Le premier AC45 mis à l’eau

Le premier AC45, catamaran à aile rigide qui servira de support aux pré régates de la 34ème America’s Cup, a été mis à l’eau aujourd’hui à Auckland, en Nouvelle Zélande.

© Gilles Martin Raget

L’équipe technique avait installé l’aile rigide hier après-midi avant de débuter le grutage du catamaran afin qu’il rejoigne le port,  la première sortie est prévue demain matin dès 6h avec  des essais en mer afin de profiter du calme avant une tempête tropicale annoncée dans la semaine.

Le programme des America’s Cup World Series (6 étapes cette année) devrait être dévoilé bientôt, la ville de Marseille s’est portée candidate pour l’accueil des AC45…

La 34ème Coupe de l’America à San Francisco

Le defender américain de la Coupe de l’America, mené par Larry Ellisson et Russel Coutts, a choisi le plan d’eau de la 34ème Coupe de l’America, celle-ci se déroulera à San Francisco en 2013.

Une conférence de presse aura lieu le 5 janvier pour dévoiler les détails de l’organisation de ces régates sur des catamarans à ailes rigides de 72′.

Cinq équipes sont officiellement inscrites à l’heure actuelle, d’autres devraient les faire dans les mois à venir, la marque Louis Vuitton redevient sponsor des régates de sélection du challenger.

Gitana Team se sépare de Yann Guichard

Après Fred Le Peutrec, Lionel Lemonchois et Loick Peyron, c’est au tour de Yann Guichard de quitter le Gitana Team, tout comme les anciens skippers de l’équipe, Yann Guichard n’a pas à rougir de ses résultats avec deux places de dauphin sur les Extreme Sailing Series 2009 et 2010 et une quatrième place sur la Route du Rhum 2010.

Extrait du communiqué de presse du Gitana Team :

Pour la saison 2011, le Gitana Team souhaite confier la barre de ses différents bateaux à deux skippers distincts : un régatier pour mener l’Extreme 40 Groupe Edmond de Rothschild sur les Extreme Sailing Series et un navigateur pour initier l’histoire des Multi One Design, trimaran monotype de 70 pieds.
Cette évolution stratégique se base sur le programme de l’Extreme Sailing Series, qui verra s’affronter pour la saison 2011 de nouveaux compétiteurs de haut niveau et qui s’ouvrira plus largement à l’international. Dans le même temps, le lancement des Multi One Design demandera un investissement sportif et technique conséquent.
Le Gitana Team et Yann Guichard n’ont pas trouvé d’accord face à cette nouvelle organisation pour le nouveau programme sportif proposé.

© Yvan Zedda / Gitana S.A.


Les noms des nouveaux skippers devraient être dévoilés assez rapidement, puisque la saison des Extreme Sailing Series débute dès le mois de février, à noter également la vente du maxi catamaran Gitana 13 à un particulier, le bateau subit actuellement un refit à Lorient avant d’être livré à son nouveau propriétaire.

Mise à jour :Yann Guichard est revenu sur son départ dans un article du Télégramme du 16 décembre, il explique que le team lui a proposé la barre de l’Extreme 40 pour la saison 2011 mais pas celle du futur MOD 70, raison pour laquelle les deux parties ont cessé leur collaboration.
A lire ICI

La saison 2011 des Extreme Sailing Series dévoilée

La saison 2011 des Extreme Sailing Series a été dévoilée ce soir en ouverture du World Yacht Racing Forum à Estoril au Portugal,  dix équipes sont engagés cette saison, elles se disputeront la victoire sur neuf événements, qui se dérouleront sur 3 continents (Europe, Asie, Amérique).

