L’équipage de Ronan Hagara s’installe en tête du classement de ce 7ème acte des Extreme Sailing Series, après deux jours de régates marqués par le petit temps, les hommes du skipper autrichien ont largement dominé la première journée en remportant trois des quatre régates.
Le vent était donc timide pour cette première journée mercredi avec 5 à 6 noeuds au large de la Promenade des Anglais, malgré tout le vent restait relativement régulier, ce qui permettait aux équipages de faire la différence sur les départs et en exploitant au mieux les molles. Hier le comité avait décidé de lancer les Extreme 40 sur l’eau entre 9h et 11h, puis à partir de 14h pour courir un maximum de régates, dans un vent toujours inférieur à 10 noeuds.
Groupe Edmond de Rothschild pointait à la seconde place du provisoire hier matin, à 4 points de Red Bull, ils ont réussi à réduire l’écart avec le leader provisoire en étant très régulier avec des places de manches entre la 2nde et la 7ème positions, le leader a quant à lui alterné de très bonnes places avec une victoire de manche et deux secondes places et le moins bon avec deux places d’avant dernier, Red Bull gardait cependant la tête avec 1,5 point d’avance.
Les Italiens de Luna Rossa, leaders du championnat, avaient mal débuté ce 7ème acte mercredi avant de revenir hier grâce à trois victoires de manches permettant à l’équipage de Paul Campbell James de pointer à la troisième place du provisoire à un point de Groupe Edmond de Rothschild. Alinghi et Artemis Racing sont tous les deux au pied du podium et seulement 3 points les séparent.
Les deux équipages omanais connaissent également des débuts poussifs avec des 7 et 8 ème places au provisoire malgré quelques podiums de manche.
Les bizuths de l’étape, Jean Pierre Dick et ses équipiers de Team Extreme Nice Côte d’Azur, avaient surpris mercredi en pointant en 3ème position du provisoire à l’issue de quatre régates de la journée, jeudi ils n’ont hélas pas réussi à réediter leurs performances, en terminant la plupart des manches dans les trois dernières positions.
La grosse surprise de ce début de compétition vient de l’équipage d’Emirates Team New Zeland qui ne parvient pas à rentrer dans le match, en effet les hommes de Dean Barker peinent à trouver leurs marques, leur première journée a été catastrophique avec des places de 9, 10 et 11ème, hier ils ont réussi à hausser le niveau avec quelques places sur le podium, ils devront confirmer aujourd’hui pour accéder au haut du classement.
A partir de 14h, le public pourra profiter des régates au plus près du rivage et de nombreuses animations mises en place sur le village de course ainsi que des commentaires en français et en anglais pour ne rien rater des régates.
Vendredi et samedi, le plan d’eau de Pylmouth accueillait les duels comptant pour le Match Race Championship.
Aleph ouvrait le bal face aux Espagnols de Green Comm en quarts de finale, Bertrand Pacé et ses hommes effectuaient un bon départ, et établissaient une bonne tactique, jusqu’au dernier bord, où le gennaker passe à l’eau, ce qui permet à l’équipage espagnol de passer le catamaran français et de s’offrir une victoire.
Team Korea s’offrait facilement China Team lors du second quart, pour le troisième, Oracle Racing Spithill était également large vainqueur face à Green Comm.
James Spithill devra s’incliner face à Chris Draper lors du quatrième quart. A la barre du bateau coréen, le Britannique s’accroche à son adversaire et repasse en tête à la fin du premier bord portant, le vent monte à 20 noeuds avec une mer qui s’agite, le Defender frôle le chavirage à la seconde marque sous le vent. Draper s’envole vers la victoire.
Le cinquième quart opposait Energy Team et Team Korea, Loïck Peyron signe un bon départ, enroulant la première marque en tête mais très vite Team Korea choisit le bon côté du plan d’eau et navigue avec une voile d’avant plus adaptée, permettant à l’équipage « coréen » de prendre la tête et de remporter le match.
La première demi-finale opposait Russell Coutts à Dean Barker au meilleur de trois manches. Sur le premier départ, une petite collision entraine une pénalité pour Russell Coutts qui part en retrait mais remporte la manche. Barker gagne ensuite la seconde et la dernière manche, s’offrant une place en finale.
Samedi, Chris Draper élimine Terry Hutchinson, en demi-finale. Team Korea a de nouveau gagné la première manche sur le dernier portant, lors de la seconde Artemis écope d’une pénalité pour être entré trop tôt dans la zone de pré départ, l’équipage de Terry Hutchinson réparait dès le départ lancé et revenait au contact dès le premier près mais cédait sa place de leader, malgré un seperbe retour, Team Korea s’imposait avec 15 secondes d’avance et s’offrait une finale face à ETNZ.
James Spithill survolait son duel face à Loïck Peyron pour la 5e place. Lors du pré départ, Oracle loffe Energy Team qui s’arrête. Peyron et son équipe cravachent pour revenir avec quelques plantés spectaculaires. L’équipage américain s’impose avec plus de 2min 45′ d’avance.
Sur les deux autres petites finales, les Chinois passent la ligne devant Green Comm Racing mais sont disqualifiés pour avoir enroulé une bouée à l’envers. Et dans celle pour la troisième marche du podium, Coutts revanait au contact d’Artemis Racing sur le dernier près, mais écopait d’une pénalité après être sorti du cadre, offrant la victoire à Artemis.
La finale opposait donc les Kiwis à Team Korea (composé de quatre britanniques et un néozélandais. Dean Barker empoche les deux points d’affilée face à Chris Draper, qui a offert une belle résistance à l’équipage d’ETNZ qui remporte donc ce championnat de Match Racing de PLymouth.
