Résultats en demi teinte pour Energy Team

Vendredi Yann Guichard et son équipage avaient de nouveau montré leur talent. Ils décrochaient une seconde place sur la première manche du jour et ce malgré une pénalité lors de la phase de pré départ, ils parvenaient ensuite à passer Luna Rossa Swordfish et terminaient derrière Oracle Team USA mené pat Tom Slingsby. Dans la seconde manche du jour, le skipper de l’AC45 français prenait un superbe départ et creusait l’écart, lors des trois premiers bords, sur ses poursuivants Oracle Team USA, Emirates Team New Zealand, et Luna Rossa Piranha. Slingsby et Dean Barker revenaient quelque peu sur le catamaran d’Energy Team, sans pouvoir réellement l’inquiéter cependant, les français s’imposaient sur cette manche et prenaient la seconde place du classement général provisoire des courses en flotte

Yann Guichard:
« Nous avons pris deux très bons départ et bien navigué ensuite, c’est une journée magnifique pour Energy Team !  Sur ces bateaux nous sommes toujours à la limite, particulièrement sur la phase de départ. Nous l’avons bien vu sur la deuxième course aujourd’hui, où quatre bateaux sont pénalisés au départ. On est super content car nous étions un peu frustrés du résultat du match-racing hier contre Ben Ainslie, où nous avions perdu après avoir fait un super départ. Aujourd’hui, après un gros débriefing et des changements de réglages sur le bateau, nous nous sommes très bien repris et ça c’est super bien passé! Je suis vraiment fier du team… »

Samedi la journée de régates était moins souriante aux français, en effet le catamaran Energy Team ne prenait pas le départ de la première manche du jour (la 5ème en tout) suite à une avarie sur la martingale du bateau. Le départ de la seconde est moins percutant qu’à l’accoutumée avec une 7ème position à la première marque. Yann Guichard choisissait cependant le bon côté du plan d’eau et gagnait trois places sur le bord suivant. Luna Rossa Swordfish et Oracle Team USA parviennent à passer le bateau français qui termine finalement 6ème de cette manche.  Les français pointaient à la cinquième place du provisoire à l’issue de cette journée marquée par la démonstration d’Emirates Team New Zealand qui gagnait les deux manches et prenaient la tête des Fleet Races devant Oracle Team USA Slingsby, JP Morgan BAR et Luna Rossa Piranha.

Aujourd’hui, le plan d’eau de Naples était le théâtre du super Sunday, les français débutaient bien tout comme Oracle Team USA qui se partageaient le leadership jusqu’à la cinquième marque, où ils sont passés par les italiens de Swordfish qui continuent sur leur lancée et doublent Tom Slingsby. Yann Guichard écope d’une pénalité au passage de la dernière marque et se voit coiffer par le second bateau italien et termine quatrième de cette manche et sixième de cet America’s Cup World Series de Naples.

Luna Rossa Swordfish décroche l’étape grâce à sa victoire sur cette ultime course, à égalité de points avec Oracle Team USA Slingsby, le podium est complété par Emirates Team New Zealand, Luna Rossa Piranha est 4ème devant JP Morgan BAR. Artemis White mené par de jeunes suédois est 7ème devant les américains de HS Racing et China Team.

En match race, Ben Ainslie qui avait éliminé les français a été éliminé par Slingsby du Team Oracle USA en demi finale, l’autre demi voyait s’opposer les deux bateaux de l’équipe italienne Luna Rossa qui avaient battu ETNZ et Artemis White au tour précédant. En finale Francesco Bruni sur Swordfish s’inclinait face au bateau américain qui s’aduge donc l’étape en match race.

Bruno Peyron :  » A l’évidence, il y a eu du bon et du moins bon pour ce « Super Sunday ». Encore un superbe départ de Yann qui monte ses stats avec plus de 80% de départ canon, puis une bagarre intense contre Oracle Team USA. On prend la tête au 3eme bord puis le mauvais coté durant 30 secondes et ça ne pardonne pas à ce niveau. La pénalité à la dernière marque est en revanche plus difficile a expliquer mais ca fait partie du jeu et il faut l’accepter. Nous aurions aimé finir sur une performance plus conforme à nos ambitions mais il faut accepter notre décalage avec les Top Teams. Le groupe a montré qu’il avait le niveau pour se battre au plus haut niveau dans ces World Series. Encore faut il pouvoir se donner les moyens de ses ambitions. Ce sera la prochaine étape : donner a cette équipe les moyens de se battre, pas seulement en faisant des miracles de temps en temps, mais en construisant la solidité sur la durée ».

Oracle Team USA de retour sur l’eau en début d’année

James Spithill, Le skipper d’Oracle Team USA, a< déclaré dans une vidéo, que l’équipage devrait reprendre ses navigations en AC72 en début d’année 2013.

Le catamaran n°1, USA-17, dont l’aile a été détruite au cours du chavirage du mois d’octobre, est pratiquement prêt à reprendre la mer. La nouvelle aile, initialement destinée au second bateau devrait être livrée début janvier, ce qui permettra au team de naviguer de nouveau, la date de mise à l’eau du second catamaran n’a pas été dévoilée.
L’équipage néo-zélandais d’ETNZ a quant à lui terminé les 30 jours de navigation sur son premier AC72, leur second bateau devrait être mis à l’eau début février, le premier sera conservé comme bateau de spare en cas de problème.

