Sidney Gavignet décroche s’adjuge le record des îles britanniques

Sidney Gavignet, le skipper du trimaran Oman Air, qui s’alignera sur la prochaine Route du Rhum a battu le record autour des îles britanniques mardi après 4 jours, 15 heures, 9 minutes et 47 secondes à 16.081 noeuds de moyenne.

Il bat ainsi le précédent record, détenu par Thomas Coville en solitaire sur son 60′ ORMA Sodeb’O en 2006 de plus d’un jour et demi, il décroche également le record « absolu » puisque le skipper français a également battu le record de Playstation en équipage de plus d’une demi heure.

Bien que son bateau soit  moins sophistiqué qu’Idec et que son sistership Sodeb’O, Sidney Gavignet fait, suite à cette performance, figure d’outsider pour la Route du Rhum.

© Lloyd Images/ Oman Sail

A lie, une interview du skipper sur Ouest France

Idec remis à l’eau

Francis Joyon a remis son trimaran Idec à l’eau, après quatre mois  de chantier dans le chantier Marsaudon à Lorient, le but était d’améliorer le bateau avant la Route du Rhum, que disputera le skipper.

La principale modification de ce chantier dhiver a été l’installation de foils, qui devraient améliorer sensiblement les performances du trimaran comme l’explique Francis Joyon : « globalement, le bateau ‘monte’ sur ces appendices, ce qui réduit le frottement et dans certaines conditions, le gain de vitesse est très important : 4 à 5 nœuds ».Thomas Coville, skipper de Sodeb’O, quasi sistership d’Idec a aussi adapté ces appendices à son maxi trimaran.

Autre amélioration côté voiles Idec disposera cette fois d’un jeu flambant neuf et  d’une grand voile à corne permettant de gagner 30m² de toile

Mises à l’eau

 

  • La mise à l’eau de ce début de semaine a été celle de Sodeb’O qui a rejoint le port de la Trinité sur Mer hier, le trimaran géant de Thomas Coville a subi un gros chantier d’hiver qui a permis l’ajout de foils sur les flotteurs, le gain devrait être conséquent comme l’explique le skipper « si bien sûr les valeurs théoriques se réalisent, cette nouvelle configuration nous permettrait de passer sous la barre des 57 jours sur un tour du monde en solitaire ! Les foils vont nous permettre d’être moins archimédien, plus aérien. On devait avoir la culture du bateau pour « maturer » cette évolution avec laquelle le bateau va passer dans une autre ère.  Grâce au mât basculant et aux foils, le Sodeb’O devrait être terriblement boosté : il va voler ! Reste à fiabiliser au maximum les pilotes automatiques qui vont être particulièrement sollicités. Nous avons intégré entre autres un compas gyroscopique utilisé par l’armée. Réactivité des vérins, du bras, tout a été développé en interne. »

Autre nouveauté, la décoration du bateau a été revue en profondeur pour le lancement du nouveau logo Sodeb’O et de cette nouvelle saison chargée pour Thomas Coville qui s’élancera sur le record de la Route de la Découverte, sur la Route du Rhum et autour du monde en fin d’année.

Le Trophée Jules Verne pour l’équipage de Groupama 3 !

Après deux tentatives avortées sur casse (en 2008 et 2009), Franck Cammas et ses hommes : Fred Le Peutrec, Stève Ravussin, Lionel Lemonchois, Thomas Coville,  Loïc Le Mignon, Ronan Le Goff, Bruno Jeanjean, Jacques Caraës et Stan Honey ont décroché le Trophée Jules Verne hier à 22h40 en franchissant la ligne d’arrivée de leur tour du monde.

L’équipage de Groupama 3 a effectué le tour du monde à la voile en  48 jours 07 heures 44 minutes, améliorant l’ancien record d’Orange II de 2 jours, 8 heures 35 minutes.

Cette tentative n’aura pas été de tout repos  pour ces 10 hommes, puisqu’ils ont rencontré à plusieurs reprises des conditions météo difficiles notamment entre le Cap Horn et l’Equateur avec un gros retard à combler, l’expérience de cet équipage, la fiabilité et les capacités du bateau ont permis aux 10 marins de décrocher le record le plus prestigieux et le plus difficile : 22 tentatives en 17 ans et seulement 7 succès.

