Armel le Cléac’h décroche le record de la Route de la Découverte

Le skipper du Maxi Trimaran Solo Banque Populaire VII décroche un nouveau record avec celui de la Route de la Découverte, il avait déjà battu celui des 24 heures il y a quelques jours.

Il améliore le temps de Francis Joyon  de plus d’une journée et demie  en 6j 23h 42’ 18’’

© Y.Zedda / BPCE

Armel le Cléac’h : « Ce parcours de 3 884 milles s’est un peu scindé en trois parties avec une entame assez tendue pour passer les Canaries, une moitié de l’Atlantique très musclée avec plus de 30 nœuds de vent et une fin plus technique avec des empannages. Le passage de Gran Canaria était délicat avec une mer formée mais ensuite, j’ai trouvé mon rythme et les bons réglages ce qui m’a permis de battre le record de distance en 24 h (682 milles) ! Au final cela fait une bonne moyenne, mais en plus du record en solitaire, j’améliore le temps du bateau que Franck Cammas avait mené en équipage sur ce parcours… Descendre sous la barre de la semaine, c’est génial ! On commence bien l’année pour fêter les 25 ans de partenariat de Banque Populaire : deux nouveaux records. J’ai bien pris le rythme sur ce parcours aussi long qu’une Route du Rhum : je ne suis pas trop fatigué, les optimisations du bateau fonctionnent bien, j’ai bien anticipé les manœuvres qui sont toujours très longues et très sollicitantes et je n’ai rien cassé d’important à bord.  L’équipe de Banque Populaire m’attend sur place car l’arrivée n’est pas simple avec un aussi grand bateau : on va se mettre au mouillage jusqu’à dimanche et repartir pour Lorient dans la foulée. Une nouvelle traversée plus Nord de l’Atlantique…  Et toujours un bon entraînement pour la Route du Rhum à la fin de l’année. La prochaine échéance, c’est le record de la traversée de l’Atlantique : la barre est très haute ! »

Thomas Coville fait demi-tour et abandonne son tour du monde

Thomas Coville, Sodeb’O son partenaire, et sa cellule de routage, ont décidé d’abandonner la tentative de record autour du monde.

Le skipper, parti de Ouessant le 17 janvier à 7h42, avait franchi l’équateur en 6 jours 20 heures, un temps dans ses objectifs, de moins de 7 jours, la situation s’est ensuite dégradée avec un anticyclone de Sainte Hélène qui a barré la route du maxi trimaran, le retard sur le temps de Francis Joyon s’est donc rapidement aggravé, ce soir le déficit était de 1200 milles.

Les conditions peu favorables dans le grand sud ont conduit le skipper à renoncer. Le record restera donc la propriété de Francis Joyon et d’Idec.
Thomas Coville :

« J’ai un super bateau, je me sens parfaitement en phase avec lui.  Aujourd’hui, les fichiers nous confirment que, même en descendant très Sud dans l’océan Indien, et c’est ce que nous proposent les routages, on est moins rapide que Francis (Joyon).

Mise à part le retard à Bonne Espérance puis celui que l’on aurait pu prendre dans l’Indien, nous aurions été au-delà des limites que nous nous étions fixées en terme de sécurité. Les routages m’imposaient d’aller slalomer entre les glaces au sud des iles Kerguelen avec le risque de me mettre en danger mais d’impliquer aussi d’autres personnes en cas de pépin.

Je ne suis pas une tête brulée. Il faut savoir composer avec la performance, le professionnalisme et la sécurité. Je n’ai pas envie de m’entêter par orgueil.

Je représente une entreprise, Sodebo. Je me dois d’être honnête et responsable pour ceux qui me font confiance. Le plus difficile est de prendre la décision.

En tant que compétiteur, ce soir, je suis forcément affecté.

J’ai pris un immense plaisir à venir jusqu’ici. J’ai ce bateau dans la peau. Je me sens bien. Je me suis régalé à faire tout ce que j’ai fait. »

 

Le point sur les records, Le Cléac’h et Lemonchois en avance, Coville en retard

Thomas Coville et Lionel Lemonchois naviguent au large de Brésil, Sodeb’O accuse un retard de 234 milles sur le record autour du monde, après un passage de l’équateur en 6 jours 20 heures, alors que Prince de Bretagne a 406 milles d’avance sur le record de la Mauricienne, avec un temps de passage à l’équateur de 6 jours 9 heures 51 minutes.

