Transat Jacques Vabre : Sodebo en embuscade à 65 milles du Maxi Edmond de Rothschild, duel en Multi50 entre FenêtréA Mix Buffet et Arkema

Sébastien Josse et Thomas Rouxel n’ont pas pu se défaire de leur poursuivant, Sodebo Ultim mené par Thomas Coville et Jean-Luc Nélias. Il reste en effet menaçant avec seulement 65 milles et un décalage d’environ 100 milles dans l’ouest qui pourrait être bénéfique dans les jours à venir.
Les deux leaders naviguent dans les alizés à des vitesses toujours élevées avec des distances parcourues sur 24h proches des 700 milles. Les deux duos et leurs routeurs commencent à s’intéresser de près au franchissement du Pot au Noir.

Thomas Rouxel, co-skipper du Maxi Edmond de Rothschild (Ultime) :
« Ça va vite mais on a rien sans rien, il faut être dessus ! Nous avons eu une zone compliquée la nuit dernière. Globalement beaucoup de vent, autour des 30 nœuds et une mer associée très chaotique mais nous avons aussi essuyé un grain avec de la pluie et pas beaucoup de vent.  Cette zone de molles n’était pas prévue sur le routage et elle a contrarié nos plans. Nous avions en effet privilégié une certaine configuration de voiles qui ne s’est ainsi pas avérée aussi rentable qu’imaginé.

Bien sûr nous surveillons leur position de très près ! Leur choix est intéressant et nous avions d’ailleurs prévu de gagner un peu plus dans l’Ouest avant notre zone de grain. On verra ce que ça donne d’ici demain.

 Là nous sommes plus préoccupés par le contournement d’une dépression africaine qui va nous amener du vent faible et du coup l’objectif c’est de gagner dans l’Ouest pour éviter de se faire happer  par cette zone. C’est notre priorité du moment même si bien sûr on a commencé à regarder aussi devant avec le Pot-au-Noir qui se profile. »

Thomas Coville, skipper de Sodebi Ultime (Ultime) :

« Après trois jours de course, on se bagarre bien. Nous sommes toujours au contact avec Gitana 17, ce qui est satisfaisant pour nous. Quand Sébastien Josse et Thomas Rouxel ont envie d’appuyer, ça appuie très fort pour eux. Nous nous sommes positionnés l’un et l’autre. Ce mano à mano, c’est ce qui m’enthousiasmait au départ et nous en profitons.

Pour aller vite, nous sommes restés sous gennaker la nuit dernière. Le bateau est facile. On a tout de même beaucoup barré depuis le départ et nous nous sommes relayés régulièrement pour garder de la vitesse. Dans ces conditions de mer désordonnée, le pilote n’est pas très à l’aise avec le grand gennaker. Sous pilote, tu navigues forcément un peu plus abattu et donc tu vas moins vite.

Sodebo Ultim’ fait bien le job. Il est simple, c’est un bon camarade. Il a du cœur. Je l’aime bien. Il répond à mes attentes. Rester au contact avec Gitana 17 qui est un bateau de la dernière génération, c’est très valorisant pour le travail qu’on a réalisé sur Sodebo Ultim’ (ex Geronimo) dont une partie date du début des années 2000. J’ai d’ailleurs toujours bien aimé mes bateaux malgré les fortunes de mer. »

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

La situation pour le troisième ultime engagé est légèrement plus favorable qu’hier, avec des vitesses plus importantes. Grâce à une montée dans le mât, Bernard Stamm a pu hooké la grand voile, toujours à deux ris.
Lionel Lemonchois et Bernard Stamm feront un stop cette nuit afin régler définitivement leur soucis de drisse.

Bernard Stamm, co-skipper de Prince de Bretagne (Ultime) :

« Lionel m’a hissé à l’intérieur de l’espar pour récupérer la drisse. Ça a été un peu chaud car il y avait pas mal de mer. Même en étant dans le tube, ça a été assez violent. J’ai, malgré tout, pu récupérer la drisseDans un premier temps, nous avions pu monter une poulie sur la drisse de gennaker et hisser la grand-voile jusqu’au deuxième ris. Grâce à cette petite expédition dans le mât, nous avons pu hooker la GV. Le truc, c’est qu’on ne peut plus y toucher tant que le gennak est en place.
Ça va nettement mieux. Ces dernières 24 heures, on s’est vraiment trainé et c’était super frustrant. Reste que la configuration de voile avec laquelle nous progressons actuellement n’est pas terrible pour le mât. On serait mieux sous grand-voile haute et solent mais c’est comme ça. C’est déséquilibré mais pour l’heure, on n’a pas tellement le choix. Heureusement, Santa Maria n’est plus très loin.
 On devrait y arriver (à Santa Maria) entre minuit et une heure du matin (heure française), la nuit prochaine. Il va falloir anticiper au mieux le truc car on ne va pas rester très longtemps abrité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut qu’on arrive à monter dans le mât et à tout remettre en place en moins de deux heures. On va voir si on affale tout ou pas. On décidera le moment venu ».

