James Spithill au dessus du lot

James Spithill et l’équipage d’ORACLE Racing ont dominé le favori Emirates Team New Zealand en remportant le Cascais AC Match Race Championship.

Après quatre jours d’épreuves, ce championnat s’achève ,avant une dernière régate en flotte demain qui déterminera le vainqueur de cet AC World Series Cascais.

Quarts de finale : Energy Team vs Artemis Racing

L’équipage de Loïck Peyron s’est incliné face à  Terry Hutchinson, les français commencent avec une pénalité reçue lors de la phase de pré-départ, mais réussissent à reprendre l’avantage face aux suédois lors du premier empennage. Sur le premier près les suédois reprennent la tête grâce à une pression favorable, quelques erreurs sur Energy Team n’arrangent rien, les français terminent cependant honorablement à une trentaine de secondes de leur adversaire.

Quarts de finale : Oracle Racing Coutts vs Team Korea

Chris Draper et son équipage prennent l’avantage dès le départ sur Russel Coutts, les deux équipages se lancent dans une bataille d’empennages et de virements enroulent, l’équipage sous couleurs coréennes creuse petit à petit sur les américains et s’impose faceau quadruple vainqueur de l’America’s Cup.

A l’issue de ces quarts de finale, Artemis et Team Korea étaient donc qualifiés pour affronter Team Oracle Spithill et Emirates Team New Zealand.

Demi-finale 1 : Oracle Racing Spithill vs Artemis Racing

L’équipage de James Spithill prend rapidement l’avantage sur celui de Terry Hutchinson. Au passage de la seconde marque sous le vent, les équipiers laissent échapper la drisse de gennaker d’Artemis entrainant la chute de la voile à l’eau, les suédois voient alors le catamaran américain s’échapper pendant que les équipiers s’affairent à remonter la voile à bord.

Demi-finale 2 :Team korea vs Emirates Team New Zealand

La hiérarchie est respectée lors de ce duel, Dean Barker et son équipage d’Emirates Team New Zealand prennent le meilleur départ mais Team Korea reste au contact lors des deux premiers bords avant de perdre prise sur le deuxième portant, ils s’inclinent finalement avec les honneurs face à l’une des meilleurs équipes de ces America’s Cup World Series.

Finale : Oracle Racing Spithill vs ETNZ

Logiquement, on retrouve Emirates Team New Zeland et Oracle Racing Spithill pour cette finale de match race.

Spithill prend l’avantage au départ du premier match, malgré tout les néo-zélandais restent au contact jusqu’à la fin du second portant, le gennaker d’ETNZ s’emmêle dans l’étai entrainant un « cocotier » lors du déroulage de la voile, les néo-zéalandais sont alors distancés par les américains qui remportent le match.

La seconde manche (format de a finale à deux manches gagnantes) commence bien pour les Kiwis qui passent la première marque en tête, mais le sort s’acharne à nouveau sur les néo-zélandais, qui connaissent des soucis d’enrouleur de gennaker, ils tardent donc à envoyer leur voile de portant et Oracle passe, les deux équipages se lancent alors dans un duel d’empennages, malgré leurs efforts, ETNZ ne pourra revenir sur Oracle qui remporte ce Cascais AC Match Race Championnship.

Réactions du jour

James Spithill, skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA)
« C’est fantastique ! C’est bien d’avoir réussi finalement à mettre Dean Barker et ses gars derrière et deux fois. Dean était le grand favori. John Kostecki était diabolique à la tactique aujourd’hui ! Pour demain, nous devons assimiler ce que nous avons appris et, si nous avons la même brise avec des bouffes comme cet après-midi, la régate (en flotte) pourrait être délicate. »

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL)
« C’était une journée très frustrante. Nous avons fait beaucoup d’erreurs, dans les positionnements, les manœuvres et nous avons gâché par deux fois nos chances. Ce n’est pas un problème de gennaker mais de progrès que nous devons réaliser ensemble à bord pour devenir encore plus consistants. Nous sommes tous en train d’apprendre pour acquérir ce qui deviendra ensuite une routine. »

Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA)

A propos du match contre Artemis Racing : « C’était notre premier Match Race, on aurait pu croire à la chance du débutant, mais ça ne marche pas à tout les coups. Nos amis d’Artemis sont des garçons qui naviguent bien et puis j’ai fait pas mal de bêtises aujourd’hui. Les gars ont bien navigué, sauf au départ où on a mal réagit sur le bateau. On rentre bâbord sur la ligne mais on prend une petite pénalité parce que je ne m’écarte pas assez d’Artemis qui se fait pressant. C’est vrai qu’on aurait du anticiper pour éviter cela, c’était justifié. On part donc derrière ce qui n’est pas grave, la preuve on repasse devant au premier empannage. On empanne mieux qu’eux, on manoeuvre bien, puis ils prennent une risée énorme et là on ne peut pas faire grand chose. Après, on se retrouve avec une autre position tribord-babord qui nous est défavorable, on se rapproche très près mais on ne prend pas de pénalités cette fois. Ensuite on s’en sort bien au près et là c’est la seule erreur que je regrette de la journée, c’est au moment où l’on croise à nouveau au près. Ils sont tribord mais ils virent devant nous et là, je fais l’erreur de virer alors que je pense que ça passait dessous et que le jeu repartait. Ça, c’est une vraie erreur que j’aurais pas du faire… Ensuite, le match se déroule pas mal. En terme de manoeuvre, de vitesse, on n’a pas à rougir. 30 secondes d’écart à l’arrivée, ce n’est rien en multicoques, c’est juste quelques longueurs, mais cela fait la différence… ».

