Artemis devant ETNZ, Team Korea et Energy Team

Les courses permettant de classer les concurrents pour la phase de match racing des America’s Cup World Series ont débuté aujourd’hui, avec trois régates en flotte, une première de 40 minutes, puis deux de 20 minutes.

Les conditions étaient nettement plus maniables avec 10 à 15 noeuds et une mer plate, Artemis Racing de Terry Hutchinson s’est imposé sur la première et la troisième régate alors que Team Korea, qui avait chaviré dimanche, a remporté la seconde.

Les trois équipages (Aleph, Team Korea et Green Comm) qui avaient chavirés dimanche étaient tous présents aujourd’hui, ainsi que China Team qui avait connu la même mésaventure à l’entrainement hier, les dégâts étaient mineurs sur Aleph et Team Kora, nettement plus importants pour Green Comm qui devait changer une des coques de son catamaran suite à un délaminage et pour China Team qui outre une aile sérieusement endommagée devait également effectuer des réparation sur la coque tribord fissurée.

Artemis Racing pointe logiquement en tête avec ses deux victoires et une quatrième place, suivi d’Emirates Team New Zealand, qui fait preuve d’une belle régularité avec deux 2ndes places et une 4ème,  Team Korea mené par le britannique Chris Draper a fait sensation en se classant troisième à l’issue de cette journée grace à une victoire, et des places de 6ème et 3ème, Team Energy, barré par Loick Peyron réussissait également un joli coup avec une 2nde, une 7ème et une 4ème place, l’équipage « français » terminant devant, ORACLE Racing Coutts et ORACLE Racing Spithill. Aleph (7e), China Team (8e) et Green Comm Racing (9e) ont quant à eux eu plus de difficultés en terminant à des places comprises entre la 6ème et la 9ème.

Résumés des courses du jour vues par Energy Team

Course 1 : Auteurs d’un très bon départ, Loïck Peyron et ses hommes franchissent la première marque en troisième position. Energy Team gagne une place lors du premier bord de portant et franchit la deuxième marque en dauphin d’Oracle Racing Spithill et devant Emirates Team New Zealand (D. Barker). La remontée vers la troisième marque voit un resserrement dans le trio de tête mais le classement n’évolue pas. Très à l’aise dans ces conditions légères, Energy Team réalise alors un deuxième bord de portant superbe et prend la tête à la quatrième marque, talonné par Dean Barker. Le bateau français maintient le cap et franchit les cinquième et sixième marques en position de leader, malgré la pression d’Artemis qui fait un retour en fanfare. Les deux bateaux se livrent alors un duel de toute beauté et c’est finalement l’équipage mené par Terry Hutchinson qui prend les rênes de la course à l’avant-dernière marque. Loïck Peyron ne parvient pas à combler l’écart mais il maintient James Spithill dans son tableau arrière. Il s’empare donc d’une excellente deuxième place, à l’issue d’une course dont il a constamment occupé les avant-postes.

Course 2 : Encore un beau départ pour Energy Team ! Troisième à la première marque juste derrière Emirates Team New Zealand et Aleph, l’équipage mené par Loïck Peyron gagne une place à l’issue du premier bord de portant. Energy Team, qui tente alors de recoller aux leaders néo-zélandais, est rattrapé par Artemis pendant le premier bord de près. Les Français conservent leur troisième position jusqu’à la seconde remontée au vent qui leur est fatale puisqu’ils perdent trois places et sont sixièmes à l’avant-dernière marque. Mais les écarts restent faibles et Energy Team peut encore espérer décrocher une place dans le Top 5. Malheureusement, le team français doit se contenter de la septième place à l’arrivée d’une deuxième manche finalement remportée par Team Korea.

Course 3 : Toujours bien placé dans les phases de départ, Energy Team franchit la première marque en troisième position, à la faveur des pénalités infligées à Emirates Team New Zealand et Aleph, qui ont coupé la ligne trop tôt. Une nouvelle lutte s’engage alors avec Artemis et c’est le team français qui prend les devants à l’issue du premier bord de portant. Deuxième à la quatrième marque à seulement 7 secondes d’Artemis, Loïck Peyron est dans le match pour la gagne. Mais il perd du terrain lors de la seconde remontée au vent et franchit l’avant-dernière marque en quatrième position, derrière Artemis, Emirates Team New Zealand et Team Korea. Un classement qui n’évoluera pas jusqu’à l’arrivée.

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « C’est une journée assez positive. On a pris de bons départs en moyenne, juste assez « safe », avec une meilleure analyse de la flotte. En statistique, c’est incroyable le nombre de bouées qu’on a dû passer en 2e position, c’est pas mal ! Après, on ne tient pas toujours la distance, ça montre qu’il faut gérer la pression et quelques petits détails encore… Dans un petit vent médium comme aujourd’hui on se sent à l’aise. On a eu une vitesse dont on n’a pas à rougir pour l’instant, au près particulièrement avec le nouveau foc 2 de notre ami Jean-Bat (Le Vaillant) qui est magnifique. C’était exactement le range de vent pour cette voile aujourd’hui. Et puis un joli travail à bord, avec une belle entente, une bonne progression. Notre ami JS (Ponce) qui a remplacé Yann Guichard n’était pas très fier ce matin, mais ça a très bien fonctionné, et il trouve cela vachement bien ce soir… Et puis, on sait parfaitement encore où progresser, c’est ça qui nous rassure. Il y a tellement de domaines à travailler que c’est rassurant paradoxalement… ».

Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :« Les conditions étaient superbes avec 10/15 nœuds et beaucoup de bascules ce qui est passionnant car cela crée des opportunités. Mais nous n’avons pas été bons dans tous les domaines de la régate. Nous sommes mal partis, nous avons fait des erreurs sur les manœuvres et notre communication à bord sur la stratégie et la tactique n’a pas été pertinente. Nous allons donc changer notre organisation à bord demain afin que Nicolas LeBreton qui manœuvre et tactique, soit plus proche de moi. Pour demain nous espérons des résultats bien sûrs meilleurs, dans les quatre premiers. Nous avons une bonne marge de progression, surtout au niveau des départs, je reste confiant pour la suite. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« La présence de Iain (Percy) à bord sur la première course m’a apporté de la sérénité dans la manière dont nous menons le bateau et m’a permis de me concentrer uniquement sur la barre. Iain nous a vraiment bien positionné pour les bascules de vent. Nous avions la vitesse et nous avons pris les bonnes décisions. »

Ray Davies (NZL), tacticien, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Avec un vent moins fort et instable, des bords très courts, du courant et du marnage, la journée s’est avérée néanmoins plutôt bonne pour nous. Même après notre mauvais départ sur la troisième manche, nous avons réussi à revenir jusqu’en seconde position et nous en sommes très heureux. »

Les régates du Plymouth Match Racing Championship se poursuivent demain jeudi avec trois nouvelles régates en flotte au programme. Les courses débutent à 15h10.

Classement provisoire
1 – Artemis Racing : 1e – 4 – 1e = 27 points
2 – Emirates Team New Zealand : 4 – 2 – 2  = 25 points
3 – Team Korea : 6 – 1e – 3 = 23 points
4 – Energy Team 2 – 7 – 4  = 20 points
5 – ORACLE Racing Spithill :  3 – 5 – 5 = 20 points
6 – ORACLE Racing Coutts : 5 – 3 – 6 = 19 points
7 – Aleph : 7 – 6 – 9 = 12 points
8 – China Team : 8 – 8 – 8 = 9 points
9 – Green Comm Racing : DSQ – 9 – 7 = 7 points

 

Journée mouvementée à Plymouth avec 3 chavirages

Deuxième journée de régates très spectaculaire aujourd’hui pour les AC45, à Plymouth avec trois chavirages sur la seule manche du jour, et deux équipages frôlant la correctionnelle lors des runs de vitesse.

Hier, Emirates Team New Zealand avait empoché la première et la troisième manche, la seconde allant à ORACLE Racing Spithill. Côté français, Energy Team débuté la journée avec un rappel suite à un départ prématuré, terminant dernier de cette première manche, Aleph se distinguait avec une quatrième place sur la première course, puis une cinquième sur la troisième manche, l’équipage mené par Bertrand Pacé pointait en quatrième position derrière les favoris ETNZ, Oracle Racing Spithill et Artemis Racing.

Une seule course en flotte était prévue aujourd’hui avec un grand soleil, 35 nœuds en rafales et une mer agitée, les conditions étaient réunies pour une régate spectaculaire.

Trois chavirages ont émaillé cette manche, la série a été inauguré par Aleph, sur le second bord de reaching après quatre minutes de course, suite à un planté des étraves, le second équipage à chavirer était celui de Team Korea, toujours suite à un planté, le catamaran a pendant quelques secondes semblé retomber du bon côté avant de se coucher sur l’eau, Green Comm clot la série sur le dernier bord.

L’équipage français a rapidement pu redresser son cata, mais le haut de l’aile a été sérieusement endommagé lors du chavirage et l’équipe n’a pas eu d’autre choix que d’abandonner et de rentrer au port afin de gruter le catamaran au plus vite. Les réparations sur Green Comm seront également importantes, le team prévoit deux jours pour remettre l’AC 45 en état de naviguer.

Rapidement Terry Hutchinson sur Artemis Racing prenait la tête, suivi de James Spithill (Oracle Racing) et Loïck Peyron (Energy Team). Sur les premiers bords, l’équipage de Dean Barker (ETNZ) revient au contact d’Oracle Racing Spithill, sur un virement, les deux bateaux encadrent Artemis Racing qui doit abandonné suite à une casse sur le volet arrière de l’aile. Energy Team voyait revenir Russell Coutts, qui arrivait à passer le catamaran français sous le vent.

Sur la ligne, James Spithill et son équipage s’imposent devant ETNZ et Oracle Racing Coutts, Energy Team termine quatrième devant China Team et Team Korea qui a bouclé le parcours malgré le chavirage (le règlement autorise les équipages à terminer la course après avoir reçu une aide extérieure suite à un chavirage).

La journée s’est terminée avec des runs de vitesse sur 500m, comme samedi, Russell Coutts a été le plus rapide avec un run à 25,92 nœuds de moyenne (48 km/h).

Lors de leur premier essai, Oracle Racing Spithill et Energy Team ont frôlé le chavirage

Réactions du jour

Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :
« Nous avons chaviré par l’avant, l’étrave a planté et le bateau a suivi. Personne n’a été blessé et nous avons juste abîmé le haut de l’aile. Nous naviguions sur un angle délicat (au reaching) mais nous allions très vite et nous pensions que ça passerait car cela arrive plutôt avec moins de vitesse. Ce sont des conditions dans lesquelles nous devons courir, il suffit juste d’apprendre à bien régater dans ces situations c’est tout. Mon manque d’expérience du multicoque a entrainé notre chavirage aujourd’hui. On ne peut pas avoir la régate et le multicoque, ça s’apprend et aujourd’hui nous avons touché les limites. On attaque plus en course qu’en régate, c’est normal. Le chavirage fait partie du jeu mais les conditions étaient maniables. »

