Michel Desjoyaux sur un MOD 70 ?

La rumeur court depuis quelques jours après l’invitation envoyée par le service de presse du skipper, qui dévoile la planète et un énigmatique F2014, ce qui pourrait correspondre au tour du monde prévu par la classe MOD 70 à cette date.

Le chantier CDK (dirigé par lefrère de Michel Desjoyaux) a également dévoilé la date de mise à l’eau du 1er exemplaire de la série.

Réponse demain lors de la conférence de presse…

Duel sur le Trophée Jules Verne ?

Pascal Bidégorry, le skipper du maxi trimaran Banque Populaire V a annoncé le passage en code orange de son équipage (à savoir un départ possible dans les 48à 72 heures) hier. Une fenêtre météo se profile vendredi, les explications de Marcel Van Triest, navigateur et météorologiste à bord du maxi multicoque de Pascal Bidégorry :  » Aujourd’hui nous avons décidé de passer en code orange car il y a certes une fenêtre météo, mais que nous ne sommes pas sûrs de saisir tant elle est incertaine. Si elle évolue, elle peut être une bonne opportunité pour tenter ce record du Trophée Jules Verne. Ce qui peut être compliqué avec l’analyse météo, c’est que ce n’est qu’une question de probabilité et que les visibilités sont parfois très limitées. Aujourd’hui, j’ai plus de visibilité sur l’Atlantique Sud dans une semaine que sur Brest ce vendredi. Donc nous attendons pour voir si cela se précise. Nous aurons, je l’espère une meilleure idée d’ici ce soir ou demain. »


Franck Cammas, le skipper de Groupama 3,seul concurrent en activité de Banque Populaire V dans la classe des maxis multicoques menés par un équipage a aussi annoncé un départ possible ce week end, mais sans passage par le code orange, qui a été abandonne par l’équipage,qui passera directement en code vert (départ dans les 24 heures), si la fenêtre se confirme.Le trimaran quittera Lorient demain pour rejoindre Brest afin de se rapprocher de la ligne de départ du Trophée Jules Verne (entre Ouessant et le CapLizard).

La réaction de Fred Le Peutrec,chef de quart sur Grouapama 3 : « Nous avons hâte de prendre la mer, de nous retrouver tous ensemble, de vivre la même passion de la mer et de la vitesse. On a parfois tendance à l’oublier, mais les expériences passées nous ont rendu plus fort. Nous-nous connaissons bien et nous aimons naviguer sur Groupama 3. C’est un très bon bateau. A nous de le préserver pour qu’ils nous fasse faire le tour complet, sans problèmes majeurs »

© Guilain GRENIER / Sea & Co

Tout porte donc à croire à un départ groupé des deux trimarans qui arrivent en fin de stand by, en effet Banque Populaire V patiente depuis 2 mois à Brest, alors que l’équipage de Groupama a été contraint à un retour en France après une tentative avortée au large de l’Afrique du Sud sur avarie, qui plus est Groupama devra rentrer en chantier afin d’optimiser la plateforme pour le solitaire en vue de la Route du Rhum2010, comme l’explique Franck Cammas, qui confirme aussi les dangers d’un départ tardif : « Nous-nous donnons jusqu’au 5 février pour partir. Au delà de cette date, nous devrons renoncer pour deux raisons : la première c’est qu’il deviendra très aléatoire de naviguer dans les mers du Sud alors que l’été austral sera passé avec pour conséquences des vents violents, des nuits plus longues et des icebergs nombreux. La seconde raison tient au fait que nous devons équiper Groupama 3 en mode « Solo » en vue de la Route du Rhum. Il devra être prêt dès le mois de juin afin que je puisse m’entraîner dans de bonnes conditions »

Groupama 3 et Banque Populaire 5 en stand by

Banque Populaire 5 patiente toujours à  Brest en attente d’une fenêtre météo idéale pour s’élancer à l’assaut du Trophée Jules Verne, Pascal Bidégorry et ses hommes semblent à la recherche d’une situation parfaite pour envisager un départ du maxi trimaran puisque Sylvain Mondon, routeur à terre de Groupama 3, parlait dans une interview au Télégramme d’une fenêtre favorable le 4 janvier (voir ici), et que Franck Cammas évoquait une autre fenêtre ce week end (dans une interview à Voiles et Voiliers).

Le skipper de Groupama 3, qui a retrouvé son trimaran à Lorient après l’avarie survenue au large de l’Afrique du Sud en novembre, devrait bientôt reprendre son stand by, avec un équipage identique à celui de la tentative précédente. Celui-ci devrait débuter en fin de semaine prochaine, on semble donc de nouveau s’orienter vers un duel entre les deux maxis trimarans, comme sur l’Atlantique cet été.