Les deux marins vont être confrontés à une grosse difficulté dans l’atlantique sud avec un anticyclone de Sainte-Hélène très décalé dans l’ouest au sud, ce qui altère les modèles météos classiques.

Lionel Lemonchois, skipper de Prince de Bretagne : « Quand on regarde les analyses météo pour la semaine à venir, on voit que ça va être très compliqué. Pour l’instant, c’est un véritable mur qui se dresse au milieu de l’Atlantique sud. De ce fait, le contournement de la zone de haute pression par l’ouest ne semble pas terrible. Il va donc falloir passer à travers mais ça ne va pas être évident. Enfin, comme on dit, chaque jour suffit sa peine. J’avance donc vers le sud et espère que ça va s’ouvrir ».

Thierry Briend., membre de la cellule routage de Sodeb’O : «  L’ anticyclone de Sainte-Hélène est très étendu d’Ouest en Est et génère peu de vent. Avec la chaleur, cela favorise la création de nuages et de grains.  Depuis 2h du matin, Thomas est sous l’emprise d’un énorme nuage (photo ci-dessus) et la difficulté aujourd’hui sera de trouver un chemin dans ce gruyère. En temps normal, la situation plus Nord de l’anticyclone, empêche la création de ces masses nuageuses et surtout la vitesse de déplacement de ces dernières est beaucoup plus rapide.  Aujourd’hui, tous ces phénomènes sont très lents, c’est un cercle vicieux ! Le nuage est lent donc Thomas met plus de temps à le traverser. Jusqu’ici, nous avons conservé le choix entre plusieurs scénario même si aucun n’est très réjouissant. Aujourd’hui, les observations annoncent moins de 5 nœuds de vent dans une grande partie de l’anticyclone qui s’étale sur la moitié de l’Atlantique Sud. Et on ne voit toujours pas de dépression se former vers Rio, ce qui nous donnerait alors un peu d’air pour traverser. On sait qu’on ne coupera pas le fromage comme Francis, maintenant, il va falloir limiter la perte de temps pour Thomas. »

Pour Armel le Cléac’h sur Banque Populaire VII, la situation est nettement moins complexe pour le skipper, qui s’est attaqué lui aussi à un temps de Francis Joyon sur la Route de la Découverte. En effet il a bénéficié d’un flux soutenu depuis le départ de Cadix le 23 au soir, et n’a eu que peu de manoeuvres à effectuer (3 empannages contre 9 pour son adversaire virtuel jusqu’ici). Il possède 311 milles d’avance sur le record.

 

Armel Le Cléac’h, skipper de Banque Populaire VII : « Tout va bien. Le jour est en train de se lever. Je suis actuellement sous la casquette où je passe la plupart de mon temps. La mer s’est rangée après le passage des Canaries, cela facilite la vitesse. Et puis cela m’a permis de me reposer tout en restant vigilant, jamais très loin de mes écoutes. Au fil des milles parcourus, je prends confiance, je m’habitue aux grandes vitesses et à certaines pointes du bateau à 35 nœuds ! Je suis content de mon plan de route. Ma trajectoire est assez proche de ce que nous avions convenu avec Marcel van Triest, mon routeur. Un seul empannage sous les Canaries, c’est assez rare. J’ai réussi, dans une mer agitée et difficile, à éviter quelques dévents des îles. Pour la suite, il y aura un point de passage difficile à partir de demain soir avec certainement un empannage à gérer. Les fichiers météorologiques ne sont pas d’accord. Le vent sera moins fort. En tout cas, le bateau se comporte formidablement bien. »

Accelération pour les deux skippers avant le Pot au Noir

Thomas Coville et Lionel Lemonchois, qui s’attaquent respectivement au record du tour du monde et à celui de la Mauricienne, ont très nettement accéléré sur les derniers jours dans les alizés bien établis et qui s’étendent au sud, ce qui annonce un Pot au Noir assez peu actif et étendu, cependant l’anticyclone de Saint Hélène s’étend très à l’ouest, ce qui devrait contraindre les marins à un grand contournement le long des côtes brésiliennes.

La vidéo de Thomas Coville, skipper de Sodeb’O d’hier :

Lionel Lemonchois a enregistré hier la meilleure moyenne sur 24 heures sur son trimaran 80′ Prince de Bretagne avec 622,3 milles (le record de Francis Joyon étant à 666,2 milles).

