Spindrift 2 en avance sur le record à l’approche des Canaries

L’équipage de Spindrift 2 s’est élance hier à 15h30 sur sa tentative de record de la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador. Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs équipiers ont profité  d’un bon flux de secteur nord établi pour un premier bord vers Madère avant de plonger au sud vers les Canaries

L’avance était à son maximum ce matin avec 180 milles, elle est légèrement moindre ce soir (162 milles) avec l’approche de l’archipel des Canaries, l’équipage devant laisser l’ile de Gran Canaria à tribord, comme l’avait fait Christophe Colomb au 15ème siècle. Ceci impose quelques manoeuvres, il semblerait que le trimaran ait besoin d’au moins deux empannages pour s’extirper de l’archipel et éviter les dévents des iles volcaniques.

© Spindrift racing

Mot de la nuit reçu du bord : 

Yann Guichard : « Nuit comme anticipée très « nerveuse », tonique, avec une mer courte pas facile à gérer. Ciel étoilé superbe. Avec le lever du jour, la chaleur est au rendez vous, et le paysage est celui d’une mer d’alizé typique, avec quelques grains, une belle lumière, mais toujours cette mer peu ordonnée qui nuit quelque peu à la vitesse, et nous contraint à une vigilance accrue, car Spindrift 2 lève vite « la patte » quand il butte contre un train de vagues venu par le travers. Le travail des barreurs a donc été  très intense, et nous avons limité les temps de barre à 40 mn, voire une heure. Nous sommes satisfaits de notre départ, avec une petite avance sur le record, mais aussi sur notre propre estimation jusqu’aux Canaries. Nous allons devoir empanner à nouveau cet après midi pour pouvoir passer au plus près de Gran Canaria et bien anticiper sur notre trajectoire au dévent  de l’archipel. Comme prévu, personne n’a vraiment fermé l’oeil depuis hier, car le bateau bouge beaucoup. Chaque fois que possible, on a renvoyé des équipiers à l’intérieur pour au moins se reposer à l’abris des embruns… »

Dona Bertarelli : « Cette première nuit en mer s’est bien passée. Nous avons eu plus de vent que prévu sous un beau ciel étoilé mais sans lune. Ca commence à mouiller. On a fait de belles pointes de vitesse de 44 noeuds dans une mer formée de travers par tribord. Assez chaotique pour barrer mais aussi pour dormir ! Le jour se lève, on vient de renvoyer un ris. »

Spindrift 2 sur le départ

L’équipage de Spindrift 2, mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli, est désormais dans les starting-blocs, après trois semaines d’attente, une fenêtre météo s’ouvre.  Richard Silviani, le routeur météo du team prévoit un départ mardi à la mi-journée., pour cette première tentative de record pour Spindrift racing.

Yann Guichard, le skipper du maxi-trimaran :  « La fenêtre qui se présente est plutôt bonne avec une navigation dans les alizés sur la majeure partie du parcours. Au départ, il faudra rapidement s’extirper de la côte espagnole et de ses dévents pour bénéficier du flux de Nord qui s’installera et oscillera entre 25-30 nœuds. La première partie jusqu’aux Canaries sera assez sportive avec du vent soutenu et de nombreux empannages. En revanche les dépressions qui se sont accumulées ces dernières semaines ont généré une mer de Nord-Ouest assez forte et formée, pas très propice à la vitesse (on attend près de 4 mètres de vagues). Après avoir laissé Grand Canaria sur notre tribord, il s’agira d’aiguiser notre stratégie et de choisir la meilleure route possible pour rejoindre San Salvador: une Nord (plus près de la Route directe) ou une plus Sud (qui s’éloigne de la route directe mais qui peut présenter de meilleures conditions) »
Le temps à battre sur cette Route de la Découverte, est celui établi par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 en 2007, en 7 jours, 10 heures, 58 minutes et 53 secondes.

Zen Too et Realstone Sailing complètent le podium du Vulcain Trophy

Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli, avait déjà été couronné vainqueur du Vulcain Trophy lors du Grand Prix Grange&Cie le week end dernier, restait à déterminer ses dauphins lors de cet ultime rendez vous de la saison 2013.

Trois équipages pouvaient espérer terminer sur les deux places restantes sur le podium, Zen Too, de Guy de Picciotto, et barré par Fred le Peutrec, Realstone Sailing, mené par Jérôme Clerc, et vainqueur l’année dernière et enfin Ladycat powered by Spindrift racing, le catamaran de l’écurie Spindrift, barré par Dona Bertarelli.