Les réactions des skippers :
Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »
Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »
Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
«Nous sommes déçusd’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »
Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »
Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »
Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »
Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
«Nous sommes déçusd’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »
Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »
CLASSEMENT FINAL DU PLYMOUTH MATCH RACING CHAMPIONSHIP
1. Emirates Team New Zealand
2. Team Korea
3. Artemis Racing
4. ORACLE Racing Coutts
5. ORACLE Racing Spithill
6. Energy Team
7. Green Comm Racing
8. China Team
9. Aleph
Dimanche, les équipages se retrouvaient sur le plan d’eau pour une course en flotte pour le Plymouth Fleet Racing Championship (course comptant pour le championnat AC 45), les conditions étaient musclées avec 30 noeuds de vent et une mer qui se formait.
Lors du pré-départ, Team Korea évite de justesse un chavirage, le catamaran se retrouve arrêté suite à cet incident, Loïck Peyron dans le sillage des coréens évite la collision mais chavire, l’équipe technique intervient rapidement et peut redresser le bateau français avant le départ de la manche, avec cependant le haut de l’aile endommagé.
Au même moment, Aleph vient de toucher Green Comm (ESP) avec une étrave, collision sans gravité mais quelques mètres plus loin c’est l’étrave tribord d’Artemis Racing qui passe violemment sous la coque bâbord du catamaran l’Espagnol. Les bateaux restent enchevêtrés quelques minutes, Green Comm abandonne, son skipper étant légèrement blessé, Artemis parvient à repartir avec une étrave qui se délamine.
Au coup d’envoi, seuls Spithill, Coutts et Barker s’élancent au coup de canon. Team Korea, Aleph, China Team et Energy Team partent en second rideau devant Artemis.
Le bateau chinois se retourne dans une rafale avant le passage de la première bouée. Là aussi, le bateau est rapidement remis sur ses deux flotteurs et China Team peut continuer sa course, loin derrière les leaders.
Dans le pelotonde tête, la course était très disputée ORACLE Racing Coutts menait d’une courte tête devant James Spithill. Ce dernier réussit à reprendre la main au passage de la bouée au vent mais écopait d’une pénalité, réalisée immédiatement, Spithill revenait malgré tout et creusait l’écart sur les deux derniers bords tandis que Emirates Team New Zealand s’intercalait à la seconde place.
L’équipage de Bertrand Pacé (Aleph) effectuait une course prudent, contrôlant Team Korea et s’offrant une encourageante quatrièmeplace devant Team Korea. Energy Team termine 6ème devant China Team qui termine 9 minutes 54 après le vainqueur (et donc 6 secondes avant le temps limite), Artemis Racing chavire sur le dernier près et ne terminera pas la course.
Au classement America’s Cup World Championship, ETNZ mène avec 4 points d’avance sur Oracle Racing Spithill, Oracle Racing Coutts et Artemis sont 3ème ex-aequo, devant Team Korea, les deux équipes françaises sont également ex-aequo en 6ème position devant China Team et Green Comm Racing.
Deuxième journée de régates très spectaculaire aujourd’hui pour les AC45, à Plymouth avec trois chavirages sur la seule manche du jour, et deux équipages frôlant la correctionnelle lors des runs de vitesse.
Hier, Emirates Team New Zealand avait empoché la première et la troisième manche, la seconde allant à ORACLE Racing Spithill. Côté français, Energy Team débuté la journée avec un rappel suite à un départ prématuré, terminant dernier de cette première manche, Aleph se distinguait avec une quatrième place sur la première course, puis une cinquième sur la troisième manche, l’équipage mené par Bertrand Pacé pointait en quatrième position derrière les favoris ETNZ, Oracle Racing Spithill et Artemis Racing.
Une seule course en flotte était prévue aujourd’hui avec un grand soleil, 35 nœuds en rafales et une mer agitée, les conditions étaient réunies pour une régate spectaculaire.
Trois chavirages ont émaillé cette manche, la série a été inauguré par Aleph, sur le second bord de reaching après quatre minutes de course, suite à un planté des étraves, le second équipage à chavirer était celui de Team Korea, toujours suite à un planté, le catamaran a pendant quelques secondes semblé retomber du bon côté avant de se coucher sur l’eau, Green Comm clot la série sur le dernier bord.
L’équipage français a rapidement pu redresser son cata, mais le haut de l’aile a été sérieusement endommagé lors du chavirage et l’équipe n’a pas eu d’autre choix que d’abandonner et de rentrer au port afin de gruter le catamaran au plus vite. Les réparations sur Green Comm seront également importantes, le team prévoit deux jours pour remettre l’AC 45 en état de naviguer.
Rapidement Terry Hutchinson sur Artemis Racing prenait la tête, suivi de James Spithill (Oracle Racing) et Loïck Peyron (Energy Team). Sur les premiers bords, l’équipage de Dean Barker (ETNZ) revient au contact d’Oracle Racing Spithill, sur un virement, les deux bateaux encadrent Artemis Racing qui doit abandonné suite à une casse sur le volet arrière de l’aile. Energy Team voyait revenir Russell Coutts, qui arrivait à passer le catamaran français sous le vent.
Sur la ligne, James Spithill et son équipage s’imposent devant ETNZ et Oracle Racing Coutts, Energy Team termine quatrième devant China Team et Team Korea qui a bouclé le parcours malgré le chavirage (le règlement autorise les équipages à terminer la course après avoir reçu une aide extérieure suite à un chavirage).
La journée s’est terminée avec des runs de vitesse sur 500m, comme samedi, Russell Coutts a été le plus rapide avec un run à 25,92 nœuds de moyenne (48 km/h).
