Le sixième MOD mis à l’eau jeudi

Le MOD70 Oman Sail aété mis à l’eau le jeudi 12 avril à la BSM de Lorient, sous les yeux de son skipper Sidney Gavignet et de son équipe. Les membres de l’équipage avaient déjà eu l’occasion de se familiariser avec le bateau en naviguant une semaine sur Race For Water, le MOD 70 de Steve Ravussin, loué par l’équipe omanaise pour l’occasion.

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 OMAN SAIL : « Ce projet OMAN SAIL me tient à cœur et le soutenir est un véritable honneur. L’idée du Sultanat est de créer une industrie voile parallèlement à celle du tourisme afin de développer les emplois. Au sein de notre équipe, il y a des navigants omanais qui s’ouvrent sur le monde maritime. Aujourd’hui, notre histoire se poursuit avec la mise à l’eau d’OMAN SAIL et je lis dans les yeux de mes équipiers beaucoup d’émotion. C’est une grande première pour nous tous, un moment émouvant et à part. »

L’équipage du MOD70 Oman Sail naviguera dans les semaines qui viennent afin de finaliser  la sélection de l’équipage qui participera à la KRYS OCEAN RACE dont le départ sera donné dans 3 mois et à l’European Tour.

Sidney Gavignet : « OMAN SAIL est le petit poucet de la flotte puisqu’il est le dernier bateau à être mis à l’eau avant la KRYS OCEAN RACE. Il nous reste effectivement un peu moins de trois mois de préparation. Cependant, nous avons navigué à bord de Race for Water et réalisé un stage de sécurité ces dernières semaines. Nous allons désormais poursuivre cet apprentissage à bord d’OMAN SAIL. A venir un stage à Port La Forêt avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild dans deux semaines puis à suivre une semaine d’entraînement au large avec un système de quart la nuit et toute une batterie d’enregistrements de données au cours des journées.
Certes, les autres équipes sont plus expérimentées mais l’équipage OMAN SAIL est bon. Notre objectif pour cette première course est de la terminer et de faire notre maximum pour figurer à la meilleure place. »

Le prochain trimaran monotype à être mis à l’eau sera Paprec-Virbac 70 en juillet, il sera skippé par Jean Pierre Dick.

Le parcours de l’European Tour dévoilé

Le premier European Tour de la série des MOD70 qui aura lieu du 29 août au 7 octobre 2012 a été dévoilé aujourd’hui au salon nautique de Düsseldorf.
Les équipages auront près de 5000 milles à couvrir en quatre étapes de ralliement en course au large et cinq city races dans chacune des villes étapes.

Les six MOD70 et leurs équipages partiront de Kiel en Allemagne, la première étape vers la côte est de l’Irlande, après un passage par le nord des Iles Shetlands. La seconde étape emmènera les équipages vers Cascaïs au Portugal pour une escale de huit jours.

La troisième étape permettra aux MOD70 de rejoindre les côtes françaises avec une arrivée d’étape et une city race à Marseille du 23 au 30 septembre.
L’ultime étape de l’European Tour 2012 entrainera les MOD70 dans une grande boucle autour des îles de la Corse et de la Sardaigne avant une remontée à destination dun port italien donnant sur la mer de Ligurie…


Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « Nous sommes heureux aujourd’hui de pouvoir présenter la première édition du parcours autour de l’Europe, à bord des MOD70. Depuis 2009, nous oeuvrons pour la constitution d’une classe monotype et d’un circuit cohérent pour les coureurs, les armateurs et nos partenaires. Dans le contexte économique actuel européen, les choses ne sont pas aisées mais finalement nous y sommes parvenus. Les villes de Kiel, de Marseille et de Cascaïs sont les trois premières villes à s’être engagées à nos côtés. Les contrats avec les deux dernières villes concernées seront signés dans les jours à venir. 5000 milles, 5 pays, 5 villes étapes et 5 City races, ce MOD European Tour va être riche au niveau sportif et aussi culturel ! Grâce à la monotypie qui garantit l’équité sportive, nous allons assurément assister à de belles confrontations nautiques entre les équipages MOD70 engagés cette saison 2012. »

