L’actualité en bref

  • Le team MACIF dévoile son M24, trimaran de 24′ à foils. Ce bateau sert de laboratoire afin de valider les appendices du trimaran MACIF. La base est un Diam 24, doté de foils, et de safrans à plans porteurs. François Gabart effectue actuellement des tests sur une nouvelle version de safrans qui seront adoptés sur le maxi lors de sa remise à l’eau. Par ailleurs, le bateau sert également de support d’entrainement au skipper MACIF.
    Les photos du M24 sont visibles : ICI
  • Toujours concernant le Diam 24, la prochaine édition du Tour Voile fait le plein de concurrents avec 31 inscriptions et 4 wildcards pour des équipes étrangères. A découvrir également, l’interview de Jean Baptiste Durier, directeur du tour sur le Télégramme, il revient sur les modifications réalisés par MACIF sur le Diam 24. Une arrivée d’un Diam 24 à foils, si le projet est viable économiquement, semble être souhaitée.

    © Eloi Stichelbaut

    © Eloi Stichelbaut

  • Les trimarans Ultimes sont tous en chantier ou prêts à y entrer (pour Spindrift 2 et Idec Sport). Pas de révolutions à envisager, les différentes équipes travaillent à la fiabilisation de leurs bateaux et à quelques améliorations. Seulement trois bateaux sont inscrits à The Transat dans la catégorie Ultimes François Gabart sur MACIF, Yves le Blévec sur Actual, et Thomas Coville sur Sodebo Ultim.
    Une tentative de record autour du monde en solitaire est au programme de Thomas Coville l’hiver prochain.
    Les deux équipages de retour de leurs tentatives de Trophée Jules Verne, les skippers et les sponsors de Spindrift 2 et d’IDEC SPORT semblent prêts à retenter l’aventure l’hiver prochain.
  • A lire sur Course Au Large, (qui paraitra de nouveau sous forme papier cette année) les interviews des routeurs à terre Jean Yves Bernot et Marcel Van Triest. Les deux hommes épaulaient les équipes d’Idec Sport et de Spindrift 2 pour leurs choix météorologiques lors de leurs tentatives sur le Trophée Jules Verne.
  • Groupama Team France mené par Franck Cammas arbore de nouvelles couleurs, une livrée bleu-blanc-rouge a été dévoilée sur l’AC45F qui sera aligné sur les Louis Vuitton America’s Cup World Series (dont une étape aura lieu à Toulon les 10 et 11 septembre), et sur le futur AC45T et l’AC48 qui disputera la 35ème America’s Cup.
    Une interview du skipper à lire sur Voiles et Voiliers, qui livre des détails sur l’avancée des travaux  de l’AC45 Turbo et du design, et une autre de Jean Baptiste Epron, marin et designer de cette nouvelle livrée ici.
    © D.RAVON/ GROUPAMA TEAM FRANCE
  • Le team suisse TILT signe un partenariat avec l’équipe néo zélandaise Emirates Team New Zealand. L’équipe helvète laissera la barre de son GC32 au skipper de l’équipe kiwi Glenn Ashby sur le GC32 Racing Tour 2016. Par ailleurs le skipper aura un rôle dans la sélection et l’entrainement de l’équipe suisse qui sera amenée à disputer la Red Bull Youth America’s Cup sur AC45F.
Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Spindrift remporte le Tour de France à la Voile

Trois équipages s’étaient rapidement détachés sur ce Tour de France à la voile nouvelle version, Combiwest mené par Fred Guimin, Groupama mené par Pierre Pennec et Franck Cammas et Spindrift racing mené par Xavier Revil et François Morvan.

Le dénouement a finalement eu lieu en Méditerranée, la contre performance de Groupama sur le raid côtier de Nice hier (14ème) permettait à Spindrift de revenir à égalité de points, en reprenant 13 points à son adversaire.

Pierre Pennec et ses hommes espéraient que cette dernière journée de courses en stade nautique leur permettrait de s’imposer, mais la météo aura eu raison de ces espoirs.

En effet, le vent était trop faible ce matin pour lancer une manche mais est rapidement monté dans l’après midi à une vingtaine de noeuds avec un clapot de 80cm. Le comité parvenait à valider trois manches de qualification, la dernière étant courue dans des conditions difficiles avec un chavirage pour Sébastien Rogues et son équipage sur Engie.

La seconde manche de qualification du second groupe ne pouvait donc être lancée du fait du renforcement du vent, le comité annulait donc la journée, et le classement général se figeait sur les positions d’hier au soir.

Spindrift et Groupama étaient donc à égalité de points, l’équipage de Xavier Revil et François Morvan l’emporte grâce à à un plus grand nombre de secondes places, Combiwest complète le podium, à 3 points du vainqueur.

Le jeune équipage de Vannes Agglo termine à une superbe 4ème place (à 43 points du vainqueur), et remporte le classement amateur.

Classement Général du Tour de France à la Voile 2015 :

1. Spindrift, 747 points
2. Groupama, 747 points3. Combiwest, 744 points
4. Vannes Agglo, 704 points
5. Grandeur Nature Vérandas, 695 points
6. Prince de Bretagne, 666 points
7. Beijaflore, 659 points
8. PRB, 652 points
9. La France du Nord au Sud, 649,5
10. Maitre Coq, 641 points

Cette édition du Tour de France aura tenu en haleine marins et spectateurs, grâce à une compétition disputée entre des équipages de haut vol, un bateau simple mais spectaculaire et quelques figures de style.

Xavier Revil (co-skipper de Spindrift) : « Ce nouveau format du tour de France à la voile a été une grande réussite. On a tous envie de ramener la voile près du public. C’est un sport magnifique et j’espère que les gens qui nous regardaient depuis la plage ont pris beaucoup de plaisir. On montre que le Tour, c’est du sport, de l’engagement Je crois qu’on a pu montrer ça au grand public. Ça vaut le coup d’être leader à l’avant-dernière journée ! (rires).

Mais on ne sait jamais trop ce qu’il faut faire, s’il faut contrôler un bateau, deux bateaux, ou pas du tout… On aurait préféré avoir en permanence des points d’avance, mais on s’est montré qu’on n’était pas si mal dans la position du chasseur, plutôt que du chassé. On a su ne pas se démobiliser malgré les points de retard qu’on avait sur le leader à un moment donné.

Je tire un grand coup de chapeau à toute l’équipe, cette grande équipe qui a montré qu’elle était capable de relever ce défi. Je suis tellement heureux qu’on ait réussi à rester soudés jusqu’au bout pour aller remporter cette grande victoire. Ça a été difficile, à un moment donné, mais on savait qu’il se passe toujours quelque chose sur le Tour quand on aborde la Méditerranée.

