Avarie de foil pour Musandam, Spindrift et Foncia en tête de la flotte

Comme prévu, la brise a forci cette nuit, et les conditions de mer se sont durcies avec l’entrée dans le flux du Gulf Stream qui apporte deux nœuds de courant portant à l’Est,mais aussi un renforcement de la houle près des Grands Bancs de Terre-Neuve.

Les équipages naviguent désormais sous deux ris dans la grand-voile et solent ou foc de brise, avec des vitesses de l’ordre de trente nœuds, la prudence reste cependant de mise au sein avec les avaries d’appendices survenues à bord de Race for Water (dérive endommagée suite à une collision avec un OFNI hier) et celle de Musandam-Oman Sail ce jour ; comme l’explique le skipper Sidney Gavignet : « En milieu de nuit, tout allait bien avec une vitesse moyenne oscillant entre 30 et 33 nœuds sous deux ris dans la grand-voile et foc solent. Le foil s’est rompu mais nous n’avons pas eu l’impression d’avoir touché quelque chose… Nous l’avons retiré de son puits et stocké dans la coque centrale. Nous devons donc naviguer désormais sous deux ris et foc de brise ORC à 70% de notre vitesse normale. Ce qui fait que nous allons perdre 200 milles par jour ! Mais nous pouvons arriver sans encombre jusqu’à Brest : il faut juste rester plus prudent car le bateau enfourne dans la mer plus brutalement. On garde le moral… Nous aurons besoin d’un nouveau foil à Brest, car une escale technique aux Açores n’est pas envisageable : il n’y a pas de vent en ce moment autour de l’archipel. »

Le potentiel du trimaran omanais est donc largement entamé et l’équipage se trouve relégué à plus de 100 milles de la tête de flotte ce soir.

Ce soir Spindrift racing mène la flotte devant Foncia et Groupe Edmond de Rothschild, ces trois bateaux filent toujours à près de 30 nœuds avec une route nord est, avec des moyennes sur 24 heures supérieures à 700 milles ; le déclenchement de l’empannage prévu demain ou mercredi s’annonce crucial pour la suite de la course avec le front où le vent va mollir à une vingtaine de nœuds puis s’orienter au secteur Ouest. Il faudra alors choisir entre deux options soit plonger vers le Sud-Est et l’anticyclone des Açores sur une mer calme mais un vent faiblissant, soit continuer vers le Nord-Est pour longer le front et se rapprocher de la route directe avec une mer plus agitée et un vent plus instable.

Les skippers à la vacation :

Michel Desjoyeaux (FONCIA)

« Côté conditions météo, ça commence à mollir doucement et on ne devrait pas tarder à renvoyer de la toile. Cette nuit, nous n’avions pas beaucoup de repères et il fallait se fier à l’électronique qui nous donne la force et la direction du vent, la vitesse du bateau et son cap. On a bien eu un bout de lune en fin de nuit, mais on ne voyait pas grand-chose parce que c’est très nuageux à l’avant du front. Côté stratégie, il n’y a pas d’initiatives à prendre dans l’immédiat et tout le monde suit à peu près la même route. Mais à la longitude des Açores, il y aura des opportunités… On ne voit plus Spindrift racing mais on le suit avec l’AIS. Tout est trempé à bord ! Parce qu’il y a quand même de belles vagues. Et il y a toujours quelqu’un à l’écoute pour gérer la situation dans une bouffée d’air. A l’intérieur, c’est un véritable shaker ! »

« C’est plutôt sympa d’avancer si vite vers la maison. C’est très grisant, mais un peu stressant aussi. Dans ces conditions, on libère la puissance, ou on réduit la toile par l’arrière. Mais, on adapte en bordant ou choquant l’écoute de voile d’avant. Cela nécessite une vigilance de tous les instants et c’est la condition sine qua non pour rester à l’endroit. A la barre, on porte un casque avec une visière pour se protéger des gerbes d’embruns qui déferlent par dessus le pont. Il faut avouer que depuis cette nuit, c’est un peu ambiance sport de combat ! »

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)

