Le team américain a dévoilé les photos des premiers « vols » de son AC72 en baie de San Francisco il y a quelques jours, coupant court aux rumeurs sur les capacités de leur catamaran à déjauger comme celui d’Emirates Team New Zealand.
Les américains auront donc fait aussi bien que les néo-zéd en accomplissant cette performance lors de leur 4ème journée de tests, en dehors de ces photos toujours impressionnantes, reste à savoir si les équipages pourront assurer un vol stable et surtout à quelles allures pourront-ils utiliser les capacités de ces bateaux.
Les images dévoilés par le team américain montrent un énorme travail de la plate forme avec des coques très « mobiles » comme le montre cette vidéo (voir à 3’30).
Artemis Racing, l’équipe suédoise, challenger pour la 34ème Coupe de l’America a débarqué son premier AC72 à San Francisco cette semaine. Le catamaran, qui sera doté de son aile très bientôt a une architecture semble-t-il assez semblable à celui d’Emirates Team New Zealand avec des renforts en V partant du pied de mât vers le bras arrière, et une chèvre reprenant les efforts de la structure.
A noter que l’architecte principal Juan Kouyoumdjian a dessiné des entrées d’eau fines et a munies les étraves du multicoque de strakes, sorte de redans permettant d’éviter l’enfournement.
L’équipage d’Emirates Team New Zealand, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a effectué sa troisième sortie dans la baie d’Hauraki aujourd’hui, l’occasion de découvrir les foils du catamaran AC72.
Ces appendices ont donc un profil en S, comme ceux testés par l’équipe d’Alinghi 5, ce qui permet d’obtenir une « géométrie variable » en fonction des conditions météorologiques par vent faible celle-ci est entièrement imergée et offre un plan antidérive maximal, comme une dérive droite, lorsque le vent augmente l’appendice est partiellement relevée et la poussée devient plus verticale, ce qui permet de soulager la coque sous le vent, cet effet de soulagement de la coque sous le vent est favorisé par un volet perpendiculaire au plan antidérive à l’extrémité de ce foil/dérive.
Ce type d’appendice est également testé par l’équipage italien de Luna Rossa qui s’entraine actuellement en Sardaigne sur des petits catamarans SL33, dont l’un est équipé de ce type de foils, avec également un plan porteur sur les safrans en « T », l’un des catamarans de l’équipe, grée avec une aile rigide a chaviré il y a peu lors d’une sortie d’entrainement. A voir sur les pages de Sailing Sardinia.
Les dates de mise à l’eau des prochains AC72 ne sont toujours pas connues, celui d’Artemis est en cours de transport vers San Francisco, pendant que l’équipage s’entraine dans la ville américaine sur les deux AC45 de l’équipe.
L’équipe française brille à Venise après les deux premières journées des America’s Cup World Series, Loïck Peyron et son équipageont débuté fort dès jeudi avec une troisième place et une victoire de manche
ils avaient pourtant mal débuté avec un départ volé, tout comme pour ETNZ, la catamaran français pointait en 6e position à la marque 1. A la 3ème marque, Team korea prenait la tête de la flotte alors que les deux leaders au classement général, Team New Zealand et Oracle Racing Spithill, fermaient la marche. Sur ce bord, Energy Team passait Luna Rossa Piranha et gagnait une place. Sur le bord suivant, les français profitent d’un problème lors du déroulement du gennaker d’Oracle Racing Bundock pour prendre la 4ème place, ils poursuivent sur leur lancée et dépassent Luna Rossa Swordfish mené ( Paul Campbell-James) sur le dernier portant et s’emparant au final de la 3e place dans la première manche derrière Team Korea, vainqueur et Artemis Racing.
Lors de la seconde manche, Energy Team est bien placé dès le départ et passe la marque 1 en quatrième position, ils gagnent une place sur le bord suivant, et croisent ensuite second devant Emirates Team New Zealand. Luna Rossa Swordfish était en tête, s’engageait alors un duel entre les français et l’équipage italien, un autre mano à mano opposait RTNZ et Oracle Spithill pour la 3ème place.
A la marque 5, Energy Team choisit la gauche du plan d’eau, suivi pas Team New Zealand et Oracle Spithill, alors que Luna Rossa prend la droite, le choix des français s’avère favorable, puisqu’ils prenaient la tête de la flotte, creusant l’écart sur les bords restants, ils s’imposaient avec 26 secondes d’avance sur les italiens, ETNZ terminait 3ème devant James Spithill ; Luna Rossa Piranha prenait la cinquième place devant Team Korea, Artemis, Oracle Bundock et China Team.
En match-race, Daren Bundock l’emporte logiquement sur China Team, désormais barré par Phil Robertson, après le départ de Fred le Peutrec. Difficile d’imaginr meilleur résultat pour l’équipe chinoise, qui change son barreur à chaque acte….
James Spithill s’imposait deux victoires à zéro face à Paul Campbell James pour le 1er quart de finale, Chris Draper faisait mieux que son coéquipier de Luna Rossa en s’imposant face à Nathan Outteridge sur Team Korea dans le second quart.