© Jean-Louis Carli / ALeA / TJV17

En Multi50′, Erwan Le Roux et Vincent Riou sur  FenêtréA-Mix Buffet ont réussi à reprendre la tête de la flotte et mène de quelques milles sur Arkema, positionné plus à l’est.
Les deux duos ont creusé un avantage d’une centaine de milles sur leurs poursuivants.
Réauté Chocolat a refait son retard suite à son option et navigue de conserve avec Ciela Village, qui a connu un problème technique avec un soucis de secteur de barre qui s’est désolidarisé comme l’explique son skipper.

Thierry Bouchard, skipper de Ciela Village (Multi50) :
« Nous avons perdu le contrôle, comme une voiture sans volant ! Plus d’une heure à l’arrêt pour remettre tout ça en place et c’est reparti pour seulement quelques minutes car le pilote ne marche plus. »

© Jean-Louis Carli / ALeA / TJV17

Transat Jacques Vabre : Maxi Edmond de Rothschild toujours en tête en Ultime, Arkema leader en Multi50′

Pas de changement de classement dans la classe Ultime, le duo Sébastien Josse/Thomas Rouxel sur le Maxi Edmond de Rothschild mènent toujours la flotte de la Transat Jacques Vabre, avec 45 milles d’avance sur leur poursuivant Sodebo Ultime, mené par Thomas Coville et Jean-Luc Nélias.

©Yann Riou/Gitana SA

Prince de Bretagne, le « petit » ultime de 24m a connu des soucis durant la nuit, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm ont dû faire face à la rupture de la drisse de grand voile.
Une réparation provisoire a été effectuée cette après-midi permettant de hisser partiellement la GV, mais le duo devra s’abriter sous le vent d’une des îles de l’archipel des Açores pour régler définitivement le problème. Ils sont donc logiquement distancés à 280 milles des leaders.

La nuit dernière n’a donc pas été de tout repos pour la flotte des multicoques qui ont passé le front, avec des vents violents et une mer forte.

 Sébastien Josse, skipper du Maxi Edmond de Rothschild (Ultime) :

« Nous avons eu une nouvelle nuit bien agitée avec le passage du front, une mer formée de 3,5 mètres à 4 mètres, des vents qui allaient de 30 à 35 nœuds et plus dans les rafales. Au plus fort nous avons enregistré 38 nœuds. Les deux heures qui ont suivi le passage du front étaient dures ; ça tapait beaucoup et dans ces conditions le bateau souffre un peu. Notre route est conforme au routage du départ et maintenant nous sommes du bon côté de la météo. C’est une bonne chose que ça soit derrière nous, nous n’aimons  pas trop ce genre de passage parce que tu fais face à des vents instables et à une mer formée qui t’empêche de naviguer tout en glisse. Il a fallu être vigilant mais c’est passé plutôt vite. C’est l’avantage d’être en multicoque !
Malgré les conditions toniques de ce début de course, nous sommes rapidement rentrés dans un bon rythme avec Thomas. Comme prévu, nous effectuons toutes les manœuvres et changement de voiles ensemble. Le reste du temps nous faisons des quarts relativement courts et entre chaque nous arrivons à bien nous reposer. Au niveau alimentation comme toujours c’est du top niveau grâce aux plats de Julien Gatillon.»

 

 Bernard Stamm, co-skipper de Prince de Bretagne (Ultime) :

«Cela (la réparation provisoire après la montée en tête de mât)  nous a permis de remettre en place la GV avec deux ris. C’est déjà beaucoup mieux et nous avons pu remettre en route le bateau. L’idée, c’est de monter au haut du mât sans risque de se blesser et de remettre tout en place pour retrouver une configuration normale ».

En Multi50, Lalou Roucayrol et Alex Pella, sur Arkema parviennent à résister aux assauts de leurs poursuivants, et conservent ce soir une avance d’une trentaine de milles sur FenêtréA-Mix. Buffet  et sur Ciela Village également en embuscade. L’option de Reauté Chocolat, dictée par la prudence n’aura pas été payante, puisque le duo se retrouve distancé de 60 milles environ.

Lalou Roucayrol, skipper de ARKEMA (MULTI 50) :

«Le vent ne mollit pas vraiment, cette nuit c’était rude ! On a du ralentir un peu car ça a envoyé dans tous les sens. Quand on a viré derrière le front qui a été très brut et rapide, on s’est retrouvé avec une mer de face au portant. Et là ça commence juste à se calmer. Il y a encore un peu d’air devant, ça ne va pas être le moment où on va se reposer le plus. On alterne un peu les siestes avec Alex et on va se faire notre premier plat chaud aujourd’hui. Oui, j’ai suivi la trace de Réauté Chocolat. On avait regardé cette possibilité mais très vite, on l’a abandonné. Trop risqué de  se retrouver empétollé dans le front !»

© Jean-Louis Carli / ALeA / TJV17

Armel Tripon, skipper de Réauté Chocolat (Multi50)

«Je me réveille là ! On est passé de l’autre côté, ça glisse pas mal, la mer s’est un peu rangée, on arrive à avoir des moyennes sympa. On va larguer un ris pour se retrouver à 1 ris /J2. Si on est Satisfaits ? Non pas du tout ! C’est un choix de prudence, on n’a pas été inspirés… Maintenant, ça va être du charbon pour revenir. La route est longue, il va y avoir pas mal d’opportunités, mais ce n’est pas une belle entame.  Les conditions étaient assez dures, même la première nuit, on a très peu dormi, pas mal manœuvré. Là ça va être soutenu pendant un moment, mais le bateau va être sur des rails, donc on va essayer d’engranger un peu de sommeil et d’alimentation.
On est focus sur la trajectoire, pour aller attaquer les îles Canaries et cap Vert, car ça va se jouer sur le placement d’un empannage, comme souvent.
Le passage du front, ce sont des conditions qu’on n’avait jamais trop eues. On découvrait un peu le bateau.  Là, au portant sur une mer plus lisse, ça va être plus facile, on va pouvoir être plus serein et moins stressés.»