Et puis on a eu des moments difficiles sur des raids, mais il n’y avait pas de raison que les autres y échappent. Ça se joue sur la fin, au final, il nous a juste fallu attendre le retour de la réussite. On y a toujours cru. Toujours. C’est un projet qui a été mis en route par Dona Bertarelli et Yann Guichard en décembre. La mission qui nous était confiée était, clairement, d’aller chercher la victoire. Je suis très content d’y être allé, d’avoir réussi à mener à bien ce projet. J’ai eu Yann (Guichard) au téléphone dès l’arrivée qui était très ému et très fier de notre résultat, mais il nous a soutenu et suivi tout au long de ce tour de France à la voile et a su prendre les décisions stratégiques qui s’imposaient pour le gagner. On s’est battu toute la saison avec Groupama et CombiWest. Ils ne nous ont pas facilité la tache. On savait que le Tour se jouerait entre ces trois bateaux, on s’est échangé les places de bout en bout. Vraiment, c’est le professionnalisme de l’équipe qui fait qu’on a eu les ressources pour tenir la distance de bout en bout. Je voulais aussi tirer un coup de chapeau à ASO, qui a superbement géré ce Tour alors que personne ne savait vraiment comment ça allait se passer avec les montages et démontages des bateaux. On était tous assez inquiets et ça s’est passé dans la bonne humeur, ça coulait, c’était un vrai plus. On était organisé en interne, mais ça a été plus facile, on ne s’est jamais senti fatigué par ça. C’était une belle et grosse caravane. »

Pierre Pennec (barreur de Groupama) : « Je veux évacuer la frustration et ne pas me laminer la tête pour rien. C’était un beau Tour de France à la Voile, avec de belles conditions pour régater, avec un bon niveau. J’ai la chance de faire partie du projet Groupama Team, qui estun beau projet, j’ai eu la chance de naviguer avec de super mecs ; c’était chouette de faire le Tour de France et toute la saison de Diam avec Groupama. On voulait vraiment le gagner, on termine deuxième, à égalité. On perd trente points sur deux raids côtiers en Méditerranée qui étaient foireux, celui de Gruissan et celui de Nice.
Sur le reste du Tour, je pense qu’on a bien navigué surtout dans les moments importants, les points décisifs, on a su marquer ces points là. Je suis déçu parce que je voulais vraiment gagner ce Tour, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut. On reviendra pour le gagner. Voilà. Je n’ai pas envie de laisser de la place à la déception. Les conditions ont d’abord été belles, avec une belle mer, puis le vent est rentré, mais trop fort. Le comité de course a eu raison d’annuler la journée, parce qu’il y aurait eu beaucoup de bateaux sur le toit, et probablement des blessés. Je pense que ça ne passait réellement pas. C’est dommage que le vent ait viré si fort, parce que les premières régates étaient vraiment sympas, on avait bien géré la nôtre et j’aurais vraiment aimé qu’on s’offre une finale face à Spindrift, avec une vraie intensité. Terminer deuxième ex æquo avec le premier, c’est intéressant et on voit bien où sont les points qui nous manquent. Je n’ai vraiment pas envie de penser à ça, mais plutôt à nos cinq victoires et à nos deuxièmes places, aux belles manches qu’on a gagnées et aux courses d’avant-saison qu’on a remportées. Il y a eu des moments de grande régate : quand on colle six minutes au deuxième, à Pornichet, sur le raid côtier. On allait à une vitesse folle, on gérait super bien le plan d’eau. Il y a aussi le stade de Gruissan : après la première manche où on se plante, on remporte trois régates et on finit avec une troisième place. Dans ces cas là, soit on s’écroule, soit on relève la tête. Pour moi, ça a été un grand moment du Tour. Je veux aussi me souvenir des  beaux endroits où on a navigué, Fécamp, Roscoff, Marseille, et à cette très belle équipe, à terre comme en mer. »

Matthieu Salomon (co-skipper de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan), 4e du Tour et vainqueur du classement amateur :  « On a gagné et gardé la quatrième place au classement général, c’est une super récompense, pour un premier Tour de France. On en gardera de super souvenirs, on s’est confronté à l’élite de la voile française et c’était une super expérience pour nous. On est ravi d’être quatrième du classement général et vainqueur du classement amateur. On s’est très bien entraîné cet hiver avec Daniel Souben, et puis je pense que le fait qu’on soit une équipe de potes nous a aidés. On n’a jamais eu de pression, on faisait ça entre amis qui avaient déjà navigué à très bon niveau ensemble. Du coup, on a pris du plaisir sur l’eau et, quand on prend du plaisir, on performe. C’est une machine vertueuse qu’on a su mettre en place, même si on a eu un peu de mal par moments, avec quelques passages à vide. On reviendra, c’est sûr, parce que Team Vannes Agglo a monté un projet pour trois ans et on sera là l’an prochain avec pour ambition de monter sur le podium. C’est ambitieux, mais on va se préparer pour ça. »

Didier le Vourc’h (régleur de Prince de Bretagne) : « On prend une des places les plus convoitées du Tour, et on s’est bien battu pour aller la chercher. Pour faire mieux, il aurait fallu se réveiller plus tôt, mais c’est comme ça. On s’est bien régalé en Méditerranée, on a pris énormément de plaisir, on a bien navigué. Pour l’anecdote, on termine en gagnant la première manche du jour, comme à Dunkerque et, comme à Dunkerque, la journée est annulée. Est-ce qu’il faut y voir un signe ? (rires). »

François Morvan (co-skipper de Spindrift) : « C’est un scénario incroyable ! On est vraiment content. Même si on a été un peu en difficulté au milieu du Tour, on s’est toujours battu, on a toujours donné le meilleur de nous mêmes sur le bateau et on a toujours fait en sorte que le bateau soit performant.
Aujourd’hui, cela a été long d’attendre que le vent rentre et, ensuite, long d’attendre pour savoir si ça allait continuer ou pas. Sur les deux manches aujourd’hui on fait 2e et 1er et on attendait qu’ils lancent la deuxième manche de qualification pour le groupe de Groupama. Mais avec nos résultats, comme il a fait 3e de sa première manche, c’était réglé de toutes façon, même s’il pouvait gagner la suivante. On est vraiment content d’avoir gagné. Je suis ravi pour Yann (Guichard) et Dona (Bertarelli) qui nous font confiance et qui nous ont donné la possibilité d’être au top sur l’eau. Merci à toute notre équipe à terre. Le plus, c’est le suspense jusque la fin. Et le moins… Quand on gagne, c’est dur de trouver des moins. C’est vrai que le rythme est soutenu mais, comme Groupama, on a la chance d’avoir une super
équipe à terre et de tourner à deux barreurs. Je pense que ça nous apporte un peu de fraîcheur en fin de Tour. »

Quentin Delapierre (co-skipper de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan) : « Mon seul regret, c’est peut-être le Raid de Gruissan. On était dans le coup, mais on fait une erreur, sans doute due à notre manque d’expérience, et on termine 18eau lieu d’être dans les cinq premiers. C’est là qu’on a vu s’éloigner nos chances de podium. Mais on va revenir avec le couteau entre les dents l’année prochaine pour jouer le général. »

Spindrift racing s’impose en Diam 24 au Grand Prix Atlantique

Le Grand Prix Atlantique de Pornichet était le deuxième rendez-vous pour la flotte des Diam 24 cette saison.
Plusieurs équipages absents du Spi Ouest France Intermarché faisaient leur rentrée sur le circuit lors de cet événement : Banque Populaire, mené par Armel le Cléac’h, Macif par François Gabart, Oman Sail par Sidney Gavignet ou encore Cheminées Poujoulat par Bernard Stamm.