Lors de leur premier essai, Oracle Racing Spithill et Energy Team ont frôlé le chavirage
Réactions du jour
Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :
« Nous avons chaviré par l’avant, l’étrave a planté et le bateau a suivi. Personne n’a été blessé et nous avons juste abîmé le haut de l’aile. Nous naviguions sur un angle délicat (au reaching) mais nous allions très vite et nous pensions que ça passerait car cela arrive plutôt avec moins de vitesse. Ce sont des conditions dans lesquelles nous devons courir, il suffit juste d’apprendre à bien régater dans ces situations c’est tout. Mon manque d’expérience du multicoque a entrainé notre chavirage aujourd’hui. On ne peut pas avoir la régate et le multicoque, ça s’apprend et aujourd’hui nous avons touché les limites. On attaque plus en course qu’en régate, c’est normal. Le chavirage fait partie du jeu mais les conditions étaient maniables. »
Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Belle journée avec un très bon départ pour une manche de 40 longues minutes car il fallait survivre avec beaucoup de vent et des angles de vent difficiles à tenir. C’est la première fois que l’on courrait dans des conditions aussi intenses. Le marin expérimenté du multicoque au large que je suis sensé être revient un peu trop, avec cette envie de finir et de ne rien casser, c’est « offshore » comme attitude. Je ne regrette pas car notre bateau est en entier en soir. Ceux qui apprennent depuis six mois ou un an ont cette chance de l’innocence. Nous, nous savons aussi comment faire mais nous avons trop vécu de catastrophes au large en multi pour ne pas en être imprégnés. »
Yann Guichard (FRA), régleur d’aile rigide, Energy Team (FRA) à propos des différences entre les épreuves d’Xtrem 40 et d’AC45 :
« Les deux sont de la régate condensée à l’extrême. Si les parcours sont un peu plus grands en AC45, les bateaux vont plus vite et nous avons aussi la limite virtuelle à gérer, le rythme à tenir à bord est donc similaire. Il y a néanmoins la spécificité du bateau, plus extrême, plus rapide, plus instable en latéral mais beaucoup moins en enfournement qu’un Xtrême 40. Par contre, quand tu commences à lever, tu arrives vite à l’angle critique où tu es en équilibre instable et tu ne sais pas de quel coté le bateau va retomber. »
Luca Devoti (ITA), directeur sportif, Green Comm Racing (ESP) :
« Personne n’a été blessé mais l’aile a été endommagée, nous aurons besoin de deux jours pour la réparer.
Russell Coutts (NZL), skipper/barreur, ORACLE Racing Coutts (USA) : « Il y avait beaucoup de choses auxquelles il fallait faire attention aujourd’hui. Vous pouvez rater un virement et chavirer. C’est bien, cela met les marins à l’épreuve et c’est pour ça que nous sommes là. Attendez de voir quand la flotte régatera à San Francisco, ce sera comme ça tous les jours. »
Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR), à propos du moment du chavirage : « Nous savions que nous étions lents au moment du bear-away et que c’était un peu risqué. Il n’est pas idéal de vivre cela en course, mais c’est bien que cela arrive maintenant et merci à notre équipe technique qui nous a aidé à remettre le bateau à l’endroit pour que nous finissions la course. »
Vasilij Zbogar (SLO), skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP) sur le fait de chavirer peu avant l’arrivée : « C’était vraiment dommage de chavirer à la fin, mais je pense que nous étions très fatigués. C’est la première fois que nous régatons dans ces conditions. Nous avons bien navigué sur la première moitié du parcours mais sur la seconde, nous avons commencé à faire des erreurs. Nous voulions la jouer « safe » jusqu’à l’arrivée mais vous ne pouvez pas vraiment sur ces bateaux, il faut être à 100% tout le temps, sinon vous chavirez, ce qui nous est arrivé à la fin mais cela aurait pu être le cas n’importe où sur le parcours. »
Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) : « La bastaque a heurté l’aile et le volet arrière s’est brisé sur la partie basse. Emirates naviguait à notre vent et pour éviter les problèmes supplémentaires, nous avons décidé d’arrêter la course. »
Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), à propos de l’exigence de ces conditions : « Cela réduit les possibilités sur la manière de conduire le bateau. Malheureusement, nous avons raté deux virements et n’avons saisie toutes nos opportunités. Pour nous ces événements sont d’abord une occasion de faire progresser l’équipe afin d’être de plus en plus confiants en multicoque. C’est bien d’avoir différentes conditions météo, car celles d’aujourd’hui pourraient ressembler à celles de San Francisco. »
James Spithill (AUS), skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA) sur la volonté de toujours s’améliorer même après une victoire : « Nous pouvons encore gagner en vivacité. Aujourd’hui, je me suis efforcé à rester calme ce qui n’est pas évident car vous savez que chaque erreur peut coûter très cher. »
Charlie Ogletree (USA), skipper/régleur/tacticien, China Team (CHN), satisfait du comportement de son équipe :
« Une très belle pour nous. Nous étions vraiment satisfaits de notre préparation, du programme et de nos nouveaux marins. C’est la plus belle manche réalisée jusqu’ici avec cet équipage. »
Emirates Team New Zealand a brillamment remporté l’ultime régate en flotte hier à Cascais et s’adjuge l’America’s Cup World Series Cascais.
ORACLE Racing Spithill prenait le meilleur départ et contrôlait ETNZ sur les deux premiers bords, les deux catamarans étaient suivis de près par Oracle Racing Coutts, Aleph, barré par Bertrand Pacé et Artemis Racing.
Dean Barker revenait sur James Spithill sur le second portant. Spithill part sur la gauche du plan d’eau alors que les néo-zélandais vont chercher de la pression au centre, ce qui leur permet de passer Oracle Racing Spithill sous le vent, ils ne leur reste alors plus qu’à contrôler leur adversaire direct pour remporter cette manche. Artemis Racing profite de cette bataille pour la 1ère place pour refaire son retard et s’intercale à la dernière bouée devant James Spithill, Terry Hutchinson et son équipage coiffent Oracle Racing au poteau et terminent 2nd, le podium est complété par Oracle Racing Spithill, Russell Coutts prend la 4e place.
La surprise dans la seconde moitié de tableau est venue de Green Comm qui prend une belle 5ème place, alors que l’équipe espagnole était plutôt habituée aux dernières places durant cette semaine de régates.
