J-10 avant l’European Tour

La flotte des cinq MOD70 va faire sa rentrée dans 10 jours à Kiel avec le départ de l’European Ocean Race.

Race For Water, FONCIA, Groupe Edmond de Rothschild, Spindrift racing et Musandam-Oman Sail sont en route pour l’Allemagne. Les équipages s’affronteront dès le 31/08, pour des courses à proximité du rivage, les City Race avant de s’élancer pour  Dùn Laoghaire (Dublin) en Irlande, seconde étape de cette épreuve, viendront ensuite Cascais au Portugal, Marseille en France pour se conclure à Gênes en Italie.


Les skippers des trimarans monotypes se sont entourés du gratin du multicoque pour ce tour de l’Europe. Yann Guichard, qui a  remporté la KRYS OCEAN RACE embarque à bord de Spindrift racing : Pascal Bidégorry et le vainqueur de la Solitaire du Figaro Yann Eliès.

Michel Desjoyeaux embarque trois des détenteurs du trophée Jules Verne : Thierry Chabagny, Emmanuel Leborgne et Xavier Revil.
Le skipper suisse Stève Ravussin sur Race For Water, s’entoure quant à lui Franck Cammas et Thomas Coville, avec qui ils avaient détenus le Jules Verne sur Groupama 3.

Sidney Gavignet naviguera avec Brian Thompson, également détenteur du Jules Verne. Sébastien Josse, conserve lui son équipage habituel.

A noter l’arrivée d’exoscale en tant que sponsor de cette épreuve.

Les équipages engagés :

Race For Water : Stève Ravussin (SUI), Yvan Ravussin (SUI), Franck Cammas (FRA), Thomas Coville (FRA), François Morvan (FRA), Loïc Forestier (SUI), Tanguy Cariou (FRA), Nicolas Heintz (FRA), Gurvan Bontemps (FRA), Benoît Lequin (FRA)

FONCIA : Michel Desjoyeaux (FRA), Antoine Carraz (FRA), Thierry Chabagny (FRA), Charles Caudrelier (FRA), Emmanuel Leborgne (FRA), Xavier Revil (FRA), Sébastien Col (FRA), Alban Rosselin (FRA), Nicolas Texier (FRA), Julien Falxa (FRA)

Groupe Edmond de Rothschild : Sébastien Josse (FRA), David Boileau (FRA), Florent Chastel (FRA), Cyril Dardashti (FRA), Olivier Douillard (FRA), Christophe Espagnon (FRA), Antoine Koch (FRA), Thomas Rouxel (FRA)

Spindrift racing : Yann Guichard (FRA), Léo Lucet (FRA), Pascal Bidégorry (FRA), Jacques Guichard (FRA), Jean-Baptiste Levaillant (FRA),Yann Eliès (FRA), Kevin Escoffier (FRA), Devan Le Bihan (FRA)

Musandam-Oman Sail : Sidney Gavignet (FRA), Fahad Al Hasni (OMA) Moshin Al Busaidi (OMA) Khamis Al Amburi (OMA) Brian Thompson (GBR) Jean-François Cuzon (FRA) Thomas Le Breton (FRA) Michi Mueller (GER)
Les étapes offshore:

Etape 1: Kiel, Allemagne –  Dùn Laoghaire, Baie de Dublin, Irlande1188 milles – Départ: 2 septembre
Etape 2: Dùn Laoghaire, Baie de Dublin – Cascais, Portugal1215 milles – Départ : 9 septembre
Etape 3: AROUND PORTUGAL RACE558 milles – Départ : 17 septembre
Etape 4 : Cascais –  Marseille, France – 1071 milles – Départ : 20 septembre
Etape 5 Marseille – Gênes, Italie 672 milles – Départ : 30 septembre

Fin du partenariat de Foncia, Michel Desjoyeaux à la recherche d’un nouveau partenaire

Après Véolia en début d’année, c’est Foncia qui quitte son skipper vedette, Michel Desjoyeaux perd donc son partenaire en MOD 70.

Foncia devait initialement accompagner le skipper  jusqu’en 2014, mais leur collaboration cessera après le tour de l’Europe qui débute le 30 août, cette décision fait suite à un recentrage de la communication de l’entreprise en partie cédée à des fonds d’investissement l’année dernière.

