Année chargée pour Thomas Coville

Thomas Coville, le skipper du maxi multicoque Sodeb’O, a dévoilé son programme pour la saison 2010, et celui-ci s’annonce chargé.

En effet, le skipper devrait effectuer deux tours du monde, la Route du Rhum, et une traversée de l’Atlantique en mode record.

Pour commencer : un tour du monde en équipage sur Groupama 3 dans le cadre du Trophée Jules Verne si une fenêtre météo s’ouvre avant le 5 février (dead-line pour le départ du trimaran de Franck Cammas).

Ensuite Thomas Coville repartira sur son  Sodeb’O : trimaran solo de 105′ sur plans Irens/Cabaret. Il s’alignera de nouveau sur le parcours de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) à partir du 3 mai, le skipper connait bien ce record puisqu’il l’a repris à Francis Joyon l’an dernier et qu’il en avait été détenteur avec son 60′ ORMA, de plus il lui servira d’entrainement pour la Route du Rhum : « Si j’ai choisi ce parcours, c’est aussi parce que grosso modo c’est celui de la Route du Rhum, ce qui m’offre un galop d’essai grandeur nature sur un trajet qui ressemble fort à celui sur lequel je vais me confronter quelques mois plus tard. Je ferai par contre le retour en équipage pour tester les pilotes automatiques. » Cette tentative de record sera également le premier test de validation des foils, pour lesquels le bateau est actuellement en chantier.

En novembre, il s’alignera sur la Route du Rhum-La Banque Postale face à d’autres maxis trimarans (Idec, Groupama 3, Gitana 11…), avant de repartir pour un nouveau tour du monde en solo.

Les explications du skipper : « Nous avons en effet mis à profit une année 2009 pas très sportive pour entamer une large réflexion sur l’évolution du bateau et notamment sur la mise en place de foils, quelque chose qui me titillait depuis la mise à l’eau en juin 2007.  Simplement en ajoutant des foils, on a déroulé une pelote qui a une incidence sur tout le comportement du bateau, sur son équilibre. Cela ira jusqu’à modifier ma façon de naviguer. Nous devons aussi anticiper sur les réactions des pilotes et repenser le plan de voilure. »

Un MOD 70 en 2011 pour Michel Desjoyaux et Foncia

Michel Desjoyaux a choisi de revenir vers le multicoque, après un nouvel intermède en 60′ IMOCA en 2010-2011 avec une Route du Rhum et une Barcelona World Race sur un nouveau monocoque dessiné par le duo Guillaume Verdier/VPLP, le 60′ IMOCA sera ensuite vendu avant d’intégrer le futur circuit monotype multicoque MOD 70.

Ensuite retour aux sources pour Foncia et Michel Desjoyaux avec la mise à l’eau du MOD 70 Foncia en 2011 et un programme de  4ans couvrant toutes les courses du futur multi one championship.

Michel Desjoyeaux : « En 2006, en quittant le multi pour m’engager sur le Vendée Globe, je souhaitais ensuite y revenir… et puis l’Orma a périclité. Aujourd’hui, la roue a tourné et ça redémarre avec les MOD 70. Ces bateaux monotypes seront plus simples, plus robustes, plus orientés vers le large et plus accessibles aux équipes moins expérimentées. Avec FONCIA, nous sommes les premiers à nous engager pour 2011. Les 5 premiers bateaux seront disponibles fin 2011 et on devrait être 12 d’ici 2012, de quoi faire de belles compétitions ! »

A lire, une interview du skipper sur Ouest-France.fr.

