BMW Oracle remet BOR 90 à l’eau, Alinghi se prépare pour celle d’Alinghi 5

L’équipe BMW Oracle a remis à l’eau son trimaran après un long chantier, première grosse modification : les étraves qui sont désormais du même type que celles du catamaran d’Alinghi, c’est à dire perce vagues.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

D’autres modifications ont probablement été effectuées, cependant il est difficile de s’en rendre compte sur les quelques photos diffusées par l’équipe.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

Du côté d’Alinghi, la tente qui avait servie à dissimuler le bateau pendant son assemblage a été démontée afin de préprer le bateau à l’hélitreuillage vers le Lac Léman prévu demain.

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

Franck Cammas répond aux questions de Voile-Multicoques.com et VoileSportive.com

Franck Cammas, skipper du maxi trimaran Groupama 3, actuellement en stand by pour le record de l’Atlantique Nord, et de l’Extreme 40 Groupama 40 a accordé cette interview à VoileSportive et Voile-Multicoques au cours de l’étape hyèroise de l’iShares Cup.

VoileSportive.com : La tournée Méditerranéenne, le record de la Méditerranée vous ont ils conforté sur la fiabilité de Groupama 3 après le chantier post chavirage ?

Franck Cammas : En fait toute cette tournée en Méditerranée nous a obligé et permis de naviguer dans des conditions extrêmement variées ; de naviguer beaucoup puisqu’à l’arrivée à New York le bateau a environ 10000 milles de navigation, ça a été de superbes mois de mise au point, très intenses et dans des conditions que l’on ne rencontre pas en record.

VS.com : Tu avais un rôle de coach auprès de l’équipe américaine, BMW Oracle, qui défie Alinghi pour la prochaine coupe de l’America, aujourd’hui ce sont tes concurrents sur l’iShares Cup. Que penses tu tu niveau actuel de l’équipe en multicoque ?

FC : Ils sont très bons, individuellement ce sont des marins excellents ; pour le multicoque il faut apprendre, comme pour tous les bateaux.
Au sein de l’équipe américaine, il y a des gens qui apprécient beaucoup le multicoque comme James Spithill, qui s’investit sur ce support, d’autres apprécient  nettement moins la navigation sur multi et ont peur. Mais ils vont faire du bon boulot, ils ont su s’adapter.

Photo Paul Todd/ BMW ORACLE Racing

VS.com : Tu as navigué sur leur trimaran, BOR 90, pendant la phase de mise au point. Les rumeurs parlent d’un second bateau ou de grosses modifiacations pour faire face au multicoque d’Alinghi qui serait typé petit temps, selon toi BOR 90 est il trop “conventionnel” ?
FC : L’objectif était de mettre à l’eau un bateau  rapidement, puisque la première échéance était un an après le dépôt du défi face à Alinghi, ensuite il y eu les procédures juridiques qui ont retardé le processus.
Le defender a toujours un avantage qui est de choisir le plan d’eau, nous (BMW Oracle, ndlr)  avons donc essayé de faire un bateau qui était polyvalent avec des moyens de le typer rapidement pour le petit ou le gros temps. La plate forme  peut donc tout à fait s’adapter, évidemment avec des modifications pour que le trimaran progresse dans ce type de vent.
En ce qui concerne le bateau des suisses, nous aurons la réponse dans quelques jours, mais les bruits qui courent font état d’un multicoque typé petit temps, ce qui est normal, puisqu’ils savent parfaitement faire cela avec les D35 et les régates sur le lac Léman.

VS.com : En ce qui concerne la Route du Rhum 2010, as-tu pris une décision sur la bateau qui sera aligné au départ : Groupama 2, Groupama 2 allongé, ou Groupama 3 version solo ?

FC : Pour Groupama 2 allongé, nous avons dit non, ce sera Groupama 2 ou Groupama 3 version solo.
Pour Groupama 3, l’équipe réfléchie et travaille beaucoup sur ce sujet, j’espère partir avec Groupama 3 version solo, ce serait un beau défi.

VS.com : Ceci impliquerait des modifications sur la surface de voiles ?
FC : Bien sûr, un plan de pont un peu différent, un plan de voilure complètement différent mais une plate forme qui resterait extrêmement proche de l’actuelle.

