Avarie de foil pour Musandam, Spindrift et Foncia en tête de la flotte

Comme prévu, la brise a forci cette nuit, et les conditions de mer se sont durcies avec l’entrée dans le flux du Gulf Stream qui apporte deux nœuds de courant portant à l’Est,mais aussi un renforcement de la houle près des Grands Bancs de Terre-Neuve.

Les équipages naviguent désormais sous deux ris dans la grand-voile et solent ou foc de brise, avec des vitesses de l’ordre de trente nœuds, la prudence reste cependant de mise au sein avec les avaries d’appendices survenues à bord de Race for Water (dérive endommagée suite à une collision avec un OFNI hier) et celle de Musandam-Oman Sail ce jour ; comme l’explique le skipper Sidney Gavignet : « En milieu de nuit, tout allait bien avec une vitesse moyenne oscillant entre 30 et 33 nœuds sous deux ris dans la grand-voile et foc solent. Le foil s’est rompu mais nous n’avons pas eu l’impression d’avoir touché quelque chose… Nous l’avons retiré de son puits et stocké dans la coque centrale. Nous devons donc naviguer désormais sous deux ris et foc de brise ORC à 70% de notre vitesse normale. Ce qui fait que nous allons perdre 200 milles par jour ! Mais nous pouvons arriver sans encombre jusqu’à Brest : il faut juste rester plus prudent car le bateau enfourne dans la mer plus brutalement. On garde le moral… Nous aurons besoin d’un nouveau foil à Brest, car une escale technique aux Açores n’est pas envisageable : il n’y a pas de vent en ce moment autour de l’archipel. »

Le potentiel du trimaran omanais est donc largement entamé et l’équipage se trouve relégué à plus de 100 milles de la tête de flotte ce soir.

Ce soir Spindrift racing mène la flotte devant Foncia et Groupe Edmond de Rothschild, ces trois bateaux filent toujours à près de 30 nœuds avec une route nord est, avec des moyennes sur 24 heures supérieures à 700 milles ; le déclenchement de l’empannage prévu demain ou mercredi s’annonce crucial pour la suite de la course avec le front où le vent va mollir à une vingtaine de nœuds puis s’orienter au secteur Ouest. Il faudra alors choisir entre deux options soit plonger vers le Sud-Est et l’anticyclone des Açores sur une mer calme mais un vent faiblissant, soit continuer vers le Nord-Est pour longer le front et se rapprocher de la route directe avec une mer plus agitée et un vent plus instable.

Les skippers à la vacation :

Michel Desjoyeaux (FONCIA)

« Côté conditions météo, ça commence à mollir doucement et on ne devrait pas tarder à renvoyer de la toile. Cette nuit, nous n’avions pas beaucoup de repères et il fallait se fier à l’électronique qui nous donne la force et la direction du vent, la vitesse du bateau et son cap. On a bien eu un bout de lune en fin de nuit, mais on ne voyait pas grand-chose parce que c’est très nuageux à l’avant du front. Côté stratégie, il n’y a pas d’initiatives à prendre dans l’immédiat et tout le monde suit à peu près la même route. Mais à la longitude des Açores, il y aura des opportunités… On ne voit plus Spindrift racing mais on le suit avec l’AIS. Tout est trempé à bord ! Parce qu’il y a quand même de belles vagues. Et il y a toujours quelqu’un à l’écoute pour gérer la situation dans une bouffée d’air. A l’intérieur, c’est un véritable shaker ! »

« C’est plutôt sympa d’avancer si vite vers la maison. C’est très grisant, mais un peu stressant aussi. Dans ces conditions, on libère la puissance, ou on réduit la toile par l’arrière. Mais, on adapte en bordant ou choquant l’écoute de voile d’avant. Cela nécessite une vigilance de tous les instants et c’est la condition sine qua non pour rester à l’endroit. A la barre, on porte un casque avec une visière pour se protéger des gerbes d’embruns qui déferlent par dessus le pont. Il faut avouer que depuis cette nuit, c’est un peu ambiance sport de combat ! »

