Race For Water s’impose sur le prologue de la Krys Ocean Race

Steve Ravussin et son équipage se sont imposés au terme des 120 milles entre Newport et New York, sur le prologue de la Krys Ocean Race, cette étape a permis aux MOD 70 de rejoindre la mégalopole new yorkaise au large de laquelle sera donné le départ de la transatlantique le 7 juillet.

C’est Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild qui avait pris le meilleur départ de ce prologue, trois options s’étaient dessinées cette nuit avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild à la côté, Race for Water et  Spindrift Racing plus au large et Musandam-Oman Sail faisait cavalier seul à 15 milles du groupe à la côte, les écarts sont restés faibles durant les 120 milles avec de nombreux changements de leaders.

Au pieds des grattes ciels, c’est finalement Steve Ravussin qui s’impose avec 2 minutes 30 d’avance sur le Gitana Team. Yann Guichard sur Spindrift Racing termine 3ème avec 4 minutes d’avance sur Michel Desjoyaux sur Foncia, Musandam-Oman Sail skippé par Sidney Gavignet fermait la marche.

 

 

Actual s’impose au tour de l’île de Wight

Seuls deux multis 50′ avaient fait le déplacement à Wight pour la traditionnelle JP Morgan Asset Management Round the Island Race, course autour de l’île de 50 milles, Actual et Prince de Bretagne se sont rapidement livrés à un mano à mano dans les eaux anglaises et s’adjugent les deux premières places en temps réel.

C’est Yves le Blévec et son équipage sur le trimaran Actual qui se sont imposés, grâce à une meilleure vitesse au portant, ils ratent de quelques minutes le record de l’épreuve détenu par Francis Joyon sur le 60′ ORMA Eure et Loire.

Les réactions des skippers :

Lionel Lemonchois, Prince de Bretagne : « Nous sommes rapidement sortis du Solent en enchainant les virement de bord sous trinquette et avec un ris dans la grand voile puis la bataille avec Actual a commencé. Nous l’avons doublé juste avant les Needles puis il nous est repassé devant et nous sommes restés bord à bord jusqu’à la pointe de Sainte Catherine, au sud de l’île, mais à l’envoi du gennak, il s’est littéralement envolé car au portant, il est réellement plus rapide que nous. En tous les cas, nous nous sommes bien amusés, c’était vraiment sympa. Plus encore que l’année dernière car c’était plus maniable et, par conséquent, plus agréable et plus rapide.  Nous ne finissons vraiment pas loin. C’est encore plus vrai pour Actual qui termine dix minutes devant nous et qui rate donc le meilleur chrono pour une minute seulement. Quoi qu’il en soit, nous nous sommes bien battus et nous avons également pu constater que les petites modifications que nous avons effectuées lors du chantier de ces six derniers mois n’étaient pas vaines. Il s’agit de détails mais, à titre d’exemple, le chariot de grand voile qui nous avons changé nous permet aujourd’hui de le mettre au moulin à café au louvoyage et cela nous facilite pas mal la vie à bord »

Yves le Blévec, Actual : « C’est génial ! C’est mon deuxième tour de l’ île de Wight. Le premier c’était sur Orange avec Bruno PEYRON. Actual le court pour la première fois, nous avons été les plus rapides toutes catégories confondues dans cette régate magnifique … Oui, nous sommes fiers ! »

Realstone Racing remporte le Bol d’Or Mirabaud

Le jeune équipage du Centre d’Entraînement à la Régate de Genève s’est de nouveau imposé sur cette 5ème manche du Vulcain Trophy et sur la classique lémanique qu’est le Bol d’Or Mirabaud, L’équipage genevois s’impose avec 7 minutes d’avance sur de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis et Zen Too de Guy de Picciotto barré par Fred Le Peutrec, qui franchit la ligne 37 minutes plus tard..

Ce Bol d’Or a débuté dans une légère brise venant de l’ouest jusqu’au Bouveret, Realstone et de Rham étaient déjà en tête, le reste de la flotte était dispersée plus en arrière, sans réel avantage selon la rive choisie, sur le retour, le vent s’est progressivement levé à partir d’Evian pour atteindre 30 noeuds sur quelques milles.

Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je souhaite remercier mon équipage qui a fait un travail formidable. Cédric Schmidt, équipier d’avant exceptionnel, le roi du code 0 et du solent, Nils Palmieri, notre embraqueur musclé, Denis Girardet, notre tacticien, notre gourou, qui a su repérer les meilleures routes autant aujourd’hui que pendant la GRG. Arnaud Psarofaghis que je n’ai plus besoin de présenter. Il navigue avec nous depuis deux ans et c’est un vrai plaisir de naviguer avec lui. Et enfin le plus jeune de l’équipe, Bryan Mettraux. Ces deux sœurs avaient déjà gagné le Bol d’Or Mirabaud il y a deux ! ans à bord de Ladycat, il a maintenant lavé l’affront familial… » .