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Cet European Tour 2012 version MOD70 sera la seconde épreuve de la saison. Il sera plus long et plus intense que la Krys Ocean Race mais gageons que l’équipage de Foncia sera rodé! En plus, le Tour de l’Europe ne m’est pas totalement inconnu puisque j’ai couru à bord de Crédit Agricole, le bateau vainqueur, la première édition en 1985. Puis, à nouveau en 1993, à bord de la Poste. C’est toujours très passionnant car il y a de nombreux passages intéressants à négocier. Le plan d’eau mérite vraiment d’être connu! Cette alternance d’étapes offshore et d’épreuves in shore me plait puisqu’il va nous permettre de faire découvrir le MOD 70 Foncia à différents invités lors des escales. Ces moments de partage et d’échanges à bord de nos fabuleuses machines sont toujours riches et intéressants.  »

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Sail : « Nos MOD70 sont capables de parcourir de grandes distances en peu de temps ; il sont vraiment taillés pour ce type de parcours autour de l’Europe ! De mon côté, j’ai déjà eu l’opportunité de courir deux courses de l’Europe en 1993 et en 1997. J’en garde d’excellents souvenirs avec de belles bagarres sur l’eau. Je ne m’attends pas à moins lors de cette édition.
Cet European Tour correspond vraiment à ce que recherche mon partenaire OMAN qui souhaite promouvoir le tourisme dans le sultanat auprès du public européen. »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « Je suis plutôt un habitué des transatlantiques. Ce sera ma première participation à un tour de l’Europe. Je suis très enthousiaste à l’idée de mener mon MOD70 Spindrift racing sur ce parcours qui va me permettre de découvrir des plans d’eaux, notamment sur la première étape entre Kiel et l’Irlande. Egalement une première pour moi, cette alternance de courses offshore et de courses in shore et, qui plus est, sur un mois ! Le rythme va être soutenu et il nous faudra être réguliers et performants quelque soit le format de course. »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « C’est une navigation qui s’annonce passionnante…A l’époque déjà en multi et, aussi en mono, tous les coureurs adoraient. Au niveau sportif c’est un super mélange de large et de parcours côtiers. A bord du MOD70 Veolia Environnement, on va se régaler, c’est certain ! »

 

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « L’Allemagne est un grand pays de navigateurs qui a une place particulièrement importante sur la carte de l’Europe ; je suis donc très heureux et fier de débuter ce premier European Tour à Kiel. Aventure, vitesse et adrénaline, un mélange de régates hauturières et de city races spectaculaires à armes égales … c’est tout ce que j’aime ! En plus de la compétition sportive, je me réjouis de pouvoir sensibiliser les gens et les enfants sur les problèmes de l’eau… avec le MOD70 RACE FOR WATER ambassadeur de la Fondation Multi One Attitude, nous allons porter ce message aux quatre coins de l’Europe et nous battre pour faire des courses magnifiques. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « L’European Tour propose un programme ambitieux et sera une course difficile. Durant trois semaines, nous allons enchaîner les parcours au large et les city race à un rythme soutenu et les équipes auront très peu de temps pour souffler. Ce deuxième événement de la saison 2012 révèlera l’endurance des équipages et leur capacité à s’adapter aux changements d’exercices. Le tracé Nord – Sud de la course devrait nous offrir des conditions très variées. La partie Nord peut nous proposer des conditions vraiment musclées à cette époque de l’année tandis que la deuxième partie, dans le Sud de l’Europe, devrait s’avérer plus clémente ; mais c’est uniquement une hypothèse car la Méditerranée n’est jamais avare de surprise et pourrait très bien nous dérouler un tout autre scénario. Le Tour de l’Europe sera intense avec un plateau de six équipages affûtés après la Krys Ocean Race.»