Aleph qui a tenu bon sur les deux premiers bords lâchera peu à peu du terrain et termine finalement à la sixième place après une belle bataille à la dernière bouée. Le résultat était plus contrasté du côté d’Energy Team, barré pour cette dernière régate par Yann Guichard, qui remplaçait Loick Peyron, parti courir le Fastnet sur Banque Populaire 5 ; en effet le manque d »expérience du skipper sur ce support s’est fait sentir dès le départ, assez prudent, les hommes de Yann Guichard batailleront malgré tout pour revenir sur leurs concurrents, ils prennent la huitième place.
Classement de cette America’s Cup World Series Cascais 1. Emirates Team New Zealand (NZ) – 10 points
2. Artemis Racing (SWE) – 9 points
3. Oracle Racing Spithill (USA) –8 points
4. Oracle Racing Coutts (USA) – 7 points
5. Green Comm Racing (ESP) – 6 points
6. Aleph (FRA) – 5 points
7. Team Korea (KOR) – 4 points
8.Energy Team (FRA) – 3 points
9. China Team (CHN) – 3 points
Réactions du jour
Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team News (NZL)
« C’est vraiment fantastique pour nous. La régate fut très difficile de bout en bout. La brise ne s’est jamais vraiment établie et il y avait de grands trous de vent sur le plan d’eau. Il fallait être toujours au bon endroit au bon moment. »
Le bilan de la semaine : « Nous étions très frustrés après la journée d’hier, nous avions commis beaucoup d’erreurs mais nous avons su rebondir. Nous sommes satisfaits de ce que nous avons fait à Cascais. Il nous reste encore deux ans et beaucoup de travail nous attend. »
Terry Hutchinson, skipper/barreur, Artemis Racing (SUE)
« Nous avons été consistants, gagnant du terrain à chaque bord. L’équipage a fait un job incroyable aujourd’hui et c’est aussi bien d’avoir des bords qui durent plus longtemps et permettent de mieux utiliser la vitesse du bateau. C’est sûrement notre meilleure manche de tout le championnat. »
Bertrand Pacé, skipper/barreur aujourd’hui, Aleph (FRA) « Cela fait vraiment plaisir après la frustration de notre succession de mauvaises manches. Là, sur une régate plus longue, nous avons tenu le coup en vitesse, en tactique et en manœuvre. Nous avons taillé un peu gennaker la nuit dernière, cela a un peu amélioré les choses mais il va falloir encore travailler. J’avais la trouille en début d’après-midi quand il y avait 25 nœuds. J’ai dit aux gars « quoi qu’il arrive, on y va à fond et on ne se pause pas trop de questions ». Mais le vent a vraiment molli, il fallait jouer les bascules, la droite était bonne mais pas jusqu’au bout, c’était une belle régate. Je suis bluffé par le bateau. Tu peux changer ta manière de régater selon l’adversaire que tu as à tes côtés, tu peux faire du cap, abattre, accélérer, il répond dans l’instant, c’est vraiment un bateau fabuleux. Il est sûr que nous serons à Plymouth. Nous sommes sur la bonne voie, ce n’est pas facile mais nous avançons. »
Larry Ellison, CEO, ORACLE Racing (USA)
« Ces bateaux sont les plus excitants à bord desquels j’ai jamais régaté. Ils sont vraiment très rapides, vous prenez une risée, une bascule et vous pouvez passer. Ce n’est pas seulement : gagner le départ et gagner la course. Félicitations à Dean Barker et Terry Hutchinson, premier et second devant nous aujourd’hui. Cascais a été un site superbe pour ces régates, nous regardons maintenant vers Plymouth et nous espérons aussi d’autres lieux comme Auckland, San Francisco. C’est un circuit international avec les meilleurs marins à bord des bateaux les plus rapides. Nous souhaitons montrer les AC45 et cette technologie dans le monde entier. »
Vasilij Zbogar, skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP)
« Superbe journée pour notre équipe. Nous sommes les derniers arrivés ici mais nous avons progressé tous les jours, 9e, 8e,7e, 6e et maintenant 5e…Aujourd’hui l’esprit d’équipe à bord s’est renforcé comme jamais. Nous nous sommes battus jusqu’au bout et notre équipe a le potentiel pour gagner. »
Yann Guichard, barreur, Energy Team (FRA) :
« C’était difficile pour moi, tout était nouveau, le format, le bateau, le départ au reaching. Cela faisait beaucoup d’informations à intégrer en peu de temps. J’ai eu du mal à sortir la tête du bateau, à regarder notre positionnement et celui des concurrents. On se fait un peu décrocher dès le départ. On se fait couvrir par le paquet et les quatre premiers s’envolent. Ce qui a été dur pour moi c’est de gérer la box, car on est souvent tenté d’aller plus loin chercher la risée, mais tu es obligé de virer. »
Le prochain rendez-vous pour ces équipes sera les America’s Cup World Series Plymouth du 10 au 18 septembre.
Les courses ont de nouveau été retardées faute de vent aujourd’hui à Cascais, la journée de régates a donc débuté à 17h avec trois courses en flotte puis un premier match-race entre Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill.
Emirates Team New Zeland et ORACLE Racing Spithill ont dominé les régates en flotte, Dean Barker, le skipper d’ETNZ avait mal débuté la journée avec une collision avec Russell Coutts sur le second départ, malgré tout il réussissait à reprendre une 4ème place sur cette régate avant de s’imposer sur la dernière course en flotte de la journée.
James Spithill revenait à son meilleur niveau avec une victoire, une 4ème et une seconde place. Chris Draper sur Team Korea menaient son équipage sur le podium de cette journée de régates en flotte avec une 6ème, une 3ème et une 2nde place, Loick Peyron et ses hommes se distinguaient également sur Energy Team avec deux 3ème place et une cinquième place, se classant 4ème de cette journée à égalité de points avec les koréens.