Philippe Cardis, skipper de de Rham Sotheby’s : « Nous avons vraiment bien navigué. Nous avons toujours été devant avec Realstone et nous avons même mené à certains moments. Je dois dire que ce résultat est même inespéré par rapport au peu d’entraînement que nous avons eu, et je dois une fois de plus rendre hommage à notre tacticien Christian Wahl.  Je reconnais que j’aurais bien aimé gagner mon dernier Bol d’Or Mirabaud . J’en ai gagné 4 dans ma vie, j’aurais bien aimé arriver à 5 ! Mais place aux jeunes ! », le propriétaire de de Rham a en effet annoncé qu’il se retirait en fin de saison.

Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too: « la descente vers Genève s’est faite dans de très bonnes conditions. Nous avions une très bonne vitesse ».

Ce Bol d’Or Mirabaud était la cinquième étape du Vulcain Trophée, Realstone Sailing a conforté son avance au classement général provisoire loin devant Alinghi et de Rham Sotheby’s, à égalité de points, devant Ladycat, Artemis et Zen Too. Le Vulcain Trophy reprendra  les 8 et 9 septembre au Club Nautique de Morges pour l’Open Guex-Opel.

Classement D35 Bol d’Or Mirabaud:1. Realstone Sailing (J. Clerc) 10:52:282. De Rham Sotheby’s (Ph. Cardis) 10:59:26

3. Zen Too (G. de Picciotto – F. Le Peutrec) 11:37:05

4. Alinghi (E. Bertarelli) 11:41:31

5. Ladycat (D. Bertarelli) 11:49:24

6. Romandie.com – Nickel (F. Moura) 11:49:48

7. Artemis Racing (T. Tornqvist – P. Cayard) 12:03:08

8. Okalys-Corum (N. Grange) 12:08:59

9. Veltigroup (M. Simeoni – B.Lerch) 12:38:00

Banque Populaire V amarré à Lorient

Les nouveaux détenteurs du Trophée Jules Verne ont fait leur retour dans leur port d’attache hier à 18h. 3000 personnes avaient fait le déplacement sur les pontons de la BSM de Lorient pour accueillir les quatorze marins, leur patience a été récompensée après deux heures d’attente suite à une pétole inattendue entre Brest et Lorient.
L’aventure du maxi multicoque aux couleurs de la Banque Populaire va désormais se terminer, comme l’a dévoilé au Télégramme Chantal Petrachi, Dir Com de la banque. Le bateau sera très probablement mis en vente, comme l’est actuellement son prédécesseur Groupama 3 qui s’affiche à 4,5 millions d’euros, reste à trouver un sponsor prêt à repartir à l’aventure.


Les réactions des équipiers suite à ce Trophée Jules Verne

Thierry Chabagny :

 » L’arrivée à Brest hier était un grand moment. C’était incroyable de voir autant de monde motivé, un samedi matin, en hiver, dans la rade. On a tous été surpris par l’engouement que ça a provoqué. Le passage de la ligne, la remontée du Four sont des endroits où je passe une quinzaine de fois par an, alors le fait d’y entrer avec ce bateau là et d’en ressortir aussi vite quand d’habitude j’y passe quelques heures c’est hallucinant. De la même façon, la dernière journée et le fait d’être à midi au Fastnet et le soir à Ouessant m’ont aussi rappelé que ça faisait 45 jours que je naviguais sur une bombe, sur un bateau incroyable. Quand on est milieu de l’eau et qu’on fait des journées de 700 milles on s’habitue presque et quand on en fait une de 400, on est presque un peu déçu. Le fait d’avoir eu hier la côte prêt de nous et des repères précis nous a permis de prendre encore plus la mesure de la vitesse de ce bateau là. De plus, pratiquer beaucoup de solitaire m’a mis en évidence le fait que l’équipage est un exercice qui enrichit énormément, à la fois sur le plan technique et sur le plan humain. Cette aventure permet d’avancer en tant que marin et en tant qu’homme « . 

Pierre-Yves Moreau :

 » Il y a une réelle satisfaction à arriver. Ca fait trois ans que je suis au sein du Team Banque Populaire sur ce bateau et un peu plus d’un an que je suis boat captain. Mon rôle à bord est de faire en sorte que le bateau soit prêt techniquement quand on prend la mer et c’est vrai que c’était ma principale inquiétude quand j’ai pris le départ, mis à part le fait que je n’avais jamais fait de tour du monde. Le parcours a forcément été différent dans la longueur par rapport à ce que j’avais vécu, pas dans la dureté. Ce n’est pas le plus dur que j’ai fait en navigation par contre j’ai pris énormément de plaisir parce qu’on arrive dans un projet comme celui-ci, à quatorze, à avoir vraiment des moments où on se repose, où on décompresse, où on peut franchement dormir. C’était très agréable sur ce bateau, avec en plus une ambiance exceptionnelle. Loïck a vraiment su donner un climat et un ton particulièrement agréables « .