Le programme des trois jours alternait  parcours côtier, des parcours techniques en deux poules de douze concurrents et encore du stadium par groupe de huit ou douze, se rapprochant grandement du format du Tour de France à la Voile.

Les équipages qui avaient briller au Spi n’ont pas déçus puisque les deux trimarans de Spindrift racing terminaient sur le podium avec la victoire pour Yann Guichard et la 3ème pour Xavier Revil. Pierre Pennec sur Groupama prenait la seconde place à l’issue de la dernière manche courue, profitant d’une erreur de Xavier Revil .

Belle performance pour le jeune équipage de Matthieu Salomon (Vannes Agglo Golfe du Morbihan) qui termint quatrième au pied du podium devant Fred Guilmin de Combiwest.

A noter le premier chavirage pour un Diam24, en effet GDF Suez mené par Sébastien Rogues a chaviré sur la première manche du jour, sans conséquence puisque l’équipage a pu courir les deux manches suivantes.

Autre mésaventure pour Vincent Riou sur PRB, le trimaran a été percuté par Oman Sail lors d’un empannage, le flotteur était cassé en deux, l’équipage a néanmoins pu courir la dernière journée.

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, Spindrift White : 1er au classement général

« Le bilan pour l’écurie est très positif car nos deux bateaux sont sur le podium. C’est mieux qu’au Spi Ouest-France donc c’est la preuve qu’on a encore progressé. Maintenant, il y a encore du chemin à parcourir mais on va commencer par apprécier cette belle victoire car on a bien navigué du premier jour au dernier jour. On a pris manche après manche. Nous avions avant tout des objectifs de travail sur cette régate puisque c’était la première occasion d’avoir le même format que celui qu’on retrouvera sur le Tour de France à la Voile. En plus on gagne, c’est donc fantastique. Aujourd’hui c’était physique, stressant, le départ était encore plus important que sur un parcours normal mais les gars ont fait un super boulot, ils maitrisent parfaitement le bateau. J’apprécie énormément ce type de format. Les manches durent 20 minutes, il a beaucoup de contact, et la moindre mauvaise manœuvre est rédhibitoire. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Pour le Tour de France à la Voile nous serons un groupe de 5-6 personnes à tourner sur le Diam 24. Nous avons une écurie avec des gens compétents, des talents, et c’est ça qui fait la force de Spindrift. »

Pierre Pennec, Groupama : 2ème au classement général

« Aujourd’hui, ce qui était particulier et sympa, c’est que nous avions du soleil et du vent. Le vent était oscillant donc ça ressemble vraiment à du « stadium » c’est-à-dire des positions qui changent très vite. Alors que les jours précédents les parcours étaient plus grands et le vent était plus stable. C’était un bon entrainement pour le Tour de France à la Voile où les parcours ressembleront plutôt à ça, et il faudra être très réactif. Ce que je retiens c’est qu’on va vite. L’équipage est réactif à la fois sur les manœuvres et les réglages. Nous avons encore besoin de nous entrainer sur les départs au largue car c’est un exercice qui n’est pas facile et qui sera important pour les « stadiums ». Dans l’ensemble on voit qu’on a surtout progressé sur les plans stratégiques et tactiques, et en fluidité sur le fonctionnement à bord sans se mettre de pression. »

Xavier Revil, Spindrift Black : 3ème au classement général

« Sur l’ensemble du Grand Prix Atlantique, le bilan est positif car nous étions dans une nouvelle configuration avec un nouvel équipage, et nous étions dans un objectif de travail. Faire un podium avec un équipage qui n’a jamais navigué ensemble, c’est super. Pour la suite, il faut que nous travaillons les petits détails qui font que nous perdons notre deuxième place aujourd’hui dans les 50 derniers mètres, à cause d’une erreur que nous n’avons pas le droit de faire sur ce type de bateaux : le bout d’enrouleur de gennaker était mal bloqué dans le taquet, celui-ci s’est alors déroulé à cause du vent, nous faisant perdre de la vitesse. On perd une place sur la manche qui nous coûte également une place au général. C’est le jeu mais ça fait mal, d’autant plus que nous avons été deuxième pendant tout le championnat. On est un peu déçu pour aujourd’hui mais nous sommes quand même très satisfaits de nos résultats sur l’ensemble des régates, et on voit bien qu’on travaille dans le bon sens pour notre objectif final qui est de gagner le Tour de France à la Voile. »

Matthieu Salomon, Vannes Agglo Golfe du Morbihan : 4ème au classement général

« La journée s’est bien passée aujourd’hui pour nous, on a fait trois belles manches. On termine respectivement 4ème, 2ème, et 3ème. On est super content. On tire un très bon bilan du Grand Prix Atlantique. On a une bonne vitesse. Il va falloir qu’on travaille sur la partie technique car nous avons eu des petits soucis. Aujourd’hui, il fallait vraiment être attentif aux zones de pression et aux zones de molle, il fallait jouer avec ça. Dans ce vent, nous sommes plutôt à l’aise, nous n’étions pas déboussolés et on est content de ce qu’on a fait par rapport aux adversaires. Maintenant nous avons hâte d’être sur la prochaine régate ! »

 

Classement général du Grand Prix Atlantique :

Groupe OR

– Spindrift White (Yann Guichard) : 23 pts
– Groupama (Pierre Pennec) : 32 pts
– Spindrift Black (Xavier Revil) : 32 pts
– Vannes Agglo Golfe du Morbihan (Matthieu Salomon) : 39 pts
– CombiWest (Frédéric Guilmin) : 44 pts
– West Courtage Ecole Navale (Simon Moriceau) : 51 pts
– Macif (François Gabart) : 63 pts
– Votre Plus Long Périple (Loïc Fequet) : 63 pts
– Armor Lux – Comptoir de la Mer (Erwan Tabarly) : 66 pts
– Dynamique Voile (Emeric Dary) : 68 pts
– Radio Vinci Autoroutes (Jean-Baptiste Gellée) : 69 pts
– Banque Populaire (Armel Le Cléac’h) : 76 pts