Dean Barker, inconstant sur les deux courses en flotte (6 et 3ème) s’inclinait 2 à 0 dans le troisième quart de finale ; face à Artemis dont l’équipage est également capable du meilleur comme du pire avec une seconde et une septième place lors des deux courses en flotte.
Energy Team s’imposait également sur le même score face à Oracle Racing Bundock dans le dernier quart.
Réaction de Loïck Peyron : « Energy Team est en haut de la montagne aujourd’hui. Nous sommes très comptants de ce résultat. On s’est bien entrainé toute la semaine. Je suis ravi d’être à la barre et de pouvoir confirmer les bons résultats de Yann Guichard à Naples. J’ai pu voir à quel point l’équipage a progressé à ses côtés. On a une telle chance de naviguer sur ces machines. Il y a encore du travail à faire, ce qui prouve que l’on peut progresser encore. On peut être un peu plus agressif sur les départs. Mais le bateau marche bien, on a une bonne vitesse, une bonne communication à bord et des manoeuvres propres. Même si nous ne disposons que d’un seul bateau, le résultat n’est pas si mal ce soir. »
A noter pour cette première journée des America’s Cup World Series de Venise, l’arrivée de Red Bull en tant que sponsor de la Red Bull Youth America’s Cup. Dix équipes nationales, réunissant six marins âgés de 19 à 23 ans seront sélectionnés par America’s Cup Race Management, et se verront remettre un catamaran AC45 pour s‘affronter l’été prochain à San Francisco qui en parallèle de la 34ème America’s Cup.
Lors de la seconde journée de ces America’s Cup World Series de Venise, l’équipage français s’est de nouveau fait remarquer en enchainant deux podiums.
La première course du jour a eu lieu dans des vents faibles de 6 à 8 noeuds de vent, à l’intérieur de la lagune, devant la magnifique ville italienne. Energy Team entre rapidement dans le trio de tête, derrière ENTZqui était sous la menace de Luna Rossa Swordfish.
A la porte 3, le catamaran italien Luna Rossa Swordfish ravi son public, venu nombreux, en prenant la tête devant les néo-zélandais et Energy Team.
Deux des favoris étaient de nouveau en difficulté puisqu’Artemis et Oracle Spithil occupaient les deux dernières places. Luna Rossa Swordfish continuait sa course en tête et creusait un bel avantage sur ses adversaires, Energy Team toujours troisième se voyait menacer par Chris Draper sur le second catamaran Luna Rossa.
Le classement restera figé jusqu’à l’arrivée avec une victoire pour Luna Rosa Swordfish devant Dean Barker et ETNZ à 1’34, puis Energy Team et Luna Rossa Piranha. Artemis et Oracle Spithill ne pouvaient faire mieux que 7 et 8 ème.
La seconde manche a été courue dans 7 noeuds de vent de Sud-Est. Energy Team prenait un départ en second rideau après une belle manoeuvre d’Artemis alors qu’Oracle – Bundock occupait la 1ère place devant Luna Rossa Swordfish, les hommes de Loïck Peyron entament une belle remontée sur le premier portant mais écopent d’une pénalité, dans une manoeuvre au contact de Team Korea. La tête de la flotte est alors occupée par les deux bateaux américains et italiens.
Les français profitent d’une veine de vent pour effectuer une formidable remontée en deux bords de folie, ce qui les propulse à la deuxième place. Sur ce même bord ETNZ et Oracle Bundock entrent en collision!
Sur le second tour Energy Team conforte sa place derrière Luna Rossa Piranha et devant Oracle Spithill, l’autre Luna Rossa, Swordfish, concurrent direct des français pour le leadership du général, est en difficulté en 7ème position. Luna Rossa Piranha l’emporte donc devant Energy Team, Oracle Racing Spithill, ETNZ , Team Korea et LR Swordfish.
Loïck Peyron : « On a été un peu chanceux aujourd’hui, car on n’a pas pris de très bons départs et même deux très mauvais. Ça été parfois très chaud, on était souvent en zone rouge, surtout dans la manche 1, ça chauffait aussi pour moi sous mon petit casque. Mais tout va bien, car si j’ai bien compris on est toujours en tête à l’issue de cette deuxième journée et on creuse même l’écart. On a toujours une très belle vitesse et on a pu saisir de belles opportunités, notamment dans les bords de portant. On doit continuer à travailler toutes les phases du jeu. Avec l’équipage c’est magnifique, ça se déroule comme du papier à musique, même si les garçons sont un peu épuisés »
Fleet Racing Championship – Résultats provisoires (à l’issue des deux premières journées)
Energy Team…35 points
Luna Rossa Swordfish…31 points
Luna Rossa Piranha…29 points
Emirates Team New Zealand…29 points
Team Korea…26 points
ORACLE TEAM USA Spithill…21 points
Artemis Racing…21 points
ORACLE TEAM USA Bundock…16 points
China Team…8 points
Les demis-finales initialement prévues en fin de journée n’ont pas été courues du fait du petit temps et du retard pris au cours de la journée, elles devraient être reportées à samedi.
Les équipages des AC45 se sont retrouvés sur le plan d’eau de Naples mercredi pour le premier événement de la saison 2012.
