NiceUltimed : le duel se poursuite entre IDEC SPORT Et Sodebo Ultim

La remontée de la  Sardaigne et de la Corse s’est révélée plus  compliquée que prévue dans des vents très instables. La marque de Porto Vecchio a été supprimée par le comité de course du fait de ces vents faibles.
Les deux équipages, au contact après la remontée d’IDEC SPORT hier se sont livrés à un beau duel.
Thomas Coville et ses hommes étaient parvenus à reprendre la tête dans la nuit, mais se sont de nouveau fait passer par Francis Joyon en fin d’après midi.
Les deux équipages ont utilisé à bon escient leur AIS pour éviter de tomber dans les molles favorisés par les reliefs des deux îles, laissant parfois leur adversaire encalminé à seulement quelques centaines de mètres.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Ce soir IDEC SPORT mène la danse, après le passage du Cap Corse, les deux trimarans sont désormais au travers, en route directe vers Nice, la dernière boucle est encore à définir par le comité de course.

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« Pour le moment, ce sont surtout les contrastes qui nous frappent en cette mer : vent fort puis calmes une fois sous le vent de la Sardaigne, lumière intense dans le Mistral, puis pluie et grisaille près du centre dépressionnaire en début de nuit. Le jour se lève sur une nuit fertile en émotions durant laquelle nous avons repassé notre concurrent, puis l’avons vu repasser à moins d un mile de nous, à 20 nœuds alors que nous étions arrêtés ! Tout de suite, 1 nœud au speedo. En deux tours du monde sur IDEC SPORT, Bernard Stamm qui est à la barre n’avait pas connu cela ! On se met dans le filet avant pour décoller les fesses du bateau, on sifflote, l’espoir, c’est bien connu, aime ces petites attentions. Nous sommes tout près de la côte Sarde, belle et impressionnante, on apprécie cette nature qui semble intacte vue de la mer. »

Gwénolé Gahinet., équipier d’IDEC SPORT :
« C’est le yo-yo permanent avec Sodebo. Depuis ce matin, nous naviguons quasiment tout le temps à vue. En ce moment nous le voyons très bien ! Nous sommes pas mal accro à la carto et à l’AIS. Hier, cela nous a permis de passer devant : nous avons vu qu’ils étaient arrêtés, donc dans une zone sans vent. Nous avons alors opté pour une trajectoire différente et cela a payé. Globalement, ici en Méditerranée, il vaut mieux être rattrapant que rattrapé. Ce duel entre nos deux bateaux aux performances similaires est vraiment sympa, on se prend bien au jeu !

 

NiceUltimed : IDEC SPORT prend la tête devant Sodeb’O

Les équipages des deux multicoques encore engagés sur la NiceUltimed ont connu des conditions variées depuis le départ de la course hier. Après un après midi et une soirée à tirer des bords dans des vents faibles, les deux trimarans (après l’abandon d’Actual-Grand Large Emotion) ont paré la première marque au large de Marseille vers 3h la nuit dernière. Thomas Coville et son équipage menaient alors avec 28 minutes d’avance sur IDEC SPORT.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Les marins ont ensuite mis le cap au sud, au portant dans des vents forcissants et une mer forte, vers le Cap Spartivento (au sud de la Sardaigne), ce tronçon a été avalé en 12h à plus de 27 noeuds de moyenne.  Sodeb’O Ultim doublait cette seconde marque à 14h55, 1h45 avant IDEC SPORT.

Lors de la remontée le long de la côte est de la Sardaigne, Thomas Coville et ses équipiers tombaient dans une zone sans vent, les contraignant à un bord à 90° de la route. L’équipage d’IDEC SPORT bénéficiait dans le même temps de plus de pression et refaisait son retard. Peu après 20h, Francis Joyon et ses hommes passaient en tête.

La course est donc complètement relancée , les trimaran sont attendus à la marque de  Porto Vecchio entre 3 et 4h cette nuit, puis ils passeront au Cap Corse dans la matinée. La traversée entre Corse et le continent se fera au travers, dans un vent soutenu. Les équipages repasseront demain devant Nice, entre 11h et 16h (une estimation qui sera affinée au fil des heures). Ils entameront alors une deuxième boucle vers Marseille avant de revenir à Nice passer la ligne d’arrivée, samedi après-midi.