Groupe Argent

– Made in Midi (Kito de Pavant) : 52 pts
– PRB (Vincent Riou) : 61 pts
– Grandeur Nature Vérandas (Frédéric Duthil) : 66 pts
– Courrier Choc (Pierre-Loïc Berthet) : 66 pts
– Sodebo (Daniel Souben) : 69 pts
– Oman Sail (Sidney Gavignet) : 72 pts
– Ramouna (Charles Hainneville) : 72 pts
– GDF SUEZ (Sébastien Rogues) : 75 pts
– Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois) : 85 pts
– Agrival (Pauline Chalaux) : 94 pts
– 30 Corsaires (Alexia Barrier) : 97 pts
– Cheminées Poujoulat (Barnard Stamm) : 97 pts

 

Spindrift White remporte le Spi Ouest France Intermarché

Première édition réussie pour les Diam 24 OD sur ce Spi Ouest France Intermarché, les équipages ont pu se confronter pour la première fois avant le grand rendez vous estival qui réunira 30 trimarans.

Les conditions ont été soutenues le premier jour, avec 15 à 20 noeuds de vent dans la baie de Quiberon, ceci a causé quelques soucis techniques sur la flotte avec une collision entre Vincent Riou, sur PRB et Daniel Souben sur Sodebo 2. Jérémie Beyou sur Maître Coq, ne terminait pas la journée pour cause de casse sur le puits de dérive. Daniel Souben revenait pour la dernière régate du jour avec un safran de Maître Coq. Yann Guichard n’était pas épargné non plus et abandonnait avant un beau retour sur la 3ème manche.

Pour cette première journée, la régularité payait et Spindrift White était au dessus du lot avec deux victoires et une seconde place pour les hommes de Xavier Revil. Lionel Lemonchois plaçait son Prince de Bretagne en embuscade à 4 points avec deux 3ème places et une seconde, le podium provisoire à l’issue de cette première journée était complété par Groupama, mené par Pierre Pennec.

Samedi la flotte retrouvait le plan d’eau avec 12 à 15 nœuds de vent, passant du secteur Nord au secteur Nord-Est. La hiérarchie n’était pas radicalement chamboulée,  après deux parcours bananes et un côtier de 19 milles, sauf pour Prince de Bretagne qui quittait le podium après des places de 7,6 et 13. Groupama enchainait deux secondes places et une victoire et reprenait la tête à Spindrift White et CombiWest. Le spi se terminait pour Damien Seguin et ses deux équipiers suite à la casse du puits de dérive suite à un choc. La journée était marquée par de nouveaux contacts, notamment pour Thomas Coville sur SodebO 1.

Dimanche trois parcours techniques et un côtier étaient disputés dans 15 à 20 noeuds de vent. Le podium provisoire restait identique avec 24 points pour le leader Groupama, 22 pour Spindrift White et 50 pour Combi West, SodebO 1 et PRB talonnaient le 3ème à 1 et 3 points de retard.

Lundi, seuls Groupama et Spindrift pouvaient jouer la victoire, restait une place sur le podium à prendre. Xavier Revil et son équipage terminaient bien ce spi avec une seconde place et une victoire, Pierre Pennec sur Groupama faisait sa plus mauvaise manche avec une 7ème place et une deuxième sur la seconde et dernière manche du jour. C’est donc Spindrift White qui s’imposait avec un point d’avance sur Groupama. CombiWest de Fred Guilmin qui conservait la 3ème place, talonné par Thomas Coville sur SodebO 1. Suivaient PRB, Spindrift Black, GDF Suez et Prince de Bretagne.

 

Le prochain rendez-vous pour les Diam 24 sera le Grand Prix Atlantique à Pornichet du 17 au 19 avril.

Les mots des marins :

Xavier Revil, Spindrift Black : Vainqueur du Spi Ouest-France Intermarché

 » C’était un beau Spi, dynamique, avec de belles conditions, entre 15 et 20 nœuds de vent tous les jours. Avec le soleil les deux derniers jours c’était encore plus joli et vraiment très plaisant de naviguer. Ca a été dur sur l’eau, personne ne lâche rien jusqu’à la ligne d’arrivée. Il faut y aller pour essayer de gagner une place, un point. Il n’y a pas de gros écarts, il faut être très combattant. Ca a été un championnat difficile, mais on est très heureux d’avoir gagné, c’était notre objectif . La bagarre permanente est le bienfait de la monotypie, ce sont les équipages qui font la différence. C’est un cumul de petites choses, de réglages, qui font les écarts à la fin, plus que les écarts de vitesse entre les bateaux.
Depuis le début de la régate, nous nous sommes bien battus avec Pierre Pennec et son équipage sur Groupama, c’est eux qui nous ont donné le plus de mal. Mais après Combiwest (Fred Guilmin) est très bon aussi, ils sont vraiment capables de faire de belles choses. Thomas Coville sur Sodebo a également très bien navigué, il nous a donné du mal.
Nous sommes très heureux de remporter le Spi Ouest-France car cela fait trois mois que nous naviguons dans la Baie de Quiberon. Nos stages à l’Ecole Nationale de Voile ont payé. On voit bien que nous étions dans le coup. C C’est la première confrontation entre les deux pôles (ENV et Port-La-Forêt), on a eu froid sur l’eau cet hiver mais on a bien travaillé, et je suis très satisfait du travail de mes équipiers (François Morvan, Thierry Douillard et Matthieu Vandame). »

PIERRE PENNEC, GROUPAMA : 2ème au classement général

« On est très proche de Spindrift White. Aujourd’hui, ils ont pris de meilleurs départs et même si nous sommes parvenus à les rattraper et même à les doubler à un certain moment, ils nous battent finalement sur les deux manches. On doit travailler pour être plus réguliers et éviter certaines erreurs qui coûtent cher en temps et en points. Chaque jour qui passe permet aux concurrents moins familiers de la navigation en multicoque de se rapprocher de nous. Ils observent attentivement nos réglages et notre manière de naviguer, tout comme nous d’ailleurs. Avec Quentin et Arnaud, l’entente a été parfaite. On s’est bien donné et on n’a jamais baissé les bras. C’était pourtant physique avec trois à quatre manches par jour. Le bateau est très bas sur l’eau et on prend de l’eau plein la gueule toute la journée. Il vaut mieux être bien préparé physiquement. Ca promet pour le Tour de France. »