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)

« Nuit mouvementée et assez ventée : on a eu jusqu’à 30-35 nœuds avec pas mal de grains et une houle croisée qui ne facilitait pas le pilotage. La brise devrait se calmer un peu en milieu d’après-midi ou en début de nuit prochaine, mais on aura quand même 25 nœuds et une mer de 2,5 mètres… Ce midi, comme nous sommes juste au Sud des bancs de Terre-Neuve, il y a parfois des zones très chaotiques avec les méandres du Gulf Stream, puis vingt milles plus loin, ça se réorganise… On navigue sous deux ris et solent à 140-150° du vent réel, un angle assez abattu pour gérer la vitesse et glisser vers le Nord-Est progressivement. On se maintient à 28 nœuds de moyenne et c’est plus « supportable » que les 30-32 nœuds de dimanche soir : c’est important que le barreur joue avec les creux pour ne pas trop solliciter le bateau. Alors avec cette « molle » à venir, ça sera tout de même plus aisé pour négocier les vagues. »

Antoine Kock (Groupe Edmond de Rothschild)
« Tout va bien à bord de Groupe Edmond de Rothschild, sauf qu’il est très compliqué, voire impossible de taper sur le clavier !! La vie est encore plus compliquée à l’intérieur du bateau que sur le pont. C’est aussi humide, mais comme on ne voit pas les vagues arriver, lorsque le bateau plante- ce qui arrive environ une fois toutes les heures – on fait de beaux vols planés à l’intérieur… Les déplacements sont vraiment longs et difficiles… A part ça, cette transat express tient ses promesses, et le speedo ne descend que rarement en-dessous de 30 nœuds. Florent a amélioré le record de vitesse du bateau : 40,7 nœuds… A demain, Antoine Koch »

© Yvan Zedda / Sea&Co / Gitana Team

Yann Guichard (Spindrift racing)

« C’est humide, très humide ! On a passé une bonne première partie de nuit, mais c’est difficile de tenir des vitesses élevées sans risque à cause des vagues, car la mer est assez agitée… On a pris notre rythme, mais ce n’est pas facile de dormir parce qu’il faut être tous à l’arrière du bateau et il n’y a pas de bannettes derrière : ça secoue beaucoup. On prend quelques petits grains qu’on anticipe bien au radar : en ce moment, on a 32 nœuds de vent réel mais il n’y a pas trop de méchantes rafales et c’est moins stressant. Nous sommes quatre barreurs à nous relayer toutes les quarante minutes parce que c’est assez éprouvant. On a pu manger correctement jusqu’à hier soir où nous avons fait notre premier lyophilisé : c’était assez rock & roll ! Il faut garder des forces et c’est vrai que le sommeil, ce n’est pas aisé…   Nous avons fait un joli « planté » ce matin. Nous avons réduit la voilure. L’expérience de garçons comme Jean-Baptiste Levaillant et Pascal Bidégorry est précieuse. »

A noter que la direction de course envisage de mettre en place une nouvelle marque de parcours, en imposant aux équipages le passage entre une porte préfigurée par les îles Scilly et le phare de Wolf Rock, afin de faire coïncider  l’arrivée des trimarans avec le début de fêtes de Brest vendredi.
Un aperçu des conditions de navigation sur une vidéo transmise par l’équipage du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschlid .

Les MOD à haute vitesse

Les premiers milles de la Krys Ocean Race au pied des buildings new-yorkais à petite vitesse ont vite été oubliés pour les équipages des cinq MOD 70 qui ont rencontré des conditions musclées mais maniables au cours de cette première journée de course.

Les trimarans ont navigué sous grand-voile haute et gennaker une bonne partie de la nuit avant que les équipages ne prennent un ris et établissent le génois afin d’éviter tout risque d’enfournement et de possible chavirage.