Vacation avec Bernard Stamm, équipier sur IDEC SPORT : « La descente au portant entre Marseille et le Sud de la Sardaigne a été très tonique, on a eu des claques à 40 nœuds de vent et c’est allé très vite sur une mer chaotique. Il a fallu empanner à plusieurs reprises pour se recaler. Dans un vent si fort, cette manœuvre n’est vraiment pas évidente sur un Ultime, alors on a bien fait attention pour ne surtout rien casser. Sodebo Ultim’ a pris les devants avant la marque de Marseille puis a été un peu plus rapide que nous au portant. Mais nous nous accrochons, nous restons concentrés pour tirer les bons bords et faire marcher au mieux le bateau. »

Plus que deux trimarans en course sur la NiceUltimed après l’abandon d’Actual-Grand Large Emotion

Le départ de la NiceUltimed a été donné à 13h02 aujourd’hui. Suite au chavirage de Banque Populaire IX, le plateau se réduisait à trois trimarans sur la ligne de départ le long de la promenade des anglais.
Les trois concurrents prenaient donc la direction de Marseille pour passer la première marque dans du tour petit temps.

Malheureusement, Yves Le Blévec contactait  la Direction de Course vers 16H, pour l’informer d’une avarie de gréement (vérin hydraulique  contrôlant la bascule du mât hors service) survenue sur Actual-Grand Large Emotion. Lors d’un virement de bord, le mât est parti sous le vent et l’équipage s’est rendu compte que le vérin commandant le système ne fonctionnait  plus son rôle, le mat restant basculé sous le vent. L’équipage a pu sécuriser  le gréement dans l’axe, et a rebroussé chemin vers Nice, tout en confirmant l’abandon du multicoque.

Photo : Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org
l’ex Gitana 11 qui disputera la Nice UItimed sous les couleurs d’Actual

 

Il ne reste donc plus que les équipages Francis Joyon (IDEC SPORT) et de Thomas Coville (Sodebo Ultim’) en course, les deux maxi trimarans naviguent actuellement au large de Porquerolles et sont au contact à 0,1 mille l’un de l’autre. Dans ces conditions légères, les deux multicoques ont des performances très proches.

Les deux trimarans devraient passer la première marque à Marseille dans la nuit et prendront ensuite un cap plein sud vers la Sardaigne dans des conditions nettement plus musclées avec une  mer forte et courte et des vitesses de l’ordre de 30 noeuds attendues.

La cartographie actualisée toutes les 5 minutes disponible : ICI

Banque Populaire IX est arrivé à Lorient

Le maxi trimaran Banque Populaire IX est arrivé en cargo à Lorient et a été déchargé de celui-ci.
L’expertise post chavirage va pouvoir débuter, la construction. d’un nouveau mât dans le moule du précédent a déjà été lancée chez  Lorima, le team espère disposer de celui-ci début septembre.
Le trimaran va être convoyé au chantier Multiplast à Vannes pour débuter les réparations sur la plate forme suite aux impacts du mât dans les heures qui ont suivi le chavirage.  Par ailleurs la casquette servant de protection à Armel le Cléac’h et de cellule de vie va être entièrement reconstruite et repensée.

L’objectif reste une remise à l’eau début septembre afin que le skipper bénéficie de 8 semaines afin de naviguer en solitaire et de se qualifier avant le départ de la Route du Rhum début novembre.

