Lionel Lemonchois règle ses comptes…

Lionel Lemonchois, brillant vainqueur de la Route du Rhum 2006 revient sur son éviction du Gitana Team en 2007 dans un entretien accordé à Ouest France, même si aucun nom n’est donné, il semble que l’ex skipper de Gitana 11 vise directement Loick Peyron alors directeur général du team et skipper de Gitana 80 sur lequel il avait couru le Vendée Globe.

Lionel Lemonchois cherche toujours un sponsor pour défendre son titre sur la prochaine Route du Rhum, l’objectif étant toujours d’allonger un 60′ ORMA, soit la solution qu’il avait lancé pour Gitana 11 avant son « départ » du team.

A lire sur le site Ouest Bateaux.

Musandam à vendre

Le team Oman Sail met en vente son trimaran Musandam, ce bateau est l’ex B&Q/Castorama d’Ellen MacArthur avec lequel elle avait battu le record du tour du monde en solitaire en 2005.

Le bateau avait rejoint le sultanat d’Oman en 2008 avant d’effectuer un tour du monde en équipage réduit avec départ et arrivée dans le sultanat au début de cette année.

© Lloyd Images/ Oman Sail

© Lloyd Images/ Oman Sail

Le trimaran est désormais disponible à la vente, il pourrait être l’un des concurrents de la prochaine Route du Rhum si il trouve acquéreur.

Interview de Yann Guichard

Voile-Multicoques.com vous propose une interview de Yann Guichard, qui a commencé sa carrière en équipe de France Olympique en Tornado en 1997, il intègre ensuite rapidement le Gitana Team en tant que tacticien et co-skipper de Gitana 11, son palmarès compte aussi quelques records sur l’Atlantique (Orange II en 2006, Groupama 3 en 2007), en 2009 il se voit confier la barre de l’Extreme 40 du Gitana Team et devient  skipper de Gitana 11 nouvelle version.
L’interview a été réalisée lors de la conférence de presse de lancement du MOD 70.

© Yvan Zedda / Gitana S.A.

© Yvan Zedda / Gitana S.A.

Voiles-Multicoques.com : Vous étiez présent avec d’autres membres du Gitana Team à la conférence de presse de lancement du MOD, un engagement du team est-il envisageable ?

Yann Guichard : Le Gitana Team est intéressé, le team est impliqué dans le multicoque depuis 10 ans, et après la Route du Rhum il n’y a plus vraiment de circuit de multicoque océanique à travers le monde. Je pense que c’est un beau projet, qui a beaucoup d’avenir. En tant que marin c’est très attirant, naviguer autour du monde avec ces bateaux devrait être sympa, maintenant j’espère que le projet va prendre forme.

Aujourd’hui il y a beaucoup de courses en monocoques (Volvo Ocean Race, Vendée Globe etc.), mais rien en multicoques, alors que ce sont des bateaux extraordinaires, il y a une place à prendre, j’espère que ce circuit-là pourra la prendre.

Quelles sont vos impressions sur Gitana 11 après les premières navigations ?

Nous avons fait six navigations depuis la mise à l’eau, les premières impressions sont plutôt très bonnes, même si les conditions rencontrées ont été assez clémentes : vent de terre sans mer, mais nous avons eu du vent.

Je crois que le bateau garde toute la mobilité et l’énergie qu’avait un 60’ ORMA, en ayant même des petits plus dans les conditions légères, parce que le bateau n’a pas pris énormément de poids et a désormais des formes plus hydrodynamiques au niveau des flotteurs et de la coque centrale. C’est un beau chantier d’hiver, et je pense qu’au départ de la Route du Rhum c’est un bateau sur lequel il faudra compter.

Qu’est ce qui vous a conduit à effectuer ses modifications sur le bateau ?

A l’époque de l’ouverture de la Route du Rhum aux G-Class, nous avons travaillé par rapport aux bateaux confirmés : Sodeb’O, Idec et peut être Groupama 3. Nous savions que nous allions plus vite face à ces bateaux en dessous de 12-13 nœuds de vent, mais dès que le vent monte et que la mer augmente on avait un peu plus de mal.