 

Calendrier des escales :

Kiel (Allemagne) du 29 août au 2 septembre
Irlande du 5 au 9 septembre
Cascaïs (Portugal) du 12 au 20 septembre
Marseille (France) du 23 au 30 septembre
Italie du 3 au 7 octobre

Marc Thiercelin à la barre de l’ancien Oman Sail

Il semblerait que Marc Thiercelin soit débarqué du programme de DCNS après la Transat Jacques Vabre qu’il disputera en double en 60′ IMOCA avec l’ancien skieur Luc Alphand, le skipper aurait acheté l’ex Oman Sail, le maxi trimaran mené par Sidney Gavignet sur la dernière Route du Rhum et sistership de Sodeb’O.

Marc Thiercelin serait donc à la recherche de sponsors pour terminer les réparations de ce trimaran, fortement endommagé après son chavirage de 2010 (coque centrale et bras de liaison tribord), et s’enger sur un projet de tour du monde par les deux pôles.

L’agenda du Krys Match

Les KRYS MATCH, première confrontation officielle des MOD 70 aura lieu du 6 au 8 octobre,  à la Trinité sur Mer. Les trois premiers MOD seront présents, avec leurs skippers et l’équipage : Michel Desjoyeaux sur Foncia, Roland Jourdain sur Véolia Environnement, Stève Ravussin sur Race For Water, Sébastien Josse le skipper du futur Gitana XV sera également présent sur Gitana 11, l’ex ORMA allongé à 77′ ; tout comme Sidney Gavignet qui skipper le trimaran de l’Oman Sail (MOD n°6), et Yann Guichard qui aura la barre de Spindrif Racing (MOD n°5).

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Les KRYS MATCH constitueront l’événement inaugural du Multi One Championship, le véritable lancement de ce dernier aura lieu en juillet 2012 lors de la KRYS OCEAN RACE, transat en équipage qui s’élancera de New York (USA) pour rallier Brest (France).

Cette exhibition permettra de valider les formats des courses d’exhibition qui seront courues lors des différentes escales des MOD 70 :
• Les parcours techniques type « RACE » avec départ et arrivée à 90° du vent, au reaching.
• Les Speed Match – runs de 10 minutes en duel
• Les Raids – parcours plus long s’apparentant davantage à un parcours côtier

Le programme des Krys Match et l’organisation

– Les KRYS MATCH se courent du jeudi 6 octobre au samedi 8 octobre 2011.
– La flotte est amarrée sur la panne Loïc Caradec, derrière la capitainerie à compter de mercredi 5 octobre 12h00.
– Race for Water et Gitana 11 sont en entrainement sur zone dès lundi 3 octobre.
– Les arrivées de Veolia Environnement et Foncia sont prévues mercredi 5 octobre dans la matinée.
– Les régates sont visibles depuis la pointe de Kerbihan, à la Trinité sur Mer, chaque après-midi de 14h00 à 18h00 ou depuis un écran géant dans le village.
– Les KRYS MATCH sont des courses in shore en équipage de 8 marins.
– Le village des KRYS MATCH est installé près de la capitainerie du port de la Trinité sur Mer.
– L’espace de la Fondation Multi One Attitude accueille le public de 10h00 à 19h00.

Un nouveau site internet est mis en ligne dès aujourd’hui, il permettra de suivre les résultats et les différentes news,ainsi que les régates en live : www.krys-oceanrace.com, à suivre également sur lapage Facebook https://www.facebook.com/KrysOceanRace ou sur twitter : http://twitter.com/#!/MOD70


L’agenda trinitain :

Jeudi 6 octobre
13h00 18h00 City Races et speed match

Vendredi 7 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 18h00 City Races et speed match

Samedi 8 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 16h00 City Races et speed match
17h30 Remise de prix

Michel Desjoyaux reçoit son MOD 70

Ce matin, le MOD70 N°03a été mis à l’eau à Lorient. Il porte les couleurs de Foncia, son skipper Michel Desjoyeaux revient donc sur multicoque avec ce nouveau trimaran monotype après de nombreux succès en ORMA.
Après différents tests de structures, le skipper et son équipe convoieront le bateau à Port la Forêt qui sera le port d’attache du trimaran.