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « L’opération de déchargement s’est effectuée dans l’après-midi une fois que les conditions météo se sont améliorées car il y avait un peu de vent en Bretagne. Nous avons emmené le Maxi Banque Populaire IX à son ponton devant notre base pour le nettoyer. Nous partirons vendredi matin en convoyage en direction de Vannes et du chantier Multiplast qui va s’occuper de réparer la plateforme. Dans les jours qui viennent, parallèlement à la réparation du trimaran, la construction d’un nouveau mât devrait débuter dans le chantier Lorima. Nous remercions vivement ces deux sociétés pour leur réactivité qui devrait très certainement permettre au Maxi Banque Populaire d’être de retour sur l’eau avant la fin de l’été. »

Le Maxi Banque Populaire IX remorqué et retourné

Suite au chavirage survenu en début de semaine, le trimaran Banque Populaire IX a été remorqué après 48heures en mer. Il est désormais amarré à Casablanca.
L’équipe technique a pu procéder au retournement du multicoque aujourd’hui. Les dégâts sont importants tant au niveau de la coque centrale que des flotteurs, l’un des foils semble également atteint sur la partie haute.
L’objectif est désormais de rapatrier le trimaran à Lorient afin rétablir un diagnostic plus précis des avaries et de débuter les réparations.

Se pose également le problème du mât, cassé lors du chavirage. Sa construction avait demandé 10000 heures à CDK, la construction d’un nouvel espar à l’identique pourrait donc se révéler difficile au niveau du timing pour être sur la ligne de départ de la Route du Rhum.

Crédit photos : Team Banque Populaire/BPCE

Armel le Cléac’h, le skipper du trimaran sera tout de même présent à Nice, pour donner le départ de la Nice Ultimed.

Ronan Lucas,directeur du team Banque Populaire  :
« Le remorquage a duré 48 heures car nous avons été extrêmement prudents pour ne pas prendre le risque d’endommager davantage le trimaran.

Ce matin nous l’avons  remis à l’endroit à l’aide d’une grue. C’est maintenant l’occasion de dresser un premier bilan des dommages, on constate que de nombreuses parties du pont de coque centrale autour du pied de mât sont endommagées, de même concernant le pont des flotteurs et les carénages de bras ; une partie de la casquette a été emportée.

Nous avons d’ores et déjà pris les devants afin d’organiser les réparations du trimaran, examiner les différentes solutions pour l’équiper d’un mât et d’une bôme. L’objectif clair est de remettre le bateau à l’eau avant la fin de l’été et de permettre à Armel de se préparer dans de bonnes conditions pour se présenter au départ de la Route du Rhum à Saint-Malo. »

Banque Populaire IX a chaviré

Le Maxi Banque Populaire IX a chaviré cette nuit aux alentours de 3h du matin au large des côtes marocaines.

© Easy Ride / BPCE

Armel Le Cléac’h naviguait en faux solitaire depuis quelques jours, le skipper devait rallier Cadix dans cette configuration avant d’embarquer l’équipage qui devait participer à la Nice Ultimed.
Le skipper du maxi trimaran était accompagné de Pierre-Emmanuel Hérissé et de Fulvio d’Aguanno, caméraman qui réalisait une banque d’images.
Les trois hommes se sont rapidement mis en sécurité à l’intérieur du bateau. La balise de détresse  a été déclenchée et l’équipage a ensuite été hélitreuillé par la marine marocaine. Un bateau est d’ores et déjà en route pour rejoindre le trimaran, afin d’envisager la récupération du bateau.

Le plateau de la Nice UltiMed se réduit donc, suite à ce chavirage,  à trois concurrents seulement, Actual d’Yves le Blévec qui naviguera sur le 77′ ex Gitana 11, Idec Sport mené par Francis Joyon et Sodebo de Thomas Coville.

Les explications du skipper du trimaran Banque Populaire IX, Armel le Cléac’h :

« Cette nuit on naviguait bâbord amure direction Cadix. Nous étions partis depuis mardi de Lorient, on avait fait un grand bord le long du Portugal. Pour s’entraîner, on est allé chercher un point de passage dans le nord ouest des Canaries. On faisait notre retour vers Cadix en vue d’aller chercher l’équipage pour la suite du programme.

Les conditions de mer et de vent étaient plutôt correctes, on avait 18/20 nœuds de vent au moment de l’incident. La mer était un peu formée parce que le vent avait été soutenu depuis pas mal de temps sur l’ouest du Portugal. En descendant vers les Canaries, nous avions eu du vent fort jusqu’à 40-45 nœuds. Nous étions sur un bord assez serré, du près débridé, un ris dans la grand-voile et le petit foc. J’avais fait les routages et au fil des heures le vent devait mollir. Les conditions étaient plutôt stables, j’avais vérifié et il n’y avait pas de grain ou d’orage possible devant nous. Pierre-Emmanuel Hérissé (le directeur technique du Team Banque Populaire) et notre média-man étaient à l’intérieur, moi j’étais dans ma cabane en veille aux manœuvres.