Groupama 3 a donc parcouru les 21760 mn (route orthodromique soit la distance « officielle »)  à la vitesse moyenne de 18.76 noeuds. Sur le fond, Groupama 3 a parcouru 26830 milles nautiques à la moyenne de 23.13 noeuds.

© Yvan Zedda / Marine Nationale

Les réactions d’anciens détenteurs du Trophée Jules Verne :

Olivier de Kesauson :
« Bravo pour cette performance extraordinaire… Bravo pour n’avoir jamais baissé les bras ! Bravo pour avoir construit à leur tour, dans l’esprit de la plus belle et de la plus audacieuse des épreuves au Monde, une histoire magnifique. Bienvenue à Franck Cammas et à son exceptionnel équipage dans le Club des détenteurs du Trophée Jules Verne. »

Message de Bruno Peyron :
« Bravo à toute l’équipe de Groupama pour ce parcours exemplaire autour du monde. Je sais la somme de compétences, d’efforts et d’engagement nécessaire à un tel résultat : le design team, l’équipe technique, l’équipe météo, l’équipage et aussi le sponsor dont il faut saluer la détermination et qui a su faire confiance à son équipe y compris dans les moments difficiles. Tous méritent ce succès construit avec méthode. Ils écrivent ainsi, ensemble, une nouvelle belle page de l’histoire du « Trophée Jules Verne ».
Je suis fier d’avoir été battu par la meilleure équipe de multicoque océanique actuelle et j’ai hâte de relancer notre équipe pour la « reconquête ».
Je leur souhaite de devenir la meilleure équipe en monocoque dans la VOR et j’espère qu’ils viendront nous rejoindre sur la ligne de départ de The Race II. En tout cas c’est un défi que je leur lance, non plus par chronomètre interposé mais … bord a bord ! »

© Yvan Zedda

Et celles de l’équipage du trimaran Groupama 3 :

Franck Cammas :
«Une joie immense ! Je crois qu’avoir mis tant d’énergie et de temps sur ce projet et arriver au bout, c’est super. C’est le travail acharné d’une équipe et de notre partenaire Groupama qui n’a jamais lâché le morceau. C’est super que ça se termine de cette façon. La clé, c’est que quand il y a des échecs, il faut les utiliser, car c’est l’expérience, la connaissance et la fiabilisation du bateau. C’est ce qu’on a prouvé aujourd’hui. C’était beaucoup plus intense que je l’imaginais, mais on aime ça et évidemment c’était 50 jours d’émotions extrêmement fortes. On avait confiance dans notre bateau et dans le concept de trimaran. C’était une « dream team » et c’est une somme d’expériences et de talents. Parfois il fallait que je tranche avec mon feeling parmi les idées de tout le monde. J’ai appris énormément : c’était super. L’image qui restera, c’est le passage du cap Horn. On était comme des gamins…»


© Yvan Zedda

Fred Le Peutrec :
« Ce Trophée, c’est un mélange de choses, une sorte de fondu enchaîné entre ce que j’ai eu envie de vivre quand j’étais gamin et la réalité ! J’ai toujours l’impression que ce sont d’autres qui l’ont fait, d’être désincarné, que ce n’est pas moi qui y était… Une émotion débordante, un moment hors du temps. Je l’ai rêvé en voyant les autres équipages partir et revenir. C’est concret et en même temps fuyant. Le parcours de Groupama 3 depuis trois ans a tout de même été semé d’embûches : décrocher le Trophée de cette manière, sur le fil du rasoir, dans les derniers jours de mer, alors que nous avions failli ne pas partir, c’est magique ! »