Pour mieux passer dans la mer et dans le vent il fallait une longueur de flottaison un peu plus longue, pour moins enfourner en longitudinal et c’était l’objectif : donc allonger les flotteurs et la coque centrale,  ce qui demandait plus d’efforts à la structure du bateau, on a donc gardé les mêmes bras mais ils ont été renforcés, le plan de voilure est le même, puisque le bateau en rapport poids/puissance est au dessus de ses adversaires, on a juste rajouter une ou deux voiles supplémentaires, puisqu’il n’y a plus de limitation étant donné qu’on sort d’une jauge.

© Yvan Zedda / Gitana S.A.

© Yvan Zedda / Gitana S.A.

Gitana 11 a été entièrement adapté pour le solitaire ?

Oui, avant les postes de barres étaient excentrés, on avait deux colonnes, et déjà à l’époque le bateau était bien adapté au solitaire. Maintenant on a une colonne centrale, les deux postes de barre ont été recentrés, l’objectif était d’avoir toutes les écoutes à portée de main, je n’ai plus à sortir du cockpit pour manoeuvrer Gitana 11.

Quel sera le programme après la Route du Rhum ?

L’objectif essentiel était la Route du Rhum et la Transat Jacques Vabre si elle avait été ouverte aux G-Class, ce qui n’est pas le cas.

Le bateau même si il a été allongé à 70’ est petit pour faire autre chose que traverser l’Atlantique, ce qui est envisageable avec ce bateau là ce sont les 24 heures en solitaire, ce que je vais probablement essayer de faire l’année prochaine et après pourquoi pas une traversée de l’Atlantique. Mais je crois que les records au delà de l’Atlantique ne sont pas envisageable parce que le bateau n’est pas assez haut sur l’eau.

Vous êtes second de l’iShares Cup avant la dernière épreuve, pensiez vous pouvoir viser le podium en début de saison ?

La session d’entraînement avec Oracle et Groupama a été très bénéfique, car tout le monde a bien joué le jeu, nous avons beaucoup  appris en une semaine de navigation. A Venise, nous ne connaissions pas du tout le niveau des autres mais nous nous sommes vite rendu compte qu’on était dans le coup et que podium était accessible.

Aujourd’hui nous pouvons gagner le championnat, il faut finir devant Masirah et en mettant Loick derrière nous, ça sera une belle bagarre.

A Almeria, nous pouvons avoir du vent comme de la pétole, les courses se dérouleront dans le port, tout peut arriver, donc ça va être chaud…

Un mot sur l’équipage qui est très régulier depuis le début de la saison.

Je crois que l’équipe que j’ai autour de moi connaît bien le multicoque et est très compétente, je savais que nous serion dans le coup parce que nous avions bien préparé le bateau, nous avons bien bossé sur comment faire avancer le bateau au mieux.

Une de nos forces vient du fait que l’on essaie de naviguer le plus proprement possible, par exemple à Amsterdam c’est frappant, nous n’avons pas fait une seule faute sur nos adversaires, pas de pénalité, le 2eme derrière nous a du faire au moins 7-8 fautes. C’est un gros avantage, nous essayons de minimiser la prise de risque, l’objectif est vraiment d’être régulier, on a plutôt bien réussi à le faire, et par rapport aux autres équipages nous aimons les conditions légères qui ont été assez fréquentes sur le circuit.

N’est-il pas dommage de limiter les Extremes 40 à de si petits parcours ?

C’est vrai qu’en tant que compétiteurs nous sommes parfois un peu frustré.

C’est important qu’il y ait ces courses là pour le public, mais pourquoi ne pas faire une où il y ait un peu de « large » : parcours en baie ou un vrai cotier.Le concept est comme ça, c’est vrai qu’on est à la limite du show, mais il ne faut pas perdre l’aspect compétition pour que les marins de haut niveau restent sur ce circuit.

Merci à Yann Guichard d’avoir répondu aux questions de Voile-Multicoques.com.

Interview de Fred Le Peutrec – Partie 2

Seconde partie de l’interview que Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque (3 prépartions olympiques en Tornado, Vainqueur de The Race sur Club Med, barreur des 60′ ORMA Bayer puis Gitana 11, barreur et boat manager de Groupama 3, barreur de Smart Home) a accordé à Voile-Multicoques.com.