Michel Desjoyeaux  : «Entre les deux baies (ndlr : Lorient et Concarneau), c’est une heure de navigation à 25 nœuds de moyenne. Donc, on ne va pas se priver… J’ai toujours dit que les multicoques sont les plus belles machines de course au large. Je me suis concentré un temps sur un autre objectif, le Vendée Globe 2008-2009, mais j’avais toujours ancré cette passion du multicoque… La création du circuit des MOD70 a été plus qu’une opportunité, puisque nous avons été, avec Foncia, un des premiers à annoncer notre intention d’y participer. Ce sont des machines fabuleuses. Se battre à armes réellement égales est quand même très satisfaisant sur un plan strictement sportif. Ça donne plus d’importance aux marins, on replace l’homme au cœur de l’action. La différence se fera sur l’utilisation de la machine. »

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Franck David : « Chacune des mises à l’eau est un moment particulier qui marque la fin d’un chantier pour notre équipe et le début de l’aventure pour le team qui reçoit son MOD70 et pour lequel l’aventure va démarrer sur l’eau. Aujourd’hui, c’est autour de Foncia, le MOD70 N°03. Nous souhaitons à Michel Desjoyeaux et à toute son équipe une bonne prise en mains de leur trimaran et beaucoup de plaisir sur l’eau ! Ca ne serait tardé d’ailleurs puisque dans un mois et demi, lors des Krys Match, nous aurons le loisir de voir les trois premiers MOD70 évoluer ensemble aux côtés de Sébastien Josse et de son équipage qui réceptionneront leur MOD70 N°04, Groupe Edmond de Rothschild, quelques semaines plus tard. »

Le sponsor et le skipper du MOD n°5 devraient être dévoilés bientôt, il s’agirait à priori d’un projet anglo-saxon. En ce qui concerne le projet de Morocco United, dévoilé en avril 2011, celui-ci semble abandonné, en effet, l’armateur et Marco Siméoni, président de Multi One Design avaient signé un contrat pour le MOD 6, mais celui-ci vient d’être vendu à Oman Sail.

Oman Sail s’engage en MOD 70

Oman Sail a annoncé son engagement dans la série des trimarans océaniques monotypes MOD 70 aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse. Sidney Gavignet a été désigné comme futur skipper du trimaran aux couleurs de l’émirat. L’équipe recevra le MOD70 N°06 qui sera mis à l’eau en avril 2012.

Oman Sail est déjà présent depuis plusieurs années dans l’univers des courses à la voile au travers du circuit  Extrême 40, ainsi qu’en maxi multicoque avec l’engagement d’Oman Air (trimaran de 105′) sur la dernière Route du Rhum.
David Graham, PDG d’Oman Sail « Grâce au MOD70, le projet Oman Sail va rentrer dans une nouvelle ère. C’est un bateau très puissant et son équipage devra être capable de se confronter aux meilleurs marins du monde. Il sera déterminant pour nous de recruter les bonnes personnes pour ce projet et je sais qu’au sein du Sultanat nous avons un certain nombre de très bons marins qui mériteront leur place à bord et rendront fier Oman. C’est un projet charismatique qui va permettre à nos meilleurs marins de se confronter aux autres et de développer leurs compétences en voiles afin de donner envie à la nouvelle génération d’Omani de faire de la voile à son tour » 

Marco Simeoni, Président de MOD SA: « Cet engagement d’Oman Sail va dans le sens que nous nous sommes toujours efforcés de suivre : créer et développer une classe et un circuit international. Nous comptons aujourd’hui trois équipes françaises – Veolia Environnement, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild –une équipe suisse Race for Water et un team Omani Oman Sail. Dans les semaines à venir, un autre team nous rejoindra officiellement. En résumé pour la première course du circuit, à savoir la KRYS OCEAN RACE en juillet 2012, nous aurons une flotte internationale avec aux manettes de nos MOD70 des skippers de renom et surtout de talent. Le circuit se construit pas à pas, sur des bases que nous espérons solides et valorisantes pour chacun. »

La mise à l’eau du MOD70 N°06 Oman Sail prévue en avril 2012 permettra à l’équipage mené par Sidney Gavignet de participer trois mois plus tard à la KRYS OCEAN RACE première course officielle du circuit MOD70.