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Belle journée avec un très bon départ pour une manche de 40 longues minutes car il fallait survivre avec beaucoup de vent et des angles de vent difficiles à tenir. C’est la première fois que l’on courrait dans des conditions aussi intenses. Le marin expérimenté du multicoque au large que je suis sensé être revient un peu trop, avec cette envie de finir et de ne rien casser, c’est « offshore » comme attitude. Je ne regrette pas car notre bateau est en entier en soir. Ceux qui apprennent depuis six mois ou un an ont cette chance de l’innocence. Nous, nous savons aussi comment faire mais nous avons trop vécu de catastrophes au large en multi pour ne pas en être imprégnés. »

Yann Guichard (FRA), régleur d’aile rigide, Energy Team (FRA) à propos des différences entre les épreuves d’Xtrem 40 et d’AC45 :
« Les deux sont de la régate condensée à l’extrême. Si les parcours sont un peu plus grands en AC45, les bateaux vont plus vite et nous avons aussi la limite virtuelle à gérer, le rythme à tenir à bord est donc similaire. Il y a néanmoins la spécificité du bateau, plus extrême, plus rapide, plus instable en latéral mais beaucoup moins en enfournement qu’un Xtrême 40. Par contre, quand tu commences à lever, tu arrives vite à l’angle critique où tu es en équilibre instable et tu ne sais pas de quel coté le bateau va retomber. »

Luca Devoti (ITA), directeur sportif, Green Comm Racing (ESP) :
« Personne n’a été blessé mais l’aile a été endommagée, nous aurons besoin de deux jours pour la réparer.

Russell Coutts (NZL), skipper/barreur, ORACLE Racing Coutts (USA) :
« Il y avait beaucoup de choses auxquelles il fallait faire attention aujourd’hui. Vous pouvez rater un virement et chavirer. C’est bien, cela met les marins à l’épreuve et c’est pour ça que nous sommes là. Attendez de voir quand la flotte régatera à San Francisco, ce sera comme ça tous les jours. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR), à propos du moment du chavirage :
« Nous savions que nous étions lents au moment du bear-away et que c’était un peu risqué. Il n’est pas idéal de vivre cela en course, mais c’est bien que cela arrive maintenant et merci à notre équipe technique qui nous a aidé à remettre le bateau à l’endroit pour que nous finissions la course. » 

Vasilij Zbogar (SLO), skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP) sur le fait de chavirer peu avant l’arrivée :
« C’était vraiment dommage de chavirer à la fin, mais je pense que nous étions très fatigués. C’est la première fois que nous régatons dans ces conditions. Nous avons bien navigué sur la première moitié du parcours mais sur la seconde, nous avons commencé à faire des erreurs. Nous voulions la jouer « safe » jusqu’à l’arrivée mais vous ne pouvez pas vraiment sur ces bateaux, il faut être à 100% tout le temps, sinon vous chavirez, ce qui nous est arrivé à la fin mais cela aurait pu être le cas n’importe où sur le parcours. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
«  La bastaque a heurté l’aile et le volet arrière s’est brisé sur la partie basse.  Emirates naviguait à notre vent et pour éviter les problèmes supplémentaires, nous avons décidé d’arrêter la course. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), à propos de l’exigence de ces conditions :
« Cela réduit les possibilités sur la manière de conduire le bateau. Malheureusement, nous avons raté deux virements et n’avons saisie toutes nos opportunités. Pour nous ces événements sont d’abord une occasion de faire progresser l’équipe afin d’être de plus en plus confiants en multicoque. C’est bien d’avoir différentes conditions météo, car celles d’aujourd’hui pourraient ressembler à celles de San Francisco. »

James Spithill (AUS), skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA) sur la volonté de toujours s’améliorer même après une victoire :
« Nous pouvons encore gagner en vivacité. Aujourd’hui, je me suis efforcé à rester calme ce qui n’est pas évident car vous savez que chaque erreur peut coûter très cher. »

Charlie Ogletree (USA), skipper/régleur/tacticien, China Team (CHN), satisfait du comportement de son équipe :
« Une très belle pour nous. Nous étions vraiment satisfaits de notre préparation, du programme et de nos nouveaux marins. C’est la plus belle manche réalisée jusqu’ici avec cet équipage. »

 

J-4 avant les America’s Cup World Series Plymouth, Green Comm chavire

Les équipages en lice pour les America’s Cup World Series de Plymouth ont repris les entrainements depuis quelques jours, aujourd’hui les conditions étaient musclées pour les AC 45, avec 20 noeuds établis.

Les Espagnols de Green Comm Racing en ont fait les frais  avec un chavirage qui n’a occasionné que des dégâts matériels sur le haut de l’aile rigide.

 

© Gilles Martin-Raget

Le skipper Vasilij Zbogar a expliqué que l’équipage était en train de travailler sur le gennaker sur la plage avant lors de l’incident :
« C’est bien venté aujourd’hui. Nous sommes sortis naviguer pour la première fois depuis Cascais et avec ces bateaux dans ces conditions, il faut être à 100% tout le temps. Certaines choses ont mal tourné et nous avons chaviré. « 

 » Bien sûr que cela fait partie du jeu mais il aurait été préférable que cela arrive en fin de la journée plutôt qu’au tout début de notre entrainement. Mais c’est une bonne expérience et nous avons ressalé le bateau plutôt rapidement, essayons maintenant de ne pas commettre la même erreur en course. »

Quelques changements d’équipage au sein des équipages, Bertrand Pacé prendra la barre d’Aleph à la place d’Alain Gautier, Mitch Booth est remplacé à la barre de China Team par Andreas Hagara, l’équipage sera renforcé par Charlie Ogletree au poste de skipper, changement notable également au sein d’Oracle Racing puisque Darren Bundock remplace Russell Coutts à la barre d’Oracle Racing 5.