Transat Jacques Vabre : le Maxi Edmond de Rothschild en tête de flotte, Arkema leader chez les Multi50′

Après le passage d’une dorsale anticyclonique ce matin, et donc des conditions relativement cléments, les trois engagés en classe Ultim vont connaitre dans les heures à venir des conditions beaucoup plus musclées.
Les trois duos naviguent actuellement bâbord amures au près dans un vent d’environ 25 noeuds, ce flux de Sud-Ouest va se renforcer progressivement dans la nuit pour atteindre les 30-35 nœuds établis au passage du front, les rafales devraient avoisiner les 40-45 nœuds avec une houle d’au moins 5 mètres.

Sébastien Josse et Thomas Rouxel sur le Maxi Edmond de Rothschild qui mènent la flotte devraient être les premiers à atteindre  ce front, ils sont suivis de près par le duo Thomas Coville  et Jean Luc Nélias sur Sodebo  Ultim à une vingtaine de milles. Prince de Bretagne est logiquement distancé dans ces conditions, les deux marins préférant naviguer en sécurité dans ces conditions difficiles pour le 80′.

©Yann Riou/Gitana SA

 

Sébastien Josse, skipper du Maxi Edmond de Rothschild (Ultime) :

« C’était une mise en jambes assez sportive !
Cette nuit, le vent était très irrégulier, on était un peu surtoilé, le bateau s’est emballé à 40 nœuds à certains moments. Nous avons eu plus de mer que prévu avec 3 mètres à 3,5 mètres de face par endroit. Ce n’était pas des conditions très faciles à gérer, il fallait être dessus et très concentrés. Mais nous avons pu trouver un rythme avec Thomas, nous alimenter avec les supers plats du chef Julien Gatillon* et dormir un peu chacun notre tour. C’était très appréciable de bénéficier d’un ciel clair avec cette quasi pleine lune. Surtout avec les problématiques d’AIS que nous connaissons depuis le départ. »

Lionel Lemonchois, skipper de Prince de Bretagne (Ultime) :

« Ça a été très humide, mais aussi et surtout très casse-bateaux à cause de l’état de la mer, notamment au niveau du Raz Blanchard, face au courantOn préfère assurer et ne pas prendre de risques inutiles. On n’a pas envie de faire des bêtises et de casser le bateau. On vient tout juste de réduite un peu la voilure. Le vent se renforce petit à petit à l’approche du front. On essaie d’anticiper au mieux comme, de toute façon, nos petits camarades de devant sont difficilement approchables dans ce genre de conditions»

© Jean-Louis Carli / ALeA / TJV17

Jean-Luc Nélias, co-skipper de Sodebo Ultim’ (Ultime)

« On vient de retrouver du vent, on marche à grandes enjambées vers le talweg et le front.
On n’avait pas 36 000 choix de trajectoires, on a suivi nos collègues. Nous sommes un peu moins rapide que Gitana qui depuis Etretat a montré des capacités de vélocité supérieure à nous, il se fait la malle.
Cette nuit, on a fait de pointes à 37-38 nœuds, mais Gitana avait sans doute une moyenne plus élevée. A Ouessant nous n’étions pas trop loin mais après il est parti.
J’étais en train de faire une petite sieste pour être frais et dispo.
On vérifie que tout est bien rangé dans le bateau, on fait tourner le moteur pour faire marcher les batteries, on mange, on se repose et on va prendre des ris petit à petit. »

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

En Multi50, Lalou Roucayrol et Alex Pella ont pris les avant postes depuis le début de course et semblent décider à défendre cette position.
Cinq des six multis de la classe suivent une route sensiblement identique à celles des ultimes, Ils Armel Tripon et Vincent Barnaud sur  Réauté Chocolat ont quant à eux fait le choix de la prudence en privilégiant  une route sud depuis le tout début d’après midi afin d’éviter les conditions musclées prévues cette nuit.
Derrière Arkema, FenêtréA – Mix Buffet pointe en 2nde position devant le tout dernier bateau de la classe mis à l’eau, Ciela Village.