Fred Guilmin, Combiwest : 3ème au classement général

« La journée d’aujourd’hui était assez mouvementée. Ce n’était pas bon pour les émotions ! Ce matin, nous étions 3ème au général. Après la première manche d’aujourd’hui, on était repassé 4ème et Sodebo avait pas mal de points d’avance pour nous garder derrière. Et au final, à la dernière manche du jour, on prend un mauvais départ, puis on a fait un coup tactique génial qui nous permet de terminer 5ème à la manche alors que Sodebo termine 10ème. On reprend à l’arrachée la 3ème place ! Nous sommes vraiment heureux de la performance que nous faisons sur le Spi Ouest-France. Nous étions venus pour nous jauger aux autres avec un objectif de podium. Objectif réussi ! Mais il nous reste du boulot pour rattraper les deux places au dessus de nous (Spindrift White et Groupama). Ce qui est important dans une saison comme celle-là, c’est de monter en puissance. C’est ce qu’on est en train de faire et j’espère que notre progression ne va faire qu’augmenter. »

Thomas Coville, Sodebo 1 : 4ème au classement général

« Je suis super satisfait de tout ce que l’on a fait ! Mon contrat s’arrête là, c’est Daniel Souben qui continue avec l’équipage Sodebo. Moi je me suis lancé dans l’aventure de la Transat Jacques Vabre. Avec le team, notre mission était de bien marcher au Spi Ouest, nous arrivons au pied du podium. On était un peu déçu car un podium aurait été une belle concrétisation pour ces trois mois d’entrainement, mais nous sommes vraiment contents d’avoir joué avec les meilleurs de la spécialité. La flotte était très homogène, très agréable, dynamique, avec beaucoup de niveau, ce qui permet d’avoir du contact maitrisé. C’était super sportif, avec en plus des conditions idéales à la Trinité-sur-Mer ! »

Vincent Riou, PRB : 5ème au classement général

« Le bilan de ce Spi Ouest-France est plutôt positif. Nous sommes satisfaits de notre travail. Aujourd’hui, pour moi, il y a deux divisions. Spindrift et Groupama naviguent au dessus du lot. Ce sont des équipes composées de grands champions et qui aujourd’hui, ne sont pas encore à notre portée de tirs. Il va falloir travailler pour réussir à jouer avec eux. Après derrière il y a 3-4 bateaux qui sont assez groupés. Il nous reste une belle marge de progression dans ce lot car nous faisons encore trop d’erreurs. Notre équipage est jeune, en formation. Avec Nico (Nicolas Andrieu), on a navigué un peu ensemble l’année dernière, mais avec François (Verdier) c’est notre 3ème ou 4ème semaine de navigation ensemble, c’est encore un peu frais. Il faut que nous travaillions encore certaines choses : les grands voiles, la stratégie en multicoque. Nous devons rendre tout cela un petit peu plus fluide. Ainsi, nous pourrons espérer jouer avec les meilleurs. C’est bien de commencer dans la difficulté pour se poser les vraies questions et chercher les vraies solutions. Si le Spi Ouest France avait été plus facile pour nous, cela n’aurait pas forcément été bénéfique pour le reste de la saison. C’est un mal pour un bien de naviguer dans du dur. Le niveau physique est très élevé et nécessite d’être bien préparé. Nous ne devons pas nous relâcher au niveau de la préparation physique et nous allons devoir aussi travailler la récupération en vue du Tour de France à la voile car ce sera un enjeu dans la réussite du projet. Il ne va pas falloir mollir sur la préparation physique et pour le Tour de France à la Voile il va falloir que l’on travaille aussi la récupération car cela va être un enjeu dans la réussite du projet. »

Yann GUICHARD, spindrift black : §ème au classement général

« Le bilan de cette première épreuve est très positif pour Spindrift racing. Nous souhaitions nous jauger face à la concurrence mais aussi montrer qu’il fallait compter avec nous sur ce circuit Diam 24 où nous sommes nouveaux cette année. Nous avons su bien naviguer du premier au dernier jour pour l’emporter de la belle manière. L’esprit est vraiment bon dans le team. Nos deux équipages fonctionnent bien dans un esprit très constructif. Chacun est là pour tirer l’autre vers le haut et je suis très fier du groupe que j’ai réuni pour ce projet Diam 24. Maintenant, rien n’est acquis. C’était très serré au classement avec les bateaux de tête. Il va falloir continuer à travailler pour être au top toute la saison et surtout sur le Tour de France à la Voile où nous serons trois à nous relayer à la barre entre François, Xavier et moi.  »

 

CLASSEMENT GENERAL DU SPI OUEST FRANCE INTERMARCHE 2015

1- Spindrift White, (Xavier Revil) barré par Xavier Revil et François Morvan (25 points)
2- Groupama, (Franck Cammas) barré par Pierre Pennec (31 points)
3- Combi West, Frédéric Guilmin (64 points)
4- Sodebo 1, Thomas Coville (66 points)
5- PRB, Vincent Riou (74 points)
6- Spindrift Black, Yann Guichard (75 points)
7- GDF Suez, Sébastien Rogues (77 points)
8- Prince de Bretagne, Lionel Lemonchois (81 points)
9- Votre plus long périple, Loïc Fequet (83 points)
10- Sodebo 2, Daniel Souben (90 points)
11- Custo Pol, JP Nicol (90 points)
12- West Courtage – Ecole Navale, Simon Moriceau (104 points)
13- Radio Vinci Autoroutes, JB Gelles (115 points)
14- Beijaflore, Nicolas Bérenger (134 points)
15- Maître coq, Jérémie Beyou (139 points)
16- Agrival, Paukine Chalaux (155 points)
17- Fondation Fdj, Des Pieds et des Mains, Damien Seguin (182 points)

Spi Ouest France Intermarché : Première confrontation pour les Diam 24

Grande première pour le Spi Ouest France qui débutera demain, et qui accueillera pour la première fois des multicoques sur un rond dédié.

Le trimaran monotype Diam24 fait donc son entrée dans ce grand rendez-vous vélique, qui permettra surtout aux équipages de se jauger pour le Tour de France à la Voile qui a adopté ce support.

La flotte était jusqu’ici partagée en deux groupes d’entrainement, l’un à Port la Forêt, l’autre à la Trinité sur Mer sous la houlette de l’ENV.

Les conditions s’annoncent idéales pour demain avec 12 à 17 noeuds de vent, puis un petit renforcement pour les jours suivant. Les équipages s’affronteront sur des parcours bananes et des parcours côtiers de 15 à 45 milles, un avant goût du format adopté également sur le Tour de France à la Voile.

17 équipages sont inscrits au Spi Ouest France Intermarché, 30 sont attendus cet été sur le Tour.

Diam 24 – Préparation Tour de France à la Voile 2015 [Collectif] from Nautimages on Vimeo.