Thierry Duprey du Vorsent :

 » 45 jours de bonheur tout court, de bonheur à la barre, de sensations de glisse. 45 jours de cohésion d’équipage avec un skipper hors pair qui nous a vraiment mis en confiance. Personnellement je n’ai jamais été inquiété alors qu’on a quand même navigué dans des endroits qui nous on fait descendre bien Sud. On a navigué sereinement et gardé de belles images de glaces, d’îles lointaines comme les Kerguelen. J’étais le dernier arrivé à bord et même si on se côtoyait par la force des choses les uns les autres, sur différents circuits, je n’avais quasiment jamais navigué ni avec les uns ni avec les autres. Il y avait aussi ce challenge là pour moi, mais ça s’est superbement bien passé « .

Emmanuel Le Borgne :

«  Pour moi, si on partait de Brest, il fallait qu’on revienne à Brest quoi qu’il arrive, ne serait-ce que pour repasser le goulet. Le symbole est important et la boucle est bouclée. D’un point de vue plaisir sportif, c’est toujours un émerveillement de barrer ces bateaux là. Banque Populaire V est vraiment très costaud. En terme de fiabilité il y a un gros travail qui a été fait cette année par rapport à des petits soucis rencontrés l’année dernière et je suis agréablement surpris de voir que les quelques petits problèmes rencontrés auraient certes pu être préjudiciables pour la performance, mais jamais pour l’intégrité. C’est vraiment satisfaisant de revenir avec un bateau en très bon état et qui fonctionne encore. En tant que responsable médical je n’ai vraiment pas eu de boulot ; des petites choses courantes mais rien d’important à gérer. C’est plutôt une bonne chose parce qu’on se rend vite compte que si on avait dû faire des points de suture par exemple, je ne sais pas comment on aurait fait certaines fois, parce que le bateau volait littéralement. Je suis très content qu’on n’ait pas eu à essayer. L’avantage, c’est que ces bateaux vont maintenant tellement vite qu’on peut se permettre d’aller dans des zones où la mer sollicite moins la machine et les marins et donc en théorie on peut revenir dans un meilleur état « .

Xavier Revil :

 » Je suis très très heureux d’avoir bouclé ce tour du monde. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau, beaucoup de plaisir à barrer ce bateau et à être avec toute l’équipe. C’est une page de tournée. Ce sont trois ans de travail et on est tous très content de pouvoir offrir cette victoire aujourd’hui. Ca ne change pas ma vie de marin, ça me confirme juste que ce que je fais, je l’aime et que j’ai envie de continuer. Ca ne fait que trois ans et demi que je suis dans la course au large, avant j’étais dans l’olympisme entre les bouées. Ce voyage de 45 jours  me prouve que j’ai vraiment envie de continuer dans cette direction. Je veux remercier l’équipe technique de Banque Populaire qui a fait un travail formidable. On a un bateau qui revient dans un état exceptionnel. On a des choses qui ne fonctionnaient pas qui ont fonctionné à merveille sur ce tour du monde, ça veut dire qu’on a progressé. Ce qu’on a fait pendant 45 jours l’est en grande partie grâce à la préparation du bateau. Il font intégralement partie de la performance, il faut vraiment leur rendre hommage « .

Jean-Baptiste Le Vaillant :

 » J’avais fait tous les records à bord de Banque Populaire, mais pas les tentatives de Trophée Jules Verne. Cette année, les circonstances se prêtaient à un tour du monde pour moi et en plus c’était à l’invitation de Loïck Peyron qui est un vieux complice. C’était sympa de finir une histoire : participer au design du plan de voilure, faire les premiers essais et après ça faire le tour du monde… La boucle est bouclée et ce n’est pas si mal que ça. J’espère qu’il y aura d’autres histoires avec ce bateau parce que depuis la première journée j’ai pris du plaisir à naviguer à bord « .

Yvan Ravussin :

 » C’est fantastique, c’est du pur bonheur ! Et puis ça fait du bien, c’est relaxant. Parce que de faire partie de ce projet depuis le début avec ces trois années de stand-by, toute la mise au point qui a été faite avec Pascal Bidégorry, a demandé de l’investissement. On a pris un pied gigantesque. On était une équipe géniale et je suis vraiment content de finir ça aujourd’hui dans ces circonstances. Je n’aurais jamais fait de tour du monde si ça n’avait pas été sur un bateau comme ça. J’aime la vitesse, je n’allais pas faire ça sur n’importe quel bateau. Si j’ai dit oui à l’époque à Pascal, c’est parce qu’il y avait ce bateau qui se construisait. Cette aventure a été quelque chose d’incroyable. »

A noter qu’Yvan permet aussi au Trophée Jules Verne de rester chez les « Ravussin », puisque Steve, son frère était sur Groupama 3.