L’organisation de l’America’s Cup a également annoncé une nouvelle ville étape des derniers America’s Cup World Series, Venise accueillera des régates d’AC45 du  17 au 20 mai 2012 et en avril 2013

Emirates Team New Zealand domine

Nouvelle journée de domination pour Dean Barker et ses hommes sur Emirates Team New Zealand, le kiwis s’imposent sur deux des trois courses en flotte avant de battre Artemis Raincg lors du match race.

Les équipages ont donc enchainé les régates aujourd’hui avec ces trois régates en flotte et une régate de match race pour terminer la journée.

La progression des « nouveaux » équipages » : China Team, Team Korea, Energy Team, Aleph et Green Comm est flagrante, ces marins maitrisent nettement mieux leurs catamarans à aile rigide et viennent désormais disputer les places sur le podium aux équipages des top teams : Oracle Racing Spithill, Oracle Racing Coutts, Emirates Team New Zealand et Artemis Racing. Ainsi, China Team mené par  Mitch Booth  n’est pas passé loin de la victoire sur la troisième manche, avant de s’effondrer sur le dernier portant suite à un problème de gennaker.

Côté français, le team de Loïck Peyron, Energy Team boucle la dernière « feet race » en 4e position et sauve in extremis son carton d’entrée dans le camp des match racers, Aleph barré par Alain Gautier était à la peine aujourd’hui et finit dernier des régates en flotte à égalité de points avec Green Comm.

© Gilles Martin-Raget

Le premier match race a opposé les 5 et 6ème du classement des courses en flotte de la journée, à savoir Team Korea face à Energy Team :
Energy Team débute mal le match, en changeant de foc, l’équipage remonte la drisse de la voile d’avant et effectue donc une partie du premier près sous aile seule, les tricolores perdent le match suite à un empannage raté, Chris Draper gère ensuite son avantage pour remporter le match.

Le deuxième match oppose les 3 et  4ème, dans un duel fratricide entre le deux bateaux du team Oracle Racing
Ce match interne de l’équipe du defender sera sans suspense, James Spithill réalise les deux tours du parcours sans être inquiété par Russell Coutts qui a volé le départ, et se voit donc contraint de réparer sa faute, il ne pourra jamais rejoindre son coéquipier.

Le troisième match oppose les deux premiers du classement, ETNZ et Artemis.
Dean Barker, le skipper kiwi effectue une belle manoeuvre lors du pré-départ, en bloquant Terry Hutchnison sous la ligne. Artemis est donc arrêté au bateau comité lors du coup de canon , tandis qu’Emirates Team New Zealand s’envole. Les Suédois maintiennent un retard de 35 à 40 secondes sur le catamaran kiwi mais aucune fenêtre ne s’ouvre pour pouvoir reprendre la main. Sur la ligne, Barker l’emporte de 54 secondes.
Les réactions des skippers :
Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA) 
« Nous ne sommes pas passés loin de la correctionnelle et de sortir des 6 teams pour le match race. Nous pensions ensuite que le comité reviendrait au parcours habituel (plus près de Cascais) qui était plus venté ce soir. Finalement, nous entendons à la VHF que non et que nous sommes à 5 minutes du départ. Le grand foc est à moitié sur le pont, le petit quelque part…la drisse s’envole et tombe dans le mât. Nous rentrons tard dans la boîte mais nous nous défendons bien et nous remportons le départ. Après, Christophe (André) détachait à chaque bord la drisse de gennak’ pour la mettre sur le foc. Très belle impro’ ! Ces bateaux sont rapides sous mât seul et c’est intéressant. C’est une première journée complète et c’est très éprouvant physiquement. L’essentiel c’est que nous gagnons le départ du match race en arrivant tard et en bâbord. »

Mitch Booth, skipper/barreur, China Team (CHN) :
« Cela a été une journée difficile. Nous avons mal commencé avec un mauvais choix de voiles puis nous gâchons notre chance de victoire sur la 3e manche avec une erreur de manœuvre dans le hissage du gennaker. Celui-ci n’était pas bien accroché et a terminé à l’eau. Nous n’avons donc pas disputé le match race mais je reste satisfait du travail de l’équipe et des progrès. Nous régatons face aux meilleurs match racers du monde et nous pouvons être, globalement, heureux de ce que nous arrivons à faire. »

Bertrand Pacé, skipper/tacticien, Aleph (FRA) :
« Je pense que John Bertrand a apprécié la deuxième manche à bord en dépit de nos résultats. Notre départ lors de la 3ème manche était effectivement très bon mais nous manquons encore de coordination à bord pour rester dans le coup. »

Bonne journée pour Team Energy

Les courses ont de nouveau été retardées faute de vent aujourd’hui à Cascais, la journée de régates a donc débuté à 17h avec trois courses en flotte puis un premier match-race entre Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill.

Emirates Team New Zeland et ORACLE Racing Spithill ont dominé les régates en flotte, Dean Barker, le skipper d’ETNZ avait mal débuté la journée avec une collision avec Russell Coutts sur le second départ, malgré tout il réussissait à reprendre une 4ème place sur cette régate avant de s’imposer sur la dernière course en flotte de la journée.

© Gilles Martin-Raget

James Spithill revenait à son meilleur niveau avec une victoire, une 4ème et une seconde place. Chris Draper sur Team Korea menaient son équipage sur le podium de cette journée de régates en flotte  avec une 6ème, une 3ème et une 2nde place, Loick Peyron et ses hommes se distinguaient également sur Energy Team avec deux 3ème place et une cinquième place, se classant 4ème de cette journée à égalité de points avec les koréens.

Artemis Racing et Oracle Racing Coutts étaient à la peine aujourd’hui avec des cinquième et sixième places au provisoire, devant Aleph qui manque de vitesse, China Team et Green Com.