Le bilan de l’expérience à Cascais : « Fabuleux à tous les points de vue. Il fallait être là, il faudra être à Plymouth (sept.) et grâce à Corum et aux partenaires à venir d’Energy Team nous avons sécurisé notre participation au championnat AC45 sur deux ans. Deux choses positives encore : nous avons su apprendre et progresser au sein de l’équipage et l’organisation de l’épreuve ici a su montrer qu’un nouveau « produit », si j’ose parler ainsi, est arrivé sur le marché. » 

Chris Draper, skipper/barreur, Team Korea (KOR)
« Nous avons jusqu’ici pris beaucoup de plaisir à bord et dépassé nos espérances, notamment en match race. Malheureusement, nous n’avons pas réalisé une excellente seconde manche aujourd’hui (contre Barker) et je pense que nous devons modifier l’approche que nous avons eue sur cette course. Nous avons néanmoins beaucoup appris et nous reviendrons encore plus forts. »

Bonne journée pour Team Energy

Les courses ont de nouveau été retardées faute de vent aujourd’hui à Cascais, la journée de régates a donc débuté à 17h avec trois courses en flotte puis un premier match-race entre Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill.

Emirates Team New Zeland et ORACLE Racing Spithill ont dominé les régates en flotte, Dean Barker, le skipper d’ETNZ avait mal débuté la journée avec une collision avec Russell Coutts sur le second départ, malgré tout il réussissait à reprendre une 4ème place sur cette régate avant de s’imposer sur la dernière course en flotte de la journée.

© Gilles Martin-Raget

James Spithill revenait à son meilleur niveau avec une victoire, une 4ème et une seconde place. Chris Draper sur Team Korea menaient son équipage sur le podium de cette journée de régates en flotte  avec une 6ème, une 3ème et une 2nde place, Loick Peyron et ses hommes se distinguaient également sur Energy Team avec deux 3ème place et une cinquième place, se classant 4ème de cette journée à égalité de points avec les koréens.

Artemis Racing et Oracle Racing Coutts étaient à la peine aujourd’hui avec des cinquième et sixième places au provisoire, devant Aleph qui manque de vitesse, China Team et Green Com.

La journée s’est terminée sur un duel opposant les deux premiers du classement du jour, les Néo-zélandais ont remporté ce premier mano a mano grâce à une bonne tactique et une vitesse excellente au portant permettant le retour sur le second portant.


Les réactions des skippers :

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), leader :
« C’était une journée très intense. Nous avons eu une collision avec Russell (Coutts) et cela nous a pris quelques minutes pour revenir dans le match (2e manche). Il y a différents degrés de collision, celle-ci n’était pas si méchante. Cela a endommagé légèrement la coque, nous avons un peu d’eau à l’intérieur mais tout sera réparé ce soir. Les points clefs du match race : nous avons fait une erreur en partant sur la droite du plan d’eau, la gauche était plus favorable, nous étions un peu en retard à la marque sous le vent et ils ont fait un super job pour revenir mais nous avons réussi un très bon second bord de portant. »  Sa manche préférée aujourd’hui ? « Le match race ! Mais globalement, nous avons pris beaucoup de plaisir aujourd’hui et c’était vraiment une bonne décision d’attendre deux heures de plus pour lancer les courses. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons mieux faire mais je suis fier du travail de mon équipage ce soir. »

Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA), 4e au classement général :
« C’est pas mal, nous sommes au stade d’amateurs éclairés, on se bagarre avec des gens qui font ça depuis longtemps et ensemble. Nous, on se découvre et on découvre le bateau et, en plus, on parle anglais, ce qui ajoute aux difficultés. Mais il ne faut pas oublier à qui nous avons à faire et ils vont bientôt découvrir à qui ils ont à faire (rires) mais pour l’instant, restons modestes. »

Alain Gautier, barreur, Aleph (FRA), 7e au classement général :

« La journée a bien commencé avec une place de 5e, avec un bon départ et des manœuvres qui progressent. Par contre, nous avons toujours ce problème de vitesse, il faut que nous modifions les voiles et le génois repart d’ailleurs en voilerie ce soir. Nous avons aussi été gênés par les bannières publicitaires (flottantes) de l’organisation à la bouée sur la deuxième manche. Nous avons protesté mais il a fallu abattre et nous avons perdu 20 à 30 secondes. »