Sidney Gavignet et son équipage sur Musandam-Oman Sail ont gardé la tête de la flotte jusqu’au classement de 18 heures, avant de céder la place de leader à Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse, cette belle tenue de l’équipage aux couleurs d’Oman est une petite surprise, puisque l’équipage est celui qui dispose du moins d’entrainement sur le trimaran monotype. A 21h, c’est Michel Desjyaux sur Foncia qui était crédité de la première place, en fait trois bateaux, Groupe Edmond de Rothschild,  Foncia et Spindrift racing naviguent en tête de la flotte et risquent de s’échanger le leadership lors des prochains pointages, Oman Sail a décidé de prendre une route un peu plus sud pendant l’après midi, s’éloignant de la route directe.

Quant à Race for Water, la nouvelle est est tombée au petit matin, le trimaran de Stève Ravussin a touché un container flottant entre deux eaux cette nuit et la dérive a été sérieusement endommagée. Yvan Ravussin, frère du skipper et spécialiste du composite, a effectué avec deux équipiers une réparation et l’équipage a pu reprendre sa route à plus de 25 noeuds au cours de l’après midi comme l’explique le skipper : «  Notre dérive est cassée à plusieurs niveaux. Il n’y a pas grand chose à faire. Nous l’avons remise à poste. Elle est désormais en position haute. Nous avons perdu du temps dans la réparation et le check du Race For Water. On reprend notre rythme de course. Nous sommes dans un vent de 25 nœuds avec des vagues de 3 mètres environ. »

Les réactions des skippers :

Sébastien Josse, Groupe Edmond de Rothschild : « La première nuit a été plutôt agréable sur une mer relativement plate et avec une belle lune. Ce midi, le temps commence à se dégrader : la mer se forme et devient plus hachée car nous sommes rentrés dans le Gulf Stream, mais cela reste maniable parce qu’il n’y a pas plus de 20-25 nœuds de brise. Les conditions actuelles sont celles attendues, c’est-à-dire une mer en cours de formation et un vent de Sud-Ouest d’une vingtaine de nœuds qui nous permettent d’aligner des vitesses assez élevées ! Samedi soir, nous étions à vue de Race For Water mais on s’est perdu avec la nuit. On s’attend à des conditions météorologiques assez similaires bien que le vent doive se renforcer à plus de trente nœuds encore au cours de l’après-midi, voir de la nuit. Mais la bonne nouvelle, c’est que nous sommes bien dans le flux qui va nous propulser vers l’Angleterre : on va essayer de rester dans ce couloir pour gérer au mieux notre trajectoire. Nous sommes deux ou trois sur le pont selon les moments, car le troisième équipier s’occupe aussi de faire le ménage ! C’est de plus en plus humide : il y a quelques entrées d’eau et il faut écoper…  »

Yann Guichard, Spindrift Racing : « C’est très humide à bord. Avec le bruit et la vitesse, il est très difficile de se reposer. Nous sommes au moment où je parle à… 39 nœuds de vitesse instantanée. C’est ainsi depuis plusieurs heures. Cela ne va pas durer car la mer se forme, avec l’entrée dans le Golfe Stream. Nous sommes à vue de Foncia et on calque notre rythme sur celui de Musandam Oman sail. Il faut faire très attention aux excès de vitesse. Au-delà de 35 nœuds, surtout la nuit, la moindre erreur est fatale… On est aussi vigilant aux OFNIs (Objets Flottants non Identifiés), comme celui qu’a percuté Race for Water.»

Les conditions vont se durcir lors des prochaines heures, puisque les équipages vont rencontrer une mer plus dure avec des creux de 4 mètres et des vents d’une trentaine de noeuds en rafale.

La cartographie Géovoile,  les interviews de Michel Desjoyaux et de Stève Ravussin avant le départ sur Sports.fr

La Krys Ocean Race est lancée

Les équipages des cinq trimarans MOD 70 se sont élancés pour leur première course officielle, à 17 heures à New York, Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse prenait la tête de la flotte dès les premiers mètres suivi de Foncia, Race For Water et Musandam-Oman Sail, Yann Guichard sur Spindrift racing se faisait piéger dans une molle sur la ligne et peinait à s’extirper de cette zone, qui atteindra également Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia.