Les réactions des skippers :

Sébastien Rogues, skipper de GDF SUEZ :
« Je suis vraiment très heureux de participer au Spi Ouest-France, première course de la saison. Cela nous permettra de nous situer par rapport à la concurrence et d’identifier les points à faire progresser pour être au meilleur niveau fin juin au Tour de France à la Voile, l’objectif clé de la saison 2015. Ce bateau est amusant, vif, mais plein de subtilités pour en tirer le meilleur. La monotypie est une des meilleures écoles pour se « upgrader » et atteindre le meilleur niveau car seuls les équipages font la différence, les bateaux étant tous strictement identiques. » 

Yann Guichard, skipper de Spindrift Black:
« Cette rentrée sportive sur le Spi Ouest-France s’annonce vraiment intéressante. Nous allons nous jauger par rapport à la concurrence, sans prétention puisque c’est la reprise mais avec l’envie de faire de belles choses »

Xavier Revil, skipper de Spindrift White
« Les derniers stages ont montré que les équipes ont beaucoup progressé dans l’utilisation du bateau. Les manœuvres sont fluides et les départs de plus en plus agressifs. Les bonnes places sont chères sur la ligne et ça se bagarre bien. Parmi nos concurrents sérieux, je vois Groupama pour l’expérience de la régate au contact et Sodebo qui a bien travaillé avec nous depuis janvier. Prince de Bretagne et Combi West se sont aussi montrés dernièrement très percutants sur les départs, à surveiller… » »

Vincent Riou skipper de PRB :
« C’est une première régate pour nous mettre en route. Il va y avoir du niveau, on va donc pouvoir se positionner par rapport au reste de la flotte et faire le point sur ce qui nous reste à accomplir avant le Tour de France à la voile. Jusqu’à présent nous avons fait pas mal d’entraînements avec certains équipages. C’est sympa mais l’entrainement n’est pas la finalité. Globalement nous sommes plutôt dans le coup mais nous n’avons pas navigué avec tous les bateaux. C’est intéressant de se retrouver enfin en configuration course car on va pouvoir, à la fin de ce Spi Ouest France, tirer un premier bilan sur le comportement de la flotte en général. Les conditions s’annoncent sympas. On devrait à priori avoir du vent et pas trop froid. »

Nicolas Bérenger skipper de Beijaflore  :
« Nous avons débuté nos entraînements samedi dernier. Le Spi Ouest-France va nous permettre de nous entraîner, de nous étalonner vis-à-vis des autres bateaux. On va pouvoir voir comment le Diam 24 marche, prendre les bons repères, maîtriser notre vitesse. Nous ne sommes pas dans une optique de gagner mais plutôt de nous améliorer et d’engranger de l’expérience. » explique le skipper de Beijaflore.

Lionel Lemonchois, skipper de Prince de Bretagne :
«  Le plateau est costaud. Il n’y a pas de « manche » mais que des bons. Ca va se bagarrer fort et ça tombe bien parce que c’est justement ce qu’on aime. Lors des stages d’entraînement que nous avons effectué avec huit de nos concurrents en baie de Quiberon ces dernières semaines, nous avons pu constater que nous sommes bien dans le coup. Nous avons gagné des manches et joué régulièrement aux avant-postes. A présent, nous allons voir ce que ça donne en course. Ce sera d’autant plus intéressant que nous allons nous confronter aux Diam de Port-la-Forêt que nous n’avons pas encore eu l’occasion d’observer sur l’eau.
 L’effort est aussi court qu’intense. Il est certain que le fait de bien partir est assez déterminant pour le résultat. Reste que ce qui fera réellement la différence à la fin, c’est la régularité. Sur le plan d’eau de la Trinité, il faudra aussi avoir un peu de réussite, surtout si le vent est de secteur nord-est et donc bien tordu ».

Pierre Pennec, skipper de Groupama :
« J’adore naviguer et surtout régater. Quand en plus c’est en multicoque, c’est génial. On a une bonne équipe avec Arnaud Jarlegan qui réglera la grand-voile et le genaker. On se connaît bien tout comme Quentin Ponroy qui sera en charge de la tactique et du réglage du chariot de grand-voile. En plus d’être maître voilier chez North, c’est un gars du coin donc il connaît bien le plan d’eau. Tactiquement, c’est un atout. Nous avons remporté quasiment toutes les courses de préparation. C’est bon signe mais ce n’est pas très étonnant car nous venons du multicoque contrairement à d’autres équipages. Et puis on voit bien que les performances se nivellent par le haut. Tout le monde progresse. Et ca tombe bien car nous sommes venus chercher la confrontation. Les deux équipes de Spindrift et de Sodebo seront certainement performantes. Elles se sont beaucoup entrainées et elles naviguent à domicile. Il faudra aussi se méfier de marins qui viennent du solitaire comme Vincent Riou. Ils ont l’habitude de se faire mal, de ne jamais baisser les bras ».

Liste des Diam 24 inscrits au Spi Ouest-France Intermarché :

– Agrival (Pauline Chalaux)
– Beijaflore (Nicolas Bérenger)
– CombiWest (Frédéric Guilmin)
– Custo Pol (Jean-Pierre Nicol)
– Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (Damien Seguin)
– GDF SUEZ (Sébastien Rogues)
– Groupama (barré par Pierre Pennec / Franck Cammas sera ce week-end au Trofeo Princesa Sofia à Palma pour sa préparation olympique en Nacra 17)
– Maitre Coq (Jérémie Beyou)
– PRB (Vincent Riou)
– Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois)
– Sodebo 1 (Thomas Coville)
– Sodebo 2 (Daniel Souben)
– Spindrift Black (Yann Guichard)
– Spindrift White (Xavier Revil)
– Vinci Autoroute (Jean-Baptiste Gellée)
– Votre Plus Long Périple (Loïc Fequet)

L’actualité du Nautic

  • Transat Jacques Vabre :

Après une édition 2013 ouverte aux seuls Multis de 70′, l’organisateur permet aux Ultimes de courir aux côtés des Multi 50′, IMOCA et Class 40. La route sera désormais commune à toutes les classes et directe du Havre à Itajai (Brésil). Le départ de la transatlantique en double sera donné le 25 octobre 2015.

Cependant, l’avis de course précise que la taille des Ultimes est limitée à 105′ soit 32 mètres, ce qui permettra au futur Macif de participer, tout comme les actuels Banque Populaire VII (31,5m), Sodeb’O (31m), mais également l’ancien Sodeb’O (32m) ainsi qu’Idec Sport et Prince de Bretagne et bien sûr les MOD70.

Cette décision exclu de fait le maxi trimaran Spindrift2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli.Le skipper de Spindrift racing, Yann Guichard a réagit à cette décision sur son compte twitter : « Spindrift2 interdit de participation! Merci aux organisateurs ».