Cette première journée a été consacrée à des courses en flotte, qui entrent également en jeu pour la détermination des duels en match race. Le format a été un peu simplifié par rapport à 2011, mais reste toujours relativement flou avec une alternance de courses en flotte, de match race et de speed tests, comptant pour différents classements. Vous pouvez retrouver le programme de cet Act ici.
Canal + a signé un accord de diffusion de l’intégralité du circuit de la 34ème America’s Cup, de la Louis Vuitton Cup et des étapes des America’s Cup World Series avec l’organisation, sa chaine Canal + Sport diffuse donc en intégralité les différentes régates en direct.
Cet accord a pour effet de priver une grande partie des amateurs de voile de ces événements puisque le flux direct accessible jusqu’ici sur YouTube est désormais indisponible, tout comme les résumés des différentes journées de régates, désormais exclusivement réservés aux abonnés Canal +, obligeant les internautes à se cacher derrière des proxis étrangers afin d’accéder à ce contenu vidéo…
Cette première journée de régates a été animée, avec un fort clapot et des rafales à 25 noeuds, offrant un beau spectacle au public venu nombreux. La première manche été menée de bout en bout par James Spithill sur Oracle Racing suivi par Artemis, l’équipage de Terry Hutchinson effectuait un passage de la dernière marque catastrophique avec un manque à virer suivi d’un enfournement et d’un chavirage, ce qui permettait à Energy Team, auteur d’une belle remontée suite à une pénalité dans la phase de pré-départ, de prendre la 2nd place de cette manche.
China Team, mené par Fred Le Peutrec était contraint d’abandonner suite à un problème d’aile, comme l’expliquait le barreur :
« Nous avons abîmé l’arrière de notre aile sur une bonne hauteur. Je ne sais pas comment s’est arrivé, un problème de compression dans les vagues peut-être. Les techniciens termineront les réparations vers 22h00 ce soir. C’est sûr que pour une première journée, les conditions étaient un peu violentes ! J’aime la brise mais nous n’avons navigué que six jours ensemble donc c’est encore très juste. C’est un équipage jeune et motivé, je suis sûr que cela va venir rapidement. »
Le podium de cette manche était complété par L’équipage d’Emirates Team New Zealand, toujours très constant quelque soit les conditions. Team Korea se plaçait 4ème devant Oracle Racing Bundock et les deux Luna Rossa, peu à l’aise dans ces conditions.
La seconde course était réduite à deux tours avec trois bateaux non partants : Artemis suite à son chavirage qui a très largement endommagé l’aile (panneau supérieur désolidarisé de la partie avant, carénage de la partie en grande partie détruit), China Team suite à l’avarie sur l’aile et Oracle Racing Bundock, après une avarie de coque (fissure de 20cm).
Cette manche était remportée par Dean Barker et l’équipage d’ETNZ, suivi de Team Korea et d’Oracle Racing Spithill. Yann Guichard s’offrait une satisfaisante quatrième place pour Energy Team, les deux Luna Rossa fermaient de nouveau la marche dans ces conditions musclées.
ETNZ et Oracle Racing Spithill pointaient donc en tête à égalité de points avec une victoire et une 3ème place, Energy Team et Team Korea se partageant la troisième place avec leurs secondes et quatrièmes places, suivis des Luna Rossa, Oracle Racing Bundock et d’Artemis Racing et China Team.
Les réactions des skippers à l’issue de cette première journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) : « C’était clairement des conditions de survie à bord. J’ai dis aux garçons que si nous nous appliquions sur les manœuvres, nous pourrions accrocher de bonnes places et je suis super content d’eux. C’était la première fois que je barrais le bateau dans ce type de conditions, surtout dans cette houle car le vent était moins compliqué à gérer que la mer. Il ne fallait pas aller trop vite, surtout au près, car on soulevait la coque jusqu’au safran. Nous étions à la limite des conditions de navigation pour ces bateaux. Il fallait bien se tirer de cette journée et c’est ce que nous avons fait. Demain, c’est le retour de conditions familières avec un vent plus léger, il fallait donc se démarquer aujourd’hui. »
Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (ETNZ) :
« Il ne faut pas se plaindre de courir dans de telles conditions car c’est vraiment excitant. C’est évidemment terriblement éprouvant pour les bateaux et les équipages. L’objectif du jour était de revenir à quai en un seul morceau, ce que nous avons fait et, en plus, nous sommes bien classés. »
Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« C’était un équilibre à trouver entre la régate et la prise de risques. Je n’avais pas le sentiment de nous avoir mis dans une situation délicate mais nous nous sommes retrouvés sur le flanc…très frustrant. Tout allait bien, les deux coques plantaient mais nous restions en sécurité quand, d’un seul coup, l’une de nos étraves a plongé et disparu. Par chance, personne n’est blessé mais notre aile est très abîmée, complément cassée même. J’espère qu’il y en a une de rechange par ici, peut être que nous utiliserons celle d’Aleph où une qui ne sert pas. C’est une profonde déception, le bateau était si bien préparé et nous étions si à l’aise en entrainements, c’est difficile à accepter. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Bundock (USA) :
« Malheureusement, nous n’avons couru qu’une seule manche aujourd’hui. Nous avons eu un problème sérieux sur la première course. L’une des coques s’est fissurée, avec un crac de 20 centimètres de long qui part du capot du pont. C’est seulement causé par le martèlement des vagues sur les bords de près. Nous avons une équipe à terre fantastique qui va travailler dur pour que nous puissions régater demain. Depuis le rivage, les vagues ne semblaient pas si grosses mais une fois dehors, la houle était forte, ralentissant d’ailleurs les bateaux même si le vent était correct. »
Jeudi était le premier jour de match racing, dans un vent d’une dizaine de noeuds ; dans ces duels, Artemis Racing se qualifiait facilement face à China Team, l’équipe suédoise a semble-t-il acheté l’aile d’Aleph, qui s’est retiré du circuit, afin de poursuivre la compétition.
