Départ possible pour Banque Populaire 5

Le team Banque Populaire a annoncé aujourd’hui son passage en code orange pour le Trophée Jules Verne, c’est à dire un départ possible demain, cependant la fenêtre n’est pas idéale et l’équipage qui se réunit ce soir à Brest décidera du départ ou non en concertation avec les routeurs.

Ronan Lucas, Team Manager du Team Banque Populaire  :  » Nous surveillons une fenêtre depuis plusieurs jours. Cette fenêtre qui présentait un scenario intéressant consistait en une dépression qui devait se déplacer vers les Canaries et qui nous permettait de profiter de ce vent fort pour descendre vers l’équateur, avec un peu d’Alizés et dans des temps inférieurs à 6 jours. Or depuis hier soir cette dépression ne vient plus aussi rapidement vers les Canaries ce qui nous oblige à faire plus de route pour toucher les vents portants de cette dépression. De plus le vent entre cette dépression et l’équateur commence nettement à s’affaiblir. Donc si cela reste tel quel, nous accumulerions dès le début trop de retard. Il est donc possible que nous décidions de ne pas prendre le départ, car la fenêtre n’est pas, à l’heure actuelle, celle que nous attendons. Néanmoins il reste encore un espoir de retrouver le scenario d’hier et de passer en code vert. C’est pour cette raison que nous serons tous à Brest ce soir pour étudier les derniers fichiers météo et prendre une décision. Ce qui est sûr, c’est que nous avons tous très envie de partir ».


A lire :

– L’interview du skipper Pascal Bidégorry sur Sports.fr

-L’interview de Fred Le Peutrec, chef de quart et barreur sur Voile-Multicoques.com

Fred Le Peutrec : « J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque »

Fred Le Peutrec a de nouveau accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques, apportant un éclairage sur sa nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, sur la Coupe de l’America etc.

Tu es déjà détenteur du Trophée Jules Verne avec l’équipage de Groupama 3 depuis l’hiver dernier ; qu’est ce qui t’as poussé à repartir sur une nouvelle tentative cette année avec Banque Populaire ?

 

C’est tout simplement ce genre de navigations, qui sont très rares, associées à des bateaux comme Groupama 3 ou Banque Populaire V qui sont des protoypes uniques, donc j’en profite pendant qu’il y a des bateaux qui sont armés pour ce type de navigations.

 

 

Mais aussi parce que Pascal (Bidégorry) me l’a proposé. Après être revenu avec Groupama je me disais qu’il était dommage d’imaginer que je ne serai peut être plus amené à revivre un tour du monde sur ce type de bateaux, parce qu’évidemment des projets comme le Jules Verne avec des bateaux construits uniquement pour ça sont des projets coûteux et de longue haleine.

Je ne vois pas un projet naître rapidement après celui de Banque Populaire, donc je n’ai pas hésité longtemps après la proposition de Pascal.

 

Quels sont les différences entre ces deux maxis trimarans (Banque Populaire V et Groupama 3) ?

 

Banque Populaire 5 est un peu plus grand , un peu plus lourd, il a plus d’inertie, le bateau demande donc plus d’anticipation, plus de bras, avec des temps de manoeuvres un peu plus longs que ceux de Groupama 3.

BP5 a un gros potentiel, comparable si ce n’est un peu supérieur, au moins pour ce qui est d’entretenir une vitesse moyenne, c’est un bateau plus constant en vitesse que ne l’est Groupama 3, sans doute par un effet de masse et de longueur associée.

Le bateau a certes moins navigué, mais comme le cabinet d’architecture (VPLP) et de calcul de structures sont les mêmes, toutes les évolutions et les constats de faiblesse de Groupama 3 ont été transféré à Banque Populaire, le bateau a donc bien évolué depuis sa mise à l’eau même s’ il y a eu moins de navigations accumulées qu’avec Groupama 3.

 

 

Concernant le comportement à la mer du trimaran et les performances pures, j’ai du mal à en juger, il faudra attendre d’être en « situation réelle » .

Dans peu de vent et de mer, le bateau avance très convenablement, il n’y a pas de quoi rougir ou avoir un blocage psychologique par rapport aux performances de Groupama.