Même si une participation du trimaran de 140′ (40m) paraissait peu probable du fait de la préparation du Trophée Jules Verne, l’organisateur se coupe d’une des écuries majeures de la Course au Large, qui possède par ailleurs un autre bateau susceptible d’être aligné (le MOD70).

  • Tour de France à la Voile

Après le débat intervenu suite au changement de support (passage du monocoque M34 à un trimaran de 24′ le Diam 24) et de format (alternance de parcours techniques et d’étape de ralliement à un format de régates courtes et de raids à la journée avec l’abandon des étapes de large), ASO, l’organisateur fait carton plein avec 30 engagés pour l’édition 2015.

Parmi ceux-ci on retrouvera plusieurs skippers de renom venus aussi bien de l’IMOCA, que de la classe Ultimes, ou encore des spécialistes du catamaran de sport.

La liste des inscrits :

– 30 CORSAIRES, skippé par Alexia Barrier
– ARMOR LUX – COMPTOIR DE LA MER, skippé par Erwan Tabarly
– BEIJAFLORE TEAM, skippé par Nicolas Bérenger
– CHEMINÉES POUJOULAT, skippé par Bernard Stamm
– COMBIWEST, skippé par Frédéric Guilmin
– COURRIER CHOC D’IXELLES, skippé par Antoine Carpentier
– DEFI YCSL, skippé par Benoît Champanhac
– DIAM IS GIRLS BEST FRIEND, Laure Caucanas
– DYNAMIQUE VOILE, skippé par Emeric Dary et Thomas Cardrin
– FONDATION FDJ – DES PIEDS ET DES MAINS, skippé par Damien
Seguin
– GDF SUEZ, skippé par Sébastien Rogues
– GRANDEUR NATURE, skippé par Frédéric Duthil
– GROUPAMA, skippé par Franck Cammas
– LATITUDE NEIGE / LONGITUDE MER, skippé par Aurélien Ducroz et
Laurent Voiron
– LORINA BOISSONS ARTISANALES, skippé par Bruno Staub
– MAÎTRE COQ, skippé par Jérémie Beyou
– PRB, skippé par Vincent Riou
– PRINCE DE BRETAGNE, skippé par Lionel Lemonchois
– SEA 4 SAIL, skippé par Aymeric Chappellier et Romain Motteau
– SODEBO, skippé par Thomas Coville et Daniel Souben
– TEAM LE BERRE, skippé par Anne-Claire Le Berre
– TECHNEAU, skippé par Arnaud Daval
– WEST COURTAGE – ECOLE NAVALE, skippé par Christian Ponthieu et
Simon Moriceau
– Z3PHYR, skippé par Charles Hainneville
– ABSOLUTE DREAMER, skipper annoncé prochainement
– AGRIVAL, skipper annoncé prochainement
– OMANSAIL, skipper annoncé prochainement
– SPINDRIFT BLACK, skipper Yann Guichard
– SPINDRIFT WHITE, skipper annoncé prochainement
– VANNES AGGLO- GOLFE DU MORBIHAN, skipper annoncé prochainement
– Sponsor annoncé prochainement, skippé par Loïc Fequet

Le tour de France à la Voile fera étape à :

– Dunkerque du 3 au 5 juillet

– Fécamp les 6 et 7 juillet

– Roscoff les 11 et 12 juillet

– Pornichet les 9 et 10 juillet

– Les Sables d’Olonne les 14 et 15 juillet

– Gruissan les 19 et 20 juillet

– Marseille les 22 et 23 juillet

– Nice du 24 au 26 juillet

Le Tour de France à la voile passe au multicoque

ASO, la société organisatrice du Tour de France à la voile a annoncé son choix à l’issue de cette édition 2014, les monocoques monotypes M34 seront donc remplacés à partir de 2015 pour des trimarans  Diam 24.

Ce trimaran dessiné par le cabinet VPLP et construit à Port La Forêt par Vianney Ancelin, tpossède déjà un circuit de régates dont le Grand Prix Guyader, le Grand Prix de l’Ecole Navale, le Raid Emeraude de Saint Lunaire. François Gabart, Vincent Riou, Bernard Stamm, Lionel Lemonchois, Bruno Jourdren ont déjà gouté à ce multicoque, certains d’entre eux étant même engagés officiellement sur ces régates.

L’objectif principal de ce changement de support est de baisser le coût de participation à la baisse, le bateau a un coût à l’achat de 55000€, ce qui est moins que la location d’un M34 à la location annuelle, par ailleurs le nombre d’équipers sera réduit puisque le trimaran sera mené par 3 à 4 personnes.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  « Nous avons souhaité partir d’une feuille totalement blanche pour nous laisser un maximum d’opportunités, en ne nous interdisant rien. Le budget de participation à l’épreuve est rapidement apparu comme un point central, tout comme les aspirations de nombreux coureurs à évoluer sur du multicoque, offrant plus de vitesse et de spectacle. Le Diam 24, qui coûte aux environs de 55 000 euros TTC prêt à naviguer, soit trois fois moins cher que le M34, répond entièrement à cette double problématique. Il présente un positionnement budgétaire idéal, permettant de rassembler un large panel d’équipages, des amateurs à de grands noms de la Voile. Ces derniers ont ainsi l’opportunité de naviguer sur un projet complémentaire à leurs objectifs principaux, sur un événement qu’ils apprécient, et qui offre à leurs partenaires de belles possibilités d’activations multi-locales tant sur le Village qu’en terme d’hospitalités VIP, le Tour de France à la Voile présentant par essence un large maillage du territoire via son format de Tournée d’été ». 
Les étapes de ralliement, offshore, seront donc supprimées au profit de  parcours techniques alternernant avec de grands runs, type parcours côtiers.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  Nous alternerons deux types de régates dans les villes-étape. Des parcours côtiers, en Jour 1, que nous pourrons adapter en fonction des conditions, et qui permettront de continuer à mettre en valeur les merveilles de notre littoral, et des régates techniques beaucoup plus courtes en Jour 2, qui s’enchaineront au sein d’un stade nautique. Nous avons non seulement la volonté de rapprocher le spectacle de la terre et du public mais aussi de créer l’animation qui permettra à ce public de comprendre ce qui se joue sur l’eau avec un environnement sonore et visuel très travaillé. Le multicoque plait car il peut être extrêmement spectaculaire. C’est aussi ce qui a guidé notre choix » 

Michel Desjoyeaux skipper :

« Le Tour est une référence dans la voile française en équipage, qui a permis à beaucoup de jeunes d’évoluer vers le haut niveau, puis de faire carrière. Le multicoque fait très clairement partie de la culture nautique et technologique française,  qui  se développe enfin à l’international ! C’est une très bonne chose de marier les deux pour relancer la dynamique de ce grand événement. L’objectif, c’est d’avoir plus de bateaux et plus de marins ! Le Diam 24 répond aussi à une souplesse nécessaire dans une épreuve itinérante le long de nos côtes françaises, en tenant compte des impératifs de timing d’animations aux escales ! »