Dean Barker, le skipper, et Grant Dalton, patron du team sont satisfait de leur préparation, les autres teams engagés ayant peu de chances de parvenir aux 3à jours de navigation autorisés d’ici le 31 janvier, comme l’explique Franck Cammas, qui épaule Max Sirena, skipper de Luna Rossa, dans la prise en main du catamaran italien, sistership du bateau néo zélandais. L’interview est visible sur le site de Voiles et Voiliers.

© Luna Rossa

Les suédois d’Artemis Racing poursuivent leur préparation à San Francisco, sous la houlette de Loïck Peyron et de Nathan Outteridge, les skippers du catamaran, l’équipe architecturale de l’équipe suédoise semble avoir choisi un bateau moins « aérien » que ceux des autres équipes, avec des dérives sans volets porteurs.

L’organisation de l’America’s Cup a également annoncé une liste de douze jeunes équipages qui participeront aux sélections de la Red Bull Youth America’s Cup en février. Ces régates permettront de sélectionner une partie des équipages qui représenteront dix nations qui s’affronteront en AC45 en ouverture de l’America’s Cup.

Le mode de sélection de ces jeunes marins est relativement obscur. En effet l’organisation avait  annoncé dix  participants, or le defender a déjà deux équipages, Artemis Racing, Emirates Team New Zealand, Team Korea et Team China parrainent un équipage qui bénéficie d’un droit d’entrée direct aux régates de septembre, à la discrétion du Directeur de Course, et ce grâce au soutien d’une équipe engagée sur les America’s Cup World Series.

Ne resterait donc plus que quatre places pour douze équipes participant aux régates de présélection, on retrouve par ailleurs parmi ces douze un équipage italien et un français (French Youth Team) qui ne semblent pas bénéficier des mêmes passe-droits que les autres puisque le French Youth Team devra passer par les régates de sélection malgré le soutien d’Energy Team.

 

Première sortie pour l’AC72 d’Oracle Racing, premier vol pour celui d’ETNZ

Le defender de la Coupe de l’America, l’équipe américaine d’Oracle Racing a dévoilé son catamaran AC 72 la semaine dernière. Rappelons que celui d’Emirates Team New Zealand navigue depuis un mois dans le golfe d’Hauracki, alors que celui d’Artemis est à San Fancisco en attente de son aile (qui avait été endommagée à Valence alors qu’elle était testée sur la plate forme d’un trimaran ORMA allongé à 72′).

Si les deux multicoques néo-zélandais et suédois semblent assez proches dans les grandes lignes, celui des américains apparaît comme le plus radical. En effet le catamaran américain semble avoir bénéficié d’une  grosse recherche sur l’aérodynamique de la plate forme, avec des bras de liaison carénés, une « mini » coque centrale qui reprend les efforts (reprenant le principe de ce qui se fait sur les Decision 35), ce qui permet de se passer de martingale sous le catamaran. A noter également le système de barre surprenant pour un bateau de cette taille, puisque le skipper dispose d’une barre franche, avec un système de tringlerie qui court sur le bras arrière et permet au skipper de passer d’un bord sur l’autre sans lacher sa barre.

© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

Côté appendices, les américains ont repris ce qui avait été testé sur les AC45 avec des dérives droites qui se terminent par un winglet,  donnant une forme de « L » à l’ensemble, pour les safrans, ils ont comme les néozéd choisi des profils en « T » afin d’apporter de la portance à l’ensemble combiné à l’effet des dérives qui agissent également pour faire décoller le bateau.

L’équipage mené par James Spithill a donc effectué une première sortie sur USA17 en baie de San Francisco, celle-ci a permis une première prise en main du bateau qui semble assez facilement décoller la coque au vent, cependant cette sortie a été écourtée par la casse d’une dérive, d’après les photos de SurfCityRacing, il semblerait que ce soit la dérive sous le vent qui ait subi des dommages, le bateau est donc retourné en chantier et ne devrait en sortir qu’après plusieurs semaines.

Côté néo-zélandais, l’équipage d’Emirates poursuit ses navigations en baie d’Hauracki, après quelques photos diffusées sur le réseaux sociaux où l’on pouvait voir le bateau en « vol », l’équipe a choisi de dévoiler officiellement les possibilités de son bateau lors d’un media day, où l’on peut voir le bateau déjaugé et naviguer uniquement sur le foil sous le vent et ses deux safrans équipés de plans porteurs, les équipages des AC72 ne disposent pas de système permettant de contrôler l’assiette du bateau, on peut donc penser que le positionnement de l’équipage sera primordial. Bien entendu les AC72 des autres équipes devraient être capable des mêmes performances, cette 34ème édition de la Coupe de l’America devrait donc être spectaculaire.

Copyright Chris Cameron / Emirates Team New Zealand

Quelques vidéos à voir : sur TVNZ, 3news.

Emirates Team New Zealand dévoile les appendices de son catamaran AC72

L’équipage d’Emirates Team New Zealand, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a effectué sa troisième sortie dans la baie d’Hauraki aujourd’hui, l’occasion de découvrir les foils du catamaran AC72.