J’ai été m’allonger cinq minutes sur la bannette pour commencer une sieste. Le bateau a commencé à se lever très vite suite à une survente de vent, je n’ai pas eu le temps de sortir. J’ai pu choquer la grand voile mais cela n’a pas suffit. Tout est allé très vite, le bateau a basculé sur le côté tribord. Je me suis retrouvé à l’envers dans l’eau qui avait inondé la cabane. Pierre-Emmanuel m’appelait pour savoir si j’étais là. Nous arrivions à nous entendre entre deux vagues, j’ai réussi à sortir de là et à me hisser dans la coque centrale en sécurité avec eux, à l’abri.

On a tout de suite fait un point pour s‘assurer que personne ne soit blessé. J’ai très rapidement déclenché la balise de détresse pour alerter les autorités.

On a réuni le matériel de sécurité et on a enfilé nos combinaisons de survie. J’ai contacté Ronan Lucas (le directeur du Team Banque Populaire) par l’iridium portable qui était dans le bidon de survie pour lui dire que nous étions tous à bord et surtout qu’il n’y avait pas de blessé.

Deux heures après, un cargo est arrivé sur zone, on a échangé avec eux par VHF. Il faisait nuit, nous ne pouvions pas sortir du bateau immédiatement.

Le jour s’est levé, un patrouilleur devait nous rejoindre en fin de journée mais finalement un hélicoptère de la Marine Nationale a pu décoller de Casablanca ce midi pour venir nous chercher. A son arrivée, les uns après les autres, nous sommes montés dans l’hélicoptère et nous avons atterri au port militaire de Casablanca sur une frégate à quai. Nous avons été très bien accueillis par la Marine Royale Marocaine, nous avons pu manger et faire quelques contrôles de santé, on les remercie pour tout ainsi que l’équipage de l’hélicoptère. Nous avons ensuite été pris en charge par le Consulat de France.

 C’est vraiment dur à vivre, les conditions en mer étaient maniables, nous avons déjà navigué avant dans des conditions beaucoup plus fortes et engagées. Tout a basculé en quelques secondes. A mon avis, c’est lié à une survente de vent. Au moment où nous avons quitté le bateau, les trois coques et les bras étaient intacts, le mât quant à lui, est cassé en plusieurs morceaux »

Collectif Ultim : Actual achète Sodebo

Samuel Tual, PDG du Groupe Actual, et le skipper Yves le Blevec ont officialisé l’achat du trimaran Sodebo 4.
Yves le Blévec, qui a perdu son trimaran cet hiver, disposera son nouveau multicoques à l’issue de la Route du Rhum 2018.
Par ailleurs, Actual sera bien présent cette année sur la Nice Ultimed, Yves le Blévec mènera un équipage sur l’ancien Gitana 11 (ex ORMA allongé à 77′).
L’objectif d’Yves le Blévec étant de disposer d’un trimaran performant pour le tour du monde en solitaire en course de 2019.

Par ailleurs, l’idée d’un nouvel ultime à l’issue de ce tour du monde n’est pas abandonnée et sera réévaluée dans les années à venir.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Yves le Blevec, skipper d’Actual :
« L’idée de racheter le Sodebo 4 avait été envisagée avant même mon départ sur le Tour du Monde à l’envers. Notre objectif étant de poursuivre notre engagement au sein de la Classe Ultim 32/23 dans les meilleures conditions possibles. Avec la perte de l’Actual Ultim, ce projet est devenu réalité assez rapidement. Notre objectif commun est de faciliter la transition, avec une acquisition de connaissances de notre côté et une transmission de leur côté à mettre en place le plus tôt possible de façon à ce que dès la fin de la Route du Rhum, le Team et l’Ultim Actual soient les plus opérationnels possible.
Ce bateau est parfaitement abouti et fiabilisé. Il est arrivé à maturité. Nous nous appuierons sur l’excellent travail réalisé par Thomas et son équipe. Notre temps de préparation restera relativement faible : nous aurons tout juste un an avant le départ du tour du monde. L’idée sera de naviguer au maximum pour le prendre en main… C’est vraiment excitant de pouvoir redémarrer aussi vite sur un tel projet. Le bateau est plus grand, plus puissant, plus performant que l’ancien : ça change bien sûr sensiblement l’approche « performance ». Sur un tour du monde, il fera partie des bateaux capables de gagner.
»