Le circuit obtient le label ISAF Special Event, d’autres classes de voilierscomplèteront le spectacle offert par les catamarans Extreme 40 dont des optimists, des 49ers, kiteboards et planches à voile. Les compétitions se dérouleront désormais sur 5 jours avec des parcours un peu plus diversifiés que les années précédentes : raids côtiers, régates au contact proches du public en courses en flotte, duels, chronos, match-race
La saison 2011 débutera à Muscat en Février 2011 et terminera à Singapour en Décembre, après l’étape omanaise, les concurrents rejoindront la Chine puis Istanbul avant une étape à Boston (USA) pendant les fêtes du 4 Juillet.
La Cowes Week accueillera les Extreme 40 pour la cinquième année consécutive avant un retour dans le port de Trapani pour la deuxième année consécutive. L’étape française reste dans les eaux méditerranéennes, à Nice avant que la flotte ne retrouve l’Andalousie et Almería en Espagne pour l’avant-dernier événement de la saison. Le vainqueur du circuit 2011 sera ensuite couronné à Singapour, mi-Décembre.
10 équipes sont inscrites, elles représenteront 8 pays avec des navigateurs de 12 nationalités différentes issus de disciplines très variées (Volvo Ocean Race, Coupe de l’America, Médaillés d’or Olympiques, World Match Racing Tour etc…)

On retrouvera l’équipe du Groupe Edmond de Rothschild deux fois dauphin du circuit, l’équipe n’a pas encore annoncé le nom de son skipper, Yann Guichard était pressenti pour prendre la barre d’Alinghi, mais l’équipe suisse a choisi Tanguy Cariou à ce poste, il officiat jusque là à la tactique sur Groupama 40.

Luna Rossa, ancien challenger de l’America’s Cup s’offre les services du skipper vainqueur de l’an dernier Paul Campbell-James qui sera à la barre du bateau skippé par un vainqueur de l’America’s Cup, Max Sirena.

Oman Sail aligne de nouveau ses deux bateaux :  Masirah sera skippé par un français habitué de la Volvo Ocean Race, Sidney Gavignet, ce bateau était jusqu’à la saison dernière barré par Loick Peyron, qui s’est engagé sur la Barcelona World Race (tour du monde en double en 60′ IMOCA), The Wave, Muscat, le 2nd bateau du team sera skippé par Torvar Mirsky, spécialiste du match race.

Roman Hagara entamera sa deuxième saison avec son équipe Red Bull Extreme Sailing.

Le Britannique Ian Williams, deux fois vainqueur du World Match Racing Tour rejoint Team GAC Pindar ; une nouvelle inscription italienne, Team Nice sera mené par Alberto Barovier, ancien membre de l’équipe BMW Oracle.

Deux challengers de la prochaine America’s Cup rejoignent le circuit à  savoir Artemis Racinng barré par Terry Hutchinson et  Emirates Team New Zealand qui sera mené parDean Barker.

Mark Turner a confirmé : « Nous nous engageons à conserver la plus haute intégrité sportive comme nous l’avons fait depuis 2007. Reprendre les rênes de la classe Extreme 40 après son créateur TornadoSport, nous a permis de développer les règles de l’événement et des bateaux à l’unisson, afin de donner à tous une égalité de chances de gagner, et de réduire les coûts pour les équipes. Nous avons limité les voiles (et baissé leurs prix), diminué les coûts d’assistance avec une équipe et zone technique centrales et nous gérons toute la logistique de transport de façon centralisée ainsi que toute une liste de petits changements qui non seulement augmentent le retour sur investissement des sponsors des bateaux, mais garantit aussi une égalité de chances quelque que soit la taille du budget. »

Les nouvelles règles de classe sont publiées cette semaine. Un budget complet classique pour un projet compétitif varie de 450 à 650 000 Euros par an, en plus du bateau à environ 100 000 Euros par an (location ou achat déprécié sur 4 ans).