© Chris Cameron 2012

Ces appendices ont donc un profil en S, comme ceux testés par l’équipe d’Alinghi 5, ce qui permet d’obtenir une « géométrie variable » en fonction des conditions météorologiques par vent faible celle-ci est entièrement imergée et offre un plan antidérive maximal, comme une dérive droite, lorsque le vent augmente l’appendice est partiellement relevée et la poussée devient plus verticale, ce qui permet de soulager la coque sous le vent, cet effet de soulagement de la coque sous le vent est favorisé par un volet perpendiculaire au plan antidérive à l’extrémité de ce foil/dérive.

Ce type d’appendice est également testé par l’équipage italien de Luna Rossa qui s’entraine actuellement en Sardaigne sur des petits catamarans SL33, dont l’un est équipé de ce type de foils, avec également un plan porteur sur les safrans en « T », l’un des catamarans de l’équipe, grée avec une aile rigide a chaviré il y a peu lors d’une sortie d’entrainement. A voir sur les pages de Sailing Sardinia.

Les dates de mise à l’eau des prochains AC72 ne sont toujours pas connues, celui d’Artemis est en cours de transport vers San Francisco, pendant que l’équipage s’entraine dans la ville américaine sur les deux AC45 de l’équipe.

Premières images de l’AC 72 d’Emirates Team New Zealand

Le bateau ne sera « officiellement » dévoilé que samedi au grand public. Malgré tout il est difficile de cacher un catamaran de 22 mètres de long et une aile rigide de 40 mètres de haut ; l’équipe technique d’Emirates Team New Zealand a donc sorti son catamaran du chantier et à gréer l’aile sur la plate-forme pour la première fois aujourd’hui, quelques photos ont filtrées.

© Chris Cameron/ETNZ

La structure du catamaran semble assez proche de celle d’Alinghi 5 avec une structure en V entre le pied de mât et les bras de liaison afin de reprendre les efforts du gréement, avec deux renforts parallèles aux coques. Le tableau arrière des coques semble être vertical, chacune possède semble-t-il deux colonnes de moulins à café. L’aile semble quant à elle assez classique dans sa conception et assez proche de celle d’Artemis.

© Chris Cameron/ETNZ

Les prochains AC72 à  être dévoilés devraient être ceux d’Oracle Racing et d’Artemis Racing.

Le point sur les America’s Cup World Series de Naples

Les équipages des AC45 se sont retrouvés sur le plan d’eau de Naples mercredi pour le premier événement de la saison 2012.

Cette première journée a été consacrée à des courses en flotte, qui entrent également en jeu pour la détermination des duels en match race. Le format a été un peu simplifié par rapport à 2011, mais reste toujours relativement flou avec une alternance de courses en flotte, de match race et de speed tests, comptant pour différents classements. Vous pouvez retrouver le programme de cet Act ici.

Canal + a signé un accord de diffusion de l’intégralité du circuit de la 34ème America’s Cup, de la Louis Vuitton Cup et des étapes des America’s Cup World Series avec l’organisation,  sa chaine Canal + Sport diffuse donc en intégralité les différentes régates en direct.

Cet accord a pour effet de priver une grande partie des amateurs de voile de ces événements puisque le flux direct accessible jusqu’ici sur YouTube est désormais indisponible, tout comme les résumés des différentes journées de régates, désormais exclusivement réservés aux abonnés Canal +, obligeant les internautes à se cacher derrière des proxis étrangers afin d’accéder à ce contenu vidéo…

Cette première journée de régates a été animée, avec un fort clapot et des rafales à 25 noeuds, offrant un beau spectacle au public venu nombreux. La première manche été menée de bout en bout par James Spithill sur Oracle Racing suivi par Artemis, l’équipage de  Terry Hutchinson effectuait un passage de la dernière marque catastrophique avec un manque à virer suivi d’un enfournement et d’un chavirage, ce qui permettait à Energy Team, auteur d’une belle remontée suite à une pénalité dans la phase de pré-départ, de prendre la 2nd place de cette manche.

China Team, mené par Fred Le Peutrec était contraint d’abandonner suite à un problème d’aile, comme l’expliquait le barreur :
« Nous avons abîmé l’arrière de notre aile sur une bonne hauteur. Je ne sais pas comment s’est arrivé, un problème de compression dans les vagues peut-être. Les techniciens termineront les réparations vers 22h00 ce soir. C’est sûr que pour une première journée, les conditions étaient un peu violentes ! J’aime la brise mais nous n’avons navigué que six jours ensemble donc c’est encore très juste. C’est un équipage jeune et motivé, je suis sûr que cela va venir rapidement. »

Le podium de cette manche était complété par L’équipage d’Emirates Team New Zealand, toujours très constant quelque soit les conditions. Team Korea se plaçait 4ème devant Oracle Racing Bundock et les deux Luna Rossa, peu à l’aise dans ces conditions.

La seconde course était réduite à deux tours avec trois bateaux non partants : Artemis suite à son chavirage qui a très largement endommagé l’aile (panneau supérieur désolidarisé de la partie avant, carénage de la partie en grande partie détruit), China Team suite à l’avarie sur l’aile et Oracle Racing Bundock, après une avarie de coque (fissure de 20cm).

Cette manche était remportée par Dean Barker et l’équipage d’ETNZ, suivi de Team Korea et d’Oracle Racing Spithill. Yann Guichard s’offrait une satisfaisante quatrième place pour Energy Team, les deux Luna Rossa fermaient de nouveau la marche dans ces conditions musclées.