Cependant pour les équipages, le temps viendra bientôt à manquer, un départ après début février est risqué, il est donc fort probable que les deux bateaux prennent le départ du record à quelques heures d’intervalle.

Point sur la Route du Rhum 2010

La Route du Rhum 2010 s’élancera le 31 octobre 2010 de Saint Malo pour rallier Pointe à Pitre,  l’édition 2006 a été marquée par le triomphe de Lionel Lemonchois à la barre du 60′ ORMA Gitana 11.

Depuis cette dernière édition, le monde du multicoque océanique a quelque peu changé, la classe ORMA a disparu, certains 60′ ont été vendus (Géant navigue en Nouvelle Zélande, Sodeb’O et Groupama pourraient aussi faire le bonheur d’amateurs fortunés), Gitana 11 a été allongé à 75′, configuré pour le solitaire et confié à Yann Guichard. D’autres skippers, anciens du circuit ORMA se sont orientés vers le maxi multicoque en solitaire : Francis Joyon sur Idec, et Thomas Coville sur Sodeb’O les deux bateaux, quasi sistershpis, sur plans Irens, sont actuellement en chantier pour recevoir des foils.

Autres prétendants, les deux  skippers des maxis multis Groupama 3 et Banque Populaire 5, à savoir Franck Cammas qui s’élancera sur une version assagie de Groupama 3 (adaptation du plan de voilure), Pascal Bidégorry qui souhaitait également s’aligner ne devrait, sauf surprise de dernière minute, pas être au départ ; il avait demander à pouvoir bénéficier de winchs électriques sur son maxi trimaran de 40m, ce qui a été refusé au skipper basque.

Un autre géant pourrait aussi s’inviter à la fête, Team Exploreer (ex Orange II), barré par Bruno Peyron qui est à la recherche de sponsors pour réarmer son catamaran.

On sait aussi que le trimaran Géronimo, d’Olivier de Kersauson pourrait intéresser quelques marins, cependant le prix du trimaran reste dissuasif (3 millions d’€).

Toujours parmi les potentiels candidats au départ, on trouve Mayeul Riffet, de l’équipe Sensation Océan qui pourrait s’aligner sur l’ex La Trinitaine (60′ ORMA), Gilles Lamiré devrait repartir sur Madinina (ex Gitana 9 classe ORMA). julien Mabit est lui aussi à la recherche de sponsors pour aligner le catamaran de 74′ ex Crédit Agricole, ex Explorer.

Orage et chavirage pour Ecover

La journée d’hier a été animée sur le plan d’eau de Kiel pour la première journée de la quatrième étape de l’iShares Cup.

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Le vent d’une dizaine de noeuds est progressivement monté au cours de l’après midi après le passage de fronts orageux, c’est au moment du passage de l’un de ces fronts que Mike Golding et son équipage se sont fait surprendre et ont chaviré comme l’explique le skipper Mike Golding : « Ça s’est passé juste entre deux manches, nous venions de mettre un de nos invités à bord et nous nous dirigions vers la ligne de départ, lorsqu’une soudaine rafale a traversé la flotte. Les deux étraves de l’Extrême 40 ont plongé dans l’eau et nous avons chaviré très très rapidement.
Nous étions tous à l’eau… et les membres de l’équipage pourtant expérimentés ont été stupéfait par la vitesse à laquelle le bateau s’est retourné.
Une fois revenu à la surface, nous nous sommes aperçus que Bruno avait une sérieuse blessure à la tête et était un peu sonné. »

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Le mât d’Ecover n’a pas résisté au choc de ce chavirage, et les réparations à effectuer sur la catamaran obligeront l’équipage à rester à terre aujourd’hui.

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Côté courses, Mitch Booth qui assure désormais le rôle de barreur sur Holmatro s’est adjugé une victoire sur la première manche, avant de rapidement céder la place de leader provisoire au fil des régates, les équipages français se sont montrés particulièrement incisifs avec une victoire de manche et deux secondes places pour Franck Cammas et son équipage sur Groupama40, l’équipage de Gitana Extreme alterne le bon (3 places sur le podium) et le moins bon (une place de 9ème), quant à Luna, l’équipage est capable de réaliser de belles manches (2nd et 3ème) mais manque de régularité pour bien figurer au général.

Les autres équipages du haut de classement ont été comme d’habitude ceux de l’Oman Sail : Masirah mené par pete Cumming finit 6 des 7 manches du jour sur le podium, alors que Renaissance paye sa collision avec les locaux du Team Wirsol par une disqualification sur la dernière manche du jour.