Artemis Racing et Oracle Racing Coutts étaient à la peine aujourd’hui avec des cinquième et sixième places au provisoire, devant Aleph qui manque de vitesse, China Team et Green Com.
La journée s’est terminée sur un duel opposant les deux premiers du classement du jour, les Néo-zélandais ont remporté ce premier mano a mano grâce à une bonne tactique et une vitesse excellente au portant permettant le retour sur le second portant.
Les réactions des skippers :
Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), leader : « C’était une journée très intense. Nous avons eu une collision avec Russell (Coutts) et cela nous a pris quelques minutes pour revenir dans le match (2e manche). Il y a différents degrés de collision, celle-ci n’était pas si méchante. Cela a endommagé légèrement la coque, nous avons un peu d’eau à l’intérieur mais tout sera réparé ce soir. Les points clefs du match race : nous avons fait une erreur en partant sur la droite du plan d’eau, la gauche était plus favorable, nous étions un peu en retard à la marque sous le vent et ils ont fait un super job pour revenir mais nous avons réussi un très bon second bord de portant. » Sa manche préférée aujourd’hui ? « Le match race ! Mais globalement, nous avons pris beaucoup de plaisir aujourd’hui et c’était vraiment une bonne décision d’attendre deux heures de plus pour lancer les courses. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons mieux faire mais je suis fier du travail de mon équipage ce soir. »
Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA), 4e au classement général : « C’est pas mal, nous sommes au stade d’amateurs éclairés, on se bagarre avec des gens qui font ça depuis longtemps et ensemble. Nous, on se découvre et on découvre le bateau et, en plus, on parle anglais, ce qui ajoute aux difficultés. Mais il ne faut pas oublier à qui nous avons à faire et ils vont bientôt découvrir à qui ils ont à faire (rires) mais pour l’instant, restons modestes. »
Alain Gautier, barreur, Aleph (FRA), 7e au classement général :
« La journée a bien commencé avec une place de 5e, avec un bon départ et des manœuvres qui progressent. Par contre, nous avons toujours ce problème de vitesse, il faut que nous modifions les voiles et le génois repart d’ailleurs en voilerie ce soir. Nous avons aussi été gênés par les bannières publicitaires (flottantes) de l’organisation à la bouée sur la deuxième manche. Nous avons protesté mais il a fallu abattre et nous avons perdu 20 à 30 secondes. »
Pour terminer un petit rappel concernant les règles des AC Match Race Championnship :
Les équipes s’affrontent en duel afin de décrocher leur place pour l’épreuve de force finale du samedi. Mercredi, jeudi et vendredi se déroulent selon le même programme. Les journées débutent par trois courses en flotte de 20 minutes afin de déterminer les six meilleures équipes qui se mesurent ensuite en Match Race (le 6e contre le 5e, le 4e contre le 3e et le 2e contre le 1er). Chaque journée permet d’établir un classement complet de l’ensemble de la flotte. Le résultat au terme de ces trois jours détermine l’ordre des sélections pour les Match Race Championships de samedi. Les six meilleures équipes se rencontreront alors en quarts, demies et finales afin de désigner le vainqueur du Cascais AC Match Race.
Les premières régates en AC 45 ont eu lieu le week end dernier à Cascais, dans le cadre des America’s Cup World Series, permettant aux futurs challengers pour la 34ème America’s Cup de se confronter sur des catamarans à aile rigide.
Les favoris, le defender Oracle Racing avec ses deux bateaux, ETNZ, et Artemis n’ont pas failli et ont trusté les premières places.
Samedi, James Spithill (ORACLE Racing) s’adjuge les deux dernières manches de la journée, après avoir été disqualifié sur la première (hors zone lors du départ et absence de réparation) et terminait 4ème de cette première journée, le skipper australien est probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide, puisqu’il était le barreur du trimaran USA 17 utilisé par l’équipe américaine lors de la 33ème Coupe de l’America.
Dean Barker, le skipper d’Emirates Team New Zeland, pointait en tête du classement général provisoire gâce à la régularité de l’équipage (3,3,2ème) devant les Suédois d’Artemis Racing (1, 4 et 3ème). Russell Coutts sur le second bateau américain complétait le podium.
Côté français, la bonne performance du jour était la seconde place d’Energy Team sur la première manche, les hommes de Loick Peyron ne réussiront pas à renouveler cette performance et terminaient 8èmes des deux autres manches, Aleph termine la journée sur une 7ème puis une 5 et une 9ème place.
Dimanche les équipages se sont affrontés sur un parcours long avec une régate de 40 minutes et sur des runs de vitesse de 500m.
Cette 4ème régate a été marquée par un mano à mano entre Oracle Racing Coutts et ETNZ, Dean Barker prenait le meilleur départ, mais perdait cet avantage au passage de la 3ème bouée ; en effet au moment de dérouler le gennaker l’un des cinq équipiers du bateau néo-zélandais tombait à l’eau, obligeant le skipper a effectué une pénalité, Russell Coutts en profitait pour reprendre l’avantage et s’adjuger cette régate, les trois places suivantes ont également été disputées entre Oracle Racing Spithill, Energy Team et China Team, c’est finalement James Spithill qui prend la 3ème place devant China Team et Energy Team.
Au classement général provisoire, Emirates Team New Zealand pointait en tête devant Oracle Racing Coutts, Artemis Racing et Oracle Racing Coutts.
Concernant les équipes plus « récentes », Mitch Booth impose China Team en 5ème position à égalité de points avec Team Korea, les équipages français s’intercalent entre les deux bateaux asiatiques et le dernier arrivé sur le circuit Green Com Racing qui ferme la marche en 9ème position, avec Energy Team en 7 ème position et Aleph à la 8ème place.
