Pas de Coupe de l’America à Ras Al Khaimah

Le jugement de la Cour Suprême de New York a été rendu, la Coupe de l’America n’aura pas lieu à Ras Al Khaimah (Emirats Arabes Unis) en février, la juge a estimé que le choix de ce lieu dans l’hémisphère nord n’était pas conforme au Deed of Gift (acte de donation de l’America’s Cup). En dehors d’un possible appel d’Alinghi, la Coupe de l’America devra se courir aux dates prévues dans l’hémisphère sud, ou à Valence, par consentement mutuel des deux équipes.

©Carlo Borlenghi/Alinghi

Donc avantage aux américains, qui viennent de remettre leur catamaran à l’eau, ils n’auront pas à convoyer leur bateau vers les Emirats, ils disposent de temps pour parfaire la nouvelle configuration du bateau et ils obligent Alinghi à aller courir sur un plan d’eau peut être moins adapté à leur catamaran.

© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Concernant USA, le trimaran de BMW Oracle qui a été remis à l’eau cette semaine, les principales modifications sont : la disparition de la dérive sur la coque centrale ainsi que le safran de celle-ci, le changement de foils pour des dagger foils (foil faisant office de dérive au près et de foil au portant), un pied de mât avancé d’environ 2 mètres, un nouveau bout dehors orientable de 5 mètres, l’installation de moteurs et d’hydraulique, une surface de filets réduite du fait de la disparition d’une partie de l’équipage étant donné l’utilisation de l’hydraulique. La surface de voiles est donc encore augmentée. Pas de nouvelles informations concernant une éventuelle aile rigide pour le trimaran.

Les photos des modifications sont à voir : ici.

Les démêlés judiciaires et l’actualité de la Coupe de l’America à suivre sur Tribord Amure.

Interview de Fred Le Peutrec – Partie 2

Seconde partie de l’interview que Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque (3 prépartions olympiques en Tornado, Vainqueur de The Race sur Club Med, barreur des 60′ ORMA Bayer puis Gitana 11, barreur et boat manager de Groupama 3, barreur de Smart Home) a accordé à Voile-Multicoques.com.

Voici la fin de cette interview qui concerne le début de saison de Groupama 3, le Trophée Jules Verne à venir, la Route du Rhum 2010, l’America’s Cup etc.

© Yvan Zedda

© Yvan Zedda

Voile- Multicoques.com : Quel bilan tirez-vous du début de saison de Groupama 3 ?

Fred Le Peutrec : Nous aurions bien sûr préféré garder les deux records (Atlantique Nord et distance parcourue en 24 heures), mais l’objectif principal de cette année reste le Jules Verne. Les différentes navigations, tournée méditerranéenne et records, n’avaient pour but que de sélectionner et de souder l’équipage du Trophée Jules Verne, s’approprier le bateau, le connaître un peu mieux, le fiabiliser, parce que ce sont des machines sur lesquelles nous devons toujours continuer à travailler. Evidemment, il y a une petite frustration mais nous espérons prendre notre revanche cet hiver.

En ce qui concerne le record de l’Atlantique que nous avons effectué en même temps que Banque Populaire V, même si nous perdons deux records, les conditions de navigation étaient tellement exceptionelles que nous en garderons un excellent souvenir, cette traversée restera une navigation extraordinaire. Traverser l’Atlantique en un peu plus de 3 jours et demi était peu envisageable il y a quelques années, on est donc complètement satisfait du potentiel du bateau, il est sain, et  sera bien prêt pour le Jules Verne.

Nous savions au départ du record de l’Atlantique qu’étant donné les conditions, l’essentiel allait se jouer sur la puissance maximale du bateau, Banque Populaire V a plus de couple de rappel, nous savions qu’on allait souffrir, les conditions n’étaient pas idéales pour Groupama 3, mais sur le Tour du monde, il y a plus de zones de transition, ça se jouera sur toutes les allures, la descente sera au portant et pas au reaching, dans ces conditions là nous avons un bateau léger qui descend bien, le jeu devrait être plus ouvert pour nous.

Il y aura aussi une notion d’endurance technique qui jouera, nous partirons avec un trimaran profitant de plusieurs années de navigation et de fiabilisation.