Le 1er MOD 70 baptisé

Le 1er MOD 70, Race For Water, a été baptisé hier soir à Lorient, au cours d’un show de lancement particulièrement réussi ; avec son&lumière sur la façade de la Cité de la Voile Eric Tabarly. Le trimaran de Steve Ravussin sera basé à la base sous marine de Lorient.

La conférence de presse, qui a précédé le baptême, a permis de confirmer un intérêt pour la série des trimarans monotypes, avec deux annonces de teams étrangers dans les deux prochains mois. La première annonce sera faite officiellement dans quelques jours, ce projet représentera Marocco United, qui a déjà son site internet et sa page facebook, l’équipage sera constitué pour 50% de marins marocain. Le second team étranger devrait être l’Oman Sail, Franck David ayant insisté sur la présence des représentants de cette équipe lors de la conférence de presse.

Klabbe Nylof a également un projet et tente de finaliser son financement. Une annonce sera faite en avril pour dévoiler le nom du sponsor du circuit, ainsi que le parcours de la 1ère transat qui aura lieu en juillet 2012.

Race for Water sera en test jusqu’à la fin de l’année, il participera à la Gotland Race en juillet et à la Fastnet Race en août, Veolia de Roland Jourdain, qui sera mis à l’eau en juin rejoindra son sistership pour prendre part à cette course mythique. Un test match aura lieu du 6 au 10 octobre entre Race for Water, Veolia et Foncia (mise à l’eau en août), skippé par Michel Desjoyaux, un autre bateau invité (probablement un 60′ ORMA ou un maxi trimaran) rejoindra les MOD 70 pour ce test en configuration course.

Les coûts de production d’un MOD sont de 2,6 millions d’euros, et le budget prévisionnel pour une saison à 2,2 à 2,7 millions d’euros, ce qui représente un budget raisonnable pour un circuit international (l’engagement de Groupama sur la Volvo Ocean Race a un coût de 17 millions d’euros par an).

Le Gitana Team s’impose à Muscate

Les Français de Groupe Edmond de Rothschild se sont imposés à Mascate après  32 manches disputées en 5 jours. Leader dès le premier jour, Pierre Pennec et ses hommes ont défendu jusqu’à la dernière manche cette première place. « Quelle journée ! Je suis bien évidemment heureux du résultat mais aussi particulièrement fier de la manière dont nous avons remporté ce Grand Prix. Nous avons su être relativement réguliers même si la troisième journée de régates s’est moins bien déroulée que les autres. J’ai une chance incroyable de naviguer avec un tel équipage. J’ai pris beaucoup de plaisir à barrer Groupe Edmond de Rothschild, et particulièrement sur la journée de brise de lundi. Sur les petits parcours, la pression était très grande et j’étais un peu plus tendu. Je n’avais pas le droit à l’erreur, pas avec un équipage comme le mien. Hervé, Thierry et Christophe sont aussi forts techniquement que tactiquement. Ils ont un très bon feeling et ils sont puissants physiquement. J’ai une dream team . Cette victoire me procure beaucoup d’émotion …Cela fait dix ans que l’on ne m’avait pas confié la barre d’un catamaran. »