© Jean-Louis Carli / ALeA / TJV17

Erwan Leroux, skipper de FenêtréA – Mix Buffet (Multi 50) :

« Il a fait très humide, très froid et on n’a pu se reposer qu’en fin de nuit. Arkema a attaqué, je m’y attendais un peu  mais je pensais à ne pas casser le matériel. On a le front encore ce soir, donc on va y aller mollo pour passer sans encombre et partir au portant après.
J’ ai réussi à m’alimenter, Vincent Riou a été impérial, il a passé pas mal de temps à la nav’ et à la météo, c’était donc plus simple pour moi. Je suis resté à l’extérieur, on est assez complémentaire ! Ce soir, il ne devrait pas y avoir de problèmes, on va bien manger. On est bâbord amures et on attend le front.
On a touché le sud-ouest, il y a 12 nœuds de vent et on fait route au 236, cap à l’ouest, c’est parti…
On a un enchaînement technique, il faut anticiper car le vent ne fait que monter et il faut éviter d’abîmer le matériel quitte à faire le virement un peu plus tôt que prévu. Si tu es en avance ce n’est pas grave, il faut faire la manœuvre le plus propre possible, c’est un peu chaud avec beaucoup de mer.
Cela change pas mal les foils, car d’attaquer comme ça à 25 nœuds, on ne pouvait pas le faire avant ! »

Lalou Roucayrol , skipper d’Arkema (Multi 50) :

« Ça va, on est sur la dorsale, ça a molli. Là je viens de manœuvrer une voile, on déplace les poids à bord pour charger l’avant. Il reste un peu de pression,7/8 noeuds, mais la progression est très gênée par le fond de houle. Toute la nuit, la mer était assez creuse et cassante, ça a bien secoué à bord !  
Le passage à Cherbourg a été chaud avec 2 ris/ J2 et beaucoup de mer, c’était assez fort, très fort même. On est parti au large pour éviter le gros du courant mais au final on a eu pas mal de mer !

Jusqu’à Ouessant le vent était instable, avec des grains jusqu’à 27-28 noeuds. C’était rapide et très humide, donc difficile de dormir dans ces conditions car tu fais des bonds. On a peut-être un peu plus attaqué que FenêtréA-Mix Buffet, on a un bateau plus rapide dans la brise mais ça ne se joue à pas grand-chose. »

 

Oliver Krauss, skipper de Ciela Village (Multi 50) :

« Cette nuit nous n’avons pas pu dormir ! Comme prévu, c’était rapide. A partir de Cherbourg avec le vent et le courant contre, la mer était dure. On avait du mal à tenir debout tellement ça allait dans tous les sens. Il fallait se tenir au moulin à café.
C‘était un peu compliqué aux abords de Ouessant. Et après, ça s’est calmé très vite on a eu une bonne accalmie ce matin, pour enfin se reposer un peu car nous n’avons pas pu dormir.
Ce soir, on aura plus de houle, on va se retrouver comme dans un shakeur dans tous les sens. On a passé une petite dorsale, il y a une heure ou deux. Pour l’instant, c’est repos et cette après-midi, ça va commencer à bouger un peu. Arkema a attaqué fort un peu avant Cherbourg. On n’a pas pu le suivre au début mais nous avons été prudents car c’était assez « casse gueule ».

Week end de grand départ pour les multicoques

Ce week end sera chargé pour les skippers de multicoques, avec le départ de la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et Salvador de Bahia pour trois duos en catégories Ultim, et six en Multi50′, le départ d’Yves le Blévec pour une tentative de record autour du monde en solitaire contre vents et courants dominants, alors que François Gabart s’attaquera au record du tour du monde dans le sens classique.

A noter également la première sortie de Banque Populaire IX aujourd’hui au large de Lorient pour Armel le Cléac’h et l’équipe de Banque Pop.

  • Le premier à s’élancer devrait être François Gabart, qui a quitté les pontons de Port la Forêt vers 18h, sur son trimaran Macif pour rejoindre la ligne de départ de son tour du monde au large d’Ouessant. Il s’élancera demain matin, il s’attaque au record en solitaire détenu par Thomas Coville sur Sodebo en 49 jours 3 heures 7 minutes.
    Le skipper avec un départ précoce dans la saison se laisse la possibilité d’un retour pour un nouveau stand-by si la météo se montrait défavorable dans l’Atlantique Sud.

© Lloyd Images

  • Yves le Blévec devrait quant à lui partir demain après midi pour une tentative de record autour du monde en solitaire, tout comme François Gabart, mais le skipper basé à la Trinité effectuera cette tentative contre les vents et les courants dominants. L’objectif sera d’établir un temps de référence en multicoque sur ce parcours. Le départ devrait se faire entre 14 et 16h au large de la Trinité sur Mer.
    Yves le Blevec : « La pression vient de changer de camp : de l’étude des fichiers météo à celle des derniers détails logistiques ! Nous sommes dans la continuité de ces dernières semaines de préparation. Mon sac est prêt depuis plus d’une semaine, je n’ai plus qu’à mettre mon ciré !

    Je vais procéder à quelques dernières vérifications avec l’équipe et tout sera prêt. Ce départ est tout sauf une surprise. J’ai bien conscience que c’est un moment important de mon existence. Là, je suis content d’être chez moi, de profiter de ce confort rassurant. J’ai bien dormi cette nuit, je vais bien dormir la nuit prochaine, je suis super à l’aise. »

    © Th.Martinez / Sea&Co.
    Trimaran ULTIM “ACTUAL”

     

  • Autre événement majeur de la course au large dont le départ sera donné dimanche, la Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et Salvador de Bahia.
    Trois duos partiront en catégorie Ultim, deux équipages font figure de potentiels vainqueurs, Thomas Coville et Jean Luc Nélias sur Sodebo ultim, et Sébastien Josse et Thomas Rouxel sur le Maxi Edmond de Rothschild.
    Le skipper de Sodebo s’adjoint de nouveau les services de Jean Luc Nélias, les deux hommes  connaissent parfaitement leur monture sur laquelle Thomas Coville  détient le record autour du monde en solo. Le trimaran devrait être mené à 100% de son potentiel sur ce parcours.

    Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

    La donne est un peu différente pour le duo Sébastien Josse/Thomas Rouxel, ils disposent d’une monture au potentiel supérieur à Sodeb’O avec des appendices porteurs permettant au bateau d’avoir des phases de vol stabilisé. Les capacités de ce trimaran de dernière génération sont indéniables, mais le bateau est encore en phase de mise au point. Même si l’équipage a parcouru plus de 5000 milles, ils restent des inconnues et l’équipage pourrait être contraint de lever le pied dans certaines phases météorologiques musclées, l’objectif de victoire pouvant passer après le fait d’arriver de l’autre côté sans casse et d’acquérir de l’expérience sur ce bateau.

    Lionel Lemonchois et Bernard Stamm font figure d’outsiders face aux deux autres multis. Il partiront sur le plus petit des ultimes, sur un concept plus proche des ORMA que des derniers maxis multis. Pour tirer leur épingle du jeu et pouvoir rivaliser avec leurs deux adversaires, il faudrait des phases de transition avec du vent faible et du près, dans lesquelles Prince de Bretagne serait à son avantage.

    Le renouveau de la classe Multi50′ se fait sentir sur cette édition avec quatre trimarans de 50′ dotés des foils monotypes, dont un bateau neuf, le Ciella Village de Thierry Bouchard.
    Mais les favoris seront Erwan Le Roux et Vincent Riou sur Fenêtrea Mix Buffet et Lalou Roucayrol et son joker de luxe Alex Pella sur Arkema et en position d’outsider Armel Tripon et Vincent Barnaud sur Réauté Chocolat.

    Le dernier né étant été mis à l’eau assez tard, Thierry Bouchard et Olivier Krauss devraient se contenter d’assurer une bonne place, tout en naviguant en sécurité.http://www.youtube.com/watch?v=2TrbW0VH4C0

    Gilles Lamiré et Thierry Duprey du Vorsent sur La French Tech devraient avoir du mal à rivaliser du fait de l’absence de foils, et ce malgré leur expérience à la barre de ce trimaran, tout comme Eric Defert et Christopher Pratt sur Drekan Group.

Premières images du Maxi Edmond de Rothschild en vol

Seulement un mois après sa mise à l’eau le Maxi Edmond de Rothschild a effectué ses premiers vols lors de navigations au large de Lorient. Ce moment a été immortalisé grâce au médiaman du Gitana Team, Yann Riou, avec des images prises par un drone.
Après seulement quelques semaines de navigation, le vol semble stabilisé, sur mer plate et dans 15 à 17 noeuds de vent.

©Yann Riou/Gitana SA

Le skipper du Team, Sébastien Josse se montre satisfait de sa nouvelle monture, Gitana 17 :  « Dès le début, nous avons pu voir que le bateau tenait ses promesses : raide, sain et avec une puissance qui ne demande qu’à s’exprimer ! Quand les deux foils ont trouvé place à bord, mi-août, nous avons pu très vite trouver les réglages pour passer du mode archimédien au mode volant ! La première fois où le bateau a décollé était un moment incroyable. Nous avions 15-17 nœuds de vent et une mer plate avec moins d’un mètre… tout était réuni pour voler. À bord, il y avait un mélange d’excitation et de surprise et de la fierté aussi. Car même si nous ne sommes qu’au début, et bien conscients que nous avons tout à apprendre et beaucoup à découvrir, c’est forcément une grande satisfaction de voir que ça va dans le bon sens.
Depuis ce premier vol, nous y allons pas à pas et nous nous familiarisons avec ce point de décollage, qui fait clairement basculer le Maxi dans un autre mode. C’est comme si nous avions deux bateaux, un classique archimédien et un volant. D’un mode à l’autre, le comportement du bateau est très différent, les réglages bien sûr et quand on décolle les angles de navigation changent, comme le vent apparent d’ailleurs et le barreur doit modifier son pilotage en conséquence. Ces premiers essais sont très positifs, le Maxi Edmond de Rothschild est sain et stable en vol et à chaque sortie nous gagnons en confiance pour atteindre des vitesses cibles de plus en plus intéressantes.» 

 

Ceci semble de bonne augure pour la première échéance en course, en effet Sébastien Josse et Thomas Rouxel disputeront la Transat Jacques Vabre, transatlantique en double dont le départ est prévu le 5 novembre.

 

Premier bilan un mois après la mise à l’eau du Maxi Edmond de Rothschild

Le Maxi Edmond de Rothschild  a été mis à l’eau voici un mois, l’heure du premier bilan pour les navigants et l’équipe technique est venu.

Après les mise en place des foils (8 mètres de développé), les différents réglages du gréement et les vérifications de l’ensemble des systèmes hydrauliques, électroniques et électriques au ponton, l’équipe a pu effectuer la première navigation sous voile du trimaran le 28 juillet dernier,  en présence  des armateurs du Gitana Team, Ariane et Benjamin de Rothschild.