Voici la fin de cette interview qui concerne le début de saison de Groupama 3, le Trophée Jules Verne à venir, la Route du Rhum 2010, l’America’s Cup etc.

© Yvan Zedda

© Yvan Zedda

Voile- Multicoques.com : Quel bilan tirez-vous du début de saison de Groupama 3 ?

Fred Le Peutrec : Nous aurions bien sûr préféré garder les deux records (Atlantique Nord et distance parcourue en 24 heures), mais l’objectif principal de cette année reste le Jules Verne. Les différentes navigations, tournée méditerranéenne et records, n’avaient pour but que de sélectionner et de souder l’équipage du Trophée Jules Verne, s’approprier le bateau, le connaître un peu mieux, le fiabiliser, parce que ce sont des machines sur lesquelles nous devons toujours continuer à travailler. Evidemment, il y a une petite frustration mais nous espérons prendre notre revanche cet hiver.

En ce qui concerne le record de l’Atlantique que nous avons effectué en même temps que Banque Populaire V, même si nous perdons deux records, les conditions de navigation étaient tellement exceptionelles que nous en garderons un excellent souvenir, cette traversée restera une navigation extraordinaire. Traverser l’Atlantique en un peu plus de 3 jours et demi était peu envisageable il y a quelques années, on est donc complètement satisfait du potentiel du bateau, il est sain, et  sera bien prêt pour le Jules Verne.

Nous savions au départ du record de l’Atlantique qu’étant donné les conditions, l’essentiel allait se jouer sur la puissance maximale du bateau, Banque Populaire V a plus de couple de rappel, nous savions qu’on allait souffrir, les conditions n’étaient pas idéales pour Groupama 3, mais sur le Tour du monde, il y a plus de zones de transition, ça se jouera sur toutes les allures, la descente sera au portant et pas au reaching, dans ces conditions là nous avons un bateau léger qui descend bien, le jeu devrait être plus ouvert pour nous.

Il y aura aussi une notion d’endurance technique qui jouera, nous partirons avec un trimaran profitant de plusieurs années de navigation et de fiabilisation.

© BENOIT STICHELBAUT/SEA&CO

© BENOIT STICHELBAUT/SEA&CO

Nous sommes impatients de partir, nous serons dans de bonnes conditions techniques, avec un équipage en béton, qui se connait bien, nous avons gardé la base de l’équipage présent sur le dernier tour du monde, et les marins qui ont embarqué cette saison (Lionel Lemonchois, Thomas Coville, Stan Honey) sont des gens qui ont énormément de métier, et ça n’est que du plus pour l’équipage.

L’avenir de Groupama 3 semble être la Route du Rhum 2010 que Franck Cammas devrait courir, la décision de participer a-t-elle été prise ?

C’est en court de définition, nous essayons de préciser les choses : les différentes contraintes techniques et physiques qui seront rencontrées, et nous les mesurons exactement pour être sur que ce soit faisable en solitaire. Mais les chances de voir Groupama 3 au départ sont fortes.

© Guilain GRENIER / Sea & Co

© Guilain GRENIER / Sea & Co

Concernant cette Route du Rhum 2010, Gitana 11 que tu as barré pendant plusieurs années a été remis à l’eau après un allongement à 77’. Penses-tu que ce bateau puisse être un candidat potentiel à la victoire face aux maxis trimarans qui devraient être engagés ?

Assurément oui, c’est un bateau qui peut gagner, il est à la bonne échelle pour une personne seule. L’allongement a permis de retrouver de la stabilité, l’a assagie un peu. C’était déjà un des 60’ ORMA les plus marins, je pense que sous cette nouvelle forme ce trimaran reste un excellent bateau.

Le projet de MOD a refait surface cet été, les communiqués parlent du lancement de la série, s’agit-il seulement d’une annonce ou existe-t-il des bases solides pour cette série ?

Il y a des investisseurs qui sont prêts à définir le cadre, à mettre le pied à l’étrier à la série, tout ceci repose sur l’arrivée  d’une structure financière mise en place par Steve Ravussin et Franck David. Ensuite tout dépendra bien sûr du post élan, il faut que des partenaires entrent en jeu pour sponsoriser les trimarans.