Mer Agitée, l’écurie de Michel Desjoyeaux est propriétaire du trimaran et attend donc un nouveau sponsor pour s’engager la saison prochaine sur le circuit Multi one Championship.

Michel Desjoyaux bat le record du tour de l’île de Wight sur le MOD70 Foncia

L’Artémis Challenge, tour de l’île de Wight en course a eu lieu aujourd’hui, deux MOD70 y participaient : FONCIA et Musandam-Oman Sail.

Les deux trimarans ont mené la flotte avec un tour express en un peu plus de deux heures, les deux équipages battent le record de Playstation de 2001 de près de 10 minutes.

Dans cette exercice c’est Michel Desjoyeaux et son équipage à bord de FONCIA qui ont pris l’avantage sur l’équipage de Musandam-Oman Sail mené par Sidney Gavignet qui franchit la ligne 88 secondes après Foncia.

Michel Desjoyeaux  : « C’était superbe, le temps était ensoleillé et nous avons eu de belles conditions avec du vent sur l’ensemble du parcours. Nous avons du tricoter pour rallier les Needles ce qui nous a un peu ralenti. Musandam-Oman Sail était un peu plus rapide dans ses virements mais a malheureusement manqué son dernier. Nous en avons profité pour reprendre de la vitesse et finir premier ! C’était mon premier Tour de l’île de Wight et quel très bon Tour ! »

Temps de course  ( en cours d’homologation par le WSSRC)
Foncia – 2h 21 mn 25 secondes
Musandam-OmanSail – 2h 22 mns 53 secondes

La Brest City Race clôt la 1ère épreuve officielle des MOD 70

 Pour clore cette première course, les équipages des MOD70 se sont retrouvés aujourd’hui en rade de Brest pour disputer une City Race. Ce type d’épreuve sera la norme dans toutes les villes étapes du circuit Multi one Championship, afin de faire profiter le public du spectacle des trimarans au plus près des côtes.

La première manche était un parcours côtier d’une douzaine de milles au départ de la pointe de l’Armorique vers la bouée Charles Martel et Camaret avec un final devant le phare du Petit Minou. Les multicoques se sont élancés  au vent de travers dans une brise d’une vingtaine de nœuds, permettant aux skippers d’utiliser toute la puissance de leurs bateaux, l’issue de cette manche était incertaine jusqu’à la ligne d’arrivée. Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild réussissait malgré tout à contenir Yann Guichard et son équipage sur Spindrift racing. Foncia prenait la troisième place devant Musandam-Oman Sail.

Après cet exercice matinal les MOD70 prenaient la direction de l’école navale de Lanvéoc pour deux séries de « runs » dans la rivière de Châteaulin. Michel Desjoyeaux et ses hommes s’imposait sur le premier  double aller-retour et contenait le vainqueur de la Krys Ocean Race Spindrift racing, qui prenait la seconde place devant Groupe Edmond de Rothschild et Musandam.

Une deuxième manche était lancée dans l’après midi, Sébastien Josse prenait le meilleur départ mais Spindrift racing réussissait à se glisser sous ses adversaires et s’imposait devant les hommes du Gitana Team.

Les résultats du jour :

Parcours côtier

1- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

2-Spindrift racing (Yann Guichard)

3-FONCIA (Michel Desjoyaux)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

Premier run (deux aller-retour)

1-FONCIA (Michel Desjoyaux)

2-Spindrift racing (Yann Guichard)

3-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

Deuxième run (un aller-retour)

1-Spindrift racing (Yann Guichard)

2-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

3-FONCIA (Michel Desjoyaux)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

Stève Ravussin et son équipage sur Race for Water n’ont pas participé à ces courses du fait de leur avarie survenue pendant la transatlantique.

Les équipages se retrouveront fin août à Kiel pour le départ de l’European Tour.