Les bateaux devaient ensuite virer une bouée mouillée devant North Cove Marina avant d’entamer la descente de l’Hudson, au passage du pont Verrazano, porte d’entrée sur l’Atlantique, Musandam Oman Sail menait devant Groupe Edmond de Rothschild et Race for Water.

Vous pouvez retrouver toutes les actualités sur le site officiel de la Krys Ocean Race, avec la cartographie actualisée toutes les trois heures.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 FONCIA : «  Ce sera sympa et intéressant comme transat. Nous partons à l’avant d’un front froid. Pour se maintenir en avant, il va falloir que l’on pique au Sud, ce qui est pas mal puisque cela va nous conduire vers les veines de courant du Gulf Stream. Il nous faudra à la fin remonter vers notre première marque de parcours, les Scilly. Jusque là, nous serons au portant. Ensuite il faudra voir et bien gérer l’arrivée sur Brest. Le fait d’être monotype signifie que quand tu vas moins vite que ton voisin, c’est que tu n’es pas bien réglé. Il faut alors rectifier le tir ! Nous partons avec une stratégie en tête mais la météo n’étant pas une science exacte, on ajustera en fonction des fichiers. C’est l’essence même de la course à la voile ! »


Jean-François Cuzon, navigateur à bord du MOD70 Musandam-Oman Sail : «  Les conditions pour cette transat sont superbes. Cette KRYS OCEAN RACE va plutôt se dérouler au portant dans des conditions clémentes. On ne part pas avec l’angoisse du près ! L’équipage est jeune mais nous avons une carte à jouer et on va faire aux mieux. Il me tarde d’être à Brest qui est la ville dans laquelle j’habite ! Partir de New York et arriver en plein Tonnerres de Brest, c’est super. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : «  Il y a un peu de pression mais nous sommes surtout très concentrés à bord de Groupe Edmond de Rothschild. Le départ va se jouer dans des vents très légers. Sur le reste de la course, ce sera rapide au portant. Il va falloir trouver la bonne vitesse de croisière. Dans les quinze premières heures, nous auront du vent médium qui forcira dans 24h. Dans 48 heures, nous aurons un maximum de pression. A part la sortie de la baie de New York, la route est droite ! Ce sera une course de vitesse où il faudra être à l’attaque ! »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « La concurrence est très élevée, ce qui augure une belle bagarre. Le rythme va être soutenu, il va falloir le tenir tout en ménageant notre Spindrift racing. Tous les bateaux sont identiques, les équipages vont vraiment faire la différence. Il y a de petites options à tenter les premiers jours, mais rien de radical. »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race For Water : « Tout le travail effectué depuis trois ans se concrétise avec ce grand départ de la KRYS OCEAN RACE. Nous sommes heureux de prendre le large avec notre Race For Water et on se réjouit de pouvoir arriver à Brest en plein Tonnerres de Brest. Nous irons vite, très vite mais toujours dans une juste mesure. »

Race For Water s’impose sur le prologue de la Krys Ocean Race

Steve Ravussin et son équipage se sont imposés au terme des 120 milles entre Newport et New York, sur le prologue de la Krys Ocean Race, cette étape a permis aux MOD 70 de rejoindre la mégalopole new yorkaise au large de laquelle sera donné le départ de la transatlantique le 7 juillet.

C’est Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild qui avait pris le meilleur départ de ce prologue, trois options s’étaient dessinées cette nuit avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild à la côté, Race for Water et  Spindrift Racing plus au large et Musandam-Oman Sail faisait cavalier seul à 15 milles du groupe à la côte, les écarts sont restés faibles durant les 120 milles avec de nombreux changements de leaders.

Au pieds des grattes ciels, c’est finalement Steve Ravussin qui s’impose avec 2 minutes 30 d’avance sur le Gitana Team. Yann Guichard sur Spindrift Racing termine 3ème avec 4 minutes d’avance sur Michel Desjoyaux sur Foncia, Musandam-Oman Sail skippé par Sidney Gavignet fermait la marche.