Pour terminer un petit rappel concernant les règles des AC Match Race Championnship  :

Les équipes s’affrontent en duel afin de décrocher leur place pour l’épreuve de force finale du samedi. Mercredi, jeudi et vendredi se déroulent selon le même programme. Les journées débutent par trois courses en flotte de 20 minutes afin de déterminer les six meilleures équipes qui se mesurent ensuite en Match Race (le 6e contre le 5e, le 4e contre le 3e et le 2e contre le 1er). Chaque journée permet d’établir un classement complet de l’ensemble de la flotte. Le résultat au terme de ces trois jours détermine l’ordre des sélections pour les Match Race Championships de samedi. Les six meilleures équipes se rencontreront alors en quarts, demies et finales afin de désigner le vainqueur du Cascais AC Match Race.

Premières régates pour les équipages de l’America’s Cup

Les premières régates en AC 45 ont eu lieu le week end dernier à Cascais, dans le cadre des America’s Cup World Series, permettant aux futurs challengers pour la 34ème America’s Cup de se confronter sur des catamarans à aile rigide.

Les favoris, le defender Oracle Racing avec ses deux bateaux, ETNZ, et Artemis n’ont pas failli et ont trusté les premières places.

© Gilles Martin-Raget

Samedi, James Spithill (ORACLE Racing) s’adjuge les deux dernières manches de la journée, après avoir été disqualifié sur la première (hors zone lors du départ et absence de réparation) et terminait 4ème de cette première journée, le skipper australien est probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide, puisqu’il était le barreur du trimaran USA 17 utilisé par l’équipe américaine lors de la 33ème Coupe de l’America.

Dean Barker, le skipper  d’Emirates Team New Zeland, pointait en tête du classement général provisoire gâce à la régularité de l’équipage (3,3,2ème) devant les Suédois d’Artemis Racing (1, 4 et 3ème). Russell Coutts sur le second bateau américain complétait le podium.

Côté français, la bonne performance du jour était la seconde place d’Energy Team sur la première manche, les hommes de Loick Peyron ne réussiront pas à renouveler cette performance et terminaient 8èmes des deux autres manches, Aleph termine la journée sur une 7ème puis une 5 et une 9ème place.


Dimanche les équipages se sont affrontés sur un parcours long avec une régate de 40 minutes et sur des runs de vitesse de 500m.

Cette 4ème régate a été marquée par un mano à mano entre Oracle Racing Coutts et ETNZ, Dean Barker prenait le meilleur départ, mais perdait cet avantage au passage de la 3ème bouée ; en effet au moment de dérouler le gennaker l’un des cinq équipiers du bateau néo-zélandais tombait à l’eau, obligeant le skipper a effectué une pénalité, Russell Coutts en profitait pour reprendre l’avantage et s’adjuger cette régate, les trois places suivantes ont également été disputées entre Oracle Racing Spithill, Energy Team et China Team, c’est finalement James Spithill qui prend la 3ème place devant China Team et Energy Team.

Au classement général provisoire,  Emirates Team New Zealand pointait en tête devant Oracle Racing Coutts, Artemis Racing et Oracle Racing Coutts.

Concernant les équipes plus « récentes », Mitch Booth impose China Team en 5ème position à égalité de points avec Team Korea, les équipages français s’intercalent entre les deux bateaux asiatiques et le dernier arrivé sur le circuit Green Com Racing qui ferme la marche en 9ème position, avec Energy Team en 7 ème position et Aleph à la 8ème place.


Les réactions des skippers :

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL)« Nous venons de vivre une très bonne journée avec une jolie brise. Les runs de vitesse étaient nouveaux pour nous tous. Nous avons eu beaucoup de chance dans le dernier sprint avec une grosse risée qui nous a accompagnés jusqu’à l’arrivée. Nous sommes très satisfaits de la manière dont les choses se sont déroulées mais nous regardons devant avec tout ce qui nous attend encore cette semaine. A la marque au vent, nous avons perdu un équipier pendant l’envoi du gennaker. Impossible de le récupérer, nous avons donc terminé avec un gars en moins, ce qui n’était finalement pas si grave. Nous faisons un break demain et nous naviguerons mardi, la veille de la reprise des régates. »Winston MacFarlane, wincheur d’Emirates Team New Zealand tombé à l’eau pendant la régate en flotte, sa manivelle de winch s’est brisée alors qu’il déroulait le gennaker « Je me suis retrouvé dans l’eau tandis que les autres bateaux arrivaient pour enrouler la marque au vent. J’étais sur leur route alors j’ai nagé pour rejoindre notre shase boat. La mort m’a donné du fil à retordre aujourd’hui. »Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA) « Nous avons encore trop la tête dans le bateau. Nous n’avons pas encore suffisamment navigué ensemble et sur ce support pour bien observer ce qui se passe dehors et progresser en tactique. Le mot d’ordre de la journée était d’être plus agressifs, de prendre peu de risques pour le bateau mais un peu plus sur le départ ce qui n’a pas mal fonctionné… Mais ça ne marche pas à tous les coups. Nous faisons encore des erreurs, comme sur la fin où nous perdons notre 4e place contre les Chinois parce que je n’étais pas sûr de mon coup avec les dérives et le passage entre la digue et la bouée. Je vire trop tôt et Mitch (Booth) passe. La journée n’est pas terminée. Il faut encore sortir le bateau, les manip’ sont longues, le rythme usant. Demain, ce sera un vrai « day off » bien mérité pour tout le monde. Ce format de départ au reaching va sûrement s’imposer en multicoque, comme cette zone de course limitée en largeur dont nous parlons depuis des années, même en 60 pieds. Cela ajoute en intensité. Là, le jeu mixe les cultures. C’est un mélange du savoir faire planétaire de la voile qui s’exprime en une fois. »

