MOD70 : Spindrift Racing en cours de finition,Kiel ville de départ de l’Européan Tour 2012

  • La ville de Kiel, en Allemagne, accueillera du 29 août au 2 septembre la flotte des MOD70 pour la première escale de l’European Tour 2012. Le reste  du parcours sera révélée le 23 janvier prochain à l’occasion d’une conférence de presse lors du salon nautique de Düsseldorf.

Betfair, société de paris en ligne sera partenaire de cet événément.

Marco Simeoni, président de Multi One Design S.A. : « Les engagements de Kiel et de Betfair témoignent de l’intérêt du circuit MOD70 à l’international. L’Allemagne reste un marché porteur en Europe et une cible prioritaire pour la plupart des armateurs engagés sur notre circuit. De plus, les allemands ont toujours été des passionnés de voile et de grands événements sportifs. Cette escale promet donc d’être bien suivie par le public qui pourra assister à un superbe spectacle au cœur de la ville de Kiel ! »

  • Le MOD n°5, Spindrift Racing a rejoint le hangar de Océan Développement il y a quelques jours, le trimaran sera accastillé et recevra son circuit électrique et hydraulique. La mise à l’eau est prévue courant janvier, Yann Guichard prendra ensuite possession de son bateau avant d’intégrer sa nouvelle base à la Trinité sur Mer.
  • Le MOD n°4 Groupe Edmond de Rothschild, qui avait été mis à l’eau en octobre, a rejoint son hangar à Lorient pour un chantier d’hiver, au cours duquel le trimaran recevra sa décoration. L’équipe technique travaillera également sur l’aménagement intérieur. Sébastien Josse, le skipper a pu effectuer neuf sorties avant ce chantier, dont certaines en commun avec Michel Desjoyaux sur Foncia, qui a également entrepris un chantier d’hiver.

 

Yann Guichard :  » Le MOD est bien né « 

Yann Guichard, futur skipper du MOD Spindrift Racing, également engagé sur les Extreme Sailing Series avec Alinghi, et avec l’Energy Team qui prépare la prochaine Coupe de l’America revient sur ces différents projets dans cette interview pour Voile-Multicoques(réalisée pendant les Extreme Sailing Series de Nice).

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Voile-Multicoques.com : Tu viens d’annoncer ton engagement en MOD 70 avec la création d’une nouvelle société Spindrift Racing, pourquoi cet engagement sur ce circuit ?

Yann Guichard : Je fais du multicoque depuis près de vingt ans, c’est ma passion, je suis passé sur plusieurs supports en offshore et en inshore, avec une Route du Rhum dernièrement (en 2010 sur Gitana 11), ce circuit fait la synthèse de toute cette expérience, j’étais donc motivé et intéressé pour intégrer ce circuit.

Ce qui est fantastique dans ce projet c’est le fait de partir d’une page blanche, c’est la première fois que je peux construire un team à mon image, après avoir été équipier sur différents bateaux, puis skipper chez Gitana mais avec une équipe déjà en place.

Mon association avec Léo Lucet (directeur de Spindrift Racing) permet de partir sur des bases solides, puisqu’il a déjà géré ce genre de projet au sein du Gitana Team.

La vocation de Spindrift Racing est-elle seulement orientée vers le MOD ou souhaiteriez-vous intégrer d’autres projets multicoques ?

Le projet phare de Spindrift Racing est clairement le MOD 70, mais j’ai envie de partager mon expérience acquise en multicoque avec des jeunes.

Le multicoque revient comme support aux JO, donc pourquoi ne pas essayer d’aider des jeunes régatiers à travers notre structure.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

As tu déjà eu l’occasion de naviguer sur un des MOD  ?

Pas encore, je suis seulement monté quelques minutes sur Race for Water à Lorient, mais j’ai eu beaucoup de retours par des amis, qui seront peut être de futurs équipiers sur le bateau.

Je pense que ce bateau est bien né, ce qui est logique avec des gens d’expérience comme Franck David et Stève Ravussin aux commandes. Ils sont partis des 60′ ORMA avec le cabinet VPLP, qui a le plus beau palmarès en multicoque océanique.

