Oracle Team USA remporte la 34ème America’s Cup

Emirates Team New Zealand n’aura pas démérité sur cette ultime régate, Dean Barker remportait le départ sous le vent d’Oracle et passait la bouée 1 en tête, le skipper kiwi parvenait à contrôler son adversaire sur le bord de portant.

James Spithill choisissait la bouée de droit à la porte 2, ETNZ s’engageait à gauche, sur la remontée au vent, Oracle revient de nouveau sur le catamaran kiwi et finit par passer son adversaire, grâce à une meilleure vitesse de fond et de meilleures relances, ETNZ perdant une à deux longueurs sur chaque virement, le delta est sans appel à la porte 3 avec 30 secondes d’avance pour Oracle Team USA, le delta se creuse encore un peu sur le portant.

© ACEA / RICARDO PINTO

James Spithill, Ben Ainslie, Tom Slingsby et l’équipage d’ORACLE Team USA remportent cette manche avec 44 secondes d’avance et par conséquent conserve la Coupe de l’America.

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Les américains auront fait des progrès fulgurants tout au long de cette America’s Cup, avec 11 victoires, contre 8 pour les néo-zéds, suite à la pénalité de 2 points consécutives à la tricherie sur les America’s Cup World Series. Le score final avec pénalités est donc de 9-8 en faveur des américains.

ETNZ et Oracle Team USA au pied du mur

Le challenger Emirates Team New Zealand et le defender Oracle Team USA disputeront dans quelques minutes la dernière manche de la 34ème America’s Cup. Les deux équipes sont désormais à égalité de points : 8-8, l’équipe qui gagnera la manche de ce soir remportera la coupe.

Le rapport de force s’est inversé au cours de ce mois de compétition, si Emirates Team New Zealand semblait affuté dès le départ avec de manoeuvres fluides et une bonne vitesse, le team américain a nettement haussé son niveau que ce soit en vitesse, en cohésion de l’équipage ou en tactique, l’arrivée de Ben Ainslie n’y étant à priori pas étrangère avec des décisions parfois radicales mais payantes.

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Oracle Team USA a enfoncé le clou sur la seconde manche d’hier ;sur la première ETNZ avait écopé de deux pénalités avant le départ, rendant toute chance de victoire illusoire ; les américains ont passé les deux premières marques en seconde position, puis ils ont réduit le delta sur le bord de près avant de recoller à leur adversaire. Les néo zélandais choisissent de virer sous le vent des américains pour garder la droite alors qu’ils sont prioritaires, l’AC72 d’Oracle est lancé alors que celui des néd-zéd sort de son virement, les deux bateaux vont jusqu’au bord du parcours, et virent de concert, les américains sont plus rapides et remontent mieux au vent, ils prennent la tête de la course et choisissent le bon côté du plan d’eau, les kiwis subissent et perdent petit à petit du terrain pour échouer à 1km de leur adversaire.

L’équipage de Dean Barker n’a plus qu’une chance d’inverser la tendance ce soir, à suivre dans les minutes qui viennent.

Les néo-zélandais à un point de la victoire

Emirates Team New Zealand a remporté hier l’unique manche du huitième jour de finale de la 34ème America’s Cup face à ORACLE TEAM USA portant le score à 8-1. Pour gagner l’America’s Cup, une des deux équipes doit glaner 9 points, les kiwis sont donc désormais à un point de la victoire de cette 34ème Coupe de l’America.

Emirates Team New Zealand a dominé Oracle Team USA sur une bonne partie de la manche et finissait par s’imposer avec  15 secondes d’avance. Dean Barker réussissait un superbe départ en dominant largement Jimmy Spithill, en le lofant, prenant un avantage de 3 secondes à la bouée n°1. L’écart augmentait au fur et à mesure de la régate avec des écarts de 6, 17 et 18 secondes aux bouées suivantes.

Oracle n’a pris la tête que furtivement sur le près, mais les kiwis ont rapidement repris le dessus et ont de nouveau fait un joli coup tactique au  passage de la bouée 4 en obligeant les américains à s’écarter de la layline et les contraignant à passer la bouée à faible vitesse, perdant ainsi quelques secondes, ce qui leur permettait de gagner de cette régate.

