@SailGP, le circuit F50 lancé par Larry Ellison et Russell Coutts

La nouvelle ligue de voile sportive, SailGP a été officiellement dévoilée hier.
Cette compétition, crée par Larry Ellison et Russel Coutts, reprendra le support de la 35ème                                                  America’s Cup, les catamarans AC50, ceux-ci ont été monotypisés et sont désormais nommés F50.
L’équipage a été réduit à cinq marins, contre six lors de l’America’s Cup.
La compétition réunira six équipages nationaux, représentant l’Australie, la Chine, la France, le Royaume Uni, Le Japon et les Etats Unis.
Les équipages américain, australien, anglais et français seront 100% nationaux, tandis que les équipages chinois et japonais devront compter 40% d’équipes nationaux en 2019 puis 60% en 2020.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

La compétition se déroulera sur cinq étapes, et sur  deux jours de compétition avec cinq régates en flotte, chaque manche se clôturera par une finale en match racing entre les deux leaders de la saison.
Les étapes de 2019 seront  :
– Sydney, Australie –  15/16 février
– San Francisco, USA – 4/5 mai
– New York, USA – 21/22 juin
– Cowes, Angleterre – 10/11 août
– Marseille, France – 20/22 septembre

© ACEA 2017 / Photo Austin Wong

Les équipes engagées s’affronteront pour le trophée du championnat et un prize money d’1 million de dollars à l’issue de la finale à Marseille.

 

Larry Ellison, Fondateur de SailGP : « SailGP, c’est l’avenir de la voile. Une technologie incroyable pour notre flotte monotype – pour être à armes égales – c’est ce que recherchent les équipes nationales : des courses très serrées, de vrais “combats” sur l’eau. C’est un format moderne, consistant, qui répond à une réelle attente de la nouvelle génération talentueuse de la voile mondiale qui veut se battre pour défendre les couleurs de son pays.”

Russell Coutts, CEO de SailGP : « SailGP rassemble le meilleur de la voile professionnelle avec tous les paramètres de très haute performance, et ajoute une notion internationale au circuit avec des équipages qui représentent leurs nations Nous voulons être les pionniers en matière de nouvelles technologies : depuis la conception des bateaux, la mise en place des partenariats commerciaux et jusqu’à l’engagement du public à travers le monde. Avec des équipages tous embarqués sur le même catamaran F50, on oublie la course à l’armement technologique, mais on fait appel à l’homme pour optimiser la performance de ces catamarans à foils du futur. »

La célèbre maison de luxe Louis Vuitton, ex partenaire de l’America’s Cup, s’associe au circiuit, tout comme Oracle, leader mondial du cloud computing d’entreprise ; et Land Rover, premier constructeur mondial de véhicules 4×4 haut de gamme.

L’équipe Britannique SailGP Team a  été présentée lors du lancement à Londres. Skippé par l’athlète Olympique sur les Jeux Rio en 2016 et Champion du Monde, Dylan Fletcher, l’équipage  comptera également à son bord Chris Draper (médaillé de bronze Olympique – CEO et régleur d’aile), Stuart Bithell, (médaillé d’argent Olympique – flight controller), Matt Gotrel (Champion Olympique d’aviron) et Richard Mason (vainqueur des Extreme Sailing Series) aux postes de wincheurs.

 

 

Annonce imminente du lancement du circuit SailGP basée sur les AC50 de la 35ème America’s Cup

Les rumeurs de plus en plus insistantes depuis quelques mois vont bientôt déboucher sur du concret. En effet, une conférence de presse serait prévue mercredi afin d’annoncer le lancement d’une nouvelle ligue de voile de compétition, la SailGP.
Celle-ci aura pour support des AC50 monotypisés par Core Builder, sous la houlette de Russell Coutts et Larry Ellison.
L’ancien détenteur et patron d’Oracle ne semble pas avoir renoncé au support de la 35ème America’s Cup, que son équipe a perdu face à Emirates Team New Zealand. Il semble également qu’il cherche à faire de l’ombre à la Coupe de l’America en lançant le circuit dès 2019, alors que la prochaine Coupe n’aura lieu qu’en 2021.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Le programme qui devrait être révélé mercredi comprendrait cinq régates en 2019, à compter de la mi-février à Sydney, en Australie. Les autres régates devraient avoir lieu à San Francisco, à New York, en Grande-Bretagne et en France.
Des équipes des américaines, anglaises, australiennes devraient être annoncées, des inscriptions françaises et asiatiques seraient quant à elles espérées.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Les catamarans reprenant les AC50 qui ont été optimisés et monotypisés devaient se nommer F50s, ils seront menés par un équipage de cinq marins, contre six lors de la 35ème America’s Cup.