Depuis l’équipe navigante enchaine les sorties au large de Lorient, le port d’attache du trimaran, le temps clément en cette période estivale a permis aux membres du team de découvrir le bateau dans des conditions médiums.

©Yann Riou/Gitana SA

Gitana 17 a été conçu par Guillaume Verdier et le bureau d’études du Gitana Team pour être le premier multicoque océanique avec des capacités de vol au large, sans pour autant en faire un pur foiler.
Pour l’heure, cet aspect de vol stabilisé au large n’est pas l’objectif premier du team, qui poursuit la prise en main du multicoque. Qui plus est la première course du bateau arrivera vite avec la Transat Jacques Vabre en double en novembre, pour se faire Sébastien Josse sera accompagné de Thomas Rouxel., les deux marins réaliseront leur parcours de qualification dans les semaines à venir.

Le retour est satisfaisant pour le skipper du Maxi Edmond de Rothschild, Sébastien Josse  :
« Les sensations sont très bonnes et nos premières sorties nous donnent toujours envie d’en voir plus ! Après nos cinq premières navigations nous pouvons dire que la plateforme du Maxi Edmond de Rothschild répond parfaitement à notre cahier des charges. C’est un bateau raide, sécurisant – on sent qu’il peut vraiment encaisser – et puissant. Jusqu’à présent nous avons eu des conditions plutôt médium pour le tester, mais on sent tout de suite qu’il y a pas mal de réserves sous le pied, ce qui est très positif. Nous avons tous hâte d’aller naviguer dans du vent fort et de la mer mais chaque chose en son temps. Les conditions « estivales » permettent de prendre la mesure du Maxi petit à petit, de se familiariser avec ses réactions, son comportement. Pour le moment, nous avons effectué des sorties en équipage mais dans les prochains jours nous passerons en mode « double
Le vol ? Ce n’est clairement pas l’objectif prioritaire des premières navigations car il y a déjà beaucoup à faire dans la prise en main de la machine. Mais désormais tout est à poste à bord pour pouvoir exploiter pleinement nos systèmes.
Les quelques sorties que nous avons pu réaliser depuis la mise à l’eau ne nous permettent pas de maîtriser l’exercice, mais ce que l’on peut déjà dire aujourd’hui c’est qu’il n’y a aucun doute sur le fait que le Maxi Edmond de Rothschild volera ! Après, savoir dans quelle configuration cela sera possible et surtout s’avérera efficace en termes de performance… patience ! ».

Le Maxi trimaran Edmond de Rothschild mis à l’eau

Après 170 000 heures de travail  et 20 mois de chantier, le Maxi Edmond de Rothschild a été mis à l’eau ce matin au chantier Multiplast, il a ensuite rejoint son port d’attache et la base du Gitana Team à Lorient, où il a été mâté dans l’après midi.

Ce maxi trimaran a été conçu en collaboration entre le bureau d’études de l’architecte Guillaume Verdier et celui du Gitana Team, pas mons de 240 personnes auront participé à la conception de ce bateau.
De nombreux intervenants ont collaboré pour la construction de celui-ci : Pixel Sur Mer (asservissement), C3 Technologies (cloisons et appendices), Re Fraschini (foils), Lorima (mât), Multiplast (plate-forme) et Persico (cockpit).

©Yvan Zedda/Gitana SA

Ce trimaran bénéficie également des études menées sur le Multi 70 Edmond de Rothschild (vendu à Giovanni Soldini/Maserati), le MOD 70 du team avait été largement modifié, notamment au niveau des appendices, afin de le sustenter et le faire voler.

Le Gitana Team ambitionne, avec ce Maxi Edmond de Rothschild, d’avoir le premier multicoque océanique « volant ».
Force est de constater que le trimaran a bénéficié des dernières avancés, notamment de la Coupe de l’America, afin de lui permettre d’atteindre cet objectif.
Il bénéficie de safrans en T rétractables avec intégration dans un carénage aérodynamique en position haute et intégration des élévateurs dans la carène. Les foils en L de 5 mètres de haut pour près de 3 d’envergure seront mis en place dans les prochains jours, par ailleurs la dérive centrale, à trimmer semble-t-il, bénéficie également d’un plan porteur afin de sustenter le bateau.
La partie émergée n’est pas en reste avec trois coques à fond plat afin de favoriser les phases de décollage grâce à un planing précoce et d’assurer une excellente stabilité par mer formée. Les étrave sont inversée afin de faciliter le passage dans la mer formée, et le franc-bord important pour éviter les impacts des vagues.

Les bras de liaison ont une forme  rectangulaire – afin d’augmenter la rigidité de la plate forme.

La partie aérodynamique est également très soignée avec les carénage de safrans en position haute, mais aussi des carénages textiles sur les bras. La casquette bénéficie du même soin avec une forme de goutte d’eau profilée pour diminuer le fardage.

Gitana 17 va désormais subir les différents tests de résistance en charge,  avant les premières navigations dans dix à quinze jours, puis les premiers vols.

Le programme de course prévoit la Transat Jacques Vabre  en novembre (LE HAVRE – SALVADOR DE BAHIA), que Sébastien Josse, le skipper disputera avec Thomas Rouxel.
En 2018, Sébastien Josse disputera la Route du Rhum (ST MALO – POINTE-À-PITRE) puis le tour du monde en course en solitaire à l’automne 2019.

