Nouvelle victoire de Francis Joyon autour de Wight

Francis Joyon remporte de nouveau le classique tour de l’île de Wight hier dans des vents de nord  7 à 15 nœuds, ces conditions ne lui ont pas permis  de battre son record de l’épreuve, établi en 2001 (3 heures et 8 minutes) sur son 60′ Eure et Loir.

Cependant le maxi-trimaran IDEC  s’impose devant les… 1753 autres bateaux qui participaient cet année à la grande classique anglaise dans un chrono plus qu’honorable : 4 heures et 24 minutes, il bat également les quatre Extrême 40 présent à cette course (The Wave Muscat,Masirah, Pindar et Ecover).
Partis prudemment avec une minute de retard volontaire sur la ligne pour éviter toute collision dans cette impressionnante forêt de voiliers, IDEC a ensuite allongé la foulée au fur et à mesure que le vent faible du départ se renforçait. L’équipage de Francis Joyon a réussi à doubler les Extreme 40  au niveau de la pointe Sainte Catherine – soit au sud de l’île de Wight, à mi-parcours – et a coupé la ligne d’arrivée à Cowes à 9h34’05 ce samedi matin heure anglaise (10h34 en France).

« Nous avons régulièrement dépassé les 30 nœuds, notamment grâce aux nouveaux foils, mais le vent était un peu trop faible et le courant trop défavorable pour améliorer notre record » a commenté Francis Joyon. « Si le départ avait été donné une heure plus tard, cela aurait peut-être été jouable »

Idec remis à l’eau

Francis Joyon a remis son trimaran Idec à l’eau, après quatre mois  de chantier dans le chantier Marsaudon à Lorient, le but était d’améliorer le bateau avant la Route du Rhum, que disputera le skipper.

La principale modification de ce chantier dhiver a été l’installation de foils, qui devraient améliorer sensiblement les performances du trimaran comme l’explique Francis Joyon : « globalement, le bateau ‘monte’ sur ces appendices, ce qui réduit le frottement et dans certaines conditions, le gain de vitesse est très important : 4 à 5 nœuds ».Thomas Coville, skipper de Sodeb’O, quasi sistership d’Idec a aussi adapté ces appendices à son maxi trimaran.

Autre amélioration côté voiles Idec disposera cette fois d’un jeu flambant neuf et  d’une grand voile à corne permettant de gagner 30m² de toile

Idec adopte les foils

Après son record entre la Bretagne et l’ile Maurice, Francis Joyon a prévu le premier gros chantier pour son maxi trimaran Idec qui adoptera des foils, et subira une cure d’amaigrissement, le chantier se déroulera chez Marsaudon Composites à Lorient, là où le bateau a été construit.

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Les prochaines échéances pour Francis Joyon et Idec seront le record de l’Atlantique Nord et la Route du Rhum l’année prochaine.

Interview à lire sur VoilesetVoilers.com

Francis Joyon établit un nouveau temps de référence

Francis Joyon a boucle le parcours Port Louis (Bretagne)-Port Louis (île Maurice) jeudi en 26 jours 4 heures 13 minutes, soit 16,4  noeuds de moyenne, un temps un peu supérieur aux prévisions de départ et dû à un anticyclone qui a bloqué le maxi trimaran pendant plusieurs jours.

Les réactions du skipper à son arrivée :   » J’étais dans le timing prévu jusqu’au passage du Cap de Bonne Espérance, après j’ai rencontré un véritable mur de vent debout et de calme plat et cela a un peu détruit mon capital temps. C’est vrai que je n’aime pas trop les calmes plats, car cela engendre beaucoup de houle, les voiles qui claquent, le matériel qui souffre durant des heures avec le bateau qui ne dépasse pas 2 noeuds. Je n’avais pas encore connu cela, c’était un peu dur pour les nerfs »
 » Etablir un premier temps de référence avec une météo difficile c’est assez dur car on se dit que le prochain bénéficiera de meilleurs conditions et ira plus vite, aussi il faut se donner encore plus à fond et aller au bout du truc. Malgré une quinzaine de système météo à franchir, la remonté de l’Océan Indien a été le plus difficile de ce parcours, mais l’arrivée à Maurice était magique. On a même eu la visite d’une baleine lors de l’arrivée qui est venu nous saluer entre le trimaran et le bateau presse qui nous accompagnait ».