ETNZ et Oracle Racing Spithill pointaient donc en tête à égalité de points avec une victoire et une 3ème place, Energy Team et Team Korea se partageant la troisième place avec leurs secondes et quatrièmes places, suivis des Luna Rossa, Oracle Racing Bundock et d’Artemis Racing et China Team.

Les réactions des skippers à l’issue de cette première journée :

Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
« C’était clairement des conditions de survie à bord. J’ai dis aux garçons que si nous nous appliquions sur les manœuvres, nous pourrions accrocher de bonnes places et je suis super content d’eux. C’était la première fois que je barrais le bateau dans ce type de conditions, surtout dans cette houle car le vent était moins compliqué à gérer que la mer. Il ne fallait pas aller trop vite, surtout au près, car on soulevait la coque jusqu’au safran. Nous étions à la limite des conditions de navigation pour ces bateaux. Il fallait bien se tirer de cette journée et c’est ce que nous avons fait. Demain, c’est le retour de conditions familières avec un vent plus léger, il fallait donc se démarquer aujourd’hui. »

Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (ETNZ) :
« Il ne faut pas se plaindre de courir dans de telles conditions car c’est vraiment excitant. C’est évidemment terriblement éprouvant pour les bateaux et les équipages. L’objectif du jour était de revenir à quai en un seul morceau, ce que nous avons fait et, en plus, nous sommes bien classés. »

Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« C’était un équilibre à trouver entre la régate et la prise de risques. Je n’avais pas le sentiment de nous avoir mis dans une situation délicate mais nous nous sommes retrouvés sur le flanc…très frustrant. Tout allait bien, les deux coques plantaient mais nous restions en sécurité quand, d’un seul coup, l’une de nos étraves a plongé et disparu. Par chance, personne n’est blessé mais notre aile est très abîmée, complément cassée même. J’espère qu’il y en a une de rechange par ici, peut être que nous utiliserons celle d’Aleph où une qui ne sert pas. C’est une profonde déception, le bateau était si bien préparé et nous étions si à l’aise en entrainements, c’est difficile à accepter. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Bundock (USA) :
« Malheureusement, nous n’avons couru qu’une seule manche aujourd’hui. Nous avons eu un problème sérieux sur la première course. L’une des coques s’est fissurée, avec un crac de 20 centimètres de long qui part du capot du pont. C’est seulement causé par le martèlement des vagues sur les bords de près. Nous avons une équipe à terre fantastique qui va travailler dur pour que nous puissions régater demain.  Depuis le rivage, les vagues ne semblaient pas si grosses mais une fois dehors, la houle était forte, ralentissant d’ailleurs les bateaux même si le vent était correct. »

Jeudi était le premier jour de match racing, dans un vent d’une dizaine de noeuds ; dans ces duels, Artemis Racing se qualifiait facilement face à China Team, l’équipe suédoise a semble-t-il acheté l’aile d’Aleph, qui s’est retiré du circuit, afin de poursuivre la compétition.

Deux quarts de finale ont également été couru, au cours desquels Luna Rossa Piranha battait sur le fil Team Korea (4 secondes) et ORACLE Racing Bundock créait la surprise en venant à bout d’ORACLE Racing Spithill.

Le comité lançait ensuite deux manches en flotte, qui voyait ETNZ s’imposer sur ces deux régates, les deux équipages de Luna Rossa brillaient à domicile avec une seconde et une troisième place pour Luna Rossa Piranha et une troisième position pour Luna Rossa Swordfish sur la deuxième manche du jour. Du côté des contre performances, James Spithill ne se classait que 7ème et 4ème, alors qu’Energy Team ne réussissait à faire mieux que 8ème et 4ème. China Team fermait la marche avec des dernières places, logique avec un équipage novice sur ce catamaran AC45.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les réactions des skippers à l’issue de cette seconde journée :

Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
“J’ai été moins inspiré,” admet Yann Guichard. “Dans ces conditions légères, les équipes savent à quel point les départs comptent. Nous avons été couverts par deux bateaux OCS (départs volés) sur la première manche puis, sur la seconde, nous étions presque tous trop tôt sur la ligne mais il faut lancer le bateau en même temps que les autres et là, avec les systèmes de positionnement, il n’y a pas de ‘pas vu, pas pris’, cela peut se jouer à moins d’un mètre.”

Paul Campbell-James (GBR), skipper, Luna Rossa Sworsfish (ITA) :
« Nous avons vraiment pris du plaisir, réussissant à rester devant nos co-équipiers. En début de semaine, vous m’auriez dit que l’on se classerait seconds, j’aurais signé. Si nous n’avions pas fait une petite erreur au départ, nous aurions pu nous battre pour la victoire de la première manche. Chris et moi, nous sommes de bons amis depuis longtemps. Il a beaucoup d’expérience sur ces bateaux et nous aide beaucoup mais nous aimons penser que nous le poussons en match race et sur les entrainements en général. »