Lionel Lemonchois :
« Arriver à Brest, c’est toujours génial ! On a fait du mieux qu’on a pu et c’est passé sur la fin. Super ! On a eu des conditions très variées et pas toujours favorables, et celui qui arrivera à enchaîner les bons systèmes météo d’un bout à l’autre, fera un carton… Mais je ne sais pas si cela est possible. Ce qu’il faut, c’est être constant, naviguer bien en permanence, et avoir un bon bateau : c’était vraiment le cas avec Groupama 3. L’équipage était super et cela rend les choses faciles : chacun était à sa place comme ce fut le cas avec Bruno Peyron. Ce qui est essentiel et motivant, c’est de monter une belle équipe et Franck Cammas a parfaitement réussi son casting ! 48 jours de mer, à dix enfermés dans un huis clos, ce n’est pas anodin : ce n’est pas que de la technologie, c’est d’abord du rapport humain. Le bateau était vraiment facile : c’est un petit voilier de 32 mètres ! À trois sur le pont, on pouvait presque tout faire. Avec des moments inoubliables comme lorsque nous avons piqué sur le cap Horn à plus de 40 noeuds, sous un ciel de traîne et huit mètres de creux… 48h extraordinaires. »

Thomas Coville :
« On avait fait une première tentative, on avait cassé, on s’était arrêté à Cape Town. On sentait qu’on avait un groupe très fort, capable de se remettre en place dans des conditions pas forcément évidentes et faciles. Il y avait une véritable audace et une vraie envie d’en découdre. Un tour du monde, c’est quelque chose de global, c’est un raisonnement de terrien de vouloir le découper en morceaux ! On s’est fait un reaching vraiment poussé avec Stève Ravussin. On était rentrés dans l’euphorie… Le bateau volait littéralement et les gars sont sortis sur le pont pour nous demander si on n’était pas sur une autre planète ! Il avait la banane… Moi j’étais ailleurs… C’était fabuleux ! »

Loïc Le Mignon :
« Sur la fin, c’était assez long car on n’a pas eu des conditions faciles depuis les Açores. On a eu des coups de mou, mais on avait un bateau polyvalent et formidable, en gagnant du terrain, on repartait de l’avant et le moral avec ! On n’a pas eu peur jusqu’au bout, mais ce n’était pas acquis ! Ce n’était pas facile, mais on a grappillé du temps sur la remontée. On a eu pas mal de plaisir ! »

Bruno Jeanjean :
«La plus belle image, c’est celle de l’arrivée, avec le record à la clé, le public brestois et le beau temps de Bretagne. Surtout que moi, c’est mon premier tour du monde, je n’ai pas l’habitude d’avoir tout ça autour, c’est très agréable ! »

Steve Ravussin :
«Cela fait toujours plaisir d’arriver, d’autant plus au bout de 50 jours. On est content, avec un public et un beau temps, c’est vraiment super sympa. On était une super équipe, soudée, on est content d’être sur ce bateau qui va toujours très, très vite. »


Groupama 3 à pleine vitesse

Groupama 3 retrouve de la vitesse, après quelques jours difficiles à la poursuite d’un front de dépression. L’équipage aligne désormais les milles avec une belle moyenne de 31,8 noeuds hier.

L’optimisme est donc de retour, les 450 milles de retard sont oubliés, les hommes de Franck Cammas l’ayant déjà réduit de moitié. Celui-ci devrait être comblé à la fin du week end, ce qui devrait aussi correspondre au passage dans l’Océan Pacifique, avec très probablement le meilleur temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles (Afrique du Sud) et le cap Leeuwin (Australie).

© Team Groupama

Fred le Peutrec à la vacation d’hier :

« Nous sommes partis à ce rythme jusqu’à la Tasmanie, voir même jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Nous aurons peut-être quelques empannages à faire pour se recaler, mais la trajectoire va rester très rectiligne, a contrario d’Orange 2 en 2005… Pendant 48 heures, nous allons toujours être poussés par ce vent de trente noeuds, puis cela va mollir un peu mais le flux de secteur Ouest nous accompagne jusqu’au Pacifique. Et si la dépression qui stagne sur l’île Auckland s’évacue, nous n’aurons pas de réelle transition à ce niveau-là : ça serait pas mal ! »

A suivre également sur le blog de Thomas Coville, barreur sur Groupama 3.

Année chargée pour Thomas Coville

Thomas Coville, le skipper du maxi multicoque Sodeb’O, a dévoilé son programme pour la saison 2010, et celui-ci s’annonce chargé.