 

 

Les MOD 70 en route vers les Etats Unis

Les cinq trimarans MOD 70, qui disputeront leur première course officielle au départ de New York le 7 juillet, ont quitté la Bretagne à destination de Newport au cours des derniers jours, les équipages ont rencontré des conditions musclées lors des dernières 24 heures.

 Michel Desjoaux, skipper de Foncia :  » Nous avons enfin trouvé l’accélérateur depuis hier midi, on est vent de travers. Nous avons commencé avec des conditons un peu musclées avec environs 28 noeuds sous 3 ris ORC. Puis, nous avons remis de la toile et nous sommes maitenant sous GV Solent. Nous avons même bon espoir de mettre un jour le Genak, ce qui n’était pas gagné il y a quelques jours ! Les vitesses varient de 20 à 34 noeud. Nous avons parcouru environs 330 milles dans les 12 dernières heures. Le bateau va bien et nous n’avons toujours pas de gros problèmes techniques.
L’equipage aussi est en forme, même si la nuit a été un peu fraiche et qu’il a falllu se cramponner à la banette pour essayer de dormir un peu. Mission quasiment impossible!  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift Racing :  » On approche d’une dépression au sud de Terre Neuve qu’on contourne par le nord. » expliquait Yann à la mi-journée. « On est en bâbord, et on va passer son centre dans la nuit, avec  des vents de l’ordre de 30 nœuds. On pourra alors empanner et faire route sur Newport. « 

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « Nous avons passé les Açores et avançons au vent de travers à 25 30 noeuds. Le bateau se comporte bien. Nous avons eu une nuit mouvementée en manoeuvres avec un grain à 40 noeuds ! Les hommes ont été bien rincés et maintenant nous filons avec au programme vent de travers et portant: que du bonheur ! »

crédit : Lloyd Images/Oman Sail

Sidney Gavignet, qui a reçu son trimaran il y a quelques mois a également largué les amarres, tout comme Sébastien Josse sur Gitana 15, les premiers bateaux devraient arriver à Newport en début de semaine, le départ de la Krys Ocean Race aura lieu le 7 juillet au pied de la statue de la Liberté.

Le sixième MOD mis à l’eau jeudi

Le MOD70 Oman Sail aété mis à l’eau le jeudi 12 avril à la BSM de Lorient, sous les yeux de son skipper Sidney Gavignet et de son équipe. Les membres de l’équipage avaient déjà eu l’occasion de se familiariser avec le bateau en naviguant une semaine sur Race For Water, le MOD 70 de Steve Ravussin, loué par l’équipe omanaise pour l’occasion.

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 OMAN SAIL : « Ce projet OMAN SAIL me tient à cœur et le soutenir est un véritable honneur. L’idée du Sultanat est de créer une industrie voile parallèlement à celle du tourisme afin de développer les emplois. Au sein de notre équipe, il y a des navigants omanais qui s’ouvrent sur le monde maritime. Aujourd’hui, notre histoire se poursuit avec la mise à l’eau d’OMAN SAIL et je lis dans les yeux de mes équipiers beaucoup d’émotion. C’est une grande première pour nous tous, un moment émouvant et à part. »

L’équipage du MOD70 Oman Sail naviguera dans les semaines qui viennent afin de finaliser  la sélection de l’équipage qui participera à la KRYS OCEAN RACE dont le départ sera donné dans 3 mois et à l’European Tour.