Calendrier et villes d’accueil 2011
Acte 1 : 22-24 Février, Muscat, Oman (20-21 courses en « parcours ouvert » *
Acte 2 : 15-17 Avril, Chine (13-14 courses en « parcours ouvert »)
Acte 3 : 27-29 Mai, Istanbul, Turquie (25-26 courses en « parcours ouvert »)
Acte 4 : 30 Juin – 4 Juillet, Boston, USA (tous les jours en parcours « devant le grand public »)
Acte 5 : 6-12 Août, Cowes, UK (courses en « parcours ouvert »)
Acte 6 : 16-18 Septembre, Trapani, Italie (14-15 courses en « parcours ouvert »)
Acte 7 : 30 Septembre – 2 Octobre, Nice, France (28-29 courses en « parcours ouvert »)
Acte 8 : 12-16 Octobre, Almeria, Espagne (tous les jours en parcours « devant le grand public»)
Acte 9 : 9-11 Décembre, Singapour (7-8, courses en « parcours ouvert »)
* Les courses en « parcours ouvert » signifient que le directeur de course peut décider de lancer les courses sur la partie du plan d’eau qui est la plus favorable à la régate. Une fois que le village public est ouvert, les courses se dérouleront au plus proche des spectateurs.

Skippers & équipes confirmées** 2011 :

Alinghi/ SUI – Tanguy Cariou (FRA)
Artemis Racing/ SWE – Terry Hutchinson (USA)
Emirates Team New Zealand/ NZL – Dean Barker (NZL)
Groupe Edmond de Rothschild/ FRA (As Yet Unknown)
Luna Rossa/ ITA – Max Sirena (ITA)
Oman Air Masirah/ OMA – Sidney Gavignet (FRA)
Red Bull Extreme Sailing/ AUT – Roman Hagara (AUT)
Team GAC Pindar/ GBR – Ian Williams (GBR)
Team Nice/ ITA – Alberto Barovier (ITA)
The Wave, Muscat/ OMA – Torvar Mirsky (AUS)
** La période d’inscription initiale se termine aujourd’hui 13 décembre. Cependant, des inscriptions de dernière minute sont autorisées par avis de course avec un maximum de 11 bateaux et 3 « wild cards » attribuées par l’organisation. L’objectif annuel des Extreme Sailing Series™ est d’avoir 8 équipes de qualité.

Fred Le Peutrec : « J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque »

Fred Le Peutrec a de nouveau accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques, apportant un éclairage sur sa nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, sur la Coupe de l’America etc.

Tu es déjà détenteur du Trophée Jules Verne avec l’équipage de Groupama 3 depuis l’hiver dernier ; qu’est ce qui t’as poussé à repartir sur une nouvelle tentative cette année avec Banque Populaire ?

 

C’est tout simplement ce genre de navigations, qui sont très rares, associées à des bateaux comme Groupama 3 ou Banque Populaire V qui sont des protoypes uniques, donc j’en profite pendant qu’il y a des bateaux qui sont armés pour ce type de navigations.

 

 

Mais aussi parce que Pascal (Bidégorry) me l’a proposé. Après être revenu avec Groupama je me disais qu’il était dommage d’imaginer que je ne serai peut être plus amené à revivre un tour du monde sur ce type de bateaux, parce qu’évidemment des projets comme le Jules Verne avec des bateaux construits uniquement pour ça sont des projets coûteux et de longue haleine.

Je ne vois pas un projet naître rapidement après celui de Banque Populaire, donc je n’ai pas hésité longtemps après la proposition de Pascal.

 

Quels sont les différences entre ces deux maxis trimarans (Banque Populaire V et Groupama 3) ?

 

Banque Populaire 5 est un peu plus grand , un peu plus lourd, il a plus d’inertie, le bateau demande donc plus d’anticipation, plus de bras, avec des temps de manoeuvres un peu plus longs que ceux de Groupama 3.

BP5 a un gros potentiel, comparable si ce n’est un peu supérieur, au moins pour ce qui est d’entretenir une vitesse moyenne, c’est un bateau plus constant en vitesse que ne l’est Groupama 3, sans doute par un effet de masse et de longueur associée.

Le bateau a certes moins navigué, mais comme le cabinet d’architecture (VPLP) et de calcul de structures sont les mêmes, toutes les évolutions et les constats de faiblesse de Groupama 3 ont été transféré à Banque Populaire, le bateau a donc bien évolué depuis sa mise à l’eau même s’ il y a eu moins de navigations accumulées qu’avec Groupama 3.