Bertrand Pacé, skipper/tacticien, Aleph (FRA) « Sur la régate, nous ne sommes pas trop mal partis mais on a fait un mauvais choix tactique à la bouée qui nous a obligé à multiplier les empannages ce qui nous a ralenti. Nous sommes arrivés derniers à la bouée sous le vent, mais nous avons assez vite doublé Green Comm Racing (ESP). Aujourd’hui, nous avons surtout essayé d’apprendre à faire marcher le bateau et à se concentrer sur la vitesse. C’était mieux sur la fin de la régate, nous prenons la mesure du bateau et nous progressons. L’épreuve de vitesse était un peu « olé olé », parce qu’en définitif, tout dépendait des conditions et des risées. Nous avons eu pas mal de vent à un moment, mais c’était trop tard. »

Les régates reprendront demain avec quatre jours de match racing avant une finale en flotte dimanche.

Fred Le Peutrec : « Banque Populaire V est un avion de chasse » (Interview)

Fred Le Peutrec, barreur du  maxi trimaran Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3, a répondu aux questions de Voile-Multicoques.com sur son début de saison à la barre de Zen Too, la future tentative de Trophée Jules Verne de Banque Populaire V.

Voile-Multicoques.com : Tu barres de nouveau un D35 cette saison, Zen Too, vous êtes actuellement en 9ème position au classement général, quels sont les objectifs de l’équipage cette année ?

Fred Le Peutrec : Cette saison n’est pas évidente, je navigue avec des gens dont la voile n’est pas le métier, ils ont donc assez peu de temps à consacrer au D35. Les entrainements sont très réduits, nous naviguons seulement la veille des régates, l’équipage manque donc d’automatismes dans le fonctionnement pour s’affirmer dans le haut du classement.

Voile-multicoques.com

Nous ne sommes pas très loin, la plupart du temps nous terminons à quelques longueurs des premières places.

L’objectif est avant tout de progresser, notamment sur les deux dernières manches en France.

Concernant les classiques courues sur le Léman (Bol d’Or et Genève-Rolle-Genève), quelles sont les difficultés de ces courses « longue distance » ?

La plus grosse difficulté réside dans les changements de systèmes météos, avec des effets de sites et beaucoup de transitions, qui ne sont pas systématiques.

Les locaux qui naviguent à l’année sur le Lac ont quelques automatismes qui permettent de déterminer des schémas, malgré tout, les effets de couloirs et de vents réservent beaucoup de surprises avec des vents différents qui se succèdent tout au long du Léman.

Voile-multicoques.com

Quel a été le programme d’entrainement de l’équipage avant le début du Vulcain Trophy ?

Nous avons eu seulement quelques sessions d’entrainement avec de belles conditions de vent en avril, ce qui représente 6 jours de navigation, sans confrontation aux autres équipages avant le début de la saison.

Deux grand prix seront courues en Méditerranée cette année, penses-tu que ces étapes peuvent changer la hiérarchie actuelle ?

Je ne pense pas que ces étapes hors du lac bouleversent le classement, les équipages au point resteront logiquement devant.

Le Léman est un beau stade pour naviguer, mais je crois que sortir de ce plan d’eau est une bonne chose pour la série puisque les bateaux naviguent uniquement sur le lac depuis plusieurs années avec des lieux de régates peu variés.

Le bateau en lui même n’est pas forcément très adapté à ce type de navigations, le catamaran n’aime pas la mer, mais en été et dans l’est méditerranéen de telles conditions de vagues sont peu probable.

Les D35 sont utilisés depuis 7 ans, penses-tu que les propriétaires s’orientent vers une nouvelle jauge ?

Tout dépendra de la direction vers laquelle les propriétaires veulent aller, puisque les décisions sont prises en assemblée générale. Cette série est avant tout un loisir pour eux, avec une ambition sportive plus ou moins importantes selon les propriétaires.

La donne est un peu différente désormais avec plusieurs séries de catamarans de 40′ et le passage de la Coupe de l’America aux multicoques, ce qui tire les différents circuits vers le haut.

Revenons à ta saison sur le Maxi Banque Populaire V, vous avez abandonné sur casse l’hiver dernier lors de la tentative de Trophée jules Verne, quel bilan tirez-vous de cette tentative concernant le trimaran ?

