1ères inshores de la Route des Princes

Les quatre équipages des MOD 70, engagés sur la Route des Princes, ont pu disputer trois régates inshore aujourd’hui à Valence, les parcours de petite taille ont sollicité les hommes avec de multiples manoeuvres.

Sur la première, Spindrift racing, mené par Xavier Revil (en l’absence de Yann Guichard qui courrait l’Open de Versoix aujourd’hui et qui enchainera avec la Genève-Rolle-Genève demain) s’imposait quelques longueurs devant Groupe Edmond de Rothschild, Virbac Paprec prenait la troisième place, Oman Air fermait la marche.

Le co-skipper de Spindrift ratait son second départ en passant la ligne trop tôt et était contraint de réaliser une pénalité, ce qui laissait le champ libre à Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et SIdney Gavignet sur Oman Air qui terminaient en 1ère et 2ème place, Jean Pierre Dick terminait quatrième après divers problèmes mineurs.

La dernière manche souriait plus au niçois, qui prenait un superbe départ et menait toute la régate pour s’offrir une première victoire de manche en MOD 70, Spindrift racing prenait la seconde place devant le bateau du Gitana Team et Oman Air.

A l’issue de la journée, Spindrift et Groupe Edmond de Rothschild étaient 1ers à égalité de points devant Virbac Paprec et Oman Air Musandam.

© Marcel MOCHET

 

Les réactions des skippers et équipiers :

Roland Jourdain, sur Virbac Paprec « Aujourd’hui, il y a eu des bons coups sur les départs, un peu de réussite aussi. C’est vrai que Jean-Pierre (Dick) et Fred (Guilmin), le tacticien, forment un bon couple parce qu’il faut apprivoiser la machine. Dans les choses moins bien, on a eu un petit problème sur un hook de gennaker qui ne fonctionne pas. Du coup, tout le monde nous a marché dessus dans la première manche. Dans la deuxième course, on a connu quelques petits soucis divers et variés de jeunesse générale. Au départ de la troisième on s’est dit qu’il n’était pas question d’aller ce coucher ce soir sur des mauvaises choses. Qu’il fallait qu’on se débrouille pour faire quelque chose de bien. On a pris un très joli départ et après tout a bien fonctionné.  On est toujours plus intelligent quand on est devant, toutes les manoeuvres sont bien passées.

Les bateaux recommencent cette saison comme ils ont fini la dernière. C’est spectaculaire, c’est incroyable, ce sont de vraies bagarres ! C’est super ! Sur Paprec-Virbac, on est content car on est les derniers-nés, on est à peine sorti de la maternité et on joue avec les ados dans la cour d’école ! (rires) Aujourd’hui, c’était la bonne force de vent pour se mettre dedans. Avec cinq nœuds de plus, la panique serait vite arrivée. Les courses in-shore sont une discipline très spécifique. La chorégraphie doit être connue à 100%. Individuellement, il y a de très bons éléments, mais on n’a pas fait une tournée de concert ensemble depuis très longtemps. Heureusement, on a des calibres comme Thierry Douillard, Fred Guilmin, Fred Le Maistre qui ont tout les trois ont participé à la Coupe de l’America. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : «Trois manches et trois vainqueurs différents : c’est serré ! Nous avons pu constater aujourd’hui qu’un bon départ n’était pas forcément synonyme d’une victoire et inversement. Nous remportons la deuxième course du jour devant Oman Air-Musandam dans les tous derniers mètres grâce à une meilleure manœuvre. Les parcours étaient relativement petits – entre 1,5 et 1 mille – ce qui rendait l’exercice physique pour l’équipage qui n’a cessé d’enchaîner les manœuvres. La journée a été très positive à bord d’Edmond de Rothschild même si nous avons rencontré un léger problème technique sur la 3e et dernière manche. Sur le premier bord de portant, notre bout d’enrouleur est passé au dessus de la galette fixée à l’avant du bateau et nous ne pouvions plus enrouler le gennaker. C’était assez chaud et notre participation à la course a été menacée pendant un moment. Mais nous avons pu trouver une solution et rester ainsi devant Oman. L’équipage est resté très calme malgré cette situation. Nous avons pris beaucoup de plaisir et l’ambiance très agréable qui règne à bord est de bon augure pour la suite. Ce soir, nous sommes en tête ex æquo avec Spindrift qui est le bateau référence. Demain, il faut continuer de faire ce que nous savons faire en essayant de prendre des beaux départs et d’être le plus régulier possible en s’appliquant sur la tactique.»

