Ce passage à niveau a sensiblement réduit l’avance du trimaran, avec ce soir et sur une route identique à celle de Groupama 3 une avance de 64milles.
Étiquette : maxi trimaran
Banque Populaire en code orange
Le départ se précise pour l’équipage de Banque Populaire 5, en effet, l’équipe est passée en code orange, soit un départ possible pour le tour du monde dans les 72 heures.
Marcel van Triest, le routeur à terre du maxi trimaran détaille cette ouverture qui se profile devant les étraves du géant : « Nous avons connu depuis un hiver et demi une situation très atypique sur l’Atlantique Nord, rendant compliquée la possibilité d’arriver à l’Equateur dans des conditions correctes. Le problème avec ce genre de record est que la barre est de plus en plus haute et que nous nous devons donc de mettre un maximum d’arguments de notre côté. Aujourd’hui nous sommes face à une situation très différente des minuscules «trous de souris » que nous avons observé depuis le début du stand-by, avec tout d’abord un anticyclone sur la Grande Bretagne qui nous donne un flux d’Est dans le Golfe de Gascogne et donc une première partie rapide. Ensuite, nous avons une dépression qui se creuse sur les Açores et se déplace vers Les Canaries. Sa négociation est à affiner et pour l’instant nous étudions le bon timing, celui qui nous permettra de ne pas faire trop de détours. Enfin, nous regardons également l’évolution des Alizés qui pour l’heure nous donnent l’impression de se rétablir d’Ouest en Est. Les grands phénomènes sont au rendez-vous et c’est la première fois que nous nous trouvons devant une large fenêtre. A nous de chercher dans les quatre ou cinq jours « d’ouverture » le meilleur moment pour partir, l’enchaînement idéal ».

Le skipper, Pascal Bidégorry est évidemment satisfait de cette opportunité météo après plus de deux mois de stand by pour le Trophée jules Verne : « On avait décidé depuis le début de saisir la moindre opportunité qui s’offrirait à nous et je suis forcément ravi qu’elle se présente, enfin ! Je suis très content de changer de mode ! C’est très bien que l’histoire concrète démarre et nous allons l’écrire au mieux. 48 jours pour un tour du monde c’est à la fois long et court. Le parcours est semé d’embûches, surtout avec ces maxi bateaux de records. Je suis très heureux de retrouver les navigants. L’attente a été longue et tout le monde est resté concentré sur l’objectif. Je me dis que ça va être vraiment bien d’être sur l’eau avec toute cette équipe. J’ai juste hâte qu’on ait un peu plus de visibilité sur la fenêtre afin de confirmer qu’au delà du fait qu’elle soit viable, elle soit aussi sportivement constructive pour démarrer notre aventure ».
L’équipage du Trophée Jules Verne dévoilé
La liste des quinze hommes qui s’attaqueront au Trophée Jules Verne, détenu par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3, a été dévoilée par Pascal Bidégorry, le skipper du maxi trimaran de 40m Banque Populaire V.
Quelques changements notables au sein de cet équipage avec l’arrivée de Juan Vila, ancien membre du team Alinghi, qui officiera en tant que navigateur, Brian Thompson, barreur régleur, qui a deux tours du monde en multicoques à son actif (Cheyenne en 2004, Doha en 2006) et un Vendée Globe en 2008, Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque (Tornado, ORMA, maxi trimaran) passe du team Groupama à celui de Banque Populaire où il sera chef de quart.
A lire, une interview de Pascal Bidégorry expliquant le chois de ces nouvelles recrues sur le Télégramme.
Le trimaran sera en stand by pour le Trophée Jules Verne à partir du 1er novembre.
Stand by prolongé pour Banque Populaire V
Pascal Bidégorry et son équipe ont décidé de prolonger le stand-by de leur maxi trimaran, Banque Populaire V. L’équipage dispose donc encore d’une chance de s’élancer sur le trophée Jules Verne cette année…
Francis Joyon établit un nouveau temps de référence
Francis Joyon a boucle le parcours Port Louis (Bretagne)-Port Louis (île Maurice) jeudi en 26 jours 4 heures 13 minutes, soit 16,4 noeuds de moyenne, un temps un peu supérieur aux prévisions de départ et dû à un anticyclone qui a bloqué le maxi trimaran pendant plusieurs jours.
Les réactions du skipper à son arrivée : » J’étais dans le timing prévu jusqu’au passage du Cap de Bonne Espérance, après j’ai rencontré un véritable mur de vent debout et de calme plat et cela a un peu détruit mon capital temps. C’est vrai que je n’aime pas trop les calmes plats, car cela engendre beaucoup de houle, les voiles qui claquent, le matériel qui souffre durant des heures avec le bateau qui ne dépasse pas 2 noeuds. Je n’avais pas encore connu cela, c’était un peu dur pour les nerfs »
» Etablir un premier temps de référence avec une météo difficile c’est assez dur car on se dit que le prochain bénéficiera de meilleurs conditions et ira plus vite, aussi il faut se donner encore plus à fond et aller au bout du truc. Malgré une quinzaine de système météo à franchir, la remonté de l’Océan Indien a été le plus difficile de ce parcours, mais l’arrivée à Maurice était magique. On a même eu la visite d’une baleine lors de l’arrivée qui est venu nous saluer entre le trimaran et le bateau presse qui nous accompagnait ».