Ariane de Rothschild, armateur du Gitana Team 

« Ce trimaran perpétue magnifiquement les 140 années de bateaux Gitana ainsi que de recherche et développement au sein de notre famille. Le Maxi Edmond de Rothschild est l’aboutissement de longues réflexions, tant technologiques qu’esthétiques. Il est l’histoire d’une quête continue et d’expérimentations réalisées notamment sur le trimaran Gitana XV, puis avec Gitana 16 (monocoque à foils pour le Vendée Globe). Grâce aux dessins de Cleon Peterson, ce trimaran défend également l’art et donne un écho magnifique à ce que nous faisons aux travers de nos fondations qui traitent de sujets comme l’insertion, la violence urbaine et la philanthropie. Pour toutes ces raisons, ce bateau défend de la plus belle des manières des valeurs que notre famille porte depuis des générations. »

Benjamin de Rothschild, armateur du Gitana Team  

« Cette mise à l’eau a été bien sûr émouvante. A travers le temps, les bateaux Gitana ont eu leur part d’innovations et celui-ci poursuit cette tradition avec l’ambition d’être le premier trimaran offshore volant. La tradition se perpétue avec l’audace que cela implique, tout en faisant confiance à Guillaume Verdier qui a fait ses preuves et à notre équipe qui ne cesse de progresser. C’est aussi une période très stimulante avec ces records qui tombent actuellement, ce qui place la barre toujours plus haute. Nous avons maintenant vraiment hâte de mettre le mât, les voiles et de naviguer »  

Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team 

« Nous vivons une journée très émouvante et importante dans l’histoire du Gitana Team. L’équipe a travaillé d’arrache-pied pour mettre à l’eau ce bateau dans les temps et ça n’a pas été facile tous les jours car le Maxi Edmond de Rothschild est une unité exceptionnelle, hors normes. Les dernières semaines ont été particulièrement intenses pour chacun de nous et je suis très fier de l’équipe car nous avons su nous dépasser ensemble pour clore le chapitre de la construction et démarrer la vie de ce Maxi. C’est le début d’une nouvelle histoire mais déjà la réalisation est exemplaire. Je le repète souvent mais nous avons une chance incroyable qu’Ariane et Benjamin de Rothschild nous honorent d’une telle confiance et nous permettent ainsi d’oser dans l’innovation. Une telle passion et un tel engagement sont le moteur quotidien du Gitana Team.»

Sébastien Josse, skipper du Gitana Team 

« Je suis forcément très impatient mais je reste discret et suis très impressionné par le travail de toute l’équipe. On ne naviguera pas pareil en solitaire ou en équipage, ni en records ou en courses. Les records sont aujourd’hui battus par des équipes qui s’y attèlent depuis longtemps. Il y a une grande part d’inconnu, beaucoup de choses sont ici essayées pour la première fois. Nous allons devoir y aller crescendo, se rencontrer avec ce bateau, s’écouter pour bien se comprendre. La course autour du monde de 2019 apportera en temps voulu, cette pression de la compétition qui va nous passionner avec non seulement la part technologique et bien sûr une aventure humaine incroyable dans une ambiance de pionniers. » 

Pierre Tissier, directeur technique du Gitana Team 

« Il y a dix ans, nous nous interrogions sur la taille des enrouleurs de voiles d’avant, de la force que supportaient les winches, si on mettait des vérins pour certaines fonctions ou de la bascule sur le mât. Aujourd’hui, on ne se pose plus ces questions mais on se demande quel angle donner aux flaps (comme les volets des ailes d’avion), quel type, quelle envergure… On se pose de nouvelles questions sur de nouvelles choses. C’est un bateau de large conçu comme un petit foiler et il a quasiment toutes les fonctions d’un bateau de l’America’s Cup. C’est le début d’une longue découverte, on ouvre une voie, avec un bateau qui a le potentiel de voler au large, maintenant il s’agit de le faire. »  

Guillaume Verdier, architecte naval 

« L’idée première était de concevoir le premier bateau océanique capable de voler avec une fiabilité à toute épreuve. Il y a des élévateurs sur tous les appendices. La dérive a, elle-aussi, un plan porteur en forme d’aile de raie afin de gagner encore un peu plus en stabilité en gîte et avec le roulis. Cela fait énormément de points de réglage pour Sébastien (Josse). Il va falloir y aller par étape, savoir comment être suffisamment raisonnable, savoir aussi comment faire lorsque la mer sera trop forte. Nous étions 80 chez Team New Zealand pour répondre à ces questions. Il va donc falloir être patient, échanger beaucoup pour révéler le potentiel de ce bateau. »

Le Maxi Edmond de Rothschild dévoilé par le Gitana Team

Le Gitana Team a dévoilé en grande partie son nouveau trimaran, le Maxi Edmond de Rothschild, qui sera mené par Sébastien Josse.

Celui-ci est actuellement en chantier chez Multiplast à Vannes, le multicoque a été dessiné par l’architecte naval  Guillaume Verdier  en collaboration avec le bureau d’études Gitana.