Florent Chastel :

  » Trois Trophée Jules Verne à mon actif mais trois expériences différentes, parce qu’à chaque fois même si le parcours est le même, les conditions changent, les bateaux évoluent et celui-là est une machine de guerre. Pour mon premier Jules Verne, il y avait ce rêve de faire le tour du monde. Le deuxième, le bateau était plus fiable mais on n’a pas trop tiré dessus et en revanche on a eu des conditions météo de rêve. Là on arrive sur un bateau qui est vraiment abouti. C’est la première fois qu’on navigue sur des bateaux qui peuvent aller entre 35 et 40 nœuds sans souci. Sans que ce soit naturel, ça se fait bien. A côté de ça, j’ai eu la chance de participer à la conception du bateau et donc de donner mon avis sur mon domaine que sont les bouts. Le fait d’arriver au bout de cette aventure et de cette manière est une grande satisfaction. Je suis prêt à repartir et j’espère re-naviguer très vite sur ce bateau. C’est un très joli jouet « .

Frédéric Le Peutrec :

« Chaque Trophée Jules Verne n’est jamais exactement la même chose. Le challenge est toujours différent et pour ce qui concerne celui que nous venons de faire, nous avons eu la chance de naviguer sur une machine taillée pour. Le Jules Verne est une histoire d’acharnement qui tourne à l’obsession et qui prend beaucoup de temps. A titre personnel, depuis 2007, j’ai passé chaque hiver en stand-by, c’est un peu usant. Je suis ravi que cet hiver nous ayons pu partir et que cette tentative ait été couronnée de succès. Tous les barreurs ont pris un plaisir incroyable à barre de ce bateau dans une mer formée. Banque Populaire est très abouti. C’est un bateau magnifique, très complet ! « 

Juan Vila :

 » Je passais entre 14h00 et 16h00 à la table à cartes. Je sortais seulement pour les manœuvres. Paradoxalement, les 45 jours sont passés vite ! Nous étions en contact permanent avec Marcel, principalement par email. Nous utilisions le téléphone lors des décisions critiques, comme le pot au noir ou les Kerguelen. On échangeait nos idées et prenions toutes les décisions ensembles. C’était très intéressant de pouvoir échanger avec quelqu’un qui avait un regard extérieur sur notre progression. Je suis enchanté d’avoir fait partie de cette aventure et même si on savait que les gens suivaient notre progression, je ne m’attendais pas à voir autant de monde à notre arrivée à Brest. Cette arrivée restera mon plus grand souvenir et c’est la plus belle récompense pour l’équipe dans son intégralité « .

Brian Thompson :

 » Plusieurs aspects nous ont permis d’obtenir ce record: la technologie du bateau et ses capacités, la météo que nous avons eu, mais surtout les hommes ! C’était vraiment un privilège de naviguer avec eux, et notamment avec Loïck, qui est un type adorable. Il est concentré et détendu en même temps. Il prend soin du bateau et de l’équipage, tout en gardant l’objectif à l’esprit. C’était très  intéressant d’être le seul anglais à bord d’un bateau de conception française issue d’une expertise 100% française et composé d’un équipage principalement français. C’était une immersion totale et je n’aurais pas imaginé que cela puisse aussi bien se passer. J’ai vraiment apprécié la façon dont ils savent pousser le bateau au maximum de ses capacités pour  aller très vite, mais le tout d’une manière très ‘safe’. Ils ont travaillé sur le projet pendant quatre ans et ils ont fait quelques ajustements. C’est toute l’équipe qui remporte le record d’aujourd’hui, y compris l’équipe technique. Pour moi le meilleur point de ce record était l’ambiance du bord. La gentillesse, l’humour et l’optimisme des hommes pendant 45 jours a vraiment été fantastique. Cela a vraiment joué dans cette victoire. Cela a été un privilège pour moi que de naviguer sur ce Trophée Jules Verne « .

A découvrir l’arrivée du maxi trimaran Banque Populaire V à Brest par Christophe Launay.