Faute de vent, le grand prix s’est réduit à la seule journée de vendredi, dimanche étant réservé aux courses proAm, la course longue distance entre Versoix et Lausanne prévue samedi n’a pas pu être lancée.

Quatre manches ont donc été courues, et c’est Zen Too qui en est sorti vainqueur, Fred le Peutrec et son équipage ont fait un carton plein avec deux victoires, une seconde place et une troisième, ils remportent le grand prix et prennent la seconde place du championnat, Alinghi se classe second de cette manche et conforte sa victoire au championnat, Tilt et Nickel suivent.  Ladycat prend la 5ème place Realstone la 7ème, malgré ce meilleur résultat, il manque quelques points à Spindrift pour accéder au podium.

Frédéric Le Peutrec, le skipper de Zen Too : «rien n’est jamais acquis, la concurrence est féroce mais nous avons su prendre l’ascendant dans les moments de contact et garder une bonne vitesse qui nous a permis des choix tactiques audacieux mais payants.»

Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « nous avons eu une journée difficile hier mais je suis très content de l’équipe, nous sommes sur le podium pour la deuxième année consécutive avec un niveau général très élevé cette saison, on est encore dans le coup. Nous mettrons à profit l’hiver prochain pour travailler en vue de la saison 2014.»

Classement du Grand Prix Beau-Rivage Palace

Zen Too
Alinghi
Tilt
Ladycat powered by Spindrift racing
Nickel
Okalys-Corum
Realstone Sailing
Veltigroup
Team Sui9
Ylliam-Comptoir immobilier 

Classement général du Vulcain Trophy

Alinghi 11
Zen Too 22
Realstone Sailing 25
Ladycat powered by Spindrift racing 29
Okalys-Corum 32
Team SUI9 42
Tilt 43
Nickel 48
Veltigroup 52
Ylliam-Comptoir immobilier 55
Oryx 69

 

 

Alinghi remporte le Vulcain Trophy, Ladycat gagne l’Open de Grange et se rapproche du podium

Ernesto Bertarelli et son équipage ont remporté le Vulcain Trophy 2013 grâce à leur seconde place sur l’Open de Grange, ils sont sacrés champions alors que le dernier grand prix se couru le week end prochain au large du Beau-Rivage Palace.

Le Grand Prix Grange & Cie n’aura finalement été disputé que sur une journée, les régates de dimanche ayant été annulées faute de vent.

Six manches avaient été courues la veille.

Ladycat powered by Spindrift racing, mené par Tanguy Cariou en l’absence de Dona Bertarelli avait du abandonner la première manche suite à un problème d’hydraulique  mais l’équipage enchaine ensuite les places dans les trois premiers et remporte deux manches surclassant Alinghi et Realstone Sailing. Zen Too, barré par Fred le Peutrec, actuellement 3ème au classement général provisoire finissait 4ème à égalité de points avec Okalys Corum de Nicolas Grange.

régates s’enchainent et le D35 noir et or opère une remontée vertigineuse vers le haut du tableau pour finalement remporter son premier Grand Prix de la saison.

Ernesto Bertarelli, skipper d’Alinghi et vainqueur du championnat  : «Sportivement ce championnat est très exigeant, cette victoire est une vraie reconnaissance de notre travail. L’équipage est solide et le bateau bien préparé. Il faut être conscient du niveau de difficulté que représente le Vulcain Trophy, il rassemble des équipages internationaux, talentueux et entrainés. La constance est la clé, nous avons été efficaces dans toutes les conditions, aussi bien par gros que par petit temps.»Tanguy Cariou, tacticien de Ladycat : «Nous sommes très content du résultat ! Nous avons fait 2 jours d’entrainements avant le GP et nous avons très vite trouvé nos repères ensemble. Il y avait réellement une bonne cohésion au sein de l’équipage c’est ce qui a été déterminant sur ce GP. »

François Morvan, barreur de Ladycat sur ce grand prix :« Nous avons pris de bon départs et nous nous sommes placés au bon endroit sur le plan d’eau, c’est ce qui a payé sur les manches d’hier. Le vent soufflait entre 7 et 10 nœuds, parfait pour naviguer sur une coque. Toutes les conditions étaient réunis pour faire de bonnes places,»

