300 milles d’avance pour l’équipage de Spindrift 2

Spindrift 2 a franchi la mi-parcours théorique du record de la Route de la Découverte aujourd’hui avec une avance confortable qui se porte désormais à prêt de 300 milles.
Si cette avance peut sembler confortable, l’arrivée sur les Bahamas peut s’avérer piégeuse, avec la plupart du temps des vents faibles.
L’équipage opère depuis 48 heures des bords de recadrage, en plongeant pour quelques heures au sud, ceci afin de maintenir le trimaran dans le plus fort du flux de la dépression qui les accompagne vers l’arc antillais.
Yann Guichard : « C’est toujours un peu frustrant de ne pas faire la route directe mais cela fait partie du jeu. Nous disposons d’une petite avance qui nous permet de nous offrir ce luxe. Ces recalages sont indispensables pour bien négocier l’alizé. Après quelques heures à naviguer plein sud, nous allons repartir de plus belle cap à l’ouest. Notre trajectoire depuis les Canaries est satisfaisante, proche de l’ortho, et nous allons certainement renouveler l’exercice au moins une fois encore, après notre redémarrage en tribord d’ici peu de temps. Nous alternons en permanence les combinaisons 2 ris, puis un ris, avec à l’avant le solent ou le gennaker. Les ballasts hier nous ont aussi bien aidé à faciliter le passage des étraves dans une mer décidément bien désordonnée. Nous avons connu quelques grains cette nuit, et il y’a eu pas mal d’ajustements à effectuer pour éviter de se faire surprendre avec la grand voile haute et gennaker. L’ambiance à bord est excellente, mélange de bonne humeur et de concentration. Nous sommes à peine à la mi-course. Il nous reste deux difficultés majeures à affronter, d’abord avec ce thalweg, petit col barométrique peu venté qu’il nous faudra négocier en bâbord amure après un « gybe » que nous espérons le plus judicieux possible. Erwan Israël veille au grain. Puis viendra ce passage de front en milieu de journée demain à bien gérer. »
Dona Bertarelli :  « Bonjour à tous, Cette troisième nuit à commencé par un magnifique couché de soleil couleur ambre. Les vagues en s’écrasant sur les flotteurs se pulvérisaient en milliers de paillettes dorées. Spindrift 2 n’a jamais été aussi beau qu’à ce moment là ! La nuit s’est poursuivie par une intense chasse aux grains. L’équipage à joué toute la nuit au chat et à la sourie, toujours dans une nuit noire. A tour  de rôle, Yann et Erwan sont restés fixés sur l’écran du radar et des images satellites pour anticiper la prise ou le renvoi de ris. Le vent passant de 10 à 30 noeuds, n’a donné que peu de répit à l’équipe. Seul luxe, la mer est moins formée et donne un confort indéniable à la vie à bord. Reste que, par surprise, quelques vagues viennent tout de même s’écraser sur la casquette en éclaboussant jusqu’à l’intérieur du cockpit. Cirés et bottes restent donc de mise!  »

Spindrift 2 en avance sur le record à l’approche des Canaries

L’équipage de Spindrift 2 s’est élance hier à 15h30 sur sa tentative de record de la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador. Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs équipiers ont profité  d’un bon flux de secteur nord établi pour un premier bord vers Madère avant de plonger au sud vers les Canaries

L’avance était à son maximum ce matin avec 180 milles, elle est légèrement moindre ce soir (162 milles) avec l’approche de l’archipel des Canaries, l’équipage devant laisser l’ile de Gran Canaria à tribord, comme l’avait fait Christophe Colomb au 15ème siècle. Ceci impose quelques manoeuvres, il semblerait que le trimaran ait besoin d’au moins deux empannages pour s’extirper de l’archipel et éviter les dévents des iles volcaniques.