La journée s’est terminée sur un duel opposant les deux premiers du classement du jour, les Néo-zélandais ont remporté ce premier mano a mano grâce à une bonne tactique et une vitesse excellente au portant permettant le retour sur le second portant.


Les réactions des skippers :

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), leader :
« C’était une journée très intense. Nous avons eu une collision avec Russell (Coutts) et cela nous a pris quelques minutes pour revenir dans le match (2e manche). Il y a différents degrés de collision, celle-ci n’était pas si méchante. Cela a endommagé légèrement la coque, nous avons un peu d’eau à l’intérieur mais tout sera réparé ce soir. Les points clefs du match race : nous avons fait une erreur en partant sur la droite du plan d’eau, la gauche était plus favorable, nous étions un peu en retard à la marque sous le vent et ils ont fait un super job pour revenir mais nous avons réussi un très bon second bord de portant. »  Sa manche préférée aujourd’hui ? « Le match race ! Mais globalement, nous avons pris beaucoup de plaisir aujourd’hui et c’était vraiment une bonne décision d’attendre deux heures de plus pour lancer les courses. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons mieux faire mais je suis fier du travail de mon équipage ce soir. »

Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA), 4e au classement général :
« C’est pas mal, nous sommes au stade d’amateurs éclairés, on se bagarre avec des gens qui font ça depuis longtemps et ensemble. Nous, on se découvre et on découvre le bateau et, en plus, on parle anglais, ce qui ajoute aux difficultés. Mais il ne faut pas oublier à qui nous avons à faire et ils vont bientôt découvrir à qui ils ont à faire (rires) mais pour l’instant, restons modestes. »

Alain Gautier, barreur, Aleph (FRA), 7e au classement général :

« La journée a bien commencé avec une place de 5e, avec un bon départ et des manœuvres qui progressent. Par contre, nous avons toujours ce problème de vitesse, il faut que nous modifions les voiles et le génois repart d’ailleurs en voilerie ce soir. Nous avons aussi été gênés par les bannières publicitaires (flottantes) de l’organisation à la bouée sur la deuxième manche. Nous avons protesté mais il a fallu abattre et nous avons perdu 20 à 30 secondes. »

Pour terminer un petit rappel concernant les règles des AC Match Race Championnship  :

Les équipes s’affrontent en duel afin de décrocher leur place pour l’épreuve de force finale du samedi. Mercredi, jeudi et vendredi se déroulent selon le même programme. Les journées débutent par trois courses en flotte de 20 minutes afin de déterminer les six meilleures équipes qui se mesurent ensuite en Match Race (le 6e contre le 5e, le 4e contre le 3e et le 2e contre le 1er). Chaque journée permet d’établir un classement complet de l’ensemble de la flotte. Le résultat au terme de ces trois jours détermine l’ordre des sélections pour les Match Race Championships de samedi. Les six meilleures équipes se rencontreront alors en quarts, demies et finales afin de désigner le vainqueur du Cascais AC Match Race.

Premières régates pour les équipages de l’America’s Cup

Les premières régates en AC 45 ont eu lieu le week end dernier à Cascais, dans le cadre des America’s Cup World Series, permettant aux futurs challengers pour la 34ème America’s Cup de se confronter sur des catamarans à aile rigide.

Les favoris, le defender Oracle Racing avec ses deux bateaux, ETNZ, et Artemis n’ont pas failli et ont trusté les premières places.

© Gilles Martin-Raget

Samedi, James Spithill (ORACLE Racing) s’adjuge les deux dernières manches de la journée, après avoir été disqualifié sur la première (hors zone lors du départ et absence de réparation) et terminait 4ème de cette première journée, le skipper australien est probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide, puisqu’il était le barreur du trimaran USA 17 utilisé par l’équipe américaine lors de la 33ème Coupe de l’America.

Dean Barker, le skipper  d’Emirates Team New Zeland, pointait en tête du classement général provisoire gâce à la régularité de l’équipage (3,3,2ème) devant les Suédois d’Artemis Racing (1, 4 et 3ème). Russell Coutts sur le second bateau américain complétait le podium.

Côté français, la bonne performance du jour était la seconde place d’Energy Team sur la première manche, les hommes de Loick Peyron ne réussiront pas à renouveler cette performance et terminaient 8èmes des deux autres manches, Aleph termine la journée sur une 7ème puis une 5 et une 9ème place.


Dimanche les équipages se sont affrontés sur un parcours long avec une régate de 40 minutes et sur des runs de vitesse de 500m.

Cette 4ème régate a été marquée par un mano à mano entre Oracle Racing Coutts et ETNZ, Dean Barker prenait le meilleur départ, mais perdait cet avantage au passage de la 3ème bouée ; en effet au moment de dérouler le gennaker l’un des cinq équipiers du bateau néo-zélandais tombait à l’eau, obligeant le skipper a effectué une pénalité, Russell Coutts en profitait pour reprendre l’avantage et s’adjuger cette régate, les trois places suivantes ont également été disputées entre Oracle Racing Spithill, Energy Team et China Team, c’est finalement James Spithill qui prend la 3ème place devant China Team et Energy Team.

Au classement général provisoire,  Emirates Team New Zealand pointait en tête devant Oracle Racing Coutts, Artemis Racing et Oracle Racing Coutts.

Concernant les équipes plus « récentes », Mitch Booth impose China Team en 5ème position à égalité de points avec Team Korea, les équipages français s’intercalent entre les deux bateaux asiatiques et le dernier arrivé sur le circuit Green Com Racing qui ferme la marche en 9ème position, avec Energy Team en 7 ème position et Aleph à la 8ème place.