Classement Grand Prix Grange & CieLadycat Powered by Spindrift racing
Alinghi
Realstone Sailing
Okalys-Corum
Zen Too
Tilt
Nickel
Veltigroup
Team SUI9
Ylliam-Comptoir Immobilier
Oryx

Classement Général Vulcain Trophy
Alinghi 9
Realstone Sailing 18
Zen Too 21
Ladycat powered by Spindrift racing 25
Okalys-Corum 26
Team SUI9 33
Tilt 40
Nickel 43
Veltigroup 44
Ylliam-Comptoir immobilier 45
Oryx 57

Spindrift 2 remporte la Fastnet Race devant Banque Populaire VII

Yann Guichard, Dona Bertarelli et leur équipage ont remporté la première course à laquelle participait le dernier bateau entré dans l’écurie, le maxi trimaran Spindrift 2, ex Banque Populaire V. Ils se sont imposés cette nuit après 38 heures et 54 minutes de course.

Le record de l’épreuve n’a pas été battu, faute de conditions météos favorables, avec des brises faibles et un courant de marée important jusqu’à Land’s End, après le passage du phare du Fastnet les grands multis n’ont pas bénéficié de conditions de vent suffisantes pour espérer accrocher le temps de référence détenu par Banque Populaire V depuis 2011.

Le trimaran de 140′ aura eu un adversaire coriace sur les 605 milles entre Cowes et Plymouth puisque Banque Populaire VII (ex Groupama 3), mené par Armel le Cléac’h termine à 22 minutes de Spindrift 2, après avoir réussi à rejoindre celui-ci au passage du Fastnet où seulement 300 mètres séparaient les deux trimarans.

Sidney Gavignet et son équipage sur le MOD70 Oman Air Musandam complètent le podium en temps réel. Sébastien Josse avait quant à lui décidé de courir en double avec Charles Caudrelier, afin de préparer et de sa qualifier pour la Transat Jacques Vabre, c’est désormais chose faite, les deux hommes ont bouclé le parcours en 4ème position en 48 heures et 8 minutes.


Yann Guichard, co-skipper du Maxi Spindrift 2 « Le moment décisif a été l’arrivée ici. C’est vrai que pendant toute la course, nous avons été très proches avec Banque Populaire VII. En mer d’Irlande, il nous avait même un peu dépassé, nous étions à la même vitesse tout le long. Tout s’est joué comme d’habitude 2 milles avant l’arrivée. Cette course est un sprint, il faut être dessus du début à la fin et c’est ce qui fait son charme. Tout s’est super bien passé à bord et tout le monde est resté concentré sur son objectif. Nous avons fait deux semaines d’entrainements depuis la mise à l’eau donc on est très contents du résultat ».

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Air:   « J’aurais aimé battre Spindrift 2 et Banque Populaire mais nous aurions eu besoin d’un coup de pouce du destin pour y parvenir, a-t-il déclaré. C’est comme s’ils étaient les parents et nous le petit enfant. Mais nous avons réussi à ne pas nous laisser distancer pendant une longue période, et nous terminons juste derrière eux donc c’est un bon résultat. Cela signifie aussi que nous nous imposons dans la classe MOCRA en temps compensé, ce qui est une bonne chose. Je suis heureux pour Oman Sail et l’équipage ».