Que penses tu de ce projet alors que les supports multicoques semblent se raréfier ?

Ce qui me plait c’est qu’un circuit de multicoques océaniques puisse renaître, je trouve cela vraiment désespérant dans le paysage de la voile qu’il n’y ait plus de multicoque aux jeux olympique. C’est symbolique mais ceci à des conséquences réelles sur l’activité nautique dans les clubs de sports, les écoles de voiles. Il y a toute une génération de gamins qui ont 15,16 ou 20 ans maintenant et qui s’étaient projetés dans l’idée de prétendre au meilleur un jour sur multicoque, bien entendu tout le monde n’y arrive pas, mais il y a toute une dynamique et une activité de voile légère qui a été ralentie à cause de l’abandon du support olympique multicoque.

Le fait qu’il n’y ait plus de multicoque océanique est dommageable, c’est totalement à contre temps que des bateaux aussi aboutis soient dans des hangars. C’est comme interdire la descente en ski ou la Formule 1 en automobile.

© Hans Berggren

© Hans Berggren

Au delà de la série qui s’arrête, c’est tout un système qui souffre qu’il n’y ait pas les machines les plus dingues, les plus extrêmes, sur l’eau. Les gens commencent à s’en rendre compte, et je pense que d’ici un an ou deux, ces séries manqueront réellement, je ne serai pas étonné que les journalistes, les médias ne trouvent pas un peu triste que ces bateaux là aient disparus et  soient rangé dans des hangars.

La Coupe de l’America aura lieu en multicoque, sur deux bateaux bien différents. Alinghi 5 est un catamaran semble-t-il axé sur le petit temps, BMW Oracle Racing alignera un trimaran plus proche d’un 60’ ORMA dans ses formes, que penses-tu de ces bateaux ? Crois tu que l’un d’entre eux possède un avantage ?

Je reste convaincu que le trimaran peut avoir l’avantage du fait du format de course: une montée et descente dans le vent donc VMG (Velocity Made Good) pur et une manche où la descente dans le vent se fait sur du largue abattu, ce n’est pas pour rien que la classe ORMA s’est concentrée sur cette formule. Les catamarans ne sont pas des bateaux aussi complets que les trimarans.

Le catamaran  est forcément bridé par son couple à un moment, où alors  il faut faire un cata très large mais qui perdra l’avantage dans le petit temps parce qu’il se mettra sur une patte très tard, et il sera handicapé dans les manœuvres. Pour jouer la carte du catamaran, il faut faire un bateau raisonnablement large, qui se mette sur une patte le plus tôt possible, auquel cas l’accélération est un peu moins bonne.

© Carlo Borlenghi/Alinghi

© Carlo Borlenghi/Alinghi

Pour les problèmes de puissance, ils sont essentiellement liés à la puissance du moteur une fois que le châssis est figé, il est tout aussi possible de faire un trimaran aussi performant dans le petit temps qu’un catamaran.

Je reste persuadé que la formule la plus polyvalente est le trimaran, Alinghi 5 est un bateau très intéressant, mais malgré tout je reste assez confiant dans les performances du trimaran.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

De plus cibler un bateau pour une fenêtre météo extrêmement réduite peut être risqué, les conditions  météos sur les plans d’eau ne s’avérent pas forcément conformes aux statistiques, comme on l’a vu aux derniers JO.

La Coupe se jouera sur deux manches gagnantes, il suffit que ces jours là, il y ait un système de vent ou un thermique qui se lève un peu plus fort et qu’au lieu des 6 nœuds prévus il y ait 10 ou 12 nœuds, on aura alors des manches de brise, et je suis assez convaincu que le trimaran ira plus vite.

Cette épreuve devrait remettre les multicoques en valeur, penses tu que ceci puisse jouer en faveur des ces bateaux ?

Cette coupe va mettre les multicoques sous les feux de la rampe. Je serai très étonné que les marins qui vont courir cette épreuve, les observateurs, médias etc. ne soient pas  totalement emballé par le spectacle que vont offrir ces bateaux là en navigation, que ce soit au niveau des performances, de l’engagement. C’est bien que cette coupe se coure sur multicoques, c’est assez paradoxal que le système de multicoque océanique qui s’était  beaucoup développé en France se soit cassé la geule  au moment où les anglo-saxons réputés conservateurs sur leurs monocoques démarrent sur des multicoques pour la coupe. Il y aura forcément des retours après même si ces deux bateaux là vont probablement être « rangés » après la coupe, ce qui est dommage, mais ce sera difficile de se passer de ces bateaux après cet événement.