Ce bateau est un avion de chasse, qui s’inscrit dans l’évolution de Groupama 3, puisqu’il a été généré par le même cabinet d’architecte (VPLP), « il a le Jules Verne dans les jambes ».

Malgré tout, il faudra des conditions favorables pour réussir à battre le record, ce tour du monde est avant tout une histoire de trajectoires, le point primordial est de ne pas faire trop de route.

Le bateau a intrinsèquement un peu plus de vitesse que Groupama 3 dans certaines conditions, mais cet avantage ne permet pas de compenser en vitesse pure ce que nous pouvons perdre sur le contournement de l’anticyclone de Saint Hélène par exemple.

Banque Populaire V peut conserver des vitesses moyennes un peu plus élevées dans la mer formée, du fait de sa longueur et de sa masse.

Le trimaran semble donc plus à son avantage dans le vent médium et fort, qu’en est-il dans les vents faibles, que vous rencontrerez dans les zones de transition ?

Même en ayant navigué sur les deux bateaux, la différence est difficile à quantifier, il faudrait vraiment faire des speed-tests pour déterminer quel est le trimaran le plus rapide dans ces conditions.

Les comportements sont vraiment très proches, je pense que Groupama 3 est probablement un peu plus rapide dans la pétole, mais les différences ne sont pas substantielles.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois, et qui seront utilisés pour les séries préparatoires à l’America’s Cup ?

Les bateaux paraissent vraiment excitants, l’idée de naviguer avec une aile intéresse forcément tous les gens qui viennent du multi et qui régatent.

Cette voilure impose une logistique importante, ces innovations ne sont donc pas utilisables en dehors d’un circuit professionnalisé et structuré.

Les services de communication ont tendance à diffuser des images spectaculaires avec des chavirages, mais d’après les images dont nous disposons, les catamarans semblent particulièrement véloces et évolutifs dans toutes les phases de contacts serrés.

Ces AC45 permettent d’imaginer les régates en 72′ dans la mer et la brise de San Francisco, puisque ce plan d’eau est assez venté, les régates sur les AC72 seront probablement très spectaculaires voir dangereuses parfois du fait des vitesses élevées et des engagements forts dans les phases de contact.

Évidemment, ce circuit m’attire, comme tous les régatiers venant du multicoque.

© Gilles Martin-Raget

Trois équipes françaises se sont déclarées, dont deux sont inscrites officiellement, ces divisions récurrentes des marins français ne sont-elles pas préjudiciables ?

Tel qu’est structuré le sport voile en France, ces « divisions » ne me paraissent pas choquante.

C’est le signe d’une bonne activité vélique avec un nombre importants de régatiers dans un petit pays, ce sport est très développée, par rapport à d’autres nations où il est concentrée au sein de yachts clubs, avec des institutions plus « rigides ».

Au niveau des financements, les teams français devront probablement trouver des fonds en dehors de l’hexagone pour accéder à la compétition.

L’essentiel du problème vient du fait que nous ne sommes pas assis sur une tradition de l’America’s Cup en France, tous les projets précédents étaient moins bien financés que les grosses équipes étrangères, sans permanence entre les différentes éditions.

Avec le passage au multicoque, beaucoup pensaient que les français seraient les mieux placés pour tenir la dragée haute aux autres équipes, mais il y a une structure, une culture du travail dans les grosses équipes qui est moins présente en France, ce qui explique la présence de trois équipes qui étaient déjà structurées lors de l’édition précédente.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, as-tu eu l’occasion de naviguer sur un des deux premiers MOD 70 ?

Non, pas encore, j’espère pouvoir le faire, nous partageons les mêmes pontons, nous naviguons sur le même plan d’eau, je reste très attentif à ce qui se passe sur cette série.

8 Challengers pour la prochaine Coupe de l’America

Des quatorze challengers pré-inscrits, il n’en reste finalement que huit, qui devraient participer à la prochaine America’s Cup à San Francisco en 2013.

Les participants à la 34ème America’s Cup seront :
Chine – China Team, Mei Fan Yacht Club
France – Aleph – Équipe De France, Aleph Yacht Club
France – Energy Team, Yacht Club de France
Italie – Venezia Challenge, Club Canottieri Roggero di Lauria
Nouvelle-Zélande – Emirates Team New Zealand, Royal New Zealand Yacht Squadron
République de Corée – Team Korea, Sail Korea Yacht Club
Suède – Artemis Racing, Kungliga Svenska Segel Sallskapet
Un huitième participant sera annoncé lors d’une conférence de presse le 23 juin, il s’agit d’un team européen

Etats-Unis – ORACLE Racing, Golden Gate Yacht Club, (Defender)

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Iain Murray,  Directeur de course pour la 34ème America’s Cup et PDG d’America’s Cup Race Management : « La liste des compétiteurs est réellement globale, elle reflète un mélange d’équipages chevronnés aux côtés de jeunes talents issus des meilleurs événements de voile, la nouvelle vision de l’America’s Cup a permis à des équipes provenant d’Asie, d’Europe, d’Océanie et d’Amérique du Nord de participer à la Coupe dans un format de course dynamique, innovant et spectaculaire à bord de catamarans à aile. »

Cependant pour certains d’entre eux, l’avenir n’est pas assuré puisque le budget de l’équipe n’est pas bouclé, c’est notamment le cas des deux équipes françaises qui figurent sur la liste des huit challengers, à savoir Aleph et Energy Team.