« Nuit mouvementée et assez ventée : on a eu jusqu’à 30-35 nœuds avec pas mal de grains et une houle croisée qui ne facilitait pas le pilotage. La brise devrait se calmer un peu en milieu d’après-midi ou en début de nuit prochaine, mais on aura quand même 25 nœuds et une mer de 2,5 mètres… Ce midi, comme nous sommes juste au Sud des bancs de Terre-Neuve, il y a parfois des zones très chaotiques avec les méandres du Gulf Stream, puis vingt milles plus loin, ça se réorganise… On navigue sous deux ris et solent à 140-150° du vent réel, un angle assez abattu pour gérer la vitesse et glisser vers le Nord-Est progressivement. On se maintient à 28 nœuds de moyenne et c’est plus « supportable » que les 30-32 nœuds de dimanche soir : c’est important que le barreur joue avec les creux pour ne pas trop solliciter le bateau. Alors avec cette « molle » à venir, ça sera tout de même plus aisé pour négocier les vagues. »

Antoine Kock (Groupe Edmond de Rothschild)
« Tout va bien à bord de Groupe Edmond de Rothschild, sauf qu’il est très compliqué, voire impossible de taper sur le clavier !! La vie est encore plus compliquée à l’intérieur du bateau que sur le pont. C’est aussi humide, mais comme on ne voit pas les vagues arriver, lorsque le bateau plante- ce qui arrive environ une fois toutes les heures – on fait de beaux vols planés à l’intérieur… Les déplacements sont vraiment longs et difficiles… A part ça, cette transat express tient ses promesses, et le speedo ne descend que rarement en-dessous de 30 nœuds. Florent a amélioré le record de vitesse du bateau : 40,7 nœuds… A demain, Antoine Koch »

© Yvan Zedda / Sea&Co / Gitana Team

Yann Guichard (Spindrift racing)

« C’est humide, très humide ! On a passé une bonne première partie de nuit, mais c’est difficile de tenir des vitesses élevées sans risque à cause des vagues, car la mer est assez agitée… On a pris notre rythme, mais ce n’est pas facile de dormir parce qu’il faut être tous à l’arrière du bateau et il n’y a pas de bannettes derrière : ça secoue beaucoup. On prend quelques petits grains qu’on anticipe bien au radar : en ce moment, on a 32 nœuds de vent réel mais il n’y a pas trop de méchantes rafales et c’est moins stressant. Nous sommes quatre barreurs à nous relayer toutes les quarante minutes parce que c’est assez éprouvant. On a pu manger correctement jusqu’à hier soir où nous avons fait notre premier lyophilisé : c’était assez rock & roll ! Il faut garder des forces et c’est vrai que le sommeil, ce n’est pas aisé…   Nous avons fait un joli « planté » ce matin. Nous avons réduit la voilure. L’expérience de garçons comme Jean-Baptiste Levaillant et Pascal Bidégorry est précieuse. »

A noter que la direction de course envisage de mettre en place une nouvelle marque de parcours, en imposant aux équipages le passage entre une porte préfigurée par les îles Scilly et le phare de Wolf Rock, afin de faire coïncider  l’arrivée des trimarans avec le début de fêtes de Brest vendredi.
Un aperçu des conditions de navigation sur une vidéo transmise par l’équipage du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschlid .

Les MOD à haute vitesse

Les premiers milles de la Krys Ocean Race au pied des buildings new-yorkais à petite vitesse ont vite été oubliés pour les équipages des cinq MOD 70 qui ont rencontré des conditions musclées mais maniables au cours de cette première journée de course.

Les trimarans ont navigué sous grand-voile haute et gennaker une bonne partie de la nuit avant que les équipages ne prennent un ris et établissent le génois afin d’éviter tout risque d’enfournement et de possible chavirage.

Sidney Gavignet et son équipage sur Musandam-Oman Sail ont gardé la tête de la flotte jusqu’au classement de 18 heures, avant de céder la place de leader à Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse, cette belle tenue de l’équipage aux couleurs d’Oman est une petite surprise, puisque l’équipage est celui qui dispose du moins d’entrainement sur le trimaran monotype. A 21h, c’est Michel Desjyaux sur Foncia qui était crédité de la première place, en fait trois bateaux, Groupe Edmond de Rothschild,  Foncia et Spindrift racing naviguent en tête de la flotte et risquent de s’échanger le leadership lors des prochains pointages, Oman Sail a décidé de prendre une route un peu plus sud pendant l’après midi, s’éloignant de la route directe.