L’analyse de Christian Karcher

Dean Barker, skipper d’Emirates Team New Zealand : « Nous restons sur nos gardes car nous ne savons jamais quelle tournure peuvent prendre les choses, même si près du but. Aujourd’hui les éléments ont joué en notre faveur. Nous étions en tête au départ et sur le premier bord puis de nouveau au coude-à-coude car les deux catamarans sont similaires en termes de performances ».

« Chaque point est si difficile à engranger. Nous y allons pas à pas et nous essayons de garder la tête froide après chaque victoire ».

La seconde manche du jour était annulée pour cause de vent forcissant avec un courant sortant s’accentuant également.

Les équipages se sont retrouvés ce soir pour une nouvelle régate, la deuxième étant de nouveau annulée alors que la procédure avait été lancée. Cette fois-ci, James Spithill dominait son adversaire, l’obligeant à une manoeuvre à quelques secondes du départ, permettant au team américain de prendre l’avantage à la bouée n°1. Les kiwis ne parviendront pas à revenir, Oracle Team USA ramenant le score à 8-2.

La prochaine régate aura lieu demain soir à 22h15.

Emirates Team New Zealand à 2 points de la Coupe

ETNZ a engrangé un point de plus hier à San Francisco, les kiwis avaient pourtant mal débuté la journée avec une défaite contre le defender Oracle Team USA.

Les américains avaient contrôlé le départ, et ont petit à petit creusé l’écart sur les kiwis, Oracle qui a légèrement modifié son équipage avec l’arrivée de Ben Ainslie en remplacement de John Kostecky, ils ont également modifié leur bout dehors et semblent avoir trouvé les clés d’une bonne vitesse au près. Ils remportaient cette première régate du jour avec 47 secondes d’avance, et marquaient leur 1er point affiché au compteur.

L’analyse de Christian Karcher

La 10ème manche de cette Coupe était à l’avantage des néo-zéds, l’équipage s’était fait une belle frayeur la veille. Sur un virement, l’hydraulique de l’aile n’a pas fonctionné, celle-ci se retrouvant à contre, l’AC72 était dangereusement monté sur un flotteur avec un angle de gite de 50°, les kiwis étaient passé très près du chavirage, heureusement pour eux, le catamaran retombait du bon côté mais la course était perdue, puis la seconde manche du jour était annulée alors qu’ils étaient en tête, malgré l’incident arrivé moins d’une heure auparavant, et ce pour cause de vent trop fort.

Sur cette manche, Dean Barker maitrisait Spithill sur le départ, et passaient la porte n°2 avec quelques secondes d’avance, mais les américains rataient ce passage et perdaient du temps, sur le près Oracle remonte petit à petit avec une seconde d’avance à la porte 3, les kiwis choisissaient le bon côté du plan d’eau et creusaient l’écart avec 16 secondes d’avance sur Oracle Team USA.

Les américains ont clairement augmenté leur niveau depuis la fin de semaine dernière, malgré toute, les kiwis sont désormais à 9 points contre 1 pour les américains (3 victoires, mais seulement 1 point suite à la pénalité pour tricherie), les deux prochaines régates auront demain, et pourraient donc sacrer Emirates Team New Zealand en cas de victoires sur les 2 manches prévues.

 

L’analyse de Chrisitian Karcher pour cette régate n°10

Dean Barker hier : « Si vous n’avez pas apprécié les courses aujourd’hui, vous devriez suivre un autre sport »,

Ben Ainslie, tactien d’Oracle « Je vous confirme que ces régates sont les plus intenses de toute ma carrière »

Jimmy Spithill, le skipper d’ORACLE TEAM USA  : « Je salue l’incroyable travail des gars à bord. Ils ont vraiment tout donné. Ce fut très physique. Hier soir, nous avons mis au point un plan pour prendre les commandes dès le départ. Je dédie cette victoire à notre coach Philippe Presti . L’AC72 est un bateau évolutif. Comme dans tous les autres sports automobiles, que ce soit en F1 ou en MotoGP, vous êtes en apprentissage constant à bord. Nous entrons enfin dans le vif du sujet en nous confrontant à un adversaire de taille. Nous découvrons de nouveaux aspects lors de chaque sortie. L’important est de s’adapter et de savoir aller de l’avant. Ce soir encore nous avons une longue liste de points à optimiser à bord ».