Deux quarts de finale ont également été couru, au cours desquels Luna Rossa Piranha battait sur le fil Team Korea (4 secondes) et ORACLE Racing Bundock créait la surprise en venant à bout d’ORACLE Racing Spithill.
Le comité lançait ensuite deux manches en flotte, qui voyait ETNZ s’imposer sur ces deux régates, les deux équipages de Luna Rossa brillaient à domicile avec une seconde et une troisième place pour Luna Rossa Piranha et une troisième position pour Luna Rossa Swordfish sur la deuxième manche du jour. Du côté des contre performances, James Spithill ne se classait que 7ème et 4ème, alors qu’Energy Team ne réussissait à faire mieux que 8ème et 4ème. China Team fermait la marche avec des dernières places, logique avec un équipage novice sur ce catamaran AC45.
Les réactions des skippers à l’issue de cette seconde journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
“J’ai été moins inspiré,” admet Yann Guichard. “Dans ces conditions légères, les équipes savent à quel point les départs comptent. Nous avons été couverts par deux bateaux OCS (départs volés) sur la première manche puis, sur la seconde, nous étions presque tous trop tôt sur la ligne mais il faut lancer le bateau en même temps que les autres et là, avec les systèmes de positionnement, il n’y a pas de ‘pas vu, pas pris’, cela peut se jouer à moins d’un mètre.”
Paul Campbell-James (GBR), skipper, Luna Rossa Sworsfish (ITA) : « Nous avons vraiment pris du plaisir, réussissant à rester devant nos co-équipiers. En début de semaine, vous m’auriez dit que l’on se classerait seconds, j’aurais signé. Si nous n’avions pas fait une petite erreur au départ, nous aurions pu nous battre pour la victoire de la première manche. Chris et moi, nous sommes de bons amis depuis longtemps. Il a beaucoup d’expérience sur ces bateaux et nous aide beaucoup mais nous aimons penser que nous le poussons en match race et sur les entrainements en général. »
Chris Draper (GBR), skipper, Luna Rossa Piranha (ITA) : « Ce vent correspond plus à celui pour lequel nous nous étions préparés. Les gars ont super bien navigué et pris de bonnes options sur le parcours. Je ne leur ai pas offert les meilleurs départs mais Bruni (Francesco, tacticien) a fait un super job pour nous permettre de remonter la flotte. Un grand contraste avec hier. Nous avons beaucoup à faire pour nous améliorer mais c’est un bon début. Le public a été génial, c’était impressionnant d’entendre la foule crier lorsque nous nous sommes approchés des quais. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons bien commencé la journée sur le match race contre Jimmy (Spithill), le vainqueur de l’America’s Cup ! Repartir avec son scalpe est plutôt bien d’autant que cela nous pousse en demi-finale. Les courses en flotte n’ont pas tourné en notre faveur avec une pénalité sur le premier départ et un OCS sur le second. Nous allons analyser tout cela ensemble pour comprendre ce qu’il se passe. »
Au classement général provisoire des courses en flotte, ETNZ prenait les devants avec 9 points d’avance sur Oracle Racing Spithill. Chris Draper sur Luna Rossa – Piranha pointait en troisième place avec 27 points devant Team Korea avec le même total et Energy Team, cinquième avec 25 points.
Vendredi, le comité de course a décidé de lancer les courses en flotte avant de reprendre les quarts de finale du match race en fin de journée.
La première manche en flotte est brillamment remporté par Energy Team qui mène de bout en bout, et résiste à la pression d’Oracle Racing Spithill qui termine à 10 secondes du catamaran français, Emirates Team New Zealand termine à une décevante 8ème place de cette régate dans des vents instables d’une dizaine de noeuds.
La seconde manche sera moins favorable aux français qui écopent de nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé, et terminent 7ème après une belle bataille en milieu de peloton. C’est ETNZ qui s’impose devant Oracle Racing Spithill et les deux Luna Rossa.
ETNZ conserve donc son leadership sur le classement flotte, Spithill revient à seulement 5 points des néo-zélandais, Luna Rossa – Piranha se classe en troisième position devant Team Korea et Energy Team.
Au cours du troisième quart de finale Artemis Racing bat Emirates Team New Zealand qui termine seulement à la 8e du Match Racing Championship.
Luna Rossa Swordfish battait Energy Team après un beau duel, reléguant l’équipe française en 5e du Match Racing Championship
Les deux équipes victorieuses s’affronteront donc dans la demi-finale 1.