Samuel Tual, Président du Groupe Actual :
«  C’est la suite logique de l’engagement que nous avions confirmé  dans la classe 32/23. Je suis très fier que l’on puisse acquérir ce très beau bateau. Il nous faisait rêver au ponton de la Trinité sur mer alors que nous étions voisins. Nous sommes vraiment très heureux de pouvoir monter d’une marche et cette évolution permettra à Yves de continuer à grandir et progresser. »

Réaction de Patricia Brochard co-présidente de Sodebo :
« Cette nouvelle transmission du bateau Sodebo à Actual nous satisfait et ce pour plusieurs raisons : Tout d’abord, depuis notre engagement dans le sponsoring voile en 1998 nous œuvrons pour que  nos bateaux restent dans le circuit et participent ainsi à la vitalité des classes. Par ailleurs c’est une histoire qui se poursuit. Ce bateau, acheté à Olivier de Kersauson en 2013, a déjà parcouru les mers du monde. Skippé par Thomas Coville, il a signé de très belles performances comme évidemment le record du Tour du Monde en solitaire en 2016, mais aussi  le record de l’Atlantique Nord en 2017 et remporté la dernière Transat Jacques Vabre. En tant que Présidente de la Classe Ultim, je me réjouis que ce bateau participe à notre programme de courses des prochaines années, dont l’événement majeur sera le Tour du Monde en solitaire en 2019. Je suis particulièrement heureuse que Samuel Tual et son entreprise, qui sont des piliers de la Classe Ultim, poursuivent et réaffirment avec force leur engagement dans la voile. Bravo ! »

Thomas Coville, skipper de Sodebo :
« Savoir que Sodebo Ultim’ sera skippé par Yves, avec son expérience et sa pugnacité, ADN des membres de la Classe me réjouit. Ce bateau puissant, fiable et polyvalent a atteint pour moi sa maturité idéale. Il restera associé à beaucoup de plaisir et de réussite, et je suis heureux de savoir qu’après la Route du Rhum, je continuerai de le croiser sur les courses. Aujourd’hui, nous refermons un chapitre qui nous a apporté beaucoup d’émotions pour en ouvrir un nouveau, tout aussi exaltant, avec la construction d’u nouvel Ultim Sodebo. »

 

Photo : Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org
l’ex Gitana 11 qui disputera la Nice UItimed sous les couleurs d’Actual

Banque Populaire IX mis à l’eau

 

Le Maxi Banque Populaire IX a été mis à l’eau aujourd’hui avant d’être mâté et de rejoindre son ponton à la BSM de Lorient.

Ce nouveau trimaran ultime est l’oeuvre du cabinet d’architecte VPLP pour la plate forme et de Martin Fisher pour les appendices. Les architectes ont donc opté pour une évolution de Macif, également connu par le même cabinet, tout en affinant les lignes et en intégrant des appendices plus évolués que ceux du multi de François Gabart. La construction d’une durée de 20 mois a été menée par le chantier CDK Technologies.
Les dimensions de ce nouveau maxi sont au maximum de la jauge définie par par le collectif Ultim, à savoir 32m de long par 23m de large, pour un poids donné à 14 tonnes.

Le Maxi Banque Populaire IX, est doté d’un mât-aile basculant, concernant les appendices, outre les foils en L, les safrans sont dotés de plans porteurs . Le but étant bien sûr des phases de vol pour ce nouveau multicoque, à l’instar du Maxi Groupe Edmond de Rothschild.
Les foils sont réglables sur tous les axes.  A noter également une bôme innovante avec un carénage sur prolongeant jusqu’à la plate forme avant d’améliorer l’aérodynamique du trimaran.