 

Oracle Team USA au plus bas

Les deux équipages en lice pour la 34ème Coupe de l’America, le defender Oracle Team USA, et le challenger Emirates Team New Zealand se sont retrouvés hier sur le plan d’eau de San Francisco pour la 3ème journée de régates.

L’attente était grande pour cette nouvelle journée, après la première victoire d’Oracle 48 heures auparavant, ils avaient alors pris les commandes sans que les kiwis ne puissent trouver la faille pour revenir. Le lendemain, l’équipage avait travaillé, sous la houlette de Philippe Presti, les manoeuvres et le près, les points faibles de l’équipe

L’équipage américain, mené par James Spithill a de nouveau dominé le départ, le barreur a pu casser l’engagement d’ETNZ à l’intérieur et passe la 1ère bouée en tête, après avoir déventer le catamaran kiwi sur ce court bord de dégagment.

Ils parviennent également à maintenir leur avance sur le premier portant avec 8 secondes d’avance à la porte 2;

Commence alors la descente aux enfers pour le team Oracle, John Kostecki, tacticien (mais aussi wincheur, à contrario d’ETNZ où Ray Davies ne participe que peu à la marche du bateau) du bord lance un virement très tôt après la bouée et un gybing tack, qui consiste à virer haut sur les foils. La manoeuvre n’est semble-t-il absolument pas maitrisée par l’équipage, l’AC72 américain s’arrête presque, alors qu’ETNZ pousse un peu plus loin son bord et bénéficie du cône sans courant crée par Alcatraz sur la droite du plan d’eau. Ceci permet aux kiwis de réduire sensiblement leur retard.

Les américains enchainent ensuite des virements approximatifs avec des vitesses de sortir catastrophiques (6 à 7 noeuds) contre le double pour leur adversaire, la cellule arrière et le barreur paraissent complètement anéanti sur ce bord, ne parvenant pas à résister à la pression et laissant s’envoler les kiwis qui passent facilement le cata USA 17 et poursuivent avec une vitesse nettement supérieure à cette allure. Le skipper d’Oracle se plaint plusieurs fois sur cette remontée du manque de vitesse du bateau, semble-t-il handicapé par une voile d’avant un peu trop grande pour le range de vent, mais rien n’y fait, ils passent la porte 3 avec 1 minute 17 secondes de retard (le plus grand delta depuis le début de cette finale de l’America’s Cup).

Ils parviennent à reprendre quelques secondes sur le portant mais terminent tout de même 1 minute 5 secondes derrière leur adversaire.

http://http://youtu.be/lLZcceYGC88

Quelques minutes avant le lancement de la seconde manche, Oracle Team USA demande l’annulation de la seconde régate. Ceci est possible pour chaque équipe, une seule fois pendant cette finale de l’America’s Cup, et uniquement pour la seconde manche du jour. Tout le monde pense alors à un soucis technique sur USA 17, mais Spithill infirme ceci lors de la conférence de presse, il s’agit en fait d’un avoeu d’impuissance des américain pour cette journée, après ce près catastrophique, ils ont simplement préféré renoncer afin de reporter ce duel et d’apporter les modifications nécessaires pour mettre toutes les chances de leur côté.

Il parait hautement improbable que l’équipe change de bateau, ou d’appendices, reste l’équipage, on sait que le team a perdu un élément clé dans l’affaire d’espionnage, Dick de Ridder, régleur d’aile, remplacé au pied levé, mais la cellule arrière semble aussi en grande difficulté et parait fébrile dans sa prise de décision. John Kostecki, pillier du team et Tom Slingsby pourraient donc être remplacé dès jeudi, date des prochaines régates.