© BENOIT STICHELBAUT/SEA&CO

© BENOIT STICHELBAUT/SEA&CO

Nous sommes impatients de partir, nous serons dans de bonnes conditions techniques, avec un équipage en béton, qui se connait bien, nous avons gardé la base de l’équipage présent sur le dernier tour du monde, et les marins qui ont embarqué cette saison (Lionel Lemonchois, Thomas Coville, Stan Honey) sont des gens qui ont énormément de métier, et ça n’est que du plus pour l’équipage.

L’avenir de Groupama 3 semble être la Route du Rhum 2010 que Franck Cammas devrait courir, la décision de participer a-t-elle été prise ?

C’est en court de définition, nous essayons de préciser les choses : les différentes contraintes techniques et physiques qui seront rencontrées, et nous les mesurons exactement pour être sur que ce soit faisable en solitaire. Mais les chances de voir Groupama 3 au départ sont fortes.

© Guilain GRENIER / Sea & Co

© Guilain GRENIER / Sea & Co

Concernant cette Route du Rhum 2010, Gitana 11 que tu as barré pendant plusieurs années a été remis à l’eau après un allongement à 77’. Penses-tu que ce bateau puisse être un candidat potentiel à la victoire face aux maxis trimarans qui devraient être engagés ?

Assurément oui, c’est un bateau qui peut gagner, il est à la bonne échelle pour une personne seule. L’allongement a permis de retrouver de la stabilité, l’a assagie un peu. C’était déjà un des 60’ ORMA les plus marins, je pense que sous cette nouvelle forme ce trimaran reste un excellent bateau.

Le projet de MOD a refait surface cet été, les communiqués parlent du lancement de la série, s’agit-il seulement d’une annonce ou existe-t-il des bases solides pour cette série ?

Il y a des investisseurs qui sont prêts à définir le cadre, à mettre le pied à l’étrier à la série, tout ceci repose sur l’arrivée  d’une structure financière mise en place par Steve Ravussin et Franck David. Ensuite tout dépendra bien sûr du post élan, il faut que des partenaires entrent en jeu pour sponsoriser les trimarans.

Que penses tu de ce projet alors que les supports multicoques semblent se raréfier ?

Ce qui me plait c’est qu’un circuit de multicoques océaniques puisse renaître, je trouve cela vraiment désespérant dans le paysage de la voile qu’il n’y ait plus de multicoque aux jeux olympique. C’est symbolique mais ceci à des conséquences réelles sur l’activité nautique dans les clubs de sports, les écoles de voiles. Il y a toute une génération de gamins qui ont 15,16 ou 20 ans maintenant et qui s’étaient projetés dans l’idée de prétendre au meilleur un jour sur multicoque, bien entendu tout le monde n’y arrive pas, mais il y a toute une dynamique et une activité de voile légère qui a été ralentie à cause de l’abandon du support olympique multicoque.

Le fait qu’il n’y ait plus de multicoque océanique est dommageable, c’est totalement à contre temps que des bateaux aussi aboutis soient dans des hangars. C’est comme interdire la descente en ski ou la Formule 1 en automobile.

© Hans Berggren

© Hans Berggren

Au delà de la série qui s’arrête, c’est tout un système qui souffre qu’il n’y ait pas les machines les plus dingues, les plus extrêmes, sur l’eau. Les gens commencent à s’en rendre compte, et je pense que d’ici un an ou deux, ces séries manqueront réellement, je ne serai pas étonné que les journalistes, les médias ne trouvent pas un peu triste que ces bateaux là aient disparus et  soient rangé dans des hangars.

La Coupe de l’America aura lieu en multicoque, sur deux bateaux bien différents. Alinghi 5 est un catamaran semble-t-il axé sur le petit temps, BMW Oracle Racing alignera un trimaran plus proche d’un 60’ ORMA dans ses formes, que penses-tu de ces bateaux ? Crois tu que l’un d’entre eux possède un avantage ?

Je reste convaincu que le trimaran peut avoir l’avantage du fait du format de course: une montée et descente dans le vent donc VMG (Velocity Made Good) pur et une manche où la descente dans le vent se fait sur du largue abattu, ce n’est pas pour rien que la classe ORMA s’est concentrée sur cette formule. Les catamarans ne sont pas des bateaux aussi complets que les trimarans.