© Spindrift racing

Mot de la nuit reçu du bord : 

Yann Guichard : « Nuit comme anticipée très « nerveuse », tonique, avec une mer courte pas facile à gérer. Ciel étoilé superbe. Avec le lever du jour, la chaleur est au rendez vous, et le paysage est celui d’une mer d’alizé typique, avec quelques grains, une belle lumière, mais toujours cette mer peu ordonnée qui nuit quelque peu à la vitesse, et nous contraint à une vigilance accrue, car Spindrift 2 lève vite « la patte » quand il butte contre un train de vagues venu par le travers. Le travail des barreurs a donc été  très intense, et nous avons limité les temps de barre à 40 mn, voire une heure. Nous sommes satisfaits de notre départ, avec une petite avance sur le record, mais aussi sur notre propre estimation jusqu’aux Canaries. Nous allons devoir empanner à nouveau cet après midi pour pouvoir passer au plus près de Gran Canaria et bien anticiper sur notre trajectoire au dévent  de l’archipel. Comme prévu, personne n’a vraiment fermé l’oeil depuis hier, car le bateau bouge beaucoup. Chaque fois que possible, on a renvoyé des équipiers à l’intérieur pour au moins se reposer à l’abris des embruns… »

Dona Bertarelli : « Cette première nuit en mer s’est bien passée. Nous avons eu plus de vent que prévu sous un beau ciel étoilé mais sans lune. Ca commence à mouiller. On a fait de belles pointes de vitesse de 44 noeuds dans une mer formée de travers par tribord. Assez chaotique pour barrer mais aussi pour dormir ! Le jour se lève, on vient de renvoyer un ris. »

Spindrift 2 sur le départ

L’équipage de Spindrift 2, mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli, est désormais dans les starting-blocs, après trois semaines d’attente, une fenêtre météo s’ouvre.  Richard Silviani, le routeur météo du team prévoit un départ mardi à la mi-journée., pour cette première tentative de record pour Spindrift racing.

Yann Guichard, le skipper du maxi-trimaran :  « La fenêtre qui se présente est plutôt bonne avec une navigation dans les alizés sur la majeure partie du parcours. Au départ, il faudra rapidement s’extirper de la côte espagnole et de ses dévents pour bénéficier du flux de Nord qui s’installera et oscillera entre 25-30 nœuds. La première partie jusqu’aux Canaries sera assez sportive avec du vent soutenu et de nombreux empannages. En revanche les dépressions qui se sont accumulées ces dernières semaines ont généré une mer de Nord-Ouest assez forte et formée, pas très propice à la vitesse (on attend près de 4 mètres de vagues). Après avoir laissé Grand Canaria sur notre tribord, il s’agira d’aiguiser notre stratégie et de choisir la meilleure route possible pour rejoindre San Salvador: une Nord (plus près de la Route directe) ou une plus Sud (qui s’éloigne de la route directe mais qui peut présenter de meilleures conditions) »
Le temps à battre sur cette Route de la Découverte, est celui établi par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 en 2007, en 7 jours, 10 heures, 58 minutes et 53 secondes.

Classe G solo, l’avenir du multi océanique ?

Thomas Coville, le skipper du maxi Sodeb’O revient sur la saison à venir sur son maxi trimaran solo dans une interview  pour Voiles et Voiliers , il dévoile de nombreuses informations sur son bateau, le futur maxi en refit chez Multiplast (l’ancien Géronimo), mais également l’organisation de la classe des multicoques solo.

Il confirme d’ailleurs, dans cet entretien, l’intérêt porté par la Macif et François Gabart sur cette classe, la rumeur voulant que l’assureur lance la construction d’un multi sur plans VPLP pour son skipper.

Autre information concernant la classe, Sodeb’O souhaite toujours organiser une course autour du monde en solo en multicoque, probablement au départ de Brest, d’après le skipper, celle-ci serait sans escale et sans porte des glaces.

Pour sa nouvelle tentative de record de cet hiver autour du monde, Thomas Coville dispose désormais d’un système d’angulation des safrans inspiré de ce qu’il y avait sur Groupama 4, permettant de régler le parallélisme des appendices afin d’affiner l’équilibre du trimaran. Par ailleurs la grand voile et la trinquette sont neuves, réalisés en 3Di par North, un petit gennaker fait également son apparition, il sera utilisé par le skipper dans le grand sud.Il dévoile aussi les modifications en cours sur l’ancien Géronimo, qui sera mis à l’eau en avril prochain, le trimaran disposera d’une nouvelle coque centrale avec moins de franc bord, les bras sont conservés, tout comme une partie des flotteurs qui vont être modifiés afin de recevoir des foils et des safrans. Le trimaran devrait être plus léger de 6 tonnes, par rapport à la configuration actuelle. Le mât sera construit dans les moules de celui de Groupama 3 (Banque Populaire VII actuellement), mais le plan de voilure sera différent. Enfin pour la partie appendice, l’équipe Sobed’O a acquis des éléments d’USA 17, aussi nommé Dogzilla, (le trimaran à aile rigide de 90′ ayant gagné la 33ème Coupe de l’America), à savoir deux paires de foils, des safrans et quelques éléments d’accastillage (hooks, winchs)

Spindrift 2 remporte la Fastnet Race devant Banque Populaire VII

Yann Guichard, Dona Bertarelli et leur équipage ont remporté la première course à laquelle participait le dernier bateau entré dans l’écurie, le maxi trimaran Spindrift 2, ex Banque Populaire V. Ils se sont imposés cette nuit après 38 heures et 54 minutes de course.