© Marcel MOCHET

Xavier Revil skipper de Spindrift racing pour les in shore deValence :  “On passe en tête à la bouée au vent sur la première manche, et on réussi à garder notre avance jusqu’à la fin, grâce à un super placement de Christophe Espagnon. Sur la seconde manche, on était bien positionnés mais on a lancé un peu trop tôt le départ, on fini troisième après avoir été contraints de réparer. Sur la dernière manche, on fait un beau virement à la bouée mais Virbac Paprec passe à l’intérieur et nous terminons second. C’est une journée satisfaisante, en fait cela se joue beaucoup sur les départs et les manœuvres“.

Les Multi50,  disputaient également des in-shore, sans que celles-ci ne comptent pour le classement général, contrairement aux MOD70.

Deux manches ont été lancées, la première a été remportée par l’équipage de FenêtréA-Cardinal emmené par Erwan Le Roux devant Arkema – Région Aquitaine de Lalou Roucayrol qui rate sa dernière manœuvre et offre la victoire à Erwan Le Roux, Actual se classe 3ème de cette manche.

© Marcel MOCHET

Lalou Roucayrol ne restait pas sur cette erreur et s’imposait sur la manche suivante devant Actual et FenétrêA-Cardinal, respectivement 2e et 3e.

Au final, se sont Erwan Le Roux et sa troupe qui ont réalisé la meilleure journée même s’ils terminent à égalité de points avec Actual.

Erwan Le Roux : « Sur l’eau, ça a pas mal joué. La première course s’est super bien déroulée. Dans la seconde, nous avons fait une faute sur Actual. Nous lui avons refusé une priorité sur le premier bord de près et avons été contraint d’effectuer un 270° pour réparer. Reste que c’était vraiment sympa ».

Gitana XV vainqueur du Tour de Belle Ile

Sébastien Josse et son équipage du Gitana Team ont de nouveau remporté le Tour de Belle Ile pour cette édition 2012 ; ils avaient déjà été vainqueurs l’année dernière sur le 77′ de l’équipe, Gitana 11.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Cette cinquième du Tour de Belle-Ile a de nouveau offert un magnifique spectacle avec  plus de 500 bateaux sur la ligne de départ. Les conditions étaient très légères pour le début de course avec une mer plate et une très faible brise de moins de 5 nœuds de nord-est. Il aura fallu moins d’une heure aux plus véloces pour attaquer le chenal de la Teignouse, avec en tête Michel Desjoyeaux (Foncia), suivi de Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild), Loïc Féquet (Maître Jacques), Alain Gautier (Sensation Océan) et Spindrift racing (Yann Guichard), Idec était en retrait dans ces conditions légères.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Foncia poursuivait la course en tête aux Galères, avec quelques minutes d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild, qui effectuait un superbe retour lors du retour vers la Trinité comme l’explique Sébastien Josse, skipper du trimaran aux couleurs du baron de Rothschild : « Michel Desjoyeaux a pris l’avantage très rapidement grâce à une petite option en Baie de Quiberon, on est peu à peu revenus sur lui, mais on n’arrivait pas à le dépasser, parce qu’il nous a « marqués à la culotte » jusqu’au chenal de la Teignouse. Et là, grâce à une petite option, on a réussi à faire un petit décalage, on a fait un virement de bord pour choisir le côté droit du plan d’eau, Michel ne nous a pas accompagnés, l’écart s’est créé à ce moment-là. »