© Lloyd Images

Cette dernière journée a ,comme souvent sur les Extreme Sailing Series, offert un combat acharné pour le podium, les 7 premiers du classement provisoire pouvaient encore, en théorie, remporter ce premier acte! Terry Hutchinson, skipper d’Artemis Racing et bizu de l’épreuve monte sur la deuxième place du podium : « C’est bon de voir que tous nos efforts depuis fin 2010 ont porté leurs fruits mais il reste encore beaucoup à faire pour nous améliorer. Nous allons légèrement modifier l’équipage pour la seconde épreuve, donc il y a un gros effort à fournir le mois prochain. »
Roman Hagara, skipper de Red Bull Extreme Sailing, accompagné de Hans Peter Steinacher, Will Howden et Craig Monk, complète le podium. Pour le duo olympique de Hagara et Steinacher, qui courraient déjà ensemble l’an dernier, il s’agit du meilleur résultat jamais enregistré: «Nous sommes très heureux ce soir, c’est le résultat que nous recherchions», a déclaré Steinacher. « Le niveau est de nouveau très élevé mais nous sommes ravis de nous battre contre les meilleurs. »


Emirates Team New Zealand, barré par Dean Barker, a effectué une très belle remontée, tout comme Luna Rossa (mené par le vainqueur de l’année dernière, Paul Campbell James), ils finissent respectivement 4ème et 5ème, Alinghi termine a une décevante 6ème place, comme l’explique Tanguy Cariou : «Nous sommes certainement déçus par ce résultat. La sixième place ce n’est pas ce que nous avions espéré avant de voyager à Oman mais nous avons manqué de rythme et d’agressivité sur les trois jours de courses en format stadium. L’équipe est encore en phase d’apprentissage sur ce circuit. Maintenant c’est à nous de faire un bilan objectif de cette première confrontation avant d’attaquer la suite de la saison en Chine mi avril».

© Lloyd Images

Les deux équipages des bateaux du team Oman Sail, complétement restructurés cette année terminent 7 et 8 ème.

Le second acte des Extreme Sailing Series se déroulera à Qingdao, Chine du 13 au 17 Avril.

Classement du Grand Prix de Muscat le 24 février (après trente-deux manches)

  1. Groupe Edmond de Rothschild (Pierre Pennec) – 253 points
  2. Artemis Racing (Terry Hutchinson) – 243 points
  3. Red Bull Extreme Sailing (Roman Hagara) – 239 points
  4. Emirates Team New Zealand (Dean Barker) – 236 points
  5. Luna Rossa (Max Sirena) –   234 points
  6. Alinghi (Tanguy Cariou) – 217 points
  7. The Wave, Muscat (Torvar Mirsky) – 208 points
  8. Oman Air (Sydney Gavignet) – 188 points
  9. Team Extreme (Roland Gaebler) – 140 points
  10. Niceforyou (Alberto Barovier) – 95 points
  11. Team GAC Pindar (Ian Williams) – 62 points

Les explications de Sidney Gavignet

Le skipper du trimaran Oman Air Majan est revenu sur les conditions de la casse de son bateau aujourd’hui : « J’étais au près débridé, très souvent à 20 nœuds de vitesse. La mer n’était pas très forte, mais c’est vrai qu’à ces vitesses-là, il y a des chocs de temps en temps. J’étais sous deux ris dans la grand-voile et trinquette. Tout allait bien. Sur une première vague un peu plus violente, j’ai entendu un crac. Pas grand-chose, autour de la porte de la descente. Et puis sur une seconde vague, juste après, j’ai entendu un énorme crac ! J’ai pensé que c’était la dérive, mais en fait, c’était le bras tribord avant qui s’est cassé à un mètre du flotteur.A partir de là, c’est allé très vite. J’ai voulu choquer le chariot, mais en fait le bras a complètement cassé 3 ou 4 secondes après. Comme il n’y avait plus d’appui sous le vent, la plateforme s’est couchée et puis le mât a cassé. Du coup, le bateau est revenu à une gîte de 20°.