Le record de l’épreuve n’a pas été battu, faute de conditions météos favorables, avec des brises faibles et un courant de marée important jusqu’à Land’s End, après le passage du phare du Fastnet les grands multis n’ont pas bénéficié de conditions de vent suffisantes pour espérer accrocher le temps de référence détenu par Banque Populaire V depuis 2011.

Le trimaran de 140′ aura eu un adversaire coriace sur les 605 milles entre Cowes et Plymouth puisque Banque Populaire VII (ex Groupama 3), mené par Armel le Cléac’h termine à 22 minutes de Spindrift 2, après avoir réussi à rejoindre celui-ci au passage du Fastnet où seulement 300 mètres séparaient les deux trimarans.

Sidney Gavignet et son équipage sur le MOD70 Oman Air Musandam complètent le podium en temps réel. Sébastien Josse avait quant à lui décidé de courir en double avec Charles Caudrelier, afin de préparer et de sa qualifier pour la Transat Jacques Vabre, c’est désormais chose faite, les deux hommes ont bouclé le parcours en 4ème position en 48 heures et 8 minutes.


Yann Guichard, co-skipper du Maxi Spindrift 2 « Le moment décisif a été l’arrivée ici. C’est vrai que pendant toute la course, nous avons été très proches avec Banque Populaire VII. En mer d’Irlande, il nous avait même un peu dépassé, nous étions à la même vitesse tout le long. Tout s’est joué comme d’habitude 2 milles avant l’arrivée. Cette course est un sprint, il faut être dessus du début à la fin et c’est ce qui fait son charme. Tout s’est super bien passé à bord et tout le monde est resté concentré sur son objectif. Nous avons fait deux semaines d’entrainements depuis la mise à l’eau donc on est très contents du résultat ».

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Air:   « J’aurais aimé battre Spindrift 2 et Banque Populaire mais nous aurions eu besoin d’un coup de pouce du destin pour y parvenir, a-t-il déclaré. C’est comme s’ils étaient les parents et nous le petit enfant. Mais nous avons réussi à ne pas nous laisser distancer pendant une longue période, et nous terminons juste derrière eux donc c’est un bon résultat. Cela signifie aussi que nous nous imposons dans la classe MOCRA en temps compensé, ce qui est une bonne chose. Je suis heureux pour Oman Sail et l’équipage ».

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Edmond de Rothschild : « Nous sommes fatigués mais heureux de boucler cette course et de nous qualifier pour la Jacques Vabre. Les conditions météos ont été assez conformes aux prévisions avec un début de course vraiment physique … Nous sommes sortis du Solent au près dans un vent forcissant – entre 12 et 15 nœuds moyens – et ces quelques milles ont été intenses avec un grand nombre de virements à réaliser. Dans ces enchaînements de manœuvres, nous avons clairement manqué de bras pour mener le bateau comme nous savons le faire en équipage. Les 150 milles, de la sortie du Solent au Cap Lizard, ont heureusement été plus simples à gérer car dès qu’il y a de l’eau à courir c’est moins sollicitant physiquement. En Mer Celtique, nous avons eu plus de vent que prévu avec 17 nœuds moyens qui sont montés jusqu’à 25 nœuds. La mer était courte et assez hachée ce qui n’était pas très confort. Mais comme prévu, dès que nous avons passé le Fastnet nous sommes repartis vent arrière. La nuit a été géniale dans cette configuration. Ce matin, le vent s’est totalement écroulé alors que nous pointions à 10 milles de l’arrivée. Nous sommes restés quasiment arrêtés durant 4 heures et il a fallu être patients en attendant que le Sud-Ouest ne rentre et nous permettre de nous diriger vers l’entrée de la baie de Plymouth où était mouillée la ligne l’arrivée.  C’était vraiment intéressant de participer à la Rolex Fastnet Race en double ; cette navigation comptera double dans notre préparation. Il y avait de l’enjeu avec une ligne de départ, des concurrents et un parcours à respecter. Réaliser notre qualification dans ces conditions nous a permis de repousser nos limites bien plus que si nous l’avions faite seuls dans notre coin au large de Lorient. Sur les premiers milles de course, nous avons dû exécuter plus de virements que nous en ferons sûrement sur toute la Jacques Vabre ! Edmond de Rothschild était beaucoup plus facile à manier au portant, sous gennaker, qu’au près. Sur cette course, nous avons en effet pu constater qu’il était vraiment compliqué de lâcher la barre et de laisser le bateau sous pilote quand nous naviguions au près dans de la mer. Il va falloir travailler cela et trouver les bons réglages pour la Jacques Vabre.  Durant la Transat, il va falloir faire simple. Le bateau est très exigeant et puissant, ce qui rend toute navigation engagée. Physiquement, les manœuvres sont difficiles mais surtout une fois ces manœuvres réalisées, il faut se concentrer et se remettre à la barre pour retrouver l’équilibre du bateau. Les temps de récupération sont vraiment courts.»