Retour en Atlantique pour l’équipage de Banque Populaire V

Les quatorze marins constituant l’équipage de Banque Populaire V ont franchi le Cap Horn ce matin à 7 heures 50 minutes et 30 secondes ce 23 décembre (heure de Paris), après 30 jours 22 heures 18 minutes et 48 secondes de mer. La traversée du Pacifique n’aura pas été de tout repos pour l’équipage qui aura du faire face à une vaste zone de glaces à contourner, puis à une dorsale anticyclonique qui les a longuement ralentis, Banque Populaire V affiche donc un chrono de 10 jours 15 heures 7 minutes et 15 secondes entre la Tasmanie et le Cap Horn, ce record intermédiaire reste donc la propriété de Bruno Peyron et de l’équipage d’Orange II en 2005 avec un temps de 8 jours et 18 minutes.

Les conditions de mer étaient trop musclées pour un passage à vue du troisième cap de ce tour du monde, comme l’explique le skipper Loick Peyron : «  Il n’a pas été possible de passer plus proche du cap Horn, les conditions de mer qui sont déjà pas mal formées là où on se trouve, sont encore plus fortes du côté du caillou. Mais les jeunes impétrants du bord sont tous cap-horniers et ils sont ravis ! Les conditions nous permettent d’attaquer un petit peu, plus que ce qui était possible il y a une semaine ou dix jours, parce qu’aujourd’hui nous n’avons plus qu’une journée d’avance ».

© BPCE

Le retour du vent a permis à l’équipage d’allonger la foulée depuis hier, Banque Populaire V file donc à plus de 30 noeuds  à l’Est, vers la Géorgie du Sud, le skipper :  » Le vent va mollir toute la journée d’aujourd’hui et se renforcer demain, au Nord Ouest d’une dépression centrée sur la Géorgie du Sud. Une fois qu’on aura empanné, on va pouvoir faire du Nord et retrouver de la chaleur. Ce risque d’être la remontée à l’Equateur la plus rapide que j’ai jamais faite. A priori ce sera dans des temps meilleurs que celui de Franck Cammas et son équipage, et que le record absolu détenu par Bruno, mon grand frère « .

En effet Marcel van Triest, routeur à terre prévoit une remontée rapide vers l’Equateur, il donne également une estimation possible du temps de ce Trophée Jules Verne  :  » Ils vont avoir une mer relativement musclée et vont devoir faire ce crochet par la Géorgie du Sud. Demain matin, ils vont empanner et remonter plein Nord. Ce sera la journée des grands changements. Pour l’instant, ils devraient être très rapides jusqu’au large de l’Uruguay. Ensuite, il y a aura une transition au large du Brésil. Ils devraient arriver à l’Equateur entre sept et huit jours, ce qui est un temps très correct. Au final, il n’est pas impossible de s’approcher des 45 jours… »

Le maxi Banque Populaire V possède ce soir 560 milles d’avance sur le temps de Groupama 3.

L’équipage de Banque Populaire V dévoilé

Loïck Peyron a dévoilé hier l’équipage qui l’épaulera dans la tentative de Trophée Jules Verne, dont le stand-by débutera à la fin du mois. 

Pas de révolution au sein de l’équipage du maxi-trimaran, l’équipage sélectionné par Pascal Bidégorry l’année dernière est reconduit à l’exception de Jérémie Beyou, à la recherche d’un budget pour le prochain Vendée Globe et d’Erwan Tabarly, qui semble pour sa part avoir trouver un sponsor et un bateau (l’ex Foncia) pour ce Vendée Globe. Jean-Baptiste Le Vaillant qui avait intégré l’équipage lors du record de traversée de l’Atlantique Nord sera chef de quart alors que  Thierry Duprey du Vorsent, qui avait effectué la tournée méditerranéenne du trimaran, aura un poste de régleur/barreur dans le quart de Fred Le Peutrec.

Juan Vila est reconduit au poste de navigateur embarqué, alors que Marcel Van Triest assurera le routage à terre du bateau.

Le temps de référence à battre sera de 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes pour décrocher ce Trophée Jules Verne.

Loick Peyron :  » Un chef d’orchestre doit savoir écouter, beaucoup, et si possible être extrêmement bien secondé par tous les solistes. Un équipage a besoin d’être guidé, pour bien jouer ensemble, il faut regarder dans la même direction. Mon rôle est donc d’imprimer un rythme, une ambiance, une confiance. Pour faire un bel orchestre, il faut de bons musiciens. La musique est belle, l’instrument est incroyable ».