Le trimaran est simple avec beaucoup moins de gadgets que sur les trimarans 60′ ORMA, ce qui correspond à l’objectif de fiabilité de cette classe avec un programme sur 10 ans comprenant un tour du monde.

Nous avons déjà eu un bel aperçu de ce que seront les courses sur ces bateaux avec la Fastnet Race où les deux MOD 70 ont terminé à trois minutes d’intervalle après 30 heures de course et 600 milles parcourus.

Le plateau reste pour l’instant assez franc-français, penses-tu que l’engagement des grands noms de la voile et du multicoque puisse attirer les teams étrangers courtisés sur ce circuit MOD ?

Il y a des contacts avec des teams étrangers sur le circuit MOD 70, deux équipes ont déjà signé Race for Water pour la Suisse et Oman Sail, nous espérons que les six engagements finalisés attireront des sponsors et des skippers.

Au delà de la conjoncture économique actuelle, le frein vient du fait que la classe « n’existe pas » encore réellement, la Krys Match puis la Krys Océan Race permettront d’inviter des skippers, des clients qui pourront visualiser le potentiel du circuit, ce qui pourrait déboucher sur d’autres projets.

Le MOD 70 a une place à prendre, il y a un tour du monde en équipage en monocoque, la Volvo Ocean Race, désormais il y aura un tour du monde en multicoque.

Pour Spindrift Racing, notre vocation n’est pas de trouver obligatoirement un partenaire français, loin de là, nous sommes en pourparlers avec différentes entreprises, mais tant que rien n’est signé nous restons humbles.

Nous devrions retrouver des équipiers français à bord de tous les bateaux, car à l’heure actuelle les meilleurs équipiers de course au large en multis sont français, il serait bête de s’en priver. De mon côté j’aurai au moins un ou deux marins étrangers sur le bateau.

Tu fais partie de l’équipage d’Alinghi qui est engagé sur les Extreme Sailing Series, actuellement en deuxième partie de classement, que manque-t-il à l’équipage pour mieux figurer ?

Sur le bateau le potentiel est là, nous apprenons à nous connaître, c’est de mieux en mieux, mais les résultats sont en dents de scie sur les différents Acts.

Nous sommes parfois en tête mais nous avons du mal à terminer, nous étions en tête pendant deux jours à Trapani sur les « Open Water », avant de terminer sixième, les « Stadiums » (régates sur des formats courts) sont plus difficiles pour nous.

Nous avons raté des journées ce que nous ne pouvons pas nous permettre sur ce circuit où la moindre petite erreur, le moindre manque de cohésion se paient cash.

Il reste trois grands prix, rien n’est terminé, nous allons continuer à nous battre régates après régates, l’important est de se faire plaisir à bord et les résultats suivront, mais le plateau est conséquent, le niveau très élevé, c’est donc logique que les résultats soient serrés.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Quel est la principale difficulté sur ce circuit des Extremes 40 ? L’exiguité des plans d’eau, le format très court des régates avec la nécessité de prendre de bons départs ?

Le départ est primordial, mais nous avons vu aujourd’hui que des départs moyens ne sont pas forcément rédhibitoires, les bateaux en retard sur la ligne peuvent prendre un côté du plan d’eau dans un vent frais, Gitana a pris des départs à droite en deuxième rideau, alors que nous étions tous bloqués sur la gauche, ce qui a été payant au final.

Cependant sur ce grand prix les conditions sont vraiment extrêmes avec un à quatre nœuds de vent, donc tout peut basculer sur une manche.

Tu as couru les deux derniers grands prix de D35 en Méditerranée, comment se comporte ce catamaran typé lac sur un plan d’eau ouvert ?

Tout s’est très bien passé pour nous, avec un beau grand prix à Beaulieu, de bonnes conditions pendant trois des quatre jours de régates, à Antibes nous avons eu un peu moins de vent, mais le bateau s’est bien comporté, ce qui limite ce bateau n’est pas l’intensité du vent, mais l’état de la mer, ce qui a d’ailleurs entrainé l’annulation d’une journée de courses à Beaulieu sur Mer.

L’expérience a été favorable pour toutes les équipes, je pense qu’une majorité souhaite renouveler ce type de navigations l’année prochaine.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Tu as navigué sur l’AC45 d’Energy Team, quels sont les plus grosses différences entre ce catamaran à aile et un multicoque à gréement conventionnel ?