J’ai enfilé la combinaison de survie, J’ai ramené dans la cabine le radeau de survie et le grab bag (sac de secours). Lorsque le flotteur s’est complètement désolidarisé du bras, la plateforme s’est remise  à l’horizontale. C’était bien que le bateau se remette à plat, malheureusement, le flotteur est maintenant contre la coque centrale et ils vont taper l’un contre l’autre. Je suis un peu inquiet, car le flotteur va beaucoup taper.

J’ai eu une seconde d’inquiétude car j’ai cru que le bateau pouvait couler. Mais très vite j’ai compris que non. J’étais un peu inquiet que le mât casse le rouf, mais la mer n’était pas si méchante que ça. Et je savais que je n’étais pas très loin des Açores et que les secours arriveraient très vite.


Ça m’a fait bizarre d’abandonner le bateau comme ça, mais d’un autre côté, j’étais totalement inutile à bord. Ils sont venus me chercher avec un petit bateau à moteur. J’ai mis mon radeau de survie à l’eau (pour le transfert, ndlr). C’était ça le plus dangereux de tout, de remonter sur le cargo. Sur le petit bateau moteur, avec un tout petit moteur hors-bord, ils étaient quatre, dont un petit bonhomme qui était terrorisé en boule parterre avec ses lunettes cassées. Il y avait trois Philippins et un Grec au volant. C’était assez folklorique. Mais c’est sûr que ça fait un peu bizarre de mettre la vie d’autres gens en danger. Je ne suis pas très fier de ça.Le cargo va s’arrêter soit à Gibraltar, soit à Malte, pour refaire du fioul. On avance à 13 nœuds vers Gibraltar. Je ne connais pas notre ETA ou notre date de passage devant Gibraltar. »

Sidney Gavignet évacué

Sidney Gavignet avait déclenché sa balise de détresse à 16h48 suite à une avarie sur la poutre avant au vent de son trimaran Oman Air Majan, il semblerait que le flotteur se soit désolidarisé de la plate forme, entrainant le démâtage du bateau.

Le skipper, qui n’est pas blessé,  avait trouvé refuge dans la coque centrale, il a été récupéré par un cargo ce soir, le flotteur serait passé sous la coque centrale, l’équipe technique d’Oman Air va tenter de récupérer le trimaran dans les jours qui viennent, cependant le flotteur pourrait entrainer des dommages ou une voie d’eau sur le reste de la plate forme.

© Jimmy Bonnal avec son aimable autorisation

Sidney Gavignet devrait débarquer dans 48h à Gibraltar.

Toujours dans la catégorie Ultime Bertrand Quentin qui avait été hélitreuillé de Côte d’Or II suite à des problèmes de santé va être rappatrié en France, son trimaran a quand à lui été remorqué dans un port espagnol.

Côté course, Franck Cammas poursuit son cavalier seul au sud des Açores avec 250 milles d’avance sur Yann Guichard (Gitana 11) qui a passé Francis Joyon sur Idec (à 275 milles du leader), Thomas Coville a retrouvé de la vitesse cette après midi sur la route nord.

Extraits de la vacation du skipper de Sodeb’O :

« Ca va moyen !  J’ai eu une nuit avec des vents très erratiques. Ce n’était pas facile à gérer. Là c’est  un peu plus simple. Je suis au près dans une mer un peu formée, pas hyper confortable. Je suis en avance sur mes routages et sur la prévision qu’on avait faite d’être à cet endroit-là. En ce moment ça ne paye pas, mais c’est un positionnement pour dans deux ou trois jours qu’on est venu chercher. Il faut prendre son mal en patience. La situation est moins confortable que la route sud, c’est certain.  La route qui me semblait la plus aléatoire marche bien pour l’instant. Groupama 3 a réussi à passer le Cap Finisterre et à faire un gros trou. Un thalweg  va passer dans 2 jours et on en saura plus à ce moment-là.

Ce n’était pas facile cette nuit, c’était très turbulent pour sortir de l’anticyclone. J’ai trouvé ça plus difficile que prévu. A part ça tout se passe bien, je n’ai aucune avarie et je suis bien reposé.