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Groupe Edmond de Rothschild prenait donc la première place en 4h48’10’’ avec 1’40’’ d’avance sur Foncia, Spindrift Racing, mené par Yann Guichard profitait du duel en tête pour revenir sur les deux autres MOD et terminer dans leur sillage  à 2’50’’ du vainqueur.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alain Gautier sur Sensation Océan, le 60′ ORMA (ex Foncia), prenait une belle 4ème place. Francis Joyon sur Idec profitait de conditions un peu plus soutenues sur la fin de parcours pour recoller à la tête de flotte et prendre la 5ème place.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Les Multi50 auront tenu ma dragée haute face aux plus grands multicoques (MOD 70, 60′ ORMA et maxi multicoque ), jusqu’au Poulains avant de céder du terrain et d’engager une belle bataille navale au sein de la classe, c’est finalement Maître Jacques barré par Loïc Féquet qui passera la ligne quelques minutes devant ses deux camarades, Erwan Le Roux sur FenêtréA-Cardinal et Yves Le Blévec sur Actual.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Les réactions des skippers :

Francis Joyon : « Ça s’est bien passé, on a bien tourné, on a fait de belles manœuvres. J’avais à bord un équipage de copains qui s’est super défoncé pour bien faire avancer le bateau, on a marché à bloc. C’est complètement normal qu’on termine derrière les MOD70 qui sont des bateaux beaucoup plus typés pour le petit temps que ne l’est Idec. On est même contents de préserver notre cinquième place par rapport aux Multi50 qui ont un rapport poids-puissance bien plus adapté pour ce type de temps. On n’a pas été ridicules, on a retrouvé de bonnes sensations de voile. La ligne de départ avec les 500 bateaux, ça faisait une sacrée flotte sous spi ! »

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Sébastien Josse : « Le Tour de Belle-Ile, c’est le début de l’aventure avec le Groupe Edmond de Rothschild, puisque l’année dernière, c’était mon premier départ en multicoque sur une course, c’était un peu la découverte du multicoque. Aujourd’hui, on revient avec un autre bateau, avec un équipage très entraîné, cette victoire a une saveur un peu particulière parce que derrière, il y a Michel Desjoyeaux et Yann Guichard, deux virtuoses du multicoque, ça veut dire qu’on a bien bossé pendant un an, qu’on a atteint un bon niveau. »

Loïc Féquet : « C’est impressionnant de voir autant de bateaux sur une même ligne de départ, même si je pense que certains vont rentrer bien tard ce soir ! Et c’est vraiment un beau parcours, surtout quand on est le long de la côte sauvage.  Le début a été un peu lent, on a choisi d’aller vers Quiberon, on a été bien inspirés, parce que ça nous a permis d’accélérer plus vite que les autres dans du vent plus table. En plus, souvent dans la Baie, il y a plus de vent près de Quiberon. Après, on a géré notre avance qui a peu à peu diminué, d’autant que derrière, Actual et FenêtréA-Cardinal se tiraient la bourre. On garde finalement deux minutes d’avance à l’arrivée, le dernier bord a été un peu chaud parce que ça rentrait par l’arrière. Pour nous, c’est une belle victoire qui valide le travail de l’équipage. On a tous un métier à côté, on a plaisir à se retrouver, il y a une belle ambiance à bord, chacun se respecte. »

Yves Le Blévec : « On a vécu un Tour de Belle-Ile super sympa, avec un beau départ et une super bagarre à trois avec Maître Jacques et FenêtréA-Cardinal. Comme le MOD70 Foncia, Maître Jacques est parti à la côte vers Quiberon au départ, on ne pensait pas qu’on pouvait aller jusque-là, mais c’était le bon côté où aller. Du coup, ils étaient vachement en avance à la Teignouse, mais on les a rattrapés et on a fini avec une belle bagarre. On termine les trois Multi50 dans un mouchoir, en un peu plus de deux minutes, c’est top pour la classe, ça promet. Et ce Tour de Belle-Ile était une nouvelle fois top, c’est vraiment une course magnifique, on a pris le temps de se retourner quelques fois au départ pour regarder la flotte, c’était génial ! »