Le catamaran  est forcément bridé par son couple à un moment, où alors  il faut faire un cata très large mais qui perdra l’avantage dans le petit temps parce qu’il se mettra sur une patte très tard, et il sera handicapé dans les manœuvres. Pour jouer la carte du catamaran, il faut faire un bateau raisonnablement large, qui se mette sur une patte le plus tôt possible, auquel cas l’accélération est un peu moins bonne.

© Carlo Borlenghi/Alinghi

© Carlo Borlenghi/Alinghi

Pour les problèmes de puissance, ils sont essentiellement liés à la puissance du moteur une fois que le châssis est figé, il est tout aussi possible de faire un trimaran aussi performant dans le petit temps qu’un catamaran.

Je reste persuadé que la formule la plus polyvalente est le trimaran, Alinghi 5 est un bateau très intéressant, mais malgré tout je reste assez confiant dans les performances du trimaran.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

De plus cibler un bateau pour une fenêtre météo extrêmement réduite peut être risqué, les conditions  météos sur les plans d’eau ne s’avérent pas forcément conformes aux statistiques, comme on l’a vu aux derniers JO.

La Coupe se jouera sur deux manches gagnantes, il suffit que ces jours là, il y ait un système de vent ou un thermique qui se lève un peu plus fort et qu’au lieu des 6 nœuds prévus il y ait 10 ou 12 nœuds, on aura alors des manches de brise, et je suis assez convaincu que le trimaran ira plus vite.

Cette épreuve devrait remettre les multicoques en valeur, penses tu que ceci puisse jouer en faveur des ces bateaux ?

Cette coupe va mettre les multicoques sous les feux de la rampe. Je serai très étonné que les marins qui vont courir cette épreuve, les observateurs, médias etc. ne soient pas  totalement emballé par le spectacle que vont offrir ces bateaux là en navigation, que ce soit au niveau des performances, de l’engagement. C’est bien que cette coupe se coure sur multicoques, c’est assez paradoxal que le système de multicoque océanique qui s’était  beaucoup développé en France se soit cassé la geule  au moment où les anglo-saxons réputés conservateurs sur leurs monocoques démarrent sur des multicoques pour la coupe. Il y aura forcément des retours après même si ces deux bateaux là vont probablement être « rangés » après la coupe, ce qui est dommage, mais ce sera difficile de se passer de ces bateaux après cet événement.

Merci à Fred Le Peutrec pour sa disponibilité

A lire :

A propos d’Alinghi, deux interviews de membres tu team Alinghi.

Tout d’abord Alain Gautier, grand spécialiste du multicoque, consultant pour l’équipe helvète et un des barreurs potentiel du catamaran Alinghi 5, interrogé par France 3, à lire ici.

Et Pierre Yves Jorand, coach du team, interrogé par 24h.ch, à lire ici.

Il semblerait aussi que le catamaran ait subi une avarie jeudi alors que l’équipage naviguait sur une mer plate et dans 9 noeuds de vent, la partie touchée serait l’arrière tribord de la structure en Y, cette avarie serait-elle en lien avec l’amerissage un peu musclé à Gênes ? Vidéo de l’amerissage à voir : ici

Alinghi 5 face à BOR 90

Les rumeurs quant à un second bateau en construction pour BMW Oracle étaient donc fausses, l’équipe américaine alignera bien son trimaran BOR 90 mis à l’eau en août 2008 et largement modifié depuis, cette information a été confirmée la semaine dernière lors d’une conférence de presse de présentation du team à San Diego.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

Côté suisse, Alinghi 5 a quitté le lac Léman le 7 août pour rejoindre Gênes, toujours sous l’hélicoptère russe Mil Mi26, le seul capable d’hélitreuiller le catamaran helvète.

Le première navigation en mer a eu lieu le 15 août toujours dans des conditions très légères.