L’aile rigide est très efficace, nous l’avons vu lors de la dernière coupe, elle diminue beaucoup le fardage, le bateau est donc plus évolutif, il vire et empanne mieux.

La gestion de la puissance est assez incroyable sur les AC45, c’est très précis, nous avons trois réglages sur l’aile: le traveller qui permet de régler toute l’aile, ce qu’on retrouve sur un gréement classique ; le camber, qui est l’équivalent de la bordure sur un multi classique comme l’Extrême 40 ou le D35, et qui permet de régler la profondeur entre l’avant de l’aile qui nous appelons le mât et les flaps ou volets sur l’arrière de l’aile ; le twist, qui permet d’enlever de la puissance sur les flaps, ce qui correspond au cunningham. Ces éléments ne sont donc pas complétement différents dans la façon de naviguer.

Le fait de gérer à volonté la puissance est assez formidable. ce qui permet également de régater dans des conditions musclées, comme à Plymouth, où les catamarans ont navigué dans 30 nœuds de vent, ce qui est rare pour des multicoques de cette taille.

Les flotteurs sont très volumineux, les safrans ont une grande surface, ce qui amène un bon contrôle, le bateau est donc très tolérant.

L’aile gomme les défauts du multicoque par rapport au monocoque, un mono est très évolutif, l’aile rigide apporte cette évolutivité, la diminution du fardage fait que le bateau ne s’arrête pas, ce qui est une difficulté sur les phases de départ où il faut gérer le timing à la ligne.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Energy Team a peu navigué par rapport aux top teams, est ce que des entrainements sont prévus pour combler ce retard ?

Le premier acte à Cascais était une phase de découverte pour toutes les petites équipes, avec une différence de niveau maximale entre les nouveaux teams et les autres (Oracle Racing, Artemis Racing et ETNZ), à Plymouth les coréens et Energy Team ont montré un beau potentiel, le retard s’est donc un peu comblé.

Pour atteindre le niveaux des tops teams, il n’y a pas de secret, il faut naviguer plus, les grosses équipes passent 200 jours par an sur l’eau.

Dans cette optique et avant le troisième acte à San Diego, nous allons naviguer une semaine à l’ENV (du 17 au 21 octobre) avec l’Energy Team pour faire du match race sur deux catamarans du Trophée Clairefontaine, nous allons nous entrainer avec Pierre Antoine Morvan, spécialiste français de match racing.

Nous allons également modifier un peu l’équipage avec Christophe Espagnon qui sera au réglage de l’aile à côté de moi (Yann Guichard barrera l’AC 45 d’Energy Team à San Diego) et qui assurera aussi la tactique.

Ensuite nous allons planifier d’autres entrainements sur d’autres supports, le désavantage que nous avons par rapport aux grosses équipes est l’impossibilité de naviguer à deux AC45, Artemis en a commandé un second, Oracle en possède quatre.

Nous ne pouvons pas naviguer entre les actes puisque les bateaux sont en transit, et nous ne pouvons pas faire de speed tests ou de réels entrainements avec les autres équipes, ce qui complique la tâche pour le développement des voiles d’avant.

Des entrainements à deux bateaux permettraient de progresser de façon exponentielle, nous l’avons vu en naviguant avec le Team Korea à Cascais.

Concernant ces formats de courses assez courtes, est ce qu’une réelle communication est possible entre le barreur et le tacticien (ou skipper) sur ces circuits Extreme 40 et AC 45 ?

En Extreme 40 non, sauf sur les Open Water, mais en Stadiums la décision doit se prendre sur l’instant, donc le barreur gère également la tactique dans 80% des cas, nous n’avons pas le temps de discuter du timing d’un virement sans se mettre dans une situation difficile, avec ensuite des « options » qui sont subies et non choisies.

Avant la manche, nous avons malgré tout le temps de discuter pour choisir le positionnement sur la ligne et le côté du plan d’eau à choisir, c’est donc un travail d’équipe.

Sur l’Extreme 40, je pense que pour avoir de bons résultats, les trois équipiers doivent être capables de gérer tout les postes pour faire avancer la machine, le barreur est moins concentré sur la marche du bateau que sur d’autres séries puisqu’il gère également la tactique.