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Edmond de Rothschild : « Nous sommes fatigués mais heureux de boucler cette course et de nous qualifier pour la Jacques Vabre. Les conditions météos ont été assez conformes aux prévisions avec un début de course vraiment physique … Nous sommes sortis du Solent au près dans un vent forcissant – entre 12 et 15 nœuds moyens – et ces quelques milles ont été intenses avec un grand nombre de virements à réaliser. Dans ces enchaînements de manœuvres, nous avons clairement manqué de bras pour mener le bateau comme nous savons le faire en équipage. Les 150 milles, de la sortie du Solent au Cap Lizard, ont heureusement été plus simples à gérer car dès qu’il y a de l’eau à courir c’est moins sollicitant physiquement. En Mer Celtique, nous avons eu plus de vent que prévu avec 17 nœuds moyens qui sont montés jusqu’à 25 nœuds. La mer était courte et assez hachée ce qui n’était pas très confort. Mais comme prévu, dès que nous avons passé le Fastnet nous sommes repartis vent arrière. La nuit a été géniale dans cette configuration. Ce matin, le vent s’est totalement écroulé alors que nous pointions à 10 milles de l’arrivée. Nous sommes restés quasiment arrêtés durant 4 heures et il a fallu être patients en attendant que le Sud-Ouest ne rentre et nous permettre de nous diriger vers l’entrée de la baie de Plymouth où était mouillée la ligne l’arrivée.  C’était vraiment intéressant de participer à la Rolex Fastnet Race en double ; cette navigation comptera double dans notre préparation. Il y avait de l’enjeu avec une ligne de départ, des concurrents et un parcours à respecter. Réaliser notre qualification dans ces conditions nous a permis de repousser nos limites bien plus que si nous l’avions faite seuls dans notre coin au large de Lorient. Sur les premiers milles de course, nous avons dû exécuter plus de virements que nous en ferons sûrement sur toute la Jacques Vabre ! Edmond de Rothschild était beaucoup plus facile à manier au portant, sous gennaker, qu’au près. Sur cette course, nous avons en effet pu constater qu’il était vraiment compliqué de lâcher la barre et de laisser le bateau sous pilote quand nous naviguions au près dans de la mer. Il va falloir travailler cela et trouver les bons réglages pour la Jacques Vabre.  Durant la Transat, il va falloir faire simple. Le bateau est très exigeant et puissant, ce qui rend toute navigation engagée. Physiquement, les manœuvres sont difficiles mais surtout une fois ces manœuvres réalisées, il faut se concentrer et se remettre à la barre pour retrouver l’équilibre du bateau. Les temps de récupération sont vraiment courts.»

 

© Chris Schmid / Spindrift racing

Classement :

1- Spindrift 2 – arrivé à 2h53 (heure locale – 3h53 heure française) – Temps : 1 jour 14h 53′ 58 »
2- Banque Populaire VII – arrivé à 3h16 (heure locale – 4h16 heure française) – Temps : 1 jour 15h 16’ 39’’ 
3- Oman Air – Mussandam – arrivé à 4h16 (heure locale – 5h16 heure française) – Temps :1 jour 16h 16′

L’actualité des maxis multicoques en bref

  • Yann Guichard et Dona Bertarelli, les skippers du maxi trimaran Spindrift 2 (ex Banque Populaire V) enchainent avec leur équipage les navigations au large de Lorient, afin de monter en puissance sur ce nouveau support.
Yann Guichard : “Le bateau est “gros”, mais tout à bord est remarquablement étudié et en place. Le plaisir, dès les premières accélérations, est absolu. Tout doit être grandement anticipé. Nous naviguons depuis mardi et nous commençons à établir déjà nos propres marques et réglages, notamment dans l’établissement des gigantesques voiles. Nous prenons notre temps, et analysons chaque manoeuvre. Le coeur de l’équipage définitif est déjà à bord, il y a aura des ajustements, mais nous travaillons toute la semaine avec les hommes qui participeront au programme de l’année. C’est en configuration course qu’on découvre vraiment ce que le bateau a dans le ventre, et le mode d’emploi pour le maîtriser sous pression. Nous avons hâte d’entrer dans le vif du sujet mais cette semaine Lorientaise nous était essentielle.”

© Eloi Stichelbaut/ Spindrift racing

Dona Bertarelli : ”Ce qui est étonnant, c’est la capacité d’accélération de Spindrift 2. On oublie vite son poids tant il réagit à la moindre risée. Il est étonnamment fin à barrer, dans les conditions médium à faibles de cette semaine. 30, 32 noeuds au speedomètre, Spindrift 2 rassure aussi par sa fiabilité. Le bateau est conforme à nos attentes. Il est, d’un avis unanime, magnifique visuellement mais aussi techniquement. Sa démesure semble s’apprivoiser facilement, et on s’habitue vite à son gigantisme. Je prends mon temps, je me teste et je m’enhardie chaque jour un peu plus, le tout dans l’excellente ambiance qui règne à bord…”

  • Tritium Racing, l’ex 60′ ORMA, allongé à 72′ par Artemis Racing puis revendu a remporté la Transpac, l’équipage rate le record d’Explorer de 1997 de deux heures, suite à quelques soucis techniques sur les foils après des chocs avec des OFNI.
  • Le maxi 80′ Prince de Bretagne est en chantier à Lorient depuis maintenant près de quatre semaines, l’objectif pour Lionel Lemonchois est d’optimiser son multicoque pour la prochaine Route du Rhum. Afin de gagner en performance, il a choisi d’équiper son trimaran d’un mât basculant, pour se faire il utilisera un système de palans et de poulies plutôt qu’un système hydraulique. Cette solution permet de minimiser l’augmentation de poids.