Chris Draper (GBR), skipper, Luna Rossa Piranha (ITA) :
« Ce vent correspond plus à celui pour lequel nous nous étions préparés. Les gars ont super bien navigué et pris de bonnes options sur le parcours. Je ne leur ai pas offert les meilleurs départs mais Bruni (Francesco, tacticien) a fait un super job pour nous permettre de remonter la flotte. Un grand contraste avec hier. Nous avons beaucoup à faire pour nous améliorer mais c’est un bon début. Le public a été génial, c’était impressionnant d’entendre la foule crier lorsque nous nous sommes approchés des quais. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons bien commencé la journée sur le match race contre Jimmy (Spithill), le vainqueur de l’America’s Cup ! Repartir avec son scalpe est plutôt bien d’autant que cela nous pousse en demi-finale. Les courses en flotte n’ont pas tourné en notre faveur avec une pénalité sur le premier départ et un OCS sur le second. Nous allons analyser tout cela ensemble pour comprendre ce qu’il se passe. »

Au classement général provisoire des courses en flotte, ETNZ prenait les devants avec 9 points d’avance sur Oracle Racing Spithill. Chris Draper sur Luna Rossa – Piranha pointait en troisième place avec 27 points devant Team Korea avec le même total et Energy Team, cinquième avec 25 points.

Vendredi, le comité de course a décidé de lancer les courses en flotte avant de reprendre les quarts de finale du match race en fin de journée.

La première manche en flotte est brillamment remporté par Energy Team qui mène de bout en bout, et résiste à la pression d’Oracle Racing Spithill qui termine à 10 secondes du catamaran français, Emirates Team New Zealand termine à une décevante 8ème place de cette régate dans des vents instables d’une dizaine de noeuds.

La seconde manche sera moins favorable aux français qui écopent de nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé, et terminent 7ème après une belle bataille en milieu de peloton. C’est ETNZ qui s’impose devant Oracle Racing Spithill et les deux Luna Rossa.

ETNZ conserve donc son leadership sur le classement flotte, Spithill revient à seulement 5 points des néo-zélandais,  Luna Rossa – Piranha se classe en troisième position devant Team Korea et Energy Team.

Au cours du troisième quart de finale Artemis Racing bat Emirates Team New Zealand qui termine seulement à la 8e du Match Racing Championship.
Luna Rossa Swordfish battait Energy Team après un beau duel, reléguant l’équipe française en 5e du Match Racing Championship
Les deux équipes victorieuses s’affronteront donc dans la demi-finale 1.

Aujourd’hui le comité de course a annulé les régates du fait d’un vent fort, 25 noeuds établis avec des rafales à 35 et de nouveau un fort clapot.

La compétition reprendra donc demain à Naples pour clôturer cette première épreuve de l’année.

Sept teams et neuf bateaux pour les ACWS de Naples

Il n’y aura finalement que sept équipes présentes à Naples pour les premiers America’s Cup World Series de l’année ; suite au retrait d’Aleph et de Green Comm Racing.

L’équipe d’Aleph n’a donc pas réussi à finaliser un budget pour l’America’s Cup ni pour les America’s Cup World Series malgré des résultats encourageants la saison dernière, comme l’explique Bertrand Pacé, Directeur Sportif d’ALEPH : « Nous sommes évidemment très déçus de ne pas pouvoir continuer sur le circuit America’s Cup World Series 2011/2012 et sur la Coupe, compte tenu de notre classement actuel face aux meilleurs équipes du monde.  L’AC45 est un bateau exceptionnel et le format du circuit America’s Cup World Series est très prometteur.  Avec Alain Gautier et Fabrice Levet nous avions constitué une équipe de navigants et de techniciens de très haut niveau qui n’ont pas démérité depuis novembre 2009, et ont obtenu des résultats remarquables compte tenu de nos ressources.»

Les espagnols de Green Comm seront également absent, il semblerait également que l’équipe soit dissoute par manque de financement.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les italiens de Luna Rossa font leur entrée sur le circuit en engageant deux bateaux, tout comme les américains d’Oracle Racing, au sein de cette équipe, Russell Coutts cède sa place de barreur à Darren Bundock qui occupait déjà ce poste à San Diego, James Spithill et son équipage de vétarans de l’America’s Cup étant aligné sur le 2nd bateau. Artemis Racing, qui possède également deux AC 45, n’en alignera qu’un avec Terry Hutchinson à la barre. Emirates Team New Zealand conserve aussi son équipage mené par Dean Barker.

China Team sera toujours présent, avec un nouveau barreur qui n’est autre que Fred Le Peutrec (interview à lire sur Ouest France), spécialiste du multicoque qui s’est imposé face à Phil Robertson ; Team Korea sera skippé par Nathan Outteridge.

Les français d’Energy Team tenteront de confirmer leurs bons résultats, Yann Guichard reprendra la barre de l’AC45 de l’équipe, comme à San Diego. Cette équipe devrait s’aligner sur la Louis Vuitton’s Cup, des rumeurs courent sur le financement de l’équipe par Larry Ellisson, patron d’Oracle, qui souhaiterait voir le team français à San Francisco l’année prochaine, cette rumeur a été démentie par le team, mais il semblerait qu’aucun sponsor ne soit derrière cet apport de 15 millions d’euros.

Luna Rossa vainqueur des Extreme Sailing Series 2011

Les Italiens de Luna Rossa ont remporté hier la dernière épreuve des Extreme Sailing Series et le titre de champion 2011 de la série. Max Sirena, Paul Campbell-James, Alister Richardson et Manuel Modena, ont été impérieux sur ce dernier Act reléguant le second, The Wave Muscat, à 45 points d’avance  à l’issue  des 35 manches courues à Singapour.