Quant à Race for Water, la nouvelle est est tombée au petit matin, le trimaran de Stève Ravussin a touché un container flottant entre deux eaux cette nuit et la dérive a été sérieusement endommagée. Yvan Ravussin, frère du skipper et spécialiste du composite, a effectué avec deux équipiers une réparation et l’équipage a pu reprendre sa route à plus de 25 noeuds au cours de l’après midi comme l’explique le skipper : «  Notre dérive est cassée à plusieurs niveaux. Il n’y a pas grand chose à faire. Nous l’avons remise à poste. Elle est désormais en position haute. Nous avons perdu du temps dans la réparation et le check du Race For Water. On reprend notre rythme de course. Nous sommes dans un vent de 25 nœuds avec des vagues de 3 mètres environ. »

Les réactions des skippers :

Sébastien Josse, Groupe Edmond de Rothschild : « La première nuit a été plutôt agréable sur une mer relativement plate et avec une belle lune. Ce midi, le temps commence à se dégrader : la mer se forme et devient plus hachée car nous sommes rentrés dans le Gulf Stream, mais cela reste maniable parce qu’il n’y a pas plus de 20-25 nœuds de brise. Les conditions actuelles sont celles attendues, c’est-à-dire une mer en cours de formation et un vent de Sud-Ouest d’une vingtaine de nœuds qui nous permettent d’aligner des vitesses assez élevées ! Samedi soir, nous étions à vue de Race For Water mais on s’est perdu avec la nuit. On s’attend à des conditions météorologiques assez similaires bien que le vent doive se renforcer à plus de trente nœuds encore au cours de l’après-midi, voir de la nuit. Mais la bonne nouvelle, c’est que nous sommes bien dans le flux qui va nous propulser vers l’Angleterre : on va essayer de rester dans ce couloir pour gérer au mieux notre trajectoire. Nous sommes deux ou trois sur le pont selon les moments, car le troisième équipier s’occupe aussi de faire le ménage ! C’est de plus en plus humide : il y a quelques entrées d’eau et il faut écoper…  »

Yann Guichard, Spindrift Racing : « C’est très humide à bord. Avec le bruit et la vitesse, il est très difficile de se reposer. Nous sommes au moment où je parle à… 39 nœuds de vitesse instantanée. C’est ainsi depuis plusieurs heures. Cela ne va pas durer car la mer se forme, avec l’entrée dans le Golfe Stream. Nous sommes à vue de Foncia et on calque notre rythme sur celui de Musandam Oman sail. Il faut faire très attention aux excès de vitesse. Au-delà de 35 nœuds, surtout la nuit, la moindre erreur est fatale… On est aussi vigilant aux OFNIs (Objets Flottants non Identifiés), comme celui qu’a percuté Race for Water.»

Les conditions vont se durcir lors des prochaines heures, puisque les équipages vont rencontrer une mer plus dure avec des creux de 4 mètres et des vents d’une trentaine de noeuds en rafale.

La cartographie Géovoile,  les interviews de Michel Desjoyaux et de Stève Ravussin avant le départ sur Sports.fr

La Krys Ocean Race est lancée

Les équipages des cinq trimarans MOD 70 se sont élancés pour leur première course officielle, à 17 heures à New York, Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse prenait la tête de la flotte dès les premiers mètres suivi de Foncia, Race For Water et Musandam-Oman Sail, Yann Guichard sur Spindrift racing se faisait piéger dans une molle sur la ligne et peinait à s’extirper de cette zone, qui atteindra également Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia.

Les bateaux devaient ensuite virer une bouée mouillée devant North Cove Marina avant d’entamer la descente de l’Hudson, au passage du pont Verrazano, porte d’entrée sur l’Atlantique, Musandam Oman Sail menait devant Groupe Edmond de Rothschild et Race for Water.