La pérennité du circuit serait dans un premier temps assurée par un financement venant de Larry Ellison, qui souhaiterait à terme un sponsoring de la compétition.

L’équipe australienne devrait être dirigée par Tom Slingsby ancien tacticien d’Oracle Team USA. L’équipe anglaise serait chapeauté par Sir Keith Mills.

L’équipe américaine pourrait inclure Rome Kirby, un ancien membre d’équipage avec Oracle Team USA.

D’après les information du NZ Herald

L’apparition d’un circuit AC50 refait surface

Tom Ehman, le CEO d’Oracle Team USA, a confirmé des rumeurs courant depuis la fin de la 35ème America’s Cup. Suite au changement de support pour la prochaine Coupe, Oracle cherche à relancer un circuit sur les AC50.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Les catamarans à foils de la 35ème édition devraient donc reprendre du service. Un premier événement devrait avoir lieu du 28 octobre au 1 novembre 2018 à San Francisco, durant l’Oracle Open World, la convention annuelle de l’entreprise fondée par Larry Ellison.

En 2019, d’autres événements devraient s’ajouter afin de créer un circuit annuel, Tim Ehman ayant évoqué un retour aux Bermudes et une étape à Chicago.
Il a par ailleurs fait part de six concurrents potentiels, sans surprise,   Oracle Team USA, Artemis Racing, Softbank Team Japan et Team France, concurrents lors de la dernière coupe reviendraient sur le circuit. Red Bull, sponsor de la Youth America’s Cup devrait également rejoindre le circuit, et plus surprenant, Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli ferait son retour, malgré la brouille ayant entaché les relations entre Bertarelli et Ellison lors de la 33ème America’s Cup.

L’équipe suisse chercherait à acquérir un AC50. l’objectif serait que chaque team possède deux bateaux, ce qui implique des transformations sur les AC45T ou S, ou la construction de nouveaux bateaux. Par ailleurs un circuit jeune sur les AC45F pourrait également être reconduit.

Même si le circuit reste au stade de projet, celui-ci semble tout de même prendre forme. A suivre dans les mois à venir.

Les informations liées à cette article ont été publiées initialement sur Sail-World.

 

Les Extreme Sailing Series adoptent le GC32 comme nouveau support en 2016

Les Extreme Sailing Series se dérouleront comme prévu sur un multicoque à foils pour leur 10ème saison en 2016.

Les organisateurs ont finalement opté pour un bateau existant en adoptant le catamaran GC32. Ce monotype navigue depuis plusieurs années et a déjà démontré sa fiabilité et des performances spectaculaires.

Ce passage au foiler nécessitera une adaptation du format des Extreme Sailing Series qui se déroulaient jusqu’ici essentiellement en stade nautique. Le circuit incluera désormais des épreuves pro-am sur des parcours réduits et des épreuves sur plan d’eau ouvert quand la configuration des villes-étapes le permettra. Saint-Petersbourg, Cardiff et Sydney sont d’ores et déjà prévus au programme 2016.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

OC Sport a passé une commande de catamarans GC32 afin d’assurer la participation des équipes au circuit 2016.

OC Sport, l’organisateur des Extreme Sailing Series et The Great Cup, celui du circuit GC32 souhaitent  développer à moyen terme une série d’événements sur différents continents qui seront un vivier pour les Extreme Sailing Series qui constituera le circuit « élite ». Les deux sociétés souhaitent également organiser un Championnat du Monde annuel de GC32, accessible à tous les bateaux existants.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Andy Tourell, Directeur des Extreme Sailing Series explique : “le plan à moyen terme est d’organiser des circuits de GC32 sur les différents continents destinés aux équipes professionnelles et aux propriétaires privés, qui pourront ensuite accéder au circuit mondial des Extreme Sailing Series. C’est une période très intéressante pour les Extreme Sailing Series et les GC32. Nous avons toujours cherché des façons d’innover dans notre sport et une fois de plus, nous ouvrons de nouvelles portes dans le milieu de la voile, à la fois par le développement d’une pyramide sportive mondiale et en faisant régater ces bateaux à foils en flotte sur nos parcours en stade nautique, ce qui constitue une première”.