© Lloyd Images

Les réactions du skipper, Max Sirena : « Je suis vraiment très heureux ! Nous y sommes enfin. Nous finissons l’année en beauté et je dois dire que c’était assez inattendu car nous n’avons pas très bien navigué dans la précédente épreuve. Tactiquement et côté manœuvres, nous étions à 100% et je suis très fier des gars à bord. C’est formidable pour l’avenir de l’équipe à long-terme. Nous sommes très, très heureux ».

Le barreur Paul Campbell James remporte donc son second titre en deux ans après sa victoire avec The Wave Muscat l’année dernière.

Les grands perdants de ce dernier Act sont les français de Groupe Edmond de Rothschild, ils étaient dans la course au titre face à Luna Rossa, mais ce dernier rendez-vous s’est révélé catastrophique pour l’équipage du Gitana Team avec une septième place sur cette épreuve, mais malgré tout une belle deuxième place au général.

Les réactions de l’équipage :

Pierre Pennec, barreur de Gitana Extrême : « Il y a forcément un peu de déception sur la façon dont s’est déroulé ce Grand Prix d’autant plus que nous l’avions bien commencé en remportant deux manches dès la première journée. Mais nous n’avons pas su conserver ce niveau de jeu durant les cinq jours de compétition. Notre adversaire, Luna Rossa, a lui très bien navigué et a survolé les débats, ce qui lui permet de remporter le championnat. C’est amplement mérité, ils ont été très forts, plus forts que nous. En mettant de côté ce dernier Grand Prix et en parlant plus généralement de la saison, je suis satisfait de cette deuxième place. Nos adversaires étaient vraiment redoutables et nous sommes parvenus à faire de très belles choses et à les laisser derrière nous plusieurs fois au cours de la saison. Lors des neuf évènements nous avons disputé 300 régates. L’Extreme Sailing Series est un circuit très spécifique avec des petits parcours donnés sur des plans d’eau atypiques au cœur des villes : je crois que le mot qui le résume le mieux est Intense ! Pour moi, cette intensité est comparable à une journée de « final race » sur les JO, mais c’est le cas chaque jour et les Grand Prix comptaient cinq jours de régates …

Personnellement, cette saison m’a appris beaucoup de choses, j’ai retrouvé beaucoup de sensations à la barre et j’ai encore de nombreuses choses à montrer ; cela faisait dix ans que j’attendais une telle opportunité. J’ai eu la chance d’être à la tête d’un équipage très fort tant physiquement que techniquement et humainement : notre groupe a toujours très bien fonctionné. Cette cohésion nous a permis de nous surpasser même si, ici, cela n’a pas suffi. Je tiens vraiment à les remercier de leur confiance et de leur travail. Mes remerciements s’adressent naturellement avant tout à Ariane et Benjamin de Rothschild qui m’ont offert une chance incroyable en me confiant la barre de leur bateau. Ils nous permettent de vivre notre passion à 100 %.»

Hervé Cunningham, n°1 : « Il y a un petit goût de déjà vu dans cette deuxième place mais le circuit 2011 n’est pas vraiment comparable à nos précédentes participations tant au niveau du plateau que de la durée de la compétition. Durant cette semaine de compétition à Singapour, nous n’avions pas les armes pour lutter contre Luna Rossa. Notre deuxième place au classement 2011 scelle néanmoins une belle saison de navigation. »

Christophe Espagnon, régleur de Grand Voile : « Nous sommes des compétiteurs et la victoire était à notre portée donc la première sensation est bien sûr la déception. Mais si l’on regarde la saison dans son ensemble, c’est un sentiment de satisfaction qui s’en dégage. Ce fut une très longue saison qui a réclamé beaucoup de concentration. Nous avons certainement manqué de régularité mais chaque évènement est à part et propose un scénario unique. Notre équipage a montré de belles choses, alors même si nous devons encore travailler, je crois que nous avons encore une belle marge de progression.»

Thierry Fouchier, régleur des voiles d’avant : « Malgré ce que l’on peut penser, nous sommes arrivés à Singapour conscients de l’enjeu mais relativement détendus. Notre deuxième place ne doit rien à une pression mal gérée. Par contre, nous avons manqué de réussite et nous sommes passés à côté de beaucoup de choses. Luna Rossa n’a pas failli et il mérite la victoire finale. Nous allons devoir débriefer entre nous pour comprendre ce qui nous a manqué et aller très vite de l’avant. »

© Lloyd Images

Emirates Team New Zealand, termine second de cette dernière étape et troisième au général , après avoir survolé le début de saison, Dean Barker et les autres kiwis ont été moins performants en seconde partie de circuit, l’équipage étant probablement plus concentré sur le circuit des America’s Cup World Series, même cas de figure pour Artemis Racing, qui n’a pas participé aux deux derniers grand prix, pour se concentrer sur sa préparation à la prochaine Coupe de l’America.

Dean Barker, barreur dETNZ : « L’épreuve de Singapour a été particulièrement difficile, Luna Rossa a vraiment été très bon dans ces conditions et la bagarre était rude pour grimper sur le podium. Nous avions bien commencé la saison, en tête du circuit après quatre épreuves, puis nous avons eu quelques coups durs en milieu de saison. Nous savions en arrivant ici que nous ne pourrions pas faire mieux qu’une troisième place au général ».

The Wave Muscat termine quatrième au général devant Alinghi, qui aura alterné le bon et le moins bon.