©Guilain GRENIER / Sea & Co©Guilain GRENIER / Sea & Co

VS.com : Tu participes au championnat Julius Baer sur Zen Too (Decision 35), pourquoi avoir choisi l’iShares Cup plutôt que le circuit Decision 35 ?

FC : Ce qui est intéressant sur l’iShares Cup, c’est la découverte de nouveaux plans d’eau qui sont très différents les uns des autres, ce qui est un parfois dommage sur le lac Léman, c’est l’orientation petit temps, avec un plan d’eau très particulier.
Le circuit Extreme 40 permet aussi une confrontation  à des adversaires venant d’horizons différents, alors que le Décision 35 reste une série de spécialistes du lac Léman, l’arrivée de  nouveaux concurrents est donc plus facile que sur Decision 35. Le circuit est aussi plus orienté vers les marins professionnels et vers les médias, ce qui est bon pour notre sponsor.

VS.com : Comment expliques-tu le succès grandissant de l’iShares Cup ? Est ce que le format adapé au public participe à ce succès ?

FC : Les sponsors sont attirés par ce rapprochement vers le public, l’organisation est très clean, bien rodée, orientée vers les médias, ils travaillent beaucoup cet aspect, et avec des moyens suffisants.
Le show, il en faut mais pas trop, il faut trouver le juste milieu, de notre côté on a plus l’habitude de régates conventionnelles, ce n’est pas le cas sur le circuit, mais on conserve des bords de près et de portant, très courts, mais l’aspect tactique reste primordial.

VS.com : La classe ORMA a disparu, comment epliques- tu celà ?

FC : je ne sais pas si la formule était mauvaise, il y a eu un ensemble de circonstances qui n’ont pas aider la classe ; mais quand on voit ce qui se passe en monocoque IMOCA, le bilan de l’ORMA était aussi bon.
D’un point de vue spectacle, intensité des programmes, l’ORMA était bien au dessus de ce qui se fait à l’heure actuelle.
Sur le papier, la formule était excellente, maintenant il faut un nouveau souffle avec peut être un nouveau bateau pour intéresser les skippers.
L’image d’une classe difficile pour les marins a peut être joué aussi, avec des skippers qui n’osaient pas venir ou vendre un projet ORMA ; du fait de la difficulté technique avec la nécessité d’une grosse équipe pour suivre le rythme des programmes.

Merci à Franck Cammas et à l’équipe Groupama pour cette interview.

L’actualité du Team Groupama à suivre sur leur site officiel.

Début des entrainements pour Banque Populaire V avant l’Atlantique

Le plus grand trimaran de course du monde a été remis à l’eau à Lorient lundi dernier, après un mois de chantier qui a permis d’optimiser le bateau (allégement des postes possibles, renforts des coques au niveau de la zone d’impact avec l’OFNI).

Pascal Bidégorry et son équipage devraient commencer leurs entrainements aujourd’hui au large de Lorient et ce pour une semaine, avant de partir en convoyage vers New York pour le début de stand by pour le record de l’Atlantique qui débutera mi-juin.

Le premier trimaran Arabian 100′ à l’eau cet été

Le premier exemplaire de la série monotype Arabian 100′, construit chez Boatspeed en Australie et arrivé à Oman début mai, est désormais assemblé à Salalah dans le sultanat d’Oman.

Le bateau devrait petre mis à l’eau à la fin de l’été et ensuite commencer des tests en vue de la production en « série » du trimaran de 32m consctruit dans les moules de Sodeb’o.  L’objectif étant de développer la course au large au Moyen Orient et en Asie.

© Oman Sail

Bien que l’Europe ne semble pas être une cible du marketing de l’Oman Sail, l’équipe n’exclut pas une participation à un tour du monde en course en équipage type The Race, si la course venait à être relancée.

Record de la Méditerranée : skipper et équipage satisfaits

Groupama 3 a rejoint Hammameth au terme de son record de la Méditerranée, le skipper, Franck Cammas est satisfait de son bateau et de l’équipage : « Groupama 3 glisse vraiment bien au portant. C’est intéressant pour les deux autres tentatives de record que nous ferons cette année : l’Atlantique Nord que nous détenons déjà mais qui nous permettra notamment d’entraîner l’équipage en vue du Trophée Jules Verne. Nous avons une très belle équipe et un excellent bateau. C’est très encourageant ».