Lionel Lemonchois : « Cela fait longtemps maintenant que les mâts des grands trimarans basculent au vent. D’en régler l’inclinaison, cela permet de soulager la plateforme, ce qui autorise à appuyer plus dessus, et donc de gagner en vitesse. Au départ, nous n’avons pas réinstallé le système hydraulique dont était équipé le mât de l’ancien 60 pieds. Nous avons d’abord préféré gagner en longueur de coques et disposer d’un plus grand bateau. Dans nos réflexions pour savoir comment aller plus vite, l’option du système de bascule avec des palans en cascade s’est ensuite imposée d’elle-même. Elle s’inscrit dans la philosophie de la simplicité initiée à l’origine du projet. Nous n’avons rien inventé, mais c’est la première fois qu’un bateau de cette taille sera équipé d’un mât « à ficelles ». Là, sur le bras arrière bâbord, nous modifions et renforçons la cadène de galhauban, une ferrure en carbone qui tient le hauban et le mât debout. Ensuite de chaque côté du gréement, un système de palans à six brins sera ajouté, et se poursuivra le long du bras de liaison pour ramener les bouts sous la casquette. A la sortie, au niveau du winch, les efforts théoriques de 8 tonnes auront été réduits jusqu’à 1,3 tonne. C’est courant, et c’est à l’échelle, du bateau…De la ficelle supplémentaire, cela complique forcément les manœuvres. Il faudra donner d’un côté, et prendre de l’autre. Ce sera un peu plus long et exigeant. Mais tout a été imaginé pour le solitaire, et je devrais y arriver…D’autant que ce système n’est pas conçu pour régater entre trois bouées, mais pour régler l’inclinaison par rapport à la gîte sur des grand bords au large.« 

Le programme de Spindrift 2 dévoilé

L’écurie de course au large, Spindrift racing, menée par Dona Bertarelli et Yann Guichard, a dévoilé les nouvelles couleurs de son maxi trimaran aujourd’hui à Lorient.
Le trimaran Spindrift 2, ex Banque Populaire V, est le bateau détenteur de tous les plus grands records océaniques à ce jour (Trophée Jules Verne, Atlantique Nord, record des 24 heures, record de la Méditerranée), le team va lui donner une deuxième vie, avec de nouveau un programme de records étoffé, qui reprendra en grande partie ceux déjà détenus par le bateau.
© Chris Schmid/Spindrift racing

© Chris Schmid/Spindrift racing

Suite au chavirage du MOD70 lors de l’étape irlandaise de la Route des Princes, le duo Guichard/Revil ne prendra pas le départ de la Transat Jacques Vabre dont le départ sera donné en novembre prochain. Mais Yann Guichard a lancé une étude  concernant un nouveau gréement pour le maxi, ce qui pourrait lui permettre, si les études de faisabilité sont concluantes, de s’aligner sur la Route du Rhum en 2014.
Yann Guichard  : « Nous souhaitons prendre le temps d’apprivoiser ce géant des mers sans brûler les étapes.  Spindrift 2 a d’énormes qualités intrinsèques, à nous de les découvrir afin d’orienter au mieux notre réflexion sur l’optimisation de la plateforme. 
Nous travaillons sur différentes configurations de voiles possibles impliquant un nouveau gréement. L’objectif  est d’optimiser ce nouveau plan de voilure pour le Trophée Jules Verne. Le mât actuel sera adapté pour des records spécifiques tels que les 24h ou l’Atlantique Nord.»