“OC Sport continuera de travailler avec les équipes et nos partenaires pour garantir le succès à long terme des Extreme Sailing Series, en portant notamment nos efforts sur la recherche et le développement. Les années à venir s’annoncent passionnantes pour notre sport, que ce soit pour les marins, pour les équipes, pour les sponsors, pour les chantiers de construction que pour nous en tant qu’organisateurs d’événements”.

Rien n’a été dévoilé concernant le plateau de la prochain saison, une partie de la flotte de la Bullitt GC32 Racing Tour devrait intégrer les ESS, comme Alinghi, ou Oman Sail (qui est en largement en tête des ESS 2015 et du circuit GC32) et qui pourrait poursuivre avec deux bateaux.

La situation est moins certaine pour d’autres équipes notamment pour les deux équipes françaises participant au circuit GC32 Spindrift racing et Engie dont la communication est plutôt tournée vers les pays frontaliers de la France.

Certains teams des Extreme Sailing Series devraient également poursuivre l’aventure en foiler, dont Red Bull, qui sponsorise déjà un circuit foiler, le Red Bull Foiling Generation (sur Flying Phantom).

 

 

Un Grand Prix au goût amer pour le Gitana Team

Le Grand Prix de Porto, quatrième manche des Extreme Sailing Series, s’est terminé de façon abrupte pour Pierre Pennec et ses hommes hier lors de la quatrième manche de la journée, alors que l’équipage se battait pour la seconde place.

Le récit du skipper de l’Extreme 40 aux couleurs du Gitana  Team : « Nous arrivions à la dernière marque de parcours de la manche 28. Nous étions bâbord engagé sur GAC Pindar qui était sous notre vent, lui même était engagé sur Zoulou. Oman Air arrivait en tribord mais pas très rapide. Nous avons abattu derrière lui. A ce moment là, The Wave Muscat vient de virer à environ quatre longueurs derrière Oman Air. Quand il nous voit Leigh McMillan tire la barre pour nous empêcher de passer. Groupe Edmond de Rothschild se retrouve alors quasiment parallèle à The Wave. Je demande de l’eau à GAC Pindar, qui lui même demande de l’eau à Zoulou mais ça ne répond pas. Je fais alors tout mon maximum mais je ne peux pas éviter le contact avec The Wave. Après le choc, je vois Bernard Labro allongé sur le filet et qui saignait au niveau du nez. Il était clair que la course était finie pour nous. Ce n’est qu’après que l’équipe technique nous a dit que de toute façon notre étrave bâbord avait été sérieusement endommagée.

© Roy Riley / Lloyd Images


Pierre Pennec était pénalisé sur le plan d’eau mais a bien évidemment devant un redress au jury une fois le bateau et les hommes mis en sécurité, celui-ci a rejeté la demande de l’équipage français, rappelons que l’année dernière le Gitana Team avait déjà subi une décision discutable du jury lors d’une collision avec Artemis Racing et que Leigh McMillan est assez coutumier des manoeuvres musclées :  « Pour moi et pour notre coach présent, Benoit Briand, nous n’étions pas en tort et les arbitres ont commis une erreur de jugement ! GAC devait nous laisser de l’eau tout comme Zoulou devait en laisser à GAC. Ce qui modifie aussi la donne dans l’équation c’est le changement de trajectoire de The Wave. C’est pourquoi nous avons demandé au jury de rouvrir notre cas une fois rentré à terre, ce qui fut finalement accepté. Après la fin des manches, nous avons donc été donner notre version des faits au jury. Des représentants de GAC Pindar et Zoulou, présents à cette audience, ont confirmé que nous étions bien engagés sur eux. Par contre, Zoulou a indiqué qu’à cause de la proximité de la digue à cet endroit du parcours, il avait demandé très vite de l’eau car il n’avait plus de place pour abattre. Les différents équipiers ne semblent pas d’accord sur ce point et tout le nœud du problème est là. Le jury a donc considéré que nous étions fautifs car nous nous n’avions pas mis tout en œuvre pour éviter le contact.  Nous ne sommes pas contents de la décision prise par le jury et nous maintenons notre version. C’est dur, car cela fait deux fois que de notre point de vue cette instance commet des erreurs qui sont très lourdes de conséquences pour nous. Nous n’avons d’autre choix que de prendre note de leur décision, mais nous quittons Porto avec un goût amer. C’est extrêmement frustrant pour tout le monde de finir un événement comme ça. D’autant que nous avions, tout comme The Wave, demandé au comité de course que cette bouée soit déplacée. Elle nous semblait trop proche de la digue et dangereuse pour les croisements avec cette force de vent »