 

Copyright : Easy Ride / BPCE

La reste de la semaine sera consacrée à des tests statiques avant une première sortie en mer prévue entre  vendredi et dimanche en fonction des conditions météos.
Armel le Cléac’h devrait parfaire la connaissance de son nouveau multicoque jusqu’en fin d’année avant une tentative de record sur la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador en janvier ou février. La première confrontation en course aura lieu dans le cadre de la Nice Ultimed (en équipage), avant la  Route du Rhum en novembre 2018.

Ronan LUCAS, directeur du Team Banque Populaire
« C’est un grand jour avec un peu d’émotion. Maintenant on est très impatients d’aller faire nos premiers milles en volant. C’est le 3e bateau réalisé avec CDK Technologies, ce sont des gros projets de tels multicoques et cette longue aventure requiert beaucoup d’énergie. On remercie aussi nos amis architectes pour le travail des calculateurs et de toute l’équipe. On espère naviguer en fin de semaine on a encore quelques tests statiques à faire et confirmer si tous les points d’ancrage correspondent au cahier des charges. On commencera à mettre en place tout ce qui doit l’être dans les jours qui suivent. On aura pas mal d’essais. Mi-novembre on devrait voler ».

Kevin ESCOFFIER, responsable du Bureau d’Etudes Team Banque Populaire
« Un jour comme aujourd’hui, c’est toujours une étape, on a mis le bateau à l’eau et c’est toujours émouvant car c’est la fin d’un cycle qui a duré pratiquement deux ans depuis le début de la construction. On a pensé, conçu, construit le bateau, on a imaginé comment il allait fonctionner. Maintenant on a hâte de voir si son comportement réel sur l’eau est tel qu’on l’a imaginé. Ce qui est sûr, c’est qu’on va voler ! La question est de savoir quand et à quelle vitesse !

Stéphane DIGARD, responsable du chantier CDK Technologies
« Le chantier s’est très bien passé ! Je remercie Banque Populaire de sa confiance pour ce projet qui représente 135 000 heures de travail sur 20 mois de construction. Nous avions tous hâte de voir le bateau sortir des ateliers, de le voir sur l’eau retrouver son élément premier ».

Vincent LAURIOT-PREVOST, architecte Cabinet VPLP :
« Autour du Maxi Banque Populaire IX, il y a une belle histoire humaine qui dure depuis deux ans. Armel a pu nous donner les grandes lignes car il connaît bien le fonctionnement de ce support grâce à son expérience avec Banque Populaire VII à une nouveauté près, c’est que ce bateau doit voler. Nous avons dû rajouter quelques artifices pour que le trimaran vole. C’est un bateau laboratoire, nous aurons bien sûr des évolutions à faire au fil des mois. »

Jean-Baptiste EPRON, graphiste-navigateur
« Cela fait longtemps que je travaille avec Banque Populaire et c’est vraiment très agréable pour la confiance que cet armateur historique m’accorde. Cette fois-ci, sur la décoration, les échanges avec l’équipe communication ont été très intéressants tout comme le travail avec Pierre-Yves Moreau, mon interlocuteur pour la réalisation technique au sein du Team Banque Populaire. Cette année, ma mission a été élargie avec une collaboration menée avec Kevin Escoffier sur le style du roof. C’est à chaque fois une grande chance de travailler sur des oiseaux d’une telle envergure et aussi un grand moment d’émotion. »

Frédéric CHENOT, Directeur du Développement Banques Populaires
« Nous sommes très heureux de cette nouvelle étape dans le développement de notre politique de sponsoring. La construction par le Team Banque Populaire d’un bateau innovant qui participera à de grandes aventures illustre nos valeurs d’audace, de ténacité, et de recherche de performance. Après la victoire d’Armel sur le dernier Vendée Globe, notre engagement dans la voile de compétition s’inscrit une nouvelle fois dans la confiance et la durée. J’ai hâte de voir cette belle machine prendre son envol au-dessus des flots pour écrire de nouvelles grandes et belles histoires. »

Une réparation sur le trimaran Banque Populaire IX avant la mise à l’eau

Petit contre temps avant la mise à l’eau du Maxi Trimaran Banque Populaire IX.
Du fait des conditions météorologiques défavorables, l’équipe technique a débuté des tests d’efforts sur la structure au sec, ce qui a permis de détecter une anomalie sans gravité.
Celle-ci nécessite des travaux qui seront réalisés la semaine prochaine par le chantier CDK.
Le trimaran qui sera mené par Arme le Cléac’h ne touchera donc pas l’eau avant  le 30  octobre.