Le classement provisoire:
1. Gitana 15-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse), 4H48’10″
2. Foncia (Michel Desjoyeaux), 4h49’50″
3. Spindrift Racing (Yann Guichard), 4h51’00″
4. Sensation Océan (Alain Gautier) 4h52’25″
5. Idec (Francis Joyon), 5h07’40″
6. Maître Jacques (Loïc Féquet), 5h37’35″
7. FenêtréA-Cardinal (Erwan Le Roux), 5h39’15″
8. Actual (Yves Le Blévec), 5h40’00″

Le récit du chavirage d’Actual

Le Multi50 ACTUAL skippé par Yves le Blevec et Jean le Cam, qui a pris le départ de la Transat Jacques Vabre dimanche 8 novembre, a chaviré quelques heures plus tard au large de Cherbourg. Les deux hommes sont sains et saufs. Le bateau a été remorqué au port de Cherbourg et son mât est intact grâce au professionnalisme de son équipage, de la SNSM de Goury et d’Halvard Mabire, navigateur émérite. Récit des deux skippers.

Les conditions :

Yves le Blevec : « Le bateau naviguait au portant, très abattus, sous gennaker à une vitesse de 20 noeuds dans 20 à 25 noeuds de vent dans une mer un peu formée.”

Le chavirage :

A 18h45 heure française, le Multi50 Actual se retourne très brusquement par l’avant. Jean le Cam est alors dans le cockpit, Yves le Blevec est à la barre. Yves le Blevec : « Il y a eu un bruit puis un coup sec, un coup de frein phénoménal. Le bateau s’est redressé puis s’est retourné brutalement par l’avant. Je me suis dit « Ce n’est pas possible, on ne va pas y aller !!! » C’était d’une brutalité extrême, ça s’est passé en une à deux secondes. Jean n’a pas pu choquer l’écoute, il s’est fait emmener sur l’avant du bateau comme dans un accident de voiture. A ce moment là il n’y a plus rien à faire car moi j’étais en train de tomber. Je ne savais pas où j’allais tomber. Jean pendant ce temps était en train de plonger à l’intérieur. Et je me suis retrouvé dans l’eau. Je me suis senti rassuré de me retrouver dans l’eau. Et j’ai eu un nouveau un moment de frayeur en voyant le bateau me tomber dessus. Je me suis dit que la situation commençait à être critique. Le contact avec le bateau est revenu rapidement, pas de façon amicale car c’était tout le filet qui me tombait dessus. Par miracle le bateau s’est décalé et en une brassée ou deux j’ai pu attraper le filet et remonter sur le bateau sans me faire emprisonner. Je n’ai pas été très longtemps dans l’eau. A ce moment il y a eu un petit moment de flottement, Jean était à l’intérieur mais il ne savait pas où j’étais. Je suis remonté sur le bateau, j’ai appelé Jean, il m’a répondu. On s’appelait et on était inquiet pour l’autre. Rapidement nous avons ouvert la trappe qui nous a permis de communiquer et là on s’est dit « C’est dingue, qu’est ce qui s’est passé ? ! » On s’est dit tout va bien, on est tous les deux sains et saufs. Il fallait éviter l’accident car nous n’étions pas loin de la zone des cargos et nous étions pile sur la trajectoire des autres concurrents. Très vite Jean a enfilé sa combinaison de survie TPS et il est sorti sur la coque avec les flashlights et une VHF. Nous avons prévenu la course que tout allait bien. Nous n’étions pas en détresse, nous ne voulions pas déclencher tous les secours du monde mais simplement éviter d’être un danger pour les bateaux en navigation. »

Très rapidement, Jean le Cam sort à l’extérieur en combinaison TPS pour baliser le bateau à l’aide de flash lights. Aucune balise de détresse n’est déclenchée. Le Cross Jobourg lance immédiatement un avis à tous les navires sur zone pour éviter la collision.