Vous pouvez retrouver toutes les actualités sur le site officiel de la Krys Ocean Race, avec la cartographie actualisée toutes les trois heures.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 FONCIA : «  Ce sera sympa et intéressant comme transat. Nous partons à l’avant d’un front froid. Pour se maintenir en avant, il va falloir que l’on pique au Sud, ce qui est pas mal puisque cela va nous conduire vers les veines de courant du Gulf Stream. Il nous faudra à la fin remonter vers notre première marque de parcours, les Scilly. Jusque là, nous serons au portant. Ensuite il faudra voir et bien gérer l’arrivée sur Brest. Le fait d’être monotype signifie que quand tu vas moins vite que ton voisin, c’est que tu n’es pas bien réglé. Il faut alors rectifier le tir ! Nous partons avec une stratégie en tête mais la météo n’étant pas une science exacte, on ajustera en fonction des fichiers. C’est l’essence même de la course à la voile ! »


Jean-François Cuzon, navigateur à bord du MOD70 Musandam-Oman Sail : «  Les conditions pour cette transat sont superbes. Cette KRYS OCEAN RACE va plutôt se dérouler au portant dans des conditions clémentes. On ne part pas avec l’angoisse du près ! L’équipage est jeune mais nous avons une carte à jouer et on va faire aux mieux. Il me tarde d’être à Brest qui est la ville dans laquelle j’habite ! Partir de New York et arriver en plein Tonnerres de Brest, c’est super. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : «  Il y a un peu de pression mais nous sommes surtout très concentrés à bord de Groupe Edmond de Rothschild. Le départ va se jouer dans des vents très légers. Sur le reste de la course, ce sera rapide au portant. Il va falloir trouver la bonne vitesse de croisière. Dans les quinze premières heures, nous auront du vent médium qui forcira dans 24h. Dans 48 heures, nous aurons un maximum de pression. A part la sortie de la baie de New York, la route est droite ! Ce sera une course de vitesse où il faudra être à l’attaque ! »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « La concurrence est très élevée, ce qui augure une belle bagarre. Le rythme va être soutenu, il va falloir le tenir tout en ménageant notre Spindrift racing. Tous les bateaux sont identiques, les équipages vont vraiment faire la différence. Il y a de petites options à tenter les premiers jours, mais rien de radical. »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race For Water : « Tout le travail effectué depuis trois ans se concrétise avec ce grand départ de la KRYS OCEAN RACE. Nous sommes heureux de prendre le large avec notre Race For Water et on se réjouit de pouvoir arriver à Brest en plein Tonnerres de Brest. Nous irons vite, très vite mais toujours dans une juste mesure. »

Oracle Spithill remporte les ACWS en flotte, Artemis décroche le titre en match-race

Le Defender américain n’a pas failli  à Newport pour la dernière étape des ACWS 2011-2012 en décrochant le titre en flotte de cette compétition pour cette saison, en match-race, c’est Artemis qui s’impose.

L’équipage de Terry Hutchinson termine donc à la première place du classement en match-race, malgré des formats obscurs durant les différents actes, avec des courses à élimination directe alternant avec des tours à deux manches gagnantes, Oracle Racing Spithill prend la 2nde place de ce classement devant ETNZ, Dean Barker, le skipper du catamaran néo-zélandais a été malchanceux lors de l’épreuve de Newport avec un chavirage dans des conditions maniables, comme il l’explique : « Ce fut un début de match race au contact, nous avons normalement enroulé la marque mais nous n’avons pas réussi à choquer l’aile à cause de la bastaque qui était bloquée. Nous avons perdu contrôle du bateau et nous avons chaviré… Nous devons vraiment traiter ces bateaux avec la plus grande attention. Chaque petit problème peut prendre des proportions inattendues. » 

Le second équipage américain mené par Russell Coutts prend la 4ème place devant Energy Team, sorti dès le premier tour à Newport face à Artemis Racing.

En flotte, les italiens de Luna Rossa Piranha gagnent cet acte devant l’équipage de James Spithill et ETNZ, Artemis  peu à l’aise en flotte termine 7ème devant Energy Team. L’équipage français perd gros lors de l’ultime manche suite à un gennaker récalcitrant, Loick Peyron et ses hommes pointent à la 8ème classe de cette manche et du classement de cette étape, alors qu’ils étaient 3ème la veille. Ils conservent malgré tout leur troisième place au classement des ACWS en flotte derrière ETNZ, Oracle Racing Spithill gagne cette saison de courses en flotte.

Oracle Racing Spithill est donc déclaré champion des America’s Cup World Series 2011-2012 grâce à leur victoire en flotte et leur seconde place en MR, ETNZ prend la 2nde place devant Artemis Racing et Energy Team.