Aujourd’hui le comité de course a annulé les régates du fait d’un vent fort, 25 noeuds établis avec des rafales à 35 et de nouveau un fort clapot.
La compétition reprendra donc demain à Naples pour clôturer cette première épreuve de l’année.
Il n’y aura finalement que sept équipes présentes à Naples pour les premiers America’s Cup World Series de l’année ; suite au retrait d’Aleph et de Green Comm Racing.
L’équipe d’Aleph n’a donc pas réussi à finaliser un budget pour l’America’s Cup ni pour les America’s Cup World Series malgré des résultats encourageants la saison dernière, comme l’explique Bertrand Pacé, Directeur Sportif d’ALEPH : « Nous sommes évidemment très déçus de ne pas pouvoir continuer sur le circuit America’s Cup World Series 2011/2012 et sur la Coupe, compte tenu de notre classement actuel face aux meilleurs équipes du monde. L’AC45 est un bateau exceptionnel et le format du circuit America’s Cup World Series est très prometteur. Avec Alain Gautier et Fabrice Levet nous avions constitué une équipe de navigants et de techniciens de très haut niveau qui n’ont pas démérité depuis novembre 2009, et ont obtenu des résultats remarquables compte tenu de nos ressources.»
Les espagnols de Green Comm seront également absent, il semblerait également que l’équipe soit dissoute par manque de financement.
Les italiens de Luna Rossa font leur entrée sur le circuit en engageant deux bateaux, tout comme les américains d’Oracle Racing, au sein de cette équipe, Russell Coutts cède sa place de barreur à Darren Bundock qui occupait déjà ce poste à San Diego, James Spithill et son équipage de vétarans de l’America’s Cup étant aligné sur le 2nd bateau. Artemis Racing, qui possède également deux AC 45, n’en alignera qu’un avec Terry Hutchinson à la barre. Emirates Team New Zealand conserve aussi son équipage mené par Dean Barker.
China Team sera toujours présent, avec un nouveau barreur qui n’est autre que Fred Le Peutrec (interview à lire sur Ouest France), spécialiste du multicoque qui s’est imposé face à Phil Robertson ; Team Korea sera skippé par Nathan Outteridge.
Les français d’Energy Team tenteront de confirmer leurs bons résultats, Yann Guichard reprendra la barre de l’AC45 de l’équipe, comme à San Diego. Cette équipe devrait s’aligner sur la Louis Vuitton’s Cup, des rumeurs courent sur le financement de l’équipe par Larry Ellisson, patron d’Oracle, qui souhaiterait voir le team français à San Francisco l’année prochaine, cette rumeur a été démentie par le team, mais il semblerait qu’aucun sponsor ne soit derrière cet apport de 15 millions d’euros.
L’équipe italienne a débuté hier ses navigations en baie d’Hauraki, l’équipage était mené par Mark Sirena, qui barrait déjà l’Extreme 40 aux couleurs de Prada cette année.
Luna Rossa est installé dans la base d’Emirates Team New Zealand, les deux équipes devraient collaborer pour la mise au point de leurs AC72, des entrainements communs sont prévus sur les AC 45 pendant la première quinzaine de février, le catamaran devrait ensuite être transporté à Naples pour la première étape des America’s Cup World Series 2012, l’équipe poursuivra alors ses entrainements sur d’autres catamarans, à foils cette fois-ci, les SL33, peut être ceux de l’équipe néo-zélandaise qui les a équipé d’ailes rigides.
Les Italiens de Luna Rossa ont remporté hier la dernière épreuve des Extreme Sailing Series et le titre de champion 2011 de la série. Max Sirena, Paul Campbell-James, Alister Richardson et Manuel Modena, ont été impérieux sur ce dernier Act reléguant le second, The Wave Muscat, à 45 points d’avance à l’issue des 35 manches courues à Singapour.
Les réactions du skipper, Max Sirena : « Je suis vraiment très heureux ! Nous y sommes enfin. Nous finissons l’année en beauté et je dois dire que c’était assez inattendu car nous n’avons pas très bien navigué dans la précédente épreuve. Tactiquement et côté manœuvres, nous étions à 100% et je suis très fier des gars à bord. C’est formidable pour l’avenir de l’équipe à long-terme. Nous sommes très, très heureux ».
Le barreur Paul Campbell James remporte donc son second titre en deux ans après sa victoire avec The Wave Muscat l’année dernière.
Les grands perdants de ce dernier Act sont les français de Groupe Edmond de Rothschild, ils étaient dans la course au titre face à Luna Rossa, mais ce dernier rendez-vous s’est révélé catastrophique pour l’équipage du Gitana Team avec une septième place sur cette épreuve, mais malgré tout une belle deuxième place au général.