Composition de l’équipage du Maxi Banque Populaire V pour le Trophée Jules Verne :

Hors quart

Loïck Peyron, skipper

Juan Vila, navigateur embarqué, responsable électronique/informatique

Quart n°1

Jean-Baptiste Le Vaillant, chef de quart, responsable voiles

Kévin Escoffier, barreur/régleur, responsable vidéo et structure

Xavier Revil, barreur/régleur, responsable avitaillement et vie à bord

Florent Chastel, numéro 1, responsable médical et gréement courant/dormant

Quart n°2

Frédéric Le Peutrec, chef de quart

Emmanuel Le Borgne, barreur/régleur, responsable médical et composite

Thierry Duprey du Vorsent, barreur/régleur, responsable mécanique et énergie

Ronan Lucas, numéro 1, responsable sécurité

Quart n°3

Yvan Ravussin, chef de quart, responsable composite

Brian Thompson, barreur/régleur

Pierre-Yves Moreau, régleur, responsable mécanique et hydraulique

Thierry Chabagny, numéro 1, barreur/régleur, responsable accastillage et voiles

Marcel van Triest, routeur à terre

La Fastnet Race est lancée

La célèbre Fastnet Race a été lancée ce midi pour les multicoques, les quatre plus grosses unités françaises ont pris les devants et devraient se disputer la victoire en temps réel. Le grand favori est le trimaran Banque Populaire V, skippé par Loick Peyron, tout juste arrivé de Cascais où il barrait l’AC 45 d’Energy Team. Le trimaran de 40m a pris la tête de la course dès la ligne de départ, dans un vent d’une quinzaine de noeuds.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Gitana 11, l’ancien 60′ ORMA allongé à 77′ tient le rythme du maxi trimaran avec 0.5 milles de retard à 17h30, Sébastien Josse et son équipage sur le trimaran de l’armement Rothschild devancent les deux MOD 70 Véolia et Race for Water, avantage pour l’instant à Véolia de Roland Jourdain qui précède Race for Water de 0.2 mille.

B.STICHELBAUT/BPCE

Les skippers, avant le départ :

Roland Jourdain, skipper du MOD70 N°02, Veolia Environnement : « Il n’y a pas la pression d’un championnat, en revanche, chaque mille couru en course est important pour connaître le bateau. C’est aussi toujours important pour le team de se mettre en configuration course parce que c’est notre métier d’abord et que cela nous donne une dead line en tête pour mettre tout le « cirque Pinder » en route. Il ne faut donc pas rater le rendez-vous car cela nous permettra aussi – j’en suis sûr – d’en tirer plein de bonnes choses et d’enseignements pour le futur de la classe. »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 N°01, Race for Water
«C’est une course fantastique et un format de compétition qui me plaît. C’est une sorte de marathon rapide, presque un sprint océanique, qui requiert de très bonnes compétences en navigation, mais aussi une tactique intelligente. Elle nous offre aussi une bonne dose d’adrénaline ! Ce sera également un grand moment pour notre classe, puisque ce sera la première course entre deux MOD70. Je me réjouis de courir contre Veolia Environnement ! »


Loick Peyron, skipper de Banque Populaire 5 :
 » Le départ se fait dans le Sacro Saint Solent, ça se passe dans la Mecque du yachting. Il va y avoir énormément de monde et forcément ça n’a rien de simple pour des machines comme Banque Populaire V. Les multicoques devraient partir en premiers, mais ça n’exclura pas les risques liés au nombre d’inscrits. Il va nous falloir être extrêmement vigilants et ce sera peut-être un peu compliqué de sortir de ce Solent et de négocier les difficultés qui vont très vite se présenter à nous comme les bancs de sable par exemple « .

The Wave, Muscat s’impose à Cowes

Après 30 manches courues, l’équipage de The Wave, Muscat s’est imposé à Cowes pour la cinquième étape des Extreme Sailing Series. Leigh McMillan, skipper du bateau omanais et local de l’épreuve a réussi à contrer les attaques de Luna Rossa et d’Alinghi qui luttaient pour la victoire dans les eaux du solent.

Ce grand prix ne sera pas un bon souvenir pour l’équipage français de Groupe Edmond de Rothschild, les hommes de Pierre Pennec terminent 8ème de cette étape, après deux collisions, la 1ère contre Artemis , puis une seconde lors du dernier jour les oligeant à abandonner pour les cinq dernières manches.

Pierre Pennec : « Aujourd’hui, c’est le travail de toute une équipe, autant à terre que mon équipage en mer, qui est anéantie pour une décision qui se prend en quelques secondes. Mon choix de route suite à notre départ bâbord dans la quatrième manche du jour est très lourd de conséquence. Ce matin, nous nous battions encore pour une place sur le podium et pour reprendre la tête du classement annuel, et ce soir la déception est forcément là. Il va nous falloir analyser les erreurs commises ici pour repartir sur de bonnes bases dès la mi-septembre car la saison n’est pas finie.»

Au classement général, Emirates Team New Zealand conserve la tête du classement général. Grâce à leur deuxième place à Cowes, Luna Rossa prend la seconde position avec trois points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild (3ème avec 40 points). Artemis Racing, dernier de l’étape anglaise et The Wave, Muscat sont désormais ex aequo avec 38 points en 4 et 5ème position.