Sidney Gavignet : « OMAN SAIL est le petit poucet de la flotte puisqu’il est le dernier bateau à être mis à l’eau avant la KRYS OCEAN RACE. Il nous reste effectivement un peu moins de trois mois de préparation. Cependant, nous avons navigué à bord de Race for Water et réalisé un stage de sécurité ces dernières semaines. Nous allons désormais poursuivre cet apprentissage à bord d’OMAN SAIL. A venir un stage à Port La Forêt avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild dans deux semaines puis à suivre une semaine d’entraînement au large avec un système de quart la nuit et toute une batterie d’enregistrements de données au cours des journées.
Certes, les autres équipes sont plus expérimentées mais l’équipage OMAN SAIL est bon. Notre objectif pour cette première course est de la terminer et de faire notre maximum pour figurer à la meilleure place. »

Le prochain trimaran monotype à être mis à l’eau sera Paprec-Virbac 70 en juillet, il sera skippé par Jean Pierre Dick.

Les équipages des MOD 70 se préparent pour la saison 2012

L’équipage de Gitana XV mené par Sébastien Josse a regagné sa base lorientaise après une cession d’entrainements à Agadir, initialement prévue avec le team Véolia Environnement, l’équipage de Roland Jourdain est rentré prématurément en Bretagne suite au retrait de son partenaire. Les hommes du Gitana Team ont effectué le convoyage retour en configuration course avec six hommes à bord.

Yann Guichard et Michel Desjoyaux avaient décidé de rester en Bretagne pour s’entrainer en binôme, ils ont enchainé les navigations entre la baie de Quiberon et de Concarneau avec des conditions très variées entre pétole en début de mois et entrainement musclé la semaine dernière avec une mer croisée et 30 noeuds de vent. Les deux équipages se retrouveront à nouveau dans une semaine pour de nouvelles navigations au large de la Trinité sur Mer.

Yann Guichard, skipper du trimaran Spindrift Racing : « Nous avions hâte de tester le bateau avec du vent. Nous avons eu des journées intenses où l’équipage a pu se familiariser aux mouvements du multicoque sur une mer courte et hachée au large de l’archipel des Glénans. Ces journées étaient idéales pour mettre à l’épreuve la structure du bateau, idéales aussi pour affiner et ajuster de nouveaux réglages. Une chose est sûre, le MOD70 se comporte très bien. S’entraîner aux côtés de Foncia était une aubaine. Nous avons pu essayer ensemble diverses configurations de voile et observer lesquelles étaient les plus adaptées ou les plus performantes selon les allures dans du vent soutenu »

La saison débutera en juillet avec la Krys Ocean Race entre New York et Brest, puis un tour de l’Europe en août avec des escales à Kiel, Dublin, Cascais, Marseille et Gênes.

Le MOD Spindrift Racing de Yann Guichard mis à l’eau

Le MOD n°5 du team Spindrift Racing a été mis à l’eau à la BSM de Lorient vendredi matin. Ce trimaran sera barré par Yann Guichard, qui s’entoure de Pascal Bidégorry, Billy Besson et Jacques Guichard qui feront parti de l’équipage.

Le skipper avait eu l’occasion de découvrir le bateau lors des Krys Match sur Race for Water,le MOD Spindrift Racing, rejoindra sa base de la Trinité sur Mer dès le 1er février, suivront des sessions d’entrainement inshore et offshore en collaboration avec l’équipe de Foncia menée par Michel Desjoyaux.

Avant le début officiel du Multi One Championship avec la Krys Ocean Race, Yann Guichard et son équipage s’aligneront sur les courses « régionales » avec au programme le Tour de Belle-Ile, l’Armen Race et le Trophée SNSM.

Yann Guichard :« Je suis fier de pouvoir m’entourer d’une équipe technique de grande expérience et de marins d’exception, tous spécialistes du multicoque. Après 8 mois de chantier et d’attente, nous rentrons enfin dans le vif du sujet. Tous, nous sommes impatients de tirer les premiers bords »

Pascal Bidégorry : « C’est une grande joie d’intégrer l’équipe de Spindrift racing et participer au circuit MOD70 qui s’annonce passionnant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de naviguer avec Yann, je connais bien ses compétences et ses qualités humaines que j’apprécie. Spindrift racing sera très compétitif, je n’en ai aucun doute. »

Yann Guichard et Léo Lucet, le Directeur du team sont toujours en négociations avec d’éventuels partenaires afin d’envisager le futur de l’équipe ; par ailleurs le skipper espère pouvoir s’engager sur la prochaine Route du Rhum en 2014, comme il l’explique dans un interview pour Sports.fr.