© Marcel Mochet /AFP

Le témoignage de Jean le Cam :

“On était tranquille puis d’un coup poum paf en 3 secondes je n’ai jamais vu quelque-chose d’aussi brutal ! Hallucinant ! L’état de la mer était habituel au large de Cherbourg dans 25 noeuds de vent. Nous nous sommes retrouvés les fesses en l’air rapidement et après, le cul par terre, trois quatre secondes plus tard, l’étrave cassée. C’est le facteur classique quand cela freine en bas et accélère en haut, comme freiner avec une roue avant de vélo. C’était impressionnant, tu n’as pas le temps de respirer. Pour moi c’était facile car j’étais en train de sortir du poste de veille. Je n’ai pas eu le temps de tendre le bras que nous étions déjà à l’envers. Par-contre l’inquiétude était pour Yves qui pouvait rester sous le filet en mauvaise posture. Yves ne savait pas où j’étais et moi je ne savais pas où il était. Il fallait réagir très vite et s’il était sous le filet il fallait vite dégainer. Ce sont des moments qui ne durent pas très longtemps mais qui sont très intenses. Tu te dis qu’il est arrivé quelque chose à l’autre. Le reste c’est rien. On sait réagir et on sait ce que l’on a à faire. L’équipage de la SNSM a été extraordinaire. Avec une mer formée, ils ont réussi à beacher le semi-rigide sur le filet et le moteur a à peine touché le bras arrière. Deux hommes d’équipage sont montés à bord pour passer la patte d’oie et nous remorquer. Ce n’est pas facile à faire et ils sont très professionnels. Ce sont vraiment des personnes d’expérience. Nous sommes restés à bord jusqu’à ce que le bateau soit en remorque. Puis nous sommes montés à bord de la vedette. Nous avons mouillé le bateau à l’extérieur de la rade car nous avions 23 mètres de tirant d’eau (avec le mât à l’envers ndlr). Nous avons enlevé le mât puis nous l’avons remorqué dans la rade avant de retourner chercher le bateau. Le mât est entier, c’est complètement incroyable.”

 

© Marcel Mochet /AFP

Le remorquage : Le Cross Jobourg, à la demande de l’organisation de course, dépêche la SNSM de Goury afin d’intervenir et de tenter un remorquage. Arrivés avant 22h sur zone, les plongeurs de la SNSM interviennent immédiatement pour dégager la coque et le mât. En parallèle, l’équipe Actual demande à Halvard Mabire, skipper cherbourgeois, de renforcer son équipe technique. Le Multi50 Actual est pris en remorque. A la faveur de la renverse de courant, le convoi fait route dans la nuit vers le port de Cherbourg à la vitesse de 2,5 noeuds. Il fait route très lentement afin de ne pas casser le bateau et ne pas rompre ses amarres. Le bateau est mouillé à 1,5 mille du port à l’aube. Incroyable, l’équipe SNSM et les skippers constatent que le mât est entier et toujours solidaire du bateau. Alors qu’Yves le Blevec est blessé à la main droite, Jean le Cam, sur le trampoline du trimaran, poursuit les opérations de démâtage et de remorquage. Plusieurs heures sont nécessaires pour désolidariser le mât avec l’aide des plongeurs de la SNSM. En début d’après-midi, le Multi50 Actual et son mât sont à l’abri dans le port de Cherbourg. Yves le Blevec légèrement blessé. Jean le Cam prenait en main les opérations de démâtage sous-marines alors qu’Yves le Blevec était rapatrié à terre à 10h30. Le SMUR de Cherbourg ne déplorait qu’une luxation du pouce de la main droite qui nécessitait toutefois un plâtrage.

L’assistance :

Yves le Blevec : « La SNSM de Goury a été géniale, super pro. Halvard Mabire était aussi l’homme de la situation, je lui fais confiance les yeux fermés. Il a remarquablement bien géré la situation avec Jacky Huteau du port, afin de trouver les hommes et les moyens nécessaires pour mettre à l’abri le bateau et le mât. »

Un partenaire mobilisé :  Si cette avarie est forcément une déception pour le partenaire d’Yves le Blevec depuis 2001, le groupe Actual, elle ne constitue aucunement le bien fondé du projet. Au contraire, le groupe Actual poursuit la mobilisation de ses équipes autour de ce projet. Samuel Tual, Directeur général du Groupe ACTUAL, arrivé sur place dans la matinée déclarait : « Après le moment magique du départ, puis l’émotion, vient la raison. Nous sommes soulagés que les deux skippers aillent bien. Nous devons maintenant analyser très vite ce qui s’est passé. Notre objectif est d’être tous ensemble pour la Route du Rhum 2010. Nous avons la chance d’avoir deux skippers formidables et exceptionnels par leurs qualités et leurs compétences.»