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Jimmy Spithill à la conférence de presse : « Nous rentrons faire le point. Ils sont meilleurs que nous, surtout au près. Nous devons absolument progresser. Nous jouons cette carte pour être certains d’être prêts en vue du prochain duel. Notre défaite n’était pas seulement due à un déficit de performances au près. Nous avons commis d’autres erreurs, lors des virements par exemple, que nous devons absolument améliorer. Nous devons monter en puissance. Nous ne nous cherchons pas d’excuse. Nous nous retirons pour mettre toutes les chances de notre côté  ».

Les américains sont repartis naviguer à l’issue de cette conférence de presse et reprendront leur navigations aujourd’hui, alors que l’équipage de Dean Barker profitera de ce jour off pour analyser les performances et checker leur AC72.

Les kiwis mènent désormais 4 à -1 face aux américains

L’analyse de cette régate pour Christian Karcher

La course 5 en chiffres :

  • Parcours : 5 bords /10.27 milles nautiques
  • Temps de course : ETNZ – 22:45, OTUSA – 23:50
  • Delta: ETNZ +1:05 minute
  • Distance totale parcourue : ETNZ – 11.4 NM, OTUSA – 11.5 NM
  • Vitesse moyenne : ETNZ – 30.21 nœuds, OTUSA – 29.17 nœuds
  • Vitesse maximale : ETNZ – 46.94 nœuds, OTUSA – 44.93 nœuds
  • Vitesse du vent : Moyenne – 20 nœuds, Pointe – 24.1 nœuds

Classe G solo, l’avenir du multi océanique ?

Thomas Coville, le skipper du maxi Sodeb’O revient sur la saison à venir sur son maxi trimaran solo dans une interview  pour Voiles et Voiliers , il dévoile de nombreuses informations sur son bateau, le futur maxi en refit chez Multiplast (l’ancien Géronimo), mais également l’organisation de la classe des multicoques solo.

Il confirme d’ailleurs, dans cet entretien, l’intérêt porté par la Macif et François Gabart sur cette classe, la rumeur voulant que l’assureur lance la construction d’un multi sur plans VPLP pour son skipper.

Autre information concernant la classe, Sodeb’O souhaite toujours organiser une course autour du monde en solo en multicoque, probablement au départ de Brest, d’après le skipper, celle-ci serait sans escale et sans porte des glaces.

Pour sa nouvelle tentative de record de cet hiver autour du monde, Thomas Coville dispose désormais d’un système d’angulation des safrans inspiré de ce qu’il y avait sur Groupama 4, permettant de régler le parallélisme des appendices afin d’affiner l’équilibre du trimaran. Par ailleurs la grand voile et la trinquette sont neuves, réalisés en 3Di par North, un petit gennaker fait également son apparition, il sera utilisé par le skipper dans le grand sud.Il dévoile aussi les modifications en cours sur l’ancien Géronimo, qui sera mis à l’eau en avril prochain, le trimaran disposera d’une nouvelle coque centrale avec moins de franc bord, les bras sont conservés, tout comme une partie des flotteurs qui vont être modifiés afin de recevoir des foils et des safrans. Le trimaran devrait être plus léger de 6 tonnes, par rapport à la configuration actuelle. Le mât sera construit dans les moules de celui de Groupama 3 (Banque Populaire VII actuellement), mais le plan de voilure sera différent. Enfin pour la partie appendice, l’équipe Sobed’O a acquis des éléments d’USA 17, aussi nommé Dogzilla, (le trimaran à aile rigide de 90′ ayant gagné la 33ème Coupe de l’America), à savoir deux paires de foils, des safrans et quelques éléments d’accastillage (hooks, winchs)

Oracle Team USA gagne sa 1ère régate

Alors qu’Emirates Team New Zealand avait largement dominé le defender Oracle Team USA lors des deux premières régates, les américains ont haussé leur niveau hier et ont remporté une des deux régates courues.

James Spithill maitrisait le départ de la 1ère manche, il partait lancé alors que l’AC72 néo-zéd peinait à monter sur son foil, le skipper d’Oracle entrait en 1er dans la zone prioritaire à la 1ère marque. Dean Barker tardait à s’écarter pour laisser de l’eau aux américains et écopait d’une pénalité, la première reçue par les néo-zélandais depuis le début de la Louis Vuitton Cup.