 

© Chris Schmid / Spindrift racing

Classement :

1- Spindrift 2 – arrivé à 2h53 (heure locale – 3h53 heure française) – Temps : 1 jour 14h 53′ 58 »
2- Banque Populaire VII – arrivé à 3h16 (heure locale – 4h16 heure française) – Temps : 1 jour 15h 16’ 39’’ 
3- Oman Air – Mussandam – arrivé à 4h16 (heure locale – 5h16 heure française) – Temps :1 jour 16h 16′

Banque Populaire VII mis à l’eau

Le Maxi Trimaran Solo Banque Populaire VII  est sorti de chantier aujourd’hui et a été mis à l’eau dans la foulée à la base des sous marins de Keroman. Armel Le Cléac’h, le skipper enchainera les navigations d’entrainement afin de prendre en main le trimaran.  La première sortie en baie de Lorient aura lieu.

Le programme de la saison 2013 comprendra des épreuves en équipage pour commencer avec le Grand Prix Guyader, l’Armen Race, le Record SNSM et la Rolex Fastnet Race, Armel le Cléac’h s’attaquera au solo fin septembre avec une tentative de record de la Méditerranée si les conditions sont favorables, l’objectif numéro 1 reste la Route du Rhum qui se courra l’année prochaine, course que le bateau a déjà remporté en 2010 sous le nom de Groupama 3 avec Franck Cammas à la barre.

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire  : « Nous sommes contents que le bateau voit le jour. Nous avons fait une grosse expertise, un bon check-up, tout a été démonté et vérifié (accastillage, électronique…), la table à cartes a été réaménagée pour en faire quelque chose d’ergonomique. Tout ce qui existe est passé en revue mais aucune modification majeure n’a été effectuée. Maintenant nous attendons de naviguer au maximum pour réellement savoir ce qu’il y aura à modifier. Durant les premières navigations nous observerons beaucoup, et ce jusqu’à septembre. C’est en naviguant qu’Armel pourra savoir ce qu’il veut ou ne veut pas. Nous y retoucherons en septembre, avant qu’Armel ne se lance en solitaire sur la tentative de record de la Méditerranée. »


Tour d’horizon de l’actualité des maxis multicoques

  • Spindrift 2, le maxi trimaran de 40m, ex Banque Populaire 5, va entrer en chantier à Lorient pour recevoir ses nouvelles couleurs, la 1ère course du maxi sera la Fastnet en août. Le team Spindrift racing remettra le MOD 70 à l’eau mi avril avec une participation au Tour de Belle Ile le 4 mai avec Yann Guichard à la barre après sa participation aux America’s Cup World Series à Naples.
  • Lionel Lemonchois, à la barre du maxi trimaran de 80′ Prince de Bretagne, sera également présent sur le Tour de Belle Ile, son multicoque vient d’entrer en chantier, avec quelques modifications prévues sur le mât, l’installation d’une dérive à trimmer pour les navigations en équipage prévues cette saison (Tour de Belle Ile, Armen Race, Grand Prix Guyader, Tour des Princes).
  • Banque Populaire VII, l’ex Groupama 3, qui sera mené par Armel le Cléac’h sur la prochaine Route du Rhum devrait prochainement être remis à l’eau, le programme du bateau pour cette saison n’a pas été dévoilé.
  •  Sodebo Ultime, ex Géronimo est en chantier chez Multiplast, les décisions concernant les modifications du trimaran (changement de coque centrale ou pas) devraient être finalisées rapidement afin de l’adapter  la navigation en solitaire en vue de la Route du Rhum 2014. Thomas Coville retentera cet hiver sa chance autour du monde, contre le chrono de Francis Joyon.
  • Francis Joyon est quant à lui en stand by pour sa tentative de record sur l’Atlantique Nord, si il arrive à battre le temps de Thomas Coville sur ce parcours, il détiendrait  alors les quatre records majeurs en solitaire (tour du monde, 24 heures, Atlantique Nord et Sud).