A noter sur cette épreuve de Singapour, la présence d’un équipe française the first club, qui termine à la dernière place du classement, mais qui a montré de belles dispositions pour l’exercice avec plusieurs victoires de manches. L’équipage mené par Sébastien Col espère pouvoir s’aligner l’an prochain sur le circuit avec l’équipe All4One/K Challenge, cette participation pourrait être favorisée par l’annulation de l’Audi Med Cup, épreuve sur laquelle l’équipe engageait un bateau

Franck Citeau, régleur de voile d’avant : « La démarche est bonne et ce que nous avons fait est de bon augure pour la suite, même si nous n’avons pas bien marché en terme de résultat final. Il y a eu des moments durs où l’on a su relever la tête, des moments où l’on a pris du plaisir, donc cela a été assez complet »

Cette cinquième saison des Extreme Sailing Series  s’achève donc après 301 manches courues sur neuf plans d’eau à travers le monde, les épreuves ont accueilli au total 287 000 spectateurs qui ont pu vivre la course au plus près de l’action grâce à son format « stade nautique » avec des manches courtes, rapides et variées, allant de la régate en flotte au match-racing en passant par les duels de vitesse pure.

Le programme 2012 du Championnat Extreme 40 sera dévoilé demain au cours du World Yacht Racing Forum.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après neuf épreuves

  1. Luna Rossa (ITA) – 80 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 73 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 69 points
  4. The Wave, Muscat (OMA) – 67 points
  5. Alinghi (SUI) – 66 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 61 points
  7. Oman Air (OMA) – 53 points
  8. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 303points
  10. Team Extreme (EUR) – 21 points
  11. Niceforyou (ITA) – 18 points

Nouvelle démonstration d’Energy Team

Yann Guichard et son équipage ont de nouveau malmenés un top team hier lors des America’s Cup World Series – San Diego. Ils ont remporté leurs deux matchs contre les Suédois d’Artemis Racing lors des demis finales et se sont donc qualifiés pour la finale ce soir, ils affronteront ORACLE Racing Spithill, l’équipage américain qui est probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide.

Le format des demis- finales se faisaient au meilleur de 3 manches, ORACLE Racing Spithill et Energy Team se sont imposés face à Emirates Team New Zealand et Artemis Racing en deux manches à zéro.

La première demi-finale opposait deux des grand favoris : Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill, qui pointent en tête des America’s Cup World Series 2011-2012. Dans la première manche, l’équipe de Spithill gagne le départ et réussit à maintenir les Kiwis dans leur tableau arrière jusqu’à la fin de la régate.

Le second match a été plus serré, Dean Barker gagne le départ mais James Spithill et son équipage reviennent sur les néo-zélandais et réussissent à passer le catamaran kiwi sur le troisième bord à la faveur d’un choix favorable sur la gauche du plan d’eau.

La seconde demi-finale opposait les Français d’Energy Team et Artemis Racing, les français perdaient les deux départ face aux suédois mais réussissaient à passer l’AC 45 Artemis sur le premier bord de portant grâce à une excellente vitesse et des relances impeccables. Yann Guichard et son équipage creusaient ensuite l’écart avec une bonne tactique, empêchant tout retour des suédois.

Les réactions de l’équipage d’Energy Team
Yann Guichard (FRA), skipper  Energy Team (FRA) :
« Nous avons pris à chaque fois les bonnes décisions et aujourd’hui l’ambiance à bord était vraiment bonne. Le but était de ne pas prendre de risques sur les départs. Nous étions vraiment confiants quant à notre vitesse et notre tactique. Nous sommes partis derrière mais dans une bonne position pour revenir sur le premier gybe (empannage). Le vent était vraiment irrégulier et nous avons peut-être eu un peu de chance parfois mais nous avons bien navigué. C’est une super journée, nous avons pris beaucoup de plaisir et je suis tellement content pour l’équipe. »

Christophe André (FRA), équipier d’avant, Energy Team (FRA) :
« Nous ne nous attendions pas à gagner aussi « rapidement », c’est-à-dire en deux manches. Demain, contre James Spithill, nous voulons juste faire du bon boulot, simple et efficace, avec des manœuvres propres et des départs appliqués. »

La finale sera donc à suivre en direct ce soir à 22h 10 sur le site officiel, tout comme les ‘Petites finales’ qui opposeront :
Green Comm Racing vs. Team Korea (7e/8e)
Aleph vs. ORACLE Racing Coutts (5e/6e)
Emirates Team New Zealand vs. Artemis Racing (3e/4e) 


Jeudi soir l’équipage Aleph s’était également fait remarqué en remportant successivement trois matchs races face à China Team, Team korea et Oracle Racing Coutts.

« La première rencontre contre les Chinois était un peu le match « à pression » du jour. C’était une épreuve éliminatoire donc il nous fallait absolument les battre. Cette première victoire nous a mis en confiance pour la suite. » expliquait Nicolas Heintz, n°1 d’Aleph.