La troisième équipe française, All4One menée par Stéphane Kandler et Olivier de Kersauson, a préféré ne pas s’inscrire sans avoir bouclé son budget, ils espèrent signer rapidement un partenariat  avant de s’engager de façon définitive, et ce malgré le risque de refus du challenger.

Ces équipages disputeront l’ensemble des America’s Cup World Series, qui débuteront en août à Cascais sur les catamarans monotypes à aile rigide AC45. Oracle Racing qui alignera deux bateaux, Artemis et Emirates Team New Zealand feront figure de favoris, puisqu’ils s’entrainent depuis plusieurs mois sur les AC45. Energy Team, mené par les frères Peyron et qui devrait être barré par Loick Peyron et Yann Guichard devrait recevoir son bateau début juillet, Aleph qui sera barré par Alain Gautier secondé par Bertrand Pacé à la tactique ne recevra le sien que le 30 juillet, leurs entrainements seront donc réduits au strict minimum.

Les commentaires des responsables des équipes :

China Team, Wang Chaoyong, Team Principal : China Team est un challenger chinois authentique puisque de nombreux équipiers chinois seront embarqués sur un bateau construit en Chine. Nous sommes actuellement en train de recruter des marins chinois à travers une série de camps d’entraînements dans toute la Chine. En parallèle, notre équipe actuelle s’entraîne aux côtés de médaillés olympiques en multicoques à bord du AC45 de China Team, afin que l’équipage soit prêt pour participer à la première World Series en août prochain. China Team représente réellement l’esprit du sport en Chine. Alors que la voile est encore un sport récent en Chine, nous serons à même de défier les meilleurs équipages au monde pour tenter de s’emparer du plus prestigieux trophée nautique.

ALEPH – Équipe De France, Philippe Ligot, Directeur Général : Aleph est fier de poursuivre l’héritage de la France dans le pinacle des événements de voile qu’est l’America’s Cup. L’America’s Cup est un défi fantastique en matière de construction et de compétences en voile. Les nouveaux bateaux et le format promettent de transformer un événement magnifique en une compétition encore plus passionnante. Aleph a vraiment hâte de régater ici à San Francisco.

Energy Team, Bruno Peyron, Manager Général : Energy Team est un challenger de l’America’s Cup qui dispose d’une expérience immense issue des plus grandes courses en multicoques.
Avec ce nouveau format, il existe une opportunité prometteuse d’exceller dans l’America’s Cup. Le public français adore les courses en multicoques donc ce changement pour des bateaux nouveaux et dynamiques sera très positif pour l’audience française. Et je suis certain que la passion que les Français ont pour les multicoques rapides sera globalement partagée une fois que les gens auront vu ces équipages s’affronter.

Venezia Challenge, Dario Valenza, Responsable des opérations : Cette nouvelle formule est très prometteuse, c’est un format capable de séduire les sponsors et le public. Venezia Challenge mettra en place des campagnes itinérantes avec des émissions de télévision et de radio en Italie et un village de la course sera organisé dans les principales villes pour également atteindre le marché du grand public pas seulement les passionnés de voile. Techniquement, il s’agit d’un nouveau niveau de jeu, les bateaux sont fantastiques, le format garanti des régates au contact et les dépenses sont contrôlées en limitant le développement de la performance du bateau et en mettant l’accent sur la régate. Notre équipage se constitue d’un formidable groupe avec lequel c’est un plaisir de travailler.

Emirates Team New Zealand, Kevin Shoebridge, Directeur des Opérations : Emirates Team New Zealand, double vainqueur de l’America’s Cup, travaille sur les multiples challenges engendrés par les changements radicaux de bateau et de format. L’équipe se réjouit du choix de San Francisco mais reconnaît que la transposition de cette nouvelle vision à la réalité nécessite un effort massif de la part de tous les acteurs.

 

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Team Korea, Kim Dong-Young, Team Principal : Nous sommes fiers de représenter le tout premier challenge de la République de Corée de l’America’s Cup. Avec un nouveau bateau et un nouveau format, la République de Corée peut participer à l’America’s Cup pour la première fois avec une plus grande chance de succès. Nous avons hâte de former notre équipe et de régater en AC45 au Portugal.

Artemis Racing, Terry Hutchinson, Barreur : L’AC45 est un bateau de haute performance, puissant et qui se manœuvre bien en navigant au contact. L’aile apporte définitivement de la performance aux AC45 et lorsqu’elle est associée aux autres technologies à bord, il s’agit définitivement d’un pas en avant en matière de régate en multicoque. Les régates promettent d’être serrées et pleine d’action, tout en sollicitant au maximum les équipiers à bord. De ce fait, en tant de régatiers, nous devons nous montrer flexibles, agiles et physiquement au top, prêts pour faire face à tout ce que ces courts mais très intenses parcours nous réserveront.