Rappel du programme Multi One Championship 2011-2014 :

Automne 2011 : Livraison des 4 premiers MOD 70
Novembre 2011 : Pro-Am – Evénement promotionnel avec 4 MOD 70’ en course réunissant skippers et invités (opération presse et relations publiques).
Mai-juin 2012 : European Tour en équipage (MOD 70 – Objectif 7 équipages)
Octobre 2012 : Course océanique en équipage (MOD 70)
Juin-juil. 2013 : European Tour en équipage (MOD 70)
Nov 2013-avr. 2014 : Ocean World Tour en équipage (MOD 70 – 5 océans, 8 étapes, objectif 12 bateaux)

Groupama 3 et Banque Populaire 5 en stand by

Banque Populaire 5 patiente toujours à  Brest en attente d’une fenêtre météo idéale pour s’élancer à l’assaut du Trophée Jules Verne, Pascal Bidégorry et ses hommes semblent à la recherche d’une situation parfaite pour envisager un départ du maxi trimaran puisque Sylvain Mondon, routeur à terre de Groupama 3, parlait dans une interview au Télégramme d’une fenêtre favorable le 4 janvier (voir ici), et que Franck Cammas évoquait une autre fenêtre ce week end (dans une interview à Voiles et Voiliers).

Le skipper de Groupama 3, qui a retrouvé son trimaran à Lorient après l’avarie survenue au large de l’Afrique du Sud en novembre, devrait bientôt reprendre son stand by, avec un équipage identique à celui de la tentative précédente. Celui-ci devrait débuter en fin de semaine prochaine, on semble donc de nouveau s’orienter vers un duel entre les deux maxis trimarans, comme sur l’Atlantique cet été.

Cependant pour les équipages, le temps viendra bientôt à manquer, un départ après début février est risqué, il est donc fort probable que les deux bateaux prennent le départ du record à quelques heures d’intervalle.

Avarie sur Groupama 3

Vers 13h, Groupama 3 a subi une grosse avarie u niveau du bras de liaison arrière,une des cloisons cassant alors que l’équipage menait le trimaran à vive allure dans une mer formée pour rester en avant de la dépression qui devait emmener  Franck Cammas et son équipage vers les Kerguelen.  Cette avarie de bras a entrainé une fissure au niveau du flotteur, l’équipage se dirige donc vers Cap Town à vitesse réduite.

La réaction de franck Cammas, skipper du trimaran Groupama 3, qui espère pouvoir réparer et repartir avant fin janvier àl’assaut du trophée Jules Verne : « On avait passé la nuit à bien naviguer pour rester devant le front et ce matin, Thomas Coville et Bruno Jeanjean qui étaient sur le pont ont entendu un grand « clac » : il y avait une petite fissure entre le bras arrière et le flotteur bâbord. Ça bougeait beaucoup : on s’est arrêté plein vent arrière pour ouvrir la trappe et accéder à l’intérieur. Une partie du collage entre le bras et le flotteur au niveau de la cloison est cassé. La liaison est donc structurellement diminuée d’au moins 50%. Il est impossible de réparer en mer à cause des mouvements. En ce moment, on se fait encore secouer : il y avait 35 noeuds de vent par le travers au moment de l’avarie. Et maintenant, on s’est fait rattraper par le front et il y a 40 noeuds…
On a affalé la grand voile et Groupama 3 navigue vent arrière pour éviter les mouvements brusques. On va établir un plan de route pour éviter d’avoir trop de vent et trop de vagues. On fait cap au Sud pour laisser passer la deuxième dépression cette nuit : on repartira demain mardi matin vers Cape Town. On continue les quarts et je travaille avec Stan pour voir ce que nous allons faire par la suite. L’idée est de rentrer ensuite rapidement en France : l’équipage est partant et si nous pouvons partir avant fin janvier, c’est encore jouable pour une nouvelle tentative ! »

Groupama 3 réaccelère

Après 48 heures difficile au large du Brésil, pendant lesquelles l’équipage de Groupama 3 a bataillé dans des vents faibles, le bateau a retrouvé de la vitesse aujourd’hui et file maintenant à 30 noeuds en direction du grand sud.