Spindrift racing remporte la Krys Ocean Race

Yann Guichard et ses hommes (Pascal Bidégorry, Jean-Baptiste Le Vaillant, Jacques Guichard, Léo Lucet et Kevin Escoffier) ont remporté  la KRYS OCEAN RACE ce jeudi 12 juillet à 14h 08’ 37 après seulement 4 jours 21 heures 08 minutes 37 secondes, soit une moyenne de 25,3 nœuds. Spindrift racing sur 2950 milles de cette traversée de l’Atlantique Nord, ils devancent d’une heure dix Groupe Edmond de Rothschild et d’une heure quarante FONCIA, les équipages ont bénéficié de conditions parfaites pour cette première transat de la classe MOD 70, qui est une réussite avec des écarts très faibles à l’arrivée grâce à la monotypie.

L’équipage de Spindrift racing avait réussi à faire le break sur ses concurrents au cours de la deuxième nuit grâce à un décalage sur une route un peu plus nord, qui leur permettra de creuser un écart suffisant pour contrôler la fin de course et empêcher tout retour de leurs adversaire, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild auront quasi navigué à vue sur une bonne partie de ce parcours.

Sidney Gavignet et ses hommes devraient en terminer cette nuit avec un retard somme toute faible malgré leur avarie de foil, Steve Ravussin, plus handicapé par l’avarie de dérive suite à un choc avec un OFNI devrait en finir samedi.

Yann Guichard (Spindrift racing)

« Cette transat s’est vraiment bien passée : on a pris du plaisir et je crois que cette victoire est méritée car nous avons fait une belle route tout au long de ces cinq jours. L’arrivée était un peu une libération car sur les cent derniers milles avant les Scilly, nous n’avons pas eu beaucoup de vent par rapport à nos poursuivants qui revenaient fort sur nous. Les fins de course sont toujours difficiles… On est un peu étonné de cette traversée express car notre trajectoire ressemble à une sinusoïde parfaite, tout en tribord amures. C’étaient des conditions que nous n’avions pas rencontrées auparavant, mais tout s’est déroulé au portant et on était bien sous l’eau ! Le bateau est très sain : c’est une belle réussite… »

© Chris Schmid / Spindrift racing

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)

« Je suis très content de cette deuxième place parce que nous n’avons pas voulu suivre Spindrift racing dans une mer que nous savions assez dure : je préférais assurer pour cette première course transatlantique. Le bateau est très fin, marin, solide mais on se rend compte qu’il supporte énormément de toile et plus ça allait, plus on poussait loin, parfois à la limite du raisonnable ! »

Michel Desjoyeaux (FONCIA)

« Je suis satisfait parce qu’on aurait pu faire plus mal que troisième ! Déçu parce que la sortie de New-York nous a un peu handicapé au départ. On s’est bien battu : on est revenu sur Spindrift racing et sur Groupe Edmond de Rothschild. Ça ne s’est pas joué à grand-chose comme les écarts à l’arrivée le montrent. En tous cas, c’était express… Traverser l’Atlantique à ces vitesses-là sans quasiment aucun problème technique, c’est déjà un bon point. »

Arrivée de la Krys Ocean Race demain

Le trio de tête de la Krys Ocean Race touche au but avec moins de 600 milles à parcourir avant l’arrivée au large de Brest, les trois équipages des trimarans ont successivement choisi de passer en mode furtif aujourd’hui, permettant de disparaitre de la cartographie pendant 9 heures, afin de négocier au mieux les quelques empannages nécessaires pour rejoindre les îles Scilly.

© MOD70 Spindrift racing / On board

Foncia a lancé le mouvement, suivi 3 heures plus tard par Groupe Edmond de Rothschild, et dans l’après midi par Spindrift racing.

Le trimaran mené par Yann Guichard a peu de chances d’être rejoint grâce à ses 60 milles d’avance, la seconde place reste très disputée entre Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et Michel Desjoyaux sur Foncia. Les deux bateaux se tenaient en 10 milles lors de leur passage en mode furtif, le final s’annonce donc crucial pour le gain de la place de dauphin. Les trimarans filent toujours à près de 30 noeuds vers la pointe sud ouest de l’Angleterre, avant de piquer vers le sud après le passage des Scilly pour rejoindre Brest.

Cette transat devrait donc se terminer en 5 jours, avec des conditions exceptionnelles tout au long de celle-ci, les équipages ayant pu profiter de la même dépression pendant cette traversée de l’Atlantique.

L’arrivée des trois premiers est prévue demain après midi, malgré tout les équipages resteront au large afin de rejoindre le port de Brest vendredi vers 15 heures pour l’ouverture des fêtes nautiques des Tonnerres de Brest.