Les kiwis réparaient immédiatement et se lançaient à la poursuite du catamaran du defender, James Spithill couvrait son adversaire en suivant le rythme des empannages, chaque bateau partait d’un côté du plan au passage de la porte 2, passée avec 18 secondes de retard pour ETNZ.

Sur le près, les néo-zélandais conservaient une meilleure vitesse en sortie de virement et jouaient avec la bordure de la zone de régate, afin de se placer au mieux par rapport aux américains, ce qui leur permettaient de croiser devant leur adversaire, qui passait la porte 3 avec 28 secondes de retard. Le delta sera le même à l’arrivée, à l’issue de laquelle Emirates Team New Zealand menait 3 à 0.

L’analyse vidéo de Christian Karcher de cette troisième régate

Les équipages se retrouvaient peu après sur la ligne pour la quatrième régate de cette finale de l’America’s Cup.

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Le départ était de nouveau favorable aux américains, qui gardaient l’intérieur à la bouée numéro 1, les néo-zéds s’écartaient largement afin de ne pas écoper d’une nouvelle pénalité, et se retrouvaient à 6 secondes de leur adversaire au passage de cette marque, le delta restant stable après le bord de portant, suite à une erreur de Spithill sur le dernier empannage, qui remonte précocement le foil sous le vent en même temps qu’il descend celui au vent, ce qui provoque un bel arrêt du cata américain et qui permet aux kiwis de reprendre 100 mètres.

Les deux bateaux partaient sur le même côté du plan d’eau sur le bord de près, qui était moins bien maitrisé par les kiwis, avec quelques cabrés du bateau dans un vent forcissant à plus de 20 noeuds. Ils passaient la porte 3 avec 16 secondes de retard sur les américains.

Ils ne parviennent pas à se refaire suffisamment sur le portant, malgré une belle pression sur les américains, qui enchainent comme leur adversaire des empannages parfaits, le bord de reaching est avalé en quelques secondes, et le defender Oracle Team USA remporte sa première victoire dans cette Coupe de l’America avec 8 secondes d’avance.

L’analyse de Christian Karcher de cette 4ème régate

Les réactions des équipages

Dean Barker, skipper d’Emirates Team New Zealand : « Il est crucial d’enrouler en pôle position la première bouée afin de prendre le contrôle sur votre destin. Nous n’aimons évidemment pas perdre, mais une défaite peut s’avérée instructive en vue de la reprise des courses mardi ».

James Spithill, barreur d’Oracle Team USA : « Gagner la 4ème manche fut un énorme satisfaction. C’est positif de voir l’équipe réagir à la pression forte, surtout après la première course où nous avions temporairement pris les commandes. Nous n’y serions probablement pas parvenu avec un équipage moins déterminé. Ces bateaux sont de loin les plus exigeants en termes de conditions physiques sur lesquels nous avons navigué. A bord de ces deux AC72 similaires en performances, ce sont les équipages qui font la différence à l’arrivée »

Le résumé vidéo des deux régates

Le score est donc désormais de 3 à -1 pour les kiwis, Oracle ayant écopé de deux points de pénalités avant la compétition, les prochains duels auront lieu mardi, avec deux régates au programme.

 

Emirates Team New Zealand remporte les deux premières régates de la finale de l’America’s Cup

L’équipage néo-zélandais a pris l’avantage sur le defender américain Oracle Team USA hier à San Francisco pour les premières régates de la finale de l’America’s Cup en remportant les deux régates courues dans 16 à 18 noeuds de vent.

Dean Barker remportait le 1er départ, James Spithill restait sous le vente de l’AC72 kiwi qui passait la marque 1 avec  4 secondes d’avance. Le 1er portant confirmait que le catamaran d’Oracle Team USA descendait mieux, mais était légèrement moins rapide dans ce range de vent que leur adversaire, les américains effectuaient donc moins d’empannages, malgré tout les kiwis maintenaient l’avantage.