 

 

Concernant le comportement à la mer du trimaran et les performances pures, j’ai du mal à en juger, il faudra attendre d’être en « situation réelle » .

Dans peu de vent et de mer, le bateau avance très convenablement, il n’y a pas de quoi rougir ou avoir un blocage psychologique par rapport aux performances de Groupama.

Dans le contournement d’anticyclones, je ne pense pas que le bateau soit aussi arrêté que ce que je pensais l’année dernière, bien évidemment ceci repose sur des valeurs relatives, il n’y a jamais eu de bord à bord avec Groupama 3,

Est ce qu’on se permettra de passer dans une mer plus formée, un peu plus vite avec ce bateau, là où nous étions « limites » avec Groupama 3 ?

Cette hypothèse reste à prouver, solliciter le bateau sur un tour du monde est toujours difficile étant donné qu’il s’agit d’une épreuve de longue haleine.

 

© Yvan Zedda

 

Le bateau est un peu plus haut sur l’eau, le cockipt plus protégé, Banque Populaire 5 sera-t-il plus « confortable » que ne l’était Groupama 3 pour un tour du monde?

 

Vraisemblablement, la hauteur du bateau et les protections de cockpit vont dans le sens d’un peu plus de confort, ce qui nous permettra peut être d’attaquer un peu plus, mais le confort est très lié à la vitesse.

Comme ce sont des bateaux très rapides, il paraît justifié de se protéger parce que c’est sollicitant, mais ça ne sera jamais le confort d’un 4 étoiles.

 

Le multicoque revient sur le devant de la scène avec le passage de la Coupe de l’America sur des catamarans, penses-tu que ceci va relancer le multi (MOD, Multi 50′, Extreme 40, support olympique…) ou au contraire focaliser les teams autour de ce seul événement ?

A mon sens, ceci va surtout faire venir des gens aux multis, alors qu’ils étaient depuis longtemps concentrés sur un système de monocoques, je pense qu’une fois qu’ils auront mis le pied à bord, ils auront du mal à en débarquer.

L’épreuve reine médiatiquement et financièrement parlant devenant une épreuve en multicoques profitera à tout le monde, et peut possiblement favoriser le retour des multicoques aux Jeux Olympiques. Ce passage de la coupe de l’America au multi rendrait encore plus illégitime le fait de ne plus avoir de support multicoque aux JO.

 

© Gilles Martin Raget

 

 

Le fait que des marins formés à la Coupe de l’America depuis des années, et qui sont les vraies notoriétés mondiales de la voile, passent au multi va les convaincre définitivement, j’en ai fait l’expérience avec Grant Dalton sur The Race, il n’avait de cesse de dire à l’arrivée que c’était la plus belle navigation autour du monde qu’il ait faite.

Autant ils avaient peut être une réticence à venir dans un système qui avait évolué en France et dans lequel ils se sentaient probablement en retard, autant là, le multi va vers la Coupe et rejoint leur système avec de grosses équipes, du match racing etc. Selon moi, c’est un pas plus facile vers le multicoque pour eux.

 

Pour la course océanique, les Multi 50′ se développent en ce moment, le MOD pointe le bout de son nez, on verra comment ces séries vont se stabiliser, mais je pense que ceci sera favorable aussi pour ces bateaux,

Ce support permet d’entrevoir une autre manière de naviguer, d’utiliser la météo différemment, tout ça est logique, la voile reste un sport mécanique, je ne vois pas quel pilote auto ne rêve pas un jour de faire de la F1.

 

Que penses-tu des gréements des futurs AC72 et AC45 (des ailes rigides) ?

 

En terme d’aérodynamique, les ailes sont magnifiques, les bateaux qui en sont pourvus sont ceux qui sont les plus pointus à régler, les plus efficaces en rendement par rapport au vent.

On l’a vu lors la dernière coupe avec des vitesses réelles atteintes jusqu’à cinq fois la vitesse du vent pour BMW Oracle, dans des vents faibles, c’est colossal, c’est forcément beaucoup de finesse, de technologie, de plaisir, de précision, de développement et de mise au point.