Je n’en sais rien si nos routes vont se croiser.  Tu peux faire des routages en supposant de ce que vont faire nos concurrents. Mais est ce que nos routes se recroiseront aux Açores ou après,  je n’en sais rien. Sur Idec et Gitana 11, ça recroisera très nettement en dessous (derrière, ndlr) mais c’est pas ça qui m’inquiète, c’est plus Groupama 3. Je ne te cache pas que la route sud semblait au départ être moins bonne que ce qu’elle a finalement été, notamment pour Franck. Encore une fois c’est loin d’être fini, là il tire des petits bords pour se caler dans l’Alizé. C’est sûr que c’est plus mouvementé chez moi, c’est plus genre l’alpiniste qui prend son piolet. Mais je ne regrette pas que ce soit difficile. Sodeb’O est un bateau qui peut passer dans toutes les conditions.

Je n’ai pas de problème ou d’appréhension sur la gestion du bateau. J’arrive à sentir à quel moment il faut réduire, à quel moment renvoyer, jusqu’où il faut pousser. J’ai appris que Lionel avait cassé son lashing de grand-voile. C’est un truc qui vaut deux balles ! Ca me fait vraiment mal pour lui. Je suis très déçu. Mais pour revenir à mon Sodebo, j’ai même une certaine jouissance à naviguer dans des conditions difficiles, à enchaîner et à avoir une certaine cadence tout le temps. Et ça c’est très très agréable. Mais ça ne suffit pas, il faut aussi que tout s’enchaîne bien au niveau de la météo, un peu de réussite. C’est tout un faisceau de facteurs. « 

Yann Guichard :

« Notre position Sud avec Francis est aujourd’hui plus confortable que celles des « nordistes », qui ont du vent contraire et de la mer formée. Mais c’est très loin d’être fini et le classement du jour ne veut pas dire grand-chose. Il faudra tout du moins attendre trois ou quatre jours pour y voir plus clair dans la hiérarchie de cette Route du Rhum. D’autant qu’il reste beaucoup d’incertitudes sur la fin du parcours, au large des Caraïbes ! »

« Tout va bien à bord de Gitana 11 : je suis au portant avec des conditions correctes mais très irrégulières. Ce n’est pas si évident que ça parce que la brise fluctue beaucoup en force et en direction ! C’est de la glisse, alors c’est plutôt agréable… Je n’ai pas vu Francis Joyon ce matin même si nous nous sommes croisés à moins de quatre milles, c’était lors du lever du jour et la visibilité n’était pas bonne. Nous nous reverrons peut-être au prochain croisement parce que je reviens doucement sur lui. C’est bien de rester au contact. Quand nous sommes deux sur l’eau, c’est mieux que tout seul dans son coin. C’est un bateau assez exigeant à mener. Il faut que je reste sur le qui-vive et les phases de repos ne se font jamais très loin des postes de barre. J’ai des alarmes un peu partout sur le bateau, qui m’indiquent si le vent monte un peu trop. Il faut alors réagir vite ! Pour l’instant, le rythme est correct : j’ai dormi deux heures par tranches la nuit dernière. Je marche en ce moment à près de vingt nœuds, mais le vent passe rapidement de dix à dix-huit nœuds… »

Dans la catégorie Multi 50′, Lionel Lemonchois qui avait connu des soucis avec son lashing de grand voile hier en fin de journée et qui s’était dérouté vers les côtes pour réparer, a finalement entrepris une réparation en mer, après 3 heures en tête de mât, le skipper du trimaran Prince de Bretagne a réussi à réparer son système et à renvoyer sa grand voile il a donc remis le cap sur la Guadeloupe, il a perdu  sept places suite à cette avarie et pointe ce soir à 348 milles du leader Franck Yves Escoffier, cependant le normand n’abdique pas et fera tout pour revenir sur le podium de la classe.

En tête, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Whaou 3 continue sa route au sud de l’anticyclone des Açores, Yves le Blévec tente un recadrage sur une route plus directe en bordure proche de l’anticyclone.