©Franck Faugère / DPPI / IDEC

Les temps forts du record :

Acte 1 : l’équateur en une semaine
Inventeur de ce nouveau record de demi-fond au format original « entre le sprint d’une transat et le marathon d’un tour du monde », le solitaire Francis Joyon s’élance de Port louis le samedi 17 octobre à 12h, 50 minutes et 16 secondes. Objectif : rallier l’autre Port Louis, celui de l’île Maurice dans l’océan Indien, en « environ 25 jours ». La fenêtre météo est très réduite, puisqu’il faut partir très tôt pour éviter d’arriver dans l’Indien au moment de formation des cyclones. Avec son fidèle routeur Jean-Yves Bernot, Francis Joyon décide donc de sauter sur la première fenêtre météo exploitable. Une stratégie payante dans la première semaine de course, où il parvient à enchaîner des journées à 500 milles parcourus. Le 22 octobre, à son 5e jour de mer, IDEC a touché l’alizé et empanne vers un Pot au noir heureusement pas trop actif. L’équateur est atteint le dimanche 25 octobre à 16h57, en 8 jours, 5 heures et 7 minutes, soit dans le timing de « plus ou moins une semaine » imaginé par Francis Joyon à son départ.

Acte 2 : Bonne Espérance en 17 jours
L’Atlantique Sud est une autre paire de manches. L’anticyclone de Sante-Hélène, comme souvent, barre la route mais il est positionné très ouest et il n’y a pas d’autre choix que le contourner par la droite. Il faut donc faire le grand tour et IDEC est contraint d’aller flirter avec le Brésil, qu’il approchera à moins de 300 milles pour conserver une vitesse satisfaisante. Cette parabole dans l’Atlantique Sud est exigeante pour le marin et le bateau, menés à fond d’abord, puis freinés par des zones de calme dans lesquelles il faut se battre et beaucoup manœuvrer avant la récompense : les grands vents d’ouest. Le 2 novembre, Joyon peut se retourner sur des journées à haute vitesse, le speedomètre d’IDEC indiquant régulièrement 30 noeuds, mais il doit aussi composer avec un paradoxe : il va plus vite que la dépression qui le propulse en bordure des Quarantièmes Rugissants… « quand je la dépasse, elle devient moins active et je ralentis » explique-t-il. Il faut se battre, aller chercher le vent, jouer les angles… et  signer deux journées extraordinaires à 580 milles parcourus ! Tant et si bien qu’IDEC franchit la latitude du cap de Bonne Espérance le mercredi 4 novembre à 3h24, soit 17 jours, 14 heures et 34 minutes après son départ de France. Déjà, le Record France – île Maurice fait savoir qu’il se mérite.

Acte 3 : trop calme Indien
Emmené par sa trajectoire dans l’Atlantique Sud et barré par le fort courant des Aiguilles qui interdit une route proche de la pointe de l’Afrique, IDEC doit descendre très « bas » – jusqu’à 45 degrés de latitude sud ! – pour entamer sa remontée dans l’océan Indien. « Je ne savais plus très bien si j’allais à l’île Maurice ou aux Kerguelen ! » plaisante Francis, toujours aussi serein, alors que le marin et le bateau ont pourtant déjà beaucoup donné pour gagner ces parages en moins de trois semaines, d’ailleurs sur une trajectoire qui n’est pas sans rappeler son exploit autour du monde de 2008. Au 20e jour de mer, tout va encore très bien pour Francis Joyon… sauf qu’une zone de hautes pressions – par définition totalement incongrue dans les Quarantièmes Rugissants – va lui barrer la route. Grande houle et pas de vent ! Dans les Quarantièmes ! Cette bizarrerie va être un véritable enfer pendant deux jours pour Francis Joyon : de la houle, pas de vent, des voiles qui claquent et des manœuvres incessantes à la recherche du moindre souffle d’air… Francis vit « les deux journées les plus lentes de ma carrière de marin ». Une expérience hors du temps, usante, mais qu’il finira par surmonter en pouvant enfin remonter vers le nord et l’île Maurice à des vitesses de nouveau raisonnables… le tout au prix d’un engagement incessant, du vent contraire à la route se levant… puis s’évanouissant encore dans les 700 derniers milles. Jusqu’au bout il faudra se battre et se battre encore !