Dans le contournement d’anticyclones, je ne pense pas que le bateau soit aussi arrêté que ce que je pensais l’année dernière, bien évidemment ceci repose sur des valeurs relatives, il n’y a jamais eu de bord à bord avec Groupama 3,

Est ce qu’on se permettra de passer dans une mer plus formée, un peu plus vite avec ce bateau, là où nous étions « limites » avec Groupama 3 ?

Cette hypothèse reste à prouver, solliciter le bateau sur un tour du monde est toujours difficile étant donné qu’il s’agit d’une épreuve de longue haleine.

 

© Yvan Zedda

 

Le bateau est un peu plus haut sur l’eau, le cockipt plus protégé, Banque Populaire 5 sera-t-il plus « confortable » que ne l’était Groupama 3 pour un tour du monde?

 

Vraisemblablement, la hauteur du bateau et les protections de cockpit vont dans le sens d’un peu plus de confort, ce qui nous permettra peut être d’attaquer un peu plus, mais le confort est très lié à la vitesse.

Comme ce sont des bateaux très rapides, il paraît justifié de se protéger parce que c’est sollicitant, mais ça ne sera jamais le confort d’un 4 étoiles.

 

Le multicoque revient sur le devant de la scène avec le passage de la Coupe de l’America sur des catamarans, penses-tu que ceci va relancer le multi (MOD, Multi 50′, Extreme 40, support olympique…) ou au contraire focaliser les teams autour de ce seul événement ?

A mon sens, ceci va surtout faire venir des gens aux multis, alors qu’ils étaient depuis longtemps concentrés sur un système de monocoques, je pense qu’une fois qu’ils auront mis le pied à bord, ils auront du mal à en débarquer.

L’épreuve reine médiatiquement et financièrement parlant devenant une épreuve en multicoques profitera à tout le monde, et peut possiblement favoriser le retour des multicoques aux Jeux Olympiques. Ce passage de la coupe de l’America au multi rendrait encore plus illégitime le fait de ne plus avoir de support multicoque aux JO.

 

© Gilles Martin Raget

 

 

Le fait que des marins formés à la Coupe de l’America depuis des années, et qui sont les vraies notoriétés mondiales de la voile, passent au multi va les convaincre définitivement, j’en ai fait l’expérience avec Grant Dalton sur The Race, il n’avait de cesse de dire à l’arrivée que c’était la plus belle navigation autour du monde qu’il ait faite.

Autant ils avaient peut être une réticence à venir dans un système qui avait évolué en France et dans lequel ils se sentaient probablement en retard, autant là, le multi va vers la Coupe et rejoint leur système avec de grosses équipes, du match racing etc. Selon moi, c’est un pas plus facile vers le multicoque pour eux.

 

Pour la course océanique, les Multi 50′ se développent en ce moment, le MOD pointe le bout de son nez, on verra comment ces séries vont se stabiliser, mais je pense que ceci sera favorable aussi pour ces bateaux,

Ce support permet d’entrevoir une autre manière de naviguer, d’utiliser la météo différemment, tout ça est logique, la voile reste un sport mécanique, je ne vois pas quel pilote auto ne rêve pas un jour de faire de la F1.

 

Que penses-tu des gréements des futurs AC72 et AC45 (des ailes rigides) ?

 

En terme d’aérodynamique, les ailes sont magnifiques, les bateaux qui en sont pourvus sont ceux qui sont les plus pointus à régler, les plus efficaces en rendement par rapport au vent.

On l’a vu lors la dernière coupe avec des vitesses réelles atteintes jusqu’à cinq fois la vitesse du vent pour BMW Oracle, dans des vents faibles, c’est colossal, c’est forcément beaucoup de finesse, de technologie, de plaisir, de précision, de développement et de mise au point.

 

 

© 34th America's Cup

 

Malgré tout les ailes rendent l’utilisation du bateau complexe, parce qu’il faut mâter/démâter tous les jours, ceci demande une logistique assez lourde, et donc du temps et des moyens pour développer plusieurs ailes, bien évidemment,

 

C’est intéressant, j’imagine que les voiliers ne sont pas forcément contents, d’un point de vue technologique les voiliers seront magnifiques, au sens propre, avec beaucoup de finesse, de légèreté, de précision, d’aisance.