Musandam Oman Sail reste 4ème, l’équipage de Sidney Gavignet poursuit sa route à des vitesses élevées grâce au foil tribord qui a été déplacé sur le flotteur babord, Race for Water poursuit sa route à 400 milles de la tête de flotte, Stève Ravussin et ses hommes doivent faire face à une voie d’eau en avant du puit de dérive, après un choc avec un OFNI.

Yann Guichard (Spindrift racing)

« La mer est devenue plus plate depuis le milieu de la nuit : on se remet à attaquer ! On va pouvoir aller tout droit jusqu’aux Scilly, toujours à près de trente nœuds de moyenne. On devrait passer la marque anglaise vers jeudi midi. Stratégiquement, il n’y a pas vraiment d’option : il nous faut juste tenir le rythme de nos poursuivants…

Les modèles météo convergent pour cette fin de traversée avec un peu plus de brise ces prochaines heures. Et un vent de travers pour finir sur Brest. On avait la sensation la nuit dernière d’être sur les bancs de Terre-Neuve : il y avait une bruine dense mais ça commence à s’éclaircir même si le plafond reste bas et gris. Nous sommes en veille permanente au radar : cela nous permet de bien anticiper la route des cargos mais aussi de voir les grains qui se forment. On reste vigilant. »

Sébastien Col (FONCIA)

« C’était un peu notre dernière cartouche avant le Fastnet pour se cacher et tenter des choses… L’intérêt, c’est surtout de mettre la pression sur notre concurrent direct, Groupe Edmond de Rothschild. Il ne sait plus comment on mène le bateau, même si la route pour les Scilly est assez directe. On n’avait plus trop de possibilités d’utiliser ce monde fantôme après… Ces prochaines heures, on va reprendre un peu de terrain au leader, mais pas suffisamment pour l’inquiéter. Mais en ce moment, on a mis la barre vitesse un peu plus haute ! Là, on va directement se coucher après son quart : ça ne rigole plus… Seb cherche à nous contrôler : à nous de saisir une opportunité pour revenir au contact ! »

Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail)

« On ne peut pas être au maximum de la vitesse, mais les conditions sont bonnes avec une mer relativement plate et une belle brise. On profite de notre position pour faire barrer Farad et Moshin parce qu’il y a peu de chance de gagner une place à moins d’une avarie. Pour installer le foil tribord à bâbord, il a d’abord fallu enlever le morceau cassé, puis hisser l’appendice qui fait autour de 90 kg avec une drisse. Ce matin, on a réussi du premier coup à glisser le foil dans le puits bâbord avec trois équipiers en basculant le mât sous le vent pour que ce soit plus facile à encastrer. Mais on ne peut le descendre que de 80% ! Cela ne nous empêche pas de faire des « plantés » dans une vague de temps en temps… Autrement, l’équipage se porte bien. »

Stève Ravussin (Race For Water)

«  Attendez : je reviens ! Je vais pomper mes 150 litres d’eau… Me revoilà, quelques coups de pompes et c’est reparti ! Nous nous sommes donnés un timing de 40 minutes max pour ne pas avoir trop d’eau devant, la fissure à l’air de ne pas s’agrandir donc c’est bon signe….

Quand nous avons appelé le bateau « Race For Water », je n’ai pas pensé qu’à la première transat en course, nous allions finir dans un container ou un sous marin américain ? Qui sait ? En tout cas, je pense que lui n’a rien eu… Comme je le disais, le nom du MOD 70 est encore plus justifié quand on n’arrive pas à traverser l’Atlantique sans taper quelque chose : c’est qu’il y a vraiment un souci quand on voit la surface de la mer sur le globe ! »

Avarie de foil pour Musandam, Spindrift et Foncia en tête de la flotte

Comme prévu, la brise a forci cette nuit, et les conditions de mer se sont durcies avec l’entrée dans le flux du Gulf Stream qui apporte deux nœuds de courant portant à l’Est,mais aussi un renforcement de la houle près des Grands Bancs de Terre-Neuve.