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Le classement provisoire après cette première journée de régates est :

1.Masirah 2. Groupama 3.Renaissance 4.Gitana 5.BT 6. iShares 7.Luna 8.Homatr 9.Wirsol 10. Ecover

Alinghi remporte l’Open de Nyon

Alinghi SUI-1, le D35 barré par Ernesto Bertarelli, a remporté l’Open de Nyon qui était la 6ème étape du Challenge Julius Baer couru sur le lac Léman.

Pascal Bidégorry sur Banque Populaire termine à la 2nde place de cet Open, le meilleur résultat de l’équipe pour cette première saison sur ce monotype : « On commence à trouver des ficelles pour aller aussi vite que les autres. Dans des vents aussi tordues, il faut naviguer juste et dur pour revenir. Pour nous les régates sont un peu courtes et rapides. Mais nous sommes venus chercher cette difficulté. »

© Philippe Schiller/myimage

© Philippe Schiller/myimage

Alain Gautier sur Foncia.ch finit sur la troisième marche du podium.

Au classement général, Alinghi SUI-1 pointe toujours en tête avec 3 points d’avance sur Foncia.ch et Okalys-Corum à égalité (6 points).

Pas de fenêtre pour Thomas Coville

Thomas Coville qui est en stand by à New York pour une tentative de record sur l’Atlantique Nord ne partira pas sur la même fenêtre météo que les deux autres maxis trimarans Groupama 3 et Banque Populaire V.

En effet, Thomas Coville navigue en solitaire et cette dépression qui devrait emmener les équipages de Franck Cammas et Pascal Bidégorry en 4 jours vers la pointe de l’Angleterre s’avère trop rapide pour un solitaire, comme l’explique le skipper de Sodeb’o : « si cette fenêtre se présente bien pour mes camarades en équipage pour qui on parle d’une vitesse moyenne autour des 30 nœuds sur 4 jours, elle n’est pas favorable pour moi qui vise en solitaire une vitesse de 22/23 nœuds sur 5 jours. Cette dépression est aujourd’hui trop rapide et avec des vents trop forts. Elle me passerait dessus et là, le record s’envolerait. »

En effet, le risque pour Thomas Coville est de se faire rattraper par la dépression et donc de se retrouver dans des conditions de mer très dégradées par le passage de celle-ci.

Safrans et dérives sur les flotteurs de Prince de Bretagne

Alors que la construction de son trimaran 50′ Multi se termine au chantier Marsaudon à Lorient, Hervé Cléris dévoile quelques concepts de son bateau imaginé par les architectes Nigel Irens et Benoit Cabaret.

La grosse surprise vient des appendices puisque les architectes ont cherché à réduire la trainée, comme l’explique Benoît Cabaret :  «nous n’avons pas révolutionné les choses, ces configurations existent déjà sur d’autres bateaux, mais elles sont atypiques pour un trimaran». «C’est une part relativement importante, donc, nous sommes naturellement allés gratter là où il y avait quelque chose à gagner en nous émancipant du modèle des 60 pieds Orma». Ainsi Légumes Prince de Bretagne sera doté d’un safran et d’une dérive sur chaque flotteur, la coque centrale sera donc dénuée de tout appendice. «Safrans et dérives seront plus efficaces dans leur fonction, ce changement n’enlèvera donc rien à la marche du bateau. Sur le papier, il doit être plus rapide, même si, avec deux dérives, les manœuvres, comme les virements de bord, seront un peu plus compliquées à gérer. Cette évolution est née de nos discussions avec Hervé, toute exploration de nouvelle voie est toujours intéressante».

Hervé Cléris, le skipper du bateau qui sortira de chantier fin juillet est confiant en ce qui concerne cette configuration atypqiue : «Ce ne sont pas des fous, mais des magiciens. Ils ne se sont jamais plantés. Le plan initial, quand je suis allé les voir, n’était pas celui-là. Mais quand ils m’ont parlé de cette idée qu’ils avaient déjà bien mûrie et étudiée, j’ai adhéré au projet, d’autant plus que ce principe de trois coques avec des appendices de catamaran me trottait aussi dans la tête. Il reste évidemment quelques inconnues, ce qui est naturel pour toute innovation, que nous aurons à expérimenter puis à valider sur l’eau, mais je pense que cette nouvelle configuration offre un maximum d’avantages».

Début des entrainements pour Banque Populaire V avant l’Atlantique

Le plus grand trimaran de course du monde a été remis à l’eau à Lorient lundi dernier, après un mois de chantier qui a permis d’optimiser le bateau (allégement des postes possibles, renforts des coques au niveau de la zone d’impact avec l’OFNI).

Pascal Bidégorry et son équipage devraient commencer leurs entrainements aujourd’hui au large de Lorient et ce pour une semaine, avant de partir en convoyage vers New York pour le début de stand by pour le record de l’Atlantique qui débutera mi-juin.