ORACLE Racing, Russell Coutts, Président Directeur Général : Ces bateaux et dans sa plus grande version l’AC72, ont pour objectif de tester les meilleurs régatiers mondiaux. Il s’agit de repousser les limites et de gagner de l’assurance afin que votre équipage soit plus performant. Et cela pourrait constituer la différence entre gagner et perdre.

 

 

Lancement en série des AC 45

L’équipe Oracle Racing a ouvert la série en lançant son 1er AC 45 avant hier, les entrainements ont débuté le lendemain avec James Spithill à la barre, les équipiers du team américain ont l’expérience de la navigation sur le catamaran monotype, puisqu’ils ont effectué les premiers tests du prototype de la série.

© Gilles Martin-Raget / ORACLE Racing

Le second bateau a été mis à l’eau aujourd’hui, il s’agit d’Emirates Team New Zealand, Grant Dalton, directeur de l’équipe a confirmé avoir payé les droits d’entrée pour la 34ème Coupe de l’America.Emirates, Toyota et Omega, les sponsors « historiques » des néo-zélandais poursuivent leur partenariat, malgré tout, il semblerait que le budget ne soit pas totalement bouclé, la confirmation définitive de l’engagement devant être officielle d’ici deux mois.

Le bateau d’Artemis est en cours de montage et devrait toucher l’eau dans les jours qui viennent.

A l’heure actuelle, aucune information concernant l’attribution d’un catamaran à une équipe française n’a filtrée, Aleph d’Alain Gautier et Bertrand Pacé et Energy Team des frères Peyron semblent toujours à la recherche de sponsors.

© Chris Cameron/ETNZ

On a également appris l’arrivée d’une troisième équipe française (non inscrite officiellement), composé d’Olivier de Kersauson associé à Stéphane Kandler (qui dirigeait l’Areva Challenge lors de la dernière America’s Cup) et Hervé Devaux. Interview à lire sur le site du Télégramme.

Premier incident pour l’AC 45

Le premier exemplaire de l’AC 45 a connu son premier « accident » hier au large d’Auckland, le catamaran s’est couché dans une risée après une session d’entrainement de l’équipe Artemis.

© Ivor Wilkins

L’aile a été légèrement endommagée (la «peau» de l’aile a été déchirée), la partie structurelle ne serait pas abîmée, d’après les premières informations, l’équipe venait de terminer une navigation de 3 heures, ils étaient face au vent quand une risée venant à environ 10° de l’axe du bateau l’a fait basculé, aucun blessé n’est à déplorer et le bateau a pu rejoindre le port.

L’America’s Cup Event Authority, charge de l’organisation de la Coupe de l’America, a dévoilé hier les dates des America’s Cup World Series qui seront courues sur les AC45 en 2011 et 2012, les villes étapes devant être connues très prochainement.

Les 8 Étapes au programme 2011-2012

2011

  • Etape 1 : du 16 au 24 juillet 2011
  • Etape 2 : du 13 au 21 août 2011
  • Etape 3 : du 17 au 25 septembre 2011
  • Etape 4 : du 15  au 23 octobre 2011
  • Etape 5 : du 10 au 18 décembre 2011

2012

  • Etape 6 : du 17 au 25 février 2012
  • Etape 7 : du 14 au 22 avril 2012
  • Etape 8 : du 19 au 27 mai 2012

Le défi Energy Team des frères Peyron, Challenger de l’America’s Cup

Energy Team, initié par Loïck et Bruno Peyron est officiellement devenu Challenger pour la 34e  pour la 34e America’s Cup, ce défi porte les couleurs du Yacht Club de France.

Ce second défi français (après l’Aleph Team mené par Alain Gautier et Bertrand Pacé) est donc le sixième Challenger pour la conquête de l’aiguière d’argent.

Bruno Peyron est le manager global du projet, Loïck le skipper en titre des futurs bateaux. L’équipe ambitionne la construction de son catamaran AC 72par le chantier Multiplast à Vannes, le début de la construction étant prévue pour septembre prochain, avec une mise à l’eau en avril 2012.

Dès mars 2011,l’ Energy Team devrait prendre livraison d’un premier AC45, les frères Peyron espèrent également multiplier les plateformes d’entrainement multicoque : quatre Class A, quatre F18, un D35, unExtreme 40, un G-Class (l’ex-Orange II qui servira de bateaux de relations publiques), deux AC45 et deux AC72; ainsi que quatre répliques d’AC72 à à l’échelle 1/3.

Ce défi français sera installé sur la façade bretonne avec :

  • à Vannes, le chantier Multiplast, en charge de la construction et de développement technologique
  • à Lorient, la base des catamarans AC72 et du G-Class (ex Orange II)
  • à La Baule,  le lieu d’entraînement privilégié de l’équipe sportive, qui servira à l’ensemble des activités de relations partenaires et de relations presse.