©Carlo Borlenghi/Alinghi

©Carlo Borlenghi/Alinghi

Par ailleurs, Alingi a dévoilé le lieu de la 33ème America’s Cup qui doit se dérouler en février prochain, il s’agit de Ras Al Khaimah, aux Emirates Arabes Unis, la météo semble très clémente avec une brise thermique faible (inférieure à 10 noeuds) et un plan d’eau abrité sans clapot, ce qui semble particulièrement favorable au multicoque d’Alinghi.

Alinghi 5 à Gênes début août

Alinghi a présenté son catamaran de façon officielle au cours d’une conférence de presse cette semaine, la seule réelle information de cette présentation a été la confirmation du port de Gênes pour la pousuite de la préparation, le bateau devrait donc quitter le Léman début août pour l’Italie via un passage au dessus des Alpes, le survol de la vallée du Rhône n’ayant pas été autorisée, ce que l’on peut comprendre aisément.

Quelques articles recueillant les impressions des navigants français, très satisfaits du bateau : -Alain Gautier dans le Télgramme et Le Matin.

Loick Peyron dans Le Matin

Côté américain, en dehors de la poursuite du feuilleton judiciaire, l’équipe navigante poursuit les entrainement sur le trimaran modifié et remis à l’eau début juillet, selon les observateurs sur place qui distillent photos et infos sur les forums de Sainling Anarchy, le bateau atteint des vitesses sensiblement équivalentes à celles du multicoque suisse : environ 25 noeuds dans 7 à 8 noeuds de vent. Il semblerait que Franck Cammas ait de nouveau rejoint l’équipe de BMW Oracle pour cette session d’entrainement.

Alinghi 5 sous voiles

Le team Alinghi, defender de la Coupe de l’America, a effectué une première sortie sous voiles sur son catamaran Alinghi 5 hier en début d’après midi.

© Carlo Borlenghi/Alinghi

© Carlo Borlenghi/Alinghi

Le bateau a été remorqué au milieu du Lac Léman sous le regard de nombreux curieux, l’équipage a ensuite hissé la grand voile sur le mât d’une cinquantaine de mètres, avec difficulté semble-t-il du fait du moteur actionnant l’hydraulique récalcitrant, le bateau a ensuite tiré ses premiers bord dans un vent faible d’environ 5 noeuds.

Différentes configurations de voiles ont été testées, avec des pointes à 20 noeuds soit 4 fois la vitesse du vent et sur un flotteur….

© Carlo Borlenghi/Alinghi

© Carlo Borlenghi/Alinghi

Murray Jones en charge des essais :  « Nous sommes sortis ce matin avec une liste d’objectifs sur lesquels travailler : tester le bateau, vérifier la structure, effectuer quelques manoeuvres, et voir si les voiles sont toutes réglables. Et tout s’est très bien passé. Il y a beaucoup de systèmes assez compliqués et nouveaux sur le bateau, mais c’est vraiment génial. Faire voler cette machine au près et au portant sous gennaker était exceptionnel pour une première journée sur l’eau. Le catamaran est un hommage aux architectes et aux gens du chantier. Produire un bateau d’une telle complexité qui fonctionne aussi bien dès le premier jour est vraiment quelque chose d’impressionnant, de très, très impressionnant ».

Loick Peyron rejoint Alinghi

Alinghi continue son recrutement parmi les spécialistes du multicoque français, après Franck Proffit et Alain Gautier, c’est au tour de Loick Peyron de rejoindre l’équipe suisse qui prépare son duel face aux américains de BMW Oracle pour conserver la Coupe de l’America. Loick Peyron était présent lors de la mise à l’eau du catamaran Alinghi 5, on peut donc logiquement imaginer qu’il va participer aux premières navigations du bateau et à sa mise au point.

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

Côté américain, pas de nouveau bateau sorti de chantier, même si la rumeur se fait de plus en plus forte. Cependant Dogzilla (BOR90), le trimaran de l’équipe a reçu un nouveau mât en milieu de semaine dernière, celui-ci mesurerait entre 55 et 60m selon les premières observations !!

Alinghi 5 sur le Léman, Dogzilla en phase de tests

Le catamaran d’Alinghi a quitté le chantier du Bouveret mercredi après midi pour le lac Léman, où le bateau sera testé jusqu’au mois d’aôut. Un convoyage exceptionnel puisque le bateau a été hélitreuillé par un Mi-26, l’hélicoptère le plus puissant au monde, capable de soulever des charges de 20 t.

© Stefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/Alinghi

Ce même hélicoptère devrait être utilisé pour transporter le bateau à Gênes en aôut. Le catamaran a été mâté cet après midi, les premiers tests devraient donc débuter la semaine prochaine.

© Stefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/Alinghi

Oracle BMW Racing n’est pas en reste avec son trimaran BOR90, qui a effectué ses premières sorties à San Diego, après le chantier qui a permis de modifier les étraves.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

BMW Oracle remet BOR 90 à l’eau, Alinghi se prépare pour celle d’Alinghi 5

L’équipe BMW Oracle a remis à l’eau son trimaran après un long chantier, première grosse modification : les étraves qui sont désormais du même type que celles du catamaran d’Alinghi, c’est à dire perce vagues.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

D’autres modifications ont probablement été effectuées, cependant il est difficile de s’en rendre compte sur les quelques photos diffusées par l’équipe.

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

Du côté d’Alinghi, la tente qui avait servie à dissimuler le bateau pendant son assemblage a été démontée afin de préprer le bateau à l’hélitreuillage vers le Lac Léman prévu demain.

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/AlinghiStefano Gattini/Alinghi

Alinghi dévoile son catamaran

Alinghi a dévoilé aujourd’hui son catamaran, Alinghi 5, construit pour la prochaine Coupe de l’America qui l’opposera à BMW Oracle.

Les différentes rumeurs qui circulaient sur le bateau et qui faisaient état d’un bateau typé petit temps et dérivé des catamarans de lac, comme l’Alinghi 41, se sont révélés exacte

Les dimensions du catamaran seraient 90′ de long (27m) pour environ 23 à 25m de large, le mât devrait mesurer 50m, et l’équipage dvrait être constitué de 23 hommes.

Les réactions des membres de l’équipe Alinghi.

Rolf Vrolijk, premier designer: “Les gens qui découvrent le bateau pour la première fois sont surpris de voir à quel point il a l’air léger et fragile. C’est vraiment leur première impression. Pour créer ce bateau il a fallu un énorme travail d’équipe, que ce soit pour le design ou pour la construction. Son concept représente tout le potentiel de notre équipe. Nous avons réussi à aller aussi loin que nous le voulions et ce bateau est avant-tout une base pour d’autres aménagements à venir. Au cours des prochaines semaines, nous allons réunir un maximum d’informations pour les comparer avec les prédictions et commencer à optimiser le bateau. Nous avons plusieurs possibilités de faire évoluer le concept mais nous devons tout d’abord avoir une base solide sur laquelle commencer nos recherches.”

© Carlo Borlenghi/Alinghi

© Carlo Borlenghi/Alinghi

Murray Jones, stratège et responsable du programme gréement et mât au sein du design team: “Ce multicoque n’a rien à voir avec tout ce que vous connaissez chez les bateaux de grande taille. Il est en fait comme un petit bateau mais en version agrandie. C’est un catamaran finement conçu et très léger. Un véritable chef d’oeuvre. Alinghi 5 est une évolution de bateaux suisses comme le 41 pieds « Le Black ». Le concept de base pour ce qui est de l’ingénierie vient d’ailleurs de ce bateau mais tout le reste est une création du design team d’Alinghi qui est parti d’une page blanche, sans idée préconçue sur les multicoques. Nous avons commencé à le dessiner et à le construire et parallèlement nous avons fait beaucoup de sorties en mer et de tests sur « Le Black » et en Décision 35, donc nous avons repris quelques idées issues de ces bateaux. Le concept, le design et la construction sont basés sur une question simple qui est de savoir ce dont nous avons besoin pour courir le Deed of Gift Match, une épreuve en aller-retour de 20 milles? Nous n’avons pas du tout pris en compte l’autre équipe et nous nous sommes concentrés sur ce qui rendra notre bateau plus rapide. C’est une énorme tâche pour un design team relativement petit. Nous verrons bientôt le résultat.”


© Carlo Borlenghi/Alinghi

© Carlo Borlenghi/Alinghi

A découvrir en vidéo sur le site de la TSR

Et d’autres photos sur La Tribune de Genève et LeMatin.ch