©Franck Faugère / DPPI / IDEC
Les temps forts du record :
Acte 1 : l’équateur en une semaine
Inventeur de ce nouveau record de demi-fond au format original « entre le sprint d’une transat et le marathon d’un tour du monde », le solitaire Francis Joyon s’élance de Port louis le samedi 17 octobre à 12h, 50 minutes et 16 secondes. Objectif : rallier l’autre Port Louis, celui de l’île Maurice dans l’océan Indien, en « environ 25 jours ». La fenêtre météo est très réduite, puisqu’il faut partir très tôt pour éviter d’arriver dans l’Indien au moment de formation des cyclones. Avec son fidèle routeur Jean-Yves Bernot, Francis Joyon décide donc de sauter sur la première fenêtre météo exploitable. Une stratégie payante dans la première semaine de course, où il parvient à enchaîner des journées à 500 milles parcourus. Le 22 octobre, à son 5e jour de mer, IDEC a touché l’alizé et empanne vers un Pot au noir heureusement pas trop actif. L’équateur est atteint le dimanche 25 octobre à 16h57, en 8 jours, 5 heures et 7 minutes, soit dans le timing de « plus ou moins une semaine » imaginé par Francis Joyon à son départ.
Acte 2 : Bonne Espérance en 17 jours
L’Atlantique Sud est une autre paire de manches. L’anticyclone de Sante-Hélène, comme souvent, barre la route mais il est positionné très ouest et il n’y a pas d’autre choix que le contourner par la droite. Il faut donc faire le grand tour et IDEC est contraint d’aller flirter avec le Brésil, qu’il approchera à moins de 300 milles pour conserver une vitesse satisfaisante. Cette parabole dans l’Atlantique Sud est exigeante pour le marin et le bateau, menés à fond d’abord, puis freinés par des zones de calme dans lesquelles il faut se battre et beaucoup manœuvrer avant la récompense : les grands vents d’ouest. Le 2 novembre, Joyon peut se retourner sur des journées à haute vitesse, le speedomètre d’IDEC indiquant régulièrement 30 noeuds, mais il doit aussi composer avec un paradoxe : il va plus vite que la dépression qui le propulse en bordure des Quarantièmes Rugissants… « quand je la dépasse, elle devient moins active et je ralentis » explique-t-il. Il faut se battre, aller chercher le vent, jouer les angles… et signer deux journées extraordinaires à 580 milles parcourus ! Tant et si bien qu’IDEC franchit la latitude du cap de Bonne Espérance le mercredi 4 novembre à 3h24, soit 17 jours, 14 heures et 34 minutes après son départ de France. Déjà, le Record France – île Maurice fait savoir qu’il se mérite.
Acte 3 : trop calme Indien
Emmené par sa trajectoire dans l’Atlantique Sud et barré par le fort courant des Aiguilles qui interdit une route proche de la pointe de l’Afrique, IDEC doit descendre très « bas » – jusqu’à 45 degrés de latitude sud ! – pour entamer sa remontée dans l’océan Indien. « Je ne savais plus très bien si j’allais à l’île Maurice ou aux Kerguelen ! » plaisante Francis, toujours aussi serein, alors que le marin et le bateau ont pourtant déjà beaucoup donné pour gagner ces parages en moins de trois semaines, d’ailleurs sur une trajectoire qui n’est pas sans rappeler son exploit autour du monde de 2008. Au 20e jour de mer, tout va encore très bien pour Francis Joyon… sauf qu’une zone de hautes pressions – par définition totalement incongrue dans les Quarantièmes Rugissants – va lui barrer la route. Grande houle et pas de vent ! Dans les Quarantièmes ! Cette bizarrerie va être un véritable enfer pendant deux jours pour Francis Joyon : de la houle, pas de vent, des voiles qui claquent et des manœuvres incessantes à la recherche du moindre souffle d’air… Francis vit « les deux journées les plus lentes de ma carrière de marin ». Une expérience hors du temps, usante, mais qu’il finira par surmonter en pouvant enfin remonter vers le nord et l’île Maurice à des vitesses de nouveau raisonnables… le tout au prix d’un engagement incessant, du vent contraire à la route se levant… puis s’évanouissant encore dans les 700 derniers milles. Jusqu’au bout il faudra se battre et se battre encore !
Acte 4 : le premier temps de référence est signé !
Au terme d’une dernière semaine de course très éprouvante, Francis Joyon finit par gagner l’île Maurice comme une délivrance, signant ainsi le premier temps de référence de la « Mauricienne »… chrono qui ne demande qu’à être amélioré. Le jeudi 12 novembre, à 16 heures 03 minutes et 45 secondes (19 h 03 mn et 45 s à Maurice), le grand trimaran rouge coupe la ligne d’arrivée devant Port Louis, à Maurice, en 26 jours 4 heures 13 minutes et 29 secondes, à la moyenne sur la route de 16,40 noeuds. Il a parcouru plus de 10 000 milles nautiques effectivement sur l’eau, soit 2000 de plus que la route théorique. Mais dans le sillage des découvreurs de la route des Indes, le colosse de Locmariaquer n’a pas craqué, pas le genre de la maison Joyon. Il est allé au bout de sa nouvelle aventure, à peine au-delà du timing de 25 jours qu’il imaginait au départ de France. Surtout, de nouveau, Francis Joyon a su transmettre avec passion, humanité et douceur ses aventures, son bonheur d’être en mer… et son courage dans l’adversité. Ce nouveau parcours ne lui a pas fait de cadeau. La météo n’a pas été vraiment bonne fille avec le pilote du grand trimaran IDEC. Mais la route est désormais ouverte !
Francis Joyon au départ de la Mauricienne demain
Francis Joyon s’élancera demain en solitaire sur son maxi trimaran IDEC vers 12h30 13h00 sur le record La Mauricienne qui reliera Port Louis (dans la rade de Lorient-Morbihan) à port Louis (‘île Maurice). le skipper tentera d’établir un premier temps de référence sur ce parcours, qui sera homologué par le WSSRC.