Le trimaran bénéficie des recherches faites par l’équipe de Guillaume Verdier sur la dernière Coupe de l’America’ (l’architecte avait dessiné le catamaran d’Emirates Team New Zealand, finaliste de l’America’s Cup), la coque centrale et des flotteurs sont fins et leurs carènes présentent une forme en U afin de favoriser le planning, et le vol.
L’objectif du Gitana Team étant de disposer du premier trimaran océanique capable de voler au large, pour se faire l’équipe avait déjà grandement fait évoluer le MOD70 du team (qui navigue aujourd’hui sous les couleurs de Maserati), qui a servi de laboratoire pour le développement des appendices.
Comme sur le Multi70′, le Maxi Edmond de Rothschild disposera de foils en L et de safrans à plans porteurs, qui permettront au trimaran de décoller, ils ne seront dévoilés que lors de la mise à l’eau en juillet.
Le skipper espère des vitesses proches des 40 noeuds en mode archimédien, et probablement quelques noeuds de plus en mode « aérien ».

Un soin particulier a également été porté à l’aérodynamisme de la plate forme avec des carénages de bras et un cellule de vie profilé en forme de goutte d’eau intégrant l’emplanture du mât, ainsi que la cellule de vie et le poste de manoeuvre, qui offrira au skipper un espace protégé pour mener son trimaran.

Initialement prévu avec une taille de 33m de long pour 23 de large, le trimaran ne mesurera finalement que 32m de long, afin de coller aux mesures maximales du Collectif Ultim. Reste la question de l’asservissement des appendices sur lequel le Gitana Team travaille depuis plusieurs années, celui-ci est jusqu’ici interdit par le Collectif. Cependant il est probable que ce point puisse être rapidement revu afin d’intégrer le Maxi Edmond de Rothschild au groupe.

Le programme de Gitana 17 comprend la Transat Jacques Vabre en novembre 2017(Sébastien Josse embarquera Thomas Rouxel pour le seconder), en 2018 il sera sur la ligne de départ de la Route du Rhum puis  sur celle du tour du monde en solitaire en course à l’automne 2019.

En dehors des innovations technologiques, le Gitana Team innove aussi du côté artistique avec une décoration adaptée par Jean-Baptiste Epron au trimaran d’après une oeuvre originale de Cleon Peterson.

Le Gitana Team lance la construction d’un maxi multicoque

Le Gitana Team a annoncé hier le lancement de la construction d’un maxi multicoque en fin d’année, pour une livraison au printemps ou à l’été 2017.
Le chantier Multiplast se chargera de la construction du bateau, la taille devrait être comprise en 31 et 35m, le plus probable étant 32m soit 105′, ce qui permettrait son intégration au collectif Ultim.

L’objectif principal de ce maxi-multicoque sera le tour de monde, que ce soit en équipage ou en solitaire. Par ailleurs le Gitana Team, fort de son expérience sur le Multi 70, souhaite construire un multi qui permettra des phase de vol dans certaines conditions (ce qui semble également être l’objectif de Macif et Banque Populaire).
La première course du futur multi devrait être la Route du Rhum 2018.

Cyril Dardashti, directeur général de l’écurie : « Grâce au soutien et à la volonté d’Ariane et de Benjamin de Rothschild, mais aussi des collaborateurs du Groupe Edmond de Rothschild, le Gitana Team se lance dans l’aventure d’un géant des mers. C’est une chance incroyable pour l’équipe de pouvoir s’engager dans cette voie d’autant que notre objectif est bien de lancer la conception d’un maxi-multicoque polyvalent en nous appuyant sur les récentes avancées technologiques en matière d’appendices mais en les transposant au large. Nous sommes aux portes d’une nouvelle génération de bateaux et c’est pourquoi même si les équipes de conception y travaillent déjà depuis de nombreux mois, il nous reste encore beaucoup de points à entériner avant le début de la construction fixé à la fin de l’année 2015.»

Le bureau d’études du Gitana Team, dirigé par Antoine Koch, a confié la conception de son futur bateau à Guillaume Verdier et à son équipe. Ils seront épaulés par Bobby Kleinschmit et la société Pure Design, qui officient habituellement au sein du Team New Zealand.

L’équipe continuera à s’appuyer sur l’expérience acquise sur le Multi 70 qui poursuit sa campagne de test sur les nouveaux appendices (foils en L et en C et safrans en T).

Sébastien Josse : « Lors de la Route du Rhum, les gains observées sur la plateforme ont été vraiment encourageants mais les safrans en T n’étaient qu’un pas vers notre objectif. Car sustenter un trimaran de 70 pieds au large et en solitaire est déjà un vrai challenge mais le faire voler est encore autre chose ! Avec cette version 2015, nous entrons dans une autre dimension, une période de mise au point et de tests indispensables pour la suite des projets du Gitana Team. Les études et simulations théoriques sont capitales mais elles ne seront jamais suffisantes car rien ne remplace la pratique. Nous avons une chance incroyable de pouvoir tester les pistes architecturales au réel sur le Multi70 Edmond de Rothschild. Il y a encore tellement d’inconnus dans le comportement des nouveaux dans une mer formée et sur une longue distance, que toutes nos navigations nous permettent d’enregistrer des données plus que précieuses.»

Le GC32 du Gitana Team, qui permet également aux marins d’appréhender le vol sur multicoque sera engagé sur le Bol d’Or Mirabaud qui se déroulera le 13 juin sur le lac Léman.