 

 

Tu fais partie des spécialistes du multicoque, as-tu déjà des contacts avec d ‘éventuels teams pour cette 34ème Coupe de l’America ?

 

Des contacts directs non, j’ai des connaissances qui font partie des équipes, avec lesquelles elles sont en train d’établir un plan d’attaque, et je sais que de temps en temps elles pensent à moi, je sais qu’il n’y a rien d’acté.

Je suis plutôt concentré sur mon tour du monde avec Banque Populaire et on verra après.

 

D’ici là les équipes seront un peu plus organisées. Cela me plairait beaucoup de participer à un projet, dans un rôle proche de la performance, de la barre, ça représente une synthèse entre tout ce que j’ai fait.

 

J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque, parce qu’originellement, c’est un défi entre deux bateaux les plus rapides de la planète, le système avait évolué par la force des choses vers quelque chose d’un peu archaïque avec des bateaux qui valaient des fortunes pour déplacer le plus vite possible 23 tonnes de plomb. Tout ça ne me paraissait pas cohérent avec la Coupe et encore moins avec ce que l’on vivait dans les grand prix en championnat ORMA, lorsque l’on était entre 11 et 13 bateaux au départ, ce qui me paraissait plus prometteur que la Coupe sur des ACC à l’époque.

 

Ma vision de la coupe ce sont des bateaux ultimes, très rapides, très efficaces pour faire de la régate, et le catamaran,dans la version qui a été retenue le sera forcément, j’en suis donc très content.

Je pense aussi que ça remettra le multicoque en selle pour les jeux (ce qui est quasiment assuré suite à une décision de l’ISAF qui prône le retour d’un catamaran de sport à équipage mixte).

 

 

Tu participais au Championnat Julius Baer l’année dernière sur le D35 SmartHome, il semble que les bateaux seront amenés à courir quelques épreuves en Méditerranée, que penses-tu de cette évolution ?

 

Ce ne sont certes pas des bateaux faits pour les grosses vagues, mais il y beaucoup de plans d’eau qui peuvent les accueillir en été. Le bateau navigue correctement avec un ris-solent jusqu’à 22-23 noeuds, il y a donc une possibilité de faire des régates en mer.

 

 

Tes projets pour l’année prochaine ?

 

Au retour de Groupama 3 l’année dernière, j’avais envie de régates au contact, je pense que ça sera encore plus le cas après le Jules Verne avec Banque Populaire, les projets viendront donc en fonction des opportunités qui me seront offertes.

Les systèmes qui existent actuellement, que ce soient les circuits Extreme 40 ou D35, s’inscriront forcément dans le programme des équipes qui participeront à la Coupe, pour faire naviguer les marins, les habituer au multicoque, apprendre des réflexes de positionnement tactique, de barre, de réglages etc.

Je pense que ces deux circuits verront arriver des équipages de Coupe de l’America l’année prochaine.

Il y aura aussi l’AC45, mais je pense que la plupart ne se priveront pas de venir naviguer le plus tôt possible sur les séries qui existent déjà, on l’a vu avec les néo-zélandais qui ont participé à la dernière étape des Extreme Sailing Series.

Alinghi s’impose sur l’avant dernière étape du Challenge julius Baer

Ernesto Bertarelli et son équipage s’impose lors de la  Sogeti Cup La Réserve, avant dernière étape du Challenge Julius Baer 2010 à l’issue d’une belle lutte avec Foncia et Banque Populaire.

schiller/myimage

Foncia démarrait en trombe samedi, en effet Alain Gautier et ses hommes remportaient trois des quatre manches courues, la journée de dimanche sera moins faste avec deux 7ème places et une 2nde. Foncia échoue à 1 point d’Alinghi et se classe second de ce grand prix à égalité de points avec Banque Populaire mené par Pascal Bidégorry.

Veltigroup de Marco Simeoni réalise un bon week end en se classant 4ème devant Julius Baer et Nickel.

Au classement général, pas de changement, Banque Populaire conserve la tête, avec un point d’avance sur Foncia et 3 sur Alinghi. Le vainqueur du championnat ne sera donc connu qu’à l’issue du dernier Grand Prix de la saison qui se déroulera du 17 au 19 septembre dans la rade de Genève.