© Roy Riley / Lloyd Images

The Wave Muscat remporte donc ce grand prix devant Red Bull Sailing Team qui se montre très régulier en ce début de saison, le second équipage omanais, Oman Air se classe troisième, devant Alinghi, Groupe Edmond de Rothschild termine cinquième après avoir raté les quatre dernières manches hier. Fred Le Peutrec sur Zoulou aura effectué quelques belles manches mais ne peut faire mieux que 8 ème.

Au classement général, The Wave prend le large avec 6 points d’avance sur Red Bull, Oman Air et Groupe Edmond de Rothschild sont à égalité de points avec 8 points de retard sur le leader.

Classement du Grand Prix de Porto (après trente deux manches)

  1. The Wave Muscat – 198 points
  2. Red Bull Sailing Team – 183 points
  3. Oman Air – 156 points
  4. Alinghi – 145 points
  5. Groupe Edmond de Rothschild – 137 points
  6. SAP Extreme Sailing Team – 129 points
  7. GAC Pindar – 126 points
  8. Zoulou – 123 points

Classement provisoire des Extreme Sailing Series après quatre Grands Prix

  1. The Wave Muscat – 39 points
  2. Red Bull Sailing Team – 33 points
  3. Oman Air – 31 points
  4. Groupe Edmond de Rothschild – 31 points
  5. GAC Pindar – 22 points
  6. Alinghi – 18 points
  7. SAP Extreme Sailing Team – 18 points
  8. Zoulou – 16 points

Les locaux s’imposent à Mascate

Après trois jours de domination, l’équipage de Pierre Pennec sur Groupe Edmond de Rothschild s’est incliné lors de l’ultime journée face aux deux équipes battant pavillon omani, Oman Air et The Wave Muscat, qui terminent aux deux premières places devant les français qui complètent le podium.

Pierre Pennec : « Évidemment je suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le sport , nous jouions la gagne et j’ai pris des risques que j’assume complètement, notamment dans les phases de contacts. Cette dernière journée n’a pas été la nôtre, mais il y en aura beaucoup d’autres qui tourneront à notre avantage … j’en ai la certitude. Nous apprenons toujours de nos erreurs et c’est pourquoi nous repartons d’Oman avec une vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donnent beaucoup de confiance pour le reste de la saison. Nous nous sommes relevés les manches et accrochés sur la dernière course car nous aurions pu finir quatrièmes, cela démontre encore que le groupe est fort et sait rester soudé dans les moments délicats. Il y a un beau premier et un beau deuxième et je suis ravi pour eux qu’ils se classent ainsi dans leur pays. Ils seront des concurrents sérieux cette saison, mais ce n’est pas une surprise. »


© Lloyd Images

C’est donc Morgan Larson, nouveau circuit sur le circuit, et ses hommes qui s’imposent sur Oman Air devant l’autre bateau Omani, The Wave Muscat, skippé par Leigh McMillan.

Morgan Larson : « C’était une semaine difficile et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve fut très disputée et tout le monde pouvait gagner dans les dernières manches. Nous avons eu de la chance ».

Ernesto Bertarelli, qui barre désormais son Extreme 40 Alinghi termine 7ème derrière Zoulou, barré par Loick Peyron, Roman Hagara sur Red Bull termine quatrième devant GAC Pindar.
Morgan Larson, skipper, Oman Air : « Cela fait un effet incroyable ! C’était une semaine difficile et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve fut très disputée et tout le monde pouvait gagner dans les quelques dernières manches. Nous avons eu de la chance. Je suis sûr que c’est un peu la chance du débutant. Nous sommes sommes bien battus et nous avons su rester concentrés mais je sais que la saison sera très disputée et nous allons rencontrer des conditions bien plus difficiles. Nous devons juste continuer de prendre du plaisir à naviguer car je crois que c’est indispensable pour réussir. Il faut aussi se battre pour garder sa place mais sur ces bateaux on ne sait jamais ce qui peut arriver donc il faut tout donner jusqu’à l’arrivée ».