En AC45 les parcours sont peu plus longs, les bateaux vont plus vites, la limite virtuelle doit être intégrée, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire ; une aide à la tactique est donc essentielle.

Cet aspect nous a manqué sur les deux premiers rendez-vous, où nous étions plus en phase de découverte du bateau, nous devons passer sur un mode plus centré sur la performance.

Sur certains bateaux, la tactique est assurée par le numéro 2 qui gère les bastaques, sur d’autres c’est le régleur de l’aile ce qui me correspond plus ; nous fonctionnerons de cette façon avec Christophe Espagnon à San Diego.

Yann Guichard à la barre du MOD n°5

L’annonce a été faite aujourd’hui, le MOD70 N°05 qui sera mis à l’eau en janvier 2012 sera skippé par Yann Guichard, qui a crée la société Spindrift Racing avec Léo Lucet, qui assurera la direction de cette équipe.

L’équipe sera basée à Saint Philibert, le trimaran MOD 70 rejoindra alors le ponton course au large de la Trinité sur Mer  les locaux de Sodeb’O et de Safran n’étant pas libres, cette annonce pourrait aller dans le sens d’un déménagement du Gitana Team vers Lorient, ce qui permettrait à Spindrift Racing d’intégrer les locaux de l’ancien employeur de Yann Guichard.

Aucun sponsor  n’a été annoncé, mais il semblerait que plusieurs sociétés soient actuellement en discussion avec Spindrift racing pour rejoindre le projet du MOD70 N°05.

Yann Guichard, skipper du MOD70 N°05, Spindrift racing : «Rejoindre le projet MOD70 est une formidable opportunité. En un seul circuit, je vais pouvoir mettre à profit toute mon expérience acquise durant ces vingt dernières années: Jeux Olympiques, traversées océaniques, courses offshore et city race. Il ne s’agit plus de naviguer comme équipier ou de devenir skipper dans une écurie déjà en place mais véritablement d’être le maître d’oeuvre d’un magnifique défi. L’impatience désormais me ronge d’être sur la ligne de départ à New York !  »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Bienvenu à Spindrift racing et à Yann Guichard ! Nous sommes ravis d’accueillir une équipe supplémentaire au sein du Multi One Championship. Avec Spindrift racing, nous sommes à six teams internationaux engagés et nous bouclons le plateau de la KRYS OCEAN RACE à neuf mois de l’événement ! »

Premiers test en flotte à la Trinité en octobre pour les MOD 70

Les premières confrontations officielles entre les premier exemplaires des trimarans MOD 70 auront lieu à l’occasion des KRYS MATCH les 6, 7 et 8 octobre prochain, Race For Water, Veolia Environnement et Foncia – les trois premiers trimarans monotypes de 70 pieds mis à l’eau – feront leur show en compagnie de Gitana 11 – trimaran prototype de 77 pieds armé par le Baron Benjamin de Rothschild, que le team utilise en attendant la mise à l’eau de son MOD70 N°04.

Ces quatre bateaux régateront sur des runs de vitesse, et des parcours côtiers dans la baie de Quiberon.

Yves Normand, Maire de la Trinité sur Mer : « La Trinité sur Mer est un écrin pour la voile de plaisance, mais aussi pour de nombreux bateaux emblématiques de la course au large. Après avoir vu naître et se développer les premiers multicoques, La Trinité sur Mer est encore aujourd’hui le port d’attache de certaines des plus belles références du moment. Les MOD70 s’inscrivent bien dans la continuité de la légende des multicoques, et leur escale à La Trinité sur Mer sera un témoignage supplémentaire de notre ambition de rester un des ports de référence de la course au large. Cette série promet de faire beaucoup parler d’elle et nous sommes honorés de participer au premier évènement qui la porte sur les fonts baptismaux. Nous saurons réserver le meilleur accueil aux 3 premières unités de la série ainsi qu’à tous les acteurs du circuit. Bienvenue à La Trinité sur Mer les 6, 7 et 8 octobre prochains ! »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Nous sommes très heureux que la Trinité sur Mer nous soutienne pour les KRYS MATCH. Cette ville est parfaitement adaptée à l’accueil d’événements nautiques ; son savoir faire ainsi que celui de sa société nautique (S.N.T) sont un véritable gage de réussite sportif. Avec le soutien des élus et, j’en suis certain, celui du public trinitain, les MOD70, au travers des KRYS MATCH, vont vivre un premier rendez-vous intense et convivial. »

Les premiers bords à deux bateaux ont déjà eu lieu en début de semaine, entre Race for Water et Veolia, en baie de Lorient.
Race For Water, le MOD70 N°01 skippé par le suisse Stève Ravussin, a depuis pris la direction Kiel, puis la Suède où il participera à sa première compétition : la Stockholm Gotland Runt.