Les réactions des skippers :
Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL)« Nous venons de vivre une très bonne journée avec une jolie brise. Les runs de vitesse étaient nouveaux pour nous tous. Nous avons eu beaucoup de chance dans le dernier sprint avec une grosse risée qui nous a accompagnés jusqu’à l’arrivée. Nous sommes très satisfaits de la manière dont les choses se sont déroulées mais nous regardons devant avec tout ce qui nous attend encore cette semaine. A la marque au vent, nous avons perdu un équipier pendant l’envoi du gennaker. Impossible de le récupérer, nous avons donc terminé avec un gars en moins, ce qui n’était finalement pas si grave. Nous faisons un break demain et nous naviguerons mardi, la veille de la reprise des régates. »Winston MacFarlane, wincheur d’Emirates Team New Zealand tombé à l’eau pendant la régate en flotte, sa manivelle de winch s’est brisée alors qu’il déroulait le gennaker « Je me suis retrouvé dans l’eau tandis que les autres bateaux arrivaient pour enrouler la marque au vent. J’étais sur leur route alors j’ai nagé pour rejoindre notre shase boat. La mort m’a donné du fil à retordre aujourd’hui. »Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA) « Nous avons encore trop la tête dans le bateau. Nous n’avons pas encore suffisamment navigué ensemble et sur ce support pour bien observer ce qui se passe dehors et progresser en tactique. Le mot d’ordre de la journée était d’être plus agressifs, de prendre peu de risques pour le bateau mais un peu plus sur le départ ce qui n’a pas mal fonctionné… Mais ça ne marche pas à tous les coups. Nous faisons encore des erreurs, comme sur la fin où nous perdons notre 4e place contre les Chinois parce que je n’étais pas sûr de mon coup avec les dérives et le passage entre la digue et la bouée. Je vire trop tôt et Mitch (Booth) passe. La journée n’est pas terminée. Il faut encore sortir le bateau, les manip’ sont longues, le rythme usant. Demain, ce sera un vrai « day off » bien mérité pour tout le monde. Ce format de départ au reaching va sûrement s’imposer en multicoque, comme cette zone de course limitée en largeur dont nous parlons depuis des années, même en 60 pieds. Cela ajoute en intensité. Là, le jeu mixe les cultures. C’est un mélange du savoir faire planétaire de la voile qui s’exprime en une fois. »
Bertrand Pacé, skipper/tacticien, Aleph (FRA) « Sur la régate, nous ne sommes pas trop mal partis mais on a fait un mauvais choix tactique à la bouée qui nous a obligé à multiplier les empannages ce qui nous a ralenti. Nous sommes arrivés derniers à la bouée sous le vent, mais nous avons assez vite doublé Green Comm Racing (ESP). Aujourd’hui, nous avons surtout essayé d’apprendre à faire marcher le bateau et à se concentrer sur la vitesse. C’était mieux sur la fin de la régate, nous prenons la mesure du bateau et nous progressons. L’épreuve de vitesse était un peu « olé olé », parce qu’en définitif, tout dépendait des conditions et des risées. Nous avons eu pas mal de vent à un moment, mais c’était trop tard. »
Les régates reprendront demain avec quatre jours de match racing avant une finale en flotte dimanche.
Dean Barker et son équipage sur Emirates Team New Zealand ont réalisé un joli coup lors de l’ultime régate des Extreme Sailing Series de Boston ; en prenant la seconde place, les néo-zélandais empochaient les points comptant double et reléguaient Terry Hutchinson et l’équipage d’Artemis à la seconde place à 4 points derrière Emirates Team New Zealand.
L’équipage d’Artemis perd donc cette étape après avoir mené depuis le premier jour, une déception pour le skipper américain qui aurait souhaité s’imposer devant son public lors du jour de la fête nationale célébrant l’indépendance des USA : » Comme je l’ai dit hier, il y a une seule manche qu’il est interdit de perdre, la dernière. Nous étions très bien placés à la première marque, mais le vent à pris de la gauche et 4 bateaux sont passés devant. Je suis déçu mais je tiens à féliciter Emirates Team New Zealand, ils ont fait un super boulot et n’ont rien lâché. Je suis désolé pour les nombreux fans qui nous ont soutenu pendant ces 5 jours de compétition, ils auraient mérité cette victoire, surtout en ce jour d’Indépendance Day. »
Cette victoire d’étape est la première pour les néo-zélandais qui enchainent les podiums depuis le début de la saison, Dean Barker : « Les conditions de navigation ont été très difficiles ici, « expliquait Dean. « Déjà à Istanbul, la finale avait été très serrée et c’est agréable cette fois d’en sortir victorieux. Boston était un très bel événement, la ville est sublime et le public a été fantastique. »
The Wave, Muscat et son nouveau skipper Leigh McMillan complète le podium : « J’ai du mal à y croire, je sautais partout et hurlais comme un gosse quand nous avons coupé la ligne d’arrivée. C’est génial pour l’équipe, une sacré récompense. »
Côté français, Groupe Edmond de Rothschild réalise une contre performance avec une cinquième place, les hommes du Gitana Team ont manqué de régularité sur ce grand prix, enchainant des victoires avec des dernières places, Pierre Pennec : «J’ai eu des passages à vide cette semaine et sur les Extreme Sailing Series, le niveau est tel que je ne peux pas me le permettre. Je me suis peut-être mis un peu trop de pression en arrivant ici et il va falloir que je trouve le bon dosage entre la pression saine du compétiteur et celle qui déstabilise. A bord, nous ne parvenions pas à trouver les solutions pour retrouver notre niveau mais hier soir, lors de notre débriefing, nous avons eu une discussion calme mais très franche et cela m’a beaucoup aidé pour cette dernière journée. J’aime cette franchise car elle nous fait progresser. Mes équipiers sont très forts, ils savent tout faire, et pour le reste ça se passe dans la tête. Il faut que j’arrive à me libérer sur l’eau comme cela a été le cas sur les dernières manches aujourd’hui.»
L’équipage de Groupe Edmond de Rothschild perd donc sa place de leader au général au profit d’ETNZ, Artemis est second avec 1 point d’avance sur les français.