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Au passage de la porte, Oracle Team USA réussissait à recoller suite à un léger planté d’Emirates Team New Zealand, le delta restait le même. Sur le près menant à la porte 3, on observait également que le catamaran américain avait un petit avantage en cap, mais sa vitesse était toujours légèrement moins bonne que celle des néo-zéds, les deux équipages se livraient à un duel de virements au contact, le defender parvenait à prendre l’avantage sur une partie du bord avant d’être repassé et de concéder 25 secondes au passage de la marque. Le dernier portant ne permettra pas aux américains de revenir, les néo-zélandais remportaient cette première régate avec 36 secondes d’avance.

Sur le second départ, James Spithill tentait d’infliger une pénalité à Dean Barker, mais celui-ci défendait bien sa position et n’était pas sanctionné par le jury, lui permettant de gagner de nouveau cette phase de départ, Oracle Team USA ne concédait que 2 secondes de retard à la 1ère bouée. A la porte 2, les américains perdaient du terrain suite à un planté, et Team New Zealand creusait le delta sur le près avec 46 secondes d’avance sur les américains, qui perdent encore un peu de terrain sur le portant et terminent à 56 secondes de l’AC 72 kiwi.

Les réactions des équipages :

Dean Barker, barreur de l’équipe néo-zélandaise : « Il est bien trop tôt pour tirer des conclusions, mais je pense qu’on a tous vu des bateaux incroyablement similaires en termes de performance. Les conditions étaient légères aujourd’hui et nous en testerons d’autres au cour de la série de régates à venir. Mais comme prédit, il n’y a effectivement que très peu de différences entre ces deux AC72 ».

 

Jimmy Spithill , barreur d’Oracle Team USA : .« Lors du premier duel, nous n’avons pas réussi à les marquer autant que nous aurions voulu. Lors de la seconde manche, nous étions surpris de ne pas les avoir pénalisé. Puis nous n’avons pas été capables d’accélérer aussi rapidement qu’ils l’ont fait. Et à partir de là, c’est difficile de revenir lorsqu’on est mené et sous contrôle. D’autant plus qu’ils n’ont commis aucune erreur par la suite. Demain sera un autre jour »

Glenn Ashby (AUS), régleur de l’aile d’Emirates Team New Zealand : « Je suis persuadé que nous assisterons à de belles batailles la semaine prochaine. Le jeu est ouvert. Pour deux bateaux aussi différents en terme de conception et de construction, c’est fantastique de les voir régater aussi près, au contact l’un de l’autre »

L’analyse de Christian Karcher

Résultats de la Finale de l’America’s Cup :

Emirates Team New Zealand – 2
ORACLE TEAM USA – 0 victoire (-2 points suite à la pénalité infligée par le jury pour tricherie)

La course 1 en chiffres :

  • Parcours : 5 bords / 9.71 milles nautiques
  • Temps de course : ETNZ – 23:30, OTUSA – 24:06
  • Delta: ETNZ +:36 secondes
  • Distance totale parcourue : ETNZ – 11.7 NM, OTUSA – 11.4 NM
  • Vitesse moyenne : ETNZ – 30.07 noeuds, OTUSA – 28.58 noeuds
  • Vitesse maximale : ETNZ – 43.54 noeuds, OTUSA – 42.51 noeuds
  • Vitesse du vent : Moyenne – 16 nœuds, Pointe – 21 nœuds

La course 2 en chiffres :

  • Parcours : 5 bords /10.11 milles nautiques
  • Temps de course : ETNZ – 22:46, OTUSA – 23:38
  • Delta: ETNZ +:52 secondes
  • Distance totale parcourue : ETNZ – 11.3 NM, OTUSA – 11.3 NM
  • Vitesse moyenne : ETNZ – 30.12 nœuds, OTUSA – 28.92 nœuds
  • Vitesse maximale : ETNZ – 46 nœuds, OTUSA – 42.87 nœuds
  • Vitesse du vent : Moyenne – 16.6 nœuds, Pointe – 19.5 nœuds

© ACEA / RICARDO PINTO

Oracle Team USA pénalisé de 2 points

  • Le jury international a rendu son verdict concernant les modifications apportées par le defender ORACLE Team USA sur trois de leurs catamarans AC45 en 2012. Il a décidé de sanctionner le team américain de deux points au départ de l’America’s Cup et de 250000$ d’amende. Oracle Team USA débutera donc la compétition à -2 alors que le vainqueur de la Louis Vuitton Cup, Emirates Team New Zealand débutera avec 0 point au compteur, pour l’emporter le team américain devra remporter au minimum 11 points, la Coupe de l’America se jouant en 9 points gagnants.