En effet, le skipper devrait effectuer deux tours du monde, la Route du Rhum, et une traversée de l’Atlantique en mode record.

Pour commencer : un tour du monde en équipage sur Groupama 3 dans le cadre du Trophée Jules Verne si une fenêtre météo s’ouvre avant le 5 février (dead-line pour le départ du trimaran de Franck Cammas).

Ensuite Thomas Coville repartira sur son  Sodeb’O : trimaran solo de 105′ sur plans Irens/Cabaret. Il s’alignera de nouveau sur le parcours de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) à partir du 3 mai, le skipper connait bien ce record puisqu’il l’a repris à Francis Joyon l’an dernier et qu’il en avait été détenteur avec son 60′ ORMA, de plus il lui servira d’entrainement pour la Route du Rhum : « Si j’ai choisi ce parcours, c’est aussi parce que grosso modo c’est celui de la Route du Rhum, ce qui m’offre un galop d’essai grandeur nature sur un trajet qui ressemble fort à celui sur lequel je vais me confronter quelques mois plus tard. Je ferai par contre le retour en équipage pour tester les pilotes automatiques. » Cette tentative de record sera également le premier test de validation des foils, pour lesquels le bateau est actuellement en chantier.

En novembre, il s’alignera sur la Route du Rhum-La Banque Postale face à d’autres maxis trimarans (Idec, Groupama 3, Gitana 11…), avant de repartir pour un nouveau tour du monde en solo.

Les explications du skipper : « Nous avons en effet mis à profit une année 2009 pas très sportive pour entamer une large réflexion sur l’évolution du bateau et notamment sur la mise en place de foils, quelque chose qui me titillait depuis la mise à l’eau en juin 2007.  Simplement en ajoutant des foils, on a déroulé une pelote qui a une incidence sur tout le comportement du bateau, sur son équilibre. Cela ira jusqu’à modifier ma façon de naviguer. Nous devons aussi anticiper sur les réactions des pilotes et repenser le plan de voilure. »

Groupama 3 et Banque Populaire 5 bientôt en stand by pour le Jules Verne

Les deux équipages vont se retrouver en stand by d’ici quelques semaines, celui de Groupama 3 débutera le 1er novembre, alors que les hommes d’équipage de Pascal Bidégorry seront près à s’élancer autour du monde le 15 novembre.

Le précédant duel, sur l’atlantique cet été, avait tourné à l’avantage de Banque Populaire V, le bateau de Franck Cammas avait mis 3 heures de plus que son adversaire à effectuer la traversée entre New York et le Cap Lizard, ce défi hivernal sera autrement plus difficile pour les hommes et les bateaux qui devront effectuer le tour du monde en moins de 50 jours et 16 heures pour battre le record de Bruno Peyron sur Orange II.

Les deux skippers ont su s’entourer pour cette tentative de record, Franck Cammas a choisi la continuité, quatre nouveaux éléments par rapport à la tentative de 2007 (qui s’était arrêté au large de la Nouvelle Zélande sur casse) : Lionel Lemonchois, Thomas Coville, Bruno Jeanjean et Stan Honey à la navigation, ces hommes ont tous une grosse expérience du multicoque et ont navigué sur le bateau cette année, le reste de l’équipage est constitué de Franck Camas, Stève Ravussin, Fred Le Peutrec, Loïc Le Mignon, Ronan Le Goff et Jacques Caraës.

Du côté de Banque Populaire, Pascal Bidégorry, le skipper a choisi de s’entourer de ses équipiers habituels mais aussi de membres techniques du team Banque Populaire, l’équipage sera constitué de : Pascal Bidégorry, Ronan Lucas, Yann Eliès, Emmanuel Le Borgne, Yvan Ravussin, Ewen Le Clech , Pierre-Yves Moreau , Erwan Tabarly , Florent Chastel , Xavier Revil , Billy Besson, Kevin Escoffier , Marcel van Triest, Sébastien Duclos.