Les réactions des skippers :

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL)« Nous venons de vivre une très bonne journée avec une jolie brise. Les runs de vitesse étaient nouveaux pour nous tous. Nous avons eu beaucoup de chance dans le dernier sprint avec une grosse risée qui nous a accompagnés jusqu’à l’arrivée. Nous sommes très satisfaits de la manière dont les choses se sont déroulées mais nous regardons devant avec tout ce qui nous attend encore cette semaine. A la marque au vent, nous avons perdu un équipier pendant l’envoi du gennaker. Impossible de le récupérer, nous avons donc terminé avec un gars en moins, ce qui n’était finalement pas si grave. Nous faisons un break demain et nous naviguerons mardi, la veille de la reprise des régates. »Winston MacFarlane, wincheur d’Emirates Team New Zealand tombé à l’eau pendant la régate en flotte, sa manivelle de winch s’est brisée alors qu’il déroulait le gennaker « Je me suis retrouvé dans l’eau tandis que les autres bateaux arrivaient pour enrouler la marque au vent. J’étais sur leur route alors j’ai nagé pour rejoindre notre shase boat. La mort m’a donné du fil à retordre aujourd’hui. »Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA) « Nous avons encore trop la tête dans le bateau. Nous n’avons pas encore suffisamment navigué ensemble et sur ce support pour bien observer ce qui se passe dehors et progresser en tactique. Le mot d’ordre de la journée était d’être plus agressifs, de prendre peu de risques pour le bateau mais un peu plus sur le départ ce qui n’a pas mal fonctionné… Mais ça ne marche pas à tous les coups. Nous faisons encore des erreurs, comme sur la fin où nous perdons notre 4e place contre les Chinois parce que je n’étais pas sûr de mon coup avec les dérives et le passage entre la digue et la bouée. Je vire trop tôt et Mitch (Booth) passe. La journée n’est pas terminée. Il faut encore sortir le bateau, les manip’ sont longues, le rythme usant. Demain, ce sera un vrai « day off » bien mérité pour tout le monde. Ce format de départ au reaching va sûrement s’imposer en multicoque, comme cette zone de course limitée en largeur dont nous parlons depuis des années, même en 60 pieds. Cela ajoute en intensité. Là, le jeu mixe les cultures. C’est un mélange du savoir faire planétaire de la voile qui s’exprime en une fois. »

Bertrand Pacé, skipper/tacticien, Aleph (FRA) « Sur la régate, nous ne sommes pas trop mal partis mais on a fait un mauvais choix tactique à la bouée qui nous a obligé à multiplier les empannages ce qui nous a ralenti. Nous sommes arrivés derniers à la bouée sous le vent, mais nous avons assez vite doublé Green Comm Racing (ESP). Aujourd’hui, nous avons surtout essayé d’apprendre à faire marcher le bateau et à se concentrer sur la vitesse. C’était mieux sur la fin de la régate, nous prenons la mesure du bateau et nous progressons. L’épreuve de vitesse était un peu « olé olé », parce qu’en définitif, tout dépendait des conditions et des risées. Nous avons eu pas mal de vent à un moment, mais c’était trop tard. »

Les régates reprendront demain avec quatre jours de match racing avant une finale en flotte dimanche.

8 Challengers pour la prochaine Coupe de l’America

Des quatorze challengers pré-inscrits, il n’en reste finalement que huit, qui devraient participer à la prochaine America’s Cup à San Francisco en 2013.

Les participants à la 34ème America’s Cup seront :
Chine – China Team, Mei Fan Yacht Club
France – Aleph – Équipe De France, Aleph Yacht Club
France – Energy Team, Yacht Club de France
Italie – Venezia Challenge, Club Canottieri Roggero di Lauria
Nouvelle-Zélande – Emirates Team New Zealand, Royal New Zealand Yacht Squadron
République de Corée – Team Korea, Sail Korea Yacht Club
Suède – Artemis Racing, Kungliga Svenska Segel Sallskapet
Un huitième participant sera annoncé lors d’une conférence de presse le 23 juin, il s’agit d’un team européen

Etats-Unis – ORACLE Racing, Golden Gate Yacht Club, (Defender)

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Iain Murray,  Directeur de course pour la 34ème America’s Cup et PDG d’America’s Cup Race Management : « La liste des compétiteurs est réellement globale, elle reflète un mélange d’équipages chevronnés aux côtés de jeunes talents issus des meilleurs événements de voile, la nouvelle vision de l’America’s Cup a permis à des équipes provenant d’Asie, d’Europe, d’Océanie et d’Amérique du Nord de participer à la Coupe dans un format de course dynamique, innovant et spectaculaire à bord de catamarans à aile. »

Cependant pour certains d’entre eux, l’avenir n’est pas assuré puisque le budget de l’équipe n’est pas bouclé, c’est notamment le cas des deux équipes françaises qui figurent sur la liste des huit challengers, à savoir Aleph et Energy Team.

La troisième équipe française, All4One menée par Stéphane Kandler et Olivier de Kersauson, a préféré ne pas s’inscrire sans avoir bouclé son budget, ils espèrent signer rapidement un partenariat  avant de s’engager de façon définitive, et ce malgré le risque de refus du challenger.

Ces équipages disputeront l’ensemble des America’s Cup World Series, qui débuteront en août à Cascais sur les catamarans monotypes à aile rigide AC45. Oracle Racing qui alignera deux bateaux, Artemis et Emirates Team New Zealand feront figure de favoris, puisqu’ils s’entrainent depuis plusieurs mois sur les AC45. Energy Team, mené par les frères Peyron et qui devrait être barré par Loick Peyron et Yann Guichard devrait recevoir son bateau début juillet, Aleph qui sera barré par Alain Gautier secondé par Bertrand Pacé à la tactique ne recevra le sien que le 30 juillet, leurs entrainements seront donc réduits au strict minimum.