Tanguy Cariou et son équipe terminent 3ème, le meilleur résultat d’Alinghi depuis le début de saison : « On est très content de notre résultat car depuis le début de saison nous avions un peu de mal à concrétiser et être constant sur 5 jours. Alors qu’ici sur l’événement le plus long et dans des conditions difficiles on termine 3ème. C’est le 5ème événement de la saison et il y a eu 5 vainqueurs donc on sait que tout est possible. On peut donc s’attendre à une deuxième partie de saison pleine de surprises. »

Classement du Grand Prix de Cowes après six jours de compétition
1. The Wave, Muscat (OMA) – 236 points
2. Luna Rossa (ITA) – 228,8 points
3. Alinghi  (SUI) – 214 points
4. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 188 points
5. Oman Air (OMA) – 179 points
6. Team GAC Pindar (GBR) – 160 points
7. Emirates Team New Zealand (NZ) – 139 points
8. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 135 points
9. Niceforyou (ITA) – 132 points
10. Aberdeen Asset Management (UK) – 126 points
11. Team Extreme (EUR) – 71 points
12. Artemis Racing (SWE) – 23 points

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après cinq Grands Prix
1. Emirates Team New Zealand (NZ) – 44 points
2. Luna Rossa (ITA) – 43 points
3. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 40 points
4. The Wave, Muscat (OMA) – 38 points
5. Artemis Racing (SWE)  – 38 points
6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 36 points
7. Alinghi  (SUI) – 33 points
8. Oman Air (OMA) – 22 points
9. Team GAC Pindar (GBR) – 13 points
10. Niceforyou (ITA) – 12 points
11. Team Extreme (EUR) – 11 points

James Spithill au dessus du lot

James Spithill et l’équipage d’ORACLE Racing ont dominé le favori Emirates Team New Zealand en remportant le Cascais AC Match Race Championship.

Après quatre jours d’épreuves, ce championnat s’achève ,avant une dernière régate en flotte demain qui déterminera le vainqueur de cet AC World Series Cascais.

Quarts de finale : Energy Team vs Artemis Racing

L’équipage de Loïck Peyron s’est incliné face à  Terry Hutchinson, les français commencent avec une pénalité reçue lors de la phase de pré-départ, mais réussissent à reprendre l’avantage face aux suédois lors du premier empennage. Sur le premier près les suédois reprennent la tête grâce à une pression favorable, quelques erreurs sur Energy Team n’arrangent rien, les français terminent cependant honorablement à une trentaine de secondes de leur adversaire.

Quarts de finale : Oracle Racing Coutts vs Team Korea

Chris Draper et son équipage prennent l’avantage dès le départ sur Russel Coutts, les deux équipages se lancent dans une bataille d’empennages et de virements enroulent, l’équipage sous couleurs coréennes creuse petit à petit sur les américains et s’impose faceau quadruple vainqueur de l’America’s Cup.

A l’issue de ces quarts de finale, Artemis et Team Korea étaient donc qualifiés pour affronter Team Oracle Spithill et Emirates Team New Zealand.

Demi-finale 1 : Oracle Racing Spithill vs Artemis Racing

L’équipage de James Spithill prend rapidement l’avantage sur celui de Terry Hutchinson. Au passage de la seconde marque sous le vent, les équipiers laissent échapper la drisse de gennaker d’Artemis entrainant la chute de la voile à l’eau, les suédois voient alors le catamaran américain s’échapper pendant que les équipiers s’affairent à remonter la voile à bord.

Demi-finale 2 :Team korea vs Emirates Team New Zealand

La hiérarchie est respectée lors de ce duel, Dean Barker et son équipage d’Emirates Team New Zealand prennent le meilleur départ mais Team Korea reste au contact lors des deux premiers bords avant de perdre prise sur le deuxième portant, ils s’inclinent finalement avec les honneurs face à l’une des meilleurs équipes de ces America’s Cup World Series.

Finale : Oracle Racing Spithill vs ETNZ

Logiquement, on retrouve Emirates Team New Zeland et Oracle Racing Spithill pour cette finale de match race.

Spithill prend l’avantage au départ du premier match, malgré tout les néo-zélandais restent au contact jusqu’à la fin du second portant, le gennaker d’ETNZ s’emmêle dans l’étai entrainant un « cocotier » lors du déroulage de la voile, les néo-zéalandais sont alors distancés par les américains qui remportent le match.

La seconde manche (format de a finale à deux manches gagnantes) commence bien pour les Kiwis qui passent la première marque en tête, mais le sort s’acharne à nouveau sur les néo-zélandais, qui connaissent des soucis d’enrouleur de gennaker, ils tardent donc à envoyer leur voile de portant et Oracle passe, les deux équipages se lancent alors dans un duel d’empennages, malgré leurs efforts, ETNZ ne pourra revenir sur Oracle qui remporte ce Cascais AC Match Race Championnship.