 

Les réactions des skippers :

Loïck Peyron, skipper, Energy Team, à propos d’aujourd’hui : « La bonne nouvelle, c’est que notre objectif d’être sur le podium a été atteint. Nous nous sommes mesurés aux meilleurs et nous terminons troisièmes du championnat de courses en flotte des America’s Cup World Series de la saison 2011-12 ! Lors de cette ultime journée ici à Newport, nous n’avons pas été à notre avantage car notre gennaker s’est coincé et nous a fait perdre plusieurs places, tout comme à bord d’ORACLE TEAM USA Spithill.

A propos de la saison 2011-12 des America’s Cup World Series : « Après six épreuves et presque un an que nous sommes engagés dans les America’s Cup World Series, je considère que notre quatrième place au général est plus qu’honorable ! En match race (5ème de la saison), nous sommes en milieu de tableau, car nous n’avons pas été très chanceux lors de nos duels contre Artemis Racing et nous manquons encore d’entraînement lors des départs au reaching. En revanche, dans le championnat de course en flotte, nous sommes sur le podium, à la troisième place, et c’est celle-ci qu’il faut retenir !’

‘On sera bien sûr présents à San Francisco fin août et début octobre prochain puis de retour en Italie au printemps 2013. Après, l’America’s Cup risque de s’arrêter pour Energy Team, voire même avant avec la deadline pour les inscriptions. Notre travail aura tout de même servi à investir dans l’avenir de la Coupe en multicoque en général’.

Dean Barker, skipper, Emirates Team New Zealand, à propos d’une journée difficile : “Nous avons pris un bon départ et nous avons enroulé la première marque en deuxième position puis tout s’est écroulé comme un château de sable. Nous avons enchaîné les erreurs, puis nous sommes tombés à la cinquième et sixième place, après quoi nous n’avons pas pu rattraper la tête de la flotte.”

Nathan Outteridge, skipper, Team Korea, à propos de la performance de son équipe : “Notre départ n’a pas été sensationnel mais nous avons toujours maintenu une certaine cadence que nous avons augmenté sur le dernier bord de près. Je pense que nous avons été meilleurs que prévu initialement. Cette semaine a sûrement été la meilleure en terme de résultats depuis le début. C’est pourquoi nous avons hâte que les hostilités reprennent à San Francisco.”

Race For Water s’impose sur le prologue de la Krys Ocean Race

Steve Ravussin et son équipage se sont imposés au terme des 120 milles entre Newport et New York, sur le prologue de la Krys Ocean Race, cette étape a permis aux MOD 70 de rejoindre la mégalopole new yorkaise au large de laquelle sera donné le départ de la transatlantique le 7 juillet.

C’est Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild qui avait pris le meilleur départ de ce prologue, trois options s’étaient dessinées cette nuit avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild à la côté, Race for Water et  Spindrift Racing plus au large et Musandam-Oman Sail faisait cavalier seul à 15 milles du groupe à la côte, les écarts sont restés faibles durant les 120 milles avec de nombreux changements de leaders.

Au pieds des grattes ciels, c’est finalement Steve Ravussin qui s’impose avec 2 minutes 30 d’avance sur le Gitana Team. Yann Guichard sur Spindrift Racing termine 3ème avec 4 minutes d’avance sur Michel Desjoyaux sur Foncia, Musandam-Oman Sail skippé par Sidney Gavignet fermait la marche.

 

 

Pas de tour du monde cet hiver pour Thomas Coville

Thomas Coville, qui faisait parti de l’équipage de Groupama 4, vient de remporter la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas cette nuit après leur arrivée à Galway.

Le skipper du trimaran Sodeb’o devrait rapidement reprendre la barre de son multicoque, avec un programme de records en Méditerranée et en Atlantique cette saison, Thomas Coville explique les raisons de ce choix dans une interview à Sports.fr, il s’alignera donc sur le record de la Méditerranée et celui de l’Atlantique sud (Cadix-San Salvador), Thomas Coville ne devrait retenter le record en solitaire autour du monde qu’en 2014, sauf fenêtre météo exceptionnelle cet hiver, du fait du sponsoring de Sodeb’O sur le Vendée Globe cet hiver.