Leigh McMillan, skipper, The Wave, Muscat : « Quelle journée ! Nous avons eu de très belles manches avec une victoire et des secondes places, mais ils ont également décroché de bons résultats et nous n’avons pas pu les battre. C’était très serré et nous sommes contents de finir seconds. Tout s’est joué sur une manche où le vent était très faible. Nous sommes restés coincés dans une bagarre en milieu de flotte et Oman Air s’est échappé devant. Mais nous sommes très heureux pour eux. C’est formidable pour Oman ».
Hervé Cunningham, tacticien, Groupe Edmond de Rothschild : « Il y a des jours où rien ne va comme vous le voulez. Je ne cherche pas d’excuses, mais à bord aujourd’hui, c’était vraiment le cas. Nous n’avons pas trouvé le rythme et le résultat n’est pas terrible. Trop de pénalités et perte de confiance, car l’équipage est nouveau. Je sais que nous sommes favoris sur le papier, mais avec un nouvel équipage, il n’y a pas de miracle. Nous ne sommes pas au même niveau que l’année dernière et les autres ont fait mieux que nous. Chapeau à Oman Air et The Wave. Ils ont très bien navigué. A nous maintenant de rattraper le tir et d’être compétitifs en Chine, parce que notre objectif est de gagner au général. Troisième ce n’est pas mal. Cela pourrait être pire ! Mais c’est un avertissement pour nous. Cela ne va pas être facile cette année ».

Pierre Pennec, skipper, Groupe Edmond de Rothschild : « Évidemment je suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le sport. Cela peut paraître bizarre à dire, mais je suis très content de cette semaine de compétition. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau et même si j’attaque ma quatrième année en Extreme 40, ces derniers jours ont été riches en enseignement. L’équipage qui naviguait ici pour la première fois a démontré un gros potentiel tant technique, humain que mental. Malgré notre peu d’entraînement en amont, dû à des problématiques de disponibilités des uns et des autres, le groupe a déjà beaucoup progressé et s’inscrit dans une démarche positive. Chaque équipier apporte sa pierre – son rocher – à l’édifice, tout comme Thierry qui nous fait partager son expérience avec simplicité en tant que coach. Nous nous sommes relevés les manches et accrochés sur la dernière course car nous aurions pu finir quatrièmes, cela démontre encore que le groupe est fort et sait rester soudé dans les moments délicats. Il y a un beau premier et un beau deuxième et je suis ravi pour eux qu’ils se classent ainsi dans leur pays. Ils seront des concurrents sérieux cette saison mais ce n’est pas une surprise. Oman Sail est une belle équipe qui anime le circuit depuis quelques années et leur victoire est amplement méritée. Aujourd’hui, nous jouions la gagne et j’ai pris des risques que j’assume complètement, notamment dans les phases de contacts. Cette dernière journée n’a pas été la notre mais on apprend aussi énormément de ses erreurs. Nous repartons d’Oman avec une vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donne beaucoup de confiance pour le reste de la saison ».

Ernesto Bertarelli, skipper, Alinghi: « C’est formidable, vraiment formidable. C’est un format de course différent pour moi mais j’apprends un peu plus chaque jour, à chaque manche. C’est pour ça que je suis ici. Je suis là pour goûter à quelque chose de nouveau et je prends vraiment du plaisir. C’est très serré. En fait ce n’est pas si différent d’une régate normale, c’est simplement que tout va beaucoup plus vite. Sur une course classique, vous pouvez avoir de la régate au contact ou des coups tactiques à jouer, avec peut-être un bateau toutes les 10 minutes. Ici c’est toutes les 15 secondes ! »

Classement des Extreme Sailing Series 2012, Mascate, Oman.