Quant au Veolia Environnement de Roland Jourdain, il a rejoint son port d’attache, Concarneau,  hier après midi après une série de tests à Lorient.
Stève Ravussin, skipper de Race For Water : « Depuis la mise à l’eau, fin mars, de Race For Water, nous avons enchaîné les sorties devant Lorient. Beaucoup se sont faites dans du petit temps, ce qui était très bien pendant la période de mise au point. Aujourd’hui, on a tiré quelques bords à côtés de Veolia Environnment ! Le début d’une belle histoire !! »

Roland Jourdain, skipper de Veolia Environnement : « Ce début de semaine est vraiment symbolique pour toute l’équipe de Veolia Environnement puisque nous nous sommes lancés dans la phase des navigations ! Lundi, la sortie était davantage une prise en main ; et ce dans des conditions pas si simples pour un début, un peu de mer avec 20 nœuds de vent ! Mais tout s’est bien passé ! Nous sommes rentrés à bon port ! Mardi, nous avons tirés quelques bords avec le MOD70 N°01 dans des conditions plus maniables avant de convoyer Veolia Environnement hier vers notre port d’attache Concarneau. »

Jean Pierre Dick et Virbac Paprec sur Extreme 40 à Nice

Jean Pierr Dick, qui a remporté la Barcelona World Race avec Loick Peyron, alignera un Extreme 40 lors des Extreme Sailing Series de Nice en octobre  comme le dévoile le skipper : « Enfin en septembre, mon regard et celui de Jérémie Beyou seront tournés vers la Transat Jacques avec des entraînements au large et deux courses en multicoque : le Trophée Clairefontaine et le grand prix de Nice en Extreme 40 . »

Les rumeurs faisaient état d’un engagement du team Virbac Paprec sur le circuit MOD, cette première prise de contact sur un circuit multicoque international est en faveur de ces bruits de ponton, qui plus est le programme IMOCA de Jean Pierre Dick serait tout à fait compatible avec celui du Multi One Championship.

Veolia bientôt finalisé

Le deuxième trimaran MOD70, le Veolia Environnement de Roland Jourdain, a quitté le chantier CDK Technologies pour le chantier Ocean Développement à Lorient, où il recevra son accastillage. La mise à l’eau est prévu début juin.

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Foncia, le troisième trimaran est de son côté entré en phase d’assemblage pour une mise à l’eau prévue en août.

Roland Jourdain en MOD 70

Veolia Environnement qui accompagne Roland Jourdain sur le circuit IMOCA depuis quelques années s’engage sur le circuit MOD 70 jusqu’en 2014.
L’annonce a été faite quelques jours avant le départ de la Route du Rhum-La Banque Postale.
Roland Jourdain, le skipper abandonnera son monocuqe pour un des nouveaux trimarans monotypes MOD 70, qui sera mis à l’eau en 2011 pour s’attaquer dès 2012 au nouveau circuit international : Multi One Championship.

Roland Jourdain, skipper de Veolia Environnement :
« Je suis très heureux que Veolia Environnement me renouvelle sa confiance. En partageant ensemble ce
nouveau challenge, nous allons pouvoir élargir notre champ d’actions en donnant une nouvelle dimension à
notre collaboration. Je suis à la fois satisfait de prendre part à l’émergence d’une nouvelle classe de bateaux
et d’un nouveau circuit qui me permettra de retrouver les joies du multicoque et de poursuivre l’aventure
maritime autour du monde vers de nouvelles contrées. Je le suis d’autant plus que cela s’intègre dans une
démarche environnementale, une facette qui m’intéresse aujourd’hui autant que la facette sportive et que
Veolia Environnement me permet de développer. »