Outre Bruno et Loick Peyron, Yann Guichard intègre le team en qualité de barreur N°2, Thierry Fouchier (vainqueur de la 33ème America’s Cup avec BMW Oracle) en tant que performer, tout comme   :Jean-Christophe Mourniac, Yves Loday devrait quand à lui assurer le rôle de coach des jeunes espoirs.

© Gilles Martin-Raget

 

On ne peut que se réjouir de cette inscription, et de l’intérêt des spécialistes du multicoque français pour cette Coupe de l’America, cependant ces annonces ne restent à l’heure actuelle qu’une déclaration d’intentions, puisqu’il semble qu’aucun sponsor n’ait encore décidé de rejoindre l’aventure, le Team Aleph semble être dans le même cas.

Les réactions des principaux intéressés :

Philippe Court, Président du Yacht Club de France : « …après que nous ayons tenté avec force mais en vain de réunir les deux équipes potentielles connues, il a paru non seulement normal mais nécessaire au YCF et à son Conseil de soutenir le projet de Bruno et de Loick Peyron et de porter un défi au Golden Gate Yacht Club en devenant Challenger Officiel pour la 34e Coupe de l’America. Normal car dans le nouveau format de l’America’s Cup, le palmarès de Bruno et de Loick en multicoques, grande spécialité française, leur légitimité donc, leurs compétences techniques et managériales, font de ces deux marins d’exception les meilleurs candidats à une tentative française dans la Cup. Nécessaire car il est dans le droit fil de la mission du YCF de participer à toute tentative qui peut donner à la France une chance sérieuse de prétendre (enfin) à une victoire dans la Coupe de l’America à laquelle la France a pourtant participé sans interruption depuis 1970 ».

Russell Coutts : « C’est fantastique d’avoir une équipe de plus inscrite et très compétitive, dans l’America’s Cup. Loïck et Bruno Peyron ont acquis une énorme expérience en multicoque et ils savent manier ces bateaux, notamment Loïck qui fut déjà très impliqué lors de la dernière America’s Cup. Je trouve que c’est fabuleux de les voir participer à la prochaine édition. Je sais qu’ils en avaient très envie et c’est génial qu’ils soient désormais inscrits ».

Richard Worth, CEO America’s Cup Race Management : « La Coupe de l’America présentera les meilleurs marins sur les bateaux les plus rapides et c’est pour cette raison que nous sommes heureux d’accueillir le Yacht Club de France et la formidable équipe de Energy Team, réputée pour sa grande expérience en multicoque ».

A lire, l’analyse de Matthieu Robert sur la situation des deux teams français, sur son blog Tribord Amure

L’AC45 à 30 noeuds

Les essais de l’AC45 se poursuivent pour l’équipe d’Oracle Racing, le monotype a participé à une régate organisée depuis 1840 pour fêter l’anniversaire de la fondation de la ville d’Auckland en Nouvelle-Zélande.

© Gilles Martin-Raget

L’occasion d’une sortie avec un vent de trente noeuds, ce qui a permis à l’équipage de sortir avec le vent le plus fort rencontré jusqu’ici. Ils ont profité de ces conditions musclées pour pousser le multi à fond, et en ce faisant le bord de fuite de l’aile a été légèrement endommagé, mais les hommes ont pu continuer sur le parcours de 30 milles au large de l’île de Rangitoto. Pour Jimmy Spithill, ces conditions étaient « une sacrée épreuve pour le bateau. Nous étions vraiment aux limites! » a-t-il précisé. Autre satisfaction pour l’équipe. Le grutage a pu s’effectuer sans souci à la fin de la journée malgré le vent fort.

L’aile a été rapidement réparée, et le catamaran a repris la mer depuis 48h pour de nouveau essais, les équipes inscrites pour la 34ème Coupe de l’America pourront quant à elles débuter leurs essais sur le bateau dès le 1er mars.

USA 17 de retour aux Etats Unis

L’équipe Oracle Racing, defender de l’America’s Cup, a  confirmé aujourd’hui le retour du trimaran à aile rigide aux Etats Unis.

Le multicoque quittera Valence dans les jours qui viennent pour un voyage retour vers la Côte Est des Etats Unis (à San Francisco), pour l’instant, le bateau sera seulement rapatrié, un éventuel programme de navigations pourrait être dévoilé plus tard, l’équipe se concentrant sur la prochaine Coupe de l’America.

Du côté d’Auckland, la phase d’essais se poursuit sur le premier AC45, le maniement et la manutention de l’aile ne semble pas poser de problème à l’équipe sur place.

© Gilles Martin-Raget

Par ailleurs, le directeur de course a confirmé les dates de la Louis Vuitton Cup et de l’America’s Cup :

Louis Vuitton Cup:  13 Juillet – 1 Septembre 2013
America’s Cup Match (Finals):  7-22 Septembre 2013