Pas de fenêtre pour Thomas Coville

Thomas Coville qui est en stand by à New York pour une tentative de record sur l’Atlantique Nord ne partira pas sur la même fenêtre météo que les deux autres maxis trimarans Groupama 3 et Banque Populaire V.

En effet, Thomas Coville navigue en solitaire et cette dépression qui devrait emmener les équipages de Franck Cammas et Pascal Bidégorry en 4 jours vers la pointe de l’Angleterre s’avère trop rapide pour un solitaire, comme l’explique le skipper de Sodeb’o : « si cette fenêtre se présente bien pour mes camarades en équipage pour qui on parle d’une vitesse moyenne autour des 30 nœuds sur 4 jours, elle n’est pas favorable pour moi qui vise en solitaire une vitesse de 22/23 nœuds sur 5 jours. Cette dépression est aujourd’hui trop rapide et avec des vents trop forts. Elle me passerait dessus et là, le record s’envolerait. »

En effet, le risque pour Thomas Coville est de se faire rattraper par la dépression et donc de se retrouver dans des conditions de mer très dégradées par le passage de celle-ci.

Record de la Méditerranée : skipper et équipage satisfaits

Groupama 3 a rejoint Hammameth au terme de son record de la Méditerranée, le skipper, Franck Cammas est satisfait de son bateau et de l’équipage : « Groupama 3 glisse vraiment bien au portant. C’est intéressant pour les deux autres tentatives de record que nous ferons cette année : l’Atlantique Nord que nous détenons déjà mais qui nous permettra notamment d’entraîner l’équipage en vue du Trophée Jules Verne. Nous avons une très belle équipe et un excellent bateau. C’est très encourageant ».

Toutefois, Franck Cammas estime que le record est encore améliorable : « Nous aurions pu mieux faire, notamment sur le dernier tiers du parcours car nos prévisions météo n’ont pas été très justes. Le vent a été plus faible qu’annoncé et, surtout, très irrégulier. Il y avait moyen de gagner une heure de plus ».

Le reste de l’équipage se félicite aussi de ce record et de l’excellente ambiance qui règne au sein du team Groupama.

Frédéric Le Peutrec : « Nous-nous sommes vraiment fait plaisir. C’était engagé mais dans une atmosphère très sereine. C’est agréable de naviguer dans ces conditions »

Lionel Lemonchois (qui détenait déjà ce record en tant qu’équipier d’Orange II) : « Groupama 3 est moins long et moins lourd qu’Orange 2. C’est un bateau qui se mène en finesse et qui va vite, même peu toilé. Il est plus proche d’un trimaran de 60 pieds que d’Orange 2. Le barrer est un véritable plaisir » Un plaisir efficace pour le vainqueur de la Route du Rhum 2006 qui a atteint la vitesse de 42,62 noeuds à la barre du maxi trimaran sur ce record.

Thomas Coville : « Groupama 3 est vraiment un bateau abouti, dans le détail. C’est assez rare sur une unité de cette taille et très enrichissant de partager les projets d’un team comme Groupama »

Record battu pour Groupama 3

Franck Cammas et son équipage ajoutent un nouveau record à leur palmarès.

Ils ont en effet battu le record de la Méditerranée cette nuit en 17 heures 08 minutes et 23 secondes, soit 48 minutes et 10 secondes de mieux que le temps de référence détenu jusque là par Bruno Peyron sur Orange II.

Ils ont parcouru 532 milles à plus de 31 noeuds de moyenne, rapporté à la distance officielle du record : 458 milles, leur moyenne a été de 26,72 noeuds.

© Guilain GRENIER / Sea & Co

La réaction du skipper Franck Cammas : « Nous avons fait une très belle première partie de parcours avec des pointes de vitesse à plus de 42 noeuds. La dernière partie a par contre été plus difficile avec des vents plus faibles que prévu et très variables en direction. Ca a été une traversée musclée car la mer était courte et cassante mais Groupama 3 s’est très bien comporté. Nous n’avons rien cassé et l’équipage a été super. Nous arrivons dans quelques heures à Hammamet avec un cinquième record à notre tableau de chasse. C’est de bonne augure pour la suite du programme car Groupama 3 est vraiment rapide ».