Actual s’impose au tour de l’île de Wight

Seuls deux multis 50′ avaient fait le déplacement à Wight pour la traditionnelle JP Morgan Asset Management Round the Island Race, course autour de l’île de 50 milles, Actual et Prince de Bretagne se sont rapidement livrés à un mano à mano dans les eaux anglaises et s’adjugent les deux premières places en temps réel.

C’est Yves le Blévec et son équipage sur le trimaran Actual qui se sont imposés, grâce à une meilleure vitesse au portant, ils ratent de quelques minutes le record de l’épreuve détenu par Francis Joyon sur le 60′ ORMA Eure et Loire.

Les réactions des skippers :

Lionel Lemonchois, Prince de Bretagne : « Nous sommes rapidement sortis du Solent en enchainant les virement de bord sous trinquette et avec un ris dans la grand voile puis la bataille avec Actual a commencé. Nous l’avons doublé juste avant les Needles puis il nous est repassé devant et nous sommes restés bord à bord jusqu’à la pointe de Sainte Catherine, au sud de l’île, mais à l’envoi du gennak, il s’est littéralement envolé car au portant, il est réellement plus rapide que nous. En tous les cas, nous nous sommes bien amusés, c’était vraiment sympa. Plus encore que l’année dernière car c’était plus maniable et, par conséquent, plus agréable et plus rapide.  Nous ne finissons vraiment pas loin. C’est encore plus vrai pour Actual qui termine dix minutes devant nous et qui rate donc le meilleur chrono pour une minute seulement. Quoi qu’il en soit, nous nous sommes bien battus et nous avons également pu constater que les petites modifications que nous avons effectuées lors du chantier de ces six derniers mois n’étaient pas vaines. Il s’agit de détails mais, à titre d’exemple, le chariot de grand voile qui nous avons changé nous permet aujourd’hui de le mettre au moulin à café au louvoyage et cela nous facilite pas mal la vie à bord »

Yves le Blévec, Actual : « C’est génial ! C’est mon deuxième tour de l’ île de Wight. Le premier c’était sur Orange avec Bruno PEYRON. Actual le court pour la première fois, nous avons été les plus rapides toutes catégories confondues dans cette régate magnifique … Oui, nous sommes fiers ! »

Gemini 3 en route vers l’Europe

Roman Paszke, le skipper polonais et son équipage ont mis le cap vers l’Europe le 13 juin, le catamaran Gemini 3 a donc quitté le quai sur lequel il était bloqué depuis plusieurs mois en Argentine.

En effet, le marin s’était élancé pour un tour du monde à l’envers, mais avait du faire escale dans le port de Rio Gallegos suite à une voie d’eau sur l’une des coques ; une fois les réparations effectuées il avait du faire face à des ennuis juridiques avec des sociétés locales, ce qui l’a mené devant un tribunal pour que le bateau soit remis à l’eau. les sociétés qui réclamaient de grosses sommes au skipper ont été déboutées, ce qui a permis la remise à l’eau et le départ du catamaran.

Les MOD 70 en route vers les Etats Unis

Les cinq trimarans MOD 70, qui disputeront leur première course officielle au départ de New York le 7 juillet, ont quitté la Bretagne à destination de Newport au cours des derniers jours, les équipages ont rencontré des conditions musclées lors des dernières 24 heures.

 Michel Desjoaux, skipper de Foncia :  » Nous avons enfin trouvé l’accélérateur depuis hier midi, on est vent de travers. Nous avons commencé avec des conditons un peu musclées avec environs 28 noeuds sous 3 ris ORC. Puis, nous avons remis de la toile et nous sommes maitenant sous GV Solent. Nous avons même bon espoir de mettre un jour le Genak, ce qui n’était pas gagné il y a quelques jours ! Les vitesses varient de 20 à 34 noeud. Nous avons parcouru environs 330 milles dans les 12 dernières heures. Le bateau va bien et nous n’avons toujours pas de gros problèmes techniques.
L’equipage aussi est en forme, même si la nuit a été un peu fraiche et qu’il a falllu se cramponner à la banette pour essayer de dormir un peu. Mission quasiment impossible!  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift Racing :  » On approche d’une dépression au sud de Terre Neuve qu’on contourne par le nord. » expliquait Yann à la mi-journée. « On est en bâbord, et on va passer son centre dans la nuit, avec  des vents de l’ordre de 30 nœuds. On pourra alors empanner et faire route sur Newport. « 