©François Van Malleghem / DPPI / IDEC
Les explications du skipper : « j’ai décidé de prendre cette fenêtre car un train de dépressions arrive de l’Ouest, donc autant l’utiliser dans le bon sens. L’idée est de profiter dès samedi de ce qui restera du vent d’est-nord-est, (15 à 20 noeuds) pour franchir vite le golfe de Gascogne et ensuite pouvoir profiter du vent d’Ouest afin de descendre le plus rapidement possible vers l’équateur que je pense atteindre en 7 jours et demi environ, ce qui n’est pas si mal. Bien sûr, il y aura une transition un peu délicate dimanche soir ou lundi matin, au près dans du sud-ouest en attendant la bascule à l’ouest qui permettra d’accélérer de nouveau. Sans être totalement idéale, la fenêtre est bonne. C’est en tous cas la meilleure du mois d’octobre qui était la seule période de tir possible, car il faut arriver à l’île Maurice tôt en novembre, avant la formation des cyclones ».
A suivre sur le site officiel de Francis Joyon.
Gitana 11 remis à l’eau
Gitana 11 a été remis à l’eau hier à Saint Philibert. Le bateau vainqueur de la Route du Rhum 2006 a subi un gros chantier de 10 mois qui a permis au Gitana Team d’allonger ce 60′ ORMA à 77′ en changeant de flotteurs, en allongeant la coque centrale (ajout d’un tronçon de 7m en avant du bras de liaison avant), renforcement de la structure (coque centrale et bras de liaison), aménagement de la plate forme pour la navigation en solitaire (modifications des postes de barre qui ont été recentrés sur les côtés du cockpit).

© Yvan Zedda / Gitana S.A
Le bateau a été mâté dans la foulée avant de rejoindre le môle Loic Caradec à la Trinité où le bateau sera amarré, comme le reste de l’armement Rohschild.
Le trimaran semble avoir bénéficié des dernières études du cabinet VPLP puisque le dessin des flotteurs semble proche de ceux de Banque Populaire V, les safrans de flotteurs ont été avancés par rapport à la version 60′, le plan de voilure reste quant à lui identique à la version ORMA.

© Yvan Zedda / Gitana S.A
L’objectif du Gitana Team est une nouvelle victoire sur la Route du Rhum,Yann Guichard sera à la barre de ce « nouveau » Gitana 11. La confrontation avec les autres maxis trimarans s’annonce intéressante, le Gitana Team a choisi de conserver le potentiel d’un 60′ ORMA dans le petit temps grâce à un poids faible (7tonnes) par rapport aux autres bateaux (11t à 12 t pour Sodeb’O et Idec, 18t pour Groupama 3) tout en améliorant le potentiel du bateau dans des conditions musclées.