1er Oman Air (OMA) Morgan Larson 165 points
2e The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan 159 points
3e Groupe Edmond de Rothschild (FRA) Pierre Pennec  155 points
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara 148 points
5e GAC Pindar (GBR) Ian Williams 138 points
6e ZouLou (FRA) Loick Peyron 111 points
7e Alinghi (SUI), Ernesto Bertarelli 109 points
8e Team Trifork (DEN) Jes Gram-Hansen 95 points

Etape mouvementée à Qingdao et 1ère victoire pour Luna Rossa

La première journée des Extreme Sailing Series de Qingdao s’était déroulée sans accrocs dans des conditions modérées, Dean Barker et ses hommes démontraient leurs qualités d’adaptation au multicoque en terminant la journée en tête du classement. Le skipper néo-zélandais a débuté son apprentissage du catamaran en octobre dernier sur un Extreme 40 lors de la dernière étape des Extreme Sailing Series avant de poursuivre les navigations sur des Class A et sur l’AC45 depuis quelques mois.

L’autre équipe engagée sur l’America’s Cup, Artemis, terminait seconde devant Red Bull, The Wave Muscat, les français du Gitana Team étaient malmenés en cette première journée en 7ème place derrière Alinghi et Luna Rossa.

Pierre Pennec et son équipage reprenait le dessus jeudi avec une cinquième place provisoire, ETNZ menait toujours la flotte devant Red Bull,  Alinghi et Luna Rossa ; Artemis sombrait à la 7ème place.

La journée de vendredi a été des plus mouvementées avec une collision entre Oman Air et The Wave Muscat lors de la première manche, puis pas moins de quatre chavirages (plus d’un tiers de la flotte), le premier à ouvrir la sérié était The Wave Muscat lors de la seconde manche du jour, Torvar Mirsky, qui débute dans la série après de longues années en match racing, heurtait le mât lors du chavirage, tout comme son tacticien, entrainant la casse de celui-ci, la cinquième et dernière manche du jour était de loin la plus animée avec les chavirages de Red Bull Extreme Saling, GAC Pindar et Oman Air. Ces chavirages sont probablement dûs à des conditions assez instables sur le plan d’eau, tant en force (15 noeuds établis, 25 en rafale), qu’en direction avec des bascules de 100°, comme l’expliquait Pierre Pennec : « Sur le plan d’eau, le vent a été très oscillant tant en force qu’en direction. Nous avons eu de 0 à 25 nœuds, avec une dominante de brise car nous avons eu de la pétole uniquement sur le début de la deuxième manche, et un vent très irrégulier en direction, avec des variations de plus de 100° occasionnées par les nombreux buildings qui encerclent le port. Les risées (rafales de vent brutales) demeurent ce qu’il y a de plus dangereux sur l’eau car malgré les réglages le bateau monte haut. Tout l’équipage était extrêmement concentré sur les écoutes et il m’annonçait sans cesse le vent à venir, ce qu’il se passait pour nos concurrents sur le plan d’eau et cela afin d’anticiper au maximum les éventuels problèmes »


Tous les équipages pouvaient être présents le lendemain dans des conditions nettement plus légères (5 noeuds) avec deux manches de match racing pour débuter la journée, puis quatre courses en flotte, Dean Barker perdait le leadership au profit de Luna Rossa, barré par Paul Campbell James (vainqueur du circuit l’année dernière), Alinghi poitait à la 3ème place devant Groupe Edmond de Rothschild.

La journée de dimanche était de nouveau décisive, les hommes de Pierre Pennec coiffaient l’équipage d’Alinghi et de Red Bull et obtenaient la 3ème place derrière Luna Rossa et Emirates Team New Zealand.

Au classement général, Groupe Edmond de Rothschild pointe toujours en tête devant ETNZ, qui fait de plus en plus figure d’outsider, Luna Rossa grâce à cette victoire  pointe à la 3ème place.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après le Grand Prix de Qingdao
1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) –  20 points
2. Emirates Team New Zealand (NZ) – 18 points
3. Luna Rossa (ITA) – 18 points
4. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 17 points
5. Artemis Racing (SWE)  –  16 points
6. Alinghi  (SUI) –  13 points
7. The Wave, Muscat (OMA) – 10 points
8. Oman Air (OMA) – 7 points
9. Team Extreme (EUR) – 7 points
10. Niceforyou (ITA) – 4 points