Toutefois, Franck Cammas estime que le record est encore améliorable : « Nous aurions pu mieux faire, notamment sur le dernier tiers du parcours car nos prévisions météo n’ont pas été très justes. Le vent a été plus faible qu’annoncé et, surtout, très irrégulier. Il y avait moyen de gagner une heure de plus ».

Le reste de l’équipage se félicite aussi de ce record et de l’excellente ambiance qui règne au sein du team Groupama.

Frédéric Le Peutrec : « Nous-nous sommes vraiment fait plaisir. C’était engagé mais dans une atmosphère très sereine. C’est agréable de naviguer dans ces conditions »

Lionel Lemonchois (qui détenait déjà ce record en tant qu’équipier d’Orange II) : « Groupama 3 est moins long et moins lourd qu’Orange 2. C’est un bateau qui se mène en finesse et qui va vite, même peu toilé. Il est plus proche d’un trimaran de 60 pieds que d’Orange 2. Le barrer est un véritable plaisir » Un plaisir efficace pour le vainqueur de la Route du Rhum 2006 qui a atteint la vitesse de 42,62 noeuds à la barre du maxi trimaran sur ce record.

Thomas Coville : « Groupama 3 est vraiment un bateau abouti, dans le détail. C’est assez rare sur une unité de cette taille et très enrichissant de partager les projets d’un team comme Groupama »

Groupama 3 en route vers le record

Groupama 3 s’est élancé comme prévu ce matin à l’assault du record de la Méditerranée, à 9h19 précisément.

Une fois la ligne franchie, dans des conditions déjà musclées, Franck Cammas et son équipage de choc se sont dirigés vers le nord de l’archipel des Baléares où ils ont empanné, ils ont ensuite pris une route sud est vers la Sardaigne dans des vents toujours soutenus (30 à 35 noeuds).

© Guilain GRENIER / Sea & Co

Actuellement Groupama 3 se trouve à 90 milles du but dans des vents faiblissants d’une vingtaine de noeuds, cependant les prévisions prévoient un renforcement à l’approche des côtes tunisiennes.

En toute logique, le trimaran devrait conserver une moyenne supérieure à 20 noeuds sur ces dernières dizaines de milles et l’équipage de Groupama 3 devrait s’emparer du record dans quatre à cinq heures.

© Guilain GRENIER / Sea & Co

Record de la Méditerranée ou iShares Cup pour Franck Cammas?

Code vert pour Groupama 3, le départ aura lieu demain dans la matinée, or demain commencent les premières régates de l’iShares Cup sur laquelle Franck Cammas est engagé.

© Yvan Zedda

Franck Cammas et l’équipage de Groupama 3 ne pouvant laisser passer une fenêtre météo favorable pour le record de la Méditerranée, le skipper de Groupama 3 et de Groupama 40 devra logiquement sacrifier la première journée de régates de l’iShares Cup pour tenter ce record. Le temps à battre est  de 17 heures 56 minutes 33 secondes (à la moyenne de 25,53 noeuds).

La fenêtre semble assez favorable, comme l’explique le météorologue Sylvain Mondon : « Pour vendredi, on note un changement de flux avec de la tramontane qui s’établit. Groupama 3 partira au tout début de ce nord-ouest afin de bénéficier du vent portant et d’une mer encore calme. Ce flux doit tenir jusqu’en Tunisie. Le créneau est court mais suffisant. L’angle du vent n’est pas optimal ; ce qui signifie qu’il y aura beaucoup de manoeuvres. Groupama 3 devra tirer des bords. Mais la force du vent devrait être suffisante pour battre le record. Les routages actuels donnent un temps autour de 16h00. »

L’équipage a été réduit à 7 contre 10 sur les records plus longs, dont cinq barreurs de talent : Franck Cammas, Fred Le Peutrec, Steve Ravussin, Lionel Lemonchois et Thomas Coville !

Un choix qu’explique le skipper Franck Cammas : « Pour avoir une chance de traverser plus vite que Bruno Peyron et son équipage (25,53 noeuds de moyenne), il faut que les conditions météo soient favorables tout au long du parcours, ce qui semble bien être le cas même si nous devrons tirer des bords sous genaker et donc nous rallonger la route. Nous avons optimisé Groupama 3 en ne gardant que le matériel indispensable et en naviguant à sept équipiers au lieu des dix habituels. La durée du record (17h56) nous permet en effet de tout faire d’une traite, sans avoir besoin de dormir. Notre équipage est excellent avec, notamment, l’arrivée de Lionel Lemonchois et celle de Thomas Coville. »



© Yvan Zedda

C’est donc Gildas Philippe, qui officiait en tant que tacticien sur le 60′ ORMA Groupama 2, qui prendra la barre de l’Extreme 40 aux couleurs de Groupama pour les premières régates de l’iShares Cup à Venise.