Vincent Riou, skipper du monocoque 60’ PRB :

« Le Diam 24 est un support vraiment fun, sportif, léger qui dépote ! Il y va y avoir du spectacle. Je voulais trouver un autre support en plus de mon 60’. C’est un projet facile à mettre en œuvre avec le Diam 24. La série ne fait que démarrer mais elle attire déjà du beau monde. Et puis le Tour de France à la Voile est une sorte d’institution. Je pense que le Diam 24 peut donner une nouvelle dynamique à l’épreuve. C’est un très beau projet que de faire le Tour en multicoque. C’est une idée qui m’enthousiasme beaucoup ! »

Daniel Souben, skipper de Courrier Dunkerque 3, vainqueur du Tour de France à la Voile :

« Nous sommes dans une période où le Tour rencontre quelques difficultés malgré la qualité du plateau et l’excellent retour médias. Nous manquons d’équipes. Il ne faut pas refuser d’évoluer. La solution retenue devrait permettre à beaucoup d’équipes de venir et va favoriser le mélange professionnels et amateurs. Ce sera un tour différent car nous perdons les offshores. Mais cela va aussi amener des compétiteurs nouveaux et notamment une jeune génération et des personnes issues du multicoque. L’arrivée du Diam 24 est bénéfique tant du point de vue de la communication que d’un point de vue budgétaire. Je n’y vois que du positif. Il faut que tout le monde s’y retrouve. Ce qui est proposé vaut le coup d’être tenté. »

François Gabart, skipper de Macif :

« J’ai fait mon premier tour en 2002 ou 2003 à l’époque où je faisais aussi du Tornado. Le Tour, cela a été pour moi la découverte du large, les régates de nuit, la navigation dans les courants, les passages dans les raz. Mais je trouvais que l’on se trainait un peu sur nos monocoques. Je m’étais dit à l’époque que ce serait top de faire ça avec des petits multicoques ! Donc je pense que l’évolution du Tour de France à la Voile est très très positive. L’avenir de la voile de manière globale, c’est le multicoque. J’en suis intimement convaincu. J’ai acheté un Diam 24 bien avant de savoir qu’il allait devenir le nouveau bateau du Tour. C’est un excellent bateau, très accessible non seulement budgétairement mais aussi en termes de maniement. C’est un bateau sur lequel beaucoup de personnes pourront prendre du plaisir. Cela va rendre le tour plus populaire non seulement en termes de public mais aussi au niveau des participants. Le mélange, c’est la force du Tour ! »

Philippe Presti, double vainqueur de la Coupe de l’America avec Team Oracle (coach cellule arrière) :

« Cela devenait un peu pénible de voir le Tour de France à la Voile avec si peu d’engouement. Pour moi, le Tour a été fabuleux. Je venais du Finn et découvrais la régate en équipage, les navigations de nuit. C’est dommage d’avoir perdu les amateurs, les étudiants… Donc c’est une super idée de faire le Tour en multicoque. Cela devrait relancer la machine. On surfe sur la vague multi, c’est une bonne évolution. Le bateau est facile, safe et accessible. Il correspond au cahier des charges que s’étaient fixés les organisateurs. Cela devrait permettre d’amener une autre population sur le Tour. Au-delà du haut niveau, l’objet du tour est de créer la dynamique pour amener des gens vers le bateau à voile. Je suis sûr que tout le monde s’adaptera au support et prendra du plaisir ».

Billy Besson, membre de l’Equipe de France de Voile Olympique en Nacra 17 :

« L’arrivée du Diam 24 sur le Tour de France à la Voile est intéressante. Je connais l’épreuve pour y avoir participé en Farr 30 il y a quelques années. Ce changement est énorme mais très positif. Le multicoque grandit partout en France et à l’international. Il n’y a qu’à regarder la Coupe de l’America. Donc c’est une évolution qui suit l’ère actuelle. Je pense aussi qu’ajouter du spectacle sur le Tour de France à la Voile est une bonne chose. Avant, nous partions au large et le public nous voyait juste à l’arrivée dans les ports. Là, cela va permettre de mettre les parcours tout près des côtes. Tout le monde va pouvoir en profiter et se passionner pour ces régates. Le Nacra 17, est mixte obligatoirement ; si le Diam 24 peut ouvrir des portes aux filles, c’est très bien. C’est quelque chose à approfondir. Je vais le proposer à Marie (Riou, sa coéquipière en Nacra 17, ndlr), c’est une bonne idée ! »

Jean Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile :

« C’est plus qu’un changement de support, c’est un changement de format. Je comprends les choix d’A.S.O. C’est une bonne formule pour la promotion de la voile en compétition. Ce sont des régates qui vont parler au public et qui sont facilement explicables. La formule actuelle du Tour de France à la Voile relève de la course au large. C’est une épreuve majeure de la voile française et ça va le rester évidemment. Nous avons une filière de formation des jeunes qui passait par le Tour de France à la Voile. On voit tous les bénéfices de cette filière notamment sur la Volvo Ocean Race sur laquelle naviguent régulièrement des skippers et des équipiers français. Nous allons réfléchir et travailler pour trouver des épreuves pour suppléer le Tour de France à la voile sous son ancienne formule. Quant au Diam 24, c’est dans l’air du temps. C’est un bateau excitant qui va plaire à beaucoup de compétiteurs. Le bateau n’est pas défini en termes de jauge. Il va falloir cadrer les choix si on ne veut pas avoir d’évolutions non-contrôlées, puisque le choix de ce support répond aussi à une volonté de maîtriser les coûts. »

Eric Hainneville, Président de la Classe Diam 24 :

« En tant que président de la classe, l’arrivée du Diam 24 comme support du Tour de France à la Voile génère du stress. Car la barre est mise très haute dès le début. Nous avons une volonté de ne pas décevoir, d’être à la hauteur. En tant que navigant, c’est un super projet. Je trouve que c’est une reconnaissance du multicoque comme un vrai support de navigation. Le multi demande de vraies qualités de navigation. La Coupe de l’America nous a bien aidés pour cette reconnaissance. Avec Vianney Ancelin, nous voulions un bateau à sensations, avec un prix raisonnable, simple et accessible à tous. Nous ne voulons pas courir après la surenchère. Et c’est un vrai challenge. Le bateau va permettre de faire venir d’autres profils de navigants aux côtés des pros. Cela va donner une autre dimension au Tour de France à la Voile. Je trouve que c’est un défi génial. Il y a une confiance mutuelle entre nous les coureurs, la classe et l’organisateur. »