Réactions du jour

James Spithill, skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA)
« C’est fantastique ! C’est bien d’avoir réussi finalement à mettre Dean Barker et ses gars derrière et deux fois. Dean était le grand favori. John Kostecki était diabolique à la tactique aujourd’hui ! Pour demain, nous devons assimiler ce que nous avons appris et, si nous avons la même brise avec des bouffes comme cet après-midi, la régate (en flotte) pourrait être délicate. »

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL)
« C’était une journée très frustrante. Nous avons fait beaucoup d’erreurs, dans les positionnements, les manœuvres et nous avons gâché par deux fois nos chances. Ce n’est pas un problème de gennaker mais de progrès que nous devons réaliser ensemble à bord pour devenir encore plus consistants. Nous sommes tous en train d’apprendre pour acquérir ce qui deviendra ensuite une routine. »

Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA)

A propos du match contre Artemis Racing : « C’était notre premier Match Race, on aurait pu croire à la chance du débutant, mais ça ne marche pas à tout les coups. Nos amis d’Artemis sont des garçons qui naviguent bien et puis j’ai fait pas mal de bêtises aujourd’hui. Les gars ont bien navigué, sauf au départ où on a mal réagit sur le bateau. On rentre bâbord sur la ligne mais on prend une petite pénalité parce que je ne m’écarte pas assez d’Artemis qui se fait pressant. C’est vrai qu’on aurait du anticiper pour éviter cela, c’était justifié. On part donc derrière ce qui n’est pas grave, la preuve on repasse devant au premier empannage. On empanne mieux qu’eux, on manoeuvre bien, puis ils prennent une risée énorme et là on ne peut pas faire grand chose. Après, on se retrouve avec une autre position tribord-babord qui nous est défavorable, on se rapproche très près mais on ne prend pas de pénalités cette fois. Ensuite on s’en sort bien au près et là c’est la seule erreur que je regrette de la journée, c’est au moment où l’on croise à nouveau au près. Ils sont tribord mais ils virent devant nous et là, je fais l’erreur de virer alors que je pense que ça passait dessous et que le jeu repartait. Ça, c’est une vraie erreur que j’aurais pas du faire… Ensuite, le match se déroule pas mal. En terme de manoeuvre, de vitesse, on n’a pas à rougir. 30 secondes d’écart à l’arrivée, ce n’est rien en multicoques, c’est juste quelques longueurs, mais cela fait la différence… ».

Le bilan de l’expérience à Cascais : « Fabuleux à tous les points de vue. Il fallait être là, il faudra être à Plymouth (sept.) et grâce à Corum et aux partenaires à venir d’Energy Team nous avons sécurisé notre participation au championnat AC45 sur deux ans. Deux choses positives encore : nous avons su apprendre et progresser au sein de l’équipage et l’organisation de l’épreuve ici a su montrer qu’un nouveau « produit », si j’ose parler ainsi, est arrivé sur le marché. » 

Chris Draper, skipper/barreur, Team Korea (KOR)
« Nous avons jusqu’ici pris beaucoup de plaisir à bord et dépassé nos espérances, notamment en match race. Malheureusement, nous n’avons pas réalisé une excellente seconde manche aujourd’hui (contre Barker) et je pense que nous devons modifier l’approche que nous avons eue sur cette course. Nous avons néanmoins beaucoup appris et nous reviendrons encore plus forts. »

Record battu pour Banque Populaire V

Loïck Peyron et ses douez hommes d’équipage, à savoir : Juan Vila, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Florent Chastel, Frédéric Le Peutrec, Emmanuel Le Borgne, Billy Besson, Jean-Baptiste Levaillant , Yvan Ravussin, Brian Thompson, Thierry Chabagny, Pierre-Yves Moreau ont battu le record du tour des Iles Britanniques dans la nuit de vendredi à samedi après avoir coupé la ligne d’arrivée après 3jours, 3heures, 49 minutes et 14 secondes à la moyenne de 23,38 noeuds, améliorant de 1 jour, 11heures et 20 minutes le temps de référence détenu par Sidney Gavignet, en solitaire, à la barre de Oman Air Majan.

© BPCE

Loick Peyron, le skipper du trimaran est satisfait de ce premier test en configuration Trophée Jules Verne, et de l’équipage  : « On est tous en forme. Ce record est un très bon test pour la suite. On est en perpétuelle amélioration, l’équipage est parfait, les hommes ont déjà tous un très haut niveau donc ce ne sont que des ajustements. Les conditions de ce record étaient vraiment excellentes, je dirais même presque trop parfaites et donc pas assez viriles pour qu’on soit réellement en condition ! Mais ça nous permet de faire beaucoup de manœuvres, beaucoup plus que sur un long record, c’est un bon entrainement. »