Les équipages naviguent désormais sous deux ris dans la grand-voile et solent ou foc de brise, avec des vitesses de l’ordre de trente nœuds, la prudence reste cependant de mise au sein avec les avaries d’appendices survenues à bord de Race for Water (dérive endommagée suite à une collision avec un OFNI hier) et celle de Musandam-Oman Sail ce jour ; comme l’explique le skipper Sidney Gavignet : « En milieu de nuit, tout allait bien avec une vitesse moyenne oscillant entre 30 et 33 nœuds sous deux ris dans la grand-voile et foc solent. Le foil s’est rompu mais nous n’avons pas eu l’impression d’avoir touché quelque chose… Nous l’avons retiré de son puits et stocké dans la coque centrale. Nous devons donc naviguer désormais sous deux ris et foc de brise ORC à 70% de notre vitesse normale. Ce qui fait que nous allons perdre 200 milles par jour ! Mais nous pouvons arriver sans encombre jusqu’à Brest : il faut juste rester plus prudent car le bateau enfourne dans la mer plus brutalement. On garde le moral… Nous aurons besoin d’un nouveau foil à Brest, car une escale technique aux Açores n’est pas envisageable : il n’y a pas de vent en ce moment autour de l’archipel. »

Le potentiel du trimaran omanais est donc largement entamé et l’équipage se trouve relégué à plus de 100 milles de la tête de flotte ce soir.

Ce soir Spindrift racing mène la flotte devant Foncia et Groupe Edmond de Rothschild, ces trois bateaux filent toujours à près de 30 nœuds avec une route nord est, avec des moyennes sur 24 heures supérieures à 700 milles ; le déclenchement de l’empannage prévu demain ou mercredi s’annonce crucial pour la suite de la course avec le front où le vent va mollir à une vingtaine de nœuds puis s’orienter au secteur Ouest. Il faudra alors choisir entre deux options soit plonger vers le Sud-Est et l’anticyclone des Açores sur une mer calme mais un vent faiblissant, soit continuer vers le Nord-Est pour longer le front et se rapprocher de la route directe avec une mer plus agitée et un vent plus instable.

Les skippers à la vacation :

Michel Desjoyeaux (FONCIA)

« Côté conditions météo, ça commence à mollir doucement et on ne devrait pas tarder à renvoyer de la toile. Cette nuit, nous n’avions pas beaucoup de repères et il fallait se fier à l’électronique qui nous donne la force et la direction du vent, la vitesse du bateau et son cap. On a bien eu un bout de lune en fin de nuit, mais on ne voyait pas grand-chose parce que c’est très nuageux à l’avant du front. Côté stratégie, il n’y a pas d’initiatives à prendre dans l’immédiat et tout le monde suit à peu près la même route. Mais à la longitude des Açores, il y aura des opportunités… On ne voit plus Spindrift racing mais on le suit avec l’AIS. Tout est trempé à bord ! Parce qu’il y a quand même de belles vagues. Et il y a toujours quelqu’un à l’écoute pour gérer la situation dans une bouffée d’air. A l’intérieur, c’est un véritable shaker ! »

« C’est plutôt sympa d’avancer si vite vers la maison. C’est très grisant, mais un peu stressant aussi. Dans ces conditions, on libère la puissance, ou on réduit la toile par l’arrière. Mais, on adapte en bordant ou choquant l’écoute de voile d’avant. Cela nécessite une vigilance de tous les instants et c’est la condition sine qua non pour rester à l’endroit. A la barre, on porte un casque avec une visière pour se protéger des gerbes d’embruns qui déferlent par dessus le pont. Il faut avouer que depuis cette nuit, c’est un peu ambiance sport de combat ! »

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)

« Nuit mouvementée et assez ventée : on a eu jusqu’à 30-35 nœuds avec pas mal de grains et une houle croisée qui ne facilitait pas le pilotage. La brise devrait se calmer un peu en milieu d’après-midi ou en début de nuit prochaine, mais on aura quand même 25 nœuds et une mer de 2,5 mètres… Ce midi, comme nous sommes juste au Sud des bancs de Terre-Neuve, il y a parfois des zones très chaotiques avec les méandres du Gulf Stream, puis vingt milles plus loin, ça se réorganise… On navigue sous deux ris et solent à 140-150° du vent réel, un angle assez abattu pour gérer la vitesse et glisser vers le Nord-Est progressivement. On se maintient à 28 nœuds de moyenne et c’est plus « supportable » que les 30-32 nœuds de dimanche soir : c’est important que le barreur joue avec les creux pour ne pas trop solliciter le bateau. Alors avec cette « molle » à venir, ça sera tout de même plus aisé pour négocier les vagues. »