Les Extreme 40 se retrouveront pour de nouvelles régates à Cowes du 6 au 12 août.
Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après quatre Grands Prix 1.Emirates Team New Zealand (NZ) – 39 points
2. Artemis Racing (SWE) – 37 points 3. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 36 points 4. Luna Rossa (ITA) – 33 points
5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 28 points
6. The Wave, Muscat (OMA) – 27 points
7. Alinghi (SUI) – 24 points
8. Oman Air (OMA) – 15 points
9. Team Extreme (EUR) – 9 points
10. Niceforyou (ITA) – 9 points
11. Team GAC Pindar (GBR) – 7 points
Après 5 jours de régates et 43 manches courues (un record dans cette classe) ; ce sont finalement les hommes d’Artemis Racing qui s’imposent sur cet Acte 3 des Extreme Sailing Series devant Emirates Team New Zealand et Groupe Edmond de Rothschild.
Tout s’est joué sur la dernière manche, dont le résultat compte double, au départ de cette ultime régate, Terry Hutchinson sur Artemis Racing comptait trois points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild et cinq sur Emirates Team New Zealand mené par Dean Barker, ce dernier prenait un beau départ en tête de flotte, Artemis se retrouvait sous le vent de Groupe Edmond de Rotschild, les deux catamarans viraient de bord, mais les hommes du Gitana Team se voyaient contraints de virer de nouveau pour éviter un Extreme 40, Pierre Pennec et ses hommes perdaient alors cet acte 3, Artemis pouvant continuer sa route sans virer de nouveau. Emirates coupait la ligne en 1er, devant NiceForYou sur le dernier portant, Terry Hutchinson arrivait à passer Team GAC Pindar et terminait troisième de la manche, emportant l’Acte 3 devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild.
A noter la contre performance d’Alinghi avec une septième place au général sur cette étape alors que l’équipage de Yann Guichard pointait en tête à la fin de la seconde journée. Ils payent malheureusement une troisième journée ratée suite à une collision avec Team Extreme, Yann Guichard n’a pu éviter le contact à pleine vitesse, Alinghi effectuera cependant de très belles quatrième et cinquième journées.
Tanguy Cariou, skipper d’Alinghi : « Après deux premières manches plutôt moyennes, nous étions pas mal sous pression, nous avons essayé d’abattre mais avons perdu le contrôle du bateau et sommes rentré violemment en collision avec Team Extreme. Je suis tombé à l’eau et notre numéro a heurté un winch. Nous sommes bien sûr très déçus et désolés pour Team Extreme, mais malheureusement cela fait partie du jeu. »
Pierre Pennec, barreur de Groupe Edmond de Rothschild : « ce troisième Grand Prix de la saison était vraiment très intense. Courir quarante-trois régates, c’est prendre autant de départs avec beaucoup de pression sur nos épaules lors de ces phases toujours cruciales. Le cœur monte très haut tout au long de la journée et malgré toute cette tension nous devons rester concentrés, performants et réactifs. Ces Grand Prix vont me marquer longtemps dans ma vie de coureur. Au niveau intensité, cela n’a rien à voir avec d’autres épreuves. Ici, en une journée nous faisons bien souvent plus de manches qu’en une semaine de course sur d’autres séries ! Notre objectif majeur est d’être réguliers sur l’ensemble de la saison afin de remporter le titre annuel. Bien sûr, nous aimerions bien gagner chaque épreuve, car nous préférons toujours être sur la plus haute marche du podium, mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue notre objectif. Et avec cette troisième place à Istanbul la mission est parfaitement remplie !»
Hervé Cunningham, le n°1 de Groupe Edmond de Rothschild : « Ces deux équipages préparent la prochaine Coupe de l’America. Ce qui signifie qu’ils naviguent quasiment non-stop toute l’année que ce soit ici ou sur d’autres supports. Ils sont peut être « rookies » sur les Extreme mais c’est très loin d’être le cas dans l’absolu. Nous attaquons notre troisième année sur le circuit et c’est pourquoi notre progression sur l’eau est sûrement moins impressionnante que celles de certains de nos adversaires. Mais, Grand Prix après Grand Prix, l’équipage gagne en sérénité et en maîtrise, ce qui est extrêmement positif. Il nous reste encore à travailler, et heureusement »
Classement à Istanbul
1 Artemis Racing 307
2 Emirates Team New Zealand 306
3 Groupe Edmond De Rothschild 296
4 The Wave, Muscat 274
5 Luna Rossa 272
6 Red Bull Extreme Sailing 254
7 Alinghi 245
8 Oman Air 245
9 Team GAC Pindar 237
10 Niceforyou 212
11 Team Extreme 188
Classement général 2011
1 Groupe Edmond De Rothschild 29
2 Emirates Team New Zealand 28
3 Artemis Racing 27
4 Luna Rossa 25
5 Red Bull Extreme Sailing 23
6 The Wave, Muscat 18
7 Alinghi 18
8 Oman Air 11
9 Team Extreme 8
10 Niceforyou 6
11 Team GAC Pindar 5
La première journée des Extreme Sailing Series de Qingdao s’était déroulée sans accrocs dans des conditions modérées, Dean Barker et ses hommes démontraient leurs qualités d’adaptation au multicoque en terminant la journée en tête du classement. Le skipper néo-zélandais a débuté son apprentissage du catamaran en octobre dernier sur un Extreme 40 lors de la dernière étape des Extreme Sailing Series avant de poursuivre les navigations sur des Class A et sur l’AC45 depuis quelques mois.
L’autre équipe engagée sur l’America’s Cup, Artemis, terminait seconde devant Red Bull, The Wave Muscat, les français du Gitana Team étaient malmenés en cette première journée en 7ème place derrière Alinghi et Luna Rossa.
Pierre Pennec et son équipage reprenait le dessus jeudi avec une cinquième place provisoire, ETNZ menait toujours la flotte devant Red Bull, Alinghi et Luna Rossa ; Artemis sombrait à la 7ème place.