Aujourd’hui l’avance de Lionel Lemonchois sur le record de la Mauricienne est de 516 milles, alors que le retard de Thomas Coville sur celui du tour du monde s’est réduit à 44 milles.

Thomas Coville et Lionel Lemonchois ont passé le Cap Finistère

Les deux marins qui se sont lancés sur leurs records respectifs hier ont tous les deux passé le Cap Finistère cette après midi.

Les skippers sont actuellement en retard sur le temps de Francis Joyon (7 milles pour Lemonchois et 82 pour Coville), mais cette tendance devrait rapidement s’inverser avec le renforcement du front qui devrait atteindre 25 noeuds dans la nuit, ce qui devrait leur permettre d’engranger des milles.

© Marcel Mochet

Thomas Coville a également connu une première nuit difficile avec quelques grains et le passage du thalweg à gérer, il devrait lui aussi profiter du renforcement du vent pour reprendre des milles sur le record.

http://www.dailymotion.com/video/x19vkaa

Thomas Coville et Lionel Lemonchois sur le départ

Thomas Coville et Lionel Lemonchois profitent tous les deux de ce qui sera probablement la dernière fenêtre météo de l’hiver pour appareiller.

Thomas Coville, le skipper du maxi trimaran Sodeb’O, quittera Brest dans la soirée pour se diriger vers la ligne de départ au large d’Ouessant. Le départ de cette nouvelle tentative de record autour du monde en solitaire devrait se faire vers minuit.

Les conditions seront musclées sur ce début de parcours avec environ 30 noeuds sur zone, associés à une forte houle.

Les explications du skipper :
« Ce n’est pas franchement les conditions rêvées. Partir de nuit au près dans de la mer devient vite compliqué en solitaire sur un bateau de 30 mètres. Mais il faut s’élancer avec le vent pour éviter de se retrouver coincé demain matin à Brest où on annonce moins de 7 nœuds de vent. La situation est différente pour Lionel (Lemonchois, skipper du Maxi80 Prince de Bretagne qui doit s’attaquer demain au record Port-Louis, en France – Port Louis, Ile Maurice). En partant de Lorient (80 milles – 150 km plus au Sud), il devrait échapper à ce coup de mou et aura encore 15 à 20 nœuds de vent demain midi. La fenêtre est tentante. J’aurais 12 et 14 heures de près dans du vent fort avant de traverser le front et de récupérer du vent Ouest-Nord-Ouest portant. Ensuite, ce sera une descente sportive dans du vent et de la mer. Au Portugal, on passe sous l’anticyclone des Açores qui est encore bien installé avec de l’alizé établi qui peut nous permettre de dérouler jusqu’au Cap Vert. »

 

De son côté, Lionel Lemonchois, sur son trimaran de 80′ Prince de Bretagne, partira de Lorient demain sur la Mauricienne entre Port-Louis en rade de Lorient et Port-Louis dans l’archipel des Mascareignes. Comme l’explique Thomas Coville, les conditions seront plus simples pour le skipper normand, qui empruntera la même route que son homologue sur le début de parcours.

Lionel Lemonchois :

« Du vent de secteur nord-ouest très fort (entre 45 et 50 nœuds) est annoncé dans la journée de dimanche au large du cap Finisterre. C’est pourquoi je pense, pour l’instant, partir dès vendredi midi si je veux rester devant la mer et la baston. Et la bonne nouvelle c’est que l’entame s’annonce sympa car maniable. Rapide aussi.  Dans les prochaines 48 heures, nous allons continuer de faire un point toutes les 12 heures afin de surveiller l’évoluer des systèmes puis mon équipe technique va annoncer au WSSRC (World Sailing Speed Record Council) notre intention de départ pour le record. Ensemble, nous allons également effectuer un tour complet du bateau, histoire de vérifier une dernière fois que tout est fin prêt pour éviter les surprises. Nous allons également valider les consignes de sécurité, charger le camion qui pourra ainsi être en mesure d’intervenir jusqu’aux balcons de l’Europe en cas de pépin technique et faire quelques courses pour le frais. Il n’y a aucun stress. Je suis prêt à partir depuis un moment et je suis content que cela se concrétise »

Les deux skippers iront cherché des chronos détenus par Francis Joyon sur Idec, 57 jours, 13 heures et 34 minutes pour le tour du monde et 26 jours 44 minutes et 29 secondes pour la Mauricienne.