Acte 4 : le premier temps de référence est signé !
Au terme d’une dernière semaine de course très éprouvante, Francis Joyon finit par gagner l’île Maurice comme une délivrance, signant ainsi le premier temps de référence de la « Mauricienne »… chrono qui ne demande qu’à être amélioré. Le jeudi 12 novembre, à 16 heures 03 minutes et 45 secondes (19 h 03 mn et 45 s à Maurice), le grand trimaran rouge coupe la ligne d’arrivée devant Port Louis, à Maurice, en 26 jours 4 heures 13 minutes et 29 secondes, à la moyenne sur la route de 16,40 noeuds. Il a parcouru plus de 10 000 milles nautiques effectivement sur l’eau, soit 2000 de plus que la route théorique. Mais dans le sillage des découvreurs de la route des Indes, le colosse de Locmariaquer n’a pas craqué, pas le genre de la maison Joyon. Il est allé au bout de sa nouvelle aventure, à peine au-delà du timing de 25 jours qu’il imaginait au départ de France. Surtout, de nouveau, Francis Joyon a su transmettre avec passion, humanité et douceur ses aventures, son bonheur d’être en mer… et son courage dans l’adversité. Ce nouveau parcours ne lui a pas fait de cadeau. La météo n’a pas été vraiment bonne fille avec le pilote du grand trimaran IDEC. Mais la route est désormais ouverte !

Francis Joyon dans les calmes

Le skipper d’Idec est bloqué depuis hier dans un anticyclone, réduisant la vitesse de son maxi trimaran à quelques noeuds, le seul point positif est que Francis Joyon est désormais sur la route directe de Port Louis situé à 1250 milles au nord. La sortie de ce système météo est prévue demain.

Joyon dans les temps

Francis Joyon a passé l’archipel du Cap Vert cette nuit, le prochain objectif étant le passage du Pot au Noir dès demain, pour se faire, le skipper du maxi trimaran Idec a empanné, en s’écartant de la route directe, pour viser une zone de transition moins active qu’à l’est.

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Le passage de l’équateur est toujours prévu en un peu plus 7 jours, ce qui est conforme aux prévisions de Francis Joyon et de son routeur Jean Yves Bernot.

Francis Joyon au départ de la Mauricienne demain

Francis Joyon s’élancera demain en solitaire sur son maxi trimaran IDEC  vers 12h30 13h00 sur le record La Mauricienne qui reliera Port Louis (dans la rade de Lorient-Morbihan) à port Louis  (‘île Maurice). le skipper tentera d’établir un premier temps de référence sur ce parcours, qui sera homologué par le WSSRC.

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Les explications du skipper :  « j’ai décidé de prendre cette fenêtre car un train de dépressions arrive de l’Ouest, donc autant l’utiliser dans le bon sens. L’idée est de profiter dès samedi de ce qui restera du vent d’est-nord-est, (15 à 20 noeuds) pour franchir vite le golfe de Gascogne et ensuite pouvoir profiter du vent d’Ouest afin de descendre le plus rapidement possible vers l’équateur que je pense atteindre en 7 jours et demi environ, ce qui n’est pas si mal. Bien sûr, il y aura une transition un peu délicate dimanche soir ou lundi matin, au près dans du sud-ouest en attendant la bascule à l’ouest qui permettra d’accélérer de nouveau. Sans être totalement idéale, la fenêtre est bonne. C’est en tous cas la meilleure du mois d’octobre qui était la seule période de tir possible, car il faut arriver à l’île Maurice tôt en novembre, avant la formation des cyclones ».

A suivre sur le site officiel de Francis Joyon.