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « Nous allons tout mettre en œuvre avec les équipes du chantier CDK pour pallier ce contretemps de dernière minute et peaufiner les détails qui nous permettront de partir rapidement au large tester le bateau. »

Le multicoque a été dessiné par le cabinet VPLP avec la participation de Martin Fisher, la construction aura nécessité 135 000 heures de travaiL.

Le trimaran est muni de foils réglables dans les trois dimensions, de plans porteurs sur les safrans et la dérive centrale.
Ronan Lucas : « Les safrans munis de plans porteurs, et les foils mobiles dont on pourra régler le cant (l’angulation du foil de l’intérieur vers l’extérieur et vice et versa) et le rake (l’angle d’incidence de l’avant vers l’arrière et vive et versa) en navigation comme sur les bateaux de la dernière Coupe de l’America, nécessitent énormément de mise au point et de temps pour tout fiabiliser. On ne perd pas de vue que Banque Populaire IX va faire le tour du monde. Et s’il y a défaillance dans le système hydraulique, il faut pouvoir bloquer et figer manuellement les appendices afin de naviguer de manière conventionnelle. C’est cela qui rajoute beaucoup de complexité à l’ensemble.»

Le programme prévisionnel après la mise à l’eau :

Janvier-Février 2018
Tentative de record de la Route de la Découverte

Mai 2018
Nice Ultimed

Novembre 2018
Route du Rhum

Décembre 2019
Tour du Monde en solitaire

Premières images du Maxi Edmond de Rothschild en vol

Seulement un mois après sa mise à l’eau le Maxi Edmond de Rothschild a effectué ses premiers vols lors de navigations au large de Lorient. Ce moment a été immortalisé grâce au médiaman du Gitana Team, Yann Riou, avec des images prises par un drone.
Après seulement quelques semaines de navigation, le vol semble stabilisé, sur mer plate et dans 15 à 17 noeuds de vent.

©Yann Riou/Gitana SA

Le skipper du Team, Sébastien Josse se montre satisfait de sa nouvelle monture, Gitana 17 :  « Dès le début, nous avons pu voir que le bateau tenait ses promesses : raide, sain et avec une puissance qui ne demande qu’à s’exprimer ! Quand les deux foils ont trouvé place à bord, mi-août, nous avons pu très vite trouver les réglages pour passer du mode archimédien au mode volant ! La première fois où le bateau a décollé était un moment incroyable. Nous avions 15-17 nœuds de vent et une mer plate avec moins d’un mètre… tout était réuni pour voler. À bord, il y avait un mélange d’excitation et de surprise et de la fierté aussi. Car même si nous ne sommes qu’au début, et bien conscients que nous avons tout à apprendre et beaucoup à découvrir, c’est forcément une grande satisfaction de voir que ça va dans le bon sens.
Depuis ce premier vol, nous y allons pas à pas et nous nous familiarisons avec ce point de décollage, qui fait clairement basculer le Maxi dans un autre mode. C’est comme si nous avions deux bateaux, un classique archimédien et un volant. D’un mode à l’autre, le comportement du bateau est très différent, les réglages bien sûr et quand on décolle les angles de navigation changent, comme le vent apparent d’ailleurs et le barreur doit modifier son pilotage en conséquence. Ces premiers essais sont très positifs, le Maxi Edmond de Rothschild est sain et stable en vol et à chaque sortie nous gagnons en confiance pour atteindre des vitesses cibles de plus en plus intéressantes.» 

 

Ceci semble de bonne augure pour la première échéance en course, en effet Sébastien Josse et Thomas Rouxel disputeront la Transat Jacques Vabre, transatlantique en double dont le départ est prévu le 5 novembre.