© Yvan Zedda/Groupama SA

Ces 48 heures ont fait perdre une bonne partie de l’avance que l’équipage avait accumulé jusqu’au passage de l’équateur, l’avance se chiffre se soir à 313 milles, l’objectif est maintenant d’accrocher une dépression qui accompagnera le maxi trimaran vers le Cap de Bonne Espérance, comme l’explique Franck Cammas, skipper de Groupama 3 : « On a eu une période difficile psychologiquement parce que cinq noeuds de vent aussi longtemps, ce n’était pas facile à vivre… Ce n’était pas évident de sortir de cette zone de calme et puis, ce matin, ça a commencé à accélérer, mais il faut qu’on se presse pour garder ce vent-là ! On est concentré et surtout contents de retrouver ces grandes vitesses. On se sentait totalement impuissant en attendant cette dépression, mais il ne faut plus qu’on la quitte car nous ne sommes pas particulièrement en avance sur son déplacement. Cela va désormais être une course contre la montre avec le front chaud plutôt qu’une course contre Orange 2 ! »« En ce moment, Groupama 3 navigue à près de trente noeuds, avec un ris et foc Solent au vent de travers dans 17-18 noeuds de vent à 135° du vent réel, sous un ciel gris avec quelques trouées de bleu et des cumulus. Mais il y a une houle de face qui nous fait faire des sauts parfois… Il faut qu’on réussisse à suivre le routage ce qui fait un rythme de vitesse très élevé. Nous visons un point assez Sud par rapport au cap de Bonne-Espérance car il y a un anticyclone sous l’Afrique du Sud. Cela nous posera le problème des icebergs, mais côté vent, c’est très favorable. Les prochaines 24 heures sont importantes pour rester dans le secteur de vent de Nord (allure idéale pour nous), sans se faire manger par la dépression qui est assez violente ! Ce sera une trajectoire toute droite avec des manoeuvres de réduction de voilure parce que ça va forcir : dès mardi, nous serons dans les Quarantièmes Rugissants… »

Groupama 3 en avance à l’équateur

Franck Cammas et ses hommes ont passé l’équateur ce matin, avec un premier temps de référence solide, puisque la latitude 0 a été franchie après seulement 5 jours, 15 heures, 23 minutes et 11 secondes, soit quasiment 1 jour et demi d’avance sur le temps de référence d’Orange 2 (mené par Bruno Peyron en 2005), les hommes de Groupama 3 améliorent aussi le temps de leur précédente tentative d’une quinzaine d’heures, prochaine étape, négocier l’anticyclone de Saint Hélène qui pourrait être décaler vers l’est par des dépressions, ce qui favoriserait grandement la progression du maxi trimaran.

Les conditions actuelles, par le skipper : « Nous sommes maintenant dans les alizés de Sud-Est, des alizés plutôt soutenus puisqu’ils soufflent entre 20 et 25 noeuds : on vit penchés au près serré et ce n’est pas l’allure la plus agréable sur un trimaran. Le ciel est dégagé, avec une bonne chaleur, mais ce n’est pas très confortable : il faut attendre encore quelques heures avant de commencer à débrider, à choquer les écoutes, à accélérer… On a un clapot assez court avec des embruns : il faut se tenir ! Mais nous n’avons pas trop de manoeuvres à faire en ce moment, juste renvoyer la grand voile ou prendre un ris de temps en temps, selon la force des alizés. Cela ne sera pas la même chose d’ici une semaine dans le froid… On espère attraper un front du côté du Brésil pour descendre rapidement vers Bonne-Espérance, et c’est pour ça qu’on ne se relâche pas car ça peut se jouer à quelques heures près… »

© Yvan Zedda/ Groupama SA

Groupama 3 est parti pour le Trophée Jules Verne

Franck Cammas et ses hommes d’équipage ont quitté Brest jeudi pour rejoindre la ligne de départ du Trophée Jules Verne au large d’Ouessant, celle-ci a été franchie peu avant 17 heures.

Des conditions musclées attendaient l’équipage dès la sortie du goulet de Brest avec 25-30 noeuds de vent et des creux de 7 mètres au large, des conditions pas idéales pour un départ, mais l’objectif était d’accrocher les alizés au large du Portugal pour un passage de l’Equateur en moins de 7 jours.