Antoine Kock (Groupe Edmond de Rothschild)
« Tout va bien à bord de Groupe Edmond de Rothschild, sauf qu’il est très compliqué, voire impossible de taper sur le clavier !! La vie est encore plus compliquée à l’intérieur du bateau que sur le pont. C’est aussi humide, mais comme on ne voit pas les vagues arriver, lorsque le bateau plante- ce qui arrive environ une fois toutes les heures – on fait de beaux vols planés à l’intérieur… Les déplacements sont vraiment longs et difficiles… A part ça, cette transat express tient ses promesses, et le speedo ne descend que rarement en-dessous de 30 nœuds. Florent a amélioré le record de vitesse du bateau : 40,7 nœuds… A demain, Antoine Koch »

© Yvan Zedda / Sea&Co / Gitana Team

Yann Guichard (Spindrift racing)

« C’est humide, très humide ! On a passé une bonne première partie de nuit, mais c’est difficile de tenir des vitesses élevées sans risque à cause des vagues, car la mer est assez agitée… On a pris notre rythme, mais ce n’est pas facile de dormir parce qu’il faut être tous à l’arrière du bateau et il n’y a pas de bannettes derrière : ça secoue beaucoup. On prend quelques petits grains qu’on anticipe bien au radar : en ce moment, on a 32 nœuds de vent réel mais il n’y a pas trop de méchantes rafales et c’est moins stressant. Nous sommes quatre barreurs à nous relayer toutes les quarante minutes parce que c’est assez éprouvant. On a pu manger correctement jusqu’à hier soir où nous avons fait notre premier lyophilisé : c’était assez rock & roll ! Il faut garder des forces et c’est vrai que le sommeil, ce n’est pas aisé…   Nous avons fait un joli « planté » ce matin. Nous avons réduit la voilure. L’expérience de garçons comme Jean-Baptiste Levaillant et Pascal Bidégorry est précieuse. »

A noter que la direction de course envisage de mettre en place une nouvelle marque de parcours, en imposant aux équipages le passage entre une porte préfigurée par les îles Scilly et le phare de Wolf Rock, afin de faire coïncider  l’arrivée des trimarans avec le début de fêtes de Brest vendredi.
Un aperçu des conditions de navigation sur une vidéo transmise par l’équipage du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschlid .

La Krys Ocean Race est lancée

Les équipages des cinq trimarans MOD 70 se sont élancés pour leur première course officielle, à 17 heures à New York, Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse prenait la tête de la flotte dès les premiers mètres suivi de Foncia, Race For Water et Musandam-Oman Sail, Yann Guichard sur Spindrift racing se faisait piéger dans une molle sur la ligne et peinait à s’extirper de cette zone, qui atteindra également Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia.

Les bateaux devaient ensuite virer une bouée mouillée devant North Cove Marina avant d’entamer la descente de l’Hudson, au passage du pont Verrazano, porte d’entrée sur l’Atlantique, Musandam Oman Sail menait devant Groupe Edmond de Rothschild et Race for Water.

Vous pouvez retrouver toutes les actualités sur le site officiel de la Krys Ocean Race, avec la cartographie actualisée toutes les trois heures.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 FONCIA : «  Ce sera sympa et intéressant comme transat. Nous partons à l’avant d’un front froid. Pour se maintenir en avant, il va falloir que l’on pique au Sud, ce qui est pas mal puisque cela va nous conduire vers les veines de courant du Gulf Stream. Il nous faudra à la fin remonter vers notre première marque de parcours, les Scilly. Jusque là, nous serons au portant. Ensuite il faudra voir et bien gérer l’arrivée sur Brest. Le fait d’être monotype signifie que quand tu vas moins vite que ton voisin, c’est que tu n’es pas bien réglé. Il faut alors rectifier le tir ! Nous partons avec une stratégie en tête mais la météo n’étant pas une science exacte, on ajustera en fonction des fichiers. C’est l’essence même de la course à la voile ! »