Création d’un collectif Ultim par les armateurs des maxis multis solo

Banque Populaire, Macif et Sodebo, armateurs  ou futurs aramateurs de maxis multicoques solitaire ont annoncé aujourd’hui la création du Collectif Ultim. Leur but est de soutenir cette « nouvelle » classe et de la doter d’un programme de courses sur 4 ans réservé aux multicoques de 80 pieds et plus.

Ce nouveau Challenge Ultim prévu dès 2015 intégrera un tour du monde en solitaire en 2017 et au minimum une course intermédiaire, les autres années, celle-ci aurait pour format du solo ou du double.

Les bateaux éligibles à intégrer ce collectif devront être maniables en solitaire sans assistance électrique ou hydraulique devront s’aligner au moins au départ d’une course par an.

Les trois bateaux de Banque Populaire (Banque Populaire VII, ex Groupama 3, mené par Armel le Cléac’h), le futur Sodeb’O Ultime (ex Géronimo en cours de modification mené par Thomas Coville), et le futur Macif (mené par François Gabart) seront aligné sur ce circuit, reste à convaincre d’autres armateurs de les rejoindre.

© Yvan Zedda/BPCE

Yann Guichard espère pouvoir modifier son maxi trimaran de 140′, Spindrift 2 (ex Banque Populaire V), afin de l’adapter au solitaire et pourrait être un candidat convoité, mais aussi redouté du fait de la puissance de son bateau.

Francis Joyon et son sponsor possède un bel outil, mais même si le duo détient les quatre records majeurs en solitaire, le trimaran âgé de 6 ans, ne devrait pas avoir le potentiel de vitesse du futur Sodeb’O ou Macif.

L’actuel Sodeb’O (105′), quasi sistership d’Idec sera à la vente l’année prochaine et pourrait grossir les rangs de la classe, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne sont dotés d’un trimaran de 80′ mais celui-ci est plus adapté à des transatlantiques qu’à un tour du monde.

Marc Thiercelin cherche toujours un financement pour réparer l’ex Oman Air Musandam (sistership de Sodeb’O), tout comme Philippe Monnet qui possède l’ex B&Q Castorama (précédemment mené par Ellen MacArthur).

Le polonais Roman Paszke a déjà tenté deux tours du monde sur son maxi catamaran Bioton, mais a renoncé  à deux reprises au large de l’Amérique du Sud. Reste également disponible un catamaran qui pourrait être adapté au solitaire : l’ex Orange 2 de Bruno Peyron.

Thierry Bouvard, Responsable du Pôle Programmes Editoriaux et Sponsoring de Banque Populaire
« Banque Populaire est un acteur impliqué dans la voile depuis plus de 25 ans. Nous avons toujours été favorables à ce que les grands bateaux participent à des courses, et s’affrontent les uns aux autres dans un esprit de compétition et de partage des émotions. Nous sommes ravis de voir aujourd’hui les forces fédérées autour du Collectif Ultim pour offrir au public des moments forts de voile, d’aventure humaine comme nous les aimons tant. »

Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des programmes de course au large du groupe Macif
« La Macif porte des valeurs de solidarité, d’innovation, de performance et de partage. Ces mêmes valeurs animent les armateurs qui fondent le Collectif Ultim. C’est une chance pour Macif de s’engager dans ce programme ambitieux à partir de 2015. Notre objectif est de repousser collectivement les limites de la Course au Large en solitaire, synonyme d’aventure et d’émotions pour un large public. »

Patricia Brochard, co-Présidente de Sodebo
« L’esprit pionnier et aventurier est toujours à l’origine de la réussite des entreprises qui, comme les marins, osent ou ont osé se lancer dans des paris audacieux. La création du Collectif Ultim est née de la volonté de plusieurs armateurs de construire ensemble un projet pour relever de nouveaux défis et le partager avec un large public. La liberté d’agir pour créer notre avenir nous anime au quotidien. »

Armel Le Cleac’h, skipper de Banque Populaire
« Je suis heureux de la dynamique qui est en train de naître, qui va permettra à ces formidables bateaux de se confronter et ainsi, de nous offrir de nouvelles aventures. »

François Gabart, skipper de MACIF
« C’est un nouveau défi à relever pour faire grandir nos rêves et les partager avec le plus grand nombre. »

Thomas Coville, skipper de Sodebo
« Cette dynamique collective est une chance unique pour promouvoir les fondamentaux véhiculés par la course au large : liberté, engagement, partage. »

Départ reporté pour Thomas Coville

Thomas Coville, qui avait été contraint de renoncer à sa tentative de record autour du monde en solitaire, ne repartira pas ce lundi.