© Chris Schmid/Spindrift racing

Le programme du maxi trimaran Spindrift 2
2013
Rolex Fastnet
La Route de la Découverte. Cadix (Espagne) – San Salvador (Bahamas)
Temps de référence : Groupama 3 (Franck Cammas) établi en mai 2007 en
7 jours 10 heures 58 minutes et 53 secondes.
Transatlantique retour
Une transatlantique retour vers l’Europe en convoyage aura lieu cet hiver, avec, si l’opportunité se présente, une tentative contre le record de distance parcourue en 24 heures (908 milles, 37,8 noeuds de moyenne !), record établi par ce même maxi sous le nom de Banque populaire V.
Record de la Manche entre Cowes (Angleterre) et Dinard (France)
Record détenu par Maiden 2 (Brian Thompson) depuis 2000 en 5 heures 23 minutes et 38 secondes à la vitesse moyenne de 25,60 nœuds
2014 :
Objectif Route du Rhum – départ de Saint Malo en novembre 2014
ou 
Record de l’Atlantique Nord. New-York – Cap Lizard
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 2 août 2009 en 3 jours 15 heures 25 minutes et 48 secondes à la moyenne de 33,4 nœuds
Le Tour des Iles Britanniques
Record détenu par le maxi banque Populaire V  (Pascal Bidegorry) depuis juillet 2011 en 3 jours 3 heures 49 minutes et 14 secondes à la vitesse moyenne de 23,3 nœuds
Record de la Méditerranée. Marseille (France) – Carthage (Tunisie)
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 16 mai 2010 avec un temps de 14 heures, 20 minutes et 34 secondes
Record des 24h – record du monde de la distance parcourue à la voile en 24h
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 1 août 2009 : 908,2 milles, soit une moyenne de 37,8 nœuds avec une pointe à 47,1 nœuds
Programme 2015-2016 : 
Nouvelles tentatives pour les records suivants s’ils n’ont pas été battus :
Record de l’Atlantique Nord. New-York – Cap Lizard
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 2 août 2009 en 3 jours 15 heures 25 minutes et 48 secondes à la moyenne de 33,41 noeuds
Record de la Méditerranée. Marseille (France) – Carthage (Tunisie)
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 16 mai 2010 avec un temps de 14 heures, 20 minutes et 34 secondes
Record des 24h. Record du monde de la distance parcourue à la voile en 24h
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 1 août 2009 : 908,2 milles, soit une moyenne de 37,84 nœuds avec une pointe à 47,16 nœuds
Trophée Jules Verne. Tour du monde via les 3 caps – Bonne Espérance, Leeuwin et Horn
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Loick Peyron) en  45 jours 13 heures 42 minutes et 53 secondes à la vitesse moyenne de 19,75 nœuds depuis le 6 janvier 2012
Par ailleurs, l’équipe sera bien sûr présente sur le Vulcain Trophy avec le D35 Ladycat powered by Spindrift racing, barré par Dona Bertarelli.

Realstone de retour aux avants postes

Les équipages des onze D35 prenant part à la première journée de l’Open de Versoix II ont rejoint le plan d’eau vers 13 heures aujourd’hui, Stève Ravussin était de retour à la barre de Veltigroup, le bateau de Marco Simeoni, et Pierre Pennec venait épauler l’équipage de SUI-9.

La première manche était lancée dans un séchard établi autour de 8 noeuds, Alinghi passait la première bouée en tête, le passage entre Ladycat powered by Spindrift racing et Okalys Corum, 2nd et 3ème à la porte au vent, était très chaud, Nicolas Grange réclamait contre Dona Bertarelli, qui se voyait disqualifiée à l’issue de la manche, Alinghi conserve la tête jusqu’à la ligne d’arrivée, Zen Too, barré par Fred le Peutrec effectuait un beau retour et prenait la seconde place de cette manche devant Team SUI-9 et Okalys Corum, Realstone Sailing prenait la cinquième place.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La seconde manche était rapidement enchainée avec un beau départ de Realstone en bout de ligne, l’équipage de Jérôme Clerc choisissait la gauche du plan d’eau, ce qui s’avérait payant puisque Realstone ne cessait de creuser son avance sur le reste de la flotte, Ladycat revenait fort dans cette manche et terminait également avec une belle marge sur le troisième, Nickel, Alinghi prenait la 4ème place devant Sui-9, Zen Too et Veltigroup.

La troisième manche était courue dans un vent faiblissant, Okalys, Oryx et Alinghi partaient sur la droite du plan d’eau, le reste de la flotte étant groupée sur la gauche, Jérôme Clerc déclenche son virement au bon moment et passe la première bouée en tête devant Alinghi et Veltigroup. Le trio de tête restera figé jusqu’à l’arrivée de cette manche. Team SUI-9 prenait la 4ème place devant Zen Too et Ladycat.

 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

A l’issue de cette journée, Realstone Sailing pointe en tête devant Alinghi (à égalité de points, mais avec une seule victoire de manche), Team SUI-9 prend une belle troisième place au provisoire devant Zen Too (à un point de SUI-9), Nickel, Veltigroup et Ladycat suivent à respectivement 9, 12 et 13 points du leader.