 

Le mercato continue pour les ultimes

Après Groupama 3 cédé à la Banque Populaire pour la Route du Rhum, Banque Populaire V vendu à Spindrift racing, c’est à Sodeb’O d’acquérir un nouveau multicoque.

Thomas Coville, le skipper du trimaran de 105′ Sodeb’O était intéressé par Groupama 3, cependant la vente n’avait pas abouti et c’est Armel le Cléac’h qui a hérité du maxi vainqueur de la Route du Rhum 2010.

Il semblerait que le multi actuel Sodeb’O ait été vendu à Ken Read (info dévoilée sur SeaSailSurf), sans bateau pour la suite de son programme, Thomas Coville a donc jeté son dévolu sur Géronimo, le bateau de Kersauson, qui attendait un acquéreur depuis de nombreuses années

D’après le Télégramme, le tri devrait rejoindre le chantier Multiplast pour un refit et une adaptation au solitaire.

Armel Le Cléac’h au départ de la Route du Rhum 2014 sur l’ex-Groupama 3

La Banque Populaire a officialisé aujourd’hui l’achat de Groupama 3, le maxi trimaran de 31,50m, sur lequel Franck Cammas avait remporté la Route du Rhum 2010, c’est Armel le Cléac’h qui prendra la barre du multicoque sur la prochaine édition de la célèbre transatlantique en solitaire.

Le bateau devrait être remis à l’eau début avril, ce qui permettra au skipper de prendre du repos après le Vendée Globe qui se terminera dans les semaines à venir, le programme précis n’est pas défini mais devrait comprendre des tentatives de record (Atlantique et Méditerranée), et la Transat Jacques Vabre si les organisateurs acceptent l’ouverture d’une classe Ultime (qui pourrait également accueillir le 80′ Prince de Bretagne, le 77′ Gitana 11, les MOD70 ou encore les 100′ Idec et Sodeb’O).

Armel le Cléac’h reprendra donc du service en multicoque pour deux ans, jusqu’à la Route du Rhum, après son expérience malheureuse en 60′ ORMA (chavirage sur la Jacques Vabre), qui l’avait mené vers le 60′ IMOCA.

 

Armel Le Cléac’h, skipper Banque Populaire : « Je suis très heureux de continuer cette belle collaboration avec le Team Banque Populaire. Ces nouveaux défis passionnants vont me permettre d’enchaîner notamment sur 2 grandes courses en solitaire que sont la Solitaire du Figaro et la Route du Rhum. Actuellement en mer sur le Vendée Globe, je sais que l’équipe technique prépare déjà la suite du programme sportif. Cela va me permettre d’enchaîner dans de bonnes conditions le programme annoncé. »

Groupama 3 sous les couleurs de Banque Populaire sur la Route du Rhum 2014

Ouest France vient de confirmer dans son édition numérique un bruit de ponton qui court depuis quelques mois ; Banque Populaire serait en train de finaliser l’achat du maxi trimaran Groupama 3 (vainqueur de la dernière Route du Rhum avec Franck Cammas), afin de l’aligner sur la plus connue des transats en solitaire l’année prochaine.

Thomas Coville, le skipper de Sodeb’O avait également des vues sur le bateau, mais son sponsor ne pouvait suivre financièrement. C’est donc la Banque Populaire qui sera présente sur la Route du Rhum avec ce bateau, reste à trouver un skipper pour mener le multi.

Quant à l’autre multicoque de la banque, Banque Populaire 5, il est toujours en vente, plusieurs équipes semblent intéressées pour retenter un Trophée Jules Verne.