Reste à trouver un cinquième engagé pour vraiment lancer la série, si possible étranger puisque trois des quatre engagés sont français et que le premier monotype est promis à Steve Ravussin, suisse ayant longtemps officié sur le circuit ORMA.

le Gitana team s’engage sur le circuit MOD

Le Gitana Team confirme son engagement en multicoque en devenant la troisième équipe à annoncer son engagement dans le Multi One Championship, après un 1er engagement d’un trimaran skippé par le suisse Stève Ravussin, et le trimaran Foncia, mené par Michel Desjoyeaux.
« Hormis  l’aventure Gitana Eighty, l’histoire du Gitana Team se conjugue depuis son origine sur plusieurs coques. Suite à la chute du Championnat Orma et malgré les efforts consentis pour offrir un avenir aux multicoques de 60 pieds, nous étions en mal de circuit. Le Multi One Championship répond en partie à nos attentes. A travers la voile de compétition nous souhaitons soutenir et perpétuer des valeurs familiales : le dépassement de soi, la quête systématique de l’excellence, le travail d’équipe, et l’ouverture au monde et à l’innovation. Figurer parmi les pionniers de cette nouvelle classe nous semblait naturel.»
Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team, se réjouissait naturellement de cette annonce: « Le choix de nos armateurs de poursuivre l’histoire Gitana en s’engageant dans le Multi One Championship est une formidable nouvelle pour le team, qui anime la classe des multicoques depuis près de dix ans. Le programme prévisionnel annoncé par Multi One Design propose une alternance de courses au large et de régates type Grand Prix, mais la démarche va plus loin que celle du Championnat Orma puisqu’un tour du monde avec escales sera organisé tous les trois ans. Cette nouvelle dimension représente un attrait supplémentaire. Le numerus clausus imposé par nation et la volonté d’ouverture à l’international qui en découle sont également des points très importants de ce circuit. Car de son temps le championnat Orma a souffert, entre autres, d’être trop franco-français. J’espère que les équipages étrangers seront sensibles à ce projet et nous rejoindront.»

Le MOD 70’ Gitana, dont la livraison est prévue courant septembre 2011, sera le neuvième voilier du Gitana Team à défendre les couleurs du Groupe Edmond de Rothschild sur les mers du globe.

Un MOD 70 en 2011 pour Michel Desjoyaux et Foncia

Michel Desjoyaux a choisi de revenir vers le multicoque, après un nouvel intermède en 60′ IMOCA en 2010-2011 avec une Route du Rhum et une Barcelona World Race sur un nouveau monocoque dessiné par le duo Guillaume Verdier/VPLP, le 60′ IMOCA sera ensuite vendu avant d’intégrer le futur circuit monotype multicoque MOD 70.

Ensuite retour aux sources pour Foncia et Michel Desjoyaux avec la mise à l’eau du MOD 70 Foncia en 2011 et un programme de  4ans couvrant toutes les courses du futur multi one championship.

Michel Desjoyeaux : « En 2006, en quittant le multi pour m’engager sur le Vendée Globe, je souhaitais ensuite y revenir… et puis l’Orma a périclité. Aujourd’hui, la roue a tourné et ça redémarre avec les MOD 70. Ces bateaux monotypes seront plus simples, plus robustes, plus orientés vers le large et plus accessibles aux équipes moins expérimentées. Avec FONCIA, nous sommes les premiers à nous engager pour 2011. Les 5 premiers bateaux seront disponibles fin 2011 et on devrait être 12 d’ici 2012, de quoi faire de belles compétitions ! »

A lire, une interview du skipper sur Ouest-France.fr.

Rappel du programme Multi One Championship 2011-2014 :

Automne 2011 : Livraison des 4 premiers MOD 70
Novembre 2011 : Pro-Am – Evénement promotionnel avec 4 MOD 70’ en course réunissant skippers et invités (opération presse et relations publiques).
Mai-juin 2012 : European Tour en équipage (MOD 70 – Objectif 7 équipages)
Octobre 2012 : Course océanique en équipage (MOD 70)
Juin-juil. 2013 : European Tour en équipage (MOD 70)
Nov 2013-avr. 2014 : Ocean World Tour en équipage (MOD 70 – 5 océans, 8 étapes, objectif 12 bateaux)