Le MOD du Gitana Team remis à l’eau, une idée plus précise du tour de l’Europe

Les premières images du MOD n°4 appartenant au Gitana Team sont apparues aujourd’hui sur Facebook, d’abord sur le compte de Lorient Grand Large puis très vite sur la Page Officielle Multi One Design / Multi One Championship. L’armement du Baron de Rothschild a choisi pour ce nouveau trimaran une livrée blanche, celle-ci a été imaginée comme pour bon nombre de voiliers de course par Jean Baptiste Epron.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Sébastien Josse, le skipper de Gitana 15, et ses équipiers reprendront dès la semaine prochaine leurs navigations, ils rejoindront le Maroc pour une session commune d’entrainement avec Roland Jourdain et son équipage de Véolia. Ces navigations à Agadir permettront à l’équipage de Groupe Edmond de Rothschild de combler leur préparation sur ce nouveau support. Des parcours côtiers et des sorties offshores sont prévues, sous l’oeil d’un entraîneur, Tanguy Leglatin, qui débriefera les sorties. La traversée retour du golfe de Gascogne s’effectuera en conditions de course, d’après les informations du team Véolia.

Les MOD devraient également s’étalonner sur les courses de printemps comme  le Grand Prix Guyader à Douarnenez, l’Armen Race, ou le Tour de Belle-île.

La saison officielle débutera avec la Krys Ocean Race au départ de New York le 7 juillet pour une arrivée prévue à Brest pendant les fêtes Tonnerres de Brest 2012.

L’année se clôturera sur le Tour de l’Europe dont les villes étapes seront dévoilées lors du salon de Dusseldorf le 23 janvier,  le teaser officiel nous en apprend cependant plus, le départ sera donné de Kiel, les trimarans devraient ensuite passer au nord de l’Ecosse avant de rejoindre la côte est de l’Irlande, la seconde étape emmènera les équipages vers le Portugal puis l’Espagne avant une étape dans le sud de la France puis au nord de l’Italie.

Yann Guichard à la barre du MOD n°5

L’annonce a été faite aujourd’hui, le MOD70 N°05 qui sera mis à l’eau en janvier 2012 sera skippé par Yann Guichard, qui a crée la société Spindrift Racing avec Léo Lucet, qui assurera la direction de cette équipe.

L’équipe sera basée à Saint Philibert, le trimaran MOD 70 rejoindra alors le ponton course au large de la Trinité sur Mer  les locaux de Sodeb’O et de Safran n’étant pas libres, cette annonce pourrait aller dans le sens d’un déménagement du Gitana Team vers Lorient, ce qui permettrait à Spindrift Racing d’intégrer les locaux de l’ancien employeur de Yann Guichard.

Aucun sponsor  n’a été annoncé, mais il semblerait que plusieurs sociétés soient actuellement en discussion avec Spindrift racing pour rejoindre le projet du MOD70 N°05.

Yann Guichard, skipper du MOD70 N°05, Spindrift racing : «Rejoindre le projet MOD70 est une formidable opportunité. En un seul circuit, je vais pouvoir mettre à profit toute mon expérience acquise durant ces vingt dernières années: Jeux Olympiques, traversées océaniques, courses offshore et city race. Il ne s’agit plus de naviguer comme équipier ou de devenir skipper dans une écurie déjà en place mais véritablement d’être le maître d’oeuvre d’un magnifique défi. L’impatience désormais me ronge d’être sur la ligne de départ à New York !  »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Bienvenu à Spindrift racing et à Yann Guichard ! Nous sommes ravis d’accueillir une équipe supplémentaire au sein du Multi One Championship. Avec Spindrift racing, nous sommes à six teams internationaux engagés et nous bouclons le plateau de la KRYS OCEAN RACE à neuf mois de l’événement ! »