Cette éventualité avait été prévue de longue date et Gildas Philippe s’est entrainé avec le reste de naviguants de Groupama 40 à Valence en avril.

Gildas Philippe : « Ce remplacement ne se fait pas au pied levé. J’ai accepté de remplacer Franck dès l’hiver dernier et me suis organisé de manière à être présent en cas de besoin. Au niveau de l’équipe, nous nous connaissons tous et avons pas mal navigué ensemble déjà. En ce qui concerne l’Extrem 40 Groupama, c’est un bateau sportif que je découvre. Néanmoins, j’ai fait pas mal de Tornado, dont il est proche, et du multicoque 60 pieds. Ca devrait donc aller ! »

Nouveau nom et programme 2009 pour les multis de 50′

La classe 50′ Open change de nom et devient Multi50′.
L’assemblée générale extraordinaire qui se tenait  vendredi dernier a permis de valider différents points  de la jauge, avec à l’esprit la sécurité des skippers, la solidité ou la fiabilité des bateaux, et toujours le souci de circonscrire l’inflation des budgets, ainsi l’utilisation de carbone a été précisée (renfort au pied de mât, puit de dérive…).

Le programme de cette année comprendra quatre trophées dont deux nouveaux, Port-Médoc  du 30 juillet au 2 août  et Fécamp du 11 au 13 septembre. Le  Trophée Malo à Saint-Malo est recondui du 21 au 23 août, tout comme celui de Saint-Quay Portrieux du 25 au 27 septembre. La saison se terminera par la Transat Jacques Vabre en novembre.

Début de stand by pour Groupama 3

Le stand by pour le record de la Méditerranée (Marseille-Carthage) a débuté aujourd’hui pour l’équipage de Groupama 3. Le temps à battre est la propriété de l’équipage de Bruno Peyron sur Orange II qui avait parcouru les 458 milles en 17 heures et 56 minutes.

Reste à attendre une fénêtre météo favorable à savoir un mistral bien établi qui se prolonge au delà de la Sardaigne. L’équipage sera réduit pour ce run à 7 hommes d’équipage sans quart comme l’explique le skipper Franck Cammas :« Depuis notre départ de Lorient, le 17 mars dernier, nous avons parcouru près de 8.000 milles à bord de Groupama 3. L’équipage le connaît bien et nous sommes parés à largueur les amarres. Afin d’être le plus rapide possible, nous ne serons que sept à bord au lieu des dix habituels. La durée du record (17 heures) nous le permet car nous n’aurons pas de quarts à faire pour nous reposer. Il ne nous reste plus qu’à attendre un bon Mistral. C’est un record vraiment sympa qui part de là où j’ai commencé la voile il y a plus de vingt ans ».

A voir : les photos de Juan Pablo Cadario lors du passage de Groupama 3 à Venise détaillant les procédures de virement de bord, les différentes configurations de voile et l’aménagement intérieur du trimaran sur le blog Juanpa Cadario.

Groupama 3 à Marseille, chantier pour Banque Populaire V

  • Groupama 3 de retour en France, après dles étapes à Istambul, Athènes, Venise et Gênes,  le maxi trimaran skippé par Franck Cammas a fait son entrée dans le vieux port de Marseille avant hier. Le skipper et son équipage espèrent pouvoir profiter de cette escale pour tenter de battre le record de la Méditerranée en Marseille et Carthage, si le mistral le permet…

© Yvan Zedda

  • Banque Populaire V est entré en chantier comme prévu, suite à l’avarie de flotteur tribord consécutive au heurt d’un OFNI, l’équipe a décidé de renforcer aussi  le flotteur babord au même endroit, pour éviter une nouvelle avarie de ce type. Le maxi trimaran de Pascal Bidégorry devrait retrouver l’eau fin mai avant de partir vers New York afin de se mettre en stand-by pour le record de l’Atlantique Nord.