L’équipage du Trophée Jules Verne dévoilé

La liste des quinze hommes qui s’attaqueront au Trophée Jules Verne, détenu par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3, a été dévoilée par Pascal Bidégorry, le skipper du maxi trimaran de 40m Banque Populaire V.

Quelques changements notables au sein de cet équipage avec l’arrivée de Juan Vila, ancien membre du team Alinghi, qui officiera en tant que navigateur, Brian Thompson, barreur régleur, qui a deux tours du monde en multicoques à son actif (Cheyenne en 2004, Doha en 2006) et un Vendée Globe en 2008, Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque (Tornado, ORMA, maxi trimaran) passe du team Groupama à celui de Banque Populaire où il sera chef de quart.

A lire, une interview de Pascal Bidégorry expliquant le chois de ces nouvelles recrues sur le Télégramme.

Le trimaran sera en stand by pour le Trophée Jules Verne à partir du 1er novembre.

Banque Populaire V remis à l’eau

Le maxi trimaran Banque Populaire V a été remis à l’eau hier à Lorient, après un chantier estival de sept semaines, suite à la tournée méditerranéenne. L’occasion pour le team de  renforcer la structure du bateau en vue du tour du monde prévu cet hiver.

Les premières navigations sont prévues la semaine prochaine, Pascal Bidégorry, le skipper du bateau livre ses impressions après ce chantier :  » Nous avons travaillé sur de petits points concernant la fiabilité du bateau, même si honnêtement nous n’avons rencontré aucun problème lors de du Record de la Méditerranée qui s’est fait dans des conditions musclées ainsi que dans les navigations lors de la tournée méditerranéenne. Nous allons vite pouvoir naviguer et ça c’est un réel plaisir ».

Dona Bertarelli s’offre le Bol d’Or

La soeur d’Ernesto Bertarelli, propriétaire du Team Alinghi, a remporté le bol d’Or sur son D35 le week end dernier.

L’équipage du catamaran rose Ladycat, entièrement féminin la saison dernière, avait été grandement remanié en début de saison en devenant mixte. La propriétaire remporte sa première victoire dans cette classe en dominant la classique lémanique tout au long de la course.

Les impressions de Dona Bertarelli : «Nous n’avons pas lâché, nous ne nous sommes jamais arrêtés, nous avons chaque fois réussi à repartir. Nous avons pris un beau départ. Je n’y croyais pas, je ne pensais pas qu’un jour j’arriverais à gagner le Bol d’Or Mirabaud. C’est magnifique, mais je n’arrive pas encore à réaliser. Toute la course nous avons été en tête, même si nous savons qu’au Bol d’Or Mirabaud il y a des retournements de situations jusqu’au dernier mètre. Donc jusqu’à la dernière minute nous n’avons rien lâché et lorsque nous nous sommes retournés et que nous avons vu personne derrière, nous nous sommes dit que tout pouvait arriver !»

Et de Pascal Bidégorry, deuxième : « Quel plaisir le Bol d’Or ! C’est le deuxième que je fais, deux fois qu’il n’y a quasiment pas de vent, mais à aucun moment nous ne nous sommes ennuyés à bord ! Les D35 sont des bateaux tellement sensibles qu’ils demandent une vigilance accrue et nous donne de quoi cogiter ! L’équipage est top, ça navigue bien, tout le monde est concentré et motivé, ça fait vraiment plaisir. On a bien travaillé dans les phases de transitions, quand nous entrons dans une zone sans vent, on arrive à repartir vite, nous ne sommes jamais passifs. L’essence même de la régate est là. « 

Pascal Bidégorry, sur Banque Populaire termine second suivi de Nickel, barré par Fred Moura qui termine troisième. Zoulou d’Erik Maris, pour son premier tour de lac termine quatrième devant Foncia d’Alain Gautier, à la cinquième place. Alinghi d’Ernesto Bertarelli franchit la ligne d’arrivée à la sixième place. Il devance Julius Baer de Philippe Cardis, septième, et Zen Too de Guy de Picciotto barré par Franck Cammas, huitième. Ensuite et respectivement classés neuvième et dixième, Ylliam de Pierre-Yves Firmenich et Okalys-Corum de Nicolas Grange. Zebra 7 ferme la marche des Décision 35 au onzième range puisque Veltigroup de Marco Simeoni ne régatait pas suite à un chavirage le week-end passé.