 

 

© 34th America's Cup

 

Malgré tout les ailes rendent l’utilisation du bateau complexe, parce qu’il faut mâter/démâter tous les jours, ceci demande une logistique assez lourde, et donc du temps et des moyens pour développer plusieurs ailes, bien évidemment,

 

C’est intéressant, j’imagine que les voiliers ne sont pas forcément contents, d’un point de vue technologique les voiliers seront magnifiques, au sens propre, avec beaucoup de finesse, de légèreté, de précision, d’aisance.

 

 

Tu fais partie des spécialistes du multicoque, as-tu déjà des contacts avec d ‘éventuels teams pour cette 34ème Coupe de l’America ?

 

Des contacts directs non, j’ai des connaissances qui font partie des équipes, avec lesquelles elles sont en train d’établir un plan d’attaque, et je sais que de temps en temps elles pensent à moi, je sais qu’il n’y a rien d’acté.

Je suis plutôt concentré sur mon tour du monde avec Banque Populaire et on verra après.

 

D’ici là les équipes seront un peu plus organisées. Cela me plairait beaucoup de participer à un projet, dans un rôle proche de la performance, de la barre, ça représente une synthèse entre tout ce que j’ai fait.

 

J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque, parce qu’originellement, c’est un défi entre deux bateaux les plus rapides de la planète, le système avait évolué par la force des choses vers quelque chose d’un peu archaïque avec des bateaux qui valaient des fortunes pour déplacer le plus vite possible 23 tonnes de plomb. Tout ça ne me paraissait pas cohérent avec la Coupe et encore moins avec ce que l’on vivait dans les grand prix en championnat ORMA, lorsque l’on était entre 11 et 13 bateaux au départ, ce qui me paraissait plus prometteur que la Coupe sur des ACC à l’époque.

 

Ma vision de la coupe ce sont des bateaux ultimes, très rapides, très efficaces pour faire de la régate, et le catamaran,dans la version qui a été retenue le sera forcément, j’en suis donc très content.

Je pense aussi que ça remettra le multicoque en selle pour les jeux (ce qui est quasiment assuré suite à une décision de l’ISAF qui prône le retour d’un catamaran de sport à équipage mixte).

 

 

Tu participais au Championnat Julius Baer l’année dernière sur le D35 SmartHome, il semble que les bateaux seront amenés à courir quelques épreuves en Méditerranée, que penses-tu de cette évolution ?

 

Ce ne sont certes pas des bateaux faits pour les grosses vagues, mais il y beaucoup de plans d’eau qui peuvent les accueillir en été. Le bateau navigue correctement avec un ris-solent jusqu’à 22-23 noeuds, il y a donc une possibilité de faire des régates en mer.

 

 

Tes projets pour l’année prochaine ?

 

Au retour de Groupama 3 l’année dernière, j’avais envie de régates au contact, je pense que ça sera encore plus le cas après le Jules Verne avec Banque Populaire, les projets viendront donc en fonction des opportunités qui me seront offertes.

Les systèmes qui existent actuellement, que ce soient les circuits Extreme 40 ou D35, s’inscriront forcément dans le programme des équipes qui participeront à la Coupe, pour faire naviguer les marins, les habituer au multicoque, apprendre des réflexes de positionnement tactique, de barre, de réglages etc.

Je pense que ces deux circuits verront arriver des équipages de Coupe de l’America l’année prochaine.

Il y aura aussi l’AC45, mais je pense que la plupart ne se priveront pas de venir naviguer le plus tôt possible sur les séries qui existent déjà, on l’a vu avec les néo-zélandais qui ont participé à la dernière étape des Extreme Sailing Series.

Alinghi de retour sur le cicruit Extreme 40

Alinghi, double vainqueur de l’America’s Cup,  a annoncé que l’équipe prendra part à la saison 2011 des Extreme Sailing Series, l’équipe d’Ernesto Bertarelli renonce par contre à s’engager dans la 34ème Coupe de l’America.