Merci à Fred Le Peutrec pour sa disponibilité

Gitana 11 remis à l’eau

Gitana 11 a été remis à l’eau hier à Saint Philibert. Le bateau vainqueur de la Route du Rhum 2006 a subi un gros chantier de 10 mois qui a permis au Gitana Team d’allonger ce 60′ ORMA à 77′ en changeant de flotteurs, en allongeant la coque centrale (ajout d’un tronçon de  7m en avant du bras de liaison avant), renforcement de la structure (coque centrale et bras de liaison), aménagement de la plate forme pour la navigation en solitaire (modifications des postes de barre qui ont été recentrés sur les côtés du cockpit).

© Yvan Zedda / Gitana S.A

© Yvan Zedda / Gitana S.A

Le bateau a été mâté dans la foulée avant de rejoindre le môle Loic Caradec à la Trinité où le bateau sera amarré, comme le reste de l’armement Rohschild.

Le trimaran semble avoir bénéficié des dernières études du cabinet VPLP puisque le dessin des flotteurs semble proche de ceux de Banque Populaire V, les safrans de flotteurs ont été avancés par rapport à la version 60′, le plan de voilure reste quant à lui identique à la version ORMA.

© Yvan Zedda / Gitana S.A

© Yvan Zedda / Gitana S.A

L’objectif du Gitana Team est une nouvelle victoire sur la Route du Rhum,Yann Guichard sera à la barre de ce « nouveau » Gitana 11. La confrontation avec les autres maxis trimarans s’annonce intéressante, le Gitana Team a choisi de conserver le potentiel d’un 60′ ORMA dans le petit temps grâce à un poids faible (7tonnes) par rapport aux autres bateaux (11t à 12 t pour Sodeb’O et Idec, 18t pour Groupama 3) tout en améliorant le potentiel du bateau dans des conditions musclées.

Mise à l’eau de Gitana 11 retardée

Gitana 11, le bateau vainqueur de la dernière Route du Rhum et qui a depuis subi un gors chantier pour l’allonger à 77′ (changement des flotteurs, allongement de la coque centrale, renfort des bras…) devait retrouver l’eau aujourd’hui à la Trinité sur Mer, les conditions météos n’étant pas favorables (25 noeuds de vent se renforçant progressivement), le Gitana Team a préféré repousser cette mise à l’eau au début de semaine prochaine, à priori lundi.

Gitana 11 allongé à 77′

L’exclusivité revient à Loick Le Bras, journaliste de Voiles et Voiliers, le trimaran vainqueur de la dernière Route du Rhum prend donc plus de 5mètres de longueur dans cette opération.

La coque centrale a été allongée par l’arrière d’un métre, et l’étrave tronçonnée à l’avant du bras de liaison pour être remplacée par une nouvelle étrave de 9 mètres.

Les flotteurs construits en Nouvelle Zélande ont été assemblés fin juillet.                      Tout comme l’étrave de coque centrale, celles des flotteurs adoptent une étrave inversée, avec un dessin à priori proche de celui des étraves de Banque Populaire V.

La dernière grosse modification est la construction de deux postes de barre qui seront désormais situés juste à  l’extérieur du cockpit, alors qu’ils se trouvaient auparavent au niveau du bras arrière entre la coque centrale et le flotteur. Cette disposition permettra au skipper, Yann Guichard d’avoir à portée de main tous les winchs disposés sur les côtés du cockpit.

La mise à l’eau du trimaran largement modifié est prévue début septembre.

Les premières photos à découvrir sur le blog Voiles et Voiliers de Loick Le Bras.

Le retour gagnant du MOD 70′ ORMA ?

Un communiqué de presse surprenant, alors que l’on considérait le projet de MOD 70′ ORMA comme définitivement abandonné, celui-ci ré-apparait.