Jean-François Cuzon, navigateur à bord du MOD70 Musandam-Oman Sail : «  Les conditions pour cette transat sont superbes. Cette KRYS OCEAN RACE va plutôt se dérouler au portant dans des conditions clémentes. On ne part pas avec l’angoisse du près ! L’équipage est jeune mais nous avons une carte à jouer et on va faire aux mieux. Il me tarde d’être à Brest qui est la ville dans laquelle j’habite ! Partir de New York et arriver en plein Tonnerres de Brest, c’est super. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : «  Il y a un peu de pression mais nous sommes surtout très concentrés à bord de Groupe Edmond de Rothschild. Le départ va se jouer dans des vents très légers. Sur le reste de la course, ce sera rapide au portant. Il va falloir trouver la bonne vitesse de croisière. Dans les quinze premières heures, nous auront du vent médium qui forcira dans 24h. Dans 48 heures, nous aurons un maximum de pression. A part la sortie de la baie de New York, la route est droite ! Ce sera une course de vitesse où il faudra être à l’attaque ! »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « La concurrence est très élevée, ce qui augure une belle bagarre. Le rythme va être soutenu, il va falloir le tenir tout en ménageant notre Spindrift racing. Tous les bateaux sont identiques, les équipages vont vraiment faire la différence. Il y a de petites options à tenter les premiers jours, mais rien de radical. »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race For Water : « Tout le travail effectué depuis trois ans se concrétise avec ce grand départ de la KRYS OCEAN RACE. Nous sommes heureux de prendre le large avec notre Race For Water et on se réjouit de pouvoir arriver à Brest en plein Tonnerres de Brest. Nous irons vite, très vite mais toujours dans une juste mesure. »

Les MOD 70 en route vers les Etats Unis

Les cinq trimarans MOD 70, qui disputeront leur première course officielle au départ de New York le 7 juillet, ont quitté la Bretagne à destination de Newport au cours des derniers jours, les équipages ont rencontré des conditions musclées lors des dernières 24 heures.

 Michel Desjoaux, skipper de Foncia :  » Nous avons enfin trouvé l’accélérateur depuis hier midi, on est vent de travers. Nous avons commencé avec des conditons un peu musclées avec environs 28 noeuds sous 3 ris ORC. Puis, nous avons remis de la toile et nous sommes maitenant sous GV Solent. Nous avons même bon espoir de mettre un jour le Genak, ce qui n’était pas gagné il y a quelques jours ! Les vitesses varient de 20 à 34 noeud. Nous avons parcouru environs 330 milles dans les 12 dernières heures. Le bateau va bien et nous n’avons toujours pas de gros problèmes techniques.
L’equipage aussi est en forme, même si la nuit a été un peu fraiche et qu’il a falllu se cramponner à la banette pour essayer de dormir un peu. Mission quasiment impossible!  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift Racing :  » On approche d’une dépression au sud de Terre Neuve qu’on contourne par le nord. » expliquait Yann à la mi-journée. « On est en bâbord, et on va passer son centre dans la nuit, avec  des vents de l’ordre de 30 nœuds. On pourra alors empanner et faire route sur Newport. « 

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « Nous avons passé les Açores et avançons au vent de travers à 25 30 noeuds. Le bateau se comporte bien. Nous avons eu une nuit mouvementée en manoeuvres avec un grain à 40 noeuds ! Les hommes ont été bien rincés et maintenant nous filons avec au programme vent de travers et portant: que du bonheur ! »

crédit : Lloyd Images/Oman Sail

Sidney Gavignet, qui a reçu son trimaran il y a quelques mois a également largué les amarres, tout comme Sébastien Josse sur Gitana 15, les premiers bateaux devraient arriver à Newport en début de semaine, le départ de la Krys Ocean Race aura lieu le 7 juillet au pied de la statue de la Liberté.

Yann Guichard : « La motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team. »

Yann Guichard, skipper du MOD Spindrift racing, de l’AC45 de l’Energy Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l’Open de Crans).

© Chris Schmid / Spindrift racing

Voile-Multicoques.com : Tu intègres l’équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec un équipage remanié, qui s’est professionnalisé, quels sont vos objectifs ?