Des causes à identifier : Impossible de déterminer la cause de ce chavirage. Yves le Blevec et Jean le Cam, devant la violence du choc, n’excluent aucune hypothèse. Yves le Blevec : “Nous avons peut-être heurté un objet non identifié. Nous n’avons aucune idée de ce qui a pu se passer. Nous allons prendre le recul nécessaire pour mesurer la casse et l’analyser. Nous le ferons bien évidemment en concertation avec l’architecte Guillaume Verdier, et le constructeur, Nicolas Groleau.”

Actual, deuxième Multi50′ millésime 2009 mis à l’eau

Après Crèpes Wahou il y a une semaine, c’était au tour d’Yves le Blévec, nouveau venu dans la classe Multi50′ de mettre son trimaran à l’eau.

©Actual

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Actual a été dessiné par Guillaume Verdier, les éléments caractéristiques de ce nouveau trimaran sont des redans sur les flotteurs qui devrait donner de l’appui au bateau, des bras de liaison assez hauts avec une configuration classique en « C » et un mât à barres de flèches.

Le trimaran ne sera pas au premier rendez vous de la saison pour le Trophée Malo, il retrouvera ses concurrents au Grand Prix de Fécamp en septembre, d’ici là Yves le Blévec paufinera sa préparation et devra effectuer sa qualification pour la Transat Jacques Vabre qu’il courra avec Jean Le Cam.

©Actual

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Cette mise à l’eau a été l’occasion d’annoncer l’arrivée d’un nouveau partenaire pour le team, le conseil général de la Mayenne s’engage pour 3  ans aux côtés d’Yves le Blévec.

Crèpes Wahou 3 à l’eau

Le nouveau multi 50′ de Franck Yves Escoffier aux couleurs de Crèpes Wahou a été mis à l’eau le 12 août. Il s’agit d’un plan VPLP, construit chez CDK à port la Forêt.

Le bateau est au maximum de la jauge en ce qui concerne la largeur (50′), le trimaran pèse 2,8 tonnes soit 10% de moins que le précédent trimaran aux couleurs de Wahou, les appendices ont aussi bénéficié d’un travail approfondi, le trimaran adopte une configuration en « X » avec le rail d’écoute de grand voile circulaire sur un bras arrière.

©Wahou

©Wahou

A lire l’interview de Franck yves Escoffier, skipper du trimaran sur Voiles et Voiliers.

La première sortie officielle du trimaran se fera au Trophée Malo, qui réunira 11 multicoques de la classe Multi50′ du 20 au 23 août à Saint Malo, Actual d’Yves le Blévec devrait aussi tirer ses premiers bords lors de ce rendez vous.

Nouveau nom et programme 2009 pour les multis de 50′

La classe 50′ Open change de nom et devient Multi50′.
L’assemblée générale extraordinaire qui se tenait  vendredi dernier a permis de valider différents points  de la jauge, avec à l’esprit la sécurité des skippers, la solidité ou la fiabilité des bateaux, et toujours le souci de circonscrire l’inflation des budgets, ainsi l’utilisation de carbone a été précisée (renfort au pied de mât, puit de dérive…).

Le programme de cette année comprendra quatre trophées dont deux nouveaux, Port-Médoc  du 30 juillet au 2 août  et Fécamp du 11 au 13 septembre. Le  Trophée Malo à Saint-Malo est recondui du 21 au 23 août, tout comme celui de Saint-Quay Portrieux du 25 au 27 septembre. La saison se terminera par la Transat Jacques Vabre en novembre.