Pierre Pennec et ses hommes étaient ensuite opposés à Artemis Racing, les français écopaient d’une pénalité lors du pré-départ mais parvenaient à passer les suédois, cependant cette régate était annulée suite à des problèmes techniques sur les zones d’exclusion. Un nouveau départ est donc donné quinze minutes plus tard, Terry Hutchinson inflige de nouveau une pénalité au skipper français lors du pré-départ, Aleph arrive malgré tout à recoller et accuse un retard de 7 secondes au passage de la 5ème marque, sur le dernier bord, Artemis négocie mieux les effets de site et Aleph tombe dans une zone sans vent, les suédois s’envolent vers la victoire et l’emporte avec 38 secondes d’avance.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Pierre Pennec : « Après trois matchs, nous étions bien chauds, et les régates se sont enchaînées comme un stimulant. Nous menions le premier duel avant son annulation puis nous avons été pénalisés sur le second départ mais nous avons bien joué les bascules jusqu’à la dernière marque. Nous avons fait peur à Artemis Racing, une grosse équipe de match racing, une très bonne journée pour Aleph. »

Groupe Edmond de Rothschild s’impose à Nice

L’équipage de Pierre Pennec, sur Groupe Edmond de Rothschild s’est imposé hier à Nice sur le 7ème acte des Extreme Sailing Series.

Comme souvent, la victoire s’est jouée sur la dernière manche, qui compte double ; l’équipage français de Groupe Edmond de Rothschild, en tête depuis la veille, devait terminer devant ou juste derrière Artemis Racing sur cette ultime course pour gagner ce rendez-vous ; après le superbe retour d’Artemis qui avait remporté deux manches successivement dans la matinée et qui ne pointait plus qu’à 3 points derrière les français.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Le récit de cette régate par Pierre Pennec, le skipper de Groupe Edmond de Rothschild : « Sur le départ nous étions bord à bord avec Artemis. Terry Hutchinson se montre trop gourmand et franchit la ligne prématurément. L’ambiance est alors au beau fixe même si nous restons concentrés. Mais nous déchantons assez vite car un bateau, qui n’est pourtant pas en concurrence directe avec nous vient nous chercher et nous fait perdre beaucoup de terrain. Un dernier du classement général qui embête le premier … c’est toujours dommage ! Ensuite, au passage sous le vent nous considérons que nous sommes engagés sur Red Bull mais le jury en décide autrement et nous sommes sanctionnés d’une pénalité. A ce moment là, nous sommes derrière Artemis. Et là, l’équipage s’est remotivé et a puisé dans la cohésion qui nous unit car nous voulions vraiment jouer nos chances jusqu’au dernier moment. Sur la ligne, nous avons les suédois en ligne de mire et nous coupons cette dernière à seulement dix centimètres de son tableau arrière. Les dernières régates sont toujours d’une grande intensité car le principe du coefficient deux n’autorise aucune erreur surtout quand nous sommes si serrés en point. L’équipage a laissé exploser sa joie une fois la ligne franchie. Cette victoire est une très belle revanche pour nous et elle nous remet en tête du classement annuel… que demander de plus ?»

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Groupe Edmond de Rothschild remportait donc ce grand prix devant Artemis qui terminait à un point seulement des vainqueurs, l’équipage suédois de Terry Hutchinson s’incline donc sur cette ultime régate, comme à Boston.

Groupe Edmond de Rothschild célébrant sa victoire de l’Acte 7 à Nice © Lloyd Images

Les suisses d’Alinghi complètent le podium de cette 7ème étape devant Luna Rossa

Tanguy Cariou, skipper d’Alinghi : « Dans l’absolu c’est un bon résultat, mais nous sommes un petit peu déçus bien sûr. Je pense qu´on avait le potentiel pour faire mieux. Ce matin on a perdu le rythme par rapport à Artemis Racing et Groupe Edmond de Rothschild, donc bravo à eux, ils ont fait un super boulot. On sait que depuis Trapani le classement général va être difficile à jouer pour nous donc maintenant on se concentre sur la victoire d’étape. »

Oman Air a effectué une belle remontée et termine à la cinquième place devant Red Bull Extreme et Emirates Team New Zealand, Dean Barker et ses hommes auront été à la peine dans les vents faibles de Nice, après leurs succès sur le circuit des America’s Cup World Series.

Jean Pierre Dick, pour sa première expérience en Extreme 40 n’aura pas démérité et termine avant dernier de cet acte, devant Team Nice for You.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Les 11 équipes retrouveront la compétition à Alméria pour la 8ème et avant dernière étape de la saison du 12 au 16 Octobre.

Au classement général, Groupe Edmond de Rothschild reprend la tête du classement avec deux points d’avance sur Luna Rossa, et 7 sur Emirates Team New Zealand, troisième, Artemis Racing pointe en 6ème position à égalité de points avec Alinghi.

Classement du Grand Prix de Nice (après 29 manches)

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 229 points
  2. Artemis Racing (SWE) – 228 points
  3. Alinghi (SUI) – 215,5 points
  4. Luna Rossa (ITA) – 209 points
  5. Oman Air (OMA) – 185 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 179.5 points
  7. Emirates Team New Zealand (NZ) – 163 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 160 points
  9. The Wave, Muscat (OMA) – 156 points
  10. Team Extreme (EUR) – 119 points
  11. Niceforyou (ITA) – 118 points

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 61 points
  2. Luna Rossa (ITA) – 59 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 54 points
  4. The Wave, Muscat (OMA) – 52 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 49 points
  6. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  7. Alinghi (SUI) – 48 points
  8. Oman Air (OMA) – 38 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 21 points
  10. Niceforyou (ITA) – 16 points
  11. Team Extreme (EUR) – 15 points