© Yvan Zedda/ Groupama SA

Une partie du retard prise sur le temps de référence a déjà été comblée, et le trimaran vert devrait dès ce soir avoir l’avantage,  après avoir empanné pour faire route directe vers l’Equateur, les Canaries devraient être franchies ce soir par l’est ce qui permettra d’éviter les dévents provoqués par le relief des îles.

La cartographie de la tentative se trouve : ici.

Les vacations et les actualités de la tentative sur le site officiel.

Le retour gagnant du MOD 70′ ORMA ?

Un communiqué de presse surprenant, alors que l’on considérait le projet de MOD 70′ ORMA comme définitivement abandonné, celui-ci ré-apparait.

La société Multi One Design SA, crée par Franck David, Marco Simeoni, Steve Ravussin a repris les actifs du projet MOD 70 avec le but de relancer cette série.

L’objectif est de lancer la construction des premiers trimarans, de façon à avoir un premier bateau en octobre 2010 et une flotte de 5 trimarans en juillet 2011, comme pour le projet initial le nombre maximum de la flotte serait de 12 unités.

La société MOD SA semble vouloir recentrer la classe sur des courses en équipage de façon à attirer des skippers étrangers moins habitués aux courses en solo ou en double que les skippers français.

Côté compétition, le concept d’un tour de l’Europe estival et annuel en équipage est repris, avec 6 à 8 étapes, alternant courses offshore de ralliement entre les différentes villes étapes et inshore, type « city races » comme sur la Oops Cup .La première édition étant prévue en 2012.

Autre concept retenu et qui avait été discuté par la classe ORMA : un tour du monde avec étapes (minimum 5) de novembre à avril tous les 3 ans, avec une première édition en 2013.

Les transats classiques (Route du Rhum, Transat Jacques Vabre…) feraient ausi parties du programme.

Un programme ambitieux pour Multi One Design SA, reste à trouver un minimum de 5 teams prêts à investir dans ce circuit ce qui n’avait pas été le cas en 2007…

Les objectifs de Bruno Peyron : relancer Orange II et The Race

Bruno Peyron est toujours à la recherche d’un sponsor pour relancer son maxi catamaran : Team Explorer (ex Orange II), détenteur du Trophée Jules Verne depuis 2005. L’ainé des Peyron estime que le potentiel du bateau peut être amélioré de 10% et ce en quatre mois seulement en l’allégeant. Le bateau pourrait être utilisé pour un projet en équipage ou en solitaire, il dévoile d’ailleurs que la génération des catamarans de The Race (Club Med, Team Adventure, Innovation Explorer) avaient été conçus avec une possibilité de transformation pour un solitaire.

Il ne semble pas effrayé par la concurrence des maxis trimarans de Franck Cammas (Groupama 3) et de Pascal Bidégorry (Banque Populaire V), il estime que les trimarans seront plus rapides dans les vents faibles à médiums mais que le catamaran a un avantage à partir de 25 noeuds de vent.

Autre projet de Bruno Peyron : relancer la course qu’il avait créer en 2000, The Race, il semblerait que la course puisse être céder à un groupe de marketing international qui organiserait la prochaine édition, Bruno Peyron souhaitant se consacrer à la navigation.

A lire sur le Telegramme.com.

Sodeb’O remis à l’eau

Sodeb’O, le maxi trimaran de Thomas Coville a été remis à l’eau aujourd’hui à Lorient après son chantier post tour du monde.

Le bateau a été mâté dans la foulée, la dérive et la grand voile seront installées demain avec un départ prévu vendredi pour les Sables d’Olonne.

Pas de grosses modifications lors de ce chantier, le trimaran a semble-t-il été allégé, les foils ne feront leur apparition que pour la Route du Rhum 2010.

Les deux records au programme de la saison seront la Route de la Découverte et l’Atlantique Nord.