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « Nous avons passé les Açores et avançons au vent de travers à 25 30 noeuds. Le bateau se comporte bien. Nous avons eu une nuit mouvementée en manoeuvres avec un grain à 40 noeuds ! Les hommes ont été bien rincés et maintenant nous filons avec au programme vent de travers et portant: que du bonheur ! »

crédit : Lloyd Images/Oman Sail

Sidney Gavignet, qui a reçu son trimaran il y a quelques mois a également largué les amarres, tout comme Sébastien Josse sur Gitana 15, les premiers bateaux devraient arriver à Newport en début de semaine, le départ de la Krys Ocean Race aura lieu le 7 juillet au pied de la statue de la Liberté.

Realstone Racing remporte le Bol d’Or Mirabaud

Le jeune équipage du Centre d’Entraînement à la Régate de Genève s’est de nouveau imposé sur cette 5ème manche du Vulcain Trophy et sur la classique lémanique qu’est le Bol d’Or Mirabaud, L’équipage genevois s’impose avec 7 minutes d’avance sur de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis et Zen Too de Guy de Picciotto barré par Fred Le Peutrec, qui franchit la ligne 37 minutes plus tard..

Ce Bol d’Or a débuté dans une légère brise venant de l’ouest jusqu’au Bouveret, Realstone et de Rham étaient déjà en tête, le reste de la flotte était dispersée plus en arrière, sans réel avantage selon la rive choisie, sur le retour, le vent s’est progressivement levé à partir d’Evian pour atteindre 30 noeuds sur quelques milles.

Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je souhaite remercier mon équipage qui a fait un travail formidable. Cédric Schmidt, équipier d’avant exceptionnel, le roi du code 0 et du solent, Nils Palmieri, notre embraqueur musclé, Denis Girardet, notre tacticien, notre gourou, qui a su repérer les meilleures routes autant aujourd’hui que pendant la GRG. Arnaud Psarofaghis que je n’ai plus besoin de présenter. Il navigue avec nous depuis deux ans et c’est un vrai plaisir de naviguer avec lui. Et enfin le plus jeune de l’équipe, Bryan Mettraux. Ces deux sœurs avaient déjà gagné le Bol d’Or Mirabaud il y a deux ! ans à bord de Ladycat, il a maintenant lavé l’affront familial… » .

Philippe Cardis, skipper de de Rham Sotheby’s : « Nous avons vraiment bien navigué. Nous avons toujours été devant avec Realstone et nous avons même mené à certains moments. Je dois dire que ce résultat est même inespéré par rapport au peu d’entraînement que nous avons eu, et je dois une fois de plus rendre hommage à notre tacticien Christian Wahl.  Je reconnais que j’aurais bien aimé gagner mon dernier Bol d’Or Mirabaud . J’en ai gagné 4 dans ma vie, j’aurais bien aimé arriver à 5 ! Mais place aux jeunes ! », le propriétaire de de Rham a en effet annoncé qu’il se retirait en fin de saison.

Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too: « la descente vers Genève s’est faite dans de très bonnes conditions. Nous avions une très bonne vitesse ».

Ce Bol d’Or Mirabaud était la cinquième étape du Vulcain Trophée, Realstone Sailing a conforté son avance au classement général provisoire loin devant Alinghi et de Rham Sotheby’s, à égalité de points, devant Ladycat, Artemis et Zen Too. Le Vulcain Trophy reprendra  les 8 et 9 septembre au Club Nautique de Morges pour l’Open Guex-Opel.

Classement D35 Bol d’Or Mirabaud:1. Realstone Sailing (J. Clerc) 10:52:282. De Rham Sotheby’s (Ph. Cardis) 10:59:26

3. Zen Too (G. de Picciotto – F. Le Peutrec) 11:37:05

4. Alinghi (E. Bertarelli) 11:41:31

5. Ladycat (D. Bertarelli) 11:49:24

6. Romandie.com – Nickel (F. Moura) 11:49:48

7. Artemis Racing (T. Tornqvist – P. Cayard) 12:03:08

8. Okalys-Corum (N. Grange) 12:08:59

9. Veltigroup (M. Simeoni – B.Lerch) 12:38:00