© Lloyd Images

En parallèle, l’équipe a également confirmé sa participation de championnat de D35 qui se court sur le Léman, mais dont quelques manches auront lieu en Méditerranée, à priori en septembre.

La série Extreme Sailing Series reconduite en 2011

OC Events a confirmé un programme de développement sur cinq ans pour le circuit Extreme Sailing Series™, qui  se déroule sur les Extreme 40, catamarans monotypes.

Mark Turner, président d’OC Events a annoncé l’acquisition de la classe Extreme 40,  incluant les droits sur le design et la construction,  la gestion de la classe, le support technique aux équipes, ainsi que la vente des bateaux.

Le catamaran Extreme 40 est confirmé comme support jusqu’en Janvier 2013 au moins. En 2011 les équipes seront consultées en vue d’éventuelles modifications de la jauge.

Le circuit 2011 se déroulera sur 8 épreuves à travers l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie et le Moyen-Orient. Trapani (Sicile, Italie) et Almeria (Andalousie, Espagne) sont d’ores et déjà confirmées pour 2011, ces villes s’étant engagées pour plusieurs saisons. Les autres étapes seront annoncées par OC Events en octobre et novembre. Ces épreuves se dérouleront  sur 5 jours de compétition. Les deux premiers jours seront consacrés à des courses côtières, quand le plan d’eau le permettra,comme le demandaient un certain nombre de concurrents, notamment les skippers français, et lors des trois derniers jours, des parcours réduits favorisant le contact seront mouillés au plus près des spectateurs.

Les inscriptions seront limitées à 12 équipes en 2011, la priorité sera donnée aux équipes déjà participantes.

D’autres classes pourraient également faire leur apparition sur le circuit, probablement les Moth à foil, ceci afin de faire découvrir ces bateaux au grand public.

La 34ème Coupe de l’America en catamarans à ailes rigides?

Loick Le Bras de VoilesetVoiliers dévoile aujourd’hui dans un article la décision du defender américain BMW Oracle en ce qui concerne le prochain voilier de l’America’s Cup. Selon le journaliste qui semble avoir glané ses informations à Carthagène, le prochain voilier de l’America’s Cup sera un catamaran de 72′ (22m) à aile rigide. Cette information devrait être officialisée mardi prochain.

Ce choix fait suite aux essais menés à Valence par le defender entre des catamarans Extreme 40′ et des monocoques RC44.

Les moteurs devraient de nouveau être autorisés pour mobiliser les appendices.

BMW Oracle semble déjà préparer la prochaine Coupe de l’America qui devrait avoir lieu en 2014 à San Francisco, puisque l’équipe aurait acheté deux nouveaux Extreme 40 (l’équipe en possède déjà deux), probablement pour commencer des tests avec des ailes rigides, il semblerait également que le team américain ait prévu de nouvelles sessions d’entrainement sur le 60′ ORMA Groupama 2, qui a été remis à l’eau à Lorient.

Les Extreme 40 pourraient être le support d’une nouvelle compétition organisée par Offshore Challenges (tout comme les Extreme Sailing Series) pour le compte du defender.

Les locaux en tête du général provisoire à Cowes

Les deux barreurs anglais de la flotte des Extreme 40 pointent en tête du classement général après deux jours de compétition à Cowes.

Paul Campbell-James, barreur de The Wave Muscat, un des deux catamarans du team Oman Sail, s’est montré le plus régulier aujourd’hui en terminant toutes les manches sur le podium, l’autre barreur anglais Leigh McMillan sur Ecover s’est aussi montré particulièrement à l’aise sur les eaux britanniques en maintenant l’Extreme 40 Ecover en seconde place du général provisoire depuis hier en gagnant notamment les deux parcours côtiers.

Côté français, Loick Peyron sur le second bateau de l’Oman Sail Masirah était premier hier, mais a rétrogradé de deux places au classement provisoire aujourd’hui avec trois places de 7ème.