© Guilain GRENIER

De plus trois équipiers, impliqués dans la modification des bateaux sont définitivement exclus de la compétition, Dirk de Ridder, le régleur de l’aile qui officie à ce poste depuis 2010, Bryce Ruthenberg, Andrew Walker, Kyle Langford n’écope que d’un avertissement et Matt Mitchell est exclu des quatre premiers duels de la Coupe.
Le jury a fait preuve de clémence, l’équipe américaine ayant coopéré à l’enquête, par ailleurs un marin de l’équipe navigante a été innocenté, mais son nom n’a pas été dévoilé.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Les explications de Christian Karcher sur cette affaire, et son point de vue sur l’impact de la décision du jury

Team New Zealand s’impose facilement en finale de la Louis Vuitton Cup

Le Challenger néo-zélandais a facilement remporté cette finale de la Louis Vuitton Cup face aux italiens de Luna Rossa sur le score de 7 à 1.

Les italiens disposaient de la même plate forme que l’AC72 n°1 d’ETNZ, mais le développement des appendices et de l’aile étaient propres à l’équipe, leur budget était semble-t-il nettement inférieur (de l’ordre de 40 millions d’€ contre 150 pour les néo-zélandais.

Le dernier match a comme les autres rapidement tourné à l’avantage de kiwis, celui-ci se déroulait dans des vents faibles d’une dizaine de noeuds, les néo-zéds ont démontré toute leur maitrise du catamaran avec des manoeuvres parfaites et une vitesse bien meilleure que des italiens.

Reste désormais à ETNZ à peaufiner leur AC72, afin de se mesurer au defender Oracle Team USA, qu’ils rencontreront pour l’America’s Cup à partir du 7 septembre.

Les entrainements entre les finalistes de la Louis Vuitton Cup vont se poursuivre, par ailleurs Luna Rossa a annoncé que l’équipe sera présente pour la prochaine édition de la Coupe de l’America.

Dean Barker , skipper d’ETNZ : « Je tiens à saluer Luna Rossa . Nous avons établi une collaboration exceptionnelle depuis un an et demi. Sans eux, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui. Ils ont énormément progressé et ils nous ont aidé à nous améliorer. Pour remporter l’America’s Cup vous devez d’abord gagner la Louis Vuitton Cup » a rappelé Dean Barker, le skipper d’Emirates Team New Zealand. « Nous sommes venus à San Francisco pour ramener l’America’s Cup en Nouvell-Zélande, donc gagner la Louis Vuitton Cup est dans le cadre de notre préparation. Notre équipe est extrêmement déterminée. Nous avions échoué de peu en 2007 à Valence, c’est pourquoi nous mettrons tout en œuvre durant les prochaines semaines pour réussir cette fois-ci ».

Max Sirena, skipper de Luna Rossa : « Nous sommes évidemment déçus d’avoir perdu en finale de la Louis Vuitton Cup, mais nous nous sommes inclinés – et je ne veux pas leur porter malchance – face à l’une des meilleures équipes . Nous nous connaissons depuis longtemps et ce fut un plaisir de les rencontrer en finale. C’est la première fois que deux challengers collaborent pour tenter de gagner la Coupe. Je leur souhaite bonne chance pour le Match. C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe . En moins d’un an et demi, nous avons formé un équipe talentueuse. Nous nous sommes hissés en finale de la Louis Vuitton Cup alors que personne n’aurait parié sur nous ».
Chris Draper, barreur du cata italien :  « Le score final 7-1 fait mal. L’arrivée fut chargée d’émotions. Je suis à la fois triste et fier de ce que nous avons accompli ces deux derniers mois. Nous avons tellement progressé ensemble. C’est douloureux aujourd’hui. Cela aurait été fabuleux de boucler cette campagne en beauté, mais nous gardons la tête haute et nous sommes fiers de notre parcours ».