Foncia remporte la Realstone Cup

La seconde étape du Challenge Julius Baer se disputait ce week end au large du Domaine Impérial de Gland, sur les bords du Léman.

Trois équipes ont occupés le haut du classement lors des 6 manches courues (4 samedi 2 dimanche) : Banque Populaire, Foncia et Alinghi.

Samedi Pascal Bidégorry, le skipper du D35 Banque Populaire raflait 3 des 4 manches, et prenait une 7ème sur la dernière manche. Dimanche c’est Alain Gautier sur Foncia qui s’est montré le meilleur avec une victoire de manche et une 2nde place, les trois places sur le podium lors des régates de samedi (3-2-1) permettent à l’équipage de Foncia de remporter cette Realstone Cup.

Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui prend la deuxième position. Ils remportent la dernière manche d’aujourd’hui et enchaine les bonnes places (2-2-3-6-4-1).Pour Ernesto Bertarelli la régularité a payé: «  On comptant toutes les manches sans enlever une, je pense que nous sommes devant. Nous recherchons la régularité. Car dans des classes comme celle-là qui commence à se resserrer, il faut éviter les extrêmes au maximum. Pour nous, c’est la stratégie de la régularité qu’il faut suivre. »

Pascal Bidégorry sur Banque Populaire monte sur la trosième marche du podium, après une première saison en demi teinte, le skipper des trimarans Banque Populaire montre qu’il sera l’un des outsiders de la série Décision 35 cette année :  » Nous avons fait une bonne journée. Nous essayons d’être constructif sur le réglages des voiles. J’ai de la chance de naviguer avec un équipage très talentueux qui s’adapte rapidement. Je pense que l’on a beaucoup de chose à apprendre, mais pour l’instant on essaie d’être les plus rapides. »

Alain Gautier :  » Ce week-end c’était un peu un duel franco-français puisque nous gagnons deux manches et Pascal Bidégorry en gagne 3, mais il ne faut pas oublier Alinghi qui fait de très bonnes régates comme à son habitude. Nous sommes dans le match ce début de saison. Mais nous savons que les autres vont progresser, que le niveau de la flotte s’élève et que ce sera dur pour la suite de la saison. »


Zen Too  qui prend la quatrième position de cette étape, Franck Cammas, le barreur habituel avait cédé sa place à Fred Le Peutrec (membre du team Groupama, et barreur du D35 SmartHome la saison dernière), à la cinquième place, il y a Ylliam.

Okalys-Corum barré par Nicolas Grange, en l’absence de Loick Peyron termine septième. Ils devancent Julius Baer de Philippe Cardis et Zoulou d’Erik Maris et Nickel.

Stève Ravussin sur Veltigroup prend la onzième position devant tLadycat et Zebra 7

Prochaine manche du Challenge Julius Baer à l’Open de Versoix le 4 et 6 juin, ainsi que le 5 juin pour la Genève-Rolle-Genève.

Banque Populaire V s’offre la Méditerranée à plus de 33 noeuds

L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V s’est offert le record de la Méditerranée en 14 heures 20 minutes et 34 secondes à une vitesse moyenne de 33,24 noeuds ; améliorant le temps établi par Franck Cammas et ses équipiers sur Groupama 3 il y a presque 1 an jour pour jour de 2heures 47mn et 47s.

Pascal Bidégorry et son équipage avaient franchi la ligne de départ samedi 15 mai à 05 heures 56 minutes et 56 secondes, des vents soutenus ont permis aux hommes de Banque Populaire V d’aligner les milles en limitant les manoeuvres , alors que Groupama 3 avait du enchainer les empannages.

© B.Stichelbaut / BPCE

Banque Populaire V s’offre donc son 3ème record après celui de l’Atlantique Nord et des 24 heures.