La société Multi One Design SA, crée par Franck David, Marco Simeoni, Steve Ravussin a repris les actifs du projet MOD 70 avec le but de relancer cette série.

L’objectif est de lancer la construction des premiers trimarans, de façon à avoir un premier bateau en octobre 2010 et une flotte de 5 trimarans en juillet 2011, comme pour le projet initial le nombre maximum de la flotte serait de 12 unités.

La société MOD SA semble vouloir recentrer la classe sur des courses en équipage de façon à attirer des skippers étrangers moins habitués aux courses en solo ou en double que les skippers français.

Côté compétition, le concept d’un tour de l’Europe estival et annuel en équipage est repris, avec 6 à 8 étapes, alternant courses offshore de ralliement entre les différentes villes étapes et inshore, type « city races » comme sur la Oops Cup .La première édition étant prévue en 2012.

Autre concept retenu et qui avait été discuté par la classe ORMA : un tour du monde avec étapes (minimum 5) de novembre à avril tous les 3 ans, avec une première édition en 2013.

Les transats classiques (Route du Rhum, Transat Jacques Vabre…) feraient ausi parties du programme.

Un programme ambitieux pour Multi One Design SA, reste à trouver un minimum de 5 teams prêts à investir dans ce circuit ce qui n’avait pas été le cas en 2007…

Un nouvel inscrit pour la Route du Rhum 2010 ?

Le communiqué de presse de Sensation Océan :
L’équipe de Sensation Océan s’engage dans un nouveau projet

Une rumeur  circule sur les pontons de la Cité de la Voile à Lorient. L’ex-trimaran « La Trinitaine » s’apprêterait à s’aligner aux côtés des géants annoncés pour la prochaine Route du Rhum. Le scénario est écrit, le casting réuni, les producteurs se décideraient sans tarder… A la barre,  un jeune Méditerranéen de 32 ans rompu au pilotage des grands multicoques, Mayeul Riffet. Et un parrain prestigieux, Alain Gautier.

Féru de trimarans extrêmes, indispensable second recherché pour l’étendue de ses connaissances techniques et son sens marin, Mayeul a accepté de sortir de l’ombre et de relever le défi que lui tendent les acteurs du team Sensation Océan : Brice Lavirotte son Project Manager, Thierry Duprey Du Vorsant, le boat Captain et son conseiller technique et sportif Alain Gautier.

Bon élève des bords très convoités de  Florence Artaud, Alain Gabbay, Lionel Péan , en 1998 Mayeul Riffet  « monte » en Atlantique et intègre l’équipe  du trimaran Banque Populaire de Lalou Roucayrol.
Quatre ans plus tard, à 22 ans, il gagne le grade de second sur Sopra Group, dans le team de Philippe Monnet et  d’un flotteur à l’autre, de marées en marées, on le retrouve  en 2005 à bord des Gitana 10 et 12. Puis aux côtés d’Alain Gautier sur Foncia. Et enfin à la barre de « La Trinitaine » exploité depuis deux ans par « Sensation Océan ».

« Sensation Océan » est née d’une recette gagnante dans l’industrie du « grand frisson ».
L’entreprise montée à Lorient  par Brice Lavirotte, un  ex – publicitaire lyonnais,  surfe avec succès sur  le marché de l’événementiel et de l’exceptionnel en réalisant le rêve de nombreux plaisanciers amateurs ou non : Une journée sur ces engins de folie… Une opération mercantile, certes, mais qui a permis de bluffer les uns et de sauver les autres de l’abandon ! Plusieurs trimarans Orma bénéficient ainsi d’un entretien permanent.

Environ 800 personnes ont déjà embarqué à ce jour dans le cadre de sorties dédiées aux individuels, ou d’opérations de relations publiques d’entreprises telles que Bouygues Telecom, Guerlain ou encore Cogedim.

Le grand chantier de l’ex-Trinitaine  commencera à l’automne prochain.
– Ses flotteurs seront ils rallongés ?
– Son mât sera t’il raccourci ?
– Sa voilure sera t’elle étoffée ?
Les architectes et l’équipe du projet gardent les plans encore bien secrets….

Sensations, lex Biscuits la Trinitaine

Sensations, l'ex Biscuits la Trinitaine