Francis Joyon s’attaque à un nouveau record

Idec, le trimaran skippé par Francis Joyon sera le premier à s’aligner sur la Mauricienne, ce record, homologué par le WSSRC reprend le parcours de la Route des Epices, sur lequel devait s’aligner Jean Luc Van Den Heede en 2005.

Francis Joyon tentera d’établir un temps de référence sur ce parcours de 9000 milles entre Port Louis (Bretagne) et Port Louis (Ile Maurice), les explications du skipper sur ce record :  » on va expérimenter une route qui présente une importante variété de difficultés. On va retrouver tous les ingrédients d’un début de tour du monde : les alizés, la traversée du Pot au noir, le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène…  Ensuite, il faudra doubler la pointe de l’Afrique et trouver le bon compromis entre descendre vers des latitudes sud et raccourcir sa route, sachant qu’aux abords du cap des Aiguilles, il existe un fort courant contraire, des hauts-fonds… C’est une route vraiment intéressante, parcequ’il y aura du jeu et des options… De plus, la fin du parcours va me permettre de découvrir de nouveaux paysages maritimes, d’explorer de nouvelles sensations. Un dernier aspect intéressant de ce parcours réside dans l’étroitesse de la fenêtre météo : il est difficile de partir trop tôt dans la saison du fait des tempêtes tropicales dans l’hémisphère nord… Mais partir au delà du 15 octobre signifie qu’à l’arrivée on est dans le début des cycles de formation des cyclones dans l’océan Indien. Ça veut dire qu’il sera difficile de trouver la fenêtre de tir idéale, qu’il va falloir accepter de faire des compromis. »

©JM Liot/DPPI/Idec

©JM Liot/DPPI/Idec

Le stand-by de Francis Joyon débutera le 1 octobre.

Les Extreme 40 devant Idec autour de Wight

C’est finalement les Extreme 40 qui ont mené la flotte de plus de 1700 bateaux qui ont navigué autour de l’île de Wight le week end dernier, le petit temps (5 à 10 noeurds) leur a permis de prendre la tête devant les grands monocoques (Icap Leopard, 60′ IMOCA etc) et Idec qui finira en 7h 45 min, à plus d’une heure du vainqueur : Masirah mené par Pete Cumming qui a du batailler avec Russel Coutts qui termine à moins d’une minute du vainqueur.
L’anlyse de Francis Joyon :  « Comme le souligne Rodney Pattison, notre navigateur du jour, qui a participé aux trente dernière éditions de cette course phénoménale, chaque édition ne ressemble à aucune autre. »  « Le vent n’était décidément pas de la partie, pour tous les concurrents et particulièrement pour notre grand trimaran qui n’a jamais trouvé  en quelque recoin de l’île le « range » de vent favorable. »

5 Extreme 40 et Idec autour de l’île de Wight

Cinq Extreme 40 participeront au classique tour de l’île de Wight ce week end dont les deux bateaux de l’Oman Sail : Renaissance qui sera cette fois-ci  par le chmpion de Tornado britannique Andrew, le second bateau du team sera skippé par Pete Cumming, comme sur l’iShares Cup.

Deux des autres bateaus sont d’anciens concurrents de l’iShares Cup 2008 : Team Aqua qui sera skippé par une des légendes de l’America »s Cup, Russel Coutts, il sera accompagné par Cameron Appleton à la tactique. JP Morgan Asset Management/Team Origin sera aussi mené par des stars de la voile Ben Ainslie triple champion olympique à la barre et Mike Sanderson à la tactique.

Le dernier bateau de la classe Extreme 40 inscrit est Tornado Sport qui sera barré par le triple champion du monde de F18 : Herbert Derckson.

© OnEdition / OC Events

Francis Joyon sera aussi présent sur son maxi trimaran Idec, il sera entouré de ses équipiers habituels : Christophe Houdet, Aubin Houdet, Romuald Favreau, Christophe Cudennec et par l’anglais Rodney Pattison, une légende de la voile britannique, l’objectif pour l’équipage sera de battre le chrono record de Francis Joyon qui avait été établi sur son trimaran Eure et Loir en 2001 : 3  heures, 10 minutes et onze secondes pour bouvler la cinquantaine de milles du parcours…

©François Van Malleghem / DPP I / IDEC