La réaction du skipper Pascal Bidégorry à l’arrivée : « Ca fait excessivement plaisir. Comme on a pu le faire sur l’Atlantique Nord ou le record du monde à la voile en 24h, nous n’avons pas fait dans la demie mesure. Battre un record de la Méditerranée de 2h 47 m et 47 s, si on m’avait dit ça avant le départ, je n’y aurait pas cru. C’est très satisfaisant de naviguer sur ce bateau, on a vraiment une super équipe à bord. On a été bien aidés par une conjoncture de mistral et de tramontane associés à une petite dépression au nord de la Corse, ce qui nous a permis d’arriver à tout faire sur un seul bord (avec un empannage juste au départ), même si cela n’a pas été évident. En effet, sur les dernière heures, ça s’est fait à quelques mètres prés. Il a fallu qu’on renvoie beaucoup de toile pour arriver à glisser le long de la Tunisie pour arriver à rallier la pointe juste avant la baie à Tunis. A ces vitesses là, et surtout avec la mer qu’il y avait , au bout d’1H30 de barre, on était fatigués. On a essayé de faire des petites siestes de 20 minutes comme sur la Solitaire du Figaro. Autrement l’équipage était quand même présent pour toutes les manœuvres, les 12 hommes, puisqu’on a besoin de 12 pairs de bras pour manœuvrer ce beau bateau. Cela a été excessivement intense. On a fait une pointe à 45 nœuds et des poussières juste avant de couper la ligne d’arrivée. Comme la mer était plus plate à l’arrivée, nous avons pris plus de vitesse. Ce qui n’a pas été le cas sur le reste de la traversée, car la mer méditerranée dès qu’il y a du vent, devient très courte avec des gros creux d’ailleurs. On a été bien aidés par la longueur du Maxi trimaran Banque Populaire. Pour conclure, ça fait vraiment plaisir et c’est du pur bonheur d’être entouré de gens aussi compétents. Ce sont des petites expériences comme ça qui forgent aussi une belle synergie de groupe, et j’en suis ravi »


Banque Populaire V sur le record de la Méditerranée

Banque Populaire V a quitté le port de la Ciotat à 17h30 pour rejoindre Marseille, Pascal Bidégorry et les 11 membres de l’équipage vont se mettre en attente sur la ligne de départ virtuelle située entre l’ancien Sémaphore de Frioul et le Centre Nautique du Prado.

Dans quelques heures ils s’élanceront sur cette tentative de  record de 455 milles nautiques détenu par Franck Cammas depuis le 16 mai 2009 en 17 heures 8 minutes et 23 secondes.

les conditions semblent réunies pour battre ce record, comme l’explique le skipper : « Nous avons une opportunité intéressante : avec du vent de 30 à 35 nœuds fichiers, il va tout de même falloir être vigilant car cela va être puissant. Il faudra aller vite sans s’emballer !  Il y aura un petit empannage d’une ou deux heures à faire rapidement pour bien caler le bateau sur la bonne trajectoire. Le positionnement de départ va être capital pour la suite.»

1er rendez vous manqué pour les D35

Le week end dernier devait être la 1ère occasion pour les douze équipages des D35 de se jauger, mais le vent capricieux n’a finalement permis qu’une seule confrontation dimanche. Le Grand Prix Beau-Rivage Palace ne comptera donc pas pour le classement général du Challenge Julius Baer, le règlement imposant un minimum de deux manches courues pour valider une épreuve.

C’est Nickel barré par Frédéric Moura qui remporte donc cette unique manche du week end. Derrière eux, le nouveau venu Ylliam se classe 2nd. Ladycat monte sur la troisième marche du podium.

Les favoris du championnat se classent en milieu de tableau avec Foncia barré par Alain Gautier à la quatrième position devant Alinghi d’Ernesto Bertarelli, Okalys-Corum  prend la septième position derrière Veltigroup, barré par Stève Ravussin. Pascal Bidégorry sur Banque Populaire, Julius Baer de Philippe Cardis termine respectivement au 9ème et 10ème rang. Franck Cammas, barreur de Zen Too et Erik Maris, propriétaire de Zoulou ont tenté un bord à terre pour la descente vers la bouée sous le vent. Ils terminent à la 11ème et 12ème.

Prochain rendez-vous du 21 au 23 mai, pour la Realstone Cup,qui se déroulera dans le cadre d’exception du Golf Club du Domaine Impérial de Gland.