Les commentaires des responsables des équipes :

China Team, Wang Chaoyong, Team Principal : China Team est un challenger chinois authentique puisque de nombreux équipiers chinois seront embarqués sur un bateau construit en Chine. Nous sommes actuellement en train de recruter des marins chinois à travers une série de camps d’entraînements dans toute la Chine. En parallèle, notre équipe actuelle s’entraîne aux côtés de médaillés olympiques en multicoques à bord du AC45 de China Team, afin que l’équipage soit prêt pour participer à la première World Series en août prochain. China Team représente réellement l’esprit du sport en Chine. Alors que la voile est encore un sport récent en Chine, nous serons à même de défier les meilleurs équipages au monde pour tenter de s’emparer du plus prestigieux trophée nautique.

ALEPH – Équipe De France, Philippe Ligot, Directeur Général : Aleph est fier de poursuivre l’héritage de la France dans le pinacle des événements de voile qu’est l’America’s Cup. L’America’s Cup est un défi fantastique en matière de construction et de compétences en voile. Les nouveaux bateaux et le format promettent de transformer un événement magnifique en une compétition encore plus passionnante. Aleph a vraiment hâte de régater ici à San Francisco.

Energy Team, Bruno Peyron, Manager Général : Energy Team est un challenger de l’America’s Cup qui dispose d’une expérience immense issue des plus grandes courses en multicoques.
Avec ce nouveau format, il existe une opportunité prometteuse d’exceller dans l’America’s Cup. Le public français adore les courses en multicoques donc ce changement pour des bateaux nouveaux et dynamiques sera très positif pour l’audience française. Et je suis certain que la passion que les Français ont pour les multicoques rapides sera globalement partagée une fois que les gens auront vu ces équipages s’affronter.

Venezia Challenge, Dario Valenza, Responsable des opérations : Cette nouvelle formule est très prometteuse, c’est un format capable de séduire les sponsors et le public. Venezia Challenge mettra en place des campagnes itinérantes avec des émissions de télévision et de radio en Italie et un village de la course sera organisé dans les principales villes pour également atteindre le marché du grand public pas seulement les passionnés de voile. Techniquement, il s’agit d’un nouveau niveau de jeu, les bateaux sont fantastiques, le format garanti des régates au contact et les dépenses sont contrôlées en limitant le développement de la performance du bateau et en mettant l’accent sur la régate. Notre équipage se constitue d’un formidable groupe avec lequel c’est un plaisir de travailler.

Emirates Team New Zealand, Kevin Shoebridge, Directeur des Opérations : Emirates Team New Zealand, double vainqueur de l’America’s Cup, travaille sur les multiples challenges engendrés par les changements radicaux de bateau et de format. L’équipe se réjouit du choix de San Francisco mais reconnaît que la transposition de cette nouvelle vision à la réalité nécessite un effort massif de la part de tous les acteurs.

 

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Team Korea, Kim Dong-Young, Team Principal : Nous sommes fiers de représenter le tout premier challenge de la République de Corée de l’America’s Cup. Avec un nouveau bateau et un nouveau format, la République de Corée peut participer à l’America’s Cup pour la première fois avec une plus grande chance de succès. Nous avons hâte de former notre équipe et de régater en AC45 au Portugal.

Artemis Racing, Terry Hutchinson, Barreur : L’AC45 est un bateau de haute performance, puissant et qui se manœuvre bien en navigant au contact. L’aile apporte définitivement de la performance aux AC45 et lorsqu’elle est associée aux autres technologies à bord, il s’agit définitivement d’un pas en avant en matière de régate en multicoque. Les régates promettent d’être serrées et pleine d’action, tout en sollicitant au maximum les équipiers à bord. De ce fait, en tant de régatiers, nous devons nous montrer flexibles, agiles et physiquement au top, prêts pour faire face à tout ce que ces courts mais très intenses parcours nous réserveront.

ORACLE Racing, Russell Coutts, Président Directeur Général : Ces bateaux et dans sa plus grande version l’AC72, ont pour objectif de tester les meilleurs régatiers mondiaux. Il s’agit de repousser les limites et de gagner de l’assurance afin que votre équipage soit plus performant. Et cela pourrait constituer la différence entre gagner et perdre.

 

 

Cinq AC 45 à l’eau et 10 inscrits à la 34ème America’s Cup

Cinq AC 45, les catamarans monotypes à ailes rigides construits comme support des pré-régates de la 34 ème America’s Cup naviguent à Auckland.

© Ivor Wilkins/www.americascup.com

Outre le 1er exemplaire appartenant à ACRM, trois autres équipages poursuivent leurs entrainements : ETNZ, Artemis et Oracle.

L’équipe du defender américain aligne deux bateaux, outre le leur, ils ont loué l’exemplaire de Mascalzone Latino, qui parait avoir de grosses difficultés financières, les américains peuvent donc déjà s’entrainer au Match Racing sur ces deux catamarans.

La semaine dernière a été l’occasion de voir naviguer quatre bateaux en flotte (ETNZ ne s’étend pas joint aux autres équipes), on peut d’ailleurs remarquer sur ces images que les équipes sont déjà au travail en ce qui concerne les voiles d’avant avec des profils différents sur le bateau suédois et les bateaux américains

Les AC 45 devraient bientôt être transféré à Valence, où les marins reprendront leurs entrainements avant les premiers America’s Cup World Series.

A ce jour dix équipes sont inscrites : Aleph (France), Artemis Racing (Suède), Emirates Team New Zealand (Nouvelle Zélande), Energy Team (France), Mascalzone Latino (Italie), ORACLE Racing (USA), Team Australia (Australie), China Team, Venezia Challenge (Italie), White Tiger (Corée).