La réparation du balcon avant de son maxi trimaran a été terminée hier, mais après analyse des fichiers météos, les routeurs du skipper n’entrevoient pas un passage de l’équateur dans les temps du record de Francis Joyon (7 jours), ce pourquoi Thomas Coville reprend son stand-by à Brest.

« Ces situations de départ sont parmi les choses les plus difficiles à gérer dans les records, la fenêtre qui s’était ouverte s’est refermée. Toute l’équipe a travaillé 24h/24h pour que le bateau soit prêt à repartir. Mais ce matin, en analysant les prévisions à 6/7 jours, c’est à dire notre horizon jusqu’à l’équateur, on constate que l’anticyclone des Açores s’installe sur les Canaries et nous bouche la route. Dès Madère, il n’y a plus de vent, ce n’est donc plus une fenêtre acceptable. Nous ne sommes que le 18 novembre donc toujours tôt en saison mais je me sens aussi impatient qu’un jeune premier qui a très envie de partir ! »

Thomas Coville fait demi-tour

Thomas Coville, le skipper de Sodebo a pris la décision de faire demi-tour hier suite à une avarie.
Celle-ci est survenue hier vers 15h30, alors que letrimaran naviguait au portant dans 23 nœuds de vent, le cordage d’accroche du petit gennaker a rompu. En se brisant, le bout a entraîné la perte du balcon avant. Continuer vers les mers du sud sans ce balcon remettait en cause la sécurité du skipper, ce pourquoi il a fait demi-tour vers Brest afin de réparer, avant de repartir sur ce tour du monde, dès qu’une nouvelle fenêtre météo se présentera, ce qui pourrait être le cas en début de semaine prochaine.

Thomas Coville s’attaque de nouveau au record de Francis Joyon

Thomas Coville s’est élance sur sa tentative de record autour du monde en solitaire aujourd’hui  à 14h33’08’’ (heure française) au large d’Ouessant, dans 25 nœuds de vent de Nord et avec un courant favorable.

Pour battre le record détenu par Francis Joyon à bord d’Idec depuis  janvier 2008 (temps de 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes), le skipper du maxi trimaran Sodebo devra rejoindre son point de départ avant le 9 janvier 2014 à 4h06’14’’ (heure française).

Le skipper devrait empanner cette nuit pour plonger au sud en direction du Cap Finistère, le vent devrait forcir dans les heures qui viennent, puis il devrait de nouveau empanner sous la Corogne.

© Yvan Zedda / Sodebo

Thomas Coville : « C’est un mélange d’impatience et forcément de beaucoup d’émotion. Celle de laisser ses proches et de quitter la terre pour entrer dans un autre monde. Une fois dans le goulet de Brest, et surtout à Ouessant, je suis dans mon univers. Il faut savoir s’extraire rapidement et se concentrer sur ce qu’on a à faire mais la mer vous l’impose vite ! On a une fenêtre intéressante pour rejoindre l’équateur en sept jours. C’est la nature qui nous offre la fenêtre et pas l’inverse. C’est ça qui est beau. Nous sommes assez tôt en saison, ce qui est optimal en terme de climatologie pour l’hémisphère sud. D’après les études statistiques, du 10 novembre jusqu’au 15 décembre, nous sommes dans la période idéale. C’est donc un timing excellent et de bon augure pour la suite.

Je vais avoir 48 heures difficiles et très physiques pour quitter le Golfe de Gascogne. Je n’ai pas été le seul à attendre qu’il se calme. Comme nous l’avons vu sur la Mini Transat et la Transat Jacques Vabre, beaucoup de dépressions sont passées et la mer résiduelle est forte. Après les Canaries, l’alizé reste un peu plus mou. D’un fichier à l’autre, c’est mieux ou moins bien. Au final, nous n’avons pas voulu nous arrêter à ça. La fenêtre idéale n’existe pas et si tu l’attends toujours, tu ne pars jamais. »