deux 60′ ORMA se confrontaient dans le cadre de cette semaine de régates, l’ancien Géant, désormais Team Vodofone basé à Auckland (NZ) et l’ex Banque Populaire IV, Team Australia barré par Sean Langman et basé à Sydney.

L’équipage de ce dernier a connu une avarie aujourd’hui, puisque le trimaran a talonné dans un chenal alors que l’équipage essayait d’éviter une baleine, la dérive a été cassée lors de cet incident, l’équipe devrait réaliser quelques travaux porvisoires avant de convoyer le multicoque vers son port d’attache où il entrera en chantier.

C’est donc Team Vodafone qui s’impose lors de cette Hamilton Island Race Week avec quatre victoires de manches sur six courues.

© Andrea Francolini

Départ possible demain pour Banque Populaire V

Loick Peyron et son équipage ont convoyé leur maxi trimaran Banque Populaire 5 à Brest lundi, le multicoque ne devrait pas tirer longtemps sur ses amarres avant de s’élancer autour du monde, en effet, le skipper et les routeurs envisagent un départ demain avec un passage de la ligne de départ du Trophée Jules Verne au large de Ouessant dans l’après midi.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Cette fenêtre ne semble pas idéale, mais devrait être tentée, ce qui permettrait à l’équipage de faire demi-tour si elle s’avérait insuffisante, les explications de Loick peyron, le skipper du maxi trimaran : « Nous avons décidé avec Ronan Lucas (directeur du Team Banque Populaire) de convoquer l’équipage à Brest, car nous observons depuis une semaine déjà une fenêtre de tir possible. Nous regardons très attentivement les systèmes météo dans l’Atlantique Nord et l’Atlantique Sud et constatons que les prévisions dans le Sud sont très bonnes à 10-12 jours mais qu’en revanche il y a une sorte d’irrégularité dans les prévisions de l’Atlantique Nord. Il y a encore quelques jours la situation était bonne, mais elle se dégrade au fil du temps. Notre problématique actuelle est la suivante : pour le moment nous n’avons que très peu de vent pour partir de Ouessant (alors qu’en général on part dans des conditions de brise pour un Jules Verne), et si nous n’arrivons pas à « décoller » assez vite de cette zone, nous nous retrouverons bloqués au niveau des Canaries. Maintenant, il y a tout de même une opportunité, un petit trou de souris à saisir, car si on arrive à « décoller » de Ouessant, on pourra réussir à attraper la dépression à temps et arriver à l’Équateur puis dans le Sud dans de très bons temps.

Ce qui est probable, c’est que nous prenions du retard au début, car la situation en Atlantique Nord nous oblige à tricoter, mais nous sommes prêts à prendre ce risque car il peut en valoir la peine ! Enfin, nous gardons à l’esprit, comme je l’ai toujours dit, qu’un retour au ponton sans franchissement de ligne est possible, de même qu’après avoir franchi la ligne, nous pouvons constater que nous sommes vraiment trop en retard et que nous n’arriverons pas à attraper la bonne situation dans l’Atlantique Sud, nous déciderons donc de rentrer à Brest. Nous sommes début novembre, nous pouvons donc nous permettre de partir et revenir dans moins d’une semaine. »