La journée de vendredi a été des plus mouvementées avec une collision entre Oman Air et The Wave Muscat lors de la première manche, puis pas moins de quatre chavirages (plus d’un tiers de la flotte), le premier à ouvrir la sérié était The Wave Muscat lors de la seconde manche du jour, Torvar Mirsky, qui débute dans la série après de longues années en match racing, heurtait le mât lors du chavirage, tout comme son tacticien, entrainant la casse de celui-ci, la cinquième et dernière manche du jour était de loin la plus animée avec les chavirages de Red Bull Extreme Saling, GAC Pindar et Oman Air. Ces chavirages sont probablement dûs à des conditions assez instables sur le plan d’eau, tant en force (15 noeuds établis, 25 en rafale), qu’en direction avec des bascules de 100°, comme l’expliquait Pierre Pennec : « Sur le plan d’eau, le vent a été très oscillant tant en force qu’en direction. Nous avons eu de 0 à 25 nœuds, avec une dominante de brise car nous avons eu de la pétole uniquement sur le début de la deuxième manche, et un vent très irrégulier en direction, avec des variations de plus de 100° occasionnées par les nombreux buildings qui encerclent le port. Les risées (rafales de vent brutales) demeurent ce qu’il y a de plus dangereux sur l’eau car malgré les réglages le bateau monte haut. Tout l’équipage était extrêmement concentré sur les écoutes et il m’annonçait sans cesse le vent à venir, ce qu’il se passait pour nos concurrents sur le plan d’eau et cela afin d’anticiper au maximum les éventuels problèmes »
Tous les équipages pouvaient être présents le lendemain dans des conditions nettement plus légères (5 noeuds) avec deux manches de match racing pour débuter la journée, puis quatre courses en flotte, Dean Barker perdait le leadership au profit de Luna Rossa, barré par Paul Campbell James (vainqueur du circuit l’année dernière), Alinghi poitait à la 3ème place devant Groupe Edmond de Rothschild.
La journée de dimanche était de nouveau décisive, les hommes de Pierre Pennec coiffaient l’équipage d’Alinghi et de Red Bull et obtenaient la 3ème place derrière Luna Rossa et Emirates Team New Zealand.
Au classement général, Groupe Edmond de Rothschild pointe toujours en tête devant ETNZ, qui fait de plus en plus figure d’outsider, Luna Rossa grâce à cette victoire pointe à la 3ème place.
Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après le Grand Prix de Qingdao 1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 20 points 2. Emirates Team New Zealand (NZ) – 18 points
3. Luna Rossa (ITA) – 18 points
4. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 17 points
5. Artemis Racing (SWE) – 16 points
6. Alinghi (SUI) – 13 points
7. The Wave, Muscat (OMA) – 10 points
8. Oman Air (OMA) – 7 points
9. Team Extreme (EUR) – 7 points
10. Niceforyou (ITA) – 4 points
Les Français de Groupe Edmond de Rothschild se sont imposés à Mascate après 32 manches disputées en 5 jours. Leader dès le premier jour, Pierre Pennec et ses hommes ont défendu jusqu’à la dernière manche cette première place. « Quelle journée ! Je suis bien évidemment heureux du résultat mais aussi particulièrement fier de la manière dont nous avons remporté ce Grand Prix. Nous avons su être relativement réguliers même si la troisième journée de régates s’est moins bien déroulée que les autres. J’ai une chance incroyable de naviguer avec un tel équipage. J’ai pris beaucoup de plaisir à barrer Groupe Edmond de Rothschild, et particulièrement sur la journée de brise de lundi. Sur les petits parcours, la pression était très grande et j’étais un peu plus tendu. Je n’avais pas le droit à l’erreur, pas avec un équipage comme le mien. Hervé, Thierry et Christophe sont aussi forts techniquement que tactiquement. Ils ont un très bon feeling et ils sont puissants physiquement. J’ai une dream team . Cette victoire me procure beaucoup d’émotion …Cela fait dix ans que l’on ne m’avait pas confié la barre d’un catamaran. »
Cette dernière journée a ,comme souvent sur les Extreme Sailing Series, offert un combat acharné pour le podium, les 7 premiers du classement provisoire pouvaient encore, en théorie, remporter ce premier acte! Terry Hutchinson, skipper d’Artemis Racing et bizu de l’épreuve monte sur la deuxième place du podium : « C’est bon de voir que tous nos efforts depuis fin 2010 ont porté leurs fruits mais il reste encore beaucoup à faire pour nous améliorer. Nous allons légèrement modifier l’équipage pour la seconde épreuve, donc il y a un gros effort à fournir le mois prochain. »
Roman Hagara, skipper de Red Bull Extreme Sailing, accompagné de Hans Peter Steinacher, Will Howden et Craig Monk, complète le podium. Pour le duo olympique de Hagara et Steinacher, qui courraient déjà ensemble l’an dernier, il s’agit du meilleur résultat jamais enregistré: «Nous sommes très heureux ce soir, c’est le résultat que nous recherchions», a déclaré Steinacher. « Le niveau est de nouveau très élevé mais nous sommes ravis de nous battre contre les meilleurs. »
Emirates Team New Zealand, barré par Dean Barker, a effectué une très belle remontée, tout comme Luna Rossa (mené par le vainqueur de l’année dernière, Paul Campbell James), ils finissent respectivement 4ème et 5ème, Alinghi termine a une décevante 6ème place, comme l’explique Tanguy Cariou : «Nous sommes certainement déçus par ce résultat. La sixième place ce n’est pas ce que nous avions espéré avant de voyager à Oman mais nous avons manqué de rythme et d’agressivité sur les trois jours de courses en format stadium. L’équipe est encore en phase d’apprentissage sur ce circuit. Maintenant c’est à nous de faire un bilan objectif de cette première confrontation avant d’attaquer la suite de la saison en Chine mi avril».