Lancement en série des AC 45

L’équipe Oracle Racing a ouvert la série en lançant son 1er AC 45 avant hier, les entrainements ont débuté le lendemain avec James Spithill à la barre, les équipiers du team américain ont l’expérience de la navigation sur le catamaran monotype, puisqu’ils ont effectué les premiers tests du prototype de la série.

© Gilles Martin-Raget / ORACLE Racing

Le second bateau a été mis à l’eau aujourd’hui, il s’agit d’Emirates Team New Zealand, Grant Dalton, directeur de l’équipe a confirmé avoir payé les droits d’entrée pour la 34ème Coupe de l’America.Emirates, Toyota et Omega, les sponsors « historiques » des néo-zélandais poursuivent leur partenariat, malgré tout, il semblerait que le budget ne soit pas totalement bouclé, la confirmation définitive de l’engagement devant être officielle d’ici deux mois.

Le bateau d’Artemis est en cours de montage et devrait toucher l’eau dans les jours qui viennent.

A l’heure actuelle, aucune information concernant l’attribution d’un catamaran à une équipe française n’a filtrée, Aleph d’Alain Gautier et Bertrand Pacé et Energy Team des frères Peyron semblent toujours à la recherche de sponsors.

© Chris Cameron/ETNZ

On a également appris l’arrivée d’une troisième équipe française (non inscrite officiellement), composé d’Olivier de Kersauson associé à Stéphane Kandler (qui dirigeait l’Areva Challenge lors de la dernière America’s Cup) et Hervé Devaux. Interview à lire sur le site du Télégramme.

Le défi Energy Team des frères Peyron, Challenger de l’America’s Cup

Energy Team, initié par Loïck et Bruno Peyron est officiellement devenu Challenger pour la 34e  pour la 34e America’s Cup, ce défi porte les couleurs du Yacht Club de France.

Ce second défi français (après l’Aleph Team mené par Alain Gautier et Bertrand Pacé) est donc le sixième Challenger pour la conquête de l’aiguière d’argent.

Bruno Peyron est le manager global du projet, Loïck le skipper en titre des futurs bateaux. L’équipe ambitionne la construction de son catamaran AC 72par le chantier Multiplast à Vannes, le début de la construction étant prévue pour septembre prochain, avec une mise à l’eau en avril 2012.

Dès mars 2011,l’ Energy Team devrait prendre livraison d’un premier AC45, les frères Peyron espèrent également multiplier les plateformes d’entrainement multicoque : quatre Class A, quatre F18, un D35, unExtreme 40, un G-Class (l’ex-Orange II qui servira de bateaux de relations publiques), deux AC45 et deux AC72; ainsi que quatre répliques d’AC72 à à l’échelle 1/3.

Ce défi français sera installé sur la façade bretonne avec :

  • à Vannes, le chantier Multiplast, en charge de la construction et de développement technologique
  • à Lorient, la base des catamarans AC72 et du G-Class (ex Orange II)
  • à La Baule,  le lieu d’entraînement privilégié de l’équipe sportive, qui servira à l’ensemble des activités de relations partenaires et de relations presse.

Outre Bruno et Loick Peyron, Yann Guichard intègre le team en qualité de barreur N°2, Thierry Fouchier (vainqueur de la 33ème America’s Cup avec BMW Oracle) en tant que performer, tout comme   :Jean-Christophe Mourniac, Yves Loday devrait quand à lui assurer le rôle de coach des jeunes espoirs.

© Gilles Martin-Raget

 

On ne peut que se réjouir de cette inscription, et de l’intérêt des spécialistes du multicoque français pour cette Coupe de l’America, cependant ces annonces ne restent à l’heure actuelle qu’une déclaration d’intentions, puisqu’il semble qu’aucun sponsor n’ait encore décidé de rejoindre l’aventure, le Team Aleph semble être dans le même cas.

Les réactions des principaux intéressés :

Philippe Court, Président du Yacht Club de France : « …après que nous ayons tenté avec force mais en vain de réunir les deux équipes potentielles connues, il a paru non seulement normal mais nécessaire au YCF et à son Conseil de soutenir le projet de Bruno et de Loick Peyron et de porter un défi au Golden Gate Yacht Club en devenant Challenger Officiel pour la 34e Coupe de l’America. Normal car dans le nouveau format de l’America’s Cup, le palmarès de Bruno et de Loick en multicoques, grande spécialité française, leur légitimité donc, leurs compétences techniques et managériales, font de ces deux marins d’exception les meilleurs candidats à une tentative française dans la Cup. Nécessaire car il est dans le droit fil de la mission du YCF de participer à toute tentative qui peut donner à la France une chance sérieuse de prétendre (enfin) à une victoire dans la Coupe de l’America à laquelle la France a pourtant participé sans interruption depuis 1970 ».

Russell Coutts : « C’est fantastique d’avoir une équipe de plus inscrite et très compétitive, dans l’America’s Cup. Loïck et Bruno Peyron ont acquis une énorme expérience en multicoque et ils savent manier ces bateaux, notamment Loïck qui fut déjà très impliqué lors de la dernière America’s Cup. Je trouve que c’est fabuleux de les voir participer à la prochaine édition. Je sais qu’ils en avaient très envie et c’est génial qu’ils soient désormais inscrits ».

Richard Worth, CEO America’s Cup Race Management : « La Coupe de l’America présentera les meilleurs marins sur les bateaux les plus rapides et c’est pour cette raison que nous sommes heureux d’accueillir le Yacht Club de France et la formidable équipe de Energy Team, réputée pour sa grande expérience en multicoque ».

A lire, l’analyse de Matthieu Robert sur la situation des deux teams français, sur son blog Tribord Amure