Les équipages des Decision 35 s’aligneront demain à 13h sur la première classique lémanique de la saison, la Genève-Rolle-Genève, avant de reprendre dimanche la seconde journée de cet Open de Versoix II.

Zen Too prend la tête du Vulcain Trophy

Le week-end dernier était l’occasion pour les équipages du Vulcain Trophy de se mesurer lors du Grand Prix LES AMBASSADEURS au large de Genève.
Le vent a eu du mal à s’établir samedi, ce qui n’a permis au comité de ne lancer qu’une manche qui était remportée par Okalys Corum, Veltigroup prenait une belle seconde place  et Ylliam-Comptoir immobilier terminait troisième devant Ladycat powered by Spindrift racing et Zen Too.
Dimanche les équipages ont de nouveau dû patienter à terre avant que le vent ne rentre dans l’après midi.
Départcopyright : Loris Von Siebenthal
La première manche était remportée par Ladycat, Zen Too, barré par Fred Le Peutrec terminait derrière le catamaran de Dona Bertarelli, Nickel complétait le trio de tête, Okalys-Corum, le vainqueur de la veille ne terminait que 8ème, cependant Nicolas Grange se rattrapait sur la dernière manche en prenant une seconde place qui lui permettait de gagner ce grand prix, Zen Too prenait la seconde place (en terminant 6ème de cette troisième manche) et Ylliam-Comptoir immobilier la troisième place en gagnant cette ultime régate du week end, Ladycat termine 4ème, Realstone Sailing et Alinghi, les deux premiers du championnat l’année dernière finissaient en 5 et 6èmes positions. L’équipage d’Oryx pour son premier grand prix fermait la marche.

Les réactions des skippers :

Nicolas Grange, Okalys-Corum : «les conditions légères de ces deux jours permettaient de parier sur une stratégie différente de celle de la flotte, ça a plutôt bien marché. Chacun était en phase et la vitesse très bonne. Le plus difficile et important consiste à rester régulier tout au long de la saison.»

Okalys-Corum-1copyright : Loris Von Siebenthal

Fred Le Peutrec, Zen Too : « Notre performance est aussi une conséquence de l’excellente évolution de nos voiles, mais sur le Léman, les variations de vent obligent à être vigilants, acharnés et disponibles. Il faut persévérer jusqu’au dernier mètre avant l’arrivée, ici rien n’est acquis.»

Christophe Lassègue , régleur de voile avant sur Zen Too : «Guy de Picciotto nous met dans les conditions favorables à la performance en plus de son rôle important à bord.»

Zen Too prend donc la tête du championnat devant Okalys-Corum, Alinghi, Realstone et Ladycat powered by Spindrift racing.

La prochaine manche aura lieu à Versoix les 7 et 9 juin, le 8, les Decision 35 s’aligneront sur la première classique lémanique : la Genève-Rolle-Genève.

Alinghi remporte la 1ère manche du Vulcain Trophy

Le premier grand prix de la saison 2013 des Decision 35 a débuté vendredi à Versoix. Hélas le vent a fait défaut lors de cette première journée, une manche avait été lancée dans la matinée mais stoppée par le comité faute de vent.

Samedi les D35 ont rapidement largué les amarres en début d’après midi et ont pu disputer cinq manches. Alinghi survolait les débats dans un vent soutenu avec quatre victoires et une 3ème place, l’équipage d’Ernesto Bertarelli faisait preuve d’une belle maitrise dans ces conditions. Realston Sailing, vainqueur du Vulcain Trophy l’année dernière faisait preuve d’une belle régularité aux avants-postes et prenait la seconde place provisoire avec deux secondes places, une troisième et deux quatrièmes. Zen Too, le catamaran de Guy de Picciotto prenait une belle troisième place provisoire, Fred le Peutrec à la barre enchainait deux cinquièmes places puis deux troisièmes places et une victoire de manches.

copyright: Loris Von Siebenthal-Myimage.ch

Dimanche les équipages ont enchaîneé six manches,  Ernesto Bertarelli et son équipage restant sur le podium de toutes les manches du jour. Le reste du podium ne changeait pas avec Realstone Sailing à la deuxième place et Zen Too à la troisième.

Ladycat powered by Spindrift racing. terminait au pied du podium devant Tilt et Okalys Corum, Dona Bertarelli cet Yann Guichard auront à coeur de retrouver le podium lors des prochaines étapes du Vulcain Trophy.