Les réactions de l’équipage :
Pierre Pennec, barreur de Gitana Extrême : « Il y a forcément un peu de déception sur la façon dont s’est déroulé ce Grand Prix d’autant plus que nous l’avions bien commencé en remportant deux manches dès la première journée. Mais nous n’avons pas su conserver ce niveau de jeu durant les cinq jours de compétition. Notre adversaire, Luna Rossa, a lui très bien navigué et a survolé les débats, ce qui lui permet de remporter le championnat. C’est amplement mérité, ils ont été très forts, plus forts que nous. En mettant de côté ce dernier Grand Prix et en parlant plus généralement de la saison, je suis satisfait de cette deuxième place. Nos adversaires étaient vraiment redoutables et nous sommes parvenus à faire de très belles choses et à les laisser derrière nous plusieurs fois au cours de la saison. Lors des neuf évènements nous avons disputé 300 régates. L’Extreme Sailing Series est un circuit très spécifique avec des petits parcours donnés sur des plans d’eau atypiques au cœur des villes : je crois que le mot qui le résume le mieux est Intense ! Pour moi, cette intensité est comparable à une journée de « final race » sur les JO, mais c’est le cas chaque jour et les Grand Prix comptaient cinq jours de régates …
Personnellement, cette saison m’a appris beaucoup de choses, j’ai retrouvé beaucoup de sensations à la barre et j’ai encore de nombreuses choses à montrer ; cela faisait dix ans que j’attendais une telle opportunité. J’ai eu la chance d’être à la tête d’un équipage très fort tant physiquement que techniquement et humainement : notre groupe a toujours très bien fonctionné. Cette cohésion nous a permis de nous surpasser même si, ici, cela n’a pas suffi. Je tiens vraiment à les remercier de leur confiance et de leur travail. Mes remerciements s’adressent naturellement avant tout à Ariane et Benjamin de Rothschild qui m’ont offert une chance incroyable en me confiant la barre de leur bateau. Ils nous permettent de vivre notre passion à 100 %.»
Hervé Cunningham, n°1 : « Il y a un petit goût de déjà vu dans cette deuxième place mais le circuit 2011 n’est pas vraiment comparable à nos précédentes participations tant au niveau du plateau que de la durée de la compétition. Durant cette semaine de compétition à Singapour, nous n’avions pas les armes pour lutter contre Luna Rossa. Notre deuxième place au classement 2011 scelle néanmoins une belle saison de navigation. »
Christophe Espagnon, régleur de Grand Voile : « Nous sommes des compétiteurs et la victoire était à notre portée donc la première sensation est bien sûr la déception. Mais si l’on regarde la saison dans son ensemble, c’est un sentiment de satisfaction qui s’en dégage. Ce fut une très longue saison qui a réclamé beaucoup de concentration. Nous avons certainement manqué de régularité mais chaque évènement est à part et propose un scénario unique. Notre équipage a montré de belles choses, alors même si nous devons encore travailler, je crois que nous avons encore une belle marge de progression.»
Thierry Fouchier, régleur des voiles d’avant : « Malgré ce que l’on peut penser, nous sommes arrivés à Singapour conscients de l’enjeu mais relativement détendus. Notre deuxième place ne doit rien à une pression mal gérée. Par contre, nous avons manqué de réussite et nous sommes passés à côté de beaucoup de choses. Luna Rossa n’a pas failli et il mérite la victoire finale. Nous allons devoir débriefer entre nous pour comprendre ce qui nous a manqué et aller très vite de l’avant. »
Emirates Team New Zealand, termine second de cette dernière étape et troisième au général , après avoir survolé le début de saison, Dean Barker et les autres kiwis ont été moins performants en seconde partie de circuit, l’équipage étant probablement plus concentré sur le circuit des America’s Cup World Series, même cas de figure pour Artemis Racing, qui n’a pas participé aux deux derniers grand prix, pour se concentrer sur sa préparation à la prochaine Coupe de l’America.
Dean Barker, barreur dETNZ : « L’épreuve de Singapour a été particulièrement difficile, Luna Rossa a vraiment été très bon dans ces conditions et la bagarre était rude pour grimper sur le podium. Nous avions bien commencé la saison, en tête du circuit après quatre épreuves, puis nous avons eu quelques coups durs en milieu de saison. Nous savions en arrivant ici que nous ne pourrions pas faire mieux qu’une troisième place au général ».
The Wave Muscat termine quatrième au général devant Alinghi, qui aura alterné le bon et le moins bon.
A noter sur cette épreuve de Singapour, la présence d’un équipe française the first club, qui termine à la dernière place du classement, mais qui a montré de belles dispositions pour l’exercice avec plusieurs victoires de manches. L’équipage mené par Sébastien Col espère pouvoir s’aligner l’an prochain sur le circuit avec l’équipe All4One/K Challenge, cette participation pourrait être favorisée par l’annulation de l’Audi Med Cup, épreuve sur laquelle l’équipe engageait un bateau
Franck Citeau, régleur de voile d’avant : « La démarche est bonne et ce que nous avons fait est de bon augure pour la suite, même si nous n’avons pas bien marché en terme de résultat final. Il y a eu des moments durs où l’on a su relever la tête, des moments où l’on a pris du plaisir, donc cela a été assez complet »
Cette cinquième saison des Extreme Sailing Series s’achève donc après 301 manches courues sur neuf plans d’eau à travers le monde, les épreuves ont accueilli au total 287 000 spectateurs qui ont pu vivre la course au plus près de l’action grâce à son format « stade nautique » avec des manches courtes, rapides et variées, allant de la régate en flotte au match-racing en passant par les duels de vitesse pure.
Le programme 2012 du Championnat Extreme 40 sera dévoilé demain au cours du World Yacht Racing Forum.
Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après neuf épreuves
L’équipage de Groupe Edmond de Rothschild mené par Pierre Pennec a perdu quasiment toute chance de remporter les Extreme Sailing Series aujourd’hui à Singapour.
En effet les hommes du Gitana Team ont peiné à trouver leurs marques dans des conditions qu’ils affectionnent pourtant habituellement, vent établi aux alentours des 10 nœuds sans orages cette fois-ci. Onze manches ont été lancées aujourd’hui, les français ont enchainé les manches en milieu et fin de peloton, alors que Luna Rossa trustait les podiums et prenait la tête du classement de cette étape, Groupe Edmond de Rothschild pointe donc à la 7ème place du classement provisoire et concèdent cinquante-huit points de retard sur leur adversaire pour le titre annuel.
Pierre Pennec, le skipper de Gitana Extreme : « Rien n’a été dans le bon sens ! Encore une fois, nous avons pris des mauvais départs. Notre adversaire, Luna Rossa, est très à l’aise dans les phases de pré-départ et vient toujours nous chercher pour perturber notre stratégie. C’est le jeu mais nous n’avons malheureusement pas su faire la même chose aujourd’hui. Cela vient certainement de notre communication à bord et je dois progresser pour que l’équipage puisse mieux anticiper mes choix. Mais les erreurs ont également été trop nombreuses durant les régates. Un certain manque de réussite et de mauvaises appréciations stratégiques nous coûtent très cher. »
Red Bull rétrograde à la seconde place devant Oman Air et Emirates Team New Zealand, Alinghi fait un beau retour en cinquième place devant The Wave Muscat et l’équipage français. L’équipage mené par Sébastien Col sur Team Extreme, The First Club a de nouveau montré de belles capacités en remportant deux manches aujourd’hui.
Luna Rossa est donc en tête du Grand Prix de Singapour et bénéficie d’une confortable avance à la veille des dernières régates, la tâche s’annonce quasiment impossible pour Groupe Edmond de Rothschild doit impérativement finir devant les italienspour pouvoir gagner le championnat 2011.
Pierre Pennec : « La première place va être vraiment très très difficile à aller chercher. Nous savons que beaucoup de choses peuvent se passer car demain nous allons également disputer beaucoup de régates mais le résultat ne dépend plus uniquement de nous… A bord, en tous les cas, nous allons tout faire pour que cette dernière journée de l’année soit placée sous le signe du plaisir. Nous allons essayer de naviguer comme nous savons le faire pour terminer sur une bonne note. Et puis, il ne faut pas oublier que nos poursuivants au général sont proches (Emirates Team New Zealand, Alinghi …) et selon comment se dessine la journée nous devrons quoiqu’il arrive protéger la deuxième place, ce qui en soit est déjà un très beau résultat.»
Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la quatrième journée
Après avoir remporté samedi le Match Racing Championship face aux français d’Energy Team, l’équipage de James Spithill s’est de nouveau imposé lors de la régate en flotte finale de dimanche et s’adjuge donc aussi la victoire du Fleet Racing Championship.
Les neuf équipages ont régaté hier dans un vent de 15 à 17 noeuds, avec des rafales approchant les 20 nœuds.
La course a été très disputée dès le départ, à la première marque, ETNZ passe en tête suivi d’Oracle Racing Spithill et des deux équipages français Aleph et Energy Team, pas de changement après le premier portant, à la porte, Energy Team choisit la droite du plan d’eau, tout comme Artemis Racing, ce qui s’avère payant puisque les deux bateaux pointent en tête au début du second portant, suivent Oracle Racing Spithill, Aleph, ETNZ et Team Korea ; Oracle Racing Coutts, pénalisé sur ce premier bord se portant se trouve relégué en dernière position. Spithill trouve plus de pression au centre du plan d’eau et s’envole en tête, suivi par Team Korea et Energy Team qui semblait évoluer avec une voile de portant moins performante que les autres bateaux (code 0 assez plat), Artemis Racing passe en 4ème position mais le dernier empannage avant d’entamer le près s’avère catastrophique, l’AC 45 suédois est quasiment arrêté et le foc est twisté sur l’étai, les suédois enfournent ce qui libère le tour et leur permet de reprendre leur régate. Sous le vent Spithill passe en tête avec 30 secondes d’avance sur Team Korea, 35 sur ETNZ et une 40aine sur Energy et Aleph.
Avant le dernier portant Spithill a encore plus creusé l’écart avec 30 secondes d’avance sur ETNZ et Team Korea et 55s sur Energy Team, Aleph pointait à 1min15s, Team Korea perd plus de 200m suite à une manoeuvre ratée lors d’un empannage ce qui permettait aux deux équipages français se passer l’AC 45 coréen.
James Spithill s’imposait donc assez facilement devant ETNZ, la lutte était magnifique entre les deux équipages français sur le court bord de travers, Yann Guichard s’imposait sur le fil avec une seconde d’avance, Aleph terminait 4ème devant Team Korea, le grand perdant de cette régate. China Team évitait de peu le chavirage dans une risée sur ce même bord, permettant le retour d’Artemis, qui coupe également la ligne 1s avant son adversaire et termine donc en 6ème position devant China, Green Comm et Oracle Racing Coutts.
James Spithill (USA), skipper ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons la meilleure équipe à terre. Les gars arrivent les premiers et quittent la base en derniers. Cela nous permet de nous concentrer sur la régate. Ici, nous avons eu tout un panel de conditions de navigation. Lorsque nous sommes arrivés à San Diego, nous nous attendions à avoir peu de vent, mais aujourd’hui c’est monté jusqu’à 17 nœuds et nous avons pu avoir une bonne vitesse. Nous avons réussi la « totale » [match racing and fleet racing] et maintenant nous voulons reproduire le scénario à Naples. »
Pierre Pennec (FRA), skipper Aleph (FRA) :
« C’est sympa de se retrouver avec mon équipier de 420 quand j’avais 15 ans sur une ligne d’arrivée d’America’s Cup mais Yann a un peu plus d’expérience en AC45 que moi. C’est la première fois que nous naviguons avec cette force de vent (16-17 noeuds). Nous avons fait plein de petites erreurs techniques donc cela donne envie de s’entraîner pour travailler la coordination à bord et pour pouvoir jouer avec les premiers. Le point positif c’est qu’avec aucun entraînement dans ces conditions, nous jouons quand même une bonne partie de la régate avec les teams qui connaissent très bien le bateau. »
Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
« C’est bien de finir comme ça avec Aleph. Les deux bateaux français ont fait une belle semaine de régates. Personnellement, je suis très fier de notre équipe, très satisfait du résultat et surtout d’avoir pu montrer aux autres teams qu’il va falloir compter avec nous. Biensûr je vais continuer avec l’équipe. Le résultat sur cet événement est incroyable pour nous : nous finissons seconds hier en match racing et troisièmes aujourd’hui – c’est une grande surprise. On est encore loin des grosses équipes mais nous progressons chaque jour et nous allons mettre à profit ces quatre mois sans régate pour nous entraîner afin d’être fin prêts pour Naples (7-15 avril 2012). »
Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (NZL) : « San Diego fut un bel événement, avec des hauts et des bas pour nous, notamment une mauvaise demi-finale mais sinon, nous avons plutôt navigué. Aujourd’hui, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. Nous espérions virer devant Energy Team mais nous n’avions pas d’issue alors un gros bras de fer a débuté. C’est bien de conserver la tête du classement des World Series mais il y a encore du pain sur la planche, nous devons nous préparer plus, comme nous aurions dû le faire ici mais, globalement, nous sommes assez satisfaits. »
Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« Aujourd’hui, le génois s’est enroulé autour de l’étai lorsque nous repartions sur le bord de près. Nous avons essayé de revirer mais cela ne marchait toujours pas, nous avons donc abattu et la régate nous a échappée. Je dois sûrement des excuses à la TV car il y a eu des ‘bip, bip’ pendant un moment. D’un point de vue plus général, ce n’est pas le standard de qualité que nous attendons. Nous avons un très bon soutien logistique, un super design team mais nous n’arrivons à concrétiser nos efforts. Nous devons exiger encore plus de nous-mêmes et travailler dur pendant les prochains mois. »
Chris Draper (GBR), skipper, Team Korea (KOR) :
« Le futur s’annonce très prometteur pour Team Korea, nous avons beaucoup réfléchi à notre avenir cette semaine. Nous attendons avec impatience de savoir comment les choses vont évoluer et vers où nous nous dirigeons. »
Charlie Ogletree (USA), skipper, China Team (CHN) sur l’arrivée à une seconde d’Artemis Racing :
« Nous avions nos chances mais Artemis a maintenu un sacré rythme. Au portant, j’ai été un peu lent pour border l’aile, le bateau a décollé sur une coque et ils nous ont mis un quart de longueur de bateau. Nous rentrons à la maison avec une longue liste de travail, et en profondeur. Nous espérons tous vous revoir à Naples. »
Vasilij Zbogar (SLO), skipper, Green Comm Racing (ESP) :
« Tous les jours, nous nous sentons mieux et nous pensons que nous pouvons pousser les choses un peu plus loin mais nous n’arrivons à mener assez proprement le bateau. Nous allons nous entrainer fort les quatre prochains mois et je suis sûr à 100% que vous verrez une équipe différente à Naples et Venice. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Coutts (NZL) :
« Nous avons eu des hauts et des bas. Nous avons remporté la première manche mercredi et nous faisons derniers aujourd’hui. Nous allons nous attarder sur ce qui a mal fonctionné. Jimmy (Spithill) à remporté les deux titres, nous avons donc une excellente référence. Nous avons encore beaucoup à faire si nous voulons continuer à pousser fort Jimmy. »
Résultats – San Diego Fleet Racing Championship
1. ORACLE Racing Spithill
2. Emirates Team New Zealand
3. Energy Team
4. Aleph
5. Team Korea
6. Artemis Racing
7. China Team
8. Green Comm Racing
9. ORACLE Racing Coutts