Le spectacle était assurément assuré en ce dimanche du fait d’un vent d’un vingtaine de noeuds et d’un clapot, et de concurrents survoltés, notamment entre Groupe Edmond de Rothschild et Groupama 40 qui pointaient hier en 3ème et 5ème position ; lors de l’avant-dernière manche du jour,  Groupama a été percuté par Groupe Edmond de Rothschild le privant du système de barre, le catamaran se dirigeant vers la côte a donc été rapidement déserté avant de terminer sur la digue.

La réaction des deux skippers :

Franck Cammas :A une bouée au vent, lors d’une abattée, Groupe Edmond de Rothshilch qui part derrière et qui a du mal à abattre nous touche les safrans, pas si violement que ça. Les deux safrans et leurs casques sont partis.  Du coup Groupama 40 était incontrôlable et indirigeable.  Il se dirigeait droit vers la digue. Impossible de le faire changer de direction sans les safrans. L’équipage a été contraint de sauter à l’eau et Groupama 40 est rentré dans le mur, un peu freiné par les dérives qui ont frotté sur les cailloux. Les dégâts auraient pu être pire ! Le système de safran et les casques qui les tiennent sont à remplacer. Une dérive a été coupée en deux au moment de l’impact. Le tangon est à réparer. Les étraves qui ont touché le mur de plein fouet sont abîmées elles aussi. »

© Yvan Zedda

Yann Guichard :  Nous sommes sur la layline tribord et nous virons sous Groupama, ce qui sous-entend que nous sommes engagés. A la bouée au vent, Groupama abat devant nous ce qui ne nous laisse aucune solution : nous ne pouvons pas éviter le choc ! Notre étrave tribord vient alors taper et casser la tête de leur safran bâbord, ce qui arrache l’ensemble de leur système et entraîne la suite. C’est un petit contact mais avec de lourdes conséquences et nous en sommes en profondément désolés Nous avons abandonné la manche car les arbitres nous ont attribué un black flag. Le jury doit se réunir demain pour prendre une décision.

Cette collision ne devrait pas remettre en cause la participation de Groupama 40 à la suite de la compétition, le litige entre les deux concurrents devrait être jugé d’ici demain.

En sixième place, Red Bull effectue une journée similaire à celle d’hier, avec une victoire de manche mais aussi des résultats nettement plus mitigés. Roman Hagara pointe donc derrière The Ocean Racing Club (5ème) tandis que Veolia Environnement, qui n’a pas pris deux départs, ferme la marche derrière Team GAC Pindar.

© Paul Wyeth/OC Events

Roland Jourdain, qui faisait ses débuts sur l’Extreme Sailing Series, a connu des débuts difficiles, hier déjà, ils avaient joué de malchance en touchant une bouée lors du premier départ de l’après-midi, ce qui entrainait la casse de leur safran tribord. L’équipage de Véolia Environnement avait du faire l’impasse sur les cinq régates disputées.  Aujourd’hui, des problèmes techniques les ont empêchés de prendre le départ de deux des six manches courues.

Roland Jourdain rejoint le circuit Extreme 40

Roland Jourdain, skipper des moncoques 60′ IMOCA Veolia Environnement, rejoint le circuit Extreme 40 pour l’étape anglaise des Extreme Sailing Series.

Bien que le skipper se soit consacré au monocoque, il n’est pas étranger au monde des multicoques puisqu’il a participé au championnat du monde de Formule 40, qu’il a remporté en 1989.

Les impressions du skipper avant sa participation à l’épreuve de Cowes du 31 juillet au 5 août :
“Notre participation à Cowes Week en août est une excellente occasion pour nous de se mesurer aux plus grands champions internationaux. J’ai très peu navigué en multicoque lors de ces 10 dernières années donc ça risque de ne pas être un challenge facile. Mais c’est un plaisir de naviguer sur ces Formule 40 du 3ème millénaire.”


Roland Jourdain s’entourera de Jean-Christophe Mourniac et Christophe André étaient tous deux équipiers à bord de LUNA la saison dernière et dePhillipe Legros, ancien champion de France de Match Racing et équipier lors de plusieurs America’s cup complétera l’équipage français.