Yann Guichard : Dona Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un équipage plus professionnel et avec des hommes.

Ceci permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne.

L’objectif chiffré est d’essayer d’accrocher les troisième, quatrième ou cinquième place du championnat, ce qui est faisable mais difficile.

Alinghi, le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot, mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième place risque donc d’être serrée.

Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d’eau ?

Sur le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu’à la ligne soit coupée.

C’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce type de plan d’eau, tout peut être remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces changements de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et l’introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America’s Cup World Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu’il s’agit de la bonne formule pour courir en multicoque ?

Je ne pense pas qu’un type de parcours soit meilleur qu’un autre, tout dépend du type de bateau, et de l’objectif, comme on peut le voir sur les circuits tournés vers le public à terre.

L’introduction de la porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l’idéal serait d’avoir les règles de la Coupe de l’America en ce qui concerne l’engagement à la bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages de bouées parfois un peu dangereux.

Ce format donne plus d’intensité, mais aussi plus de travail à l’équipage avec des manœuvres incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu jusqu’ici sur le circuit.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu es le skipper du MOD Spindrift racing depuis quelques mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres trimarans que tu as barré jusqu’ici (60′ ORMA, Gitana 11 sous sa forme rallongée) ?

Ces bateaux sont difficilement comparables, le choix d’un bateau monotype fait que les coefficients de sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres bateaux que j’ai pu barrer.

Dans les petits airs, le bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu’un 60′ ORMA, du fait d’un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous avons pu le constater sur les régates courues jusqu’ici avec des écarts très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux adversaires pour s’imposer. Ce qui promet de belles régates inshores, mais aussi sur l’Atlantique dès cet été.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Certains skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur les MOD, l’envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter au bateau pour l’adapter au solitaire ?

Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures.

La course aura lieu dans deux ans et demi, l’objectif immédiat reste bien sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe.

Les deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l’Armen Race, où se sont jouées ces courses ?

Pour le Tour de Belle Ile, nous avons pris une option au départ qui n’était pas la bonne, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début et nous n’avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons fait petit à petit.

Sur l’Armen Race, nous étions en tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres. Nous avons fait quelques erreurs, c’est le métier qui rentre, nos adversaires ont un peu plus d’expérience sur ces bateaux et nous progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos entraînements dès la semaine prochaine.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations partagez-vous ?

Avec Foncia, nous partageons en live les réglages à la VHF quand nous sommes sur l’eau, nous ne faisons pas de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière informelle.

Ces sessions permettent de progresser dans la connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres.

De notre côté nous avons choisi, et eu l’opportunité, de nous entraîner avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c’est donc super de pouvoir mettre des choses en commun avec eux.

Passons aux America’s Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d’entraînement par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New Zealand et Luna Rossa) ?

Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu’aujourd’hui notre équipe est solide à terre et sur l’eau.

Nous avons bien travaillé sur l’eau, les manœuvres et la communication se déroulent très bien, l’ambiance est excellente au sein de l’équipe. Même après de mauvais résultats la motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher.

Les grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus d’entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les détails de réglages.

De notre côté, nous avons réussi à gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des vainqueurs différents à chaque Act.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Il ne reste qu’un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des navigations sur d’autres supports afin de continuer la préparation à la possible participation de l’Energy Team à la 33ème Coupe de l’America ?

Tout dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l’AC 72, il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD 70 pour préparer l’équipage.

En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d’équipage de l’AC45.

Arnaud Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce qui permet de parfaire les automatismes sur l’AC45, ces passages sur différents supports sont aussi une force, même si nous n’avons pas l’opportunité de nous entraîner sur l’AC 45.

Est ce que les parcours des régates des America’s Cup World Series, à proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l’AC45 ? Ou est ce que ces bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ?

Les formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous, on s’éclate sur l’eau, il faut seulement intégrer les limites virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du contact entre les bateaux.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Le format des régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches gagnantes sur d’autres Acts, est ce que les équipes participent à la prise de décisions concernant l’organisation des régates ?

Les équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur.

Un autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l’America’s Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l’aspect télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus sympathique pour les téléspectateurs et le public.

Au final l’équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits.