Yann Guichard intègre l’équipe Alinghi

L’ancien skipper du Gitana Team va donc intégrer l’équipe suisse pour la saison 2011, Alinghi s’engagera sur deux circuits multicoques : les Extreme Sailing Series et le challenge  D35 (anciennement Challenge Julius Baër).

Le rôle de Yann Guichard au sein du team n’a pas été précisé, Tanguy Cariou avait été désigné barreur de l’Extreme 40 alors qu’Ernesto Bertarelli était traditionnellement à la barre du D35, le team a désormais trois barreurs pour deux catamarans.

Les Extreme Sailing Series débuteront à Oman dans quelques semaines (20 au 24 février), alors que le championnat D35 débutera en mai sur le lac Léman avant de rejoindre la Méditerranée en septembre (deux étapes françaises à Beaulieu et Antibes).

Au total, le calendrier 2011 d’Alinghi comprenrad 15 compétitions dans 10 pays sur une période de 11 mois.

Gitana Team se sépare de Yann Guichard

Après Fred Le Peutrec, Lionel Lemonchois et Loick Peyron, c’est au tour de Yann Guichard de quitter le Gitana Team, tout comme les anciens skippers de l’équipe, Yann Guichard n’a pas à rougir de ses résultats avec deux places de dauphin sur les Extreme Sailing Series 2009 et 2010 et une quatrième place sur la Route du Rhum 2010.

Extrait du communiqué de presse du Gitana Team :

Pour la saison 2011, le Gitana Team souhaite confier la barre de ses différents bateaux à deux skippers distincts : un régatier pour mener l’Extreme 40 Groupe Edmond de Rothschild sur les Extreme Sailing Series et un navigateur pour initier l’histoire des Multi One Design, trimaran monotype de 70 pieds.
Cette évolution stratégique se base sur le programme de l’Extreme Sailing Series, qui verra s’affronter pour la saison 2011 de nouveaux compétiteurs de haut niveau et qui s’ouvrira plus largement à l’international. Dans le même temps, le lancement des Multi One Design demandera un investissement sportif et technique conséquent.
Le Gitana Team et Yann Guichard n’ont pas trouvé d’accord face à cette nouvelle organisation pour le nouveau programme sportif proposé.

© Yvan Zedda / Gitana S.A.


Les noms des nouveaux skippers devraient être dévoilés assez rapidement, puisque la saison des Extreme Sailing Series débute dès le mois de février, à noter également la vente du maxi catamaran Gitana 13 à un particulier, le bateau subit actuellement un refit à Lorient avant d’être livré à son nouveau propriétaire.

Mise à jour :Yann Guichard est revenu sur son départ dans un article du Télégramme du 16 décembre, il explique que le team lui a proposé la barre de l’Extreme 40 pour la saison 2011 mais pas celle du futur MOD 70, raison pour laquelle les deux parties ont cessé leur collaboration.
A lire ICI

La saison 2011 des Extreme Sailing Series dévoilée

La saison 2011 des Extreme Sailing Series a été dévoilée ce soir en ouverture du World Yacht Racing Forum à Estoril au Portugal,  dix équipes sont engagés cette saison, elles se disputeront la victoire sur neuf événements, qui se dérouleront sur 3 continents (Europe, Asie, Amérique).

Le circuit obtient le label ISAF Special Event, d’autres classes de voilierscomplèteront le spectacle offert par les catamarans Extreme 40 dont des optimists, des 49ers, kiteboards et planches à voile. Les compétitions se dérouleront désormais sur 5 jours avec des parcours un peu plus diversifiés que les années précédentes : raids côtiers, régates au contact proches du public en courses en flotte, duels, chronos, match-race
La saison 2011 débutera à Muscat en Février 2011 et terminera à Singapour en Décembre, après l’étape omanaise, les concurrents rejoindront la Chine puis Istanbul avant une étape à Boston (USA) pendant les fêtes du 4 Juillet.
La Cowes Week accueillera les Extreme 40 pour la cinquième année consécutive avant un retour dans le port de Trapani pour la deuxième année consécutive. L’étape française reste dans les eaux méditerranéennes, à Nice avant que la flotte ne retrouve l’Andalousie et Almería en Espagne pour l’avant-dernier événement de la saison. Le vainqueur du circuit 2011 sera ensuite couronné à Singapour, mi-Décembre.
10 équipes sont inscrites, elles représenteront 8 pays avec des navigateurs de 12 nationalités différentes issus de disciplines très variées (Volvo Ocean Race, Coupe de l’America, Médaillés d’or Olympiques, World Match Racing Tour etc…)

On retrouvera l’équipe du Groupe Edmond de Rothschild deux fois dauphin du circuit, l’équipe n’a pas encore annoncé le nom de son skipper, Yann Guichard était pressenti pour prendre la barre d’Alinghi, mais l’équipe suisse a choisi Tanguy Cariou à ce poste, il officiat jusque là à la tactique sur Groupama 40.

Luna Rossa, ancien challenger de l’America’s Cup s’offre les services du skipper vainqueur de l’an dernier Paul Campbell-James qui sera à la barre du bateau skippé par un vainqueur de l’America’s Cup, Max Sirena.

Oman Sail aligne de nouveau ses deux bateaux :  Masirah sera skippé par un français habitué de la Volvo Ocean Race, Sidney Gavignet, ce bateau était jusqu’à la saison dernière barré par Loick Peyron, qui s’est engagé sur la Barcelona World Race (tour du monde en double en 60′ IMOCA), The Wave, Muscat, le 2nd bateau du team sera skippé par Torvar Mirsky, spécialiste du match race.

Roman Hagara entamera sa deuxième saison avec son équipe Red Bull Extreme Sailing.

Le Britannique Ian Williams, deux fois vainqueur du World Match Racing Tour rejoint Team GAC Pindar ; une nouvelle inscription italienne, Team Nice sera mené par Alberto Barovier, ancien membre de l’équipe BMW Oracle.

Deux challengers de la prochaine America’s Cup rejoignent le circuit à  savoir Artemis Racinng barré par Terry Hutchinson et  Emirates Team New Zealand qui sera mené parDean Barker.

Mark Turner a confirmé : « Nous nous engageons à conserver la plus haute intégrité sportive comme nous l’avons fait depuis 2007. Reprendre les rênes de la classe Extreme 40 après son créateur TornadoSport, nous a permis de développer les règles de l’événement et des bateaux à l’unisson, afin de donner à tous une égalité de chances de gagner, et de réduire les coûts pour les équipes. Nous avons limité les voiles (et baissé leurs prix), diminué les coûts d’assistance avec une équipe et zone technique centrales et nous gérons toute la logistique de transport de façon centralisée ainsi que toute une liste de petits changements qui non seulement augmentent le retour sur investissement des sponsors des bateaux, mais garantit aussi une égalité de chances quelque que soit la taille du budget. »

Les nouvelles règles de classe sont publiées cette semaine. Un budget complet classique pour un projet compétitif varie de 450 à 650 000 Euros par an, en plus du bateau à environ 100 000 Euros par an (location ou achat déprécié sur 4 ans).

Calendrier et villes d’accueil 2011
Acte 1 : 22-24 Février, Muscat, Oman (20-21 courses en « parcours ouvert » *
Acte 2 : 15-17 Avril, Chine (13-14 courses en « parcours ouvert »)
Acte 3 : 27-29 Mai, Istanbul, Turquie (25-26 courses en « parcours ouvert »)
Acte 4 : 30 Juin – 4 Juillet, Boston, USA (tous les jours en parcours « devant le grand public »)
Acte 5 : 6-12 Août, Cowes, UK (courses en « parcours ouvert »)
Acte 6 : 16-18 Septembre, Trapani, Italie (14-15 courses en « parcours ouvert »)
Acte 7 : 30 Septembre – 2 Octobre, Nice, France (28-29 courses en « parcours ouvert »)
Acte 8 : 12-16 Octobre, Almeria, Espagne (tous les jours en parcours « devant le grand public»)
Acte 9 : 9-11 Décembre, Singapour (7-8, courses en « parcours ouvert »)
* Les courses en « parcours ouvert » signifient que le directeur de course peut décider de lancer les courses sur la partie du plan d’eau qui est la plus favorable à la régate. Une fois que le village public est ouvert, les courses se dérouleront au plus proche des spectateurs.

Skippers & équipes confirmées** 2011 :

Alinghi/ SUI – Tanguy Cariou (FRA)
Artemis Racing/ SWE – Terry Hutchinson (USA)
Emirates Team New Zealand/ NZL – Dean Barker (NZL)
Groupe Edmond de Rothschild/ FRA (As Yet Unknown)
Luna Rossa/ ITA – Max Sirena (ITA)
Oman Air Masirah/ OMA – Sidney Gavignet (FRA)
Red Bull Extreme Sailing/ AUT – Roman Hagara (AUT)
Team GAC Pindar/ GBR – Ian Williams (GBR)
Team Nice/ ITA – Alberto Barovier (ITA)
The Wave, Muscat/ OMA – Torvar Mirsky (AUS)
** La période d’inscription initiale se termine aujourd’hui 13 décembre. Cependant, des inscriptions de dernière minute sont autorisées par avis de course avec un maximum de 11 bateaux et 3 « wild cards » attribuées par l’organisation. L’objectif annuel des Extreme Sailing Series™ est d’avoir 8 équipes de qualité.

Fred Le Peutrec : « J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque »

Fred Le Peutrec a de nouveau accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques, apportant un éclairage sur sa nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, sur la Coupe de l’America etc.

Tu es déjà détenteur du Trophée Jules Verne avec l’équipage de Groupama 3 depuis l’hiver dernier ; qu’est ce qui t’as poussé à repartir sur une nouvelle tentative cette année avec Banque Populaire ?

 

C’est tout simplement ce genre de navigations, qui sont très rares, associées à des bateaux comme Groupama 3 ou Banque Populaire V qui sont des protoypes uniques, donc j’en profite pendant qu’il y a des bateaux qui sont armés pour ce type de navigations.

 

 

Mais aussi parce que Pascal (Bidégorry) me l’a proposé. Après être revenu avec Groupama je me disais qu’il était dommage d’imaginer que je ne serai peut être plus amené à revivre un tour du monde sur ce type de bateaux, parce qu’évidemment des projets comme le Jules Verne avec des bateaux construits uniquement pour ça sont des projets coûteux et de longue haleine.

Je ne vois pas un projet naître rapidement après celui de Banque Populaire, donc je n’ai pas hésité longtemps après la proposition de Pascal.

 

Quels sont les différences entre ces deux maxis trimarans (Banque Populaire V et Groupama 3) ?

 

Banque Populaire 5 est un peu plus grand , un peu plus lourd, il a plus d’inertie, le bateau demande donc plus d’anticipation, plus de bras, avec des temps de manoeuvres un peu plus longs que ceux de Groupama 3.

BP5 a un gros potentiel, comparable si ce n’est un peu supérieur, au moins pour ce qui est d’entretenir une vitesse moyenne, c’est un bateau plus constant en vitesse que ne l’est Groupama 3, sans doute par un effet de masse et de longueur associée.

Le bateau a certes moins navigué, mais comme le cabinet d’architecture (VPLP) et de calcul de structures sont les mêmes, toutes les évolutions et les constats de faiblesse de Groupama 3 ont été transféré à Banque Populaire, le bateau a donc bien évolué depuis sa mise à l’eau même s’ il y a eu moins de navigations accumulées qu’avec Groupama 3.

 

 

Concernant le comportement à la mer du trimaran et les performances pures, j’ai du mal à en juger, il faudra attendre d’être en « situation réelle » .

Dans peu de vent et de mer, le bateau avance très convenablement, il n’y a pas de quoi rougir ou avoir un blocage psychologique par rapport aux performances de Groupama.

Dans le contournement d’anticyclones, je ne pense pas que le bateau soit aussi arrêté que ce que je pensais l’année dernière, bien évidemment ceci repose sur des valeurs relatives, il n’y a jamais eu de bord à bord avec Groupama 3,

Est ce qu’on se permettra de passer dans une mer plus formée, un peu plus vite avec ce bateau, là où nous étions « limites » avec Groupama 3 ?

Cette hypothèse reste à prouver, solliciter le bateau sur un tour du monde est toujours difficile étant donné qu’il s’agit d’une épreuve de longue haleine.

 

© Yvan Zedda

 

Le bateau est un peu plus haut sur l’eau, le cockipt plus protégé, Banque Populaire 5 sera-t-il plus « confortable » que ne l’était Groupama 3 pour un tour du monde?

 

Vraisemblablement, la hauteur du bateau et les protections de cockpit vont dans le sens d’un peu plus de confort, ce qui nous permettra peut être d’attaquer un peu plus, mais le confort est très lié à la vitesse.

Comme ce sont des bateaux très rapides, il paraît justifié de se protéger parce que c’est sollicitant, mais ça ne sera jamais le confort d’un 4 étoiles.

 

Le multicoque revient sur le devant de la scène avec le passage de la Coupe de l’America sur des catamarans, penses-tu que ceci va relancer le multi (MOD, Multi 50′, Extreme 40, support olympique…) ou au contraire focaliser les teams autour de ce seul événement ?

A mon sens, ceci va surtout faire venir des gens aux multis, alors qu’ils étaient depuis longtemps concentrés sur un système de monocoques, je pense qu’une fois qu’ils auront mis le pied à bord, ils auront du mal à en débarquer.

L’épreuve reine médiatiquement et financièrement parlant devenant une épreuve en multicoques profitera à tout le monde, et peut possiblement favoriser le retour des multicoques aux Jeux Olympiques. Ce passage de la coupe de l’America au multi rendrait encore plus illégitime le fait de ne plus avoir de support multicoque aux JO.

 

© Gilles Martin Raget

 

 

Le fait que des marins formés à la Coupe de l’America depuis des années, et qui sont les vraies notoriétés mondiales de la voile, passent au multi va les convaincre définitivement, j’en ai fait l’expérience avec Grant Dalton sur The Race, il n’avait de cesse de dire à l’arrivée que c’était la plus belle navigation autour du monde qu’il ait faite.

Autant ils avaient peut être une réticence à venir dans un système qui avait évolué en France et dans lequel ils se sentaient probablement en retard, autant là, le multi va vers la Coupe et rejoint leur système avec de grosses équipes, du match racing etc. Selon moi, c’est un pas plus facile vers le multicoque pour eux.

 

Pour la course océanique, les Multi 50′ se développent en ce moment, le MOD pointe le bout de son nez, on verra comment ces séries vont se stabiliser, mais je pense que ceci sera favorable aussi pour ces bateaux,

Ce support permet d’entrevoir une autre manière de naviguer, d’utiliser la météo différemment, tout ça est logique, la voile reste un sport mécanique, je ne vois pas quel pilote auto ne rêve pas un jour de faire de la F1.

 

Que penses-tu des gréements des futurs AC72 et AC45 (des ailes rigides) ?

 

En terme d’aérodynamique, les ailes sont magnifiques, les bateaux qui en sont pourvus sont ceux qui sont les plus pointus à régler, les plus efficaces en rendement par rapport au vent.

On l’a vu lors la dernière coupe avec des vitesses réelles atteintes jusqu’à cinq fois la vitesse du vent pour BMW Oracle, dans des vents faibles, c’est colossal, c’est forcément beaucoup de finesse, de technologie, de plaisir, de précision, de développement et de mise au point.

 

 

© 34th America's Cup

 

Malgré tout les ailes rendent l’utilisation du bateau complexe, parce qu’il faut mâter/démâter tous les jours, ceci demande une logistique assez lourde, et donc du temps et des moyens pour développer plusieurs ailes, bien évidemment,

 

C’est intéressant, j’imagine que les voiliers ne sont pas forcément contents, d’un point de vue technologique les voiliers seront magnifiques, au sens propre, avec beaucoup de finesse, de légèreté, de précision, d’aisance.

 

 

Tu fais partie des spécialistes du multicoque, as-tu déjà des contacts avec d ‘éventuels teams pour cette 34ème Coupe de l’America ?

 

Des contacts directs non, j’ai des connaissances qui font partie des équipes, avec lesquelles elles sont en train d’établir un plan d’attaque, et je sais que de temps en temps elles pensent à moi, je sais qu’il n’y a rien d’acté.

Je suis plutôt concentré sur mon tour du monde avec Banque Populaire et on verra après.

 

D’ici là les équipes seront un peu plus organisées. Cela me plairait beaucoup de participer à un projet, dans un rôle proche de la performance, de la barre, ça représente une synthèse entre tout ce que j’ai fait.

 

J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque, parce qu’originellement, c’est un défi entre deux bateaux les plus rapides de la planète, le système avait évolué par la force des choses vers quelque chose d’un peu archaïque avec des bateaux qui valaient des fortunes pour déplacer le plus vite possible 23 tonnes de plomb. Tout ça ne me paraissait pas cohérent avec la Coupe et encore moins avec ce que l’on vivait dans les grand prix en championnat ORMA, lorsque l’on était entre 11 et 13 bateaux au départ, ce qui me paraissait plus prometteur que la Coupe sur des ACC à l’époque.

 

Ma vision de la coupe ce sont des bateaux ultimes, très rapides, très efficaces pour faire de la régate, et le catamaran,dans la version qui a été retenue le sera forcément, j’en suis donc très content.

Je pense aussi que ça remettra le multicoque en selle pour les jeux (ce qui est quasiment assuré suite à une décision de l’ISAF qui prône le retour d’un catamaran de sport à équipage mixte).

 

 

Tu participais au Championnat Julius Baer l’année dernière sur le D35 SmartHome, il semble que les bateaux seront amenés à courir quelques épreuves en Méditerranée, que penses-tu de cette évolution ?

 

Ce ne sont certes pas des bateaux faits pour les grosses vagues, mais il y beaucoup de plans d’eau qui peuvent les accueillir en été. Le bateau navigue correctement avec un ris-solent jusqu’à 22-23 noeuds, il y a donc une possibilité de faire des régates en mer.

 

 

Tes projets pour l’année prochaine ?

 

Au retour de Groupama 3 l’année dernière, j’avais envie de régates au contact, je pense que ça sera encore plus le cas après le Jules Verne avec Banque Populaire, les projets viendront donc en fonction des opportunités qui me seront offertes.

Les systèmes qui existent actuellement, que ce soient les circuits Extreme 40 ou D35, s’inscriront forcément dans le programme des équipes qui participeront à la Coupe, pour faire naviguer les marins, les habituer au multicoque, apprendre des réflexes de positionnement tactique, de barre, de réglages etc.

Je pense que ces deux circuits verront arriver des équipages de Coupe de l’America l’année prochaine.

Il y aura aussi l’AC45, mais je pense que la plupart ne se priveront pas de venir naviguer le plus tôt possible sur les séries qui existent déjà, on l’a vu avec les néo-zélandais qui ont participé à la dernière étape des Extreme Sailing Series.

Alinghi de retour sur le cicruit Extreme 40

Alinghi, double vainqueur de l’America’s Cup,  a annoncé que l’équipe prendra part à la saison 2011 des Extreme Sailing Series, l’équipe d’Ernesto Bertarelli renonce par contre à s’engager dans la 34ème Coupe de l’America.

© Lloyd Images

En parallèle, l’équipe a également confirmé sa participation de championnat de D35 qui se court sur le Léman, mais dont quelques manches auront lieu en Méditerranée, à priori en septembre.

Avantage Groupe Edmond de Rotshchild

La 1ère journée des Extreme Sailing Series a démarré par deux parcours ‘longs’ hors de l’enceinte du port d’Almeria hier. Cette dernière étape est déterminante pour désigner le vainqueur de la saison The Wave Muscat pointant 1 point devant Groupe Edmond de Rothschild (27 points), la troisième place fait également l’objet des convoitises du second bateau d’Oman Sail, Masirah (25 points) et des anglais d’Ecover (24points) avant cet événement.

Groupama 40 s’adjugeait la première manche longue tandis qu’Ecover remportait la seconde, Masirah mené par Loick Peyron assurait en terminant 2nde de ces deux manches, les deux leaders du championnat finissaient 3ème et 5ème de ces manches,pointant par conséquent à égalité de points.  Les catamarans Extreme 40 regagnaient ensuite l’enceinte du port d’Almeiria  dans un vent faible d’environ 6 nœuds.

Les hommes de Yann Guichard sur Groupe Edmond de Rothschild démontraient leur supériorité dans le petit temps en remportant deux manches et en finissant les autres sur le podium (deux 3èmes places, une 2nde place). The Wave Muscat parvenait à contenir les assauts de Groupe Edmond de Rothschild jusqu’à l’avant dernière manche (avec deux victoires, et une 2nde place), Paul Campbell-James  se retrouvait enfermé à la marque au vent sur cette sixième manche du jour, de plus il heurtait la bouée, et finissait bon dernier après avoir effectué sa pénalité, la dernière manche du jour sera également en demi-teinte pour The Wave avec une cinquième place, alors que l’autre bateau d’Oman Sail, Masirah terminait par une victoire. Ecover faisait preuve d’une belle régularité sur cette première journée avec une victoire, trois 2ndes places, une 3ème et deux 6ème place ce qui permettait aux homme de Mike Golding de pointer à la seconde place du provisoire à 4 points du leader Groupe Edmond de Rothschild, The Wave Muscat était troisième à 7 points et à égalité avec Masirah.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Malgré un beau début de journée, Franck Cammas et son équipage ne parvenait toujours pas à maintenir leur niveau et enchainait le bon et le mauvais, pointant à la 5ème place du provisoire devant Rumbo Almeria skippé par Mitch Booth et Guillermo Altadill, Red Bull Extreme Sailing et les nouveaux venus Emirates Team New Zealand.

Les réactions des skippers :

Dean Barker, le skipper du catamaran aux couleurs d’Emirates  expliquait son approche  : « Cela ne sert à rien d’arriver comme des cowboys, il faut trouver le bon équilibre, savoir ce que l’on peut se permettre en termes de placement sur l’eau. Revenir au port avec un bateau cassé et rester sur le quai ne nous apporterait pas grand-chose en termes d’apprentissage. »

Yann Guichard  : « J’avoue souvent avoir quelques difficultés à entrer dans le match en début de Grand Prix, mais cette première journée est une bonne journée pour mon équipage. Plus que le classement du jour, qui est évidemment bon puisque nous sommes en tête ce soir, je suis vraiment satisfait de la cohésion dont a fait preuve l’équipage. Nous expérimentons, une nouvelle fois, une configuration différente et malgré cela tout est limpide à bord. Je prends beaucoup de plaisir à naviguer avec Pierre, Thierry et Yves et c’est aussi cela la recette du succès. Il ne faut pas s’emballer, rien n’est fait ! Le niveau est vraiment homogène et nos plus sérieux adversaires ont démontré qu’il fallait compter sur eux.  Puis, il ne faut pas avoir la mémoire courte, à Trapani, nous avions débuté le Grand Prix de la même manière pour finir à la 4ème place … Alors je crois qu’il reste trois jours à courir, qu’il va falloir prendre les régates les unes après les autres sans se tromper d’objectif.»

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« Les choses allaient plutôt bien jusqu’à l’avant-dernière course, où nous sommes restés coincés sur la marque, puis avons été pénalisés sur la dernière manche – je pense au’en tout on perd une quinzaine de points, si nous avions évité ces erreurs nous serions en haut de tableau. Mais nous restons dans le match, et demain il devrait y avoir du vent, des conditions dans lesquelles nous sommes à l’aise. »

Leigh McMillan, Ecover
« Nous sommes revenus dans le match après un début moyen dans les petits airs. Le vent est rentré avec quelques rafales, et c’est délicat sur ces petits parcours, il y a des murs partout ! C’est très excitant et si c’est musclé demain il va y avoir du sport. »


La seconde journée de cette « finale » des Extreme Sailing Series était nettement plus ventée, environ 25 noeuds, le comité de course décidait donc d’interdire l’usage des gennakers et imposait un ris dans la GV, de plus la flotte était scindée avec seulement quatre bateaux s’affrontant simultanément.

Dans la première course, Groupe Edmond de Rothschild s’imposait assez aisément devant Ecover après un départ parfait, tandis que Red Bull prenait la troisième place devan Emirates Team New Zealand prudent compte tenu des conditions et du manque d’expérience de l’équipage.

Dans la seconde course, Groupama 40 s’imposait facilement alors que la seconde place était très disputée  entre Masirah et The Wave Muscat, Campbell-James attaquait trop et sortait grand perdant en terminant dernier de cette manche.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Dans la course suivante, le duel entre les deux grands prétendants au titre final tournait à l’avantage de l’équipage de Yann Guichard, qui contrôlait parfaitement The Wave Muscat. Franck Cammas remportait sa seconde victoire du jour tandis devant Leigh MacMillan sur Ecover.

La belle série de Groupama 40 allait néanmoins marquer un temps d’arrêt, l’équipage restant coincé sur la bouée au vent tandis que Masirah volait vers une victoire confortable, Emirates Team New Zealand prenant une belle seconde place devant Groupe Edmond de Rothschild. L’après-midi continuait sur sa lancée spectaculaire, The Wave Muscat effectuant une impressionnante abattée au ras du quai après un départ volé, tandis que quelques minutes plus tard Red Bull accrochait la bouée au vent.

Les deux derniers départs du jour étaient donnés sur un parcours de reaching.  Yann Guichard s’adjugeait une victoire de plus (trois sur quatre régates courues) et confortait son leadership au général. L’ultime victoire de la journée était signée The Wave, Muscat (confronté à Masirah, Groupama 40 et Rumbo Almeria), ayant le champ libre suite au rappel de Masirah et Groupama suite au départ volé de Cammas et Peyron.

Au classement, Groupe Edmond de Rothschild accentuait son avance au général avec 6 points d’avance sur Ecover et 11 sur The Wave Muscat et Masirah, respectivement 3 et 4ème, à égalité de points, devant Groupama 40, Rumbo Almeria, Red Bull Extreme Sailing et Emirates Team New Zealand.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, Groupe Edmond de Rothschild
« C’était important d’être là aujourd’hui ! Nous faisons quatre belles manches en prenant de bons départs. Puis après, nous sommes dans les bons coups et nous avons une bonne vitesse, ce qui nous permet de tirer notre épingle du jeu. Nous n’avons pas pris de risques à bord tout en étant un peu plus agressifs qu’à Trapani. Nos adversaires se plaisent à dire que nous sommes plus à l’aise dans le petit temps alors nous avons voulu leur montrer que nous étions aussi présents dans la brise …» « A l’issue de ces deux journées, The Wave est passé de la position de chassé à chasseur. Nous ne faisons absolument pas de triomphalisme avant l’heure car il reste encore autant de jours de régates et que nous savons bien qu’en Extreme 40 les choses peuvent basculer très vite d’un côté comme de l’autre. Néanmoins cette position est intéressante car aujourd’hui ils sont obligés de faire leur course et d’engranger les points plutôt que de chercher à contrôler notre régate.»

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« Nous n’avons pas tiré le meilleur de la journée aujourd’hui, c’était venté et d’habitude nous sommes plutôt bons dans ces conditions, nous n’avons pas bien navigué, c’est aussi simple que ça. On a volé un départ et nous sommes fait doubler au portant, ce qui n’arrive généralement jamais. Mais nous sommes toujours dans la course et c’est ce qui compte. »

Loïck Peyron, Masirah
« Une bien belle journée, avec du sport sur le parcours ! Scinder la flotte en deux était la bonne chose à faire, cela n’aurait pas été raisonnable d’avoir huit bateaux sur la ligne avec ce vent et compte tenu de l’étroitesse du plan d’eau. Bien sûr, lorsque l’on ne courait pas on pouvait profiter du spectacle, et observer un peu nos camarades – c’est intéressant, notamment de regarder les départs ! Niveau résultats, je pense que nous sommes passés partout, du plus haut au plus bas, mais encore une fois le travail de l’équipage a été impeccable. »

Franck Cammas, Groupama 40
« C’était chaud, on a bien fait de naviguer à quatre, sinon je pense que les départs auraient catastrophiques pour tout le monde. Il fallait bien partir et gérer les crises, notamment les manœuvres d’abattée qui sont toujours aléatoires sur ce genre de bateau. On va plutôt vite dans ces conditions, mais on a fait deux erreurs, un toucher de bouée et un départ prématuré, ce qui n’aide pas du tout sur des parcours comme ceux-là ! »

Dean Barker, Emirates Team New Zealand
« C’était incroyable, vraiment beaucoup de plaisir et à chaque course nous avons eu l’impression de progresser, de mieux appréhender ce dont ces bateaux sont capables ainsi que leurs limites. D’évidence nous jouons plus la prudence que l’agressivité, car l’équilibre n’est pas si évident à trouver. Parfois nous avons été un peu limite, et les courses sont si courtes que tout est dans le départ. Le public est vraiment motivant. »


Figures de style à Trapani

La première journée des Extreme Sailing Series de trapani a été marquée par la nette domination de  Groupe Edmond de Rothschild qui gagne les trois premières manches du jour avant de signer deux 3ème places et une 6ème, ceci dans un vent d’une dizaine de noeuds et sur des parcours au large des plages étant donné un trafic important dans le port avant un retour dans une zone de régate plus classique pour les Extreme 40.

Cependant, les hommes du Gitana Team étaient sous la menace de l’équipage de  The Wave, Muscat en effet  les hommes de Paul Campbell-James enchainaient eux aussi les régates dans le groupe de tête (1 victoire, trois 2nde places, une 3ème et une 6ème place), The Wave Muscat pointait à un point seulement de l’équipage français.

Derrière, Ecover, troisième était lui-même talonné par Groupama 40, Franck Cammas et ses hommes semblaient plus à l’aise qu’à l’accoutumé et se plaçaient à un point d’Ecover, Loick Peyron et ses équipiers sur Masirah manquaient de régularité et payaient une dernière place en pointant à la 5ème position à l’issue du premier jour de régates, cinq points devant Red Bull Extreme Sailing.

© Roberto Foresti/ Canon/ OC Events

L’équipage italien, mené par Gabriel Bruni, fermait  logiquement la marche, du fait de leur manque d’expérience sur ce support.

Yann Guichard à l’issue de la première journée :
« C’est un bon début, on a gagné les trois premières manches, c’est génial. C’est dû aux départs, ça s’est encore confirmé. On a pris beaucoup de plaisir à naviguer aujourd’hui à l’extérieur du port sur de beaux parcours… c’est très proche entre les adversaires, donc cela fait une belle bagarre. »

Franck Cammas : « Beaucoup de choses se jouent au départ. On est parvenu à être constants après cette phase délicate. Quand on est bien parti, on a gagné la manche. Quand on est mal parti, on a fini 5ème ou 6ème ! On a fait de très mauvais départ, deux notamment. Finalement, on tenait le rythme de la flotte. On est même parvenu à rattraper certains concurrents. Ce sont vraiment des courses excitantes et les équipages présents sont de très bons niveaux. Quatre bateaux vont vraiment bien depuis le début de l’année et ils n’ont pas cessé de progresser. Il faut que l’on arrive à se mêler à ce quatuor. On en n’est pas très loin. Mais il y a toujours des détails qui font la différence. Cependant Groupama 40 et mon team vont bien ! Il nous reste trois jours pour vous le prouver ! »
La seconde journée aura été spectaculaire, le vent soufflant entre 20 et 25 noeuds, avec des rafales à plus de 30 noeuds et ceci dans l’espace confiné du port sicilien de Trapani. Les figures de style se sont donc enchainées,  avec des abatées viriles et plusieurs enfournements qui se terminaient heureusement bien.

Paul Campbell Jones se montrait , tout comme à Cowes, redoutable dans ces conditions musclées en gagnant les deux premières manches du jour et en finissant toutes les autres  manches entre la 1ère et la 4ème place: « J’ai eu la trouille par moments (…) A certains endroits du parcours on avait l’impression que le bateau allait où il voulait, mais franchement la régate comme ça, on ne fait pas mieux (…) On a évité le carnage, même si les gars de Masirah nous ont presque atterri dessus et que Groupe Edmond de Rothschild a failli nous emporter les safrans ! »


Yann Guichard se montrait moins à l’aise que son adversaire direct dans ce mistral et préférait jouer la sécurité : « Le vent soufflait aux alentours des 25 nœuds sur les cinq premières manches mais il a forci sur la dernière course pour atteindre les 30 nœuds. C’était un peu trop extrême à mon goût car le terrain de jeu est petit avec de telles conditions nous sommes vraiment sur le fil et à limite de l’acceptable. Les plantés de Masirah et de Groupama illustrent très bien cela. Heureusement les choses se terminent bien mais il aurait pu en être autrement » et Yann Guichard de renchérir : « Avec mes équipiers nous avions à cœur de ramener un bateau intact et c’est ce que nous avons fait. Le résultat n’est pas forcément là, bien que nous gagnions la troisième manche de l’après-midi, mais je ne voulais vraiment pas nous mettre dans des situations risquées. Cela n’est pas ma philosophie ! » les hommes du Gitana Team pointaient en 2nde position à l’issue de cette deuxième journée à égalité de points avec Groupama 40.

Masirah effectuait une belle remontée en terme de points avec cinq des six manches courues sur le podium et passait Ecover qui retrogradait à la 5ème place, devant Red Bull et Trapani The Sailing Seacily.

©Roberto Foresti/ Canon/ OC Events

Loick Peyron : « Une très belle journée, ventée, avec des parcours intéressants. Sur les dernières manches avec le vent fort, il fallait bien gérer les trajectoires, ce que l’on a pas toujours bien fait… et on a vraiment failli chavirer, réellement ! Cela ne m’est jamais arrivé, et j’aimerais bien que ça ne commence pas. Je crois qu’on a eu la plus belle note artistique de la journée. »

La série Extreme Sailing Series reconduite en 2011

OC Events a confirmé un programme de développement sur cinq ans pour le circuit Extreme Sailing Series™, qui  se déroule sur les Extreme 40, catamarans monotypes.

Mark Turner, président d’OC Events a annoncé l’acquisition de la classe Extreme 40,  incluant les droits sur le design et la construction,  la gestion de la classe, le support technique aux équipes, ainsi que la vente des bateaux.

Le catamaran Extreme 40 est confirmé comme support jusqu’en Janvier 2013 au moins. En 2011 les équipes seront consultées en vue d’éventuelles modifications de la jauge.

Le circuit 2011 se déroulera sur 8 épreuves à travers l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie et le Moyen-Orient. Trapani (Sicile, Italie) et Almeria (Andalousie, Espagne) sont d’ores et déjà confirmées pour 2011, ces villes s’étant engagées pour plusieurs saisons. Les autres étapes seront annoncées par OC Events en octobre et novembre. Ces épreuves se dérouleront  sur 5 jours de compétition. Les deux premiers jours seront consacrés à des courses côtières, quand le plan d’eau le permettra,comme le demandaient un certain nombre de concurrents, notamment les skippers français, et lors des trois derniers jours, des parcours réduits favorisant le contact seront mouillés au plus près des spectateurs.

Les inscriptions seront limitées à 12 équipes en 2011, la priorité sera donnée aux équipes déjà participantes.

D’autres classes pourraient également faire leur apparition sur le circuit, probablement les Moth à foil, ceci afin de faire découvrir ces bateaux au grand public.

Nouvel victoire pour le Gitana Team

Yann Guichard et son équipage s’adjugent une nouvelle victoire lors des Extreme Sailing Series de Kiel, troisième épreuve du championnat.

© Paul Wyeth/OC Events

© Paul Wyeth/OC Events

Les régates ont de nouveau été très disputées entre Groupe Edmond de Rothschild et Ecover, qui a mené pendant les deux premiers jours s’incline devant l’équipage de Yann Guichard, en terminant second.

Trois équipages terminent ensuite en trois points, Paul Campbell Jones confirme sa bonne performance sur l’étape anglaise en terminant troisième sur The Wave Muscat, devant son Loick Peyron sur Masirah et Mitch booth sur Ocean Racing Club.

Red Bull Racing termine 6ème devant Groupama 40 et les deux équipes allemandes Wirsol et Audi Sailing.

Yann Guichard : « Je pense que c’est la plus belle régate qu’on ait jamais faite, on est rentré dans le match dès le premier jour, on a progressé dans les manoeuvres et là les deux derniers étaient presque parfaits. On s’est fait super plaisir à bord et le résultat est là. Il y a des jours comme ça, on aurait pu courir 10 manches aujourd’hui, je suis sûr que ça serait super bien passé. »

La prochaine étape pour les Extreme Sailing Series™ est Trapani en Sicile, du 24 au 26 septembre. Comme l’explique Yann Guichard : « Je ne suis jamais allé à Trapani, je crois qu’on va naviguer dans le port, ça va peut-être ressembler à Almeria. A cette période, il devrait y avoir du thermique, donc ça devrait être des conditions très sympa et une belle bagarre. Je crois qu’on a bien démontré qu’il fallait compter sur nous pour la victoire finale. On vient de passer la mi-championnat, et avec cette seconde victoire on prend un super ascendant psychologique, aussi au niveau points, donc on est super contents. »

Classement général Extreme Sailing Series™ 2010
1 Groupe Edmond de Rothschild 22 points
2 The Wave, Muscat 20 points
3 Ecover Sailing Team 19 points
4 Oman Sail Masirah 17 points
5 Red Bull Extreme Sailing 10 points
6 Groupama 40 9 points
7 The Ocean Racing Club 8 points
8 Team GAC Pindar* 3 points

1er succès pour The Wave Muscat

Paul Campbell Jones décroche son premier succès sur le circuit Extreme Sailing Series.  L’équipage de The Wave Muscat a su résister au retour d’Ecover et de Groupe Edmond de Rothschild qui gagne la dernière manche mais ne parvient pas à refaire son retard sur les hommes de Mike Golding.

La bonne opération de cette 6ème journée des Extreme Sailing Series Cowes revient à l’équipage de Loick Peyron sur Masirah qui gagne deux places pour finir au pied du podium devant Red Bull et Groupama 40.

Une hiérarchie semble se mettre en place cette saison, avec Groupe Edmond de Rothschild, Ecover, et les deux bateaux du team Oman Sail : Masirah et The Wave Muscat aux quatre premières marches lors des deux événements (Sète et Cowes). Un deuxième groupe constitué de Groupama, Red Bull, The Ocean Racing et Team GAC Pindar lutte en 2nde partie de tableau.

Les réactions des skippers :

Yann Guichard :« Ce Grand Prix de Cowes est l’épreuve que j’appréhendais le plus dans le championnat 2010. On sait le plan d’eau difficile et cela s’est révélé exact une nouvelle fois. Je pense que les régates disputées durant cette semaine de Cowes seront parmi les plus ventées cette année ! Terminer troisième ici est très positif. Le niveau est clairement monté d’un cran et c’est une très bonne chose car plus la compétition est intense et mieux cela est. Trois à quatre bateaux sont aujourd’hui capables de jouer la victoire du championnat, ce qui rendra les trois prochaines épreuves passionnantes.»
Franck Cammas : « Nous avons eu beaucoup de péripéties cette semaine ! C’était plutôt sympa. Il y avait du vent. Depuis deux ans, c’est la première fois, qu’il y en avait autant. Des choses bien et d’autres moins bien ont été réalisées à bord de Groupama 40. Ce matin, la 4ème place était décrochable mais nous la perdons sur la dernière manche. Comme à Sète, nous sommes passés à côté de la manche qui compte double. Conclusion, nous ne sommes pas bons sur les moments importants. Nos départs sont rarement bien pris ; or, ils sont primordiaux sur des parcours aussi courts. Nous perdons donc pas mal de places sur des histoires de positionnement. Ajoutons à cela, notre accrochage avec Groupe Edmond de Rothschild qui nous a peu déconcentrés.
Clairement, nous sommes en arrière du podium. Il nous manque des réflexes dans les transitions qui s’acquièrent durant les régates. Or, entre les épreuves, on ne s’entraîne pas, ce qui fait qu’à chaque fois, on met du temps à se remettre dans le bain. »
Franck Cammas laissera la barre de son catamaran à Tanguy Cariou pour la prochaine étape, pour se concentrer sur la préparation de la Volvo Ocean Race avec une course à bord de Grouapama 70.

Mike Golding « si j’ai laissé ma place à la barre, ce n’était pas pour gagner une ou deux places, mais pour viser bien plus haut. Leigh est excellent, il assure la barre et la tactique, nous garantissons des réglages et des manœuvres propres – la formule marche parfaitement. »

Paul Campbell-James :
« Les conditions étaient difficiles et risquées aujourd’hui. On a joué la prudence pour ne pas mettre notre première place en danger, mais le chavirage n’était jamais loin. Je crois que cette victoire est due à la très bonne entente qui règne au sein de l’équipage, c’est une de nos forces et cela fait une grande différence, notamment dans les situations tendues. »


Classement provisoire de l’Extrême Sailing Series (après deux Grands Prix)
  1. Groupe Edmond de Rothschild (Yann Guichard) –  14 points
  2. The Wave, Muscat (Paul Campbell-James) – 14 points
  3. Oman Sail Masirah (Loïck Peyron) –  12 points
  4. Ecover Sailing Team (Mike Golding) –  12 points
  5. Groupama 40 (Franck Cammas) –  7 points
  6. Red Bull Extrême Sailing (Roman Hagara) –  6 points
  7. The Ocean Racing Club (Mitch Booth) –  4 